Se méfier du goût‏

Posté par nofim le 30 juin 2013

Les habitudes alimentaires  et la guerre des sens
Par  Jacques  Halbronn
 
A propos d’un ouvrage de Michel Bonneau,  intitulé « La table du pauvre », nous voyons  confirmées certaines de nos thèses concernant le statut de la viande, ce qui montre le végétarisme sous un jour assez différent de celui que l’on essaie de nous imposer actuellement.  On y apprend que l’ordinaire des pauvres est la soupe quotidienne, diversement agrémentée – d’où l’expression  « soupe populaire ». Les lentilles sont appelées la « viande du pauvre ». C’est dire qu’autrefois l’on ne se racontait pas autant d’histoires que de nos jours, où l’on fait volontiers de nécessité vertu.  L’on savait alors qui imitait qui. Le beurre noir servait  à donner du goût à ce qui n’en avait guère. Autant de subterfuges qui sous tendaient la culture des pauvres. Se tromper et tromper sur la nourriture n’est-ce point là un apprentissage de l’escroquerie  sous toutes ses formes?
Cela nous conduit à nous interroger sur une certaine tension entre les sens au sein de notre sensorialité. Tel sens perçoit une chose, tel autre s’en fait une idée différente et ils ne tombent pas nécessairement d’accord. De nos jours, le sens du goût impose sa loi aux autres sens dans le domaine alimentaire. Ce qui compte,  c’est que cela soit « bon », entendons « bon au  goût » et on sait comment s’y prendre en ajoutant tel et tel ingrédient : herbes, sauces, poudres, sel, sucre, huile, mayonnaise et  j’en passe et des meilleurs.  A telle enseigne que le produit de départ devient une sorte de page blanche totalement neutre. Ce produit, ce sont les légumineuses, les féculents, les céréales mais en fait tout ce qui n’a pas bon goût, parce qu’avarié ou parce que pas assez mûr. Dans notre jeunesse, on nous avait ainsi habitué à manger d’office les pamplemousses avec du sucre en poudre, selon une sorte d’évidence, d’allant de soi.
Mais l’on peut tout à fait transposer ce schéma au niveau de nos « savoirs » que l’on prend comme un tout d’un seul tenant  à l’exemple du pamplemousse au sucre. A un certain stade, l’on risque fort, en toute circonstance, de voir qu’il y a un biais,  c’est  à dire quelque chose que l’on essaie de nous fourguer pour faire bonne mesure et pour que cela soit « mangeable ». Cela ne signifie d’ailleurs pas forcément que le produit en soi n’est pas « bon » mais qu’il ne trouve pas, tel quel, preneur. En astrologie, un de nos terrains d’élection,  nombre d’astrologues en « rajoutent » pour ne pas laisser leurs clients sur leur faim d’informations et ces additions parasitent le cœur du modèle astrologique. Tel de nos amis quand il nous reçoit chez lui ne cesse de nous proposer d’ajouter une ribambelle de « suppléments » au produit de base. Or,  il est clair qu’il est plus sain que le produit de base se suffise à lui-même et ne cache pas sa « vérité » car ce serait une prime à mettre sur le marché des produits de qualité de plus en plus médiocre et cela vaut aussi pour les personnes. Donner à un imbécile un texte intelligent à lire, à interpréter et on  trompe son monde. (cf.   le film Les Dames du Bois de Boulogne)..
On dit que l’habit ne fait pas le moine : nous traduisons, tout « habillage » d’un produit, d’une personne est suspect, sent la supercherie ou en tout cas la favorise, voire l’encourage.  Notre sens du goût, quand il est flatté, nous conduit à ingurgiter les choses les plus douteuses en ce que nous trompons nos propres défenses. C’est pourquoi c’est bien toute idée d’addition qui doit être combattue, dénoncée.  La virginité du produit est à exiger, sa « nudité ». Si un produit n’est pas suffisant par lui-même, il vaut mieux le rejeter et exiger à ce que l’on améliore le produit non pas de l’extérieur mais de l’intérieur, non pas en aval mais en amont, ce qui ne correspond pas au même métier, au même savoir-faire.
Au niveau épistémologique, nous dirons que la science progresse en prenant conscience de certaines combinatoires que l’on avait un peu vite pris pour des évidences.  Détecter les supercheries, les faux semblants  est une qualité précieuse pour un chercheur.
Donner du goût aux choses, c’est tout un art, qui est probablement au cœur de toute culture. La culture serait basée sur une entreprise de tromperie qui servirait de ciment social. Car l’important n’est-il pas que les gens  prennent des vessies pour des lanternes et  ne prennent pas conscience des inégalités dont ils sont victimes, les « riches » ayant dès lors à avoir « mauvaise conscience ».  Si les pauvres s’imaginent que le végétarisme leur donne « bonne conscience », qu’à cela ne tienne. Qu’ils y croient  car cela évite de se rendre compte d’un certain abrutissement que l’on subit et que l’on assume.  Il n’est donc pas étonnant que le végétarisme s’accompagne souvent de croyances superstitieuses, de pratiques de savoirs indéfendables et qui ne sont « sauvés » que par quelques additions judicieuses.
Etonnamment, nous avons ainsi une série de binômes assez pittoresques avec d’une part  un élément « neutre «, insipide, sans goût  et de l’autre une série d’ingrédients que l’on ne saurait non plus consommer seuls. On ne va pas manger du sel sans rien tout comme l’on ne va pas manger de la semoule sans rien.  C’est le cas du sandwich au saucisson : pas de pain « sec », pas de saucisson seul, mais une combinaison des deux qui donne le change ! Tout cela venant à la place d’un produit qui se suffit à lui-même et qui se consomme sans additif.
Nous avons la  faiblesse de croire que  si l’on prend de bonnes habitudes alimentaires, l’on finit par développer un certain esprit critique sur le plan intellectuel.  De même celui qui  n’a cessé de se bourrer, des années durant, de toutes sortes de produits plus ou moins toxiques (médicaments, drogues, alcools, tabac  etc.) peut-il  avoir une  tête « bien faite » et pas seulement « bien pleine » ?
Il  y aurait donc un combat des sens, celui du goût étant celui qui aurait le profil le plus problématique, le plus « trompeur ». Mais à quel sens se fier ? La vue peut être leurrée, d’où le « trompe l’œil ».  L’ouïe peut tout à fait être bernée par  le      « souffleur ». L’odorat  est souvent le complice du goût mais il lui est possible de discerner des odeurs suspectes que le goût ne parvient pas à masquer. La vue d’un produit permet aussi de se défendre contre certaines manigances. Les melons et les pastèques peuvent profiter de notre ouïe pour « deviner » leur état intérieur, quand nous les tapotons.  Il semble qu’il faille que tous ces sens travaillent de concert et aient tous leur « mot » à dire.
 
 
JHB
30.06/13

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La dépendance

Posté par nofim le 30 juin 2013

Le rôle des savoirs et le phénomène de dépendance
Par  Jacques  Halbronn
 
La possession- ou du moins la revendication, l’affirmation- de savoirs – d’ethno-savoirs dirait Harold Garfinkel- est  toujours plus ou moins un signe de dépendance et donc de compensation d’un sentiment plus ou moins fondé  de manque, d’un certain « complexe » d’infériorité. Tout savoir est une addition, un complément,  un « renfort », une prothèse. Ceux qui sont pris dans une telle problématique  regardent d’ailleurs ceux qui y échappent- ou semblent y échapper-  avec une certaine perplexité.
Il est donc assez facile de diagnostiquer les personnalités dépendantes,  marquées par un syndrome d’incomplétude et qui s’accrochent à  des techniques, à des outils, sans lesquels ils se sentent perdus,  et sans lesquels, croient-ils, il n’est pas de salut.  D’où  des rapports sociaux  qui s’articulent volontiers sur le partage des savoirs et de leur apprentissage. La quête de savoir crée du lien social,  on est passé par la même formation, le même moule. A contrario, ne pas  être en demande de « savoir » tend  à isoler.
On pourrait croire naïvement qu’il faut juger sur pièces de ce que vaut le travail des uns et des autres. Mais, en réalité, l’on s’en tiendra à la maîtrise du dit savoir, à la leçon bien apprise.  Car là on peut parler, on peut comparer puisqu’il  y a une référence commune, un modèle à  reproduire. On communie et communique par le biais du handicap.
Inversement, celui qui se suffit à lui-même, qui trouve en lui-même les ressources nécessaires – l’autodidacte- risque de manquer de ce « lien », de ce support  qui est gage d’une langue commune, d’une expérience partagée.
Or, il importe d’apprendre à gérer un tel paradoxe qui veut que les moins doués fassent bloc face aux plus doués, plus isolés puisque moins dépendants.
Notre société surévalue le rôle des  savoirs qui s’acquièrent et oublie l’enjeu que représente l’éveil des dons « naturels », innés,  ce qui passe par une découverte de ses propres facultés « internes ».  Opposition entre le monde intérieur et le monde extérieur : lequel domine, régit l’autre, lequel se soumet  à l’autre ?
Deux stratégies s’opposent ici  et l’Humanité se trouve  à la croisée des chemins.
Bien évidemment, les savoirs en question  sont souvent surévalués, surfaits, douteux mais leur apprentissage scolaire  n’en tient pas moins lieu de lien social.  Nous avons montré dans de précédents textes le rôle social joué par la science par-delà la question du vrai et du faux. Quelque part,  le progrès scientifique  est l’occasion pour les plus doués de reprendre le pouvoir par rapport aux moins doués, de les déstabiliser dans leurs acquis qu’ils croyaient définitifs et totalement  fiables.
Toute dépendance est débilitante car elle se paie d’un manque de travail sur soi-même, d’exploration de son monde intérieur. Or la source du génie humain est à l’intérieur de la personne et non au sein d’un collectif, ce dernier étant dépendant de la dite source, de l’irrigation qu’elle produit. La plupart des « savoirs »  sont inadéquats, ils correspondent à des situations ponctuelles que l’on voudrait faire perdurer au-delà des limites prévues et prescrites.
Avec l’informatique, il deviendra paradoxalement  plus facile de distinguer la copie de l’original.  En effet,  chaque fois que quelqu’un exprimera quelque chose, on saura très vite  si c’est vraiment nouveau ou pas en comparant avec tout ce qui a été produit jusque-là et ce dans tous les domaines. L’imposture sera de plus en plus facilement détectée et l’on saura rendre à César ce qui est à César.
Le passage par un savoir extérieur quel qu’il soit est un pis-aller. En fait, la « culture »  doit être transcendée intérieurement  par la création. Elle doit susciter une recherche intérieure et ne pas se réduire à une imitation servile, à un copié-collé, à une compilation.  D’où l’importance de ne pas abrutir l’enfant en le décourageant de se fier à sa propre perception, ce qui en fera un « éclopé » à vie, prisonnier de savoirs dont il ne parviendra pas à s’émanciper et dans lesquels il se complaira.
Il faut apprendre à apprécier ce qui est  vivant, ce qui est spontané et ne plus se contenter de ce qui est réchauffé et factice.  Faute de quoi, l’Humanité  tombera sous la coupe des « savoirs », des techniques, des machines et n’attendra plus rien  de l’ici et maintenant, comme si le génie avait fait long feu et ne pouvait plus être célébré qu’au passé.
JHB
29. 06.13

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Les séries astrologiques : planètes, maisons, signes

Posté par nofim le 22 mars 2013

Pour  subdiviser un cycle, l’on aura recouru, en astrologie, à divers emprunts à des séries comportant une certaine temporalité. Avec le temps, la  conscience de tels emprunts s’est estompé chez les usagers de l’astrologie ainsi souvent que leur cohérence, ce qui va souvent de pair. On a en outre fini par mettre sur le même pied les fondamentaux de l’astrologie avec des subdivisions aléatoires et qui n’avaient qu’une fonction indicative très relative.

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jacques Halbronn enquete sur la Société astrologique de france fodée en 1909Ja

Posté par nofim le 20 février 2020

Jacques  Halbronn

ENQUETE  AUTOUR  DE
LA  SOCIETE  ASTROLOGIQUE  DE  France, fondée en 1909.

Premier  volet (1909-1953)
de Léopold Miéville au Colonel Firmin Maillaud

Editions de la Grande Conjonction   2020

LA SOCIETE  ASTROLOGIQUE DE  FRANCE (Premier  volet: 1909-1953)

En tant qu’historien de la vie astrologique  française  du XXe siècle,  il nous est apparu  heureux de revenir sur le phénomène « SAF ». lequel  traverse tout le siècle, sur la base d’une numérisation d’une certaine quantité de documents conservés à la Bibliotheca Astrologica et qui font l’objet d’une numérisation en ligne. (cf  La vie astrologique il  y  a cent ans,  et La vie astrologique, années trente-cinquante, Paris, Trédaniel, 1992-1995,

En 1885, Camille Flammarion avait fondé une « SAF », sigle de la Société Astronomique de France dont le but était de « de promouvoir le développement et la pratique de l’astronomie »[][2]
La première occurrence des activités de la SAF se situe en 1909 dans le cadre de la revue Modern Astrology..Mais l’on situe généralement  cette naissance en 1928  ( cf  Herbais de Thun Encyclopédie du mouvement astrologique de langue français, Bruxelles  1944, soit près de vingt ans plus tard) dans le cadre du « Bulletin de la Société Astrologique de France. Pour le développement de l’Astrologie Scientifique ». Nous disposons du dit Bulletin sur une durée d’environ dix ans avec pour  facteur central  la publication des Actes du Congrès de 1937, à Paris.
Le personnage majeur de la SAF aura été le( Lieutenant)  Colonel Firmin Maillaud, né en 1866. A ses côtés, l’on trouve André Boudineau, né en 1881, que nous avons bien connu –ainsi que sa fille, Marie-Christine- dans les années 1970, lorsque nous nous étions mis en tête de relancer la dite SAF. Le colonel  avait été présent  lors du congrès de Paris de 1953 et l’on trouve une photo de lui à la tribune, avec André Barbault.  En 1935, Maillaud  avait préfacé le. Dictionnaire astrologique (Manuel d’astrologie scientifique)  de  H. J. Gouchon

Première  partie

La SAF avant la première guerre mondiale

Dans l’édition française de Modern Astrology l’on trouve une présentation de la dite SAF, née en février 1909 déclarée en préfecture, selon la Loi de 1901, mais définitivement  constituée  le 27 avril(cf.  n° 12-13) avec sa  raison d’être et ses statuts.  En pratique,  le début des activités est  à situer au mois d’Octobre 1909. (cf 2e trimestre 1909)
Article 2:  La société a pour but de purifier et rétablir l’ancienne Science Astrologique en expliquant la symbologie planétaire, l’Esprit UN  universel dans ses différentes manifestations:

Le président en est  Léopold Miéville, responsable de  l’édition française de Modern Astrology (1906-1909 et éiteur des  traductions des peti  Cote BNF 8-V-33017), titre qui dénote une influence anglaise. Miéville  prolongea  la dite revue sous le nom de « L’Astrologie.  Ancienne édition  française de  « Modern Astrology »,  paraissant à Livry  Gargan, dans la banlieue parisienne avec une « septième année, numéro 1, 1914)

Plusieurs volumes d’initiation  traduits de l’anglais paraitront (cf.  les reprints  aux Editions Trédaniel, 1987) Des réunions sont programmées qui feront l’objet de compte rendu dans chaque numéro de l’Editions  Française de  Modern Astrology. On trouve en effet régulièrement une présentation des « Travaux de la Société Astrologique de France », L’étude du zodiaque y est  privilégiée. La rue du Cardinal Lemoine, au numéro 51,  (Paris Ve)  accueille les réunions. Chaque réunion dure  une heure et demie avec une première partie sur le Zodiaque. C’est dire que la mise en avant des signes zodiacaux  est attestée dès avant la Première Guerre Mondiale.. A  chaque séance, une « carte natale sera étudiée en commun » et le terme « horoscope » désigne celle-ci.   La publication de ‘manuels  français » (reprint  en 1987)  fait partie du cahiers de charge.

Le nom de Morin de Villefranche est mis en avant  dans un article intitulé « L’astrologie et les astrologues » d’H. Däath  (pp. 258 et seq) , texte se terminant par un vibrant hommage à Alan Leo, fondateur de la revue Modern Astrology.
On signalera par ailleurs la publication de « Dates de naissance de personnages célébres »  et de  « Dates de naissance de personnalités contemporaines » (Modern Astrology  pp 444 et seq) La rédaction  regrette de ne pas fournir les heures de naissance (p. 379 et seq)

Notons que la première SAF  est ouverte à des domaines de l’ordre de l’hypnose, comme en témoigne une « Séance expérimentale au Siège de  la Société Astrologique de France » (Modern Astrology  pp.  475 et seq)
Nous reproduisons  des éléments relatifs  aux activités  de la SAF
Pour la petite Histoire,  signalons la création à La  Haye, le 21  juillet 1907, d’une « Société néerlandaise d’astrologie » dont le nom  complet  était  « Société hollandaise d’astronomie et d’astrologie moderne » (sic) dont les statuts seront publiés dans Modern Astrology en langue française.

Seconde partie
La SAF, avant le seconde guerre mondiale

Dans le Bulletin  de la SAF (Cote BNF  8°V 48037), à partir de 1928, va reparaître notre Société et l’événement majeur en sera le IVe Congrès International d’Astrologie Scientifique; « organisé à l’Exposition  Internationale « Art et Technique » de Paris, du 17 au 25 juillet 1937.  Mais,  dès 1935, le Bulletin n° 17, se consacre à l’astrologie médicale avec la Constitution d’un Groupe d’Etudes d’Astrologie Biologique.
La mort  du polytechnicien Paul  Choisnard (1867-1930)  sera célébrée dans les colonnes du Bulletin n° 18 et l’on trouve un hommage vibrant  à Morin de Villefranche.(1583-1656) à l’occasion du 280’ anniversaire de sa mort. Rappelons que ce n’est qu’en 1938 que furent fondés les Cahiers Astrologiques par A. Volguine.  N’oublions pas l’impact de la découverte de Pluton en 1930.
Nous  disposons d’une photo d’ensemble des congressistes de 1937, reprise dans l’Encyclopédie d’Herbais de Thun. Le Président d’honneur  du Congrès  en est Justin Godard Sénateur, ancien ministre   de la Santé Publique. Signalons aussi la présence de l’abbé Blanchard auteur  d’une communication  intitulée  « Attitude du monde  catholique devant le mouvement astrologique moderne »
Les actes  comportaient  une préface d’une astrologue en vogue Marie-Louise Sondaz et une texte  introductif  de Kerneiz, remplaçant  le colonel Maillaud,  empêche  pour des raisons privées, sur  la réception de l’astrologie en France qui avait connu  une réception  que n’avaient pas connu d’autres pays européens du moins jusqu’en 1880, avec un hommage à  Paul Choisnard, puis un texte d’André Boudineau
Nous reproduirons ultérieurement  l’intégralité des Actes ronéotés  du Colloque de Paris de  1937  – L’astrologie scientifique actuelle » (qui ne fit pas l’objet d’un dépôt légal – et l’on trouvera ici le suivi des activités de la SAF entre 1928 et 1938. Rappelons aussi que dès 1935 s’était tenu un premier congrès astrologique  en pays francophone, à Bruxelles. Signalons qu’une association astrologique rivale, le CAF (Collége Astrologique de France) de Maurice Rougie alias Dom Néroman, tint également congrès cette même année à Paris. Le congrès de la SAF rassembla un grand nombre d’astrologues et de chercheurs français et étrangers : Francis Rolt-Wheeler,  Alexandre. Volguine,  Marcie Vinal,  G-L.  Brahy,  Tina Faery,  Georges Antarés,  Léon Lasson,  Dr  Brétéché  Edouard Symours, Rupert Gleadow ; Tchijevsky,  J. Duvivier,  Louis  Gastin,. Alexis Semenoff,  Henri. Gouchon,  Jean. Hieroz, Henri. Courand,  René Allendy,  R. Lagier, etc que l’on retrouvera dans la vie astrologique de l’après guerre., Les femmes sont  très peu représentées mais n’oublions pas que, durant les années  trente, les magazines féminins sont alors ouverts à l’astrologie.
En     appendice, nous  reproduisons les notices concernant la SAF parues dans l’ »Encyclopédie du Mouvement Astrologique  de langue française  au XXe siècle « de Herbais de Thun parue à Bruxelles en 1942  ainsi que des photos liées au VIIe Congrès international, Paris 1953, où l’on voit à la tribune le Colonel Maillaud.

Bibliographie :
Jacques  Halbronn
La  vie astrologique, il y a cent ans,  Paris, Trédaniel 1992 d’Alan Léo à Barlet  (avec  des textes de ¨Nicholas Campion  et Patrick  Curry)
La vie astrologique, années trente-cinquante,  de Néroman  à Maurice Privat, Paris, Trédaniel, 1995
Le Guide  de  la  Vie astrologique,  Paris, Trédaniel,  1984
Le Guide Astrologique, Paris,  Laurens, 1997
Autre édition  2006 sur  SCRIBD

SECOND  VOLET (1976-1994)

Le second   volet, à paraître,   concernera  un autre corpus associé à la SAF et notamment aux Editions de la SAF. En effet, en 1976, nous avions déclaré  une association sous ce nom et obtenu d’André Boudineau qu’il en soit le Président d’honneur, faisant ainsi la jonction avec l’association du même nom, fondée en 1928, elle-même relayant  la structure établie en 1909.
I  La trilogie intégrale   « Grande Conjonction »  1976-1978
II   la nouvelle série intégrale  du Bulletin  de la Société Astrologique de France (1988-1994)

L’ensemble s’étend donc sur une période allant de 1909 à 1994, soit, en gros, sur tout un siècle, constituant ainsi un précieux corpus permettant d’appréhender la vie astrologique tant sur le plan  social qu’intellectuel.

En mars 1977  parut le premier de trois volets  « Méthode de l’astrologie »,dans le cadre de la revue Grande Conjonction sous le titre  général  « Sur la piste du Zodiaque », le mot piste recouvrant ici plusieurs significations, à la fois la recherche  et à la fois  un certain « cirque ».. Avec un copyright de la Société Astrologique de France. Auront contribué à ces numéros, Yves Lenoble, Max Lejbowicz,  Jacques Lebreton ; Lisa Morpurgo,  Jean-Paul Citron, Guy Leclercq . On y trouve les échos de tensions avec André Barbault.  Quelques pages sont publiées en espagnol.
En Septembre 1977 le deuxième volet suivit,  « Le milieu  des astrologues » Rappelons qu’en 1979 paraîtra  Aquarius ou la Nouvelle Ère du Verseau (Ed Albatros-Autre Monde)ce qui correspondait aux actes du Colloque de septembre 1977.
Enfin allait paraître  le troisième volet « Arcanes du savoir astrologique »,, agrémenté de nombreuses photos de rencontres astrologiques
A l’arrière- plan, la parution en 1976 de nos Clefs pour l’Astrologie, chez Seghers.

La nouvelle série du Bulletin de la SAF
En 1988, nous décidâmes de relancer le Bulletin de la SAF, en en conservant la maquette de couverture à l’identique.  Cela correspondait au  80e anniversaire de la fondation de la première SAF . Cette série se fera l’écho d’une série de Colloques organisés notamment à Paris en 1988  et 1989 mais aussi en province, à Rouen, Montluçon,  Angoulême,  Dijon/   C’est au cours de cette période s’étendant  jusqu’en 1994 que paraîtront plusieurs ouvrages aux Éditions de la Grande Conjonction  et notamment le  Nouveau Guide de la Vie Astrologique , l’Astrologie selon Saturne.
Ci-dessous la liste des contributeurs à la revue de la SAF, nouvelle formule :

Enquête sur l’ésotérisme :
Robert Amadou, Robert Lambel , Irène Andrieu, Liliane Aucouturier,  Germaine de Bock ;  Daniel  Cobbi ; Alain Cuniot,  Guy Deffeyes,  Juste Duits, Henriette Gibon,  Dan  Giraud, Juste  Jonaton,  Henri Lesné ; Eric Marié, Odile Mora,  Danny Ollivier,  Gérard  Sabian,  Max Mizrahi : Francis Santoni, Philippe Villedey,
Dictionnaire Collectif  d’Astrologie (DCA)  avec Marie Delclos, Gilles  Teneau, Guy Maes ;   Danny Ollivier,   Liliane Aucouturier,
Reprise de l’Interview  de Suzel  FuzeauBraesch, dans  Astrologie Pratique,  à propos de son Que Sais Je  sur l’Astrologie.

Enquéte d’AgnésFiquet  auprès des femmes astrologues  avec  Joelle de Gravelaine,  Marieff Cavaignac,   Françoise Colin,  Catherine Aubier,

Jacques  Halbronn
Paris, Janvier- Février  2020

à telecharger sur  SCRIBD

A telecharger  sur  sCRIBD

Jacques  Halbronn

ENQUETE  AUTOUR  DE
LA  SOCIETE  ASTROLOGIQUE  DE  France, fondée en 1909.

Premier  volet (1909-1953)
de Léopold Miéville au Colonel Firmin Maillaud

Editions de la Grande Conjonction   2020

LA SOCIETE  ASTROLOGIQUE DE  FRANCE (Premier  volet: 1909-1953)

En tant qu’historien de la vie astrologique  française  du XXe siècle,  il nous est apparu  heureux de revenir sur le phénomène « SAF ». lequel  traverse tout le siècle, sur la base d’une numérisation d’une certaine quantité de documents conservés à la Bibliotheca Astrologica et qui font l’objet d’une numérisation en ligne. (cf  La vie astrologique il  y  a cent ans,  et La vie astrologique, années trente-cinquante, Paris, Trédaniel, 1992-1995,

En 1885, Camille Flammarion avait fondé une « SAF », sigle de la Société Astronomique de France dont le but était de « de promouvoir le développement et la pratique de l’astronomie »[][2]
La première occurrence des activités de la SAF se situe en 1909 dans le cadre de la revue Modern Astrology..Mais l’on situe généralement  cette naissance en 1928  ( cf  Herbais de Thun Encyclopédie du mouvement astrologique de langue français, Bruxelles  1944, soit près de vingt ans plus tard) dans le cadre du « Bulletin de la Société Astrologique de France. Pour le développement de l’Astrologie Scientifique ». Nous disposons du dit Bulletin sur une durée d’environ dix ans avec pour  facteur central  la publication des Actes du Congrès de 1937, à Paris.
Le personnage majeur de la SAF aura été le( Lieutenant)  Colonel Firmin Maillaud, né en 1866. A ses côtés, l’on trouve André Boudineau, né en 1881, que nous avons bien connu –ainsi que sa fille, Marie-Christine- dans les années 1970, lorsque nous nous étions mis en tête de relancer la dite SAF. Le colonel  avait été présent  lors du congrès de Paris de 1953 et l’on trouve une photo de lui à la tribune, avec André Barbault.  En 1935, Maillaud  avait préfacé le. Dictionnaire astrologique (Manuel d’astrologie scientifique)  de  H. J. Gouchon

Première  partie

La SAF avant la première guerre mondiale

Dans l’édition française de Modern Astrology l’on trouve une présentation de la dite SAF, née en février 1909 déclarée en préfecture, selon la Loi de 1901, mais définitivement  constituée  le 27 avril(cf.  n° 12-13) avec sa  raison d’être et ses statuts.  En pratique,  le début des activités est  à situer au mois d’Octobre 1909. (cf 2e trimestre 1909)
Article 2:  La société a pour but de purifier et rétablir l’ancienne Science Astrologique en expliquant la symbologie planétaire, l’Esprit UN  universel dans ses différentes manifestations:

Le président en est  Léopold Miéville, responsable de  l’édition française de Modern Astrology (1906-1909 et éiteur des  traductions des peti  Cote BNF 8-V-33017), titre qui dénote une influence anglaise. Miéville  prolongea  la dite revue sous le nom de « L’Astrologie.  Ancienne édition  française de  « Modern Astrology »,  paraissant à Livry  Gargan, dans la banlieue parisienne avec une « septième année, numéro 1, 1914)

Plusieurs volumes d’initiation  traduits de l’anglais paraitront (cf.  les reprints  aux Editions Trédaniel, 1987) Des réunions sont programmées qui feront l’objet de compte rendu dans chaque numéro de l’Editions  Française de  Modern Astrology. On trouve en effet régulièrement une présentation des « Travaux de la Société Astrologique de France », L’étude du zodiaque y est  privilégiée. La rue du Cardinal Lemoine, au numéro 51,  (Paris Ve)  accueille les réunions. Chaque réunion dure  une heure et demie avec une première partie sur le Zodiaque. C’est dire que la mise en avant des signes zodiacaux  est attestée dès avant la Première Guerre Mondiale.. A  chaque séance, une « carte natale sera étudiée en commun » et le terme « horoscope » désigne celle-ci.   La publication de ‘manuels  français » (reprint  en 1987)  fait partie du cahiers de charge.

Le nom de Morin de Villefranche est mis en avant  dans un article intitulé « L’astrologie et les astrologues » d’H. Däath  (pp. 258 et seq) , texte se terminant par un vibrant hommage à Alan Leo, fondateur de la revue Modern Astrology.
On signalera par ailleurs la publication de « Dates de naissance de personnages célébres »  et de  « Dates de naissance de personnalités contemporaines » (Modern Astrology  pp 444 et seq) La rédaction  regrette de ne pas fournir les heures de naissance (p. 379 et seq)

Notons que la première SAF  est ouverte à des domaines de l’ordre de l’hypnose, comme en témoigne une « Séance expérimentale au Siège de  la Société Astrologique de France » (Modern Astrology  pp.  475 et seq)
Nous reproduisons  des éléments relatifs  aux activités  de la SAF
Pour la petite Histoire,  signalons la création à La  Haye, le 21  juillet 1907, d’une « Société néerlandaise d’astrologie » dont le nom  complet  était  « Société hollandaise d’astronomie et d’astrologie moderne » (sic) dont les statuts seront publiés dans Modern Astrology en langue française.

Seconde partie
La SAF, avant le seconde guerre mondiale

Dans le Bulletin  de la SAF (Cote BNF  8°V 48037), à partir de 1928, va reparaître notre Société et l’événement majeur en sera le IVe Congrès International d’Astrologie Scientifique; « organisé à l’Exposition  Internationale « Art et Technique » de Paris, du 17 au 25 juillet 1937.  Mais,  dès 1935, le Bulletin n° 17, se consacre à l’astrologie médicale avec la Constitution d’un Groupe d’Etudes d’Astrologie Biologique.
La mort  du polytechnicien Paul  Choisnard (1867-1930)  sera célébrée dans les colonnes du Bulletin n° 18 et l’on trouve un hommage vibrant  à Morin de Villefranche.(1583-1656) à l’occasion du 280’ anniversaire de sa mort. Rappelons que ce n’est qu’en 1938 que furent fondés les Cahiers Astrologiques par A. Volguine.  N’oublions pas l’impact de la découverte de Pluton en 1930.
Nous  disposons d’une photo d’ensemble des congressistes de 1937, reprise dans l’Encyclopédie d’Herbais de Thun. Le Président d’honneur  du Congrès  en est Justin Godard Sénateur, ancien ministre   de la Santé Publique. Signalons aussi la présence de l’abbé Blanchard auteur  d’une communication  intitulée  « Attitude du monde  catholique devant le mouvement astrologique moderne »
Les actes  comportaient  une préface d’une astrologue en vogue Marie-Louise Sondaz et une texte  introductif  de Kerneiz, remplaçant  le colonel Maillaud,  empêche  pour des raisons privées, sur  la réception de l’astrologie en France qui avait connu  une réception  que n’avaient pas connu d’autres pays européens du moins jusqu’en 1880, avec un hommage à  Paul Choisnard, puis un texte d’André Boudineau
Nous reproduirons ultérieurement  l’intégralité des Actes ronéotés  du Colloque de Paris de  1937  – L’astrologie scientifique actuelle » (qui ne fit pas l’objet d’un dépôt légal – et l’on trouvera ici le suivi des activités de la SAF entre 1928 et 1938. Rappelons aussi que dès 1935 s’était tenu un premier congrès astrologique  en pays francophone, à Bruxelles. Signalons qu’une association astrologique rivale, le CAF (Collége Astrologique de France) de Maurice Rougie alias Dom Néroman, tint également congrès cette même année à Paris. Le congrès de la SAF rassembla un grand nombre d’astrologues et de chercheurs français et étrangers : Francis Rolt-Wheeler,  Alexandre. Volguine,  Marcie Vinal,  G-L.  Brahy,  Tina Faery,  Georges Antarés,  Léon Lasson,  Dr  Brétéché  Edouard Symours, Rupert Gleadow ; Tchijevsky,  J. Duvivier,  Louis  Gastin,. Alexis Semenoff,  Henri. Gouchon,  Jean. Hieroz, Henri. Courand,  René Allendy,  R. Lagier, etc que l’on retrouvera dans la vie astrologique de l’après guerre., Les femmes sont  très peu représentées mais n’oublions pas que, durant les années  trente, les magazines féminins sont alors ouverts à l’astrologie.
En     appendice, nous  reproduisons les notices concernant la SAF parues dans l’ »Encyclopédie du Mouvement Astrologique  de langue française  au XXe siècle « de Herbais de Thun parue à Bruxelles en 1942  ainsi que des photos liées au VIIe Congrès international, Paris 1953, où l’on voit à la tribune le Colonel Maillaud.

Bibliographie :
Jacques  Halbronn
La  vie astrologique, il y a cent ans,  Paris, Trédaniel 1992 d’Alan Léo à Barlet  (avec  des textes de ¨Nicholas Campion  et Patrick  Curry)
La vie astrologique, années trente-cinquante,  de Néroman  à Maurice Privat, Paris, Trédaniel, 1995
Le Guide  de  la  Vie astrologique,  Paris, Trédaniel,  1984
Le Guide Astrologique, Paris,  Laurens, 1997
Autre édition  2006 sur  SCRIBD

SECOND  VOLET (1976-1994)

Le second   volet, à paraître,   concernera  un autre corpus associé à la SAF et notamment aux Editions de la SAF. En effet, en 1976, nous avions déclaré  une association sous ce nom et obtenu d’André Boudineau qu’il en soit le Président d’honneur, faisant ainsi la jonction avec l’association du même nom, fondée en 1928, elle-même relayant  la structure établie en 1909.
I  La trilogie intégrale   « Grande Conjonction »  1976-1978
II   la nouvelle série intégrale  du Bulletin  de la Société Astrologique de France (1988-1994)

L’ensemble s’étend donc sur une période allant de 1909 à 1994, soit, en gros, sur tout un siècle, constituant ainsi un précieux corpus permettant d’appréhender la vie astrologique tant sur le plan  social qu’intellectuel.

En mars 1977  parut le premier de trois volets  « Méthode de l’astrologie »,dans le cadre de la revue Grande Conjonction sous le titre  général  « Sur la piste du Zodiaque », le mot piste recouvrant ici plusieurs significations, à la fois la recherche  et à la fois  un certain « cirque ».. Avec un copyright de la Société Astrologique de France. Auront contribué à ces numéros, Yves Lenoble, Max Lejbowicz,  Jacques Lebreton ; Lisa Morpurgo,  Jean-Paul Citron, Guy Leclercq . On y trouve les échos de tensions avec André Barbault.  Quelques pages sont publiées en espagnol.
En Septembre 1977 le deuxième volet suivit,  « Le milieu  des astrologues » Rappelons qu’en 1979 paraîtra  Aquarius ou la Nouvelle Ère du Verseau (Ed Albatros-Autre Monde)ce qui correspondait aux actes du Colloque de septembre 1977.
Enfin allait paraître  le troisième volet « Arcanes du savoir astrologique »,, agrémenté de nombreuses photos de rencontres astrologiques
A l’arrière- plan, la parution en 1976 de nos Clefs pour l’Astrologie, chez Seghers.

La nouvelle série du Bulletin de la SAF
En 1988, nous décidâmes de relancer le Bulletin de la SAF, en en conservant la maquette de couverture à l’identique.  Cela correspondait au  80e anniversaire de la fondation de la première SAF . Cette série se fera l’écho d’une série de Colloques organisés notamment à Paris en 1988  et 1989 mais aussi en province, à Rouen, Montluçon,  Angoulême,  Dijon/   C’est au cours de cette période s’étendant  jusqu’en 1994 que paraîtront plusieurs ouvrages aux Éditions de la Grande Conjonction  et notamment le  Nouveau Guide de la Vie Astrologique , l’Astrologie selon Saturne.
Ci-dessous la liste des contributeurs à la revue de la SAF, nouvelle formule :

Enquête sur l’ésotérisme :
Robert Amadou, Robert Lambel , Irène Andrieu, Liliane Aucouturier,  Germaine de Bock ;  Daniel  Cobbi ; Alain Cuniot,  Guy Deffeyes,  Juste Duits, Henriette Gibon,  Dan  Giraud, Juste  Jonaton,  Henri Lesné ; Eric Marié, Odile Mora,  Danny Ollivier,  Gérard  Sabian,  Max Mizrahi : Francis Santoni, Philippe Villedey,
Dictionnaire Collectif  d’Astrologie (DCA)  avec Marie Delclos, Gilles  Teneau, Guy Maes ;   Danny Ollivier,   Liliane Aucouturier,
Reprise de l’Interview  de Suzel  FuzeauBraesch, dans  Astrologie Pratique,  à propos de son Que Sais Je  sur l’Astrologie.

Enquéte d’AgnésFiquet  auprès des femmes astrologues  avec  Joelle de Gravelaine,  Marieff Cavaignac,   Françoise Colin,  Catherine Aubier,

Jacques  Halbronn
Paris, Janvier- Février  2020

ATELECHArGER     sur   la   plateforme SCRIBD

àté

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Hommage à André Barbault dimache Ier décembre 2019 à Paris

Posté par nofim le 29 novembre 2019

Colloque  de  9h à 17h45

 

Salle  de lASIEM

6rue Albert  de Lapparent

Métro  SévresLecourbe.

 

voir le programe  complet sur le blog  d’ Yves Lenoble

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https://fr.scribd.com/document/425752414/Cahiers-Du-Cerij-dir-Jacques-Halbronn

Posté par nofim le 14 septembre 2019

Cahiers   du  CERIJ     1990-2006   en   ligne

 

 

CENTRE d’ETude  et  de Recherche  sur  l’IDENTIYE  JUIVE,    fondé  en    1978

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Jacques Halbronn Etudes sur l’oeuvre de Michel Gauquelin

Posté par nofim le 2 août 2019

PDF  sur SCRIBD

 

https://fr.scribd.com/document/420582333/Etudes-sur-l-oeuvre-de-Michel-Gauqulin-par-Jacques-Halbronn-et-Guy-Le-Clercq

 

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Kabbalah Center Conférence à Paris de Naomi Ovadia, 23 janvier 2018

Posté par nofim le 26 décembre 2017

Le But de Votre Vie : EN DIRECT à Paris en présence de Naomi Ovadia

Kabbalah Center  Conférence à Paris de Naomi Ovadia, 23 janvier 2018 TKC_Logotype_CMYK[3]

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En direct à Paris en présence de Naomi Ovadia !

Parfois, dans le tourbillon de la vie quotienne, il est bien trop facile d’oublier le véritable but de la vie.

Les Kabbalistes enseignent que la plupart des personnes sont constamment en quête de la « grande chose » qu’elles sont sensées faire. Elles se tournent vers leur avenir et s’interrogent. Tandis qu’en réalité, là où nous en sommes dans notre vie actuellement est exactement là où nous avons besoin d’être. Selon la sagesse de la Kabbale, toute âme vient dans ce monde avec un but, identifié par notre Tikkoune (notre correction spirituelle).

Si nous apprenons à vivre l’instant présent en conscience, nous n’aurons plus d’inquiétude sur l’endroit où nous avons besoin d’être.

Dans cette conférence, nous explorerons des sujets fascinants, tels que :

  • Obtenir la bonne Conscience
  • Le concept du Tikkoune
  • La puissance de la restriction
  • Les outils pour être en alignement avec notre propre Mission
  • La poursuite du bonheur
  • Les défis : bons ou mauvais ?

Mardi 23 janvier 2018 à 19h30

Ouverture des portes à 19h00

ENTREE GRATUITE

Lieu : Bedford Hotel | Salon Pasquier | 17 Rue de l’Arcade 75008 Paris

Langue : français

Merci de vous inscrire, au plus tard, avant 12h00 (heure locale), le jour du cours, afin que nous puissions vous envoyer le lien à temps. Les inscriptions tardives recevront l’enregistrement du cours sous 48 heures.


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Pour plus d’information, contactez-nous : Mail : france@kabbalah.com ou
Tél.: (0) 825 290077 (numéro gratuit) / +33 176729687 (Pour les appels extérieurs à la France)

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Le Centre de la Kabbale se réserve le droit d’annuler, de modifier les dates ou le format de l’ensemble des cours, conférences et programmes. S’il y a lieu, les enregistrements des cours seront disponibles pendant une semaine après le cours.

Kabbalah Centre Intl. Inc. 1062 S. Robertson Blvd. Los Angeles CA 90035 United States

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jacques Halbronn Le Livre de l’Exode commence à Genése chapitre XI

Posté par nofim le 2 février 2017

Le  Livre de l’Exode commence à Genése Chapitre XI . Les deux fils de Dieu le Père,  Yahvé et Jésus

par  Jacques  Halbronn

 

Après les 10 premiers chapitres de la Genése,  à  partir du Chapitre XI de la Genése, commence  l’alliance avec Abram (plus tard Abraham) d’un certain Yahvé dont il n’avait pas été question jusque là si l’on excepte son apparition au chapitre IV lors du meurtre d’Abel par Caïn. On trouve aussi aux chapitres II et III  une forme hybride attestée nulle part ailleurs, Yahvé Elohim.  qui semble avoir été une mauvaise lecture du Yahvé Elohénou ou Elohekha ou Eloé Abraham dans le Livre de l’Exode., ce qui donne cet étrange Yahvé Elohim. Or, le fait de préciser que ce Yahvé est le dieu d’un certain peuple n’est nullement indifférent: Yahvé notre dieu, Yahvé ton dieu, Yahvé, le dieu d’Abraham et pas simplement un Yahvé Elohim qui ne veut rien dire tel quel.

Les dix  premiers chapitres de la Genése sont une série de « toldoth », c’est à dire de généalogiques, littéralement d’enfantements (Léda) et cela commence par le sefer toldoth Adam, le livre des enfantements d’Adam, suivi par d’autres listes. La dernière généalogie   fait la jonction avec le chapitre XII, en annonçant Abram et Saraï.

Mais le changement s’opère dès le chapitrre XI, quand Yahvé intervient en remplacement d’Elohim, à propos de la Tour de Babel car il refuse l’unité de l’Humanité face à Elohim qui ne pense qu’en termes d’unité, de totalité (d’où le pluriel Elohim) et au chapitrre XII,  Yahvé chosit Abraham, le père du peuple hébreu..

C’est pourquoi nous pensons qu’à partir du chapitre XI du Livre de la Genése, nous avons affaire au premier volet du Livre de l’Exode (terme qui est emprunté à la Septante et qui désigne un départ d’une part vers le pays de Canaan et de l’autre vers l’Egypte puis un retour vers Canaan))

Deux volets donc pour le Livre de l’Exode, dont le premier aurait été intégré dans le Livre de la Genése.  Le premier volet traite des trois patriarches, Abraham, Isaac et Jacob mais aussi des 12 fils de ce dernier.

Le second volet (qui correspond au début de ce que l’on appelle généralement l’Exode, commence avec Yahvé se référant à ces patriarches dont il se déclare à Moïse  être le dieu..Rappelons que c’est déjà ce Yahvé qui figure à partir du chapitre XII et jamais Elohim, également absent de l’Exode si ce n’est sous la forme possessive que nous avons signalée, à savoir que Yahvé est le dieu de ces hommes puis de ce peuple des Bnéi Israel, des  « fils d’Israel », c’est à dire de Jacob.

Mais selon nous on ne peut séparer les premiers chapitres de la Genése de l’Evangile selon Mathieu, la preuve en étant que ce texte commence par une généalogie à l’instar des dits chapitres (jusqu’au XIe)

La thèse que nous soutenons, c’est qu’il y a rivalité entre  deux fils de Dieu, du Père et que Jésus se veut être ( ou que l’on veut qu’il soit- le frère cadet de Yahvé, lequel souhaite lui aussi faire alliance avec un peuple. En effet, si le Père fait alliance avec toute l’Humanité,  ses fils en revanche se concentrent sur une certaine portion de la dite Humanité.

Autrement dit,  l’Evangile selon Mathieu tend à se substituer au Livre de l’Exode qui traite de ce frère ainé de Jésus, auprès du Père. Si Yahvé a choisi Abram et le peuple qui en découle, Jésus aurait choisi Pierre, pour qu’il soit le départ, le fondement, d’une Eglise qui est en fait l’émergence d’un « peuple ». Sur cette pierre, je bâtirai mon église, déclare-t-il à Simon qu’il surnomme Céphas, en grec pierre.. On parlera alors d’un nouvel Israêl.

Mais force est de constater que dans le premier volet de l’Exode, tel que nous l’avons précisé, il est question de rivalité entre  frères, ce qui montre bien que la question de la rivalité entre les fils du Père est déjà mise en scène, notamment entre Jacob et Esaü mais aussi  entre les fils de  Jacob, autour notamment de Joseph sans parler de celle entre Ismaël et Isaac, les deux fils d’Abraham, de mères différentes, comme d’ailleurs les fils de Jacob.

Il  importe de bien comprendre qu’il est rare qu’un père n’ait qu’un fils, cela n’est jamais attesté  dans la Bible, à commencer par les trois fils d’Adam ou les trois fils de Noé. On ne saurait donc dire que Jésus est « le » fils du  Père, il ne saurait être que l’un de ses fils tout comme les  Hébreux sont désignés comme les Bnei Israel, les fils d’Israel (ben, fils, correspondant à l’arabe Ibn). Il y a donc déjà dans le discours chrétien  en vigueur un abus de langage: il n’y a qu’un Père mais il y a plusieurs fils et tout le Livre de la Genése dans son acception habituelle en témoigne.

On ne saurait donc supprimer les possessifs, les génitifs:  fils de qui? Quel fils?  Répondre « Le fils » au sens de fils unique n’est guère acceptable! Un Père mais des fils. Et le Père peut préférer un de ses fils à un autre, ce qui relativise la perte de l’un d’entre eux.

Tout se passe donc comme si le Livre de l’Exode que nous faisons commencer au chapitre XII de la Genése avait été, à un certain stade, carrément, mis de côté et remplacé par l’Evangile de Mathieu (voire par d’autres Evangiles) On ne reviendra pas ici sur l’ambivalence de ce Jésus qui est présenté dans les Evangiles comme Messie, c’est à dire roi  d’une part et comme Fils de Dieu de l’autre. Le chapitre I de l’Evangile de Mathieu est marqué par une telle dualité avec d’une part une généalogie royale qui va jusqu’à Joseph et de l’autre la naissance de Jésus sans l’aide du dit Joseph!

En tout état de cause, il ressort que si Juifs et Chrétiens reconnaissent le mème Dieu en tant que Père, ils suivent des « fils » différents,  respectivement Yahvé et Jésus. Malheureusement, les théologiens juifs ne semblent pas disposés à qualifier Yahve de ‘fils de Dieu », ils veulent qu’il soit le Père alors qu’il n’est que l’un des fils.  On voit donc que des deux côtés, il y a des dérives. On peut penser que le dialogue judéo-chrétien serait clarifié et assaini si les Juifs reconnaissaient en Yahvé l’un des flls de Dieu et que les Chrétiens cessaient d’affirmer que Jésus est le seul fils de Dieu, ce qui va à l’encontre de toute la problématique des fratries récurrente tout au long du Live de la Genése, dans l’acception classique du terme!

 

 

 

 

 

 

JHB

15. 02 17

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jacques Halbronn, mise au point : Un Messie n’est pas Fils de Dieu mais un roi.Jésus Messie versus Jésus Fils de Dieu

Posté par nofim le 31 janvier 2017

Mise au point : un Messie n’est pas Fils de Dieu mais un roi. Jésus Messie versus Jésus Fils de Dieu

par  Jacques  Halbronn

 

Il nous semble que l’on aura plaqué sur l’Histoire d’un prétendant au trône de David, lui-même oint donc Christ- un texte inspiré de la Genése et de l’Exode relatif   notamment à la relation de Moïse avec Yahvé, lequel nous qualifierons de « Fils de Dieu ». Nous dirons que le Père est Elohim  et le Fils  Yahvé, Elohénou, c’est à dire le dieu d’un certain peuple, celui des Bnéi Israel. Ce noukom de Yahvé serait selon nous une marque de reconnaissance pour ce dieu qui a fait sortir ce peuple d’Egypte, puisqu’il signifie simplement, selon nos travaux, le Loué, celui que l’on remercie ce qui le définit non pas essentiellement mais existentiellement.

La généalogie qui ouvre l’Evangile de Mathieu ne fait sens que pour asseoir la légitimité « princière » de Jésus de Nazreth, dont on sait qu’il sera désigné dans l’iconographie, comme Roi des Juifs,  Rex Judaeorm (INRI). Jésus est fils de Joseph descendant de David. Or, l’on sait que la naissance miraculeuse de Jésus se met en porte à faux avec une telle présentation et ce dès le chapitre Ier de la dite Eangile, à partir du verset 18., ce qui commence par un « Voici comment Jésus est né ».  Donc dès le premier chapitre de Mathieu, on observe une telle juxtaposition, celle de la filiation royale et messianique (si l’on déconnecte cette notion de toute dimension divine)l Quant à cette naissance étonnante, elle nous semble calquée sur celle d’Isaac (annonce à Sarah), tout comme d’ailleurs le fait qu’il ait été sacrifié par son « père », y compris le voyage en Egypte de Joseph et de Marie, qui est calqué sur celui d’Abraham et de Sarah…

Autre calque: celui d’un Moïse annonçant la venue du fils de Dieu, Yahvé. Pour nous Elohim déisgne le père, c’est à dire celui qui réunit en lui tous les possibles, d’oû partent toutes les filiations(d’où le pluriel) alors que les Hébreux s’adressent à Yahvé à la deuxiéme personne du singulier (Baroukh Ata) Tahvé est un des fils d’Elohim et il  va communiquer avec le peuple hébreu qu’il a pris sous sa protection par l’intermédiaire de Moïse. Et cela sera calqué dans l’Evangile selon Jean, avec Jean-Baptiste annonçant  la venue de Jésus, lequel est identifié à Yahvé, le Fils d’Elohim, le Père.

En tout état de cause, nous pensons que le christianisme n’est réellement concerné que par les 11 premiers chapitres du Livre de la Genése, c’est à dire juqu’à la fin de l’Histoire de Noé. Cette partie de la Genése s’achève avec la brouille  d’Elohim  au sujet de la Tour de Babel. Rappelons que selon nous l’histoire de Noé aura été reprise dans les chapitres II, III et IV de la Genése, avec Noé s’énivrant du fruit de la vigne et se dévétissant, se dénudant. On retrouve ces éléments mis dans un autre ordre dans les dits chapitres. Ajoutons que ces trois chapitres n’emploient pas la forme Elohim des autres chapitres, mais se servent de la forme Yahvé qui n’est attestée qu’à partir du chapitre XII de la Genése et dans tout le Livre de l’Exode, ce qui nous conduit à penser que le Livre de l’Exode commence au dit chapitre XII.

La Genése chrétienne s’organise autour du personnage centrale de Noé avec lequel Elohim (et non Yahvé) instaure une alliance avec la totalité du genre humain alors que dans l’Exode Yahvé, le Fils,  ne s’unit qu’avec un peuple. On note en effet que le christianisme s’aligne sur cette alliance noachide qui est universelle alors que le judaisme se référe à l’alliance avec Abraham, laquelle ne l’est pas.

On peut donc dire que Noé correspond à l’Ancienne Alliance, à l’Ancien Testament  alors qu’Abraham correspond à la Nouvelle Alliance, au Nouveau Testament, soit le contraire de ce qu’affirment les Chrétiens qui qualifient étrangement l’alliance de Dieu avec les Hébreux d’ »ancienne »!

Certes, par la suite,  tout cet ensemble Genése-Exode sera  associé aux Evangiles mais cela nous semble marqué au coin du syncrétisme car il eût été plus logique quehttps://www.youtube.com/my_videos?o=U31 1  2017 les Chrétiens ne retinssent que les onze  premiers chapitres de la Genése. En évacuant la rencontre de Moïse avec Yahvé, ils pouvaient mettre en avant celle de Jean-Baptiste avec Jésus,  ce dernier jouant le rôle de Yahvé, le Fils. Nous supposerons donc qu’ait pu existé une mouture qui n’aurait conservé que les 11 premiers chapitres de la Genése, en préambnle des Evangiles. Et l’on sait que Saint Ausgustin  commentera largement les chapitres II, III et IV de la Genése relatifs  à ce qui eut lieu dans le Jardin d’Eden, épisode selon nous  inspiré de l’Histoire de Noé, ce qui crée d’ailleurs une répétition qui ne semble pas avoir été relevée par les commentateurs antiques. Rappelons que l’un des trois fils de Noé, Cham,  sera maudit par son père tout comme Cain, un des trois fils d’Adam par Elohim.

En conclusion,  nous pensons que l’on aura greffé sur l’Histoire de Jésus de Nazareth se voulant Roi-Messie (Christ) des Juifs,  celle de Yahvé, fils d’Elohim, en se calquant sur le Livre III de l’Exode. Si la question de ce Jésus Christ  est d’un point de vue théologique assez secondaire car elle affecte le domaine du politique, en revanche, la manifestation de Yahvé  fait probléme au regard de la théologie. Pourquoi Yahvé  serait-il réapparu?.   Mais en occultant le Livre de l’Exode, on passe sous silence la relation de Yahvé avec  Moïse et son rapport avec le peuple que le dit Yahvé a  fait sortir d’Egypte.  .Notons que l’Islam ne reconnait aucunement Jésus de Nazareth  comme « fils de Dieu ». Selon nous, les Evangiles ont amalgamé  l’histoire d’un Jésus fils de Joseph, issu d’une lignée royale avec  le nouvel Avénement de Yahvé, fils de Dieu, annoncé par un Jean-Baptiste jouant le rôle de Moïse.

On aura compris que ce qui fait apparaitre l’imposture, c’est la conservation ou la réapparition de textes qu’on aurait voulu éliminer, ce qui nous facilite évidemment une approche critique, tout comme la conservation d’un large corpus de publications nostradamiques nous aura permis de mettre en évidence les manoeuvres des faussaires,  réalisant des éditions antidatées des Centuries.

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JHB

31. 01 17

 

 

 

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jacques Halbronn Le Livre de l’Exode,émanation du Royaume d’Israel contre celui de Judah

Posté par nofim le 13 décembre 2016

Le Livre de l’Exode  émanation du Royaume d’Israël contre celui de Judah?

par  Jacques  Halbronn

 

Au Livre de l’Exode quand l’Eternel -qu’on le nomme comme on voudra importe peu ici- s’adresse à Moïse, il se présente comme le dieu d’Abraham,  d’Isaac et de Jacob, oubliant en quelque sorte la génération suivante, à savoir celle des fils de Jacob, qui constituent -excusez du peu- le fondement des douze tribus d’Israël. A quoi tient une telle omission dont apparemment les Juifs, de nos jours, ne semblent guère s’offusquer?

L’histoire de Tamar est assez complexe et c’est par la ruse qu’elle obtiendra de Judah qu’il lui « fasse » un enfant (en fait ce seront des jumeaux comme dans le cas des enfants d’Isaac) . En effet Judah était son beau père, dont elle avait épousé précedemment deux fils.  On sait que Rébecca avait été complice de la ruse qui permit à Jacob d’obtenir la bénédiction d’Isaac. On notera que Judah avait eu deux fils avant  de concevoir avec Tamar mais que ce sont les enfants de Tamar qui seront pris en compte dans la généalogie « royale » de l’Evangile de Mathieu.

Nous signalerons aussi le paralléle entre la naissance d’Isaac et celle de Jésus, avec dans les deux cas un sacrifice. (Ismael, fils d »‘Agar, s’étant substituée à Sarah auprès d’Abraham,  étant préféré dans la tradition coranique à) Isaac). On connait aussi les ruses qui firent de Léa  la première femme de Jacob qui entendait épouser Rachel.

Pourtant le personnage de Juda est bel  et bien central, il a donné son nom à la Judée et donc aux Juifs (en hébreu Yehoudi) et  Jérusalem fut la capitale de cette région liée  à la tribu de Juda.

Etrangement,  lorsque Dieu répond qu’il est « celui qui est », (quelle que soit ici la traduction), cela donne un « tétragramme » Ioud Hé Vav Hé où l’on retrouve en partie les lettres qui composent le nom de Juda, si ce n’est qu’il y manque le Daleth. Or, le tétragramme tel qu’on le connait est  bancal puisqu’il comporte deux fois la lettre Hé et donc seulement trois lettres différentes et non quatre.

On notera que le tétramorphe (cf Le Livre d’Ezéchiel) comporte bien 4 « personnages  » distincts et pas de doublon l’homme, le  boeuf, le lion et l’aigle. On note aussi toute l’importance du 4 dans le découpage du mois, lequel comporte grosso modo, 4 semaines.(en rapport avec les phases de la Lune), et le découpage en 4 est aussi celui de l’année et des 4 saisons. Nous avons montré dans une précédente étude que le Daleth faisait partie intégrante du tétragramme, ce que l’on retrouve dans le Deus latin, à l’origine de notre « Dieu ». Cela correspond à une racine qui signifie  remercier, louer (d’où le « toda » , merci en hébreu moderne).

Genése: XXIX   Léa: « Cette  fois  je vais  chanter la louange du Seigneur. C’est pourquoi elle donne à son fils le nom de Juda. Ensuite, elle cesse d »avoir des enfants’

Le cas de Rachel est intéressant en ce qu’il semble calqué sur l’histoire de Sarah. D’abord, elle ne peut donner de fils à Jacob  qu’en recourant à une servante et ensuite elle pourra enfanter directement (Genése XXX 22) :  Alors Dieu se souvint de Rachel. Il entend  sa prière et la rend capable d’enfanter (…)Elle done à son fils le nom de Joseph en disant:  Que le seigneur me donne un autre fils »   En effet, le nom de Joseph témoigne de l’attente d’un autre fils,  puisque la racine du nom signifie  ajout. Nous avons affaire à d’étranges naissances: tantot,  l’enfant nait d’un père qui se substitue au vrai père (naissance de Jésus)  et tantôt l’enfant nait d’une mère qui se subestitue à la vraie mère (quand une esclave prend la place de la mère stérile).

 

Revenons donc à cette question: pourquoi Dieu  ne se référe-t-il qu’à 3 patriarches et non à 4?. La tradition véhiculée par les Evangiles  met en évidence une telle carence.

Mathieu I, 1-17

Abraham  est le père d’Isaac, Isaac est le père  de Jacob,  Jacob est le père de Juda, Juda est le père de  Pérés et de Zéra, leur mère est Tamar etc. » et cette liste se termine ainsi : »  Jacob est le père de Joseph , Joseph a pris Marie  pour femme et Marie est le père  de Jésus qu’on appelle Christ ».  Un certain mystère régne sur l’identité du père de Jésus comme d’ailleurs sur celle du père d’Isaac dont certains commentateurs laissent entendre que ce dernier pourrait avoir eu pur père Abimelekh, à l’époque ou Abraham avait préféré présenter Sarah non comme son épouse mais comme sa soeur, lors de son séjour en Egypte.

En ce qui concerne Juda, Genése ch 49  nous dit : »

Jacob bénit ses fils :  » Juda, tes frères  chanteront ta louange (..) tes frères  se mettront à  genoux  devant toi, Juda mon fils (…) Le pouvoir  royal  restera  dans la famille  de Juda. Le bâton  des  chefs restera  dans la main  de ceux qui naitront de lui.  »

Ce passa  ge n’est pas sans faire penser au songe de Joseph ‘cf  Genèse  XXXVII) , versets  7 et seq) où l’on voit ses frères se prosterner devant lui.(les gerbes, et les étoiles). Il y a là comme une dissonance entre deux versions. On notera qu’il n’y aura pas de tribu de Joseph mais les demi- tribus de ses fils, Ephraim et Manassé.

..Comment donc  expliquer cet « omission » de Judah dans le Livre de l’Exode et ce tétragramme lui même quelque peu malmené (Genése  ch. III,   16  et  VI, 2)?

Nous remarquons que dans le Livre de l’Exode, c’est le nom d’Israël qui est récurrent:  « Va rassembler les anciens  d’Israël et dis leur  L’Eternel Dieu de vos pères, Dieu  d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. le nom de  ( Jacob, on le sait sera changé en Israel.(Genése  XXXII 29) : « Jacob ne sera plus désormais  ton nom mais bien Israël »

On sait qu’il exista deux royaumes à la suite de la mort de Salomon, on parle d »‘un schisme  : celui d’Israel au nord et de Judah au sud et bien des éléments conduisent à penser que la rédaction du Livre de l’Exode est marquée par la rivalité entre les deux royaumes, et que la version retenue est à l’évidence plus favorable au royaume du Nord, avec cette affirmation selon laquelle Jacob aurait pris le nom d’Israël. La disparition du nom de Judah dans le livre  de  l’Exode tranche avec le contenu du Livre de la Genése. On aura donc arrêté la série à Jacob en oblitérant notamment la bénédiction de Jacob en faveur de Judah.

Ironie du sort, le nouvel  Etat hébreu prendra en mai 1948 le nom d’Israël au lieu de celui de Judée (Judah). On notera que ‘idée de deux frères rivaux n’est probablement pas sans rapport avec le schisme qui instaure deux royaumes, dont celui du Nord  disparaitra en premier au VIIIe siècle avant notre  ère (cela alimentera le mythe des Dix Tribus perdues)

Un tel phénoméne nous est connu de par nos travaux concernant l’impact des guerres de religion sur les Centuries de Nostradamus, le premier volet semblant plutôt favorable à la Ligue et le second aux parisans du réformé Henri de Navarre (cf nos travaux à ce sujet, notamment sur propheties.it  et dans la Revue Française d’Histoire du Libre 2011)

 

 

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JHB

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Jacques Halbronn Repenser au XXIe siècle le cycle astrologique de Saturne

Posté par nofim le 10 octobre 2016

Repenser au XXIe  siècle  le cycle  astrologique de Saturnepar   Jacques  HalbronnUn récent texte de Bernard Duchatelle qui nous est parvenu par la canal du RAO  nous invite  de facto à préciser notre approchedu cycle planétaire et en quoi celle-ci diffère des anciennes pratiques des années Cinquante qui continuent à marquer les esprits de la plupart des astrologues d’aujourd’hui, ce qui montre bien que la santé de la recherche astrologique- comme dans tout autre domaine-  ne se  juge pas au niveau du consensus mais bien à celui des pionniers. Force est de constater d’ailleurs que le courant ne passe plus guère entre l’élite et la masse des praticiens. Est ce qu’un JEan-Pierre Nicola aurait pu faire école de nos jours comme ce fut le cas de son temps?Ci dessous le texte de Bernard « L’astrologue »
Jacques  Halbronn   Repenser au XXIe siècle  le cycle astrologique  de Saturne   dans ASTROLOGIE
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Difficile en fait d’apprécier Saturne avant le cap des 29 ans, quoique ça se soit vu, lorsqu’il revient à son point de départ. Et pour la plupart d’entre nous, c’est bien trop tôt encore, car la jeunesse et ses désirs, ses ambitions et ses arrogances égoïstes et inconscientes n’en a pas fini avec nous, loin de là. Pourtant il poursuit son travail, nous enseignant la réflexion, l’introspection, l’acceptation, patiemment, sachant bien entendu qu’ultimement le temps est de son coté.Et en progressant vers la maturité, ce qui arrive plus vite qu’on ne le croit, si l’on apprend à s’arrêter, à s’observer, à s’examiner, on se surprend à apprécier de plus en plus cet astre grave, difficile, sans compromission ni malice, grâce auquel nous sondons lentement les strates profondes et cachées de nos consciences.Certes, Uranus offre des intuitions brûlantes de clarté, incisives comme des rayons lasers illuminant en un millième de seconde le paysage mental d’un éclair éblouissant, mais les ténèbres retombent bien vite. Il revient à Saturne de solidifier ces intrusions magiques de l’intelligence et de les appliquer à notre quotidien. Moins spectaculaire, il nous fait marcher pas à pas et le terrain conquis l’est pour de bon.
Bernard DUCHATELLENotre commentaire:L’idée qu’il faille un cycle complet c’est à dire à travers les 12 signes du zodiaque  traversés  par une planéte pour en apprécier la signification nous semble une approche  révolue, c’est bien le cas de le dire.Il est clair en effet qu’il faut découper le cycle en 4 temps identiques comme le font les astrologues allemands avec le système « 90  Grad » (notamment chez Ebertin) et donc  c’est au but de 7 ans et non de 28 ou 29  que l’on aura pris la mesure  de Saturne, en l’ocurrence.Quant au fat de démarrer le cycle de Saturne  pour chaque personne, à partir de sa naissance,  cela nous semble également  bien problématique car cela contribue à saucissonner à l’infini  notre perception au niveau collectif. Une telle importance accordée à unechronologie individuelle nous semble scientifiquement assez désastreuse.  Il semble aller de soi qu’un cycle fonctionne dans la synchronie, c’est à dire qu’il n’a rien à voir avec le thème natal mais nous affecte tous au même moment mais pas nécessairement de la même façon. Mais est-ce à l’astrologie de nous donner les réponses ou doit-elle se contenter de poser les questions à moins de croire à une astrologie « connectée »  dotée d’une sorte de GPS.

En réalité, comme nous l’avons encore récemment exposé,  le thème natal doit se servir des maisons astrologiques et non des signes zodiacaux et dans ce cas l’étude d’une planéte dans les 12 maisons n’a rien à voir avec la révolution  dans le Zodiaque! Laissons le Zodiaque à l’astrologie mondiale laquelle dresse  le contexte dans lequel vivra la personne et un contexte comme son nom l’indique, est commun à toute une population. Qu’est ce qu’un contexte qui ne serait propre qu’à une seule personne????? Nous partageons à un moment donné un seul et même contexte.

Par ailleurs, l’idée d’une astrologie axée sur un seul marqueur fait son chemin. Et c’est bien entendu, de longue date, le cas des luminaires qui permettent de déterminer sous quel signe on nait. C’est ainsi que l’on se dira du Lion parce que le soleil à la naissance était en lion  mais personne ne s’imagine pour autant être le seul à être marqué par ce signe ».  Qu’est ce qui pousse certaines personnes – et certains astrologues- à vouloir croire qu’il puisse exister une sorte de Big Brother s’intéressant à leur cas particulier, ce qui fait penser à  une certaine idée de Dieu?

Or, à partir du moment où tel astre sert de marqueur, il perd toute spécificité et acquiert une dimension universelle. Saturne n’est plus le dieu Saturne ou une planéte parmi d’autres mais bien un marqueur qui se décline  au couis du cycle en passant de toute façon par des états successifs qui peuvent être contradictoires tout comme le Soleil n’a pas la même tonalité en gémeaux et en  vierge.

La théorie des domiciles va d’ailleurs totalement dans ce sens quand on prend la peine de réfléchir à la question. Le fait que chaque signe soit associé à  un certain nombre de planétes montre bien que  la planéte qui passe dans ce signe n’ a qu’un rôle de marqueur neutre qui pointe successivement telle ou telle tonalté planétaire.

Les travaux de Gauquelin ont montré qu’à la naissance,  l’on réagissait à une certaine planéte – là encore on n’a affaire qu’à une seule planéte- selon son hérédité sociale mais c’est là une astrologie des maisons et non des douze signes, de la rotation et non de la révolution?  Les 4 astres qui interviennent alors- au lever ou à la culmination lors de la naissance-  sont Vénus, Mars,  Jupiter et Saturne qui portent des noms de dieux en rapport avec les activités correspondantes. Mais là encore, on n’est pas d’individualisme mais dans le catégoriel. C’est un tort de la part des astrologues que d’insister lourdement sur la dimension individuelle, on dépasse alors les bornes de l’astrologie. et la profusion d’études de thèmes sur tel ou tel site est cionsternante..

Dans l’astrologie de révolution, c’est à dire zodiacale, on passe de la diversité spatiale à la diversité dans le temps, c’est à dire que c’e n’est plus une astrologie catégorielle donc centrifuge mais une astrologie  globale, donc centripéte, autour d’un seul axe, qui nous apparait comme étant celui porté par Saturne, qui est une sorte de super-Lune avec 28 ans au lieu de 28 joirs pour sion, cycle.

Il n’est pas souhaitable que l’astrologie s’aligne docilement et servilement sur l’astronomie, le nom des signez zodiacaux n’a pas été

introduit par les astrologues mais par les astronomes à seule fin de localisation, tout comme le nom des nouvelles planétes ne devrait en aucune façon inflier sur les représentations des dites planétes, si tant est d’ailleurs qu’il faille les utiliser en quoi que ce soit. Le propos de BErnard Duchatelle sur Uranus est tout à fait typique de cette néo-astrologie, calquée sur l’astronomie et qui laisse entendre que les astrologues pendant des millénaires n’étaient pas en mesure de prévoir les changements!!!! Ce qui est un déni de la Tradidtion, soit dit en passant. La littérature astrologique des isècles passés ridiculise un tel point de vue tout comme le signe du verseau est symboliquement une référence à l’état de domestique (d’échanson servant à la table des dieux, Ganyméde) et n’a strictement rien d’uranien au sens qu’entendent les astroloques.Les astrologues empruntent à d’autres disciplines qui ont d’autres  repéres et d’autres enjeux au lieu d’approfondir leur tradition et de la corriger et de la réformer…

Certes, il est tentant pour une communauté de rechercher des consensus et de dire tous en gros la même chose. Mais  tout cité scientifique doit  se mettre à l’écoute périodiquement de son élite, des vrais chercheurs sinon elle se sclérose et n’attire plus que des  personnes de médiocre envergure. Le climat du milieu astrologique des années soixante était autrement plus attractif que de nos jours car l’on avait affaire  à une dynamique de recherche qui s’est éteinte depuis  un quart de siècle avec la prise de pouvoir des enseignants aux dépens des chercheurs, avec des motivations totalement différents.

Il suffit de regarder dans un colloque quelle est la composition de nos jours d’une salle, tant à Lyon qu’à Bordeaux ou à Nice, pour ne plus voir quasiment aucun homme (hormis bien sur les intervenants)  et une classe d’âge qui se situe largement au dessus de 60 ans. Et cela ne fera qu’empirer à l’avenir si le milieu ne se ressaisit pas.! Mais même les colloques  astrologiques  qui devraient être une occasion de réflexion ne  servent plus à un tel objectif. On préfére généralement ajouter que soustraire à ce que l’on a appris, souvent   des décennies auparavant. Mais les considérations financières priment et l’important est de remplir la salle. On bascule dans la gestion.,  quitte à museler les ciontestations , ce qui revient à pratiquer la politique de l’autruche!  C’est ainsi que le public astrologique  n’est pas averti des recherches de pointe  notamment en ce qui concerne la relecture de la Tradition  Or, dans d’autres domaines,  l’on voit bien qu’il existe des débats. à croire que l’on juge le dit public comme incapable de  supporter des discussions jugées stériles, les gens payant pour s’instruire  et non pour assister à des  polémiques qui brouilleraient l’image de l’Astrologie, d’où le mot d’ordre visant à maintenir une unité au moins de façade…

 

 

 

 

JHB

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Jacques Halbronn La paternité contestée de Morin de Villefranche sur l’Astrologia Gallica

Posté par nofim le 4 août 2016

La paternité  contestée de Morin de Villefranche sur l’Astrologia Gallica

par  Jacques  Halbronn

 

Claude Thébault a rédigé la notice  Wikipédia  consacrée à  Jean-Baptiste Morin (natif de Villefranche en Beaujolais). Il soutient notamment que l’Astrologia Gallica  n’est pas l’œuvre de cet astrologue,

professeur au Collége Royal ancétre de notre Collége de France. En réalité, son argument ne vaut que

pour un chapitre à caractère biographique et non pas pour le corps même de l’œuvre. S’il est intéressant

de dénoncer une éventuelle erreur dans le jour exact de la naissance, qui remettrait en question

l’approche astrologique qui est proposé dans cette « Vita » de la vie de Morin, cela ne justifie aucunement

de remettre en question  la paternité de Morin sur cet ouvrage dont il traite déjà en 1654 dans  ses

Remarques Astrologiques sur le Centilogue  (cf nos  travaux, 1975 Retz, 1993 , Trédaniel).

D’ailleurs, Thébault signale un ouvrage antérieur du dit Morin, sa

Response  à une longue lettre de M. Gassend (…) touchant plusieurs choses

..de physique, astronomie, astrologie etc, datant de 1650 (chez  J.

Lebrun) dans laquelle l’astrologue mentionne cette Astrologia Gallica tout comme il mentionne

les dites Remarques Astrologiques.

Or, Claude Thébault écrit  dans l’un de ses articles consacrés à la question

 

« Morin n’est pas l’auteur du livre Astrologia Gallica paru à la Haye en 1661. Les auteurs sont ses héritiers, ainsi qu’il en est fait mention dans le Privilège Royal d’exploitation de mai 1658, figurant dans l’édition française de Vie de Morin parue en 1660. »

Il est d’ailleurs possible qu’une précédente édition ait existé. (cf infra)

. Thébault parle d’une « édition, remaniée, de l’Astrologia Gallica imprimée à La Haye » , la seule qui nous soit parvenue, parue en 1661, après sa mort.

 

(cf Claude  Thébault  CRITIQUE FONDAMENTALE DE L’ASTROLOGIE DE MORIN

© 2014 ASTROEMAIL polémique Gassendi Morin sur l’astrologia gallica

 

Jacques  Halbronn  La paternité contestée  de Morin de Villefranche sur l'Astrologia Gallica dans ASTROLOGIE

 dans HISTOIRE

Reprenons le propose  de Thébault:

« La principale critique argumentée, de l’œuvre maîtresse de Morin, paraissait en 1649, 12 ans avant sa publication. 1649 année où la rédaction des 26 chapitres, ou livres, était déjà terminée ainsi que Morin l’écrivit lui même. L’appréciation portée sur son travail est celle d’un connaisseur de l’astrologie, le mathématicien Gassendi. Il avait en effet,  formulé en 1638, à Salon de Provence, une série d’observations pertinentes à propos des prédictions écrites de Nostradamus, sur l’horoscope d’Antoine Suffren, dont toutes les circonstances de la vie contredisaient les pronostics rédigés.

Voici le texte que Gassendi adressa à Morin  et dans lequel  est déjà

mentionnée  le titre « Astrologia Gallica » :

« Or en premier lieu, je n’ai point du tout parlé, que je sache, de votre Astrologia Gallica, mais seulement de l’astrologie en général.(…) Cependant est digne de blâme celui qui condamne une chose qu’il n’a point vue, ou qu’il ne connait point.

Vous prenez finement l’occasion de dire que votre Astrologica Gallica n’est point jusque ici mise en lumière, et que jusqu’à présent je ne l’ai point vue. Pour avoir prétexte de me blâmer devant tous les sages, de ce que je nie, me moque et tiens pour des bourdes et des chimères, une chose que je n’ai point vue.

S’il est de bonne foi, ou non,  de compliquer ainsi les matières du fait, et du droit, pour en tirer ces conséquences, je m’en rapporte. Mais quand j’aurais spécialement parlé de votre Astrologia Gallica, ce que je n’ai point fait, si ce n’est que vous vouliez dire qu’elle est comprise sous l’Astrologie en général, dont en général je me moque. Je crois avoir assez de raisons pour présumer qu’elle se trouvera aussi bien digne de moquerie que la Chaldaïque ou Babylonienne, que l’Egyptienne que la Grecque, que l’Arabique, que l’Italique, et toutes ces autres, lesquelles vous décriez vous-même, pour accréditer la seule Gallique votre chère engeance.

Ma présomption est fondée non seulement sur la connaissance générale que je puis avoir de ces choses. Mais encore sur de particuliers échantillons, que vous avez laissé voir de cette incomparable science. En second lieu, sur ce que pour faire mieux voir le tort que j’ai de la blâmer, vous me reprochez hautement que je n’ai jamais dressé ni jugé aucune figure céleste. Avouez que vous usez envers moi d’une hardiesse bien présomptueuse. Qui mériterait d’être repoussé par un célèbre démenti, si je pouvais obtenir de moi de faire le fanfaron comme vous. Mais me contentant de vous dire que cela est faux, je demande en même temps très humblement pardon à Dieu, de n’avoir autrefois employé que trop de temps après ces bagatelles. Il est vrai qu’il m’en demeure au moins cette satisfaction que j’en ai pour une bonne fois reconnu la vanité. Et que j’ai pris de là occasion d’appliquer mon esprit, et de donner mon temps à de plus solides, plus sérieuses, et meilleures choses. Et non seulement cela mais encore d’en avoir conçu un tel mépris, que j’ai toujours depuis eu en horreur de passer dans le Monde pour un diseur de bonne aventure, et eu pitié de moi-même, de ce qu’en ma jeunesse j’avais été si sot, et si faible que d’y avoir ajouté quelque fois. ….

« la maladie de poitrine qui me prit l’année dernière, et qui continue encore à me travailler, vous avez bonne grâce de m’en parler, maintenant que la chose est arrivée comme si vous n’aviez pas plutôt du me le prédire auparavant, si vous vouliez que je prisse cela pour une preuve de la perfection de votre science devineresse. Je ne sais certes, comment après vous avoir si souvent interpellé de me déclarer par avance quelque événement qui fut capable, sinon de me convaincre. À tout le moins de me rendre vraisemblable la certitude dont vous avez accoutumé d’assurer que vos prédictions sont accompagnées. Vous continuez de m’alléguer des événements ex post facto.

Lesquels vous savez bien que je ne prends point pour argent comptant, comme font ceux que vous embabouinez de votre artificieux caquet. Etant fort bien instruit de cette infinie et compliquée variété de maximes, qui fait que, quoi que ce soit qu’il arrive, l’on peut soutenir qu’il devait arriver, sinon par cette voie-ci, du moins par celle-là. Et ce qui est de considérable, que posent deux événements contraires, l’on trouvera parmi ce tripotage, que l’un et l’autre étaient prédits. L’importance serait, d’annoncer déterminément un événement qui fut à venir, et dont la cause ne fut point apparente. Tels qu’étaient il y a 6 ans ma vocation et mon acceptation pour ladite Chaire, ou la maladie contractée ensuite. Mais il ne vous a jamais été possible, ou si une fois, ou deux vous l’avez entrepris, il vous a très mal réussi. »

Thébault   note: Les idées maîtresses de ce long texte se résument ainsi :

-  Les astrologies, gallique ou étrangères, se ressemblent toutes les unes les autres. Aucune ne surpasse l’autre. La nationalité est sans incidence, dès lors que cela s’appelle astrologie. Peu importe l’habillage il s’agit de la même chose, car les fondements sont communs. Notamment en ce qui concerne la Française, au regard de ses applications pratiques, et de l’usage qu’en a fait son concepteur JB Morin. Un constat de fait.

Un second élément fonde l’affirmation de Gassendi, selon laquelle toutes les astrologies ne valent rien. Elles postulent TOUTES que la terre est immobile au centre du système solaire. Gassendi avait la preuve du contraire, que c’était le Soleil, à raison de ses nombreuses observations astronomiques, notamment depuis ses découvertes des lunes de Jupiter. Il prônait l’héliocentrisme par démonstrations de fait. En conséquence, il récusait par méthode, les corrélations symboliques basées sur une mécanique géocentrique. Morin, «géocentriste» convaincu mais sans preuves, éluda l’argument, incapable de comprendre sa portée. Gassendi formulait un concept d’opposition fondamentale de nature purement mécanique.

-  Le critique, Gassendi, s’estime qualifié, connaissant l’astrologie par une pratique passée à partir laquelle il a formé son opinion sur les limites de cette discipline.

-   Morin pratique l’astrologie en mode rétrospectif, après les événements. Reconstituant le passé après coup. Il est passé maître dans la technique consistant à faire coller le passé avec une histoire convaincante. Recours à la discipline narrative. Usage systématique du biais de confirmation et de la déformation rétrospective. Il entortille habilement ses interlocuteurs dans l’illusion de la prédiction à postériori.  Incapable de travailler en mode prospectif. Ainsi que d’utiliser une discipline expérimentale. Ses rares essais se soldent par des échecs. Sa méthode d’astrologie gallique s’avère inapplicable en mode prolepse, car elle ne permet aucune prévision avant l’événement. En écartant les événements susceptibles d’être déduit à l’avance par la simple observation des modes de vie par exemple.

Ce à quoi Morin répondit ceci :

« Finalement, pour mon ASTROLOGIE que j’ai nommée Gallique pour honorer ma patrie, vous me faites pitié de la vouloir attaquer. Car étant si ignorant comme vous êtes, puisqu’elle n’est pas encore en lumière, & ignorant de l’astrologie en général, puisque vous la bafouez : qu’en pouvez vous dire que des sottises ? Aussi ne l’attaquez-vous pas par aucune raison, ni en votre grande lettre, ni en votre apologie, de peur de découvrir votre ignorance : mais seulement lui faisant la moue, & disant, que vous vous en moquez, & la tenez pour des bourdes, si elle est comprise sous l’Astrologie en général, Etant aussi bien digne de moquerie que la Chaldaïque, ou Babylonienne, ou Egyptienne, ou Grecque, ou Arabique, ou Italique. Lesquelles vous semblez estimer différentes.

Et faites tout de même que si quelqu’un se moquait de l’Astronomie de Tycho Brahé, par ce que c’est la même que celle de Copernic, d’Alphonse, & de Ptolémée, où il se trouvent de notables erreurs, ou bien croyait toutes ces Astronomies être sciences d’espèces différentes. Mais quand ce ne serait que pour le respect de Ptolémée qui a donné les deux sciences d’Astronomie et d’Astrologie, et qui a été si grand personnage, si honoré en son temps, & depuis ce vieux temps ; vous devriez parler de l’Astrologie plus modestement, et ne le point tenir pour un sot, de s’être amusé à des bourdes. »

-  Vous ignorez de quoi vous parlez et ne dites que des sottises. Morin ridiculise la critique, la prenant de haut comme un affront personnel, au lieu de répondre au débat d’idée.

-   Ce que vous dites de l’astrologie s’applique aussi à l’astronomie. Respectez les maîtres au lieu de dénigrer, vous qui n’êtes rien. Autrement dit une attitude aristotélicienne sur le mode « le maître a toujours raison » ou la formule aristoteles dixit. Ce qui prouve que Morin était intellectuellement limité, ayant atteint son niveau d’incompétence après sa nomination au Collège de France.

Morin laissa sans réponse la principale critique formulée contre sa méthode, celle de son impuissance prédictive. Il ne tint aucun compte de l’avis de Gassendi. Le dernier chapitre de son Traité intitulé « des interrogations et des élections astrologiques »comporte en exemple illustratif, en mode analepse, le cas du ministre Chavigny qu’il conseilla à titre de démonstration. Un plaidoyer sur le mode du passé. Nulle part, dans aucun de ses chapitres, l’Astrologia Gallica ne comporte d’anticipation du futur. Ni de prévisions relatives au régne personnel de Louis XIV qui débutait alors.

Ce qui explique, vraisemblablement, que la publication de son œuvre maîtresse s’accompagna de l’épisode mystificateur de sa fausse date de naissance[1]. L’éditeur, son exécuteur testamentaire, s’employa à faire coller la vie de Morin en mode de vérité officielle, arrangée, typique des Biographies des dictateurs du Xxe siècle, avec une fausse date de naissance, afin d’égrener des contrevérités, et des mensonges présumés, prédits par l’astrologie.

Quand de prétendus astrologues au XXe siècle,  Jean Hieroz, et Henri Selva, tombent dans le panneau de la mystification Morin, se laissant grossièrement abuser. Cela prouve, autant leurs complaisances, par le survol rapide de sa théorie, que leurs absences de recul, leurs limites intellectuelles, et leurs carences critiques.

Idem du professeur d’Histoire, Hervé Drévillon, auteur de Lire et écrire l’Astrologie dans la France du Grand Siècle 1610-1715, s’apitoyant sur le pauvre Morin, décrit comme « le plus malheureux des hommes ». Egrenant les malheurs annoncés par sa date de naissance comme des réalités avérées, négligeant de vérifier préalablement l’authenticité de la pièce.

Tirant ensuite des larmes, à faire pleurer les crocodiles, sur le fait que Morin fut dans l’impossibilité matérielle, sous entendu financier, de publier son Astrologie Gauloise. Que n’a-t-il consulté les pièces de son testament, l’argent y était. Morin est mort riche. Les bornes du déplorable sont franchies avec le travail bâclé du professeur Drévillon, jusqu’au pitoyable. Contrairement à l’affirmation de Drévillon, l’histoire de Morin ne ressemble nullement à celle d’une « déchéance ». Morin vivait à Paris, en qualité de locataire de son logement, au fond de l’actuelle rue Rollin, 5e arrondissement de Paris, à l’angle de la rue du Cardinal Lemoine.

Après la vie falsifiée de Morin, en mode de vérité officielle, la Faculté nous sert l’histoire de Morin en mode révisionniste. Après tout ce n’est qu’une continuité…


[1] Astroemail 130 dans « Vie de Morin sans les Astres » apporta la preuve du registre des baptêmes selon laquelle Morin est né à une autre date que celle du 23 février 1583 qui est fausse. L’Astrologia Gallica a été réécrite post mortem afin de faire coïncider des événements fictifs de la vie de Morin avec cette date mystifiée de 1583.  Autrement dit le déterminisme fabriqué de toutes pièces

Pour en savoir plus sur le Dossier Morin Astroemail 131

Claude Thebault : « Morin comment il trompa tout le monde  » enquête spéciale documentée avec preuves et analyses critiques février 2014, Astroemail 130, http://www.astroemail.com

1] Astroemail 130 dans « Vie de Morin sans les Astres » apporta la preuve du registre des baptêmes selon laquelle Morin est né à une autre date que celle du 23 février 1583 qui est fausse. L’Astrologia Gallica

a été réécrite post mortem afin de faire coïncider des événements fictifs de la vie de Morin avec cette date mystifiée de 1583.  Autrement dit le

déterminisme fabriqué de toutes pièces »

 

Autrement dit, sous prétexte que’un chapitre astrobiographique  a  été

rajouté, ce qui est souvent le cas (on connait le cas de  Moïse dont le récit

de la mort dans le Pentateuque prouverait qu’il n’a pu en être

l’auteur), c’est carrément toute l’Astrologia Gallica qui aurait  été

« réécrite »" Que ce chapitre soit sujet à caution, que sa

démonstration astrologique sur la base d’une date de naissance

douteuse puisse passer pour une escroquerie – mais cela peut tenir

à de l’ignorance- on voudra bien l’admettre.  Mais de là à claironner

que Morin ne serait pas l’auteur de l’Astrologia Gallica parce qu’un

chapitre  annexe ne lui serait pas imputable c’est aller un peu vite en

besogne.

Cela dit, s’il fallait prouver que c’est le corps même de l’ouvrage qui

aurait été réécrit, il conviendrait alors de comparer les extraits figurant en

1654 dans les Remarques Astrologiques (édition que ne connait d’ailleurs

pas Thébault qui ne cite que la réédition posthume de 1657, chez Pierre

Ménard alors que la première fut éditée chez l’auteur, à Paris. Drévillon

attribue à tort cette édition de 1654 à Ménard qui ne  réalisa que celle de

1657:

Remarques astrologiques de Jean Baptiste Morin… sur le commentaire du Centiloque de Ptolomee, mis en lumiere par Messire Nicolas de Bourdin… Pour servir de fanal aux esprits studieux de la vraye & sublime science des corps celestes, qu’on nomme astrologie

/ A Paris, : aux despens de l’autheur, chez lequel on vend le livre ;

au fauxbourg S. Marcel, ruë du Puits de Fer, prés les Peres de la doctrine chrestienne , 1654

Dans cet ouvrage, il est clair que Morin y voit l’occasion d’un préambule à son Astrologia Gallica:

« Comme  nous avons montré   en l’Astrologia Gallica (lib. 20, sdect 3, cap 7): pour des raisons qu’il n’est pas nécessaire d’exposer  en ces remarques » (p. 150 de notre édition de décembre 1975, Paris, Retz)

Morin publia en effet  plusieurs travaux « à compte d’auteur » et  c’est

pourquoi  on ne  saurait exclure une première édition de son

Astrologia Gallica de son vivant, dont les Remarques Astrologiques

reprennent des éléments en 1654 alors que son magnum opus n’était

pas encore paru. Mais on ne peut exclure une parution dans les mois

qui suivirent.

Selon Thébault,  « Post Mortem, nous avons les preuves que  l’Astrologia Gallica, écrite en 1649, fut remaniée, après le décès de Morin, et que ce travail, prit 5 ans. L’auteur de cette réécriture est connu : le secrétaire de la Reine de Pologne, Desnoyers, lequel intervint avec Tronson dans la publication, à la Haye, de l’Astrologica Gallica en 1661.  »

Nous reproduisons ci après une étude que nous avions consacré sur

ce même site « nofim » en 2014  et dont Claude Thébault ne semble

pas avoir pris connaissance:

L’astrologia Gallica de Morin de Villefranche

Posté par nofim le 11 septembre 2014

Retour sur l’Astrologie Gallica  de Morin de Villefranche par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons trouvé à la Bibliothèque de l’Arsenal  une notice manuscrite en tête de l’un des

deux exemplaires qui y sont conservés de l’Astrologia Gallica. C’est d’ailleurs, il y a plus de 40 ans dans

cette même bibliothèque que nous avions découvert  les Remarques astrologiques du même

Jean-Baptiste Morin (2eédition 1657) qui furent republiées en 1975 dans la collection

Biblotheca Hermetica dirigée par René Alleau, ouvrage qui était resté ignorée de la vague

morinienne qui avait envahi  la France depuis trois quarts de siècle (avec notamment

Henri Selva (alias Vlés), Jean Hiéroz (alias Rozières)

et d’autres qui leur emboitèrent le pas).

Cette page manuscrite nous informe notamment de ce que les 14 premiers « livres »

de l’Astrologia Gallica étaient parues avant la mort de l’auteur mais que les 12 autres furent retrouvés « dans ses papiers ».

Nous nous sommes demandé s’il n’y avait pas là en vérité deux volets assez distincts. Et en effet, il nous est apparu assez évident  que la partie qui ne paraitra que de façon posthume est

Beaucoup plus marquée par l’astrologie que la partie qui fut probablement imprimée aux dépens de l’auteur, peu après donc la parution des Remarques Astrologiques (1654)  dont Morin fut son

Propre éditeur alors que la seconde édition fut  réalisée par

Pierre Ménard en 1657, après la mort de l’auteur survenue en 1656.

Il  convient de s’arrêter sur le titre complet de l’ouvrage qu’il nous semble insuffisant de réduire

à  ses premiers mots. Il importe en effet de compléter au minimum et désormais par un adjectif, qui est  « stabilisata », que l’on traduira par « établie » (expression utilisée par Blaise de Pagan à la même époque)plutôt que rétablie.

Astrologia Gallica principiis  et rationibus propriis

stabilita » et on proposera le sigle  AGS pour désigner cet

ouvrage même si Morin même le désigne simplement dans

les Remarques par « Astrologia Gallica »

Le titre souligne le fait que l’ouvrage ne s’adresse pas aux seuls

Etudiants en Astrologie Judiciaire mais couvre bien d’autres domaines.

Le premier volet – c’est-à-dire celui qui comporte 14 « livres »- ne comporte aucun thème astral- on

disait à l’époque «  figure céleste » pour désigner le dispositif des maisons astrologiques (dont traite

Blaise de Pagan).

L’auteur du feuillet biographique note: « Quand il mourut,

il n »avait fait imprimer que les 14 premiers livres. On trouva

les 12 autres dans ses papiers » Cela n’est pas sans nous

faire songer à la parution posthume des Centuries.

Alors que le second  est truffé de « thèmes » en carré.

Nous pensons que le premier volet  n’aborde qu’accessoirement

le savoir astrologique institué alors

que le second volet  débute d’entrée de  jeu par l’exposé

de celui-ci à savoir toute la panoplie du « petit astrologue »

Cela n’est probablemet pas le fait du hasard.

Cela dit dans les Remarques

Astrologiques,   on trouve plusieurs dizaines de références

explicites  et detaillées à l’Astrologia Gallica. Or, si l’on

admet -sur la  foi du manuscrit-  que les  14 premiers

Livres sont parus avant la mort de Morin,  on doit donc

en conclure que lorsque parait en 1657 leur seconde édition,

l »Astrologia Gallica  était déjà imprimée pour ce qui est des

premiers volumes, donc sans la partie proprement technique

comportant notamment moult  »figures célestes » totalement

absentes du « premier  » volet. Mais on sait que dans les

Remarques Astrologiques, les 26 « livres » étaient déjà prêts

puisqu’il y est fait référence abondamment..

Donnons ici les titres des livres du « second « volet qui

tranchent avec les généralités du « premier » – contraste

que l’on retrouvera chez Le Noble 40 ans plus tard, d’une

« apologie » à l’autre :

Pour Morin les Remarques Astrologiques sont bel et bien

le volet français de son oeuvre latine.

On notera que les deux volumes que nous avons publiés dans le cadre de

la Bibliotheca Hermetica en 1975 et 1977  traitent de la même problématique à

savoir les « fondements » et les « raisons » , termes dont se sert explicitement

Morin de Villefranche dans ses Remarques Astrologiques.

lesquelles se terminent en se  référant  aux  « fondements

et  raisons contenues dans l’Astrologia Gallica ».

Signalons que ces Remarques Astrologiques furent attribuées

à Nicolas Bourdin dans certaines biographies en raison de

l’ambiguité du titre.

On rappellera que la date de 1666 n’a eu aucune incidence sur le cours des

parutions astroogiques du moins jusqu »à la fin du siècle. En 1697, Eustache

Le Noble- donc 30 ans après l’édit de Colbert- son Traité de la Science Céleste, qui est

la dernière partie de son Uranie ou Tableau des

Philosophes, parue en 1697. Seul, cependant,

un des libraires de 1694 poursuivra l’entreprise,   Jouvenel (Martin, rejoint par Georges).

Cela dit Le Noble,  à l’instar d’un Kepler,  entend adopter une posture mesurée et qualifie l’astrologie d’ »art

fautif  &  conjectural (..) fondé sur des convenances tirées

de quelques expériences.

Dans l »exemplaire   Arsenal la Préface du vol III  est intercalée entre V et VI

« ‘L’applaudissement que ces deux premiers  volumes ont eu

me fait espérer que celuy ci  sera reçu avec le même agrément

et si l’on doit  mesurer le succès d’un livre à la curiosité qu’il inspire, la Philosophie céleste mérite plus que tout autre l’attache des curieux et

tendre un considérable à cette dernière partie »,

Or force est de constater  que cet ouvrage de Le Noble fut sans

effet sur un certain déclin de l’astrologie en dépit de son

impact salué par un  Pierre Bayle, quelque peu étonné. Morin

quarante ans plus tôt  n’était pas parvenu à changer une

tendance défavorable. Il convient de s’interroger quant aux

raisons de tels échecs plutôt que sur les effets d’un mythique

édit  que Colbert aurait décrété contre l’astrologie en 1666;

En bref, nous dirons que la réforme astrologique inaugurée

par Kepler au tout début du siècle aura fait long feu. Avec le

recul du temps, on perçoit mieux les carences d’un tel projet de

reconnaissance. Morin  n’avait qu’une idée en tête, placer le

thème natal au centre de toute activité astrologique. C’était

à l’évidence imposer un boulet et Outre Manche William Lilly

allait en sens inverse entendant, dans sa Christian Astrology

-à laquelle l’Astrologia Gallica entendait répliquer ( rappelons

que Morin démarra son oeuvre dans les années 1620-1630)-

préconiser une astrologie dégagée du thème natal et empruntant

d’ailleurs-ironie du sort,  à l’astrologue protestant Claude

Dariot  de Beaune, pas très loin de Villefranche en Beaujolais

(cf notre étude chez Pardés  1990).  L’étendue de la culture

de ces deux astrologues qui déborde largement du champ

étroit de l’astrologie  ne sauvera pas la mise. Certes, à la lecture

de ces oeuvres monumentales, on pourrait croire que l’astrologie

est partie prenante d’une ensemble bien plus vaste mais ce

n’est là qu’un processus à sens unique comme ces

astrologues qui traitent de médecine dans leurs livres alors

que la réciproque n’est pas vraie. C’est un faux semblant!

Thorndike consacrera à l’AGS un chapitre entier de son History (XVI)

of Magic and experimental  Science (vol VII): Morin’s

Astrologia Gallica. « Such is the book of  Morin, a  curious

collection of old  and new, of progressive and backwards

view » (p; 490)

 

 

 

 

 

 

L’avantage des Remarques, c’est qu’elles font

connaitre la pensée de Morin en français et non pas en latin et jusqu’à

notre éditions de 1975 on ne connaissait son Astrologia que par le

biais de traductions de certains chapitres par les soins de Selva et de

Hiéroz.

 

On s’étonnera en outre que Thébault ne mentionne, ne serait–ce que dans

sa bibliographie nos différents travaux sur Morin, qu’il s’agisse

de notre adaptation en français moderne des Remarques (Retz 1977)

ou notre postface au Commentaire du Centilogue (sic) de Nicols Bourdin

Ed. Trédaniel  La Grande Conjonction, 1993)

Or, à la suite de l’article paru sur Wikipédia,  telle astrologue nous a

affirmé récemment que Morin était un auteur du XVIe siècle et que ce

qui était paru au siècle suivant  était le fait de ses successeurs. Ce n’est

certainement pas ce  que dit Thébault qui ne vise ici que l’Astrologia

Gallica mais  tel aura été l’effet de son « scoop »  quelque peu  surfait et

surjoué.

JHB

 

Autres publications:

 

L’astrologie de Morin de Villefranche

Posté par nofim le 9 juillet 2014

Nouveaux regards sur  la pensée astrologique de Morin de

Villefranche au prisme des pratiques actuelles.

————————————————————

 

Jacques Halbronn

PIERRE GASSENDI ET L ASTROLOGIE JUDICIAIRE.

APPROCHE BIBLIOGRAPHIQUE »  Colloque  de Digne.

———————————–

in  Gassendi et la modernité de Sylvie Taussig

Jacques Halbronn, Questions autour du texte sur l’éclipse de 1654 attribué à Gassendi …

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

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