• Accueil
  • > ASTROLOGIE
  • > Astrologie d’en haut et astriologie d’en bas‏ – Astrologie publique et astrologie populaire

Astrologie d’en haut et astriologie d’en bas‏ – Astrologie publique et astrologie populaire

Posté par nofim le 22 mars 2013

Il convient de ne pas confondre deux notions : celle d’une astrologie correspondant aux besoins existentiels des gens peu évolués et celle d’une astrologie d’intérêt général, « républicaine ». On ne saurait en fait concevoir deux produits plus opposés l’un à l’autre, ce qui conduit invariablement à quelques réflexions d’ordre sociologique autour de l’idée de citoyen et d’homme de la rue.

D’un côté, nous avons une astrologie « citoyenne » qui élève les gens au dessus d’eux-mêmes, qui relève d’un nivellement par le haut et de l’autre une astrologie qui fraie avec un entendement assez borné, ce qui correspond à un nivellement par le bas.

L’astrologie actuelle des médias est-elle à classer en tant qu’astrologie populaire ou astrologie publique ?  Nous répondrons qu’elle correspond à une astrologie publique du fait qu’elle ne prétend pas étudier un cas spécifique mais un ensemble de cas. On sait bien qu’on n’est pas seul à être né sous tel ou tel signe et d’ailleurs, nombreux sont ceux qui s’amusent à faire leurs propres sondages concernant tel ou tel signe.  Non pas que nous approuvions les bases techniques d’une telle astrologie mais, d’un point de vue philosophique, elle  tend à dégager des lignes de force et à proposer un schéma d’ensemble qui permet, en principe, de se situer. Cela dit, nous pensons qu’une nouvelle forme d’astrologie « publique » est nécessaire mais celle qui existe n’en possède pas moins certaines vertus puisqu’il respecte le principe de pollinisation, le soleil jouant ici le rôle de l’abeille « butinant » d’un signe à l’autre.
Passons à présent à l’autre astrologie. En apparence, elle se présente et elle est présentée comme fort sophistiquée et  disons le « savante ». Mais ce luxe de précisions et de données est au service d’une demande assez « lourde », à savoir circonscrire un destin individuel, par le biais notamment du thème natal et disons le cette pratique là est matinée d’une certaine dimension divinatoire qui échappe à toute approche proprement scientifique, en dépit même de tout un appareil astronomique mobilisé, assisté informatiquement..
Le paradoxe  n’est qu’apparent. Il suffit de penser au domaine culinaire. La cuisine populaire demande beaucoup plus de travail que la cuisine   faite des produits les plus coûteux. Il faut plus de temps pour faire mijoter laborieusement quelque ragoût aux origines douteuses que pour faire griller une entrecôte, sans aucune forme d’addition. Bien plus, des produits de qualité n’ont pas besoin d’un grand talent culinaire et chacun peut les préparer sans un  (ethno)savoir faire particulier 
Nous dirons que l’astrologie publique n’a pas besoin des astrologues. Le public y a un accès direct tandis que l’astrologie populaire exige un « homme de l’art », un intermédiaire et il en est de même dans le domaine de la cuisine.
Et de fait l’astrologue pratiquant une telle astrologie populaire doit être fort habile et le produit de départ ne pèse pas lourd en comparaison de tout ce qu’il lui apporte. A contrario, en astrologie publique, le modèle de départ doit se suffire à lui-même et il revient à chacun de se l’appliquer, sans passer par un praticien plus ou moins patenté.
Le fait est que cette astrologie populaire  descend vers le client au lieu de le faire monter, d’où son caractère pléthorique. Au lieu de respecter le principe du polygamisme qui implique un dépouillement du vecteur de façon à pouvoir s’associer à des cas de figure fort divers, nous débouchons sur les affres du monogamisme qui est tout sauf économique, puisque le vecteur n’est censé correspondre qu’à un seul cas et non à une quasi infinité de cas, à l’instar du thème par comparaison avec le signe solaire ou lunaire..
Cette astrologie « lourde » populaire ne doit donc en aucune façon être amalgamée avec une astrologie publique aussi épurée que possible. Si l’on doit représenter les deux astrologies, cela fait songe à Don Quichotte et à Sancho Pança, à l’hidalgo et au valet, au rustre qui  se nourrit de potées qui tiennent le ventre à l’instar de ces ouvriers polonais de l’Entre Deux Guerres qui préféraient leur brouet à de la viande fraîche. /Dis moi ce que tu manges et je te dirai quelle astrologie tu  pratiques.
Comme  nous l’avons souligné dans de précédents textes, il faut savoir que chaque modèle fixe par avance ses moments cruciaux. Au foot ball, c’est le but (le goal). Aux échecs, c’est le mat. Au rugby, c’est l’essai. Celui qui n connait pas les règles d’un jeu n’en connait pas les enjeux. Or, tout se passe comme si les astrologues actuels jouaient à un jeu dont ils ne connaissaient pas les règles ou empruntant à d’autres jeux ; comme une langue emprunte à d’autres langues, notamment quand elle a perdu les clefs de son propre système.
Si l’on admet qu’à la base l’astrologie publique  met en place un dispositif binaire, toute la question est le passage de la phase 1 à la phase 2 et vice versa.  L’astrologie populaire  à la différence de l’astrologie publique de par son contenu comme de par son application individuelle ne saurait en aucune façon prétendre à une quelconque scientificité et il faut être d’une extrême naïveté pour soutenir que la « pratique » de cette astrologie populaire se conforme aux exigences de la science de par son application. On ne saurait assez insister sur  le fait  qu’aucune application ne saurait valider une théorie et qu’elle ne fait qu’illustrer, elle n’en est que la projection. On ne fera pas l’économie du débat théorique et ceux qui veulent empêcher ce débat ou le reporter aux calendes grecques ne méritent que notre mépris.

Laisser un commentaire

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs