Se méfier du goût‏

Posté par nofim le 30 juin 2013

Les habitudes alimentaires  et la guerre des sens
Par  Jacques  Halbronn
 
A propos d’un ouvrage de Michel Bonneau,  intitulé « La table du pauvre », nous voyons  confirmées certaines de nos thèses concernant le statut de la viande, ce qui montre le végétarisme sous un jour assez différent de celui que l’on essaie de nous imposer actuellement.  On y apprend que l’ordinaire des pauvres est la soupe quotidienne, diversement agrémentée – d’où l’expression  « soupe populaire ». Les lentilles sont appelées la « viande du pauvre ». C’est dire qu’autrefois l’on ne se racontait pas autant d’histoires que de nos jours, où l’on fait volontiers de nécessité vertu.  L’on savait alors qui imitait qui. Le beurre noir servait  à donner du goût à ce qui n’en avait guère. Autant de subterfuges qui sous tendaient la culture des pauvres. Se tromper et tromper sur la nourriture n’est-ce point là un apprentissage de l’escroquerie  sous toutes ses formes?
Cela nous conduit à nous interroger sur une certaine tension entre les sens au sein de notre sensorialité. Tel sens perçoit une chose, tel autre s’en fait une idée différente et ils ne tombent pas nécessairement d’accord. De nos jours, le sens du goût impose sa loi aux autres sens dans le domaine alimentaire. Ce qui compte,  c’est que cela soit « bon », entendons « bon au  goût » et on sait comment s’y prendre en ajoutant tel et tel ingrédient : herbes, sauces, poudres, sel, sucre, huile, mayonnaise et  j’en passe et des meilleurs.  A telle enseigne que le produit de départ devient une sorte de page blanche totalement neutre. Ce produit, ce sont les légumineuses, les féculents, les céréales mais en fait tout ce qui n’a pas bon goût, parce qu’avarié ou parce que pas assez mûr. Dans notre jeunesse, on nous avait ainsi habitué à manger d’office les pamplemousses avec du sucre en poudre, selon une sorte d’évidence, d’allant de soi.
Mais l’on peut tout à fait transposer ce schéma au niveau de nos « savoirs » que l’on prend comme un tout d’un seul tenant  à l’exemple du pamplemousse au sucre. A un certain stade, l’on risque fort, en toute circonstance, de voir qu’il y a un biais,  c’est  à dire quelque chose que l’on essaie de nous fourguer pour faire bonne mesure et pour que cela soit « mangeable ». Cela ne signifie d’ailleurs pas forcément que le produit en soi n’est pas « bon » mais qu’il ne trouve pas, tel quel, preneur. En astrologie, un de nos terrains d’élection,  nombre d’astrologues en « rajoutent » pour ne pas laisser leurs clients sur leur faim d’informations et ces additions parasitent le cœur du modèle astrologique. Tel de nos amis quand il nous reçoit chez lui ne cesse de nous proposer d’ajouter une ribambelle de « suppléments » au produit de base. Or,  il est clair qu’il est plus sain que le produit de base se suffise à lui-même et ne cache pas sa « vérité » car ce serait une prime à mettre sur le marché des produits de qualité de plus en plus médiocre et cela vaut aussi pour les personnes. Donner à un imbécile un texte intelligent à lire, à interpréter et on  trompe son monde. (cf.   le film Les Dames du Bois de Boulogne)..
On dit que l’habit ne fait pas le moine : nous traduisons, tout « habillage » d’un produit, d’une personne est suspect, sent la supercherie ou en tout cas la favorise, voire l’encourage.  Notre sens du goût, quand il est flatté, nous conduit à ingurgiter les choses les plus douteuses en ce que nous trompons nos propres défenses. C’est pourquoi c’est bien toute idée d’addition qui doit être combattue, dénoncée.  La virginité du produit est à exiger, sa « nudité ». Si un produit n’est pas suffisant par lui-même, il vaut mieux le rejeter et exiger à ce que l’on améliore le produit non pas de l’extérieur mais de l’intérieur, non pas en aval mais en amont, ce qui ne correspond pas au même métier, au même savoir-faire.
Au niveau épistémologique, nous dirons que la science progresse en prenant conscience de certaines combinatoires que l’on avait un peu vite pris pour des évidences.  Détecter les supercheries, les faux semblants  est une qualité précieuse pour un chercheur.
Donner du goût aux choses, c’est tout un art, qui est probablement au cœur de toute culture. La culture serait basée sur une entreprise de tromperie qui servirait de ciment social. Car l’important n’est-il pas que les gens  prennent des vessies pour des lanternes et  ne prennent pas conscience des inégalités dont ils sont victimes, les « riches » ayant dès lors à avoir « mauvaise conscience ».  Si les pauvres s’imaginent que le végétarisme leur donne « bonne conscience », qu’à cela ne tienne. Qu’ils y croient  car cela évite de se rendre compte d’un certain abrutissement que l’on subit et que l’on assume.  Il n’est donc pas étonnant que le végétarisme s’accompagne souvent de croyances superstitieuses, de pratiques de savoirs indéfendables et qui ne sont « sauvés » que par quelques additions judicieuses.
Etonnamment, nous avons ainsi une série de binômes assez pittoresques avec d’une part  un élément « neutre «, insipide, sans goût  et de l’autre une série d’ingrédients que l’on ne saurait non plus consommer seuls. On ne va pas manger du sel sans rien tout comme l’on ne va pas manger de la semoule sans rien.  C’est le cas du sandwich au saucisson : pas de pain « sec », pas de saucisson seul, mais une combinaison des deux qui donne le change ! Tout cela venant à la place d’un produit qui se suffit à lui-même et qui se consomme sans additif.
Nous avons la  faiblesse de croire que  si l’on prend de bonnes habitudes alimentaires, l’on finit par développer un certain esprit critique sur le plan intellectuel.  De même celui qui  n’a cessé de se bourrer, des années durant, de toutes sortes de produits plus ou moins toxiques (médicaments, drogues, alcools, tabac  etc.) peut-il  avoir une  tête « bien faite » et pas seulement « bien pleine » ?
Il  y aurait donc un combat des sens, celui du goût étant celui qui aurait le profil le plus problématique, le plus « trompeur ». Mais à quel sens se fier ? La vue peut être leurrée, d’où le « trompe l’œil ».  L’ouïe peut tout à fait être bernée par  le      « souffleur ». L’odorat  est souvent le complice du goût mais il lui est possible de discerner des odeurs suspectes que le goût ne parvient pas à masquer. La vue d’un produit permet aussi de se défendre contre certaines manigances. Les melons et les pastèques peuvent profiter de notre ouïe pour « deviner » leur état intérieur, quand nous les tapotons.  Il semble qu’il faille que tous ces sens travaillent de concert et aient tous leur « mot » à dire.
 
 
JHB
30.06/13

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La dépendance

Posté par nofim le 30 juin 2013

Le rôle des savoirs et le phénomène de dépendance
Par  Jacques  Halbronn
 
La possession- ou du moins la revendication, l’affirmation- de savoirs – d’ethno-savoirs dirait Harold Garfinkel- est  toujours plus ou moins un signe de dépendance et donc de compensation d’un sentiment plus ou moins fondé  de manque, d’un certain « complexe » d’infériorité. Tout savoir est une addition, un complément,  un « renfort », une prothèse. Ceux qui sont pris dans une telle problématique  regardent d’ailleurs ceux qui y échappent- ou semblent y échapper-  avec une certaine perplexité.
Il est donc assez facile de diagnostiquer les personnalités dépendantes,  marquées par un syndrome d’incomplétude et qui s’accrochent à  des techniques, à des outils, sans lesquels ils se sentent perdus,  et sans lesquels, croient-ils, il n’est pas de salut.  D’où  des rapports sociaux  qui s’articulent volontiers sur le partage des savoirs et de leur apprentissage. La quête de savoir crée du lien social,  on est passé par la même formation, le même moule. A contrario, ne pas  être en demande de « savoir » tend  à isoler.
On pourrait croire naïvement qu’il faut juger sur pièces de ce que vaut le travail des uns et des autres. Mais, en réalité, l’on s’en tiendra à la maîtrise du dit savoir, à la leçon bien apprise.  Car là on peut parler, on peut comparer puisqu’il  y a une référence commune, un modèle à  reproduire. On communie et communique par le biais du handicap.
Inversement, celui qui se suffit à lui-même, qui trouve en lui-même les ressources nécessaires – l’autodidacte- risque de manquer de ce « lien », de ce support  qui est gage d’une langue commune, d’une expérience partagée.
Or, il importe d’apprendre à gérer un tel paradoxe qui veut que les moins doués fassent bloc face aux plus doués, plus isolés puisque moins dépendants.
Notre société surévalue le rôle des  savoirs qui s’acquièrent et oublie l’enjeu que représente l’éveil des dons « naturels », innés,  ce qui passe par une découverte de ses propres facultés « internes ».  Opposition entre le monde intérieur et le monde extérieur : lequel domine, régit l’autre, lequel se soumet  à l’autre ?
Deux stratégies s’opposent ici  et l’Humanité se trouve  à la croisée des chemins.
Bien évidemment, les savoirs en question  sont souvent surévalués, surfaits, douteux mais leur apprentissage scolaire  n’en tient pas moins lieu de lien social.  Nous avons montré dans de précédents textes le rôle social joué par la science par-delà la question du vrai et du faux. Quelque part,  le progrès scientifique  est l’occasion pour les plus doués de reprendre le pouvoir par rapport aux moins doués, de les déstabiliser dans leurs acquis qu’ils croyaient définitifs et totalement  fiables.
Toute dépendance est débilitante car elle se paie d’un manque de travail sur soi-même, d’exploration de son monde intérieur. Or la source du génie humain est à l’intérieur de la personne et non au sein d’un collectif, ce dernier étant dépendant de la dite source, de l’irrigation qu’elle produit. La plupart des « savoirs »  sont inadéquats, ils correspondent à des situations ponctuelles que l’on voudrait faire perdurer au-delà des limites prévues et prescrites.
Avec l’informatique, il deviendra paradoxalement  plus facile de distinguer la copie de l’original.  En effet,  chaque fois que quelqu’un exprimera quelque chose, on saura très vite  si c’est vraiment nouveau ou pas en comparant avec tout ce qui a été produit jusque-là et ce dans tous les domaines. L’imposture sera de plus en plus facilement détectée et l’on saura rendre à César ce qui est à César.
Le passage par un savoir extérieur quel qu’il soit est un pis-aller. En fait, la « culture »  doit être transcendée intérieurement  par la création. Elle doit susciter une recherche intérieure et ne pas se réduire à une imitation servile, à un copié-collé, à une compilation.  D’où l’importance de ne pas abrutir l’enfant en le décourageant de se fier à sa propre perception, ce qui en fera un « éclopé » à vie, prisonnier de savoirs dont il ne parviendra pas à s’émanciper et dans lesquels il se complaira.
Il faut apprendre à apprécier ce qui est  vivant, ce qui est spontané et ne plus se contenter de ce qui est réchauffé et factice.  Faute de quoi, l’Humanité  tombera sous la coupe des « savoirs », des techniques, des machines et n’attendra plus rien  de l’ici et maintenant, comme si le génie avait fait long feu et ne pouvait plus être célébré qu’au passé.
JHB
29. 06.13

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Les séries astrologiques : planètes, maisons, signes

Posté par nofim le 22 mars 2013

Pour  subdiviser un cycle, l’on aura recouru, en astrologie, à divers emprunts à des séries comportant une certaine temporalité. Avec le temps, la  conscience de tels emprunts s’est estompé chez les usagers de l’astrologie ainsi souvent que leur cohérence, ce qui va souvent de pair. On a en outre fini par mettre sur le même pied les fondamentaux de l’astrologie avec des subdivisions aléatoires et qui n’avaient qu’une fonction indicative très relative.

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Jacques HAlbronn A propos de « The fixed stars and your horocope » de William J. Tucker

Posté par nofim le 25 janvier 2021

« The fixed stard and your horoscope » de William  J. Tucker (1891-1981)) Reed  1963

 

Traduction  de  quelques passages;

Partie I  Considerations préliminaires

Chapitre I  Mise en corrélation des étoiles fixes et de votre horoscope

On  se rend compte qu’au moment de la naissance chaque luminaire, chaque planéte  occulteront une certaine étoile fixe. (…) Une fois  que l’identification  a  été effectuéen les positions des dites étoiles fixes seront des marqueurs de façon permanente des positions natales des planètes (..)

Comment certifier vos  étoiles de naissance

Vous n’avez  qu’à  qu’à  déterminer la longitude céleste et la latitude  de chacune de vos  planètes natales  et  référer  ces  coordonnées à la liste  des  étoiles. L’étoile  qui a la même longitude  et latitude  sera votre étoile  natale.

Chapitre III  Usage du thème solaire Il est  très important que  l’étudiant comprenne   qu’il est  référé aux maisons  du thème  solaire   et non des maisons du  thème natal. Dans la  carte  solaire,  le signe solaire  est toujours la première maison

 

 

 

 

 

 

 

JHB

25 01 21

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Astro horoscopie de Jacques Halbron sur les hémicycles allant de 1974 à 2003

Posté par nofim le 23 janvier 2021

Astro horoscopie de Jacques Halbron sur les hémicycles de six ans allant de 1974 à 2003

 

 

Avec le recul de plus de 40 ans, l’année scolaire 1977-77 nous laisse le souvenir d’une période très intense en ce qui concerne la vie astrologique française et on était loin bien loin  d’une ambiance de guerre « fratricide » comme voudrait nous le faire croire Yves Lenoble dans son Arbre généalogique du milieu astrologique français 2003. Il est d’autant moins bien placé pour s’exprimer ainsi qu’il y participa. « Je crée mon école en 1975, écrit Lenoble, et je m’isole de l’ambiance de combats fratricides en créant en 1977 l’Association pour la Recherche des Rythmes Cosmiques (A.R.R.C.) Ben voyons!

Nous utiliserons  non pas le Guide de la Vie Astrologique (GVA), de 1984-85 que tout le monde connait mais l’édition antérieure intitulé » « MAI. Bottin Astrologique 1981, Brefs  jugements  sur  quelques  astrologues  d’aujourd’hui’   124 pages avec une  version anglaise  MAU International Directory. Paris 1981, parue aux  éditions  de la  Grande Conjonction  qui venaient d’être crées deux ans auparavant. C’était donc il y a 40 ans!

Comme il est dit dans l’introduction, c’était alors  le bilan, le « rapport »,   de 7 années d’activité du MAU.  A vrai dire, c’était déjà très impressionnant et on aurait même pu s’en tenir là! C’est dire – contrairement à ce que laisse entendre Yves Lenoble- que la décennie 70 fut d’une grande densité et que l’on ne s’en tenait pas à un congrès parisien annuel. Loin de là!  Par ailleurs, dès 1979, nous avions décroché un titre de docteur (en Etudes Orientales) et nous étions installés dans les locaux que nous occupons toujours, au 8, rue de la Providence. 75013 Paris.

Revenons donc sur cet  annus mirabilis  qui accoucha de toute  une série d’événements de septembre 77  à  Septembre 78. Cela s’inscrit dans une phase de conjonction de  trois ans, au prisme de l’astro-horoscopie Sachant que nous sommes nés le 01 12 1947  avec le Soleil à 8° sagittaire,  la phase conjonctionnelle, celle de la maturité après trois ans de phase de quadrature, débute en 1977 lors du passage de Jupiter en gémeaux axe conjonction/opposition au mois de mai  de la dite année Si l’on examine la liste des congrès du MAU, on en trouve un en ce mois de mai, immortalisé par la photo figurant en hors texte dans le Guide de la Vie Astrologique de 1984. Notons en passant que dans le dit Guide, une ligne a sauté (p. 115) à propos du Congrès de mai: on se réfèrera donc au Bottin Astrologique de 1981.(p. 91) On y reconnait entre autres Charles Harvey, le président  de l’Astrological Association de Grande Bretagne, Jacques de Lescaut, Alex Ruperti, Yves Lenoble derrière Jacques Halbronn, Eric Weil, Adolfo Lopez, Ernesto Cordero etc  En septembre,ce sera le Colloque Ere du Verseau, organisé avec la revue L’Autre monde de Roger Faloci ce qui débouchera en 79 sur les Actes du nom d’Aquarius ou la nouvelle ère du Verseau? On en trouvera un reportage dans la dite revue ainsi que pour le Congrès de Février 78,également organisé avec L’Autre Monde. autour de la « Grande Conjonction »Irène Andrieu y présentera un fascicule de l’ARRC, l’association de Lenoble. Parmi  les intervenants, J. P Nicola, Jen Charles Pichon Jean Phaure, le belge Louis Horicks, Andrée Petibon,Robert Amadou (cf cahier de photos du GVA), Edith Wangeman (RFA), Fidelsberger (Autriche). Un absent de marque; André Barbault qui sera absent tout au long de la longue série des congrès MAU alors que Gouchon y  figurait en septembre 76  -cf cahiers photos du GVA) On connait la suite :Mai  78 le congrès Gauquelin-Nicola, Lenoble étant chargé de la partie Nicola etLeclercq de la partie Gauquelin,  Aout 78 et le Colloque international sur l’enseignement astrologique dont on a un film (muet) que l’on trouve in extenso dans la vidéo  Epopée du mouvement Astrologique (1974 1994) et le Congrès de Lille qui met en oeuvre une première fédération internationale avec les Belges, les Espagnols et les Allemands (cf la photo dans le hors texte du GVA) On trouvera quantité de photos dans l’Album Photo des Astrologues (sur facebook) et bien entendu à la Bibliotheca Astrologica On est donc alors en pleine phase conjonctionnelle de Jacques Halbronn, phase de maturité qui est le prolongement des expétiences de quadrature des années 1974 76. qui étaient un banc d’essai.   Ën 1976-77, paraisssent chez Retz  deux volumes dans la Bibliotheca Hermetica de René Alleau, l’un sur Morin de Villefranche, l’autre sur Abraham  IbnEzra.avec une préface de G. Vajda. Par ailleurs, Halbronn publie un collectif  astrologique en trois volumes sous une forme assez basique matériellement  » avec des collaborations de Lenoble et de Max Lejbowicz ‘(1977-78)  «  »Sur la piste du Zodiaque »

Belle leçon d astrologie à tous les niveaux! On trouve là u le fameux  hémicycle de six ans que nous avons mis en évidence et il est clair que tout a une fin. Le passage de Jupiter à nouveau au carré du soleil natal de Jacques Halbronn fait pendant au carré de 1974 qui avait ouvert le dit hémicycle. C’est l’axe de quadrature  Poissons- Vierge.  Le carré de fin d’hémicycle aura lieu à la fin de l’année 1979 et ouvre vers un nouvel hémicycle de six ans avec un seuil conjonctionnel à échéance de 1983. Comment  à partir de notre corpus des guides successifs, capter la dynamique de ce nouvel hémicycle? En fait, le nouvel  hémicycle se situe sut un autre plan, celui de l’édition, nouvel enjeu, ce qui d’ailleurs nous raméne à l’édition du Guide de la Vie Astrologique, paru en 1984 et qui est d’une autre tenue que le Bottin Astrologique de 1981.

Le nouvel  hémicycle  se situera sur un autre plan,  celui de l’édition Une opportunité se présente quand Dervy renonce à publier en 79  un ouvrage de Joel Dronsart alias Gabriel  sur les régimes horaires à l’intention des astrologues; ce sera le Traité de l’Heure dans le Monde qui paraitra par la suite en coédition avec Trédaniel. Dans de  cadre paraitront en 1983  les Mathématiques Divinatoires avec une préface de Pichon..En1985 parait chez Arché le Monde Juif et l’Astrologie, issue de la thèse de doctorat de 79.-avec des textes de Paul Fenton ) Chaque fois l’on passe d’une présentation artisanale à une autre qualité de présentation En 1985,  Halbronn est contacté par l’éditeur Henry Veyrier pour une réédition de l’Histoire de l’Astrologie de Serge Hutin, très largement augmentée. Par ailleurs, à la même époque, Halbronn s’engage dans deux thèses,l’une en Histoire des textes et l’autre des langues. En 1984, il avait suscité l’organisation d’un Congrès d’Histoire de l’Astrologie, au Warburg Institute de Londres (avec Patrick Curry Actes parus en anglais en 1987) Abordons rapidement les hémicycles suivants pour parachever notre démonstration  Quid de l’hémicycle 1986-1992?

 

Période 1986-1992

On y trouve une continuité au niveau de la co édition avec Trédaniel  avec la parution du Répertoire Chronologique Nostradamique de Robert Benazra,en 1990 La Vie astrologique il y  a  cent ans (1992) d’Alan Léo à Barlet (avec P Curry et N. Campion), -on avaiy déjà publié en 1987 le reprint  de la série des petits manuels de l’équipe d’Alan Léo, traduits en français en 1908 avec un ouvrage de Michel Gauquelin (décédé en 1991), « Les Personnalités planétaires » et de Françoise Schneider Gauquelin  sur les régimes horaires, qui vient s’ajouter au Traité de Gabriel.En outre, Halbronn fera paraitre chez Trédaniel, de Gabriel, les deux tomes des Grandes Ephémérides (1500-1899)

Les recherches de Halbronn vont se focaliser sur le prophétisme beaucoup plus que sur l’Astrologie, ce qui explique la parution de l’ouvrage de Benazra  sur Nostradamus En 1991, Halbronn organise à Paris  un nouveau Congrès d’historiens de l’astrologie.(Eglise Sainte Anne) avec comme intervenants René Alleau,  Jean-Patrice Boudet,Pierre Brind’amour entre autres. Il termine deux reprints astrologiques , dans une collection créee chez Trédaniel: sur Nicolas Bourdin (XVIIe siècle) et chez Etteilla (XVIIIe siècle).(collection Bibliotheca Astrologica

Période 1993-1998  Abordons à présent un quatrième hémicycle et voyons où cela va nous mener au cours des six années suivantes. Parfois , il n’est pas aisé de déterminer ce qui reléve de l’hémicycle qui s’achève ou du suivant. C’est ainsi que la parution de l’article Astrologie de l’Encyclopaedia Universalis, la réédition des Clefs pour l’Astrologie voire le catalogue de la BNF Astrologie et Prophétie (Editions de la BN) se situent sur cette charnière. La suite des événements devrait nous éclairer car tout est relatif et ce qui peut sembler un achévement pourrait se révéler n’être qu’un début avec la parution d’un Nouveau Guide de  la Vie Astrologique, d’abord, selon le scénario habituel, entre 1994 et 1997 d’abord une édition « maison » artisanale puis une édition plus noble.   Mais le guide avait été par ailleurs partie d’un DESS à Paris VIII en 1995  Le milieu astrologiques, ses structures, ses membres.  Halbronn publie en1994-95  par ailleurs L’astrologie selon Saturne  et  l’Astrologue face à son client. Les ficelles du métier (bientot traduite en anglais par Geoffrey Dean), dans le cadre de ses éditions de la Grande Conjonction..Soutenance de la thèse d’Etat en janvier 1999. Le texte prophétique en France ( Presses Universitaires du Septentrion, Villeneuve d’Ascq 1999) aboutissement d’un long travail avec notamment une communication importante en 1997 parue dans le cadre d’un Colloque sur le prophétisme, Presses de l’Ecole Normale Supérieure.

Période 1998-2003 . En 1999, il met en ligne sur le site du CURA  son moniumental Catalogue Alphabétique des Textes Astrologiques  Français, fruit d’un grand nombre de voyages dans les bibliothèques. Dans la foulée, il organise un Colloque avec le CURA en décembre 2000.  En 2002 Halbronn publie aux ed Ramkat, à Feyzin (69) deux volumes, un sur Nostradamus, l’autre sur Theodor Herzl, dans la suite de sa thèse d’Etat. En cette même année, il est auditionné pour  une chaire à la Ve section de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes mais n’obtient pas le poste. Dès l’an 2000, Halbronn s’était attelé  à un post doctorat à l’EPHE Ve section  autour du dominicain Giffré de Réchac (XVIIe siècle). Il faudrait ici tenir compte de toutes sortes de parution sur Internet mais on s’en tiendra ici aux parutions papier En 1996,  deux communications dans un congrès juif  à Paris, à la Sorbonne; En 2001, Halbronn donne une communication au Congrès Mondial des Etudes Juives. En mai 2000, Halbronn organise un colloque sur la dualité autour de trois dossiers  les Juifs, les femmes, les astrologues. Nous arrêterons nos investigations à ce stade, ce qui nous aura permis de couvrir une période allant de 1974 à 2003, soit une trentaine d’années

On notera que la  quadrature  est  un carrefour (étymoloogie quatre) c »est à dire qu’elle est fonction de la phase précédente qu’elle prolonge un certain temps tout en amorçant une nouvelle dynamique.

 

JHB

25 01  21
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JHB

24  01  21

 

 

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jacques Halbronn Les limites de l’oeuvre astrologique de Jean-Pierre Nicola

Posté par nofim le 22 janvier 2021

Les limites de l’oeuvre  astrologique de Jean-Pierre Nicola 

 

par  Jacques  Halbronn

Quand on compare  l’oeuvre de Nicola (né en 1928)  à celle de feu André Barbault, l’on remarque qu’il y  a chez Barbault  une plus grande créativité; plus d’audace dans son rapport au savoir astrologique. Prenons le cas de l’indice cyclique:Barbault ne tient compte ni du nom des planétes, ni de celui des signes où se forment les configurations. Sait-on dans quel signe se forme la conjonction Saturne-Neptune de 1953 ou de 1989 ou du moins est ce qu’une telle information joue un role quelconque et cela vaut même au regard des Quatre Eléments, à la différence d’un Albumasar au Xe siècle avec ses « grandes conjonctions »  Jupiter Saturne dont on parle en ce moment chez les astronomes. En fait, pour comprendre la démarche de Barbault, il faut remonter un texte oublié, paru  durant l »Eté 1946  dans les Cahiers Astrologiques (n° 4)  de Volguine – et dont nous avons récemment traité(cf  notre Enquéte sur la prévision de Barbault,  site Nofim,  janvier 2021, année de son centenaire ) mais dont Barbault ne parlera guère par la suite, à notre connaissance. « Les cycles planétaires et leurs interférences ».

Dans cet article, le  jeune  Barbault -il  va  sur ses 25 ans – met en scène 4 planètes, Jupiter et Saturne, d’un côté, Uranus et Neptune de l’autre. Les premières étant mineures et les secondes majeures et en fait  le cycle central  est ici celui d’Uranus et de Neptune, formant une sorte de binome. Il serait donc erroné de dire que Barbault  était centré à l »époque sur le cycle Saturne Neptune, qui n’était qu’une composante de son dispositif, cela ne deviendra déterminant que dans « 1965, la Crise Mondiale » (1964 Albin Michel) avec la mise en avant de l’opposition Saturne -Neptune comme marqueur de l’avenir de l’URSS (cf Le Pronostic Expérimental  en Astrologie, Paris, Payot 1973) 

Mais revenons à Nicola que nous avons rencontré régulièrement, lors des réunions du Centre International d’Astrologie   dans les années 1969-1974.Certes, Nicola se sera illustré par un travail de reformulation des diverses notions propres à l’astrologie.: planétes, signes, maisons, aspects. Certes Nicola aura-t il proposé de nouveaux fondements à la doctrine astrologique, se présentant comme un commentateur attentif du corpus astronomico-astrologique. Nicola  fera paraitre un an après nos Clefs pour l’Astrologie un manifeste « Pour une  astrologie moderne » (Seuil, 1977), le terme « Astrologie moderne » étant repris du titre du bulletin du CIA des années Cinquante. Qu’entendait-il par « moderne »? Il semble qie l’alignement sur les données astronomiques les plus récente ait été le principal gage de cette « modernité ». Dès  mars 1978, un disciple de Nicola, Yves Lenoble, publiait un fascicule « maison » d’une trentaine de pages, depuis quelque peu tombé dans l’oubli  et que son auteur  ne signale nulle part  » malgré le nombre fort réduit de ses publications. » L’astronomie, base de l’astrologie ».-(document n°2 de l’ARRC, Charenton) où il dénonce l’anachronisme d’une astrologie qui serait décalée par rapport aux conquétes de l’astronomie contemporaine. Or, si l’on compare les publications des années 1973-1977  de Barbault, Halbronn  et Nicola, force est de constater  que Nicola est celui qui bouscule le moins l’outil astrologique. Tout se passe comme si – et l’on retrouve ce pli chez un Patrice Guinard, un autre de ses disciples, (cf le Manifeste,  paru dans des numéros successifs de la revue L’Astrologue de Barbault)  Autrement dit,  l’astrologue peut continuer à travailler comme par le passé si ce n’est au prix d’un certain ravalement de façade. Comprenons que l’astrologie ne saurait changer structurellement mais seulement dans son métalangage. D’ailleurs Nicola participera à l »opération Astroflash tout comme, au début des années 80 à la série des Grands Livres du Zodiaue (Tchou Sand) En vérité, les adversaires de l’astrologie ne s’y trompent pas: la réforme est en surface. On veut bien ajouter mais on n’enlève rien! On est dans une position apologétique qui entend donner le change, en collant à l’astronomie. Nicola  en 1971 , avait publié Nombres et formes du cosmos..(Editions Traditionnelles) où il démontre la nécessité pour l’astrologie d’intégrer les planètes au delà de Saturne. Quant à l’intitulé ‘Astrologie Conditionnelle » et plus tard « Conditionaliste », il ne fait guère problème et vient renforcer le rôle de l’astrologue qui doit avoir le dernier mot au prisme de son interprétation du thème au vu de tout un ensemble de facteurs extra-astrologiques, position tout à fait pragmatique..On retiendra probablement le travail sur les Ages, où Nicola  montre que le caractère des planètes et fonction de leur vitesse de révolution, les plus rapides correspondant aux premières ages de la vie et ainsi de suite. En ce qui concerne les passerelles entre astrologie et philosophie, Nicola propose (La Condition Solaire) de recourir à des concepts; Représentation, Existence,  Transcendance (RET), pour qualifier les trois groupes de planètes des plus rapides aux plus lentes.  On voit donc que Nicola a pris le parti d’adopter toutes les planètes du système solaire et de les différencier par leur cyclicité et non pas seulement par leur nom mythologique, ce qui aura bien plus  pédagogiquement à l’entre soi des  enseignants en astrologie. C’est donc un hommage rendu aux astronomes qui en quelque sorte auront apporté à l’astrologie de précieuses données dont l’ignorance ne pouvait  forcément qu’hypothéquer le discours astrologique et pourtant les attaques contre l’astrologie n’auront point cessé avec à partir de 1989 un Que Sais je sur l’astrologie confié à ses adversaires-(Zarka) nullement désarmés et point dupes  de certaines manoeuvres de type Potemkine.

Où  est l’erreur? Nicola ne semble pas avoir compris  quels dangers représentait pour l’astrologie l’inflation des facteurs planétaires. Il parle d’une « solidarité  » du système solaire. On est dans le tout ou rien.Tout est bon dans le cochon! Rien à jeter. Rappelons que Gauquelin n’a jamais rien trouvé pour les astres au delà de Saturne au niveau socio-professsionnel. Fallait-il voir  le monde au prisme de l’astronomie ou l’astrologie au prisme du monde?Il semble en comparaison que Barbault  ait compris qu’il fallait partir de notre observation du monde et en tirer un enseignement pour l’astrologie, quitte à structurer la dimension astronomique en conséquence, par le biais des cycles, lesquels dépassaient  le plan purement astronomique.. Déjà, Albumasar, avant l’An Mille  avait isolé le cycle Jupiter Saturne. En effet, le cycle  ne respectait plus  les données de l’astronomie en introduisant un nouveau degré de cyclicité. C’est ainsi que Barbault avec le cycle de 36 ans  constitué par Saturne et Neptune se décalait à la fois de la révolution de Saturne (29 ans) et de celle de Neptune.(165 ans) alors que Nicola restait scotché à la Loi de Bode. On aura compris qu’aussi bien Gauquelin que Barbault s’ancraient dans l’observation de la société, de l’Histoire, c’est à dire du connu pour aller vers l’inconnu(e), à savoir l’interprétation des astres alors que Nicola partait  du cosmos dont il proposait une lecture endogéne -RET- pour revenir vers  le monde sublunaire comme si le monde d’en bas lui était plus étrange, plus étranger que le monde d’en haut! C’est d’ailleurs un syndrome propre à bien des personnes qui viennent à l’astrologie et qui sont en révolte contre ce qui les entoure immédiatement., utilisant l’astrologie pour  nier ou relativiser certaine réalités alors que Barbault  était en prise directe avec le monde, notamment dans son analyse des relations  entre USA  et URSS. Dans un cas, avec Nicola on préfèrera changer le regard sur le monde à l’aune de l’astronomie et dans l’autre, avec Barbault, on préfèrera voir dans l’ordre céleste le reflet de l’ordre ou du désordre terrestre et donc mettre le cosmos en conformité  avec nos préoccupations ici bas et non l’inverse. Dans un cas, l’on a affaire à des astrologues qui sont plus proches des sciences dures et quelque peu décalés par rapport aux faits socio-historiques  et dans l’autre des astrologues plus en prise avec les sciences humaines et disposés à organiser le ciel  en accord avec les données politiques. Nicola  avait cru trouver un compromis  avec son conditionalisme  servant de soupape de sécurité à un modèle astronomique dont il percevait qu’il  n’était pas vraiment opérationnel.

 

 

 

JHB

22 01 21

Publié dans ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Manifeste pour une astrologie minimale. Le principe d’Occam

Posté par nofim le 18 janvier 2021

Manifeste pour une astrologie minimale ou le principe d’Occam

pat  Jacques  Halbronn

Nous pouvons dire que dans le paysage astrologique français, nous représentons le courant d’une astrologie que l’on pourrait qualifier de « minimale » voire « minimaliste » et tel devrait d’ailleurs être lé véritable débat de nos jours ente notre courant et celui d’une astrologie liée à l’astronomie et donc vouée  à gérer un grand nombre de facteurs planétaires, au nom d’une certaine « modernité ».Encore est-il  conseillé  de prendre conscience que si une astrologie minimale est minoritaire parmi les astrologues, tel n’est nullement le cas dans le public lequel se satisfait de se voir signer le seul signe « solaire », ce qui relève bel et bien du courant minimaliste et d’un monoplanétarisme. De même les travaux statistiques de Michel Gauquelin nous semblent, eux aussi, pouvoir s’inscrire au sein d’une telle mouvance, marquée par un goût pour la simplicité des moyens mais aussi des fins., l’une n’allant pas sans l’autre.

La philosophie de la sensibilité  astro-minimaliste  passe par l’idée selon laquelle  notre cerveau sature assez vite, confronté à de la complexité. Or, c’est bien à de la complexité que l’astrologue expose son client/patient. En ce sens, modernité et complexité feraient bon ménage car l’astrologue de la modernité se voit doter d’un clavier assez riche, notamment avec l’apport de planètes inconnues de l’Antiquité.  C’est d’ailleurs l’avis de l’auteur de »Pour une astrologie Moderne » -Ed du Seuil,  Jean-Pierre Nicola et de  ses disciples. En adoptant et en intégrant des astres découverts grâce aux nouveaux moyens techniques, depuis  Galillée et sa lunette, l’astrologie disposerait d’un meilleur arsenal, ce qui lui aurait manqué, à les entendre. Plus on est de fous, plus on rit! 

On allait ainsi mieux baliser minutieusement la psyché personnelle  mais aussi accompagner l’Historien dans son découpage du Temps, grâce aux planètes « lentes », sur des siècles.-cf Barbault  De la psychanalyse à l’astrologie, 1961 et Les astres et l’Histoire. 1967) Et tout cela grâce à cette modernité  soutenue par l’informatique, laquelle serait en mesure de gérer les schémas les plus sophistiqués.(Astroflash 1967, cf Wikipedia) Les années soixante auront donc été l’âge d’or de cette modernité, garante du microcosme comme du macrocosme alors que les années cinquante avaient été la scène où  circulaient les  douze types zodiacaux, dont, paradoxalement, Barbault avait été le chantre avec la Collection par au Seuil, dont l’emploi  avait été singulièrement simple avec à la fois un matériel astronomique réduit à un seul vecteur, le Soleil natal  et une typologie permettant d’encadrer toute notre Humanité avec la plus grande économie de moyens. Toutefois, au niveau statistique, Michel Gauquelin, dès 1955, préconiserait une typologie planétaire avec trois puis cinq astres,en rapport avec  diverses activités professionnelles (L’influence des astres, Ed du Dauphin)

Les années soixante-dix  verraient-elles, encore, une autre représentation de l’astrologie?En1976, nous publiâmes Clefs pour l’Astrologie, chez Seghers, qui ouvraient une nouvelle voie, celle de l’astrologie minimale.(cf aussi Astrologie Sensorielle, in magazine Cosmopolitan, Décembre 76). On prenait ses distances par rapport à l’astronomie en n’en retenant que quelques données, tendant ainsi vers le monoplanétarisme. Avec un seul vecteur planétaire, passant successivement par un certain nombre de périodes,  l’on pouvait faire de sérieuses économies logistiques.  Complexité cette fois dans le temps mais non plus dans l’espace, le thème natal, support de complexité par excellence,  n’était plus incontournable. On allait vers une formulation sinusoidale et non plus statique. André Barbault proposait d’ailleurs un graphique couvrant plusieurs décennies, certes constitué de cinq planètes mais  débouchant sur une courbe au profil simple, binaire, montante ou descendante. (indice cyclique) Rappelons aussi qu’au Xe siècle, Albumasar avait proposé un modèle axé sur la seule conjonction de Jupiter et de Saturne et qui fera référence  longtemps  

Force est de constater d’ailleurs que le découpage en 12  types se sera perpétué depuis les années trente en dépit d’une rhétorique moderniste axée sur le culte de ces nouveaux prophètes que seraient les astronomes des temps modernes, oracles capables de baptiser les astres comme l’avaient fait leurs ancétres,leurs prédécesseurs  des millénaires auparavant! Astrologie, astronomie, mythologie convergeaient avec la psychologie, la poésie et la Science. Merveilleux cocktail. On peut donc parler d’une guerre « civile » des astrologues, dont profitaient les astrosceptiques, les astrologues « scientifiques » n’ayant pas de mots trop durs à l’encontre d’une astrologie bien trop simpliste, à leur gout! Quelque part il y avait une astrologie des planètes face à une astrologie des signes zodiacaux, discréditée notamment par la précession des équinoxes et l’attente de la religion du nouvel  âge du Verseau (Aquarius Age), avec le passage du point vernal dans une nouvelle constellation. Deux mystiques face à face. Les astrologues « scientifiques » s’en tenaient aux seules planètes du système solaire  -cf Nicola et  ses Nombres et formes du cosmos 1977) et excluaient tout recours aux étoiles fixes bien plus lointaines. Nicola  en utilisant l’expression « Astrologie moderne »  reprenait le titre  de l’organe mensuel  du Centre International d’astrologie des années cinquante.  https://www.astrolearn.com/astrology-bibliography/lastrologie-moderneParadoxalement,  l’astrologie des 12 types  évitait le biais personnel, les gens sav/aient qu’ils n’étaient pas formatés sur un modèle, un moule, unique comme les partisans du thème individuel. L’astrologie minimale évitait un tel écueil du fait même de ses moyens limités alors que l’autre astrologie était la proie de la pléthore et de l’inflation, en une sorte de fuite en avant, sous tendue par les performances des ordinateurs! 

Certes, l’on pouvait objecter que l’Humanité avait vécu des millénaires durant sans pouvoir même voir ces planètes invisibles à l’oeil nu mais précisément, la technologie  le permettait désormais, ce qui ferait progresser considérablement l’outil astrologique! Toutefois, il ne semble pas que cet ajustement, ce rattrapage historique, cet aggiornamento, cette mise à jour, ait vraiment favorisé l’intégration de l’Astrologie en ce début du XXIe siècle et le passage dans le Troisième Millénaire pas plus que les psychanalystes et les historiens n »aient adopté les outils astrologiques   comme si l’étrangeté de cette « science » atteinte de surpoids,surdimensionnée, la condamnait à rester en marge, en dépit de tous les gages de bonne volonté!Comme si quelque chose « clochait ». Il est vrai comme nous le disions d’entrée de jeu que les gens aiment ce qui est simple, accessible , compréhensible et finalement binaire, faute de quoi, ils se sentent démunis face au discours astrologique.  Une sorte de bon sens protégeait contre un certain délire mathématique. Cette astrologie moderne n’était guère compatible avec une approche statistique puisqu’elle générait  une diversité insondable, une véritable usine à gaz, outre le fait qu’une telle astrologie empiétait sur le terrain des thérapeutes, d’une part et des historiens de l’autre,  sans disposer des outils appropriés de connaissance du terrain ici bas..

Autrement dit, l’on semble se rapprocher d’un renversement de tendance : l’astrologie qui se trouve stigmatisée serait désormais l’astrologie hyper-sophistiquée  de la personnalité (selon la formule d’un Dane Rudhyar) alors que l’astrologie « minimale » aurait le vent en poupe.  On met en avant en faveur de cette dernière la parabole de la banane, du bon grain et de l’ivraie ainsi que la devise communiste. D’une part, dans la banane, tout ne se mange pas et pas plus au niveau des astres et de l’autre, de chacun selon ses besoins et ses capacités: l’argument de l’anachronisme mis en avant par un Yves Lenoble (L’astronomie base de l’astrologie. 1978) selon lequel  l’astrologie devait impérativement évoluer  ne résiste pas face à la parabole de la maison que l’on ne va pas reconstruire sous prétexte que l’on aura trouvé entre temps d’autres matériaux et d’autres techniques!  En optant pour les planètes nouvellement découvertes, l’astrologie ne se trouvait-elle pas déracinée, quittant la proie pour l’ombre? Ne valait-il pas mieux s’en tenir à un schéma simple astronomiquement, avec une interprétation  également dépouillée sur le plan cyclique, laissant à d’autres disciplines la tâche en aval  de rentrer dans le détail? L’astrologie devait reprendre de la hauteur et retrouver une certaine légèreté, quitte à se mettre au régime. Selon nous, l’astrologie du signe solaire est l’avenir, quitte à la perfectionner  en rationalisant la pratique des « transits » sur le soleil natal selon un modèle duel :  phases de conjonction/opposition alternant avec des phases de quadrature mais uniquement pour les leaders, car ceux ci seraient les relais entre le ciel et la terre.; autrement dit, un nombre très limité d’acteurs, d’agents,ce qui correspond à l’organisation de nos sociétés et à notre système d’élections de députés, de représentants, de sénateurs. C’est ainsi que l’astrologie minimale fournirait des clefs précieuses pour comprendre et suivre  le fonctionnement d’une certaine élite.. Ce serait la fin d’une astrologie démesurée « pour tout le monde ». L’astrologie minimale n’a pas besoin de l’astronomie pour exister et surtout pas des télescopes et des ordinateurs. On en reste à des choses simples: sous quel signe est ne le leader, au début, au milieu ou à la fin du signe  et  quels angles les planètes forment avec  le soleil natal. Parmi ces planètes de « transit », on ne retiendra pas les astres trop rapides comme la Lune, Mercure, Vénus ou le Soleil et selon nous, l’astre astrologiquement le plus  en vue serait Jupiter avec son cycle de 12 ans, divisible en deux hémicycles de 6 ans, ce qui donne des sous périodes de trois ans, dont on nous dit, en dehors du milieu astrologique, que c’est un temps structurant.  Cela dit, il nous faut rejeter la division spatiale en 12  caractères; ce qui distingue les leaders c’est avant tout le calendrier  déterminé par la position du soleil, lequel calendrier  fera passer les leaders par la même succession d’états mais pas au même moment. Il n’y a pas de synchronisation des leaders mais leur parcours est structurellement identique et se repète à plusieurs reprises, en moyenne une douzaine de fois, mais chaque fois à frais nouveaux, ce qui permet néanmoins l’approche statistique laquelle fait apparaitre du semblable derrière l’apparence de la diversité.  

Le  coup de pied de l’âne  avec Patrice Guinard, dans son Manifeste, dénonçant  « l’activisme mercantile des charlatans et la pseudo-astrologie des rubriques horoscopiques des journaux et des services télématiques » ou encore en  citant l’auteur  de Clefs pour l’Astrologie    » On trouve aussi parmi les plus acharnés certains ex-astrologues désillusionnés sur leur capacité à apporter une contribution originale à l’édifice astrologique: « ceux qui ont essayé d’être astrologues mais qui ont échoué » Guinard pose, dans le même Manifeste,  comme postulat  à accepter par l »astrologue « l’adéquation des facteurs à la réalité physique et astronomique »ce qui signifie, entre autres, pour lui l’acceptation de la totalité du système solaire faute de quoi l’on serait victime d’un « réductionnisme ».

 

 

 

 

JHB

19 01 21

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, sociologie | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Descriptif épistémologique de la pensée astrologique contemporaine

Posté par nofim le 16 janvier 2021

DESCRIPTIF  EMISTEMOLOGIQUE  DE LA PENS2E ASTROLOGIQUE CONTEMPORAINE

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons récemment pris connaissance du travail  assez  fouillé de Richard Pellard,  réalisé   à l’occasion du décès d’André Barbault,  à la fin de 2019  « André Barbault, l’astro-symbolisme et le dernier âge d’or de l’astrologie ») et nous y observons les mêmes défauts d’analyse que chez Yves Lenoble  (cf nos textes sur Nofim  et nos vidéos sur notre chaine YouTube  teleprovidence subconscience). qui l’auront empêche de dresser un tableau epistémologiquement cohérent quant aux  véritables enjeux  et clivages.

Pellard, comme bien d’autres, semble être victime d’un réflexe corporatif consistant à  stigmatiser ou à ignorer les horoscopes  de presse comme s’il s’agissait d’une  question hors champ d’une recherche astrologique  qui se voudrait un  tant soit peu sérieuse En ce sens, l’on risque fort de basculer dans une forme d’anti-astrologie assez primaire qui réconcilierait en quelque sorte astrologues et astronomes!

Car;  le spectre des écoles d’astrologie que Pellard  décrit n »est pas aussi  varié qu’il semble le croire. Ces écoles  ont en effet un point commun: le thème natal, de Nicola à Rudhyar, de Hadés à Santagostini pour citer des auteurs dont il traite, entre autres  mais l’ on sait à quel point au sein de certains milieux, les micro-clivages pullulent sur un mode byzantin.. Pellard nous rappelle en passant que Jean-Pierre Nicola aura collaboré, il  y  a une cinquantaine d’années  à l’entreprise Ordinastral/Astroflash, ce qui dénote  tout de même une certaine compatibilité

C’est ainsi que Pellard au lieu de faire ressortir le clivage entre  partisans d’une approche globale du  thème astral et partisans d’une approche que l’on pourra qualifier de sélective,  tend à ignorer cette seconde option, ce qui conduit à un déséquilibre patent de son processus descriptif. On a ainsi l’impression que les différences entre « écoles » se réduiraient à des  grilles de lecture différentes d’un seul et même su pport, ce qui serait dû notamment à la variété des influences externes subies, notamment dans le domaine psychologique.(Freud, Jung  etc). Cela dit, aussi bien Barbault que Nicola auront rédigé des ouvrages consacrés à la typologie zodiacale, l’un dans les années cinquante (Ed du Seuil), l’autre dans les années 80   (collection  « Les grands Livres »(chez Tchou)

On fera remarquer pourtant que dès 1976 (nlle édition 1993,  Ed esoagnole 1978 )  dans  le volume Astrologie de la Collection Clefs (ed Seghers), cela fait 45 ans,  nous proposions de prendre nos distances avec le thème natal du fait de son caractère  spatial  aux dépends de l’axe prévisionnel.  La traduction espagnole de la quatrième de couverture  confond  nacimiento et conocimiento naissance et connaissance!/

Clefs: 1976  Jacques Halbronn entend condamner  une certaine  astrologie qui a pour  nom  « horoscopie » et qui est axée sur le seul moment de la naissance (..)redonner  à ‘l’astrologie son  assise  traditionnelle en discernant les différentes couches  qui se sont ajoutées au noyau initial »

Pelllard aurait du mentionner  notre ouvrage, paru un an avant le « Pour une astrologie moderne » Ed du Seuil  de Jean-Pierre Nicola, immédiatement suii  par notre étude « L’astrologie sensorielle » (hors texte  dans la revue Cosmopolitan de Noel 1976.) qui préfère recourir à des tests qu’à l’étude de thèmes.

!

A l’opposé de Barbault, nous affiichions notre choix  en faveur d’un monoplanétatisme en  astrologie mondiale limité au quatuor Mars Jupiter Saturne Uranus, à l »exclusion donc de Neptune et de Pluton, ce qui remettait en question le postulat selon lequel l’astrologie devrait impérativement se servir de toutes les données fournies par l’astronomie. De même qu’actuellement, nous  accordons toute leur importance à la signalétique des étoiles fixes comme fondement de lla technique des transits , tout en rejetant l’usage des transsaturniennes invisibles à l’oeil  nu alors même que les étoiles  fixes sont à notre portée visuelle depuis toujours..

En bref,  Pellard  ne prend pas conscience de l’option monoplanétaire et n’entend en  tout cas pas la présenter comme une option., tant cela va à l’encontre de sa motivation  envers l’astrologie. On peur parler dans son cas d’obstacle, de blocage épistémologique,(cf Bachelard qu’il cite)  de ce qu’il vit comme impensable, inaudible, comme un sacrilège envers ce merveilleux savoir des  astronomes. -cf Lenoble, l’astronomie comme base de l’astrologie, Paris, ARRC 1978)   Celui qui n’accepte pas une telle connaissance se condamnerait à l’ignorance et à l’errance.  Et pourtant,  ne parle-t-on pas de « son » signe à partir de la seule  position du soleil à la naissance et n’est ce point là une forme de monoplanétarisme se diversifiant sur un mode monocyclique? D’ailleurs, Barbault, auquel Pellard est en cette occasion censé rendre hommage, n’a t il pas choisi en astrologie mondiale les seules planètes « lentes », à partir de Jupiter? Bien plus, n’a -t-il pas en quelque sort élaboré une cyclicité unique telle que cela apparait dans son graphique? Et quant à l’ère du verseau n’est-elle pas fondée sur le passage du seul « point vernal » sur des constellations? En effet, un vecteur unique peut donner lieu à des variations au fur et à mesure de son cycle.  On rappellera aussi qu’un Dom Néroman faisait progresser, dans les années 30-40, le Milieu du Ciel (rebaptisé Fatum) au travers des différents secteurs. Quant à Manilius (Ier siècle) que Pellard cite,  il associe aux signes non pas des planètes mais douze divinités, sans rapport avec les données astronomiques. Et en ce début de XXIe siècle, le monoplanétarisme ne marque-t-il pas des points avec ce nous avons appelé « Astro-horoscopie » en se focalisant sur la seule planète Jupiter, ce qui rend bien plus accessible la prévision?  Cette école est vouée à redonner un nouvel élan à l’horoscopie de presse en étudiant les transits de Jupiter au soleil de naissance sur la base de deux hémicycles (d’une durée de 6 ans)  articulés sur les conjonctions, carrés et oppositions. Mais dès 1994, donc 15 ans avant la rédaction du dit texte par Richard Pellard, nous avions publié une ‘Astrologie selon Saturne » qui avait produit un beau résultat prévisionnel en rapport avec les mouvements sociaux qui se produisirent un an plus tard. L’astrologie en ce sens doit fonctionner ni dans le trop court terme, ni dans le trop long terme.  En fait, Pellard nous parle que du point de vue d’un certain entre soi au sein d’une certaine secte astrologique, celle de ceux qui ne jurent que par le seul thème natal.  L’ennui, c’est que son texte cherche à se faire passer pour un panorama complet, ce qu’il n’est pas. Tout se passe comme s’il entendait souligner la diversité existante au sein de la dite secte pour justifier  un « parti unique » si bien que le lecteur, impressionné, a l’illusion qu’on aura ainsi fait le tour de la question.  Certes, le travail de Pellard est-il louable et bien documenté dans son genre mais nous relèverons néanmoins quelques erreurs. Barbault n’a fait que reprendre la traduction de Nicolas Bourdin, date de 1640 (Ed du Félin Philippe Lebaud).  Edgar Morin  a publié son enquête en 1971 sous le titre Le Retour des Astrologues (Ed du Nouvel Obs) et en 1982, il ne s’agit que d’une réédition amplifiée (La croyance astrologique moderne, Ed L’Age d’homme). Mais la plus grosse bévue de Pellard est son traitement de l’histoire des Quatre Eléments,  il semble ignore qu’au Xe siècle, la théorie des Grandes Conjonctions d’Albumasar  Jupiter-Saturne s’articulait sur la correspondance des signes sur la base des triplicités et à ce propos  ces grandes conjonctions  s’apparentent quelque peu à une forme de monoplanétatisme, en ce qu’elles instaurent un cycle unique. Force est de constater que l’histoire de l’astrologie, dans le cas de Pellard que de Lenoble, est une affaire trop sérieuse pour être  laissée aux professeurs d’astrologie qui ne songent qu’à leur chapelle.. C’est une question de bon sens que de comprendre que l’astronomie est une noix dont la partie comestible est l’astrologie. Or, les astrologues actuels en sont à vouloir manger l’écorce, incapables de faire la part de l’emballage  et de son contenu: En tout état de cause,  le recours  à une formulation binaire notamment au niveau prévisionnel  est une priorité car au delà l’esprit se perd, d’où l’usage des notions d’unicité (U) é et de multiplicité (M)  dès 1976 dans ces Clefs pour l’Astrologie que Pellard ne daigne pas mentionner et dont il n’aura pas perçu l’importance. Pellard ne capte pas non plus la tendance minimaliste que nous incarnons: une seule planète et deux phases au niveau cyclique. D’où un rejet à la fois des deux voies ouvertes par Barbault,  celle  de la voie psychanalytique due à la pléthore de planète dans le thème et  celle de  la voie historique liée  à la longue cyclicité des planètes transsaturiennes dont Nicola a fait l’un de ses trois groupes du RET Le rejet des étoiles fixes par l’astrologie contemporaine aura été, selon nous, le résultat de sa collusion avec l’astronomie alors que celles-ci sont présentées dans la Tétrabible de Ptolémée. Les transsaturniennes se seront en quelque sorte substituées aux dites étoiles fixes, si ce n’est que les une sont en mouvement et point les autres sinon très faiblement sur un siècle, ce qui aura conduit à des couples tels que Saturne-Neptune (cf Barbault) avec une cyclicité de synthèse de  36 ans ne respectant pas les vitesses de révolution de ces deux astres, à savoir 29 ans et 165 ans.

En fait,  l’historien de l’astrologie, aujourd’hui a enfin compris que les relations entre astrologie et astronomie auront prouits des effets toxiques en agitant notamment le mirage de la Modernité!. Nous aimons la parabole de la banane: en astronomie, il faut savoir distinguer la peau qui ne se mange pas du coeur du fruit qui se consomme et les transsaturniennes font partie bel et bien de la peau. Le  métier d’historien implique de percevoir les courants en devenir  et en dialectique et  l’on ne saurait se contenter du constat de ce qui se pratique ponctuellement. Un cas intéressant est celui de Patrice Guinard, issu du même moule que Pellard, dans son »Manifeste »  (en ligne) qui en arrive à tout simplement valider la pratique astrologique actuelle du thème natal  et rien d’étonnant à ce que son texte ait été bien accueilli par une partie de la communauté des astrophiles:

« Il résulte de cette inadaptation des méthodes statistiques à la réalité astrologique, et en particulier de son incapacité à tester l’ensemble du thème, un nivellement du symbolisme astrologique et une dégénérescence de ses structures opératives dans des dualismes obsolètes. (..) Il est illusoire de chercher à tester une proposition telle que « le Bélier est impulsif et colérique » parce qu’il n’existe pas de Bélier. Le thème natal est un implexe de tendances disparates(…) S’il fallait illustrer les difficultés de l’astrologie, l’astrologue compétent aurait à sa disposition une multitude de détails que pourrait lui envier le plus enragé de ses détracteurs. A commencer par le thème natal  » Ou encore,  cette affirmation qui tombe comme des cheveux sur la soupe:  « L’astrologie, comme son histoire  ont ressurgi simultanément à la fin du XIXe siècle sous la conjonction Pluton-Neptune en Gémeaux »Propos banals de la part d’un astrologue ordinaire actuel mais qui  détonent et relévent du hiatus épistémologique au sein d’un Manifeste se voulant rigoureux, du fait que leur auteur n’aura même pas pris la peine de justifier le thème astral ni le recours à des planétes invisibles à l’oeil nu inconnues de l’Antiquité.

 

JHB

16 01 21

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Jacques Halbronn Causes du malaise conduisant à la dissolution ou au changement de nom d’une association astrologique

Posté par nofim le 14 janvier 2021

Causes du malaise conduisant à la dissolution ou au changement de nom d’une association astrologique;  CIA  (1974)  et GERASH (1986)

par Jacques  Halbronn

Au cours de notre carrière en milieu astrologique, nous acons eu l’occasion d’être mélés de près à des crises graves et notamment en ce qui concerne le Centre International d’Astrologie  et le Groupe d’étude et de recherche en astrologie scientifique et humaine. Bien des  versions ont pu circuler au sujet de crises déjà anciennes mais qui ont marqué les esprits et laissé des traces. C’est cet épineux dossier que nous aborderons à la lumière de nos observations, de nos implications et de notre documentation. Il est à noter que dans les deux cas, nous avions tour à tour, à 12 ans d’intervalle,  été honorés du titre de Vice-Président  de ces deux entités et chaque fois de façon assez imprévue sinon imprévisible.. Nous avons, en tout cas, éprouvé un certain sentiment  de déjà vu  et  capté la répétition d’un même scénario. Nous reprenons à nouveaux frais de précédentes études de notre plume recoupant notre sujet

Commençons par l’établissement de certains faits bruts;

Le CIA  décide de changer de nom et passe successivement par UFA, SAF  et SFA en très peu de temps coome il ressort de l’examen  des périodiques Trigone  et Astrolabe.qui s’en font l’écho en 1975 76. Notons que les deux premiers noms récupèrent  ceux d’associations dont l’existence en 1975  reste assez obscure.  l’UFA  de Léon Lasson  et la SAF du lieutenant colonel Firmin  Maillaud

Le GERASH  se dissout au profit d’une toute nouvelle association, à peine née, quelques jours plus tôt, le CEDRA fondée par un ancien dirigeant du dit GERASH ayant  récemment démissionné, Maurice Charvet

Un tel descriptif n’épuise nullement la question des causes et des effets de ces « malaises » ayant marqué deux importantes structures du milieu  astrologique francophone,. Mais on ne saurait ignorer le rôle d’autres structures, comme le Mouvement Astrologique Universitaire puis Unifié de Jacques  Halbronn,  fondé en 1975  et la  récente Fédération de l’Enseignement Astrologique FEA de Denise Daprey, fondé en 1984..

La problématique des retours

On observe que trois retours auront exercé des effets perturbateurs:  celui d’André Barbault pour le CIA  et ceux de Patrice Louaisel et de Maurice Charvet pour le GERASH  peu avant les crises en question, on pourrait parler de « fausses sorties ».

La fausse sortie de Barbault

En 1968, Barbault  n’est plus persona grata au CIA  en se prétant à l’expérience de la consultation astrologique informatique. Il n’est plus vice président et s’il reste encore deux ans responsable de la revue l’Astrologue,  celle(ci se sépare du CIA en sorte que va se créer au sein du CIA une nouvelle revue, plus artisanale, du nom de  Trigone.  Mais Barbault prépare son retour car il a des amis fidéles dans la place, à commencer par Paul Colombet, le ptésident. En mai 74, Barbault réintégre le Conseil d’Adminiatration du CIA et obtient une nouvelle élection du bureau, ce qui signifie que le bureau élu l’année précédente  doit se représenter et ne sera pas nécessairement reconduit. Ce sera notamment le cas de Jacques Halbronn qui ne sera resté qu’un an au dit Bureau. Autrement dit, pour remettre en question l’élection de l’année précédente laquelle entre temps avait connu plusieurs défections, on en était arrivé à renouveler la totalité du bureau et pas seulement les postes vacants. Dans une correspondance avec André Boudineau, Barbault envisage divers scénarios de reprise en main.   On est à la veille du Congrès de Paris de septembre et Jacques Halbron qui n’est plus au bureau du CIA  en vient à envisager d’organiser à la Salle de la Société Théosophique du Square Rapp  le dit Congrès sans passer par le CIA. Il  fédére  autour de lui  le CEFA  de Jean-Pierre Nicola et l’ARRC d’Yves Lenoble et le  GERASH  de Patrice Louiasel,  soit, en dehors de Nicola,  la jeune garde de l’après guerre,  en vue de Journées Insternationales Astrologiques de Paris (JIAP)  Au bout du compte le  Congrès de Paris sera conjointement organisé par les JIAPS et le CIA pour le compte de l’ISAR américaine de Julienne Sturm. Il est donc faux de dire que ce congrès avait comme seul ancrage français le CIA   Ce point est d’ailleurs bien précisé dans le Guide de la Vie Astrologique.. Et d’ailleurs, à l’ouverture du Congrès, Halbronn  prend la parole au nom de cette nouvelle structure. Il n’est cependant pas question pour Halbronn  de démissionner du CIA. et il  reste en place, puisque c’est lui qui publie le compte rendu du Congrès dans le numéro 77 de Trigone, restant par ailleurs responsable de la Bibliothèque. dont parait le catalogue dans le dit numéro post Congrès. Même la création du MAU en juin (cf  Le Point   du 15. 09 75, « du rififi  dans les étoiles », p.   86) ne sonne pas la rupture. Halbronn entre temps est entré au Bureau de l’ISAR où il fait également venir Nicola comme conseiller scientifique.

Par ailleurs, l’idée de changer le nom du CIA  suit son chemin et d’aucuns se persuadent de la nécessité d’une telle mue symbolique si ce n’est que les propositions se succédent, dans le numéro 8 de Trigone,  Colombet annonce que ce sera l’UFA mais au dernier moment, l’AG opte pour la SAF, choix étrange puisque cette structure avait déjà tout un passé  (cf notre étude sur la Société Astrologique de France, sur la plateforme SCRIBD.  On ne reviendra pas ici sur ce qui aura conduit au sigle final de SFA, Société Française d’Astrologie (cf  entre autre versions l’arbre généalogique du milieu astrologique par Yves Lenoble)., Il n’y a donc pas eu dissolution au sens juridique du terme mais le CIA  s’est bel et bien « dissous », perdant successivement la revue l’Astrologue,  le GERASH de Louaisel  et la Bibliothèque Astrologique  d’Halbronn  sans parler du CEFA de Nicola En fait, lors du Congrès de septembre 74, il y a bien eu scission  mais sans renoncer à un certain partenariat.  On allait vers un processus  fédéral, de facto, le CIA n’étant plus qu’un élément de l’ensemble ce qui correspondait à l’approche d’Halbronn  comme cela se vérifiera par la suite…. Des réunions co-organisées par le GERASH, le CEFA et le MAU seront programmées durant l’année 75 mais la dynamique remarquable mais peu prévisible au départ  du MAU, plus le rapprochement avec les Cahiers Astrologiques, avec toute une série de Colloques allait conduire celui-ci  à  affirmer son indépendance et son hégémonie, marginalisant ainsi les autres associations, CIA, GERASH etc sans, ce qui n’empêchait pas les responsables du CIA de venir aux Colloques du MAU comme l’attestent diverses photos avec Gouchon, Colombet alors qu’Henri Fortiin avait carrément rejoint le MAU. Seul André Barbault  resterait à l’écart de ce jeu de chaises musicales, d’autant plus que n’ayant pas  bien vécu la parution de Clefs pour l’Astrologie, pour des raisons exposées ailleurs et qui conduisirent à ce que se soit Halbronn qui en fut finalement chargé., il  en rédigera un compte tendu dans l’Astrologue qui sera jugé diffamatoire en appel . Période difficile  voire  maudite pour Barbault que celle des années 70, qui verront en outre l’échec de ses prévisions parues dans la Crise Mondiale de 1965  annonçant vainement pour 1971 le rattrapage des USA par l’URSS  sur la  base de l’opposition Saturne-Neptune (cf le Pronostic Expérimental en Astrologie, Payot 1973)… Barbault se rendait compte qu’avec le jeune Halbronn il avait affaire à forte partie, bien que lui même, à son age avait déjà montré du répondant, dans les années cinquante, devenant même Président d’une Fédération Française d’Astrologie  réunissant le CIA, la SAF et le CAF des néromaniens qui se chargera d’organiser le congrès de Strasbourg.  En bien des points, des paralélismes existent entre ces deux hommes : de la vice-présidence  du CIA à la tenue de sa revue (Astrologie Moderne pour l’un en 1952, Trigone pour l’autre, en 1973  à l’organisation d’un premier congrès sous  une tutelle étrangère, respectivement en 1953 et 1974 en passant par la direction d’une collection Zodiacale  au Seuil dans les années cinquante pour l’un,  chez Solar dans les années quatre vingt.(cf Richard Pellard, « André Barbault, l’astro-symbolisme et le dernier âge d’or de l’astrologie »)

 

La fausse sortie de Charvet

Venons en la crise du GERASH dont une des causes aurait été selon Charvet si l’on en croit ce qu’il écrit dans sa présentation du CEDRA:

« LE GERAS (Groupe d’Etude et de Recherche en Astrologie Scientifique), auquel le H pour Humaine ou Humaniste a été ajouté vers 1982, était constitué de cercles astrologiques locaux : à Paris, Oyonnax (Ain), Grenoble (Isère), Lyon (Rhône), Bourg-en-Bresse (Ain), Saint-Etienne (Loire) puis Strasbourg (Bas-Rhin), Orléans (Loiret). Il s’agissait aussi bien d’enseigner les premiers rudiments de l’astrologie que de mener en groupe diverses recherches. N’ayant pu adapter ses structures à l’accroissement de ses membres, le GERASH connut pas mal de problèmes en 1986, qui aboutirent à sa dissolution volontaire en septembre 1986. Le CEDRA reprit alors le flambeau et continua, sur de nouvelles bases, à développer le goût de la recherche et le sens des échanges entre astrologues de tous horizons et de tous niveaux.

Il y a certes une part de vérité dans le jugement ainsi proposé mais reprenons sérieusement  le cours des événements en gardant à l’esprit le cas précédemment étudié du CIA.. Au vrai, entre le changement de nom du CIA  et le passage du GERASH au CEDRA, la différence peut semble assez mineure d’autant que l’on retrouve les mêmes personnages après la dévolution des biens du GERASH  au CEDRA décidée en septembre 86 comme le rappelle le communiqué sus nommé. Là encore, nous sommes en présence d’une démission, celle de Charvet laissant la place à Patrice Louaisel, le fondateur du GERASH qui faisait son retour en fanfare, mettant Charvet à l’écart.  C’est alors que Charvet amorce une politique de sabotage visant à pouvoir déclarer le GERASH ingérable, au bord de l’implosion: il fait élire Halbronn  au poste de Vice Président, c’est à dire le responsable d’une association concurrente; le MAU; Halbronn ayant notamment organisé en 1984 un congrès à Lyon, dans le fief de Charvet. .A cette occasion, d’ailleurs, Charvet avait recruté certains intervenants pour animer de nouveaux cercles locaux du GERASH, à commencer par Denis Daprey, sur Orléans, laquelle était sur le point de fonder la Fédération des Enseignants en Astrologie, avec notamment le Congrès de 1985 à Orléans. On voit l’ironie de la situation lorsque Charvet quand il dit que le GERASH n’avait pas su s’adapter à l’accroissement de ses membres, vu qu’il y avait sensiblement contribué.

Sur ces entrefaites, Patrice Louaisel démissionne de son poste de Président et et qui prend sa place sinon le vice président Halbronn lequel parvenait ainsi à présider aux destinées d’une association concurrente depuis plus de dix ans! Louaisel se débarrasse allégrement des biens du GERASH qu’Halbronn vient chercher à Puteaux, conduit par sa mère septuagénaire.Précisons que Halbronn  avait joué un rôle auprès de Louaisel aux touts débuts du GERASH en 1974, comme en témoignent les premiers numéros d’Astrolabe et qu’en fait Halbronn  avait construit le MAU en faisant appel à des personnes ayant gravité autour de Louaisel, comme Catherine Aubier!

Désormais, c’est Halbronn  qui réunit, es qualités, le Conseil d’administration,  en fait noyauté par des fidèles de Charvet lequel prépare ainsi le vote de dissolution  et fonde une nouvelle Association pendant l’Eté  86, le CEDRA, avec son épouse et Charvet qui était parti pense ainsi récupérer les biens du GERASH. . Mais les choses ne se passeront pas si facilement, loin de là et finalement Charvet se retrouvera avec son CEDRA  dont il obtiendra les fonds laissé en banque et intouchés par Halbronn, durant sa Présidence. On ne reviendra pas sur le rôle de Louis Saint Martin propulsé par Charvet à l’AG président chargé de la transition.(cf son interview dans Trois Sept Onze). alors même qu’il s’était engage devant le CA  à empêcher la dissolution! Halbronn  dispose de l’arme fatale  des colloques et on ne s’intéresse plus guère à Charvet et à son CEDRA croupion. Le congrès du début 1987  le démontrera à l’envie. Les chiens aboient , la caravane passe. Pour notre part, nous pensons que la meilleure solution eut été de faire affaire non avec le CEDRA de Charvet mais avec la FEA -qu’avait d’ailleurs rejoint Louaisel -  de Denise Daprey, responsable par ailleurs du cercle locale du GERASH à Orléans, son amie Aurore de Lauberie étant au CA du GERASH. Certes, Charvet, parviendra du fait de ses compétences informatiques  à conférer à son CEDRA une certaine importance logistique, les membres devenant des clients mais  il aura en définitive dilapidé les biens du GERASH, l’association à laquelle il avait tant donné et finalement..

Dans les deux cas, nous avons affaire tant avec Barbault qu’avec Charvet à un processus de détestation sinon de délectation morbide conduisant de facto  à la mort de l’association qui les aura fortement marqués. et leur démission suivie d’un retour n’augurait finalement rien de bon. Dans un cas comme dans l’autre, ils avaient rencontré Halbronn sur leur route et les choses n’avaient pas vraiment tourné comme ils l’espéraient Si Barbault avait des excuses face au jeune Halbronn dont il ne pouvait prévoir l’envol, Charvet  avait pu prendre connaissance  du palmarès du Guide de la Vie Astrologique qui pouvait le mettre surs ses gardes. Tous  deux bons tacticiens mais médiocres stratèges. Le pot de terre contre le pot de fer.  Quelque part, Halbronn  avait bougé habilement ses pièces en organisant son congrès en plein centre de Lyon en 1984,, car une telle entreprise visait évidemment  à intégrer Lyon dans son réseau et en ce sens Charvet aura pratiqué la politique de la terre brulée.

En fait, ces crises sonnaient le glas du cadre associatif et l’ère du fédéralisme. Toute victoire au sein d’une association nous apparait comme étant ‘ à la Pyrrhus », c’est à dire assez vaine. On passait du de jure au de facto avec un heu d’alliances ponctuelles entre structures. Charvet le reconnaissait dès 1985 quand il faisait le compte rendu du Guide de la Vie Astrologique d’Halbronn  dans Astralis. en 1985  et que voulait dire Barbault, dans son compte rendu des Clefs pour l’Astrologie,   quand il  traitait Halbronn  dans la revue L’Astrologue en 1977   de Président « autoproclamé » alors même que l’impact de Halbronn était déjà flagrant. Quand Halbronn  rassemblait le gratin du monde  astrologique en 2004, est-ce qu’on lui demanda  au nom de quelle légitimité, il  agissait?

 

bibliographie   Jacques Halbron  . 2013

Histoire du Mouvement Astrologique Français. La  « dissolution » du GERASH  en 1986 et ses séquelles jusqu’en 1996

 

JHBC

14. 01 21

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Jacques Halbronn Histoire du fédéralisme en milieu astrologique IIe Partie. Le facteur juif.

Posté par nofim le 14 janvier 2021

 

Jacques  HALBRONN

 Histoire du fédéralisme en milieu  astrologique  IIe Partie. Le facteur  juif.

 

Le  lecteur sera peut être  surpris que l’auteur se positionne à la fois comme observateur et comme acteur, ce qui tient à sa démarche ethnologique, consistant à être à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du terrain étudié, dans les affaires contemporaines. Ne pas le faire serait d’ailleurs se condamner à  effectuer un travail de seconde main lequel n’évite aucunement les positions partisanes.

On ne peut appréhender la vie astrologique dans l’Europe du XXe siècle sans tenir compte des structures supranationales. Avant la Première Guerre Mondiale, la France fut sous influence britannique  avec la parution des petits volumes du groupe d’Alan Leo, traduits en français (‘Reprint Trédaniel 1987, à notre initiative) et on lira à ce sujet notre étude consacrée à la Société Astrologique de France (en ligne sur SCRIBD  et La Vie Astrologique il y a 100 ans, Trédaniel 1992. Après la « Grande Guerre », c’est l’Allemagne qui va prendre le leadership notamment à partir des années Trente et spécialement pendant la période nazie. C’est ainsi que les congrès de Bruxelles  1935 et de Paris 1937  (à la Mutualité) s’inscriront dans le cadre d’une Fédération Internationale des Astrologues Scientifiques contrôlée par le Dr Hubert Korsch depuis Dusseldorf  (cf Herbais de Thun Encyclopédie du Mouvement Astrologique de langue française.(Bruxelles 1944) d’où leur intitulé de II et IVe Congrès Internationaux (cf la  revue Zenit, à la Bibliotheca Astrologica,  bientôt en ligne sur la Bibliothèque Astrologique numérisée  et les Actes des Colloques de 1935-37 dans les mêmes conditions).  La découverte de Pluton en 1930  excitera les esprits des astrologues allemands, Pluton annonçant un nouvel ordre du monde! . Le texte de Brunhubner paraitra dès 1937 en français et ressortira   en 1953, l’année du congrès de Paris présidée par la Comtesse autrichienne Wassilko Serecki (cf La Vie Astrologique. Années trente cinquante, Ed Trédaniel 1995)

On s’intéressera surtout ici  à la situation au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale  à commence par la situation liée aux congrès de Paris et de Strasbourg 1953-54. Il apparait en effet que l’influence allemande aura perduré jusque dans les années Cinquante comme en témoigne le Congrès de Paris qui s’intitule VIIeCongrès International d’Astrologie.   Paris, Centre International d’Astrologie. Pierre Rouland éditeur) Dans leur présentation André Barbault et Roger Knable précisent d’entrée de jeu « Nous rappelons qu’il fut organisé par le Centre international d’Astrologie , l’Oesterreischische  Astrologische Gesellachatt et la Federation  für klassische Astrologie »(cf Astrologie Moderne  n°10), cette dernière étant parfaitement allemande née en 1951 ( https  dans la continuité  d’une  lignée remontant au début du siècle (://www.astrologenverband.de/ Il reste que la septième édition reprenait la suite des congrès des années Trente. étant entendu que l’on est ici dans une optique fédérale et international avec pour précédent le congrès de Paris de 1937,  en pleine période nazie, le souvenir de la guerre n’étant pas très lointain en 1953.  Et cella vaudra pour celui de Strasbourg dans la foulée, ville qui avait été annexée quelques années plus tôt. D’ailleurs, une grande part des participants étaient germanophones.. Rappelons que nous sommes à l’époque de la création du Marché Commun à six membres (France, Allemagne, Italie, BENELUX), avec en perspective le Traité de Rome de 1957. Autrement dit,  on est ici en présence d’une série de Congrès à initiative allemande puis austro-allemande, entre 1931 et 1954,. ( sur le  nazisme  et les  astrologues, cf  Georges Antarés. Ce que peut l’astrologie pour l’Humanité. Ed Flandre), pp. 185 et seq, Ellic  Howe Le monde  étrange des astrologues,  trad. de l’anglais, Paris, Robert Laffont)

Il semble que ce processus fédérale ait fait long feu par la suite, malgré la réitèrration à Strasbourg d’une Fédération  Intetnationale des Astrologues Scientifiques soit dans les mêmes termes qu’avant guerre. Il serait intéressant d’étudier les filiations  autour des associations allemandes en activité par la suite sises  à Wuppertal  et à Aalen,  et des astrologues qui participèrent à leurs congrès et publications.. Le fait est que l’on ne trouve plus d’interférence manifeste de leur part dans le monde francophone, dans les années soixante et suivantes.

La question au centre de notre étude  concerne la prise de relais  fédéraliste et international  au cours des soixante dernières années  en Europe et particulièrement dans le monde francophone, d’où le titre de notre travail qui pourra intriguer. Rappelons tout de même que le second conflit mondial fut souvent présenté fans la perspective d’une confrontation  entre nazisme et judaisme.(cf certaine couverture de la revue belge Demain)

Force, en tout cas, est de constater que durant une vingtaine d’années, en gros entre 1954 et 1974 aucun congrès national ou international ne se tint à Paris, ce qui montre bien que sans le support   germanique, les congrès susnommés n’auraient probablement pas eu lieu! Il convient ici en effet de préciser que si ces congrès  bénéficièrent d’une logistique locale, il n’en reste pas moins que celle-ci devait avoir été mobilisée pour la circonstance, la preuve étant que le Congrès de Paris de la fin d’année 1953  ne connut pas d’autre édition, ce qui tendra à se vérifier pour les décennies suivantes

La thèse que nous soutiendrons ci après concerne le rôle judaique dans la poursuite d’un  certain fédéralisme à partir des années soixante dix et plus précisément à partir de 1973, lorsque Jacques Halbronn accéda au poste de Vice-Président du Centre International d’Astrologie (CIA), du fait de certains troubles au sein de cette association parisienne liés à la démission en  68 d’André Barbault du bureau du CIA, au sort de la revue L’Astrologue etc. A partir de cette date,  Halbronn, âgé de 25 ans, lors de son entrée en fonction, prenant la direction de la revue Trigone,  va devenir un élément essentiel de la vie astrologique francophone voire européenne. Or, Halbronn  est comme on dit d’origine juive  et avait effectué  un important séjour en Israel dans les années 67-69, au point de devenir quasiment bilingue français hébreu. Dès le début des années 70, il avait fréquenté  les congrès astrologiques, en Angleterre,  en Allemagne (Aalen), en Belgique (Bruxelles) et aux Pays Bas et c’est ainsi qu’il avait pris contact avec l’ISAR, International Society for Asytological Research pour que se tienne en 1974 à Paris, un congrès international. Mais cette fois, cet événement ne  fut nullement sans lendemain!

C’est ainsi qu’Halbronn, au sein d’une nouvelle structure dès juin 1975 lancera la date d’ un nouveau congrès parisien pour le mpos de décembre de la cette même année, suivi d’autre  tout au long de l’année 1976 (cf la liste in Guide de la Vie Astrologique. Trédaniel 1984)., à Paris mais aussi à Reims en novembre. On trouvera la liste des participanyts ans l’ouvrage susnommé et on renverra à l’Enquéte de Victot Bouvies, parue dans des numéros des  Cahiers Astrologiques de 1976, auprès des astrologues gravitant autour des dites rencontres. On y notera la présence de Gustave Lambert Brahy, animateur du Congrès de Bruxelles 1935, et responsable de la revue Demain  comme un marqueur de continuité ainsi qu’Adolfo Lopez, représentant d’une astrologie espagnole sortant à peine du franquisme et d’ailleurs la revue de Halbronn,  Grande Conjonction,  comportera un volet en langue espagnole.. Halbtonn maitrisait d’ailleurs aussi bien l’anglais et l’allemand que l’italien et l’espagnol. Le Congrès de Lille, en 1978,  près de la frontière belge mais aussi  à proximité de l’Angleterre, verra la création d’une Fédération Internationale regroupant l’INAC (Institut Ntaional d’Anthropocosmologie  de Liége,  une délégation espagnole,  le GERASH représenté par sons président en exercice Denis Labouré (cf la photo de groupe dans le Guide de la Vie Astrologique), le Collége Astrologique de Metz de Pierre Heckel,   et la présence de l’Anglais Geoffrey Cornelius et la responsable de la Kosmobosophische  Gessellschaft dEdith Wangemann.  Certes, Halbronn  avait -il obtenu , comme il se devaitt l’appui d’un groupe local (CERCLE de Egé) mais il ne s’agissait plus du tout d’une initiative étrangère comme par le passé. Un tel scénario devait se répéter maintes et maintes fois jusqu’en 2016, qui voit la fin (provisoire) des rencontres du MAU tant en France en un grand nombre de villes,  qu’en Belgique, en Suisse, en Grèce, en  Israel, en Angleterre, au Luxembourg,   en Argentine (pays de naissance de sa mère),  jusqu’au Québec. (cf les Guides successifs jusqu’en 2006 et les vidéos en ligne sur la chaine You Tube Teléprovidence Subconscience) Ajoutons à partir de 1978, une synergie de fait entre la British Association et le MAU,   ce dernier organisant le plus souvent un congrès juste avant ou juste après celui des Britanniques; ce qui permettait aux astrologues américains de faire coup double.  Furent ainsi diffusées le week end  suivant, outre Manche, les résolutions sur  l’enseignement astrologique prises  à Paris,  et en 1981, le MAU organisera un Congrès à Londres.

Certes, l’on peut toujours isoler chaque cas comme relevant chaque fois de quelque initiative locale dont aurait profité Halbronn mais qui ne voit la mise en oeuvre d’un plan général, dont le centre décisionnaire est bien ce Juif et ce des décennies durant d’autant que le plus souvent rien ne sera plus organisé dans les lieux en question, du moins pour ce qui est de la province française écumée de façon systématique et en quelque sorte cartographique. dans tout l’hexagone  y compris les zones francophones limitrophes, de Lille à Nice, de Toulouse à Rennes, de Montluçon à Dijon,  de Tournai à Lausanne,  d’Angoulème à Metz.,  du Havre à Strasbourg,  de Reims  à  Rouen  , de Nantes  à Saint Maximin, d’Orléans à Lyon. de Toulon à  Amiens  etc..sans oublier les rencontres parisiennes comme celles qui associa le MAU au CURA de Patrice Guinard , en l’an 2000  -lequel avait mis en ligne son CATAF (le catalogue alphabétique des textes astrologiques français) ou celles de 2004 dont le caractère  fédéral était évident, même si cela ne fit pas l’objet de déclarations formelles  tant   il semble que la fédération  doit être un fait observable et non un projet sans véritable contenu. Chaque fois, comme par hasard, comme dénominateur commun à un tel pluralisme le même personnage,le  Juif jacques Halbronn.. Il importe de signaler en parallèle l’existence de réseaux, comme le RAH  (Réseau d’Astrologie Humaiste) ou le COMAC  (Centre d’Organisation du Mouvement d’Astrologie Conditionaliste) qui diffusent une certaine pensée en divers centres locaux -avec la tenue de congrès à Paris), ce qui ne correspond pas à ce que nous entendons par  fédéralisme . Pour nous, il ne s’agit pas tant de créer des structures que d’intégrer celles qui existent. Signalons aussi la Fédération des Astrologues Sidéralistes (FAS) de Marie Delclos.

De facto, l’oeuvre fédérale d ‘un Korsch  avait  bel  et bien rouvé son relais à partir des années soixante dix en ce personnage  qui, par ailleurs avait publié  dès  1976  le  volume Astrologie dans la Collection Clefs de Seghers mais aussi l’article Astrologie de l’Encyclopaedia Universalis. Son rapport au judaisme est par ailleurs indéniable : en 1977, Halbronn publie les traités d’Abraham Ibn Ezra, chez Retz, en 1985 Le Monde Juif  et l’Astrologie, chez Arché, qui est sa thèse en Etudes Orientales soutenue en 1979 En 1978, Halbronn fonde le Cercle d’Etudes et de Recherche sur l’Identité Juive (cf la collection numérisée sur la plateforme SCRIBD), En 2002, il  publie un diptyque Prophetica Judaica Aleph sur Nostradamus  et  Beith sur les Protocles des Sages de Sion.. (Ed Ramkat, Feyzin 69) à partir de sa thèse d’Etat, Le texte prophétique en France (Presses Universitaires du Septentrion, 1999) D’ailleurs, Halbronn passa le premier semestre de 1976, en Israel, dans le cadre de la préparation de son doctorat et  anima le MAU à distance, depuis  Jérusalem,  en sa première année d’existence. Toutes proportions gardées, l’on pense au rôle majeur  du   juif américain Milton  Friedman, prix Nobel d’économie en 1975. Il ne s’agit pas ici de dire si cet impact aura été ou non positif mais d’observer qu’il aura exercé  un effet socialement structurant car rien n’est pire que le morcellement lorsqu’il perdure.

Mais  quid de son impact au niveau international.? En 1979, Halbronn lance la Fédération International Méditerranéenne d’Astrologe (FMA), à Nice, à 1980, dont le siège est fixé à Milan,. Citons aussi  Bruxelles, où nait une Fédération Internationale d’Astrologues de Langue française  (FIALF)  avec  Charles Aubert  (Suisse)  Jacques de Lescaut (Belgique) , Jacques  Halbron et  Denis Labouré (france), Jean-Nicolad Scheuer -Luxembourg  qui réunira l’année suivante notamment  les représentants du GERASH (Labopuré, Charvet)   du MASR (Mouvement Astrologique de Suisse Romande (Francine Mercier)., Collége Astrologique de Metz (Heckel)  Tut cela aura été enregistré, photographié, filmé (cf la Collection sur Face Book  Album photo des astrologues, à partir des  archives de  la Bibliotheca Astrologica)  Halbronn coache également Denise Daprey pour sa Fédération des Enseignants en Astrologie (FEA, 1985). En 1978, Halbronn avait organisé un  congrès international de l’enseignement astrologique, à Paris  avec le soutien du Congress of Astrological  Organisations de l’Américain Al Morrison ( cf la revue CAO Times, à la Biblioteca Astrologica)),  dont il sortira une résolution reproduite dans le  Guide de la Vie Astrologique tout comme la réponse du Congrès de Paris  de 1975 au Manifeste des 186 rédigé par Brahy et Ruperti.

Halbronn organise ainsi le premier congrès helvétique d’astrologie, avant les Congrès de Lucerne et de Zurich. des années 80 animés par un  Claude Weiss qui avait participé aux rencontres de Genéve. et  franchit carrément la Manche en 1981 pour réunir l’élite britannique à Londres avec John Addey  et  Julia   Parker.  En 1984, Halbronn   organise  avec un support local  un colloque en Histoire de l’Astrologie dans le cadre du prestigieux Warburg Institute, il publie à cette occasion un Répertoire des historiens de la question. Comment, par ailleurs, ne pas percevoir des calques de l’oeuvre organisatrice  de Halbronn chez certains leaders du milieu astrologique dans les années 90? Rappelons que très tôt le Mouvement Astrologique Universitaire va se changer en Mouvement Astrologique Unifié et Union et Fédération sont synonymes.  De fait, on ne saurait juger le MAU en tant qu’association parmi d’autres mais bien comme une structure fédérale  coiffant toutes sortes de mouvements locaux. En ce sens, il est vrai,  le MAU ferait quelque peu penser au FBI (Federal Bureau of Investigations)  luttant contre l »enclavement de telle ou telle association, ce qui a pu le conduire à des effets de déstabilisation. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.  Avec la parution de ses Guides  entre 1981  et 2006, Halbronn  rassemblait  l’ensemble de ses activités et de ceux qui y participèrent, et constitua une mémoire précieuse relayée par une considérable somme de vidéos en ligne sur la chaine You Tube citée, à partir de 2008, concrétisant  la dynamique de TV Urania de Roger Héquet auquel il avait fourni toute une série de films dont le congrès de 2004..

D’aucuns diront que nous avons exagéré la dimension judaique de l’action fédérale de Jacques Halbronn. De fait,  avant lui, les Juifs auront été fort peu nombreux à investir le milieu astrologique. On pense à un Henri Selva (alias Vlés) au début du XXe siècle? Incontestablement l’on a avec Halbronn un exemple emblématique de l’apport d’un seul élément juif au sein d’un milieu professionnel, ce qui se caractérise par un refus des limites spatiales.. On a du mal à  imaginer ce qui se serait passé si le jeune  Halbronn âgé de 20  ans,  n’avait pas atterri  dans les années soixante dans ce milieu. On nous objecter qu’une hirondelle ne fait pas le printemps et que toute notre démonstration repose sur un seul personnage mais tel est  justement tout l’enjeu  et ce qui rend le phénomène particulièrement repérable.

Le  coup de pied de l’âne,  Patrice Guinard ‘CURA: dans son Manifeste  sur l’Astrologie : « Il est donc inutile de singer les modes d’organisation des savoirs institutionnalisés et de revendiquer une reconnaissance de pratiques douteuses par les autorités socio-culturelles, au moyen d’assemblées, de colloques, d’associations, de fédérations et de « codes de déontologie », qui favorisent par ailleurs la prolifération de petits jeux de pouvoir. »

 

 

JHB  14. 01  21

 

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jacques Halbronn Histoire du fédéralisme en milieu astrologique Iere partie

Posté par nofim le 12 janvier 2021

 Histoire du fédéralisme en milieu  astrologique   Iere partie

 

par  Jacques Halbronn

 

Disons d’entrée de jeu qu’au regard de la méthodologie sociologique  nous distinguerons entre fédéralisme de droit  et fedéralisme de fait. Autrement dit,  le seul critère juridique ne saurait suffire à décrire et à appréhender la problématique fédéraliste car le Droit  tend plus à se projeter dans le futur qu’à décrire le passé,ce qui le rend suspect à nos yeux car il peut impliquer un déni du passé! Créer une fédération officiellement, c’est laisser entendre que le processus fédéral  aurait besoin d’une telle déclaration pour exister. Bien évidemment, le cas du milieu astrologique n’est qu’un exemple.

L’observateur du milieu  astrologique qui ne s’attacherait qu’aux formulations  explicites, à savoir la mention du mot Fédération appauvrirait singulièrement son terrain. Cela dit, nous commencerons par  une recension de l’usage de ce terme pour ensuite  en montrer toutes les limites.

I  De l’usage du mot Fédération

A partir des années trente, toute une série de congrès  se tiennent en Allemagne, en Belgique et en France et les Actes des Colloques de 1935, 37  et 53,dans le cadre d’une  » Fédération Internationale des Astrologues Scientifiques » (FIAS) à Wiesbaden, Bruxelles Dusseldorf,, à Paris  (cf  les Actes des Colloques de 1935 (IIe Congrès  International d’Astrologie Scientifique), 37 (sous le titre L’Astrologie Scientifique Actuelle »  et 53),. et cela se poursuivra dans les années cinquante, après la Guerre. Le centre du projet est en Allemagne (cf la revue « Zenit » du Dr Hubert Korsch à la Bibliotheca Astrologica et prochainement à la Bibliothèque Astrologique Numérisée) L’on notera que le vecteur d »une telle Fédération est l’organisation  de  Congrès d’Astrologie « Scientifique » et, dans la foulée, la parution d’Actes. Autrement dit, pas de Fédération vivante sans mise en oeuvre régulière d’évenements c’est à  dire  de rassemblements. Notons que le nom complet de la SAF était Société Astrologique de France pour le développement de l’Astrologie Scientifique ‘(Cosmobiologie) A  Bruxelles, lors du Congrès de 1935, il fut même question d’une « Fédération Internationale des Sociétés Astrologiques du monde entier ». Il semble donc que la formule « ‘Astrologie Scientifique » ait été alors  puissamment revendiquée (Wissenschaftlich Astrologie), formule chère à Choisnard auteur de .Langage Astral (Traité sommaire d’Astrologie scientifique) et directeur de la revue Influence Astrale revue d’astrologie scientifique.

A titre documentaire, ci dessous un communiqué trouvé   dans la revue belge Uranus °9  Octobre 1936

  sous le titre Le Mouvement Astrologique; « Le Congrès (de Bruxelles)    étudia  entre  autres  la création d’une Fédération  belge des  astrologues scientifiques (…)

A l’issue du Congrès de Dusseldorf  1936 salué par un télégramme du chancelier Hitler , il fut décidé à l’unanimité  de fonder une Fédération  internationale des  astrologues scientifiques dont le siège   sera fixé provisoirement à Dusseldorf  et la Présidence confiée  au Dr  Korsch, représentant officiel  du mouvement astrologique allemand  Cette Fédération  aura pour mission  de chercher à obtenir  également en  dehors d’Allemagne la reconnaissance officielle ou le  controle  de l »astrologie  et d’organiser l’enseignement de celle ci et de telle  façon que le  titre d »astrologue  scientifique puisse être conféré  sur une  base  uniforme  et donnant toute garantie dans tous les pays »

A partir des années 1970, la relève sera le fait de l’ISAR, International Society for Astrolgical Research, fondée par l’australienne Julienne Mulette (Sturm).

 Des congrès auront notamment lieu à Aalen en Allemagne (RFA) en 1971  et à Paris en 1974.  Des responsables locaux seront nommés correspondant peu ou prou à leur représentativité locale comme cela se pratiquait dans le cadre de la Fédération de Korsch sus nommée. (cf la revue américaine Kosmos, organe de l’ISAR)  Cela dit  existait aux USA  l’AFA, l’Américan Federation of Astrologers (cf leur bulletin  à  la Bibliotheca Astrologica et bientôt à la Bibliothèque Astrologique Numérisée)

En 1944 paraitra à Bruxelles l’Encyclopédie  du Mouvement Astrologique de Langue Française d’Herbais de Thun.(Ed de la Revue Demain, exemplaire à la Bibliotheca Astrologiica, ouvrage qui constitue une mine d’informations pour notre sujet et notamment son chapitre   XV intitulé « Fédérations ». Bien évidemment, cet ouvrage de 1944 ne saurait nous renseigner sur les années cinquante  qui marquent tout de même une certaine continuité puisque le congrès de Paris de 1953  poursuit la numérotation d’avant guerre. Selon la dite Encyclopédie, c’est en 1935 à Bruxelles que la structure  se sera formalisée. A Strasbourg en 1954, lors d’un congrès, fut relancée l’idée d’une Fédération Jnternationale des Astrologues Scientifiques. Mais il faudra attendre une quinzaine d’années  avec la création de l’ISAR pour que l’on retrouve une certaine dynamique dont Paris profitera, comme on a dit en 1974, bien que des Actes de Colloque n’en soient point sortis.

Abordons à présent le probléme sous l’angle strictement francophone. A la suite du Congrès de Paris de 1953 intitulé VIIe Congrès International d’astrologie (mais sans la mention « scientifique »), celui de 1937 ayant été le IVe,donc dans la lignée des congrès de la Fédération d’avant guerre, fut lancée une Fédération Française d’Astrologie réunissant trois associations, le Centre International d’Astrologie (autrefois Scientifique (CIAS), ce qui le reliait plus expressément à la Fédération de Korsch), le Collége Astrologique de France (sur son fondateur, cf Didier Racaud,L’astrologie des Initiés, selon Dom Néroman, 1965, pp. 1-25)

et la Société Astrologique de France avec présidence tournante, le premier président étant André Barbault et c’est d’ailleurs, cette structure qui organisa le congrès de Strasbourg (sans Actes de Colloque), quelques mois plus tard, lequel congrès n’en était pas moins international puisqu’il en émana à nouveau, comme on a  vu, le retour d’ une Fédération Internationale.la dite Fédération Française  semble bien avoir fait long feu tant structurellement que pratiquement. L’on peut en revanche parler d’une forme de synergie entre le CIA et la revue les Cahiers Astrologiques de Volguine à la fin des années Cinquante; jusqu’à la création en  68 de la revue L’Astrologue, née au sein du CIA.

 On peut parler avec le Congrès de l’ISAR de 1974 à Paris d’une  véritable onde de choc qui inaugure l’ère des congrès astrologiques en France ininterrompue jusqu’à ce jour et – ce qui est plus complexe à analyser – la question des fédérations.  Dans un premier temps, les congrès vont être l’occasion de projets fédératifs tant au niveau national, francophone  qu’international  ‘(cf le Guide de la Vie Astrologique, Paris, Trédaniel, 1984) On pense notamment aux déclarations et résolutions  en bonne et due forme dans ce sens, à Lille en 1978 (avec entre autres Denis Labouré, alors président du GERASH),  à Nice en 1979, à Bruxelles en 1980 (débouchant sur la réunion de Luxembourg, l’année suivante) concernant notamment les liens entre la France, l’Espagne, l’Italie, Israel,  la Grèce, l’Allemagne, la Suisse Romande, la Belgique wallonne (avec l’INAC (Institut National d’Anthropocosmologie de Jean Hoyoux), la France elle même étant représentée par le MAU, le Collége Astrologique de Metz (de Pierre Heckel),et le GERASH. avec des observateurs britanniques.

A partir des années 80-90 le terme de Fédération ne correspondra plus à la réunion de plusieurs associations, qu’il s’agisse de la FFA, sigle déjà apparu en 1953-54 , lequel sigle se lit désormais Fédération Francophone d’Astrologie, de Daniele Rousseau. Ce type de fédération semble viser les astrologues individuellement par dessus la tête des associations que l’on ne cherche plus à réunir  ou qui n’entendent pas ou plus se « fédérer » entre elles. Signalons des changements de terminologie assez significatifs: en 1975, le Centre International d’astrologie change son nom en Société Astrologique de France puis en Société Française d’Astrologique, et en 1986 le Groupement d’Etude et de Recherche en Astrologie Scientifique et Humaine (GERASH)  laissant  la place à des formules plus restreintes au Centre d »Etude, de Recherche et de Documentation Astrologique (CEDRA)Une autre Fédération voit le jour peu après, à savoir la FEA, Fédération des Enseignants en Astrologie de Denise Daprey. Ces deux fédérations organisent à leurs débuts l’une un Congrès en 1984 à Cannes (sans Actes), l’autre en 1985 à Orléans (cf ses Actes, à la Bibliotheca Astrologica), à Chaumont (Drome) et à Pornic (44) puis en 1996, l’on voit naitre la FDAF, Fédération des Astrologues francophones d’Alain de Chivré  (cf  http://danmartin.free.fr/news/la-fdaf-ne-federe-pas.html), scission du Rassemblement des Astrologues Occidentaux de Robert Jourda, fondée en 1990,  dont le nom était en quelque sorte synonyme de Fédération. Si le RAO se mit à organiser des congrès, cela n’aura pas été l’axe central de l’activité de la FDAF ce qui tient notamment au phénomène numérique Internet permettant à une structure d’exister sans que cela implique une présence des personnes en un lieu donné Cela vaut aussi pour le CEDRA. En pratique,  la FDAF, tout en proposant un code de déontologie professionnel,  ne se veut pas une coordination d’associations pas plus d’ailleurs que les deux autres Fédérations de la précédente décennie et n’organise pas de rassemblement dans ce sens de dirigeants. Toutefois, signalons une réunion interassociative dans le cadre du Congrès FEA d’Orléans de 1985. En fait, il eut été logique – occasion manquée – que la dissolution du GERASH  en1986 s’effectuât au profit de la FEA plutôt que du CEDRA  dont le président Charvet   avait démissionné peu auparavant agissant ensuite en sous main  d’autant que Denise Daprey s’occupait du cercle d’Orléans du GERASH . On lira avec intérêt le récit   édulcoré que donne Charvet de la fin du GERAS(H) sur le site du CEDRA:

« Le GERAS (Groupe d’Etude et de Recherche en Astrologie Scientifique), auquel le H pour Humaine ou Humaniste a été ajouté vers 1982, était constitué de cercles astrologiques locaux : à Paris, Oyonnax (Ain), Grenoble (Isère), Lyon (Rhône), Bourg-en-Bresse (Ain), Saint-Etienne (Loire) puis Strasbourg (Bas-Rhin), Orléans (Loiret). (…). N’ayant pu adapter ses structures à l’accroissement de ses membres, le GERASH connut pas mal de problèmes en 1986, qui aboutirent à sa dissolution volontaire en septembre 1986″  Et en effet, le GERASH  était devenu une sorte de fédération avec ses cercles astrologiques locaux dont les responsables n’étaient pas issus du GERASH.
 A partir de 1990, intéressons-nous à Yves Lenoble (ARRC  Association pour la Recherche des Rythmes Cosmiques et cette fois il y a congrès mais pas Fédération, encore que le Salon qui fait couple avec les Colloques, regroupe des stands associatifs  au Palais des Congrès de la Porte Maillot, Paris, en face de l’Hotel Méridien où s’était tenu le Congrès ISAR de 1974. Des actes de Colloque paraissent annuellement.  On peut y voir une forme de fédéralisme mou.

Terminons notre étude avec le cas emblématique du Mouvement Astrologique Unifié  en nous occupant du fédéralisme de fait propre à la vie astrologique francophone par delà les effets de surface. Ce qui nous semble en effet plus important, c »‘est la démarche descriptive plus que prospective et cela correspond à un changement de méthode de travail et à une refondation de l’idée de fédération. La thèse que nous soutiendrons ici est celle d’un fédéralisme  de fait  qui ne dit pas son nom  face à un affichage fédéraliste qui ne s’assume pas En tout état de cause, parler de fédéralisme des astrologues est une contradiction dans les termes car une vraie fédération ne réunit pas des individus mais des entités, des collectivités..

Dans un compte tendu de notre Guide de la Vie Astrologique, Maurice Charvet, dans la revue Astralis (1985)  organe du GERASH (fondé en aout 74 un an avant le MAU), reproche à son auteur, en l’occurrence le rédacteur de la présente étude, d’organiser des colloques avec l’appui des structures astrologiques locales. Nous lui avons répondu, bien plus tardivement, que  ce qu’il observait était précisément une dynamique fédératrice.Il y a donc là une sorte de malentendu. Le fait que nous ayons, dans le cadre du Mouvement Astrologique Unifié,  un grand nombre de congrès tant en France qu’ailleurs,  est tout à fait comparable à ce que faisait la Fédération Internationale des Astrologue Scientifiques ou à ce que faisait l’ISAR en décentralisant  les activités de façon à quadriller l’espace francophone. L’esprit fédéral implique une collaboration, une logistique locales, quand bien même cela ne serait pas présenté sous le label « Fédération », un label qui peut, on l’a vu, ne rien impliquer de précis. Et en 2004, il y a un quinzaine d’année, le Colloque que nous avons organisé à Paris (entièrement filmé et disponible sur you tube, chaine teléprovidence subconscience) nous apparait comme  celui d’un processus fédéral, au vu de la liste  des participants qui étaient pour la plupart des représentants d’associations et non un public d’astrophiles comme celui qui meublait les Congrès de l’ARRC de Lenoble. Notre démarche  aura en effet  été plus axée vers les responsables et non vers les individus, étudiants, abonnés  isolés des cours, des consultations  et des revues et c’est ce qui distingue l’esprit  fédéral. Nos Guides astrologiques (entre 1981 et 2006) ont eu vocation à rassembler les personnalités du milieu astrologique et sont un outil  incontournable pour la démarche fédératrice, dans la ligne de l’Encyclopédie d’Herbais de Thun

 

 

 

JHB

12. 01 21

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jacques Halbronn Une mise au point heureuse de l’Académie francophone d’Astropsychologie

Posté par nofim le 11 janvier 2021

Jacques  Halbronn ; Droit de répoonse au texte  de l’Académie Francophone d’astropsycgologie.

I  Articlle paru le 23 juillet 2020

L’Astrologie  UNE SCIENCE HUMAINE VIEILLE COMME LE MONDE
Astrologie Avec Auréas
Posté le 23 juillet 2020 par Rédacteur Externe (sic)

académie francophone d’astropsychologie

Le fait que Halbronn a joué un rôle ilmportant à académie francophone d’astropsychologie du GERASH dont il fut le dernier président, à la suite de la démission de Louaisel. C »est halbronn qui convoqua le conseil d’administration conduisant à l’assemblée générale extraordinaire laqiuelle déboucha sur la dévolution des biens du GERASH à la toute nouvelle association fondée quelques jours plus tôt par Maurice Charvet et sa compagne. Mais les temps changent et après une période de consensus mou (à partir de 1990 ce qui correspondant à la parenthèse Lenoble) faisant suite à une période bien plus dynamique dans les annés désormais, depuis le début du nouveau siècle, le débat concerne les fondements mêmes de l’Astrologie.

Les éditeurs tchèques retiennent aussi de la production française beaucoup de livres pratiques, tourisme, cuisine et vin, loisirs, ainsi que des essais sur l’art et des manuels, dictionnaires et encyclopédies. Parmi toutes ces maisons, certaines se sont spécialisées dans la académie francophone d’astropsychologie traduits du français, Herrmann a Synové, Dauphin, Ewa Edition, Garamond, Volvox Globator.

En 95, Alain de Chivré, à la suite d’une scission au sein du RAO de Robert Jourda, crée la FDAF (Fédération des Astrologues francophones)- il touche alors presque à la cinquantaine. En 2008, le même Halbron décide, faisant suite à l’expérience lancée l’année précédente par Roger Héquet de créer une télévision astrologique, « Teléprovidence, également sans équivalent.

Elle permet de comprendre les tendances que nos choix vont entraîner dans notre vie personnelle, relationnelle et professionnelle. Chacun peut exprimer et développer son potentiel de naissance en se libérant des blocages inconscients.

II  Remarques  de Jacques Halbronn

Une fois de plus,  je me trouve au coeur  d’un récit conacré à l’histoire du milieu astrologiqie (cf Lenoble L&’arbre généalogique du milieu  astrologique et son dernier ouvrage tout récent « L’Astrologie etc) Dans l’ensemble  le récit me semble sensiblement pmis équitable que celui que nous  a fourni Lenoble et vient en toit cas le compléter. D’ailleurs, certaines formukes me semblent avoir été empruntées à mes propres textes sur le sujet.
Un seul point nécessite toutefois une   correction  car il risque de préter à confusion.
« C »est halbronn qui convoqua le conseil d’administration conduisant à l’assemblée générale extraordinaire laqiuelle déboucha sur la dévolution des biens du GERASH à la toute nouvelle association fondée quelques jours plus tôt par Maurice Charvet et sa compagne » . En fait, le Conseil d’administration se réunissait certes à Paris mais   était e n grande partie constitué de fidéles de Charvet, même si celui-ci était démissionnaire  et c’est bel et bien le CA qui enclencha la procédure, l’AG  de dissolution  se réunissant à Lyon, En fait, les remous au sein du GERASH comme dix ans plus tôt au sein du CIA  furent dus au retour  des figures tutélaires   Patrice Louaisel  en 86 et d’André Barbault en 74.   Il importe  d’ailleurs de ne pas s’obnubiler sur les aspects juridiques forcément  ponctuels  et d’observer la réalité de la vie  astrologique dans toute sa dynamique fédératrice.

J’apprécie que l’auteur du texte ci dessus  écrive « qu’à partir de 1990 ce qui correspondant à la parenthèse Lenoble) faisant suite à une période bien plus dynamique dans les années  (75-90)désormais, depuis le début du nouveau siècle, le débat concerne les fondements mêmes de l’Astrologie. ».Il importait en effet de dénoncer  la présentation totalement erronnée que donne Lenoble des 15 ans qui ont précédé son avénement de 199O.

 

 

JHB

11. 01 21

 

 

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Jacques Halbronn Les trois écueils de la méthode prévisionnelle en Astrologie. Le cas Barbault

Posté par nofim le 10 janvier 2021

Les  3 écueils de la méthode prévisionnelle  en  Astrologie. Le cas Barbault

par Jacques  Halbronn

 

Les  trois  écueils sont les suivants: ne pas  choisir la bonne configuration céleste, ne pas déterminer  le bon mode d’emploi; ne pas définir correctement les phases. Ensuite se pose le problème des explications alternatives permettant d’analyser autrement certains  faits, ce qui relève de l’interdisciplinarité..

 

I  La bonne configuration céleste

Quels sont les astres dont il convient de se servir  en Astrologie?  DE nos jours, la question semble reglée: tout ce qui appartient au système solaire ferait sens pour l’Astrologie,  y compris la transplutonienne  Eris,  chère à Yves Lenoble.(http://www.yveslenoble.com/2017/12/06/faut-il-utiliser-la-transplutonienne-eris/

Or, une astrologie qui s’intéresse aux planétes invisibles à l’oeil nu, ce qui est le cas à partir de Neptune (voire d’Uranus) et au delà , inconnues des anciens astronomes mais tout simplement de la perception sensorielle de notre Humanité, est une astrologie  hors sol, qui ne tient pas compte du rôle de l’Humanité dans l’activation du monde céleste.

On bascule alors dans une sorte de prophétisme astronomique qui ferait des astronomes les annonciateurs des temps nouveaux , chargés de baptiser les nouveaux venus.   L’on sait que le septénaire  aura laissé à l’écart nombre de divinités de l’Olympe lesquelles auront été repéchées à partir de la fin du XVIIIe siècle, ce qui vaut aussi pour les astéroides  entre Mars et Jupiter dont Cérés et ses soeurs. On connait le probléme qui s’est posée au sujet de Pluton et de son déclassement (2006).

Il faut interroger la mythologie pour y voir un peu plus clair:  Saturne avale ses enfants à l’exception de Jupiter, ce qui refléte exactement le cas des dieux exclus du septénaire. Autrement dit, le narratif  mythologique se calque sur l’histoire de l’astronomie et de l’astrologie. Le cas de Saturne est également remarquable, en ce qu’il est exclus de l’Olympe par Jupiter. Il ne reste donc plus que six astres,  Lune, Soleil, Mercure, Vénus, Mars et Jupiter, soit un « sénaire » dont nous avons  raconté les pérégrinations dans d’autres textes et vidéos  au sujet des maitrises planétaires.. Cela dit,  l’on mentionnera  pour mémoire les grandes conjonctions Jupiter -Saturne dont la formulation est l’oeuvre d’Albumasar au Xe siècle, fascinée par les perspectives séculaires.

Autrement dit, le cycle Saturne – Neptune  mis en avant par Barbault, notamment à propos de 1989, fait doublement problème, puisqu’il associe deux planètes extérieures au sénaire et qui ne devraient donc pas entrer en ligne de compte, introduisant d’ailleurs une cyclicité démesurée, ce qui aura conduit certains astrologues à couvrir des périodes de plusieurs siècles, par le biais des conjonctions.. Autrement dit, le débat autour de 1989 c’est aussi celui autour des planètes au delà de Jupiter  et en tout cas de Saturne?  Avec Jupiter comme astre le plus lointain à utiliser en astrologie, l’on est à l’abri de telles tentations vertigineuses  sur le long terme. Nous retrouvons alors une astrologie à dimension humaine avec un Jupiter maitre de l’Olympe avec son cycle de 12 ans,  soit deux fois six, en analogie avec les 12 mois de l’année et donc les 12 signes zodiacaux.

En fait, nous serions favorables à une astrologie cyclique  purement jupitérienne  dont le partenaire cyclique n’est pas à recherche dans le ciel mais sur terre, au niveau du ciel natal. On laissera ici de côté l’astropsychologie non prévisionnelle et non cyclique  validée par Gauquelin.

 

II  Le  bon mode  d’emploi

Barbault, -on le notera – ne s’intéresse pas au thème natal de Staline ni  dans son ensemble ni dans aucune de ses parties. Il se contente de noter  après coup que Staline meurt sous la conjonction Saturne Neptune, qui avait présidé à la révolution d’ »Octobre » 1917. On est donc ici dans un traitement des configurations célestes qui fait abstraction des astralités des leaders, ce qui signifie que les choses restent les mêmes quel que soit le profil du leader. Un tel postulat  mérite réflexion. et nous semble marqué par une certaine idéologie communiste  privilégiant le système sur la personne. On l’a encore observé récemment  avec les Gilets Jaunes très méfiants à l’égard de tout leader de leur propre mouvement. Avec l’astrologie version Barbault – du moins celui des années Cinquante, l’importance accordée aux transits sur le thème d’un personnage quel qu’il soit fait problème en Astrologie Mondiale. Il ne faudrait donc pas que l’astrologie encourage un quelconque culte de la personnalité.

En bref,  Barbault ne veut pas admettre qu’une configuration céleste ne peut être lue que par le biais du thème natal- analysé d’une manière ou d’une autre- des différents leaders en présence. Ce qui crée le lien entre le Ciel et la Terre. En fait, la position de Barbault  n’est pas aussi tranchée puisqu’il s’intéresse du moins  dans son texte d’avril 1953  « Mort de Staline », paru  dans  son bulletin Astrologie moderne, au thème de Malenkov,  tout en se plaignant de l’incertitude des données de naissance et c’est cette incertitude  qui aura pu motiver une approche ne prenant pas le – thème en considération. Or, si Barbault avait accepté cette inconnue (x) du thème natal, il ne se serait pas lancé dans une prévision à long terme laquelle ne pouvait qu’ignorer les données astrales des leaders à venir. C’est donc toute la question des prévisions à longue échéance qui est ici sur la sellette:

 

II  La définition des phases

Batbault affirme que la conjonction termine et commence un cycle. Cela se discute. En effet, l’analogie  avec les équinoxes et les solstices  s’impose tout comme avec le cycle soli-lunaire.  Or, la pleine lune correspond à l’axe   conjonction  Opposition et donc la demi lune au carré!  Le printemps préxcéde l’Eté   et la dualité  équinoxiale correspond justement à cette ambivalence fin de cycle début de cycle dont parle Barbault à propos de la conjonction!. Il y a donc déjà dans les qualifications des phases une erreur manifeste chez cet auteur!  C’est donc le carré Saturne-Neptune qui aurait du enclencher un nouveau cycle et non la conjonction. Le printemps   a d’ailleurs été choisi comme commencement de l’année jusqu’à la fin du XVIe siècle  et la ligne équinoxiale  est le  vecteur de la nouvelle  année dans le judaisme..  Il est clair que l’opposition Saturne- Neptune est prise au sérieux par les astrologues et que Barbault en minimise les effets, du fait de son échec à propos de la dite opposition de 1971 dont il traitait dans sa Crise Mondiale. C’est ainsi que Volguine relie la dite opposition à la guerre d’Espagne laquelle survient 18  ans après 1917 (cf  Les  événements mondiaux et le destin individuel) Notons que la description de Barbault des phases du dit cycle Saturne Neptune est des plus vagues et qu’il mise tout sur la seule conjonction. Il  semble, en outre, que Barbault n’ait pas saisi le processus de l’hémicyclicité selon lequel l’opposition  était équivalente à la conjonction -on appelle cela une syzygie – ce qui renvoie à l’astrologie d’un Reinhold  Ebertin.  L’opposition Saturne-Neptune serait donc assimilable à la conjonction Saturne Neptune et donc la prévision ratée de Barbault pour cette échéance 18 ans après 1953 (36 étant le temps nécessaire à un cycle complet de ce couple planétaire. Plus grave,  dans son indice de concentration planétaire (les astres  et l’Histoire Pauvert 1967, repris de Gouchon  comme il est noté par Barbault, le statut de l’opposition cyclique  ne semble pas avoir été correctement appréhendé puisqu’il n’est pas assimilé à la conjonction!

 

IV Les alternatives

L’astrologue  prisonnier d’un certain système ne  sera guère disposé à rechercher d’autres approches des « faits »  que celles qui lui sont familières. C’est ainsi que 1989  n’aurait pas d’autre lecture possible que celle susceptible de valider  un certain modèle car si cela devait valider  autre chose, cela ne l’intéresserait pas, cela  ne compterait pas.

Tout se passe comme si le monopole des événements de 1989  avait été accordé  à un certain  brevet, à titre exclusif.. C’est tout  ou rien. Depuis 30 ans, il aurait quand même valu la peine de confronter les modes d’explication à ce sujet, dans le cadre notamment d’une commission, d’un colloque, d’une Académie en se demandant en outre en quoi doit consister la validation d’un cycle, ce qui renvoie à notre point III supra.  A propos du cycle Saturne-Neptune,  il  a ainsi été signalé par André Barbault lui-même, que l’opposition à mi-parcours en 1971 n’avait pas été concluante en termes prévisionnels.  alors que c’est en analogie  avec la pleine lune !  C’est d(ailleurs à la suite de cet échec  qu’aura été mentionné pour la première fois  dans le Pronostic Expérimental en Astrologie (Payot) l’article de janvier 1953 dans l’Yonne  Républicaine, paru 20 ans plus tot!.

Pour notre part,  nous acons montré que le carré de Jupiter au Soleil de Gorbatckew, avec sa perestroika, sa Glasnost   était en mesure de rendre compte de ce qui s’est passé.  Petites causes grands effets..  Mais la mort de Staline n’était-elle pas  en soi un événement très  banal en soi  à savoir le décés d’un être  vivant? Et d’ailleurs,  Barbault n’a jamais prétendu avoir prédit cette mort  si ce n’est que cette mort  pouvait passer pour la cause du changement annoncé. C’est ici l’effet  qui détermine la cause!

Car il serait erroné de croire  que des effets considérables devraient dépendre de cycles de grande importance en termes de durée. Or, la pratique en vigueur des transits (cf Cahiers Astrologiques dans notre bibliographie) tend à se demander comment un événement mondial impactera une personne en particulier  alors que notre approche est inverse à savoir comment la cyclicité d’un leader peut impacter l’Histoire!

Comme le stipule l’Astrologie Conditonnelle./Conditionliste de Jean-Pierre Nicola, des facteurs extra-astrologiques peuvent jouer  et par conséquent  la prévision  des événements ne sauraient valider tout   un système astrologique  quel qu’il soit et certainement pas un rtésultat élecctoral.  Il est donc étrange qu’ Yves Lenoble se référe à Jean Pierre Nicola; dont le pronostic se trouve « justifié » (cf  son texte sur l’Astrologie groupale »:

 » Je  me suis rendu compte de l’intérêt de mettre en place une astrologie groupale lors du congrès astrologique international de Zurich de 1981. Nous étions  à quelques semaines de  l’élection présidentielle de Mai 1981. Mon maître Jean-Pierre Nicola me fit remarquer que, si l’on adoptait des orbes larges, on pouvait noter dans le ciel une conjonction Jupiter-Saturne au carré de Neptune. A cette simple constatation je me suis entendu lui dire : « François Mitterrand sera le prochain président  Pouequoi cette certitude (sic).  ? Et bien parce qu’une même configuration était récurrente dans le thème de François Mitterrand (astrologie généthliaque), dans le thème du printemps 1981, dans le thème des cinq républiques françaises (astrologie mondiale) et dans le thème du parti socialiste (astrologie groupale) dont François Mitterrand était à la fois le fondateur et l’actuel premier secrétaire. ».

Bibliographie

A. Volguine  Les événements mondiaux  et le destin individuel in Cahiers Astrologiques  Mai juin 1954 n°50

Numéro spécial  sur les transitn  Cahiers Astrologiques Mars Avril 1963   n°103

Jacques  Reverchon  VAleur  des jugements et pronostics astrologiques.  Chez l’auteur, Yerres (91)   1971  Value of the astrological  judgments and forecasts

JHB

10 01 21

Publié dans ASTROLOGIE, cyclologie, prophétisme | Pas de Commentaire »

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