Désenclaver l’astrologie et le féminin

Posté par nofim le 21 mars 2013

Pour nous, l’astrologie doit être en quête de simplicité. Il faut y mettre du bon sens et ne pas construire  un monde parallèle et décalé. C’est ainsi que pour décrire le double processus d’un cycle, nous proposerons de nous servir pour le premier temps du cycle du préfixe « re » (ré) (comme dans se ressaisir, rétablir) et pour le second temps du préfixe « de » (dé/dis, comme dans découragement, destruction) montrant ainsi qu’il faut partir de ce que nous connaissons et non pas plaquer des catégories qui nous sont étrangères avec lesquelles nous ne sommes pas familiers, ce qui nous rend incapables de les appréhender du fait que l’on nous propos des distinctions auxquelles nous ne sommes pas habitués tant et si bien que face au discours de l’astrologue nous sommes déconcertés et incapables de porter un jugement. Imaginons une langue qui distingue des nuances de couleur que nous ne connaissons pas dans notre langue d’origine. Ce sont des précisions qui nous dépassent et la personne qui les emploie aura beau jeu de dire ce qu’elle veut sans que nous réagissions. Or, en astrologie zodiacale, notamment, on ne cesse de distinguer des points qui nous échappent, qui ne recoupent pas nos catégories habituelles.

Les astrologues doivent comprendre qu’il ne s’agit pas de transmettre une tradition, un langage constitué et particulier mais bien d’être en phase avec le fonctionnement des sociétés. C’est pourquoi nous rappelons que  dans tous les domaines, on a une dialectique de l’un et du pluriel. Une loi s’applique à un très grand nombre de cas, tant dans le domaine juridique que scientifique. Mais même en musique, la partition est la « loi » même si elle est modulée par chaque interprète. Ce sont des choses que tout le monde connait et auxquelles il ne saurait être invité à renoncer. Or, la pratique de l’astrologie conduit à ce que la loi change en permanence, d’un moment à l’autre. En disant cela, on renonce  à un principe fondamental de l’intelligibilité humaine. Donc là encore, on s’aventure sur un terrain mouvant.

On  notera d’ailleurs à ce propos certaines dérives consistant à dire que les faits ne font pas débat mais leur interprétation (cf. François Bayrou, dans son dernier livre « De  la Vérité en politique », 2013). C’est là un contresens épistémologique : c’est  le modèle que l’on utilise qui constitue ce qu’on entend par « faits ». La loi a vocation à rapprocher des « faits » apparemment distincts et toute « loi » s’attachera à des angles qui lui sont propres.  Un « fait » isolé ne signifie rien. Il doit s’inscrire dans une série étalée dans le temps.

Si l’on entend ainsi discourir sur la situation économique actuelle, on ne saurait l’enclaver mais au contraire la relier avec des situations  aussi diverses que possible dans le temps et dans l’espace. Est-ce que la loi de la gravitation diffère selon les pays ou selon les siècles ?  Une loi doit permettre de décrire un très grand nombre de cas, en en restant à un seul et même modèle. Mais dans le cas de l’astrologie, le thème astral ne saurait être considéré comme un modèle « unique », puisqu’il évolue constamment.

Non pas qu’au niveau cyclique, nous ne distinguions deux temps (cf. supra) mais le schéma de base reste le même tout comme la succession des saisons, du jour et de la nuit.

Autrement dit,  il ne s’agit pas d’appliquer n’importe quelle loi car dès que l’on applique une loi, on crée des faits en conséquence, on voit les choses avec des lunettes particulières. Il faut d’abord choisir entre plusieurs modèles, plusieurs grilles, celle qui nous semble la plus probable.  Certains répondront que pour faire ce choix, il faut  les pratiquer.  Telle n’est pas la bonne attitude. L’esprit humain est capable de juger de la valeur d’un modèle de par son exposé, de par sa cohérence, de par son accord avec d’autres modèles. Un modèle unique en son genre est ingérable. On est dans le domaine du sport cérébral, de l’intelligence humaine qui est apte à prévoir à partir des données de départ. On fait ainsi un examen médical pour savoir si la personne peut faire telle activité. On n’attend pas qu’elle ait un accident. D’où notamment l’interdiction de conduire en ayant bu. Mieux vaut prévenir que guérir.

Toute la question est « comment prévenir ? »

Le modèle astrologique le plus  satisfaisant est celui qui respecte le concept de la dialectique de l’un au multiple. Il doit y avoir  un  seul facteur actif et un grand nombre de facteurs passifs. Or, l’astrologie actuelle a multiplié le nombre de facteurs actifs et donc de cycles, ce qui  brouille son discours. Comme on l’a dit plus haut, toute l’activité humaine s’organise autour du modèle de l’un et du pluriel, que l’on retrouve dans le monde végétal où les insectes passent d’une fleur à une autre.

L’astrologie actuelle nous fait songer à un monde sans insectes où les fleurs auraient trouvé moyen de communiquer entre elles sans intermédiaire, d’où les « aspects » entre planètes, d’où des planétes qui se déplacent.

Si l’on considère que les étoiles fixes dans l’astrologie ancienne correspondent aux fleurs et les planétes aux abeilles,  l’on serait ainsi passé d’un modèle planète/étoiles fixes  à un modèle planète/planète, les étoiles fixes finissant par être évacuées du savoir astrologique. Le modèle astrologique actuel est donc bancal et il convient de le mettre en concurrence avec d’autres modèles qui respectent une dualité qui se retrouve dans tous les domaines.

Mais une des raisons du succès de ce modèle astrologique actuel, c’est qu’il nie la polygamie et revendique la monogamie. Or la monogamie est le contraire du monothéisme, en ce qu’il n’y a plus de centre, de harem. Rappelons que la Lune, dans la mythologie hindoue, est masculine et  a de nombreuses épouses (autant que de jours de sa révolution sidérale).

Cela tient à l’avènement de l’égalitarisme qui refuse toute dualité qui sous-tendrait le pouvoir de quelques uns, ce qui débouche sur un anarchisme en porte  à faux avec la notion de Loi. Le fait de dire que  les planètes sont à la fois l’élément mobile et l’élément fixe va dans le sens d’un androgynat.

Parmi toutes les planètes, il faut en choisir une  qui déterminera le cycle central, les autres planètes n’étant pas opérationnelles. Selon nous, cette planète dominante est Saturne du fait de ses analogies numériques avec la Lune, qui est la matrice de la pensée astrologique tant elle fait contraste avec les étoiles fixes et incarne en fait tout le génie humain de la dialectique de la Loi et des « faits » bruts. La notion de « fait » est féminine et celle de « loi » est masculine. Notre perception du monde peut tout à fait varier et c’est elle qui structure notre perception des faits.  Pour en revenir à l’idée de cyclicité, c’est notre évolution intérieure qui  nous fait voir les choses de telle ou telle façon. Si nous évoluons, les choses autour de nous changent et ce ne sont pas les choses qui changent qui nous font changer.

C’est là que l’on voit l’apport essentiel de l’astrologie. Celle-ci, bien comprise, nous explique que  ce qui nous fait changer, ce n’est pas ce qui se passe en bas mais en haut, dans le Ciel lequel nous envoie des « signaux ». Sans l’astrologie,  on peut être tenté, en effet, de penser que c’est ce qui se passe  ici bas qui nous détermine. Il y a là une révolution copernicienne.

L’on sait à quel point les femmes constituent le gros des troupes du public astrologique. On peut se demander si sub-consciemment, les femmes ne rejettent pas le modèle dominant de l’un et du pluriel. Or, il faut se rendre à l’évidence au niveau de la procréation : un homme peut gérer dans un temps très court les naissances d’un grand nombre d’enfants, ce qui ne peut être le cas de la femme.  On est dans l’utopie en pensant que le principe de l’un et du pluriel puisse disparaître. Il faut nécessairement que l’un des pôles  soit actif et l’autre passif. Le passif ayant le nombre pour lui. L’égalitarisme est donc une impossibilité. Quant à inverser les rôles, cela semble  peu envisageable sauf à imaginer un modèle comme celui de l’astrologie actuelle qui en combinant les planétes entre elles, rompt avec le modèle duel. C’est cette combinatoire planète/planète que nous combattons avant toute chose.  Il ne peut y avoir que des combinatoires planète/étoile fixe et de préférence qu’une combinatoire d’un seul astre mobile avec une série d’étoiles fixes (les 4 étoiles royales) découpant son cycle en quatre temps de 7 jours/années.

Sur le plan des institutions politiques, le modèle actuel du suffrage universel  est inacceptable. Il importe qu’il y ait deux chambres, l’une pour les hommes et l’autre pour les femmes, ce qui est d’ailleurs selon nous  à la base d’un Parlement comportant deux assemblées comme c’est le cas dans la plupart des régimes parlementaires. Cela métrait fin au débat sur le pourcentage de femmes au Parlement. Mais cette dualité est aussi celle du législatif et de l’exécutif. Le législatif détermine la loi et donc doit trancher entre les différents projets. L’exécutif applique la loi et n’a pas à en juger. De même, le milieu astrologique doit s’organiser de façon duelle : d’une part les « penseurs » de l’astrologie, les « designers » et de l’autre les praticiens. Or, de nos jours,  les praticiens se veulent également ceux qui jugent de la valeur des modèles alors que c’est en amont que cela doit se décider. Il y a donc une conflictualité au sein même de la société astrologique qui ne fait qu’ajouter à la confusion. Là encore, la dualité  se voit menacer par un anti-modèle tant intellectuellement que socialement.

On prend ainsi conscience d’une sorte de clivage majeur qui va marquer le XXIe siècle et qui se manifeste notamment dans le choc des modèles astrologiques. Toute la question est de savoir si ce qui se passe actuellement en astrologie peut contaminer le reste des activités humaines ou si au contraire, l’astrologie s’alignera sur le profil de celles –ci.

 

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