Se méfier du goût‏

Posté par nofim le 30 juin 2013

Les habitudes alimentaires  et la guerre des sens
Par  Jacques  Halbronn
 
A propos d’un ouvrage de Michel Bonneau,  intitulé « La table du pauvre », nous voyons  confirmées certaines de nos thèses concernant le statut de la viande, ce qui montre le végétarisme sous un jour assez différent de celui que l’on essaie de nous imposer actuellement.  On y apprend que l’ordinaire des pauvres est la soupe quotidienne, diversement agrémentée – d’où l’expression  « soupe populaire ». Les lentilles sont appelées la « viande du pauvre ». C’est dire qu’autrefois l’on ne se racontait pas autant d’histoires que de nos jours, où l’on fait volontiers de nécessité vertu.  L’on savait alors qui imitait qui. Le beurre noir servait  à donner du goût à ce qui n’en avait guère. Autant de subterfuges qui sous tendaient la culture des pauvres. Se tromper et tromper sur la nourriture n’est-ce point là un apprentissage de l’escroquerie  sous toutes ses formes?
Cela nous conduit à nous interroger sur une certaine tension entre les sens au sein de notre sensorialité. Tel sens perçoit une chose, tel autre s’en fait une idée différente et ils ne tombent pas nécessairement d’accord. De nos jours, le sens du goût impose sa loi aux autres sens dans le domaine alimentaire. Ce qui compte,  c’est que cela soit « bon », entendons « bon au  goût » et on sait comment s’y prendre en ajoutant tel et tel ingrédient : herbes, sauces, poudres, sel, sucre, huile, mayonnaise et  j’en passe et des meilleurs.  A telle enseigne que le produit de départ devient une sorte de page blanche totalement neutre. Ce produit, ce sont les légumineuses, les féculents, les céréales mais en fait tout ce qui n’a pas bon goût, parce qu’avarié ou parce que pas assez mûr. Dans notre jeunesse, on nous avait ainsi habitué à manger d’office les pamplemousses avec du sucre en poudre, selon une sorte d’évidence, d’allant de soi.
Mais l’on peut tout à fait transposer ce schéma au niveau de nos « savoirs » que l’on prend comme un tout d’un seul tenant  à l’exemple du pamplemousse au sucre. A un certain stade, l’on risque fort, en toute circonstance, de voir qu’il y a un biais,  c’est  à dire quelque chose que l’on essaie de nous fourguer pour faire bonne mesure et pour que cela soit « mangeable ». Cela ne signifie d’ailleurs pas forcément que le produit en soi n’est pas « bon » mais qu’il ne trouve pas, tel quel, preneur. En astrologie, un de nos terrains d’élection,  nombre d’astrologues en « rajoutent » pour ne pas laisser leurs clients sur leur faim d’informations et ces additions parasitent le cœur du modèle astrologique. Tel de nos amis quand il nous reçoit chez lui ne cesse de nous proposer d’ajouter une ribambelle de « suppléments » au produit de base. Or,  il est clair qu’il est plus sain que le produit de base se suffise à lui-même et ne cache pas sa « vérité » car ce serait une prime à mettre sur le marché des produits de qualité de plus en plus médiocre et cela vaut aussi pour les personnes. Donner à un imbécile un texte intelligent à lire, à interpréter et on  trompe son monde. (cf.   le film Les Dames du Bois de Boulogne)..
On dit que l’habit ne fait pas le moine : nous traduisons, tout « habillage » d’un produit, d’une personne est suspect, sent la supercherie ou en tout cas la favorise, voire l’encourage.  Notre sens du goût, quand il est flatté, nous conduit à ingurgiter les choses les plus douteuses en ce que nous trompons nos propres défenses. C’est pourquoi c’est bien toute idée d’addition qui doit être combattue, dénoncée.  La virginité du produit est à exiger, sa « nudité ». Si un produit n’est pas suffisant par lui-même, il vaut mieux le rejeter et exiger à ce que l’on améliore le produit non pas de l’extérieur mais de l’intérieur, non pas en aval mais en amont, ce qui ne correspond pas au même métier, au même savoir-faire.
Au niveau épistémologique, nous dirons que la science progresse en prenant conscience de certaines combinatoires que l’on avait un peu vite pris pour des évidences.  Détecter les supercheries, les faux semblants  est une qualité précieuse pour un chercheur.
Donner du goût aux choses, c’est tout un art, qui est probablement au cœur de toute culture. La culture serait basée sur une entreprise de tromperie qui servirait de ciment social. Car l’important n’est-il pas que les gens  prennent des vessies pour des lanternes et  ne prennent pas conscience des inégalités dont ils sont victimes, les « riches » ayant dès lors à avoir « mauvaise conscience ».  Si les pauvres s’imaginent que le végétarisme leur donne « bonne conscience », qu’à cela ne tienne. Qu’ils y croient  car cela évite de se rendre compte d’un certain abrutissement que l’on subit et que l’on assume.  Il n’est donc pas étonnant que le végétarisme s’accompagne souvent de croyances superstitieuses, de pratiques de savoirs indéfendables et qui ne sont « sauvés » que par quelques additions judicieuses.
Etonnamment, nous avons ainsi une série de binômes assez pittoresques avec d’une part  un élément « neutre «, insipide, sans goût  et de l’autre une série d’ingrédients que l’on ne saurait non plus consommer seuls. On ne va pas manger du sel sans rien tout comme l’on ne va pas manger de la semoule sans rien.  C’est le cas du sandwich au saucisson : pas de pain « sec », pas de saucisson seul, mais une combinaison des deux qui donne le change ! Tout cela venant à la place d’un produit qui se suffit à lui-même et qui se consomme sans additif.
Nous avons la  faiblesse de croire que  si l’on prend de bonnes habitudes alimentaires, l’on finit par développer un certain esprit critique sur le plan intellectuel.  De même celui qui  n’a cessé de se bourrer, des années durant, de toutes sortes de produits plus ou moins toxiques (médicaments, drogues, alcools, tabac  etc.) peut-il  avoir une  tête « bien faite » et pas seulement « bien pleine » ?
Il  y aurait donc un combat des sens, celui du goût étant celui qui aurait le profil le plus problématique, le plus « trompeur ». Mais à quel sens se fier ? La vue peut être leurrée, d’où le « trompe l’œil ».  L’ouïe peut tout à fait être bernée par  le      « souffleur ». L’odorat  est souvent le complice du goût mais il lui est possible de discerner des odeurs suspectes que le goût ne parvient pas à masquer. La vue d’un produit permet aussi de se défendre contre certaines manigances. Les melons et les pastèques peuvent profiter de notre ouïe pour « deviner » leur état intérieur, quand nous les tapotons.  Il semble qu’il faille que tous ces sens travaillent de concert et aient tous leur « mot » à dire.
 
 
JHB
30.06/13

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La dépendance

Posté par nofim le 30 juin 2013

Le rôle des savoirs et le phénomène de dépendance
Par  Jacques  Halbronn
 
La possession- ou du moins la revendication, l’affirmation- de savoirs – d’ethno-savoirs dirait Harold Garfinkel- est  toujours plus ou moins un signe de dépendance et donc de compensation d’un sentiment plus ou moins fondé  de manque, d’un certain « complexe » d’infériorité. Tout savoir est une addition, un complément,  un « renfort », une prothèse. Ceux qui sont pris dans une telle problématique  regardent d’ailleurs ceux qui y échappent- ou semblent y échapper-  avec une certaine perplexité.
Il est donc assez facile de diagnostiquer les personnalités dépendantes,  marquées par un syndrome d’incomplétude et qui s’accrochent à  des techniques, à des outils, sans lesquels ils se sentent perdus,  et sans lesquels, croient-ils, il n’est pas de salut.  D’où  des rapports sociaux  qui s’articulent volontiers sur le partage des savoirs et de leur apprentissage. La quête de savoir crée du lien social,  on est passé par la même formation, le même moule. A contrario, ne pas  être en demande de « savoir » tend  à isoler.
On pourrait croire naïvement qu’il faut juger sur pièces de ce que vaut le travail des uns et des autres. Mais, en réalité, l’on s’en tiendra à la maîtrise du dit savoir, à la leçon bien apprise.  Car là on peut parler, on peut comparer puisqu’il  y a une référence commune, un modèle à  reproduire. On communie et communique par le biais du handicap.
Inversement, celui qui se suffit à lui-même, qui trouve en lui-même les ressources nécessaires – l’autodidacte- risque de manquer de ce « lien », de ce support  qui est gage d’une langue commune, d’une expérience partagée.
Or, il importe d’apprendre à gérer un tel paradoxe qui veut que les moins doués fassent bloc face aux plus doués, plus isolés puisque moins dépendants.
Notre société surévalue le rôle des  savoirs qui s’acquièrent et oublie l’enjeu que représente l’éveil des dons « naturels », innés,  ce qui passe par une découverte de ses propres facultés « internes ».  Opposition entre le monde intérieur et le monde extérieur : lequel domine, régit l’autre, lequel se soumet  à l’autre ?
Deux stratégies s’opposent ici  et l’Humanité se trouve  à la croisée des chemins.
Bien évidemment, les savoirs en question  sont souvent surévalués, surfaits, douteux mais leur apprentissage scolaire  n’en tient pas moins lieu de lien social.  Nous avons montré dans de précédents textes le rôle social joué par la science par-delà la question du vrai et du faux. Quelque part,  le progrès scientifique  est l’occasion pour les plus doués de reprendre le pouvoir par rapport aux moins doués, de les déstabiliser dans leurs acquis qu’ils croyaient définitifs et totalement  fiables.
Toute dépendance est débilitante car elle se paie d’un manque de travail sur soi-même, d’exploration de son monde intérieur. Or la source du génie humain est à l’intérieur de la personne et non au sein d’un collectif, ce dernier étant dépendant de la dite source, de l’irrigation qu’elle produit. La plupart des « savoirs »  sont inadéquats, ils correspondent à des situations ponctuelles que l’on voudrait faire perdurer au-delà des limites prévues et prescrites.
Avec l’informatique, il deviendra paradoxalement  plus facile de distinguer la copie de l’original.  En effet,  chaque fois que quelqu’un exprimera quelque chose, on saura très vite  si c’est vraiment nouveau ou pas en comparant avec tout ce qui a été produit jusque-là et ce dans tous les domaines. L’imposture sera de plus en plus facilement détectée et l’on saura rendre à César ce qui est à César.
Le passage par un savoir extérieur quel qu’il soit est un pis-aller. En fait, la « culture »  doit être transcendée intérieurement  par la création. Elle doit susciter une recherche intérieure et ne pas se réduire à une imitation servile, à un copié-collé, à une compilation.  D’où l’importance de ne pas abrutir l’enfant en le décourageant de se fier à sa propre perception, ce qui en fera un « éclopé » à vie, prisonnier de savoirs dont il ne parviendra pas à s’émanciper et dans lesquels il se complaira.
Il faut apprendre à apprécier ce qui est  vivant, ce qui est spontané et ne plus se contenter de ce qui est réchauffé et factice.  Faute de quoi, l’Humanité  tombera sous la coupe des « savoirs », des techniques, des machines et n’attendra plus rien  de l’ici et maintenant, comme si le génie avait fait long feu et ne pouvait plus être célébré qu’au passé.
JHB
29. 06.13

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Les séries astrologiques : planètes, maisons, signes

Posté par nofim le 22 mars 2013

Pour  subdiviser un cycle, l’on aura recouru, en astrologie, à divers emprunts à des séries comportant une certaine temporalité. Avec le temps, la  conscience de tels emprunts s’est estompé chez les usagers de l’astrologie ainsi souvent que leur cohérence, ce qui va souvent de pair. On a en outre fini par mettre sur le même pied les fondamentaux de l’astrologie avec des subdivisions aléatoires et qui n’avaient qu’une fonction indicative très relative.

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Jacques Halbronn Le Zodiaque au coeur du syncrétisme astrologique.

Posté par nofim le 16 septembre 2021

Jacques Halbronn  L’ Histoire du Ciel de Pluche(1740)  et  l’Ascendant en Astrologie

 

Nous avons déjà salué en Antoine Pluche’né  en septembre  1688)  un sens( un génie)  remarquable de la régénération des textes dont il expose la « méthode » dans son Histoire du Ciel.

Pluche  aborde  la question de l’Ascendant  en Astrologie  à la fin de son ouvrage, succéddant à son Spectacle de la Nature, au chapitre consacré à la Divination. (p. 452 et seq)

« On se figure  que les noms expriment leurs fonctions & spécifient leurs influences. » Il aborde  la question du « moment pivilégié  » de la naissance., ‘celui où le signe montait à l’horizon ». C »est « le point ascendant d’une étoile ».

Pluche se veut ici historien de ce qu’il considére comme  l’erreur astrologique  avec  un développement  intitulé    »Origine de l’astrologie  judiciaire »

La question de l’ascendant en astrologie  est une des  plus  confuses en raison du refus de l’astrologie  contemporaine d’accorder un rôle significatif aux étoiles fixes. A la place de l’étoile se levant à l’horizon, l’on propose  généralement  une

sorte d’interface  abstraite   avec un ascendant où souvent on ne trouve ni étoile, ni planéte, mais l’on peut toujours aller voire du côté de  la planéte domiciilée dans le « signe » ascendant.

En fait, selon nous,  nous avons affaire à deux astrologies bien distinctes.

D’une part  une proto-astrologie  axée  sur le mouvement diurne et dont Michel Gauquelin  a circonscrit  les cadre avec des planétes se levant à l’horizon,  et donc  « ascendantes ». on pourrait parler des  « ascendants Gauquelin ». Mais l’on peut supposer que l’on ait pu accorder quelque importance par ailleurs à l’étoile se levant à l’horizon car il  y a bien plus d’étoiles fixes que de planétes. Rappelons que le mot  horoscope utilisé également  implique une visiblité  (scope) Pour Guauquelin,  en 1955, il n »y avait que trois planétes à considrérer, Mars, Jupiter et Saturne, auxquelles sont venues se rajouter Lune et Vénus. il y avait donc peu de chances que l’une de ces planétes se levât  à l’horizon de la naissance à moins d’admettre que l’on ait pu controler le moment de l’accouchement, comme on le fait plus ou moins de nos jours.

Mais cette astrologie est des plus frustres et nous parlerons de proto-astrologie car elle n’exige pas la connaissance des cycles planétaires dans leur diversité, mais seulement  le moment de l’émergence d’une planéte au cours d’une journée, la Lune et Satyrne se retrouvant ainsi sur un pied  d’égalité. En ce snes, au niveau des maisons, il est possible de se servir des planétes transsaturniennes puisque la durée de leurs révolutions respectives n’entre pas ici en ligne de compte.

En fait , nous avons deux conceptions du zodiaque  qui cohabitent, syncrétiquement, l’une  stellaire et l’autre saisonnière. Autrement dit, l’ascendant reléve d’une astrologie stellaire et  la cyclologie  planétaire d’une astrologie saisonnière.

La problématique du syncrétisme conduit à penser que ces deux plans peuvent et doivent cohabiter.

Cela dit,, nous n’excluons pas  que l’on considére les rapports entre étoiles et cycle saisonnier vu que le cycle saisonnier avec ses axes équinoxiaux  et solsticiaux n’offre pas de visibilité céleste. ..Ce qui nous renvoie à la découverte de la précession des équinoxes.

 

 

 

 

JHB

16 09 21

 

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Jacques Halbronn Ezékiel et Jérémie comme source du Ecoute Israel: DABER, KOTEV, SHOMEA

Posté par nofim le 16 septembre 2021

 

 

Jacques  Halbronn  Ezékiel  comme source du Ecoute Israel: DABER, KOTEV, SHOMEA

 

 

Il importe de bien prendre la mesure du Ecoute Israel  qui est caractéristique du syncrétisme  judaique.

Il est clair qu’Eézkiel ne s’adresse pas à la maison de Juda mais bien à la maison d’Israel

Dans Ezéchiel, ch. III,  on emploie le même terme  que dans le « Shéma Israel » à savoir le mot « Devarim ». C’est sous cette appellation que l’on désigne dans la tradition  hébraique les Dix Commandements, Asséret Hadibroth.

« Fils de l’homme, debout! Va auprès de la maison d’Israël et communique-leur mes paroles. »

L’on traduit en français  par « commandements » par  l’ hébreu est bien  « ehayou hadevarim ha’èlè
acher Anokhi metsavekha hayom al levavekha  C’est le verbe  DABER  qui se retrouve dans les deux passages.

Que les commandements que je te prescris aujourd’hui
soient gravés dans ton cœurc

 

ב כִּי זֹאת הַבְּרִית אֲשֶׁר אֶכְרֹת אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵי הַיָּמִים הָהֵם, נְאֻם-יְהוָה, נָתַתִּי אֶת-תּוֹרָתִי בְּקִרְבָּם, וְעַל-לִבָּם אֶכְתְּבֶנָּה; וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים, וְהֵמָּה יִהְיוּ-לִי לְעָם. 32 Mais voici quelle alliance je conclurai avec la maison d’Israël, au terme de cette époque, dit l’Eternel: Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leur coeur que je l’inscrirai; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.

 

Ce texte du Shéma  est également à rapprocher de Jérémie XXXI à propos de la Nouvelle Alliance: 3C’est dans leur coeur  que je ‘inscrirai » C’est le verbe  KOTEV qui se retrouve dans les deux passages

 

On parlera de syncrétisme quand les utilisateurs de ces textes n’ont plus conscience de l’origine et de l’enjeu  à la base. Ezékiel   s’adresse aux ennemis de la maison de Juda  et rappelons que Jésus déclare être venu  uniquement  pour les brebis perdues de la

maison d’Israel. Que le mot ISRAEL  en soit arrivé à désigner de nos jours les juifs est source de bien des confusions car l’on interpréte les propos d’Ezékiel comme s’adressant aux Juifs!!!

On notera  l’accent mis sur le Verbe  SHOMEA   écouter dans Ezékiel Ch3  « Ils ne veulent pas m’écouter »..

 

 

ז וּבֵית יִשְׂרָאֵל, לֹא יֹאבוּ לִשְׁמֹעַ אֵלֶיךָ–כִּי-אֵינָם אֹבִים, לִשְׁמֹעַ אֵלָי:  כִּי כָּל-בֵּית יִשְׂרָאֵל, חִזְקֵי-מֵצַח וּקְשֵׁי-לֵב הֵמָּה.  7 Mais la maison d’Israël ne consentira pas à t’écouter, car ils ne veulent pas m’écouter; car la maison d’Israël tout entière a le front rétif et le coeur endurci.

 

Signalons  que le Deutéronome, le cinquiéme de Pentateuque -  commence par  « Devarim »  et est désigné ainsi dans la tradition juive

א אֵלֶּה הַדְּבָרִים, אֲשֶׁר דִּבֶּר מֹשֶׁה אֶל-כָּל-יִשְׂרָאֵל, בְּעֵבֶר, הַיַּרְדֵּן:  בַּמִּדְבָּר בָּעֲרָבָה מוֹל סוּף בֵּין-פָּארָן וּבֵין-תֹּפֶל, וְלָבָן וַחֲצֵרֹת–וְדִי זָהָב.  1 Ce sont là les paroles que Moïse adressa à tout Israël en deçà du Jourdain, dans le désert, dans la plaine en face de Souf, entre Pharan et Tofel, Labân, Hacéroth et Di-Zahab. 

La confusion dans les esprits vient du fait qu’il est ici question de Moise s’adressant à Israel, ce qui se retrouve  dans le Livre de l’Exode. Cela tient au fait que le Pentateuque est largement constitué, selon nous,  d’un narratif  marqué par les tenants de la maison d’Israel. Le rôle de l’approche « régénérative »  est de remédier aux effets du syncrétisme.

 

 

 

JHB

16 09 21

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Jacques Halbronn Patrice Guinard et son scoop sur l’astrologie à la fin du XVIIe siècle.

Posté par nofim le 15 septembre 2021

 

Jacques  Halbronn  Patrice Guinard  et son « scoop » sur l’astrologie à la fin du XVIIe siècle.

 

En 1987, Patrice Guinard  publiait dans la revue Astralis un texte intitulé  »Apogée de l’astrologie française à la fin du XVIIème siècle » (in Astralis, 19, Lyon ».  Par la suite, on lira de lui sur son site du CURA, créé en 1999,   l’étude suivante  « Eustache Lenoble (1643-1711): Un Bilan sur l’Astrologie à son déclin (Avec des extraits de son Uranie, ou les Tableaux des Philosophes). » On notera le contraste entre les deux intitulés: apogée et déclin. Guinard  tirait son savoir de la fréquentation depuis 1983  de notre Bibliotheca Astrologica (renommée depuis Bibliothèque Universitaire de Recherche Astrologique). En 1993, nous avions publié un travail consacré notamment à notre  d’une réédition  partielle de son Uranie de 1697  en 1785,  par Etteilla  (L’Astrologie selon le Livre de Toth,  suivi de nos  Recherches  sur  l’Histoire de l’Astrologie et du Tarot, Ed Trédaniel, La grande Conjonction,) Il ne semble pas que Guinard ait mentionné  à l’époque (notamment en 1987) dans ses études ce qu’il nous devait dans la connaissance de l’Uranie de Lenoble, ce qui est pour le moins discourtois. Un geai paré des plumes du paon.

Or, on est surpris de noter que Guinard qui n’a pas à  son actif le mérite d’avoir retrouvé la trace de l’Uranie d’Eustache Le Noble n’ait pas au moins pris la peine d’examiner la situation de l’astrologie en 1697 lors de la parution de l’ouvrage en question dont l’intérêt tenait notamment au fait qu’il paraissait 30 ans après le fameux édit de Colbert dont les histoires de l’astrologie ont fait leur point d’orgue, des décennies durant.  Cela dit, parler d’apogée avec  Le Noble est tout à fait abusif car Le Noble  choisit plutôt de faire profil bas à la différence des rodomontades d’un Jean Baptiste Morin,  un demi siècle auparavant.

Pourtant, il aurait suffi à Guinard de prendre connaissance  du travail  de Renée Simon, qui fit d’ailleurs l’objet d’une thèse d’Etat dans les années 1940. (cf  le compte rendu de Paul Leulliot   en 1949  dans les Annales :Renée Simon, Un révolté du Grand Siècle: Henri de Boulainvillers. Il aurait découvert qu’en 1696, un an avant  la parution de l’Uranie de Le Noble, le Comte de Boulainviller, avait rédigé un Essai de justification de l’astrologie judiciaire, que reproduit et commente  Renée Simon. Une comparaison entre le ton de Le Noble et celui du compte aurait eu  certainement  toute sa place , notamment autour de la question des « objections »

Rappel de quelques  publications  de Renée Simon:

A la recherche d’un homme et d’un auteur. Essai de bibliographie des ouvrages du Comte de Boulainviller (1941)
Les éditions du Nouvel Humanisme ont publié les oeuvres astrologiques de Boulainviller.
Pratique abrégée des jugemens astronomiques sur les nativités]. [Henri Boulainvilliers, comte … Publisher: Garches,   1947

 et

Astrologie mondiale, histoire du mouvement de l’apogée du soleil, etc … R.Simon, Garches, Éditions du Nouvel humanisme, 1949, in8°.
 Ces ouvrage datant de 1711  et 1717 ne furent pas imprimés et ils  furent conservés à la Bibliothèque Municipale d’Angouléme, où vécut un certain temps Patrice Guinard.

On notera d’ailleurs que Renée Simon, de son côté ne mentionne pas l’Uranie d’Eustache Le Noble, baron de Saint Georges mort une dizaine d’années avant le comte de Boulainviller. Elle s’était pourtant intéressée à Pierre Bayle. Or, c’est la lecture de Bayle dans ses Pensées sur la Cométe qui nous avait conduit à Le Noble.

 

Selon nous, les personnes peu aptes à mener des recherches  poussées , extensives  et de longue halaine,  en bibliothèque – ce qui aurait produit notamment notre CATAF, en ligne sur le site du CURA de  Patrice Guinard- depuis 1999 devraient au moins  compenser par une approche aussi compléte que possible des travaux existants pour une période donnée  et par une certaine effort de synthèse. En fait, Patrice Guinard ne saurait se présenter ni comme seiziémiste ni comme dix septiémiste qu’il n’est que d’occasion, par le biais de Nostradamus et d’Eustache Le Noble et dont il n’a pas la surface.

 

 

 

JHB

15 09 21

Bibliographie de certaines de nos études!

« Yves de Paris, un capucin astrologue

 Le dominicain Jean Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle

nostradamus Post Doctorat 2007.  https://www.scribd.com/document/358744723/Post-doc-Halbronn-Last

“L’Empire déchu ou l’Astrologie au XVIIe siècle”, Paris, Politica Hermetica, n° 11. (1998.1)

  Jacques Halbronn  Bilan de son activité dans le champ de la bibliographie astrologique et prophétique depuis 1986 (édition augmentée)

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Jacques Halbronn Sur les cycles planétaires selon Yves Lenoble

Posté par nofim le 15 septembre 2021

Jacques Halbronn  Sur les cycles planétaires selon Yves Lenoble

 

En 1994, Yves Lenoble publiait son premier ouvrage, à 47 ans,  Initiation à la pratique des cycles planétaires, dans le cadre des « éditions de l’ARRC’ (à Poissy, 78)) qu’il avait fondées. Nous avons pensé qu’il serait intéressant et instructif  de nous pencher sur cette  publiction. C’est en cette même année que nous faisions paraitre « L’Astrologie selon Saturne » aux éditions  de la  Grande Conjonction.

Arrêtons nous sur une formule qui nous convient : « Signification de la division du cycle  en 4″ (p. 26) avec le premier carré formé entre deux planétes, et ainsi de suite, si ce n’est que selon nous la division en 4 ne saurait être fondée sur la technique des

aspects mais sur les  relation d’une planéte donnée avec les axes équinoxiaux et solsticiaux

Nous suivrons Lenoble quand il signale  que la notion de cycle  est perceptible à différents niveaux, « au long de notre vie, en nous  et autour de nous »  ainsi que son rappel des « quatre saisons ». Tout cela  n’impliquant pas en soi un quelconque savoir 

astrologique. Cela vaut aussi, note l’auteur pour les cycles économiques. Lenoble  évoque également  les « métamorphoses des groupes sociaux »

Le hic tient au passage vers les  corrélations astronomiques (cf  ‘la dimension cyclique en astrologie ») Lenoble  constate: »C’est André Barbault qui, patiemment et minutieusement, met en corrélation dans Les Astres et l’Histoire les cycles des planétes lentes et les événements de l’histoire des XIXe et XXe siècles. »On s’arrêtera sur le développement « Concordance des planétes et des âges » où la révolution de chaque planéte est mise en relation avec un certain âge de la vie. On commence par Uranus parce que la durée de son « cycle » « est prohe de la durée d’une vie humaine » (84 ans) mais Neptune n’est pas oublié (pp. 48- 49) pas plus que Pluton, à la suite.*

Dans sa bibliographie, Yves Lenoble ne signale pas nos deux éditions de Clefs pour l’astrologie, chez Seghers (1976 et 1993) alors que nous y traitions de ces questions, graphiques à l’appui.

Chez Lenoble; e lecteur se voit d’entrée de jeu imposé l’idée selon laquelle un cycle planétaire implique le recours à deux planétes du systéme solaire, à l’instar du cycle soli-lunaire. A aucun moment, il n’est mentionné la possibilité de commencer par une seule planéte, ce qui pourrait sembler être la base et ce qui constituait le fondement de nos  « Clefs pour l’Astrologie » où à aucun moment nous ne traitons de la combinatoire de deux planétes.  Or,  la question des rapports entre planétes et âges se fonde sur la révolution de telle ou telle planéte et non sur le lien entre deux planéte. Prenons le cas de Saturne, son « cycle » est bien de 29 ans comme l’indique Lenoble (p. 34) et n’est pas à géométrie variable,  de 20 ans quand il se combine avec Jupiter ou de 36 ans quand il se  combine avec Neptune et tout à l’avenant! A moins d’avoir mal lu son ouvrage, à aucun moment, Lenoble ne prend même la peine de réfuter la  thèse d’un cycle articulé sur la révolution d’une seule planéte. Pour lui, il va de soi, que la division en 4 passe par les aspects entre deux planétes et non par le passage d’une planéte sur les axes équinoxiaux et solsticiaux: 0+ bélier, 0° cancer, 0° balance,  0° capricorne, ce qui constitue une alternative tout à fait envisageable et qui respecte les « nombres » des planétes dont il traitait à propos des âges. Il est vrai que cette tradition combinant deux planétes a une longue histoire et une page glorieuse avec le couple Jupiter- Saturne mis en avant par Albumasar. Cela dit,  il existe également une tradition qui s’intéresse au passage d’une planéte au travers des 12 signes du zodiaque et notre approche monoplanétaire ne fait que reprendre cette idée autour des axes équinoxiaux et solsticiaux qui encadrent les 12 signes (cf le classement en signes cardinaux, fixes et mutables) qui est bien plus satisfaisant que le classement en signes liés aux 4 Eléménts lequel ne respecte pas la structure 4×3 mais lui substitue une structure 3×4! On pense à Pluton, planéte lointaine. Corrélation de l’astrologie et de l’histoire, Paris, Ed Véga,  1958, ouvrage absent de la bibliographie de Lenoble qui se prétendait pourtant assez exhaustive. (pp. 178-180) mais c’est bien là le probléme chez cet auteur qui donne l’impression, l’illusion, d’être complet alors qu’il exclue  toutes sortes de données comme on aura eu l’occasion de le montrer lors de la sortie de son Astrologie: L’Astrologie: le grand voyage en soi et dans l’avenir

 

JHB  15 09 21

 

 

 

 

 

 

 

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Jean Pierre Nicola L’anti-astrologie n’est pas une science

Posté par nofim le 15 septembre 2021

¬ Histoire au point n°2

Dans le ghetto astrologique on attendait beaucoup du Retour des Astrologues de l’équipe P.Defrance, C. Fischler et I. Petrossian, dirigée par Edgar Morin (Club de l’OBS, Cahier n° 3, nov. 1971). Enfin, grâce à la consciensologie (il n’y a pas de péril en la demeure, encore moins chez les demeurés) des sociologues, on allait enfin respirer l’ozone de la légitimité, un gaz pur. Onze ans plus tard (cycle d’activité solaire), le retour du retour sous le titre de La croyance astrologique moderne (éd. L’Age d’Homme, mars 1982) toujours sous l’inébranlable direction d’E. Morin, enterre ce qui était déjà enterré pour quiconque savait lire : l’espérance de trouver chez un sociologue autre chose que la justification de sa légitimité contestée par d’autres disciplines officielles. L’astrologie étant une facile aubaine de réhabilitation aux yeux (aux gros yeux) des sciences exactes, la sociologie a payé son droit d’appartenance à la légitimité par l’invention d’une anti-astrologie culturellement admissible, je l’ai baptisée : l’anti-astrologie insidieuse. Elle se présente sous des formes intelligentes, chiffrées, raisonnées, satisfaisantes pour la classe intellectuelle qui risquait d’être indisposée par les outrances, le mauvais goût de l’anti-astrologie manifeste, de mauvaise foi trop grossière pour convaincre un honnête homme. Avec l’anti-astrologie insidieuse, il y a du mieux : des interrogations tolérantes, des pourquoi pas qui permettent de traverser le marais sans glisser vers le fond de la question. Tactique que je qualifierai d’évitement sublime tant il élève l’esprit avec grâce.

Sans définir le mot croyance (à quoi bon ?), dans leur article « Croyances aux parasciences : dimensions sociales et culturelles » (Revue française de sociologie, avril 1986), Daniel Boy et Guy Michelat amalgament dans le même coefficient de croyance : sorcellerie, tables tournantes, télépathie, OVNI , fantôme, radiesthésie, spiritisme, foi religieuse, etc. Il en ressort que l’on est d’autant plus croyant en l’astrologie que l’on croit naturellement en quelque chose : au pendule, aux ovnis, en dieu… On est ou on n’est pas croyant par tempérament. Seuls les dogmes structurés, les Églises et les hauts piliers des Universités, savants en place, sont rebelles aux inclinations de cette nature spontanée confrontée à la science… que les auteurs se gardent bien de définir. Chez nos Robert et Larousse, l’astrologie est un « art divinatoire ». Pour donner à mon tour dans l’amalgame, la pratique d’un Art revient à une croyance… On ne peut pas jouer du violon sans y croire, sans croire en dieu à l’écoute des hommes. On croit en un tableau de Dufy, Chagall, Cézanne, comme on croit aux farfadets ou aux sociologues.

Dès la parution du Retour des Astrologues, j’avais prévenu mes ex-confrères qu’ils avaient tort d’espérer quoi que ce soit de ce côté-la… mais quelques années plus tard, je me suis fais roulé moi-même de belle manière.

Déconfits par la sociologie, les astrologues qui auraient besoin de secours extérieur pour sortir du ghetto peuvent se tourner vers les historiens. Cette fois, l’affaire est sérieuse. Les ouvrages de Gérard Simon (Kepler, astronome-astrologue) et Henri Stierlin (L’Astrologie et le pouvoir) ont fait pour l’improbable réhabilitation de l’astrologie plus que toutes les prédictions et les gloses… Ne nous excluons pas, quoique nous défendions une bonne glose. Mais il y a une réserve à faire. Elle est de taille : l’Historien doit être indifférent à la croyance, art, science, songe ou mensonge de l’astrologie. Sinon, « l’Histoire » est récupérée par le M.A.U. dans L’Histoire de l’Astrologie de Jacques Halbronn et Serge Hutin (éditions Artefact, 1986), par le psy-symbolisme de Napoléon Barbault préfacier d’une « Histoire de l’Astrologie » (Wilhelm Knappich, octobre 1986) qui n’a évidemment pas manqué de conforter sa position des convictions symbolistes de l’auteur et de son traducteur (Henri Latou).

Comme pour le n°8 des Cahiers Conditionalistes, la méthode suivie consiste à publier un document de date contrôlable et le commenter pour reprendre au besoin les contenus, montrer l’aboutissement ou la voie délaissée.

La communication suivante a été donnée en fin septembre 1974 dans le cadre d’un Congrès« Les journées Internationales Astrologi­ques de Paris » (Hôtel Méridien) organisé d’un côté, par l’I.S.A.R. (International Society for Astrological Research, présidente Julienne Sturm) et, d’un autre, par le C.I.A. (Centre International d’Astrologie) ou par Jacques Halbronn, selon qui écrit l’Histoire. Étant à l’époque plus au courant et témoin (voire acteur) des conflits qu’aujourd’hui, il est exact que l’initiative de ce Congrès et l’effort principal viennent de Jacques Halbronn, le C.I.A. se bornant au patronage et à l’éviction des candidatures indésirables. Ces faits sont rapportés dans le Guide de la Vie Astrologique de J. Halbronn (Éd. La Grande Conjonction, 1984) à la page 30. Malheureusement, à la page suivante j’apprends avoir été réconcilié par ses soins à Patrice Louaisel avec qui j’étais, sans être fou de lui, pourtant en correspondance ? Ce qu’Halbronn ne dit pas (quelle Histoire !) : la rencontre des trois a eu lieu chez moi (6 Bd de Clichy – Paris) et, en invoquant sa dimension de Sagittai­re, c’est moi qui ait suggéré à J. Halbronn de fonder une Association des Associations qui commençaient à se multiplier. Comment lui en vouloir? Nous avons tous des trous de mémoire. Tenez, demandez à Elizabeth Teissier qui l’a contactée pour tenir, du n°10 au n°25, sa rubrique d’auto-publicité dans la revue Astrologique ? Elle ne sait plus… c’est tellement mieux ! Et Barbault, avec cette lourde mission de tireur d’oreilles, a-t-il vraiment le temps de se souvenir de mon rôle dans la publication de L’Astrologue aux éditions Traditionnelles… ou de mon conseil d’en rester ré­dacteur en chef alors qu’il présentait sa démission ? À l’époque, Max Lejbowicz disait en riant que mon «Mars en phase ultra-paradoxale me conduisait à faire souvent le jeu de mes adversaires»; çà, je n’aurais pas dû l’oublier !

En juin 74, au moment des négociations entre les divers responsables des Associations pour savoir qui devait ou pas parler à ces futures journées, Max étant le plus redouté, par courrier, Paul Colombet, Président du C.I.A. me demandait (Président du C.E.F.A.) de lui adresser les textes du CEFA « le plus tôt possible afin de permettre une traduction ». Je n’ai pas retrouvé de traces, dans mes archives, des réactions de Max, Yves Lenoble (alors Secrétaire du CEFA) ou des miennes… Dommage… Je sais que les choses s’étant compliquées entre le CEFA et le CIA (nous verrons à partir de quoi avec d’autres documents), les membres éminents du CIA avait la consigne de ne pas écouter les communications des membres non-moins éminents du CEFA. Qui donc aurait pu manquer de sagesse dans une connaissance qui est au coeur de l’homme, comme dit le préfacier ? Certainement pas Paul Colombet connu pour son indépendance à l’égard des coups de fil qu’il recevait d’un bienveillant Surmoi-des-coulisses. Peut-on savoir ? Non, si comme le recommande Barbault l’Histoire de l’astrologie doit être écrite par un astrologue traduit par un astrologue de même confession. Oui, si à l’inverse de l’intoucha­ble, on préfère en matière d’Histoire, le compte-rendu des faits à «la compréhension des textes et des auteurs ». lorsqu’ils ne sont pas conditionalistes. Car la pire de toutes les anti-astrologies est, comme Max Lejbowicz l’a dénoncée le premier, celle des astrologues indignes de leur héritage qui affligent le ciel de leur psy-symbolisme au lieu de rechercher pourquoi et comment le ciel du réel s’est affligé en eux d’un idéalisme étriqué.

Tel est le contexte de cette communication aux «Journées Internationales Astrologiques de Paris » de septembre 1974. Pour relever son intérêt, j’ai effectué des soulignements aux passages qui me semblent maintenant importants et des renvois numérotés pour commenter les étapes courues ou qui restent à couvrir.

 COMMUNICATION AUX JOURNÉES INTERNATIONALES ASTROLOGIQUES DE PARIS

Septembre 1974

Ceux qui contestent la réalité du conditionnement réagissent invariablement par les mêmes mots : « Ah oui, Pavlov, son chien et la sonnette… mais tout ceci n’est pas valable pour l’homme ! ». Ce n’est, certes pas, la bonne façon de le prouver, et j’espère qu’à l’avenir, s’il est parmi vous des personnes négativement conditionnées par ce terme, leur réaction sera plus réfléchie et moins réflexologique.

Il est vrai qu’en France l’empreinte cartésienne et l’héritage des philosophies dualistes dissociant l’âme du corps portent à prendre le réflexe dans une acception étroitement physiologique. Pour Pavlov, pour ses précurseurs comme pour ses continuateurs, le réflexe « c’est la réaction de l’organisme envers le monde extérieur ».

Cette notion de réflexe s’étend aux activités supérieures. Elle concerne toutes les réponses de l’homme : concrètes ou abstraites, instinctives, affectives, sociales, intellectuelles.

L’Astrologie Conditionnelle (1), se consacre à l’étude des réponses de l’homme à son environnement cosmique, aux stimuli ou incitations que sont les rythmes zodiacaux et les cycles planétaires.

Une telle définition démarque l’Astrologie Conditionnelle des interprétations fatalistes ou symbolistes, puisque selon les premières l’homme subirait passivement son ciel, tandis que selon les secondes les rapports de l’homme avec son environnement cosmique ne se posent pas en termes objectifs mais en termes de reflets, de correspondances entre le dedans et le dehors, le haut et le bas.

Fataliste ou symboliste, il s’agit d’une Astrologie de l’absolu qui n’ose pas toujours dire son nom. Celui de conditionnel est clair : l’Astrologie conditionnelle ne peut pas être absolue.

Néanmoins son objet d’étude lui impose de s’intéresser également à tous les systèmes idéologiques, philosophiques, religieux, qui représentent de grandes réponses et, aussi, un grand besoin d’absolu. L’Astrologie Conditionnelle ne saurait davantage se dispenser d’étudier les produits de la pensée analogique pour en extraire l’essentiel, quelques perles à l’occasion et lorsqu’il s’agit vraiment de pensée analogique. Son but étant la connaissance des réponses de l’homme aux stimuli d’un milieu élargi aux dimensions du système solaire, il est légitime pour elle d’analyser avec conscience et rigueur les explicatives symbolistes et fatalistes. Ses moyens étant ceux de l’homme, il est tout aussi légitime pour elle d’user de l’intuition pour les problèmes qui relèvent encore de cette fonction, et d’user de la raison pour les problèmes résolubles par les méthodes rationnelles.

L’originalité de l’Astrologie Conditionnelle est sans doute d’avoir soigneusement distingué trois plans du réel : le plan objectif, le plan subjectif, et celui de leurs échanges ou de leurs interactions. (2)

Cette distinction – originale pour les astrologues mais élémentaire ailleurs – n’existe ni en astrologie fataliste, ni en astrologie symboliste. Pour ces écoles, le ciel est comme l’homme, sans que l’on sache où est le ciel et qui est l’homme. Les deux peuvent être gravement dépréciés. En astrologie fataliste l’homme est gouverné et articulé comme un pantin, en astrologie symboliste, le ciel est à peine nécessaire à l’horoscope, et l’on affiche avec suffisance son mépris des réalités astronomiques. Ces deux écoles prétendent trouver ou retrouver dans l’horoscope de naissance à la fois l’homme, son milieu et leurs rapports, soit : l’hérédité et ses effets sur le caractère, l’ambiance familiale, l’éducation et leurs effets, le milieu social et ses conséquences psychologiques ou autres.

Pour l’Astrologie Conditionnelle l’horoscope n’est pas le sujet, mais il le concerne, tout comme chacun d’entre nous n’est pas sa famille, son éducation, sa culture, sa classe sociale, malgré les traces qu’il en retire, malgré les réponses qu’il donne à ces divers conditionnements extra-horoscopiques.

Pour reprendre une définition de Max Lejbowicz donné dans Carré de mars 1974, « en Astrologie Conditionnelle le thème natal n’est plus considéré comme l’image du moi : il signale le conditionnement du système solaire reçu par un sujet théorique. Le sujet concret se construit par interférences de divers conditionnements (solaire, social, héréditaires, éducatif, etc.) »

La spécificité du conditionnement solaire est de porter sur nos structures temporelles. Ce sont elles qui permettent au cours du développement psychologique d’ordonner les autres conditionnements, d’accentuer ou d’amoindrir certains de leurs effets. Nous dirons, par exemple, qu’une signature « Lunaire » sensibilisera davantage qu’une autre aux conditionnements familiaux, mais nous ne saurions rien dire de la nature et de la qualité de ces conditionnements. Une signature «Uranienne » sensibilisera davantage aux conditionnements sociaux et ceci peut expliquer que parmi ceux qui prennent le pouvoir dans une société en crise, il se trouve beaucoup d’Uraniens. (3)

Figure1

La connaissance du contexte historique, une conscience ouverte aux problèmes de son époque sont indispensables aux praticiens de l’Astrologie Conditionnelle.

Par le fait même de sa définition mettant en cause l’homme, le milieu, leurs rapports, l’Astrologie Conditionnelle s’ouvre à toutes les disciplines. Aux sciences humaines, à la biologie, pour tout ce qui est du sujet ; aux sciences physiques, pour tout ce qui est de l’objet ; et, pour reprendre un terme heureux proposé par M.Goldstein, aux sciences relationnelles pour ce qui est des interactions Sujet-Objet : écologie, économie, cybernétique.

Les problèmes posés par l’Astrologie Conditionnelle débouchent sur la nécessité d’une doctrine commune et sur celle d’un travail d’équipe dont chaque membre accorde ses compétences sur celles de ses partenaires et agit en fonction du programme de tout le groupe. En Astrologie Conditionnelle, il n’y a pas d’homme-phare, de prophète Nostradamique, mais une culture scientifique et philosophique à reprendre et à repenser à plusieurs afin d’approcher une vision plus large et plus juste de l’Astrologie, afin de proposer de nouvelles réponses aux interrogations des hommes de tous temps.

Revenant sur notre première définition de l’Astrologie Conditionnelle, nous l’affinerons en disant qu’elle se consacre non seulement à l’étude des réponses de l’homme à l’environnement cosmique, mais aussi à celles des interférences créées sur ses réponses par les conditionnements proprement terrestres.Jean-François Le Ny, dans son ouvrage sur Le conditionnement (Presses Universitaires de France, collection «Le psychologu »), signale que c’est la modification du milieu, quel que soit le sens de cette modification, qui agit sur l’organisme et appelle une réponse, dans la mesure où il est possible d’en donner une.

La notion de milieu concerne aussi bien l’Objet que le Sujet. Nous disposons tous, à l’état de «sujet vivant» d’un milieu spécifique, de notre tempérament et dont les modifications internes provoquent différents comportements.

Il n’est guère possible de dresser l’inventaire des modifications internes et externes agissant comme des stimuli. L’on peut cependant tenter une classification grossière et concevoir dans un premier groupe des changements relevant de l’énergie et de ses paramètres (intensité, force, puissance, travail). Dans un deuxième groupe des changements relevant du sens spatial (forme, position, direction, équilibre). Dans un troisième groupe des changements de la dimension temporelle (durée, rythme, évolution). Dans un dernier groupe les changements relevant de la dimension structurale (ordre, désordre, organisation d’ensemble, rapports entre les dimensions précédentes).

Les modifications externes et internes auxquelles s’intéressent les astrologues et plus particulièrement ceux du C.E.F.A. relèvent de la dimension temps sous ses aspects d’instant, de simultanéité, de durée, d’évolution, de cycle. (4)

Yves Lenoble vous a donné tout à l’heure une exposition claire et concrète de l’importance de cette dimension. Par la «Théorie des âges», nous voyons le milieu externe représenté par les horloges planétaires s’incarner dans un milieu vivant qui en reproduit les rythmes en les investissant de significations propres aux acquisitions de l’espèce au cours du temps.

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jacques Halbronn Les guerres du milieu astrologique (1974-1987)

Posté par nofim le 14 septembre 2021

Jacques  Halbronn  Les  guerres du milieu astrologique (1974-1987)

 

 

 La  guerre  des régimes  horaires entre les éditeurs parisiens

 

A partir  de 1979  l’édition spécialisée dans l’ésotérisme  sera marquée par une compétition assez aigue  autour de la question des heures d’Eté dans le monde et il se trouve que nous nous sommes trouvés au coeur de cette confrontation qui de nos jours

ne fait plus guère sens, en raison de la numéristaion des ouvrages.  Cette situation aura duré une vingtaine d’années. Elle aura impliqué   deux  structures,  les Editions Traditionnelles  et la revue L’Astrologue  dirigée par André Barbault, les Editions Guy Trédaniel  et  leur partenaire les Editions de la Grande Conjonction dirigée par Jacques Halbronn.

En 1979,  nous fumes contacté par Joel Dronsart (décédé) alias Gabriel  qui avait essuyé un refus de la part des éditions Dervy pour la publication de son « Traité de  l’Heure dans le Monde ». Nous décidames de la publier dans un nouveau cadre, celui des Ed. de la  Grande Conjonction en passant par la vente par correspondance en utilisant notre réseau de contacts, en rapport notamment avec notre organistaion de Congrès astrologique (Mouvement astrologique Univeritaire, MAU)  et  par le biais de la Faculté Libre d’Astrologie de Paris, fondée en  1976.  tout en sachant que les Ed. Traditionnelles faisaient la promotion de l’ouvrage de’Henti Le Corre, que nous connaissions depuis notre passage au CIA (Centre International d’Astrologie).Ajouton sque nous sortions d’un procés (gagné)  contre  André Barbault et les Ed. Traditionnelles pour diffamation par voie de presse., suite à un compte rendu de Barbault dans le numéro 39 de la revue L’Astrologue (1976).

Les « Régimes  Horaires » de Le Corre a paraissaient en feuilleton, dans la revue L’Astrologue.depuis 1976, sur une base trimestrielle. En 1980, les Ed. Traditionnelles publieront  un premier volume  de Le COrre:

 Régimes horaires pour l’Europe et l’Afrique .  Dans le cadre d’accords de co-édition avec Trédaniel,  le Traité de Gabriel   paraitra  en 1983. sous un habillage en couleur et connaitre plusieurs tirages  pendant  un quinzaine d’années.

Mais, on n’en resterait pas là car Françoise Schneider Gauquelin, l’ex éppuse de Michel Gauquelin,   va nous proposer son propre travail sur ce sujet,/ En 1987 dans le cadre de la co-édition La Grande Conjonction-La Maisnie, paraissent sous le titre que nous fixerons:Problèmes de l’heure résolus en astrologie (réédition 1994  avec une nouvelle jaquette). Les droits seront cédé en 1997 s à Francis Santoni pour une application informatique pour Aurés:  qui note sur son site : « Notre base de données d’heures a été au départ constituée à partir du livre de Françoise Schneider-Gauquelin, Problèmes de l’heure résolus dans le monde. »

Le destin, aura voulu que nous nous trouvions fortement impliqués dans la vie  astrologique à plusieurs titres. Rappelons qu’en 1986, nous serons impliqués dans la crise du GERASH autour de Patrice Louaisel  et de Maurice Charvet qui aboutira à la création du CEDRA, Centre d’etude et de recherche en Astrologie,  crise qui durera  une bonne dizaine d’année, . En avril 1986, nous avions été élu vice-président du GERASH puis, à la suite de la démission de Louaisel, nous devenions  président de la dite association , ce qui reléve  de la « guerre »  entre associations astrologiques qui avait débuté en 1974  lorsque Barbault voulut reprendre le controle du CIA et nous évincer comme vice-président élu en 1973. Il faudrait aussi parler de la guerre entre les Fédérations  astrologiques,  entre celle de Danièle Rousseau (FFA, 1984, Congrès de Cannes 1985 )  et celle de Denise Daprey, que nous avions mise en orbite. (Fédération des Enseignants en Astrologie. Congrès d’Orléans, 1985).  En comparaison, il est clair qu’Yves Lenoble, dans son récent ouvrage(L’astrologie Le grand voyage en soi et dans l’avenir ), n’aura connu les arcanes du milieu astrologique que très partiellement et superficiellement.)

 

 

 

JHB

 14 09 21

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Crise de la morphosémantique et politique

Posté par nofim le 14 septembre 2021

Jacques  Halbronn  Crise de la morphosémantique et politique

 

A l’occasion de nos travaux en linguistique, dans la suite de a question

de l’emprunt linguistique, initée en 1980,  sous la direction d’André Joly à  Lille III -

il y  a 40 ans,  puis à Paris V  avec Louis Jean Calvet, nous  avons  connu une phase de

morphosémantique  en 2008,  lors de nos contacts avec Dominique Lecourt,  e

t une phase  de morphonologie. autour de la question de la transmission

des codes de lecture.

On reviendra ici sur les enjeux  de société liés à la morphosémantique et notamment

en ce qui concerne  la langue anglaise qui est actuellement en position dominante

dans le monde.

Idéalement, ce qui a le même sens, doit  présenter une forme semblable, selon un

processus étymologique de dérivation, de conjugaison, de déclinaison. Ce qui se

ressemble s’assemble. Autrement dit, un champ morphosémantique ne peut

qu’être perturbé par l’emprunt  linguistique, ce qui génére une crise, une pathologie

de l’epistémé.

En anglais, dans un champ sémantique donné,  la forme n’est respectée que sporadiqueeme,y..

 

Par exemple,  le mot « end » a comme adjectif « final », le mot « life » a comme

adjectif « vital ». On pourrait multiplier les exemples indéfiniment. D’où la notion

de synonyme qui autorise à introduire dans le même champ sémantique des

mots d’origines d

diverses  et qui ne se ressemblent pas formellement et ce en dépit

de leur convergence  d’ordre sémantique.

Mais l’on peut transposer cette problématique  au niveau sociétal en considérant

la « forme », l’apparence;  des personnes – au niveau anatomique, « racial », à celui de l’âge etc –

 

 

Et là encore,  nous observerons un état morphosémantique en crise et donc un

processus de synonymie se  substituant à la question de la forme. D’ailleurs, les

langues, elles-mêmes véhiculent de tels clivages à commencer par les marqueurs

de genrre. L’anglais, par exemple, est singulièrement pauvre en termes de

marqueurs de genre si on le compare avec l’hébreu/ Le français se situe dans un état

intermédiaire : je te parle s’adresse aussi bien à un homme qu’à une femme. C’est

d’ailleurs la deuxième personne du singulier qui  est particulièrement impactée

par cette crise de morphosémantique.

D’un point de vue théologique, nous dirons que les dieux ont mis en place un ensemble de

de « signes » (sémantque) ayant valeur structurante  offrant une manifestation

visuelle. D’un point de vue anthropocosmologique, nous dirons que l’Humanité, dans son

ensemble passe alternativement par des phases «  »équinoxiales »  et des phases

« solsticiales » et que les équinoxiales seraient  marquées par un déni de la forme comme

faisant sens ou si l’on préféré marquées par une idéologie selon laquelle, nous pourrions

déterminer la forme, son devenir, à  notre guise.

 

JHB

14 09 21

 

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Jacques Halbronn Saturne équinoxial comme clef du christianisme et de la Shoah

Posté par nofim le 13 septembre 2021

Jacques  Halbronn   Saturne équinoxial  comme clef du christianisme et de la Shoah

 

On trouvera  deux illustrations marquantes du climat  équinoxial par lequel passe Saturne, la moitié du temps, l’autre moitié étant solsticiale, ce qui n’est pas sans nous faire penser à l’accord conclu entre Cérés et Pluton à propos de Proserpine divisant l’année en deux parts égales;

Wikipedia

Proserpine , »  passe six mois aux Enfers, le chagrin de Cérès causant la mort des plantes sur la terre (ce qui symbolise notre automne et notre hiver), puis six mois avec sa mère, la joie de celle-ci redonnant vie aux cultures (ce qui correspond à nos printemps et été). »

L’équinoxe tend à abolir toutes les différences tant dans la verticalité que dans l’horizontalité. C »est en analogie avec l’aube et le crépuscule, ce  qui rend les perceptions indistinctes.

L’idéologie du christianisme  nous semble bien correspondre à l’équinoxialité  en télescopant les hiérarchies tant entre les hommes qu’entre les dieux   car Jésus reléve selon nous de plusieurs statuts de divinité, il est dans le « en même temps ».

Si l’on passe au XXe siècle, l’on trouve l’événement de la Shoah, de l’Holocauste qui se déroule pendant une période équinoxiale de Saturne  et l’on peut supposer que certains  textes de (saint) Paul auront été maqués au sceau d’une période équinoxiale  (cf Epitre aux Galates, aux Hébreux etc)

Dès 1939, Saturne passe sur le point vernal, à 0° Bélier et la « solution finale » sera mise en oeuvre en 1941 Saturne passera à 0°cancer, donc en phase solsticiale, en juillet  1944, et c’est la fin du rêve européen  si ce n’est que 7 ans plus tard, l’Union Européenne commencera à se mettre en place (1957  Le traité de Rome),  ce qui réalise en quelque sorte, sous d’autres modalités, la configuration de la phase équinoxiale précédente.

Ce passage équinoxial de 1941 sera fatal pour les Juifs tout comme, dans un autre registre, l’émergence du christianisme. On aura compris que les Juifs sont plus favorisés par la solsticialité qui conforte les repéres et les clivages que par l’équinoxialité.

On notera que la Guerre des Six Jours en 1967  éclate au moment où Saturne passe en bélier,  soit un cycle complet de Saturne après la Solution finale déclenchée en 1941 et  la survie de l’Etat d’Israel aura certainement été en jeu à ce moment là.

On terminea en précisant que les configurations astres, en anthropocosmologie,  ne permettent pas de connaitre à l’avance comment elles se traduiront exactement dans les faits. Il faut un Hitler ou un Nasser pour que les choses prennent telle ou telle tournure. Autrement dit,  ce n’est aucunement la « rareté » d’une configuration qui déterminera la gravité d’un événement, ce qui peut tenter les astrologues qui se servent des planétes au delà de Saturne.  C’est là une regrettable dérive.

 

 

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Jacques Halbronn La version de la maison d’Israel de l’édit de Cyrus, dans le Deutéro Isaïe

Posté par nofim le 13 septembre 2021

Jacques  Halbronn  La version de la maison d’Israel de l’édit de Cyrus, dans le Deutéro Isaïe,ouvrage signalé par la critique biblique comme ayant été « complété » par une addition en ses derniers chapitres, comme on le trouve également à propos des éditions successives des Centuries de Nostradamus.

 

Nous  étaierons notre thèse selon laquelle l’Ancien Testament aurait été, sous la forme qui nous en est parvenue, l’oeuvre de transfuges de la Maison, du Royaume d’Israel. On note la mention  « moi le Dieu d’Israel » puis « à cause de mon serviteur Jacob, d’Israel, mon élu. »

 

 

Isaïe 45, 1-4 ; 8

Ainsi parle le Seigneur à son messie, à Cyrus, qu’il a pris par la main pour lui soumettre les nations et désarmer les rois, pour lui ouvrir les portes à deux battants, car aucune porte ne restera fermée : Moi, je marcherai devant toi ; les terrains bosselés, je les aplanirai ; les portes de bronze, je les briserai ; les verrous de fer, je les ferai sauter.
Je te livrerai les trésors des ténèbres, les richesses dissimulées, pour que tu saches que Je suis le Seigneur, celui qui t’appelle par ton nom, moi, le Dieu d’Israël.
À cause de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu, je t’ai appelé par ton nom, je t’ai donné un titre, alors que tu ne me connaissais pas.
Cieux, distillez d’en haut votre rosée, que, des nuages, pleuve la justice, que la terre s’ouvre, produise le salut, et qu’alors germe aussi la justice. Moi, le Seigneur, je crée tout cela.

 

 

Ce texte entendait, selon nous, se substituer à l’énoncé du véritable documents

 

 

Edit de Cyrus (2 Chroniques 36.22-23)

22 La première année du règne de Cyrus sur la Perse, l’Eternel réveilla l’esprit de Cyrus, roi de Perse, afin que s’accomplisse la parole qu’il avait prononcée par Jérémie, et celui-ci fit faire de vive voix, et même par écrit, la proclamation que voici dans tout son royaume:
23 «Voici ce que dit Cyrus, roi de Perse: L’Eternel, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre et m’a désigné pour lui construire un temple à Jérusalem, en Juda. Qui parmi vous fait partie de son peuple? Que l’Eternel, son Dieu, soit avec lui et qu’il y monte!» Segond 21 Copyright © 2007 – 2021 Société Biblique de Genève

Pas question ici d’Israel mais de Juda et de Jérusalem  et de son templs. . Selon nous, la mention d’Israel  aura été substituée à celle de Juda.
Le   dernier verset du chapitre d’Isaie nous donne la clef en se référant aux « descendants d’Israël »   Kol zéra Israel: toute la semence d’Israel.
ה בַּיהוָה יִצְדְּקוּ וְיִתְהַלְלוּ, כָּל-זֶרַע יִשְׂרָאֵל. 25 En l’Eternel seront justifiés et glorifiés tous les descendants d’Israël. »
Parmi ces « descendants » on trouvera certainement  de nombreux Chrétiens que Jésus entendait réintégrer sur un pied d’égalite avec les descendants de Juda. Il reste que l’intégration de l’Ancien Testament dans la Bible chrétienne tient certainement  à une telle « parenté ».
Revenons  sur   Chroniques II  On y trouve la notion d’Alya au dernier verset de Chroniques II
כב וּבִשְׁנַת אַחַת, לְכוֹרֶשׁ מֶלֶךְ פָּרַס, לִכְלוֹת דְּבַר-יְהוָה, בְּפִי יִרְמְיָהוּ–הֵעִיר יְהוָה, אֶת-רוּחַ כּוֹרֶשׁ מֶלֶךְ-פָּרַס, וַיַּעֲבֶר-קוֹל בְּכָל-מַלְכוּתוֹ, וְגַם-בְּמִכְתָּב לֵאמֹר.  {ס}  22 Dans la première année de Cyrus, roi de Perse, à l’époque où devait s’accomplir la parole de l’Eternel, annoncée par Jérémie, l’Eternel éveilla le bon vouloir de Cyrus, roi de Perse; et celui-ci fit proclamer, dans tout son royaume, par la voix [des hérauts] et aussi par des missives écrites, ce qui suit.
כג כֹּה-אָמַר כּוֹרֶשׁ מֶלֶךְ פָּרַס, כָּל-מַמְלְכוֹת הָאָרֶץ נָתַן לִי יְהוָה אֱלֹהֵי הַשָּׁמַיִם, וְהוּא-פָקַד עָלַי לִבְנוֹת-לוֹ בַיִת, בִּירוּשָׁלִַם אֲשֶׁר בִּיהוּדָה:  מִי-בָכֶם מִכָּל-עַמּוֹ, יְהוָה אֱלֹהָיו עִמּוֹ–וְיָעַל. {ש} 23  »Ainsi parle Cyrus, roi de Perse: L’Eternel, Dieu du ciel, m’a mis entre les mains tous les royaumes de la terre, et c’est lui qui m’a donné mission de lui bâtir un temple à Jérusalem, qui est en Judée. S’il est parmi vous quelqu’un qui appartienne à son peuple, que l’Eternel, son Dieu, soit avec lui, pour qu’il monte!… »
Insistons par ailleurs sur les origines du « Ecoute Israel » récité à tort ar les Juifs comme  un texte sacré. Ouvrons le Livre d’Ezékiel et l’on sera fixé. C’est dire que l’Ancien Testament est en quelque sorte coupé en deux, un Pentateuque à la solide de la maison d’Israet et les livres des Prophétes qui  mettent en cause la dite maison d’Israel.  Cela n’est pas sans faire penser aux Centuries de Nostradamus dont le premier volet est du côté des Catholiques de la Ligue et le second au service de la cause dy futur Henri IV, un réformé  qui devra se convertir in extremis: « Paris vaut bien une messe ». A l’époque de l’édit de Nantes, en 1598, va régner pendant quelques décennies – jusqu’à la révocation du dit Edit de Nantes en 1685 une sorte de modus vivendi.

LIVRE D’EZEKIEL

01 Le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ce qui est devant toi, mange-le, mange ce rouleau ! Puis, va ! Parle à la maison d’Israël. »

02 J’ouvris la bouche, il me fit manger le rouleau

03 et il me dit : « Fils d’homme, remplis ton ventre, rassasie tes entrailles avec ce rouleau que je te donne. » Je le mangeai, et dans ma bouche il fut doux comme du miel.

04 Il me dit alors : « Debout, fils d’homme ! Va vers la maison d’Israël, et dis-lui mes paroles.

JHB
13 09 21

Bibliographie

Marc  Vienot  Cyrus et le livre d’Isaïe Annuaires de l’École pratique des hautes études  Année 1998  107  pp. 551-553

 

 

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jacques Halbronn Antoine Pluche et la méthode en histoire régénérative

Posté par nofim le 13 septembre 2021

jacques  Halbronn    Antoine Pluche  et la méthode en histoire régénérative

 

Par  histoire régénérative, nous entendons une méthode visant à restituer un document « dégénére »  dans son état premier, en remontant du complexe vers le simple/

 

 

En 1740,  Antoine  Pluche (1688-1761) publie  une Histoire du Ciel (cf reprint  BNF  1977)   qui sera complétée par le Spectacle  de  la Neture..  On y trouve de fort judicieuses réflexions à l’intention de l’historien  des traditions dont nous reproduirons ici quelques passages et don bien des chercheurs devraient prendre de la graine. Extrait de son chapitre  sur ‘l’origine de la semaine »

« On commence par le simple (.) Le simple se charge ensuite, se défigure (..) il s’altère par  des additions, par des broderie, par des commentaires »

« Tous les peuples (…)ont horriblement défigur » cette simplicité  majestueuse en chargeant sans fin la créance  d’opinions  fausses et le cérémonial de pratique superstitieuse.

« Nous suivons donc la nature  & l’expérience  quand  nous remontons du composé au simple

Ce ne fut que long temps après la naissance de ces nouveaux dieux qu’on s’avisa de leur assigner des places dans les planétes »

Pluche  rappelle que Moise avait instauré avec le Décalogue le Shabbat.  Mais  en cela, il ne tient pas compte de la critique biblique qui remet en question l’authenticité de certains textes et de certaines attributions;

 

JHB

13 09 21

 

Bibliographie  sur  la fortune de l’oeuvre de Pluche

Nadine Vanwelkenhuyzen  Langues des hommes, signes des dieux: Fréret et la mythologie · · Corpus: Revue de philosophie 29:63-73 (1995).

M. Davif. La notion de fétichisme chez Auguste Comte  www.persee.fr › doc › rhr_0035-1423_1967_num_171_2_8486

Brian  Juden, Traditions orphiques et tendances mystiques dans le romantisme français (1800-1855). Front Cover.  Slatkine, 1984 -

 

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