Se méfier du goût‏

Posté par nofim le 30 juin 2013

Les habitudes alimentaires  et la guerre des sens
Par  Jacques  Halbronn
 
A propos d’un ouvrage de Michel Bonneau,  intitulé « La table du pauvre », nous voyons  confirmées certaines de nos thèses concernant le statut de la viande, ce qui montre le végétarisme sous un jour assez différent de celui que l’on essaie de nous imposer actuellement.  On y apprend que l’ordinaire des pauvres est la soupe quotidienne, diversement agrémentée – d’où l’expression  « soupe populaire ». Les lentilles sont appelées la « viande du pauvre ». C’est dire qu’autrefois l’on ne se racontait pas autant d’histoires que de nos jours, où l’on fait volontiers de nécessité vertu.  L’on savait alors qui imitait qui. Le beurre noir servait  à donner du goût à ce qui n’en avait guère. Autant de subterfuges qui sous tendaient la culture des pauvres. Se tromper et tromper sur la nourriture n’est-ce point là un apprentissage de l’escroquerie  sous toutes ses formes?
Cela nous conduit à nous interroger sur une certaine tension entre les sens au sein de notre sensorialité. Tel sens perçoit une chose, tel autre s’en fait une idée différente et ils ne tombent pas nécessairement d’accord. De nos jours, le sens du goût impose sa loi aux autres sens dans le domaine alimentaire. Ce qui compte,  c’est que cela soit « bon », entendons « bon au  goût » et on sait comment s’y prendre en ajoutant tel et tel ingrédient : herbes, sauces, poudres, sel, sucre, huile, mayonnaise et  j’en passe et des meilleurs.  A telle enseigne que le produit de départ devient une sorte de page blanche totalement neutre. Ce produit, ce sont les légumineuses, les féculents, les céréales mais en fait tout ce qui n’a pas bon goût, parce qu’avarié ou parce que pas assez mûr. Dans notre jeunesse, on nous avait ainsi habitué à manger d’office les pamplemousses avec du sucre en poudre, selon une sorte d’évidence, d’allant de soi.
Mais l’on peut tout à fait transposer ce schéma au niveau de nos « savoirs » que l’on prend comme un tout d’un seul tenant  à l’exemple du pamplemousse au sucre. A un certain stade, l’on risque fort, en toute circonstance, de voir qu’il y a un biais,  c’est  à dire quelque chose que l’on essaie de nous fourguer pour faire bonne mesure et pour que cela soit « mangeable ». Cela ne signifie d’ailleurs pas forcément que le produit en soi n’est pas « bon » mais qu’il ne trouve pas, tel quel, preneur. En astrologie, un de nos terrains d’élection,  nombre d’astrologues en « rajoutent » pour ne pas laisser leurs clients sur leur faim d’informations et ces additions parasitent le cœur du modèle astrologique. Tel de nos amis quand il nous reçoit chez lui ne cesse de nous proposer d’ajouter une ribambelle de « suppléments » au produit de base. Or,  il est clair qu’il est plus sain que le produit de base se suffise à lui-même et ne cache pas sa « vérité » car ce serait une prime à mettre sur le marché des produits de qualité de plus en plus médiocre et cela vaut aussi pour les personnes. Donner à un imbécile un texte intelligent à lire, à interpréter et on  trompe son monde. (cf.   le film Les Dames du Bois de Boulogne)..
On dit que l’habit ne fait pas le moine : nous traduisons, tout « habillage » d’un produit, d’une personne est suspect, sent la supercherie ou en tout cas la favorise, voire l’encourage.  Notre sens du goût, quand il est flatté, nous conduit à ingurgiter les choses les plus douteuses en ce que nous trompons nos propres défenses. C’est pourquoi c’est bien toute idée d’addition qui doit être combattue, dénoncée.  La virginité du produit est à exiger, sa « nudité ». Si un produit n’est pas suffisant par lui-même, il vaut mieux le rejeter et exiger à ce que l’on améliore le produit non pas de l’extérieur mais de l’intérieur, non pas en aval mais en amont, ce qui ne correspond pas au même métier, au même savoir-faire.
Au niveau épistémologique, nous dirons que la science progresse en prenant conscience de certaines combinatoires que l’on avait un peu vite pris pour des évidences.  Détecter les supercheries, les faux semblants  est une qualité précieuse pour un chercheur.
Donner du goût aux choses, c’est tout un art, qui est probablement au cœur de toute culture. La culture serait basée sur une entreprise de tromperie qui servirait de ciment social. Car l’important n’est-il pas que les gens  prennent des vessies pour des lanternes et  ne prennent pas conscience des inégalités dont ils sont victimes, les « riches » ayant dès lors à avoir « mauvaise conscience ».  Si les pauvres s’imaginent que le végétarisme leur donne « bonne conscience », qu’à cela ne tienne. Qu’ils y croient  car cela évite de se rendre compte d’un certain abrutissement que l’on subit et que l’on assume.  Il n’est donc pas étonnant que le végétarisme s’accompagne souvent de croyances superstitieuses, de pratiques de savoirs indéfendables et qui ne sont « sauvés » que par quelques additions judicieuses.
Etonnamment, nous avons ainsi une série de binômes assez pittoresques avec d’une part  un élément « neutre «, insipide, sans goût  et de l’autre une série d’ingrédients que l’on ne saurait non plus consommer seuls. On ne va pas manger du sel sans rien tout comme l’on ne va pas manger de la semoule sans rien.  C’est le cas du sandwich au saucisson : pas de pain « sec », pas de saucisson seul, mais une combinaison des deux qui donne le change ! Tout cela venant à la place d’un produit qui se suffit à lui-même et qui se consomme sans additif.
Nous avons la  faiblesse de croire que  si l’on prend de bonnes habitudes alimentaires, l’on finit par développer un certain esprit critique sur le plan intellectuel.  De même celui qui  n’a cessé de se bourrer, des années durant, de toutes sortes de produits plus ou moins toxiques (médicaments, drogues, alcools, tabac  etc.) peut-il  avoir une  tête « bien faite » et pas seulement « bien pleine » ?
Il  y aurait donc un combat des sens, celui du goût étant celui qui aurait le profil le plus problématique, le plus « trompeur ». Mais à quel sens se fier ? La vue peut être leurrée, d’où le « trompe l’œil ».  L’ouïe peut tout à fait être bernée par  le      « souffleur ». L’odorat  est souvent le complice du goût mais il lui est possible de discerner des odeurs suspectes que le goût ne parvient pas à masquer. La vue d’un produit permet aussi de se défendre contre certaines manigances. Les melons et les pastèques peuvent profiter de notre ouïe pour « deviner » leur état intérieur, quand nous les tapotons.  Il semble qu’il faille que tous ces sens travaillent de concert et aient tous leur « mot » à dire.
 
 
JHB
30.06/13

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La dépendance

Posté par nofim le 30 juin 2013

Le rôle des savoirs et le phénomène de dépendance
Par  Jacques  Halbronn
 
La possession- ou du moins la revendication, l’affirmation- de savoirs – d’ethno-savoirs dirait Harold Garfinkel- est  toujours plus ou moins un signe de dépendance et donc de compensation d’un sentiment plus ou moins fondé  de manque, d’un certain « complexe » d’infériorité. Tout savoir est une addition, un complément,  un « renfort », une prothèse. Ceux qui sont pris dans une telle problématique  regardent d’ailleurs ceux qui y échappent- ou semblent y échapper-  avec une certaine perplexité.
Il est donc assez facile de diagnostiquer les personnalités dépendantes,  marquées par un syndrome d’incomplétude et qui s’accrochent à  des techniques, à des outils, sans lesquels ils se sentent perdus,  et sans lesquels, croient-ils, il n’est pas de salut.  D’où  des rapports sociaux  qui s’articulent volontiers sur le partage des savoirs et de leur apprentissage. La quête de savoir crée du lien social,  on est passé par la même formation, le même moule. A contrario, ne pas  être en demande de « savoir » tend  à isoler.
On pourrait croire naïvement qu’il faut juger sur pièces de ce que vaut le travail des uns et des autres. Mais, en réalité, l’on s’en tiendra à la maîtrise du dit savoir, à la leçon bien apprise.  Car là on peut parler, on peut comparer puisqu’il  y a une référence commune, un modèle à  reproduire. On communie et communique par le biais du handicap.
Inversement, celui qui se suffit à lui-même, qui trouve en lui-même les ressources nécessaires – l’autodidacte- risque de manquer de ce « lien », de ce support  qui est gage d’une langue commune, d’une expérience partagée.
Or, il importe d’apprendre à gérer un tel paradoxe qui veut que les moins doués fassent bloc face aux plus doués, plus isolés puisque moins dépendants.
Notre société surévalue le rôle des  savoirs qui s’acquièrent et oublie l’enjeu que représente l’éveil des dons « naturels », innés,  ce qui passe par une découverte de ses propres facultés « internes ».  Opposition entre le monde intérieur et le monde extérieur : lequel domine, régit l’autre, lequel se soumet  à l’autre ?
Deux stratégies s’opposent ici  et l’Humanité se trouve  à la croisée des chemins.
Bien évidemment, les savoirs en question  sont souvent surévalués, surfaits, douteux mais leur apprentissage scolaire  n’en tient pas moins lieu de lien social.  Nous avons montré dans de précédents textes le rôle social joué par la science par-delà la question du vrai et du faux. Quelque part,  le progrès scientifique  est l’occasion pour les plus doués de reprendre le pouvoir par rapport aux moins doués, de les déstabiliser dans leurs acquis qu’ils croyaient définitifs et totalement  fiables.
Toute dépendance est débilitante car elle se paie d’un manque de travail sur soi-même, d’exploration de son monde intérieur. Or la source du génie humain est à l’intérieur de la personne et non au sein d’un collectif, ce dernier étant dépendant de la dite source, de l’irrigation qu’elle produit. La plupart des « savoirs »  sont inadéquats, ils correspondent à des situations ponctuelles que l’on voudrait faire perdurer au-delà des limites prévues et prescrites.
Avec l’informatique, il deviendra paradoxalement  plus facile de distinguer la copie de l’original.  En effet,  chaque fois que quelqu’un exprimera quelque chose, on saura très vite  si c’est vraiment nouveau ou pas en comparant avec tout ce qui a été produit jusque-là et ce dans tous les domaines. L’imposture sera de plus en plus facilement détectée et l’on saura rendre à César ce qui est à César.
Le passage par un savoir extérieur quel qu’il soit est un pis-aller. En fait, la « culture »  doit être transcendée intérieurement  par la création. Elle doit susciter une recherche intérieure et ne pas se réduire à une imitation servile, à un copié-collé, à une compilation.  D’où l’importance de ne pas abrutir l’enfant en le décourageant de se fier à sa propre perception, ce qui en fera un « éclopé » à vie, prisonnier de savoirs dont il ne parviendra pas à s’émanciper et dans lesquels il se complaira.
Il faut apprendre à apprécier ce qui est  vivant, ce qui est spontané et ne plus se contenter de ce qui est réchauffé et factice.  Faute de quoi, l’Humanité  tombera sous la coupe des « savoirs », des techniques, des machines et n’attendra plus rien  de l’ici et maintenant, comme si le génie avait fait long feu et ne pouvait plus être célébré qu’au passé.
JHB
29. 06.13

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Les séries astrologiques : planètes, maisons, signes

Posté par nofim le 22 mars 2013

Pour  subdiviser un cycle, l’on aura recouru, en astrologie, à divers emprunts à des séries comportant une certaine temporalité. Avec le temps, la  conscience de tels emprunts s’est estompé chez les usagers de l’astrologie ainsi souvent que leur cohérence, ce qui va souvent de pair. On a en outre fini par mettre sur le même pied les fondamentaux de l’astrologie avec des subdivisions aléatoires et qui n’avaient qu’une fonction indicative très relative.

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jacques Halbronn La prévision en astrologie et la question des orbes

Posté par nofim le 16 avril 2021

La prévision en astrologie et la question des orbes

par

 

Jacques Halbronn

 

 

Le multiplanétarisme est-il compatible avec la notion de cycle ? L’astrologie multiplanétariste est constamment soumis à la tentation de passer d’un cycle à un autre, d’une planète à une autre et comme nous l’expliquait Roger Héquet, une configuration doit être extrémement précise car son espace-temps est limité du fait même de la multitude de facteurs en lice . Le multiplanétariste va se forger une certaine conception très ponctuelle du cycle en mettant en avant une exigence de précision à satisfaire et à respecter, ce qui peut aller jusqu’au jour même..

A contrario, l’astrologue monoplanétariste.. va développer une autre approche. Il n’a pas une ribambelle de facteurs à gérer et c’est comme s’il avait un enfant unique dont il pourrait s’occuper à plein temps. On conçoit que la notion de phase prendra alors un tout autre sens et sera bien plus extensive, ce qui se fera certes aux dépens de la « précision » revendiquée par l’astrologue « multifactoriel ».

Le cas d’André Barbault illustre certaines difficultés pourpenser correctement la cyclicité. Dans le numéro de la revue Destins de janvier 1954, Barbault concluait que l’année 1953 avait été marquée par la conjonction Saturne -Neptune mais que l’année 1954 le serait par la conjonction Jupiter-Uranus (en cancer). Autrement dit, l’impact de Saturne-Neptune se trouvait cantonné à 1953 alors que ce cycle dure 36 ans ! Certes, en 1964, Barbault mettra en avant l’opposition de Saturne à Neptune, sur l’axe Gémeaux Sagittaire. (La crise mondiale 1965, Paris, Albin Michel, 1964). Autrement dit, deux sons de cloche.On finit par ne plus très bien comprendre comment Barbault procédait à l’époque, avant de passer à son indice cyclique, en 1967 où il regroupe les cycles de 5 planètes « lentes » (Les astres et l’Histoire, Pauvert, 1967) en un seul et même graphe.

A ne pas prendre de marges, Barbault aura manqué deux événements majeurs liés à la conjonction Saturne Neptune (en fait au cycle de Saturne comme nous l’avons expliqué ailleurs (cf sur Nofim.unblog.fr). S’il avait adopté une certaine orbe, Barbault aurait pu explique la formation de l’Union Européenne avec le dit cycle, au cours des années 1954-57 (CECA, Traité de Rome) mais encore eut-il fallu qu’il précisât par quelles phases passait le dit cycle, centrifuge ou centripéte, ce qui constitue selon nous la dualité cyclique. Et en 1989, Barbault aurait pu englober dans le cycle Saturne-Neptune l’effondrement de l’URSS, événement autrement plus important que la chute du Mur de Berlin. Mais Barbault allait se précipiter prématurément sur cet événement correspondant à la date de conjonction des deux planètes au lieu d’attendre ce qui allait advenir par la suite et il faudrait vérifier comment Barbault a expliqué astrologiquement le démantèlement de l’URSS qui suivit ce qui n’était qu’un signe avant coureur, probablement en se servant d’un autre cycle, d’une autre combinaison astrale, multiplanétarisme oblige..

Or, la tradition astrologique a prévu un tel temps d’attente avec le semi carré et le sesqui carré qui reportent,repoussent les échéances. En Allemagne, au début du siècle dernier, on a introduit la notion de mi-point, à savoir un temps intermédiaire, ce, qui là encore donne de l’air à la prévision.

Par ailleurs, l’on sait bien qu’une saison ne bat pas son plein lors d’un équinoxe ou d’un solstice et qu’il suffit d’observer comment les choses prennent progressivement tournure, s’amplifient. Pourquoi ne pas admettre que l’on a ici affaire à un processus que l’on peut suivre dans son développement, dans sa croissance. Certes, l’on peut déterminer un point de départ, un commencement lors de la formation de la configuration mais il faut ensuite donner du temps au temps. Faute de quoi, l’on conduit l’astrologie dans le mur même avec le meilleur modèle qui soit parce que l’on ne sait pas s’y prendre !

Mais Barbault n’aura jamais cessé d’osciller. On nous parle de son cycle Saturne Neptune dont l’impact d’ailleurs, n’est nullement limité à la Russie – on l’ a vu plus haut à propos du « Marché Commun’ en Europe de l’Ouest. Mais au départ (cf ses articles dans les Cahiers Astrologiques et dans son bulletin Astrologie Moderne)il s’intéresse à 4 planètes – deux « rapides » Jupiter et Saturne (12 et 28 ans et deux « invisibles », Uranus et Neptune, aux cycles sensiblement plus longs -84 et 165 ans) et on a vu comment il voyait les choses en 1954. Mais dix ans plus tard, ce sera surtout le cycle Saturne- Neptune qui l’intéressera.D’ailleurs, Barbault faite le grand écart ; d’un côté un cycle Saturne-Neptune qui ne concernerait que le destin de l’URSS, née en 1917 sous ces auspices et de l’autre un indice cyclique censé impacter le monde dans sa totalité  comme il l’annoncera pour 1982-83, changeant son fusil d’épaule pour revenir in extremis à Saturne-Neptune après la chute du Mur de Berlin, fin 1989.

Le probléme de Barbault, c’est qu’en astrologie multiplanétaire, il n’est pas nécessaire de baliser un cycle de bout en bout, et donc Barbault reste sur une position, paradoxalement, d’un seul tenant sans nuancer ni décliner son propos prévisionnel ! Non seulement, il n’accorde pas d’orbe au cycle Saturne-Neptune, ce qui lui fait manquer ce qui va se passer dans les années qui suivent 1989 comme on l’a montré plus haut-mais en plus il ne prend pas la peine de regarder les signes zodiacaux où se forme la conjonction, ce qui lui aurait permis de ne pas mettre sur le même plan le climat « équinoxial » de 1953 et le climat « solsticial «  de 1989  à savoir des effets diamétralement opposés/

En conclusion, nous dirons que les saisons sont un bon modèle pour penser la cyclicité et que Paris ne s’est pas fait en un jour. Il y a un temps pour la conception et un temps pour la mise au monde et il ne faut pas les télescoper !

 

 

 

 

JHB

16 04 21

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Jacques Halbronn Astrologie et mémoire cyclique au prisme de Jupiter et de Saturne

Posté par nofim le 14 avril 2021

Astrologie et mémoire cyclique au prisme de Jupiter et de Saturne

 

par Jacques Halbronn

 

En 1976, dans notre première édition de Clefs pour l’Astrologie (Ed Seghers)nous avions traité des changements se produisant au niveau géographique, distinguant des périodes de concentration du pouvoir et d’autres de dispersion (pp. 158 et seq) En 1975, nous avions donné une conférence à Aalen (RFA) sur Saturne   ( congrès de la Kosmobiologische Gesellschaft-.) et le colonialisme, expliquant que lorsque Saturne passe dans un signe « solsticial’ (Cancer- capricorne), les Unions et autres fédérations sont menacées et qu’en revanche, lorsque Saturne passe dans un signe équinoxial (Bélier-balance) les résistances à la formation d’empires déclinaient., Nous avions notamment été frappés par le démantélement de l’empire colonial français, dans les débuts de la Cinquième République. On en trouve une bonne illustration en 1989, quand Saturne arriva en capricorne, en février puis à la mi- novembre 1988, chaque phase durant 7 ans…Cette année 1988 figure sur notre « grande courbe » de Saturne (cf aussi la nouvelle édition des Clefs, en 1993, p. 135 où ne gardions plus que Saturne) Dans Clefs 1976, nous consacrâmes une étude à la période 1937-1973, faisant alterner dans notre graphique, les périodes équinoxiales et solsticiales de Saturne. C’est dire que les événements de 1989-91 qui ébranlèrent le bloc communiste s’inscrivaient dans le schéma solsticial saturnien de démembrement (fonction M(ultiplicité) par opposition à fonction U(nité) des ensembles politiques. A cette époque, André Barbault était surtout occupé par son indice cyclique et intégrait Saturne dans un bouquet de cinq planètes (cf Les astres et l’Histoire, Pauvert 1967 et le Pronostic expérimental en astrologie, Payot 1973), comme s’il avait voulu faire entrer cette planète dans le rang, renonçant ainsi à la mettre en vedette, peut être pour marquer son désappointement à son égard, à la suite du fiasco prévisionnel de l’opposition Saturne-Neptune (cf La crise mondiale 1965, Paris, Albin Michel 1964) Etrangement, en 1993, nous avions amorcé un monoplanétarisme axé sur Sature qui aboutirait l’année suivante à la parution de notre Astrologie selon Saturne.

Toutefois,il nous manquait un substrat théorique pour rendre compte de cette alternance de « M » et de « U ». (étrangement notre association s’appelait depuis 1975 le MAU)

Ce n’est que récemment que nous avons trouvé une « clef », à savoir la problématique de la mémoire, en distinguant les phases « amnésiques » et les phases « hypermnésiques ». Peu à peu, la lumière se fit dans notre esprit « mais bien sûr ! »/ La phase de démembrement ne pouvait que correspondre à une période d’hypermnésie  lorsque chaque composante d’un empire, d’une union, se souvient de son passé , de son histoire, ce qu’elle avait peu ou prou mis de côté en période « amnésique ». L’avantage d’un tel progrès théorique tenait à la perspective d’un rapprochement possible avec les processus cérébraux, notamment autour de l’hypocampe, aire liée aux fonctions mémorielles.

Il serait en effet tout à fait déterminant si l’on pouvait prochainement démonter que le passage de Saturne (mais cela vaut aussi bien pour nos recherches liée à Jupiter) déclenchait une sur-activation ou au contraire une désactivation de la mémoire. C’est à notre avis la seule issue vraiment capable de « sauver » la cause de l’astrologie par le biais des neurosciences, bien plus que par quelque prévision flamboyante.

Notre travail, on l’a dit, ne se limite pas au cycle de Saturne qui reste limité à l’astrologie « mondiale ». Et c’est précisément, à partir du cycle de Jupiter, à l’échelle individuelle, personnelle que la dialectique mémorielle nous est apparue, à savoir que certaines personnes traversaient des périodes alternativement d’amnésie et d’hypermnésie dans leur rapport à leur histoire Passée. Rappelons en les principes : transit de Jupiter en carré au soleil natal, amnésie, départ d’un nouveau cycle et transit de Jupiter en conjonction ou en opposition au soleil natal, hypermnésie, et involution. On pense au yoyo.

Nous avons montré que le cycle Saturne-Neptune cher à Barbault était en fait un cycle purement saturnien et que c’était par coincidence que Saturne entrait dans des phases déterminantes de son cycle au moment où se produisait la conjonction avec Neptune. Notons ainsi que la durée de 36 ans du cycle Saturne Neptune correspond grosso modo à 5 sous- cycles de Saturne.

(5×7), ce qui explique qu’en 1953 (mort de Staline) Saturne était dans une phase U (en balance) et en 1989 dans une phase M.(en capricorne) avec donc des effets totalement différents, ce que n’avait pas précisé Barbault, pour qui une conjonction Saturne-Neptune ne pouvait que ressembler à une autre conjonction Saturne-Neptune, dès lors qu’il ne prêtait aucune attention au signe où avait lieu une conjonction, ce qui l’aurait encombré, principe qu’il généralisera avec son indice cyclique à 5 planétes où il ne cherche même plus à différencier les planètes entre elles, pariant sur une approche quantitative. A l’inverse, dès 1975-76 nous avons pensé que le cycle d’une planète devait être structuré par les axes équinoxiaux et solsticiaux, ce qui nous conduira à une astrologie stellaire, sur laquelle Barbault avait très tôt décidé de faire l’impasse totale, au nom d’une orthodoxie astronomique qui sera aussi propre à un Jean-Pierre Nicola, préférant la combinatoire avec des planètes transsaturniennes, invisibles à l’oeil nu et inconnues de notre Humanité, ce qui contribuait à faire l’impasse, cette fois, d’avec l’anthropologie (, alors que Michel Gauquelin n’avait rien trouvé pour ce planètes « invisibles », le recours aux « nouvelles » planètes excluant la thèse d’une instrumentalisation par les sociétés antiques du cosmos connu !.(,cf notre texte, « La pensée astrologique », in L’étrange histoire de l’astrologie (nouvelle édition), avec Serge Hutin, Ed Artefact, 1986)..

 

JHB

14 04 21

 

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Jacques Halbronn LEs leaders et le critère de l’âge en milieu astrologique

Posté par nofim le 14 avril 2021

Les leaders et le critère de l’âge en milieu astrologique. Petite Statistique.

Par jacques Halbronn

 

La précocité ne serait-elle pas la marque des vrais leaders ? Cela expliquerait que des personnes de même âge n’auront pas connu la consécration des responsabilités importantes en même temps. Pour beaucoup, c’est plus l’approche de la cinquantaine que de la trentaine qui constituera un seuil. Ainsi, si l’on compare les carrières de Maurice Charvet (74 ans), Patrice Louaisel (né en 1949), Alain de Chivré 74 ans), Yves Lenoble-74 ans et Jacques Halbronn 73 ans, le décalage apparaît assez flagrant. Tous les cinq naissent dans les années 1947-49. On ajoutera Hervé -Patrice Guinard et Denis Labouré tous deux nés en 1957 et âgés actuellement de 64 ans..

Le critère que nous mettrons en avant est celui de l’indépendance, c’est à dire lorsque l’on ne se met pas sous la houlette d’un autre leader.

Commençons par Yves Lenoble qui publie son premier ouvrage sur les cycles planétaires (dans le cadre de son association) en 1994 et organise ses premiers congrès en 1990. Il travaille chez Astroflash . A trente ans, Lenoble participe aux activités de Jacques Halbronn, tant au niveau des congrès que de sa revue Grande Conjonction.(1978)A la demande d’Halbronn, il donne un article pour les Cahiers Astrologiques en 1975. Il intervient au Colloque de 1989, à Paris..Il travaille avec Danièle Rousseau à l’époque de la Fédérration Française d’Astologie ( FFA) de Danièle Rousseau (1984 et seq). Enseigne à l’AGAPE dirigée par Solange de Mailly Nesle. En 2000, Lenoble rejoint la Fédération des Astrologues de l’Europe du Sud (FAES)

Nous dirons donc que Lenoble n’aura connu une période de véritable leadership qu’à partir de 1990 pendant la dernière décennie du Xxe siècle encore qu’Halbronn ait largement balisé la province pendant cette période ( Rouen, Montluçon, Angouléme, Dijon et Paris en 1995 et en 2004, congrès national – bien plus représentatif que ceux qu’il aura animé – auquel participe d’ailleurs Lenoble). Il est alors dans sa quarantaine., puisque né début 1947(il est presque le jumeau cosmique de Maurice Charvet, l’un étant né le 19 et l’autre le 9 du même mois de janvier .

En ce qui concerne Maurice Charvet, il a oeuvré longtemps dans le cadre du GERAS, fondé par Patrice Louaisel. Il en deviendra Président au début des année 80. puis il va démissionner en créant le CEDRA où il aura les mains libres en1986 qui bénéficie de la dissolution du GERAS., il entre alors dans sa quarantaine.. Mais il reste marginal au regard des colloques qu’Halbronn organise en 1986 à Amiens, à Paris en 1987, 88 et 89.

Il n’a alors encore publié aucun ouvrage. La revue Astralis du GERAS est son affaire (1982 et seq) avant et après la dite dissolution. Il participe à plusieurs congrès de Halbronn notamment sur l’enseignement astrologique en 1978 et en 1981 à Luxembourg dans le cadre de la Fédération Francophone lancée à Bruxelles en 1980. Il rejoindra la FAES. (Europe du Sud) de Dante Valente tout comme Lenoble, en 2000

Passons à Alain de Chivré. En 1983, il est choisi par Jacques Halbronn pour un congrès à Nantes où il officie. Il va ensuite rejoindre la Fédération de l’Enseignement Astrologique ( FEA)de Denise Daprey (FEA suscitée par Jacques Halbronn) en 1985, puis le RAO de Robert Jourda. (Rassemblement des astologues Occidentaux) Il fait sécession avec cette association pour créer la Fédération des Astrologues Francophones ( FDAF. On est en 1995 et en 1996, il organise un congrès à Nantes. En 1995, de Chivré à 47 ans. Il n’aura publié aucun ouvrage papier mais édité une traduction de Placidus.

Dans ce panorama de la réussite en tant que leader à 40 ans et plus, on ajoutera le cas de Patrice Guinard, né dix ans plus tard, en 1957 et dont le CURA fut fondé en 1999. Il a lors passé la quarantaine. En 2000, le CURA organise un Congrès à Paris avec le MAU de Jacques Halbronn. Il avait soutenu une thèse en 1993, sur l’astrologie. Il n’aura rien publié chez des éditeurs papiers avant son livre sur Nostradamus après 2010. Notons que le CURA reprend le terme universitaire, plus de 24 ans après le Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) de Jacques Halbronn Guinard participera à un certain nombre de colloques du MAU, comme à Nantes en 1983, à Angoulème en 1992 et Dijon en 1993

On comparera ces cinq cas avec ceux de Patrice Louaisel et de Jacques Halbronn, pourtant de la même génération et même un peu plus jeunes que de Chivré, Lenoble, Charvet.

Patrice Louaisel né en 1949, crée le GERAS au sein du CIA avant de lui conférer une pleine autonomie. Il fonde la revue Astrolab. Il sera surtout actif en province : à Oyonnax mais organise des colloques pendant plusieurs années (1977-78 etc). En 74, Halbronn participe à la revue et invite Louaisel à faire partie de ses Journées Internationales Astrologiques de Paris aux cotés du CEFA de Jean Pierre Nicola.(qui s’est séparé du CIA comme lui) En 1980, Louaisel intervient au Colloque MAU de Strasbourg. Louaisel avait soutenu une maitrise sut les astrologues et la marginalité.. En 1986, il est élu Président du GERASH mais démissionne très vite laissant à Halbronn, élu Vice Président, la même année, le soin de prendre le relais. Il est alors proche de la FEA de Denise Daprey.(rencontres de Pornic, juin 1986) On peut dire que Louaisel est devenu un leader significatif du milieu astrologique autour de ses trente ans.

Quant à Jacques Halbronn, sa carrière de leader au plein sens du terme est déjà bien établie quand il célébre son 30e anniversaire en décembre 77 en présence d’Yves Lenoble, alors que vient d’avoir lieu le Colloque sur l’Ere du Verseau (qui paraitra chez Albatros en 79). En 73, il était devenu Vice président du CIA . aux cotés de Paul Colombet. En 76, il avait fait paraître chez Seghers Clefs pour l’Astrologie. En 79, il soutient une thèse de doctorat sur Astrologie et Judaisme. En 78, il convoque un congrès international sur l’Enseignement de l’Astrologie. Il gagne en cette même année son procès contre André Barbault pour diffamation par voie de presse.On connait la suite…. Il est le seul parmi les cas étudiés à avoir publié chez des éditeurs reconnus.

Nous conclurons que les vrais leaders, de premier rang, doivent affirmer leur autorité avant leurs 30 ans et les leaders de second rang devront patienter jusqu’à 40 ans et plus pour parvenir à s’affirmer pleinement..

Pour terminer, abordons le cas d’André Barbault, né en 1921 et qui aura également connu une trentaine remarquable avec la publication chez Grasset en 1955, à 34 ans, de Défense et Illustration de l’Astrologie et la collections Zodiaque aux Ed du Seuil. Il est devenu l’un des Vice Présidents du CIA au début des années cinquante et responsable ,du bulletin ‘Astrologie Moderne », organisant chez lui des réunions, comme le rappelle Yves Lenoble.Son frère ainé Armand Barbault (alias Rumelius) lui uara apporté un soutien précieux. Cela dit, il ne deviendra jamais président du CIA en dépit de ses projets (1973) et ne se lancera pas dans la convocation de congrès. Sa carrière au niveau de l’astrologie mondiale commence vraiment en 1964 avec la crise mondiale de 1965. et en 1967 avec Les astres et l’Histoire. Il n’a aucun diplôme universitaire. Il correspond à l’âge jupitérien de 48 ans (4×12) Autour de ses 70 ans, il va connaître un rebond avec sa prévision pour 1989.C’est le troisième âge jupitérien. (72 ans)

 

 

 

JHB

24. 03 21

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Jacques Halbronn Le projet ASTROLOGIE VIP

Posté par nofim le 13 avril 2021

Présentation du projet ASTROLOGIE VIP

par Jacques Halbronn, le créateur du concept

 

 

Selon moi, l’avenir de l’astrologie consiste à occuper en priorité le créneau du conseil de leaders. En effet, le leader est l’interface entre le Cosmos et la Société. Cela aura été une erreur que de laisser croire que tout un chacun dépendrait directement des astres alors que ce sort est réservé à une élire, les VIP.

La formation des astrologues de demain visera à conseiller ces élites mais aussi à les étudier, à les suivre dans leur carrière.

Nos travaux débouchent sur un mode d’emploi très pointu du « fonctionnement » des leaders. L’Humanité aura été marquée par l’Astrologie à trois stades de son évolution et il importe d’aborder le leader sous trois angles. Les deux premiers stades  sont des données à  gérer  qui ne dépendent pas

du leader et qui touchent au fonctionnement de la Société. En revanche, au

troisième stade, le leader sera le maitre du jeu..

Premier stade, fondé sur les travaux statistiques de Michel Gauquelin (1928-1991) et qui détermine une typologie

planétaire s’articulant sur Mars, Jupiter et Saturne, à la naissance. Le premier stade traite du déterminisme soio-professionnel, des stratifications sociales. sur lesquelles le leader n’a pas prise

mais qu’il devra gérer.

Deuxième stade, autour de Saturne qui introduit des phases de 7 ans qui nous expliquent comment fonctionnent les sociétés, avec alternativement des tendances centrifuges et centripétes. Le deuxième stade nous renseigne sur l’évolution des mentalités en général.

Troisième stade, autour de Jupiter et de ses relations avec les position à la naissance du Soleil et de Jupiter .Ce troisième stade est celui qui fait jouer un leader un rôle capital avec des phases allant de 6 ans en 6 ans, avec une alternance de périodes de 3 ans à tendance amnésique et hypermnésique.C’est la base de l’astrologie « relativiste » en ce que le choix du leader peut changer l’impact cosmique.

Par ailleurs, le leader est marqué par le passage de Jupiter (dont la révolution est justement de 12 ans) tous les 12 ans sur sa position natale, ce qui rejoint le traitement du Zodiaque chinois, où l’on revient au signe de naissance. Les années clef sont 24 ans, 36 ans, 48 ans, 60 ans et 72 ans. Ce sont ces années où le leader exerce le plus fort impact autour de lui, il est alors l’homme de la situation et peut « faire des miracles » par son magnétisme.

 

C’est le rôle du DRH (direction des Ressources Humaines) de placer le « right man, at the right place, at the right time »  Le troisième stade est celui qui confère à l’Humanité le plus grand libre arbitre.

La formation des stagiaires vise à leur donner la maitrise de ces différents outils qu’ils veuillent devenir conseillers des « princes » ou observateurs -en tant que journalistes- de la vie des leaders..

Bien entendu, cette Astrologie peut donner lieu à des rubriques dans la presse mais en comprenant que les gens ne doivent pas étudier leur propre cas mais celui des leaders dont ils dépendent, puisque les non leaders ne dépendent pas directement des astres mais de ceux qui en dépendent.

Ce qui caractérise le leader, c’est que sa programmation est connue par avance et que l’on sait quand il passe d’une phase à une autre, ce qui lui permet, d’après sa programmation, de gérer un processus de bout en bout.

Trouver le bon leader au bon moment, tel est le rôle des personnes ayant suivi la formation de l’Astrologie VIP.

 

Copyright Editions de la Grande Conjonction. Avril 2021

 

 

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jacques Halbronn L’astrologie et la notion de crise, d’événement

Posté par nofim le 13 avril 2021

 

L’astrologie et la notion d’événement.

 

par Jacques Halbronn

 

Selon nous, le vrai leader doit être capable de disposer en quelque sorte de l’antidote à ses entreprises, quelles qu’elles puissent être.C’est pour cette raison qu’il vit alternativement dans l’amnésie et dans l’hypermnésie, l’une lui permettant de renouveler les choses autour de lui, sans être encombré par le passé tandis que l’autre lui enjoint de ne pas faire table rase, ne pas brader les acquis. De la sorte, le « bon » (right) leader pourra contrebalancer,le moment venu ce qui aura été généré par telle ou telle phase.

En ce sens, rien ne sera vécu comme définitif dans ses actions. Il saura toujours y remédier dans un sens ou dans un autre. C’est selon. Le bon leader est comparable à un bon mécanicien capable de démonter un moteur mais aussi de le remettre en état, le moment venu. Inversement, un piètre leader fait penser à un « apprenti sorcier » se lançant dans des opérations dont il n’a pas la maitrise, par manque d’expérience, prenant des risques inconsidérés, de façon irresponsable, au sens de ne pouvoir « répondre » des effets de ses actes. C’est un médiocre cavalier qui saurait exciter sa monture mais se révélerait incapable de la calmer  à point nommé.

C’est en ce sens que nous mettrons en doute la notion d’événement fatal, de crise car ce sera toujours de la faute du leader si l’on devait en arriver jusqu’à ce point.Il n’aura pas su rebondir, reprendre la situation en mains.

La question que nous posons à l’astrologie est fonction de telles interrogations. C’est en cela probablement que l’on distinguera le vrai leader et le faux leader qui n’a pas la programmation adéquate pour boucler un cycle de bout en bout, qui sera largué tôt ou tard, comme un cavalier ne tenant pas sa monture.Le faux leader n’aura pas le bon timing.

Prenons l’exemple de Gorbatchev et des événements de 1989-1991 qui affectèrent successivement les pays satellites puis l’Union Soviétique elle-même. D’ un point de vue cyclique, toute politique est valable pourvu qu’on en contrôle le dosage. On peut ainsi lâcher la bride pour un temps avant de reprendre le contrôle de la situation, les plaisanteries les meilleures étant les plus courtes.Tout a un temps (Ecclésiaste). Or, tout indique que Mikhael Gorbatchev aura été « débordé »  et que la Glasnost, la Pérestroika sont parties en roue libre.

En astrologie relativiste, une configuration en « mondiale » dépendra de la qualité du leader se trouvant sur place. En d’autres termes. Si le leader est à la hauteur, toute crise sera aplanie et donc rendue moins mémorable. Le mot crise, en effet, ne signifie pas en soi un échec.

Wikipedia :

. « Les quatre principaux (sens) étaient : « action de distinguer », « action de choisir », « action de séparer » et « action de décider ». Du quatrième sens découle un sens médical : « phase décisive « 

C’est comme si l’on annonçait un accident parce que tel virage est délicat à négocier. Est ce que l’astrologue doit « parier » sur la maladresse du leader pour que l’accident en vienne à se produire  alors qu’il aurait pu être évité. ? Autrement dit, ce qui eut lieu dans les années1989-91 aurait pu se passer de façon moins dramatique . Rappelons que pour nous ce qui se produisit alors est le fait de l’entrée de Saturne en capricorne (à la fin de l’année 1988), donc en signe solsticial, ce qui augurait d’un risque de voir jouer des forces centrifuges. Certes, il fallait faire avec et au mieux et attendre que le vent tourne lors du passage de Saturne en signe équinoxial, sept ans plus tard, soit dans le signe du bélier. On aura compris que quelque soit le climat,il ne s’éternisa pas. Il faut gagner du temps,laisser du temps au temps. Même sans connaître l’astrologie, le vrai leader sens ces choses là et agit en conséquence.

En conclusion, et cela pose des problèmes d’ordre déontologique, l’on peut certes parler de phases et de tendances mais tout cela doit s’inscrire dans une cyclologie, doit s’enchainer. L’astrologue doit décrire et annoncer les enjeux, les défis, les risques mais il ne doit pas parier sur des effets catastrophiques qui sont souvent les seuls qui restent dans les mémoires. En ce sens, il s’agira, à l’avenir, d’adopter une approche plus fine, plus subtile du cours des choses sans attendre des manifestations spectaculaires. On sait que l’on a échappé à plusieurs reprises à de graves crises mais on l’apprend souvent avec retard, au vu des archives et en ce sens, il n’est pas souhaitable de juger ce qui se passe trop à chaud. Plus l’astrologie sera admise notamment en politique et paradoxalement plus elle aura affaire à des situations en demi teinte qui seront moins convaincantes. C’est bien là le problème d’un prophète comme Jonas qui mettait en garde Ninive, dans la Bible, ce qui conduisit à éviter, à limiter les dégâts. Heureusement, si l’on peut dire, pour les astrologues que l’on n’en est pas encore là et que les apprentis sorciers ne manquent pas.

 

JHB

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jacques Halbronnn Observations autour de ses 2 thèses de 1999 et 2007 sur le prophétisme .

Posté par nofim le 12 avril 2021

Observations autour de  ses deux thèses de 1999 et 2007 sur le prophétisme

par Jacques Halbronn

 

Les deux thèses couvrent respectivement 1200 pages et 950 pages environ.  Ce sont des « pavés » chacun en trois tomes. Le travail que nous nous proposons de produire ici en quelques pages vise à constituer notamment une introduction à leur lecture mais aussi à nous réapproprier une somme dont nous avons parfois tendance à vouloir nous délester, ce qui permet de se vider pour d’autres entreprises. Mais il vient un temps où, par une phase d’hypermnésie dont nous avons traité ailleurs, le besoin se fait sentir de faire le « tour du propriétaire ». En route, donc, pour la visite de ces deux « monuments ». qui font pendant à nos publications proprement astrologiques et à d’autres d’ordre linguistique (cf sur SCRIBD), constituant ainsi comme un triptyque sans parler du projet en cours qui dépasse nettement les 1000 pages

 

 

I la thèse d’Etat de 1999 Le texte prophétique en France . Formation et fortune (paru aux Presses Universitaires du Septentrion). Il recouvre une période de plusieurs siècles, soit de la fin du Xve siècle jusqu’au début du Xxe. On est donc dans la longue durée.. En quelque sorte, il atteste de la permanence et l’entretien d’une certaine fièvre prophétique tout au long en mettant notamment l’accent sur les modes de recyclage des textes de notre corpus. De cette thèse sortirent plusieurs publications  papier dont six en particulier :

Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus

Le sionisme et ses avatars au tournant du Xxe siècle

qui forment le diptyque intitulé : Prophetica judaica (ed Ramkat 2002) respectivement autour de Michel de Nostredame et de Theodor Herzl.

et Papes et prophéties. Décodages et Influence

(ed Axiome 2005) sur la prophétie de saint Malachie (ou des papes)

plus deux  études parues dans la Revue Française d’Histoire du Livre entre 2011 et 2015

« De la Pronosticatio de Lichtenberger au Mirabilis Liber parisien », Revue Française d’Histoire du Livre, n° 134 (2012)

.

« Histoire des Livres d’Heures. La fortune du Kalendrier et Compost des Bergers en Angleterre et en Italie autour de 1500; » Revue française d’histoire du livre, numéro 136 (2015)

 

L’accent était mis sur les contrefaçons antidatées qui sont un des traits les plus notables de la littérature prophétique.Quelque part, nous rejoignions ainsi notre thèse de troisième cycle de 1979 -soutenue 20 ans plus tôt parue en 1985 sous le titre « Le monde juif et l’astrologie. Histoire d’un vieux couple ». Au prophétisme biblique faisait ainsi pendant un néo-prophétisme.

Nous  avions  dans ce sens crée des outils, à savoir le chronème et le chorème.

L’un pour fixer les dates de publications dans une fourchette de temps (chronos)

et l’autre  en vue de déterminer  qui tenait tel discours et à qui cela s’adressait.

II Le post doctorat de 2007  Le dominicain Giffré de Rechac (1604-1660) et la naissance de la critique nostradamique au xVIIe siècle.

Ce travail se voulait en principe bien plus circonscrit, borné dans le temps et centré sur Nostradamus et non sur un corpus prophétique bien plus foisonnant même si le dossier Nostradamus figurait déjà dans la thèse d’Etat, notamment en son tome III.. A la différence de la Thèse d’Etat, les publications dérivant du post doctorat et le complétant sont sur Internet cf le site propheties.it.  sauf

« Vers une nouvelle approche de la bibliographie centurique », in Revue Française d’Histoire du Livre, 2011)

Le titre même de l’ouvrage paru anonymement de ce Dominicain était tout un programme : « Eclaircissement des véritables quatrains ». En pratique, on glissait du XVIe siècle vers le XVIIe et d’ailleurs, notre approche de Nostradamus était axée sur la fin du XVIe siècle -temps de la Ligue – bien plus que sur son milieu pour ceux qui s’en tiendraient aux dates indiquées sur les éditions (1555, 1557, 1568), un XVIIe siècle que nous avions déjà abordé autour de Jean-Baptiste Morin et de Nicolas de Bourdin à propos de la décennie 1650. (cf nos éditions de 1975 et 1993, à 18 ans d’intervalle), étant venu en quelque sorte du XVIIe vers le XVIe, étant au fond plus dix – septiémiste que seiziémiste.

Nous avions évidemment pour tâche de préciser l’identité de l’auteur de cet Eclaircissement de 1656. Il nous fallut retrouver la trace du manuscrit conservé aux Archives Nationales. En vérité, notre approche était marquée par un travail critique que nous avions nous mêmes engagé sur le sujet et le dominicain nous apparaissait comme une sorte de précurseur de la « critique nostradamique », comme l’indiquait l’intitulé même du post-doctorat ; Or, le XVIIe siècle était aussi celui de la naissance de la « critique biblique « .

Au bout du compte, ce post doctorat entendait exposer toute la problématique de la critique « nostradamique » telle qu’elle nous apparaissait au début du XXIe siècle en remontant jusqu’au XVIIe. Autant dire que quelque part, nous rejoignions ainsi l’esprit de notre thèse d’Etat sur la longue durée. Au demeurant, le titre de la thèse « naissance de la critique nostradamique » s’avèrait assez ambigu en ce qu’il entendait « remonter » jusqu’au dominicain pour y déceler des prémisses d’une critique qui se déploierait jusqu’à nos jours et non pas se cantonner à l’oeuvre de Giffré de Réchac..

Cela dit, nous nous sommes intéressés aux quatrains des almanachs qui précédèrent et

inspirèrent ceux des Centuries. Si les premiers n’avaient pas existé, nul doute

que l’on n’aurait point songer à en  fabriquer en masse d’où un projet de 1000

quatrains. Cela montre que Nostradamus était devenu célébre par le truchement

des quatrains des almanachs et non par ceux des Centuries qui n’avaient pas encore

vu le jour à sa mort.

L’ambiguité de notre post doctorat tenait, on l’ a dit, au fait que nous nous en étions pas tenus à l’oeuvre du seul dominicain. Dans d’autres domaines, notre démarche aurait pu sembler tout à fait banale dans la mesure où l’on était en mesure de signaler divers ouvrages s’étant succédé appartenant au courant étudié. Mais, ici, le cas de figure était différent dans la mesure où une grande partie du dit courant correspondait à nos propres recherches !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

12.04 21

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jacques Halbronn Précession des équinoxes et astrologie stellaire

Posté par nofim le 12 avril 2021

Précession des équinoxes et astrologie stellaire

par Jacques Halbronn

 

Dans quel contexte découvrit-on le phénoméne de la précession des équinoxes (cf article Wikipedia)? On l’associe généralement à l’astronome grec Hipparque.(-130)

Mais pour effectuer cette déceouverte, encore fallait-il qu’il ait existé quelque motivation.

Cette motivation, c’est l’astrologie stellaire consistant à associer le point vernal (équinoxe de printemps) avec une certaine étoile fixe selon le principe que tout ce qui se produisait ici bas, dans le monde sublunaire, devait avoir une correspondance dans le ciel.

Dès lors, l’on peut comprendre que l’on ait pu observer que l’étoile correspondant à ce point vernal changeait. Autrement dit, on aura fini par oublier un tel principe consistant à associer par exemple le soleil natal avec une certaine étoile fixe, laquelle joue le rôle d’interface entre le Ciel et la Terre en ce qu’elle ‘fixe » la mobilité des planètes.. C’est pourquoi dans notre astrologie stellaire, nous disons que le transit ne se fait pas entre une planète dans le ciel et une planète dans le thème mais du fait d’un aspect de la planète dans le ciel avec l’étoile fixe correspondant à la planète dans le thème. La constellation ne joue ici qu’un rôle de contenant d’un certain ensemble d’étoiles fixes. Dans l’ouvrage que nous avons dirigé qui est sorti en 1979 (Ed Albatros) intitulé « Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau », ces questions ont été abordées par différents chercheurs comme Robert Amadou et Fernand Schwartz mais sans se référer à une astrologie stellaire qui selon nous est le moteur et le vecteur de cette problématique.

 

Dans Clefs pour l’Astrologie (Ed Seghers 1976) nous avions élaboré un système qui ne fait sens que par rapport à l’astrologie stellaire mais la question n’avait pas été présentée sous cet angle, à l’époque.(cf aussi Astroologie Sensorielle, Cosmopolitan, décembre 1976) . Nous avions pointé les dates où telle planète passait sur l’axe équinoxial ou sur l’axe solsticial sans proposer l’interface stellaire comme nous le faisons désormais. Dans L’Astrologie selon Saturne, parue en 1994, nous avions circonscrit une certaine zone du zodiaque (dans la deuxième partie du signe des poissons et débordant sur le début du signe du Bélier) mais sans évoquer le paramètre stellaire si ce n’est que par la suite, nous avions pensé que faute de planète à tel endroit du ciel, il fallait envisager la présence de quelque étoile fixe et nous avions mis en avant les 4 étoiles fixes dites royales qui avaient l’avantage d’être du même nombre que les deux solstices et les deux équinoxes additionnés. Ce n’est que plus tard que nous avons admis que toutes les étoiles zodiacales, c’est à dire faisant partie des constellations dites zodiacales pouvaient intervenir à tour de rôle pour sous tendre la présence du soleil natal, notamment.

On a reproché aux étoiles fixes de ne pas appartenir au système solaire mais selon nous, la dimension visuelle doit être ici déterminante si l’on se place dans la posture de l’observateur terrestre du ciel « instrumentalisant » le Ciel (cf La pensée astrologique, in L’Etrange Histoire de l’Astrologie, avec Serge Hutin, Paris, Artefact, 1986).

En ce qui concerne l’Ascendant, celui-ci ne fait d’ailleurs sens qu’au regard des étoiles fixes car le plus souvent, aucune planète ne figure à la naissance sur ce point que pourtant l’on qualifie de visible, d’où le terme « horoscope » qui le désignait autrefois.(Scope : voir en grec comme télescope)

L’astrologie sidéraliste n’aura pas pris la pleine mesure de la dimension stellaire de l’astrologie (cf Dorsan, Retour au Zodiaque des Etoiles, Dervy, 1980) en se polarisant sur la seule question du point vernal et de son décalage (ayanamsa, cf la revue de ce nom dirigée par Marie Delclos). Pour l’astrologie stellaire, les constellations n’ont aucune importance car l’intéressent les aspects (transits) des planètes aux étoiles fixes, dans les termes précisés plus haut. L’astrologie stellaire est une pièce essentielle du puzzle de la tradition astrologique.

Car contrairement à certaines apparences, le Zodiaque ne doit rien au cycle des saisons mais sa symbolique est directement dérivée de la symbolique des planètes associées à la division en 12 de l’écliptique.(cf notre article Astrologie de l’Encyclopaedia Universalis, 1994). Des interférences ont pu exister du fait que dans les Livres d’Heures et les almanachs, la symbolique des mois de l’année (cf les Très Riches Heures du Duc de Berry, notamment) est associée à celle des signes zodiacaux (cf le Kalendrier et Compost des Bergiers, fin Xve siècle) (cf notre article «  Réflexions sur l’influence et la place  du zodiaque sur les Livres d’Heures et les almanachs « sur NOFIM unblog.fr) La division en 12 de l’écliptique est en réalité marquée par les 12 rencontres soli-lunaires et c’est donc la division en 12 mois qui en dérive. D’ailleurs, les astrologues de l’Inde répartissent les étoiles fixes en 28 demeures (nakshatras) et non en 12, ce qui est évidemment liés aux 28 jours de la révolution de la Lune autour de la Terre.

 

JHB

12 04 21

 

 

 

 

 

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jacques Halbronn Réflexions sur l’iconographie astrologique des mois du calendrier

Posté par nofim le 12 avril 2021

Le grant calendrier & compost des bergiers, composé par le berger de la  grande montaigne. Auquel sont adjoustez plusieurs nouvelles tables &  figures | CALENDRIER DES BERGERS

 

Réflexions sur l’influence et la place  du zodiaque sur les Livres d’Heures et les almanachs

par  Jacques Halbronn

 

 

Commençons par citer un passage de notre article toujours en ligne « Astrologie » de l’Encyclopaedia Universalis que l’on peut considérer comme l’aboutissement de nos recherches bibliographiques, au début des années 90. Par la suite, nous nous concentrerons sur la bibliographie prophétique et nostradamique pendant une vingtaine d’années, le temps notamment de terminer une thèse d’Etat (Paris X Ouest) et un post doctorat (EPHE Ve section) sur ces questions, prolongés notamment par quatre études parues dans la Revue Française d’Histoire du Livre entre 2011 et 2015  sans parler d’une myriades d’articles sur les sites de Robert Benazra et de Mario Gregorio.

Le texte que nous reproduisons ci-dessous a probablement été la partie la plus contestée de tout l’article à telle enseigne que nous n’en avions jusqu’à présent pas pleinement exploité toute la teneur.

 

 

« Le rapport planète-signe avant Ptolémée »

(…) Le dispositif des domiciles planétaires transmis par le Tetrabiblos de Ptolémée nous permet de remonter au-delà, de par les incohérences symboliques qu’on peut y relever (..) Il apparaît que les affectations de Mercure et de Vénus ont été inversées, tout comme celles de Jupiter et de Mars avec lesquels (ces astres) sont respectivement en couple. Au lieu d’avoir Mercure en Gémeaux et en Vierge et Vénus en Taureau et en Balance on aurait eu d’abord le contraire.Avant d’avoir Jupiter en Sagittaire et en Poissons et Mars en Bélier et Scorpion, les rôles auraient été inversés. A l’appui de cette thèse, la référence mythologique et symbolique. C’est ainsi que les deux signes de Vénus, tels qu’ils avaient été conçus dans une période préptoléméenne correspondent bien à deux signes représentés par un couple et par une vierge (dans la Bible une jeune femme, ndlr) souvent accompagnée à la Renaissance d’une licorne aux valeurs phalliques : Car dans l’iconographie astrologique, les Gémeaux sont souvent campés comme un couple qui s’enlace (..)Dès lors,les deux signes de Mercure auraient d’abord été le Taureau (ou le bœuf, ndlr) et la Balance. Le premier est un animal de trait, il évoque le cheptel (capital), la seconde est un outil de mesure, de commerce, très mercurien. Si l’on passe à l’autre groupe, Mars, le dieu de la guerre devait mieux correspondre au départ avec l’archer (Sagittarius en latin) (..) Enfin Jupiter, le maitre de l’Olympe correspond au bélier (qui) était lié à Jupiter Amon, à tête de Bélier (…)Jupiter se transforma en aigle (en rapport avec le Scorpion, ndlr), qui fond sur sa proie comme un éclair pour ravir Ganyméde et l’amener en Olympe (..) Les signes sont des hypostases des planètes. »

Il y a plusieurs façons de commenter notre texte. On peut certes l’ignorer en disant que de toute façon la symbolique des mois de l’année a été recouverte par un dispositif géométrique qui n’en tenait pas compte à l’instar des Quatre Eléments qui ne « collent «  pas, dans plusieurs cas avec les animaux qui sont intégrés dans les triplicités respectives.. Il n’y aurait pas à rechercher de concordance.

Prenons le cas des Gémeaux et de l’Amour qui marque le mois de Mai et des fiançailles (cf les Très Riches Heures du duc de Berry)

Pourquoi aurait-on renoncé à affirmer la dimension vénusienne de ce mois ? L’iconographie est formelle à ce sujet.Or,dans le dispositif de la Tétrabible tout comme au niveau astronomique, Mercure et Vénus se suivent. Pourquoi les permuter ? Or, nous avons un autre cas de permutation également évoqué un peu plus loin dans notre article à propos cette fois du dispositif des exaltations ; « Il place le Soleil en Bélier et la Lune en Taureau.Il apparaît qu ’initialement c’était l’inverse, le Soleil occupant le Taureau, ce qu ’évoque le culte du dieu solaire Mithra, lié au Taureau » On ajoutera qu’il serait logique que le Soleil soit associé aux signes fixes formant le « tétramorphe ». avec le lion, l’aigle et l’homme. Mercure et Vénus auraient-ils été inversés comme les luminaires. ? Nous évoquions dans notre article une explication pour les luminaires : »Cela aurait tenu à la prise en compte de la précession des équinoxes qui aurait amené à constater que le point vernal se trouvait plutôt dans la constellation du Bélier que dans celle du Taureau » Dans ces conditions, est ce que cela n’aurait pas pu aussi se produire pour d’autres attributions comme celles de Vénus et de Mercure d’une part et d’autre part   de Mars et Jupiter ?Cette thèse est d’autant plus crédible depuis que nous avons montré que les domiciles et les exaltations avaient du figurer au sein d’un seul et même ensemble si l’on met Saturne de côté, permettant ainsi de rétablir la conformité astronomique des élongations de Mercure et de Vénus. En effet, selon nous, le dispositif devait comporter au départ pour les luminaires deux signes en domicile et deux signes en exaltation tout comme les autres planètes. Nous n’étions pas parvenus à ce niveau d’analyse lors de la rédaction du dit article

Récapitulons, nous avons dans le dispositif d’origine, deux séries de six planètes, l’une articulée sur le soleil en lion et l’autre sur le soleil en taureau. Ces six planètes se répartissent en trois groupes : Soleil -lune, Mercure-Vénus et Mars Jupiter. On nous objectera que l’on aurait pu aussi bien permuter soleil en lion et Lune en cancer que soleil en taureau et lune en bélier… Cela fait un peu désordre. Mais on peut admettre qu’une telle opération de réajustement n’aura pas été menée avec le maximum de compétence et de compréhension du système en place. Autrement dit, on aura interchangé les positions, créant ainsi un « mismatch » entre la symbolique des mois et celle des planétes, alors qu’au départ, cela devait concorder.

Selon nous, il nous semble que l’iconographie des mois ne soit pas la source majeure

de la symbolique zodiacale, que la source principale serait bien le dispositif des

maitrises planétaires,  même si celui ci est perturbé par des permutations.  Mais

il est également possible que certains rapprochements aient eu lieu entre les deux

séries comme l’attestent les almanachs eux mêmes qui font figurer les signes

zodiacaux en vis à vis des scènes mensuelles.

 

Annexes  iconographiques

Le grant calendrier & compost des bergiers, composé par le berger de la grande montaigne. Auquel sont adjoustez plusieurs nouvelles tables & figures | CALENDRIER DES BERGERS

https://www.latude.net/loc/en_US/pages/books/15285/calendrier-des-bergers/le-grant-calendrier-compost-des-bergiers-compose-par-le-berger-de-la-grande-montaigne- etc

 

JHB

12 04 21

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jacques Halbronn La tradition chinoise et les lacunes de l’astrologie « occidentale »

Posté par nofim le 11 avril 2021

La tradition chinoise et les lacunes de l’astrologie « occidentale »

 

Par Jacques Halbronn

 

Certains ont pu trouver étrange que nous nous focalisions sur Jupiter. Or, en Chine, On nous dit que Jupiter aura joué un rôle majeur :

 

«  Jupiter est particulièrement important car sa révolution, et non celle du Soleil, était utilisée jusqu’au milieu de la dynastie Han pour compter les années. Selon la religion traditionnelle, l’année chinoise qui commence appartient au dieu de cette planète, Taisui (太岁 / 太歲, tàisuì). Tous ceux qui sont du signe de l’année doivent lui faire une offrande au temple pour s’attirer ses bonnes grâces.( https://www.bibamagazine.fr/lifestyle/societe/astro-lhoroscope-chinois-a-la-loupe-34397.html)

 

 

Cela signifie que la Chine a conservé une pratique qui devait être au cœur d’une certaine astrologie que nous sommes en train de restituer et de reconstituer à cela près que pour nous cela ne concerne que les interfaces que sont les leaders entre Jupiter et la Terre.

Le texte que nous citons pose ces deux pôles que sont le Soleil et Jupiter. En Occident, le soleil est un marqueur en mesure de désigner notre focus par rapport au cosmos mais là encore, nous préférons réserver ce principe à une élite car l’organisation de la Cité sur le plan cosmique passe par un petit nombre de « channels ». En fait, Jupiter nous sert, dans notre Astrologie, à aspecter les positions natales du Soleil et de Jupiter. Dans le premier cas, nous avons des cycles de 6 ans car tout est axial : la ligne des équinoxes comme celle des solstices coupent un cycle en 2 parties égales. Dans le second cas, Jupiter transité par Jupiter correspond à un nouvel élan tous les 12 ans chez les leaders de premier rang et c’est d’ailleurs ainsi qu’ils se révélent, qu’on les reconnaît. Si ce n’était pas le cas, leur dynamique s’épuiserait et ne se renouvellerait pas.

Nous conseillons donc aux biographes de personnages particulièrement charismatiques et influents de se servir désormais de notre grille.

Par ailleurs, la Chine a conservé toute l’importance à accorder aux étoiles fixes et là encore notre astrologie « occidentale » se sera délestée de données éminemment précieuse. Avec les 27 ou 28 demeures lunaires, on n’a pas la tentation de relier le zodiaque avec les 12 mois de l’année tropique. Ce sont autant de groupes d’étoiles (plus d’une centaine au total) qui se répartissent tout au long du passage de Jupiter. Ces étoiles fixes sont regroupées en Inde en « nakshatras » et donc à la naissance notre soleil peut être associé à l’un d’entre eux. Pour nous, ces astérismes sont l’interface entre le thème natal et le cosmos et nous sommes sensibles aux astérisme stellaires qui nous correspondent, si nous appartenons aux personnes concernées. Autrement dit, plutôt que de dire que Jupiter transite notre thème natal, il est préférable de dire que Jupiter aspecte notre nakshatra natal, ce qui peut s’observer dans le ciel. On voit ainsi Jupiter se rapprocher ou s’éloigner de ce nakshatra ou l’aspecter en carré et en opposition, ce qui recoupe les notions d’équinoxes et de solstices également liés au plan stellaire.

Soulignons que le plan stellaire nous importe bien plus que les signes ou les constellations car ce qui importe ce sont les aspects entre deux points. Le plan stellaire n’est pas affecté par la précession des équinoxes qui est un faux probléme.

Ajoutons que la typologie zodiacale des Chinois ne nous

intéresse pas : nous ne tirons aucune information sur le caractère des gens d’après leur signe mais seulement des données cycliques et donc prévisionnelles.

Pour nous, la seule typologie valable en astrologie est liée au mouvement diurne, ce qui recoupe les résultats statistiques de Michel Gauquelin notamment autour de trois planètes, Mars, Jupiter et Saturne.(cf L’influence des astres 1955). L’astrologie cyclique, en revanche, n’a pas vocation à procéder à une quelconque typologie. Pour cette astrologie, le psychisme est voué à une cyclicité et il est possible que les leaders puissent être qualifiés de cyclotomiques puisqu’ils passent par une dualité au cours du cycle de 6 ans (axe des quadratures et axe Conjonction/ opposition). .

On aura compris que nous sommes en faveur d’un vecteur unique en astrologie, Jupiter venant activer périodiquement nos structures stellaires solaro-jupitériennes. Il importe que nous rétablissions un double niveau d’interface : celui des étoiles bien à tort évacué par la théorie barbaultienne du « cycle planétaire » et celui des leaders, qui sont la clef de l’astrologie mondiale -par le biais des transits- et là encore délesté par Barbault lequel croyait que l’astrologie mondiale ne devait pas dépendre du thème des leaders et émettre un signal univoque, ce qui lui permettait de tenter des prévisions sans connaître les astralités des personnalités en présence, pour un temps donné.

 

.

 

JHB

11. 04 21

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Jacques Halbronn Sur le passage d’un texte de Serge Bret Morel de 2017 sur l’astrologie

Posté par nofim le 11 avril 2021

Sur  le  passage d’un texte de Serge Bret Morel de 2017 sur l’astrologie « Traitement de l’information : croyance et scepticisme dans les recherches Google (+ biais de confirmation) »

par  Jacques Halbronn

 

On relève le passage nous visant directement que nous signale Google :

 

« Cinquième constat : La page de l’encyclopédie Universalis ne mentionne même pas la possibilité d’un zodiaque des constellations et on apprend qu’il y aurait des ères astrologiques ! Cette idée n’est pourtant défendue vraiment que par des astrologues, mais l’article astrologie de cette encyclopédie a été confiée à l’astrologue Jacques Halbronn, faut-il donc nous étonner du contenu de l’article « zodiaque »

Avouons notre surprise de voir Bret Morel être tombé si bas ! Il attaque l’article Zodiaque et puis il ajoute d’aialleurs que vaut cette Encyclopaedia Universalis qui confie l’article

« Astrologie » à…. un astrologue, en la personne de Jacques Halbronn » On est dans une forme de délation visant à déconsidérer notre article qui va bientôt fêter ses 30 ans d’existence et qui est désormais mis par les éditeurs sur Internet. Au vrai, peut-on dire que Halbronn est « astrologue » ou bien est-ce une forme de diffamation ? Il est d’ailleurs possible que cette « information » ait pu jouer contre notre accueil universitaire ; allait-on donner un doctorat ou un poste à la fac à un « astrologue » ? Il faudrait y réfléchir à deux fois, d’où des retards pour les soutenances, d’où des candidatures non retenues en dépir du poids des publications. Quel scandale si un « astrologue » obtenait une chaire ! Dans le domaine de l’ésotérisme, on préférera ne pas faire de vagues en évitant tout soupçon quant à une implication directe dans les domaines étudiés !

Cependant, quand nous regardons les quatrième des couverture de nos deux éditions de Clefs pour l’Astrologie (1976 et 1993), il ne semble pas qu’à l’époque, une telle hantise ait existé alors que la collection « Clefs » n’est pas « marginale » mais bien cotée au vu de ses collaborateurs.

1976 »Jacques Halbron , orgnisateur des Journées Internationales Astrologiques de Paris a dirigé plusieurs revues astrologiques spécialisées et fondé le Mouvement

Astrologique Universitaire. Il est l’auteur de deux ouvrages d’histoire de l’astrologie »

 

1993 « Jacques Halbronn, directeur de la Bibliotheca Astrologic a organisé depuis 1974 une cinquantaine de Colloques sur l’astrologie et connait de très près le milieu astrologique en tant que responsable du Guide de la Vie Astrologique«

 

Est ce que depuis 25 ans, la situation aurait changé et l’image de l’astrologue se serait autant dégradée qu’il suffirait à Bret Morel de mentionner la « qualité » d’astrologue de l’auteur de l’article Astrologie pour s’attendre au pire non pas tant sur son article qu’il ne mentionne pas mais sur un autre article consacré au Zodiaque, jetant ainsi le doute sur toute l’Encyclopaedia Universalis sachant si mal recruter ses collaborateurs ? Il faudrait désormais être étranger au milieu astrologique pour être crédible. Le problème que stricto sensu on ne saurait nous qualifier d’astrologue si l’on pense à des consultations alors que nous n’avons jamais exerrcé ! Mais alors à partir de quel seuil peut on être « traité » d’astrologue  et quand Bret Morel utilise ce terme à notre encontre, quel effet entend il provoquer et que va-t-on comprendre par cette expression ? Quand nous avons gagné en appel notre procès en diffamation contre André Barbault, en 1978, nous avions contesté d’avoir été débouté en première instance. Le juge avait laissé entendre que dans cette profession marginale, il ne pouvait y avoir de cas de diffamation

Dans Wikiversité, on trouve à propos de Volguine « Dans son ouvrage La Vie Astrologique: Années trente-cinquante Jacques Halbronn, l’historien français de référence de l’astrologie »,

Certains ont pu dire que nous étions un astrologue devenu Historien mais en fait, nous avons été engagé très tôt dans des études d’Histoire de l’Astrologie et avions de toute façon commencé à la Fac dès 1965  alors que nous ignorions tout de l’Astrologie. On ne peut même pas dire que la pratique de l’astrologie ait pu être pour nous un « hobby » car la dimension recherche a toujours prévalu. Un tel amalgame est assez peu délicat, en tout état de cause mais est très révélateur de la mentalité assez trouble de Bret Morel, alors que lui-même a été impliqué dans le dit milieu astrologique.

Mais avouons-le, la formule lapidaire dont il se sert dépasse les bornes. Etant d’origine juive, nous ne pouvons nous empêcher d’établr un paralléle «  Saviez vous qu’Un tel est juif ? ». Pas la peine d’en rajouter. C’est sans appel. Dans le cas de l’antisémitisme, on est en quelque sorte habitué à ce type de rhétorique mais pour l’astrologie, cela sonne un peu nouveau encore que nous ayons entendu des personnes se contenter de dire qu’Un Tel est astrologue pour expliquer qu’il n’est pas fréquentable et en tout cas pas un modèle à suivre.

Cette attitude est assez remarquable d’un stade ultime de détestation : point nécessaire d’en dire plus. Le seul épithète suffit pour que la cause soit entendue. « Vous m’en direz tant :! » Plus besoin d’argumenter, il suffit de dénoncer et donc de stigmatiser.

Peut être Bret Morel espèrait-il ainsi nous faire du tort , nus nuire, en révélant ce que tout le monde ne savait pas -bien que sur Internet notre connaissance du milieu astrologique soit flagrante. Rappelons que nous avons soutenu un DESS à Paris VIII sur « le milieu astrologique, ses structures et ses membres » en ethnométhodologie, en 1995.On y perçoit une forme de « méchanceté » dans ce type d ’argument disqualifiant qui évite d’avoir à s’explique, tant être réputé, « traité » d’ astrologue serait une tâche indélébile !. On pourrait évidemment faire la réponse du berger à la bergère en traitant Serge Bret Morel d’anti-astrologue obsessionnel dont les travaux devraient être abordés sur ce sujet avec des pincettes comme lorsque dans une vidéo, il affirmait que la typologie zodiacale n’était apparue que dans les années trente du siècle dernier alors que déjà au XIIe siècle un Abraham Ibn Ezra en donne un exposé (cf notre édition du Livre des Fondements Astrologiques Ed Retz 1977, préfacé par Georges Vajda) On pourrait se demander « quelle mouche l’a piqué ? » pour recourir à un argument de cet acabit, pariant sur les préjugés les plus bornés  de son auditoire ou de son lectorat. Il y a la paille et la poutre. Qu’est ce que ce procés engagé contre l’auteur d’un texte qui aura eu le malheur de ne pas fournir telle ou telle information ?

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JHB

11.04 21

 

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