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Astrologie et politique‏ – L’astrologie et le mythe de Cendrillon

Posté par nofim le 22 mars 2013

Sortir l’astrologie de sons ghetto, c’est demander que l’astrologie renonce à un langage décalé, qui l’isole. A quoi sert-il de décrire les choses de la vie avec des formules qui ne sont pas celles de notre temps ?Comme le souhaitait Dom Néroman, Jean-Pierre Nicola, et plus récemment Patrice Guinard, il faut commencer par réformer la terminologie de l’astrologie. D’aucuns sont persuadés que le faire aboutirait à trahir la cause de l’astrologie, à l’édulcorer, à la dénaturer et ils s’accrochent à un langage désuet et auquel eux-mêmes sont devenus étrangers, ce qui leur donne d’ailleurs l’illusion qu’il ne traite pas des mêmes sujets que d’autres domaines du fait même de son apparente spécificité…

En réalité, quand  on restitue la logique sous-jacente des dispositifs astrologiques, force est de constater qu’ils se résument  à l’idée de cyclicité et que cette idée peut s’exprimer de mille manières différentes, cela ne change rien d’essentiel. Si l’on demande à des gens comment ils se représentent un cycle, ils trouveront toutes sortes d’images qui seront, dans l’ensemble, équivalentes et superposables et ce qu’ils divisent le cycle en tant ou tant de stades. Qu’est ce que l’astrologie a à perdre à rénover son langage ?Ce qui est sûr, c’est qu’elle aurait beaucoup à y gagner si ce n’est que l’on risque d’arriver à la conclusion d’un conte d’Andersen : Le Roi est nu !
Car une fois que l’Astrologie se sera débarrassé de toute une symbolique qui se réduit, on l’a dit, à nous parler de la cyclicité, de l’évolution du monde, qu’est ce qui reste si ce n’est un balisage dérisoire de la journée, du mois, de l’année etc ? Est-elle capable de nous fournir les dates clef qui correspondent non pas au déroulement d’un cycle mais à son commencement ?  Le drame caché des astrologues est bien là : ils savent découper-ils ont même l’embarras du choix- mais ils ne savent plus quoi découper.
Cela tient au rapport que les astrologues entretiennent avec l’astronomie. Ils ne savent plus par quel bout la prendre et cela part dans tous les  sens. C’est donc le langage astrologique qui unifie tout ce petit monde. C’est d’ailleurs la fonction d’une langue d’unifier une société disparate, d’en être le ciment. Il suffirait de pratiquer cette langue pour devenir membre du groupe, même si par ailleurs, chacun travaille à sa façon. Quand une société sur investit le langage – cache-misère c’est qu’elle n’a plus d’autre dénominateur commun. Voilà pourquoi les astrologues ne peuvent renoncer à leur jargon et pourquoi ce jargon suffit à entretenir une certaine illusion d’unité.
Inversement, celui qui dénonce un langage qui isole le groupe- tout en l’unifiant,  se voit poser la question : mais qu’est ce qui reste à l’astrologie sans ce langage, sans sa grammaire ? Et il ne suffit pas, en effet, comme l’ont cru les réformateurs du langage astrologique de s’en tenir là car ce faisant, ils créent des dissensions sans apporter de véritable remède, ils ne s’attaquent qu’aux symptômes et se révèlent incapables de produite un modèle cyclique viable du fait de cet autre ciment dont l’astrologie  use et abuse qui est, on l’a dit, l’astronomie. Tous autant qu’ils sont, ce sont des adeptes du « système solaire », de l’utilisation de tous les astres du dit système, ce qui constituerait une sorte de socle pour l’astrologie. (cf. Nombres et formes du cosmos de J. P. Nicola, dans les années 70). Or, un tel socle  est constitué d’une multitude de cycles – chaque planète a son cycle mais il y a aussi les cycles formés par le rapport entre deux planétes de  vitesse différente. C’est précisément cette disparité du temps cyclique d’un astrologue à l’autre, dans sa pratique, qui est occultée, masquée par le recours à un même langage typologique. Là se situent les vraies causes du « mal »  de vivre astrologique, l’anarchie cyclique.
Le véritable enjeu de la recherche astrologique se situe au niveau de l’Histoire de l’Astrologie à savoir retrouver la « clef », perdue, de l’Astrologie. C’est un peu l’Histoire de Cendrillon qui a oublié sa pantoufle de vair. Quel est le pied qui correspond ? Beaucoup d’appelés et peu d’élus. Toutes les planètes- tous les cycles, toutes les combinaisons bi-planétaires  - veulent  se faire passer pour Cendrillon mais leur « pied » ne fait pas l’affaire. Récemment, on nous parlait des merveilles du cycle Jupiter-Neptune qui se reproduit tous les 13 ans. Barbault  prônait le cycle Saturne-Neptune, tous les 36 ans etc., etc.
Il y a en astrologie, une vieille histoire de famille, qui a conduit à en exclure, à bannir certains membres et tant qu’on ne les aura pas réintégrés, on tournera en rond. J’ai nommé les étoiles fixes. Les astrologues depuis des décennies ont fait l’impasse sur cette « population » stellaire  jugée indésirable et pas du tout  indispensable. Un faux débat s’instaura il y a déjà quelque temps –autour de Jacques Dorsan, de Marie Delclos et de quelques autre- sur ce que l’on a appelé le « sidéralisme » (cf notre préface à L’Etrange Histoire de l’Astrologie  de J. Halbronn et S. Hutin, Paris Artefact, 1986) mais on faisait fausse route car ce sidéralisme prônait  d’ancrer le zodiaque sur une certaine étoile fixe sans la relier avec une conjonction planétaire précise. On passait ainsi d’un extrême à l’autre. Quant au choix de cette étoile fixe, appartenant à la constellation du bélier,  il ne concernait qu’une étoile de faible magnitude comparée aux quatre « étoiles royales ».Autrement dit : rien de très fort visuellement. Ces astrologues n’avaient pas compris que toute cyclicité exigeait une planète et une série d’étoiles et que le cycle zodiacal était le temps nécessaire pour que la planète passe d’une étoile fixe à la suivante, d’une conjonction à une autre. D’où le maintien du langage astrologique traditionnel par la dite école.
Il est une question cruciale à laquelle les astrologues ont le plus grand mal à répondre : quel est l’objet d’étude de l’astrologie ?  Nous qualifierons leur réponse de quantique : c’est-à-dire de « globale ».  L’astrologie ne parvient pas à cerner son objet et donc son objet est illimité et peut prendre les formes les plus diverses, c’est en quelque sorte tout ce qui se manifeste. Nous touchons à une autre plaie dont souffre l’Astrologie : elle ne parvient à pas à définir son objet, elle ne peut que s’accrocher à son langage et à l’astronomie. Elle se situe en fait beaucoup plus dans l’a posteriori que dans l’a priori, ce qui est le propre de l’approche quantique : on ne connait le phénomène qu’après coup car il serait en soi imprévisible. Mais après coup, tout s’expliquerait « astrologique ment », dans les moindres détails. L’astrologie actuelle prend en quelque sorte modèle sur la science historique  d’où la tentation de recourir à des cycles longs, à d’ambitieuses rétrospectives sur des décennies, des siècles, ce qui masque mal la crise de sa prospective. Nous sommes d’accord avec André Barbault pour relativiser toute démonstration après coup car de la sorte, on valide tout et n’importe quoi, y compris ce qui n’a pas de rapport avec l’Astrologie. L’exercice rétrospectif est la maladie infantile de l’Astrologie en ce qu’il fait abstraction de la priorité qui consiste à valider un modèle, il met la charrue avant les bœufs. Cela dit, encore faut-il définir ce que l’on peut et doit prévoir par l’astrologie et ne pas basculer dans une quête ridicule de précision de détail alors que l’on n’est pas capable d’établir un profil général, ce qui ne saurait se réduire à des formules du genre « il va se passer quelque chose d’important à telle date » !
Selon nous, l’astrologie ne saurait être « quantique », d’où le garde fou des statistiques. Toute approche d’un cas isolé est inaccessible à l’astrologie, d’où notre condamnation du thème natal. L’astrologie n’a pas  à gérer les cas individuels, non seulement de personnes physiques mais moraux. L’astrologie, selon nous, serait avant tout une sociologie, et  il y a une convergence évidente entre sociologie et cacologie, par le fait des récurrences, des rétablissements inévitables, d’un processus de régulation, ce qui exige des cycles relativement courts qui ne doivent pas dépasser une « semaine »  d’années. (7 ans)/
Dans son ouvrage « L’Etat », Philippe Fontaine (Ed Ellipses, 2010, pp. 87 et seq) écrit : « Le problème fondamental auquel  se trouve confrontée la science politique (…) n’est autre que celui de l’origine de la société et c’est à cette question que s’efforceront de répondre les théories du contrat social. »  Louis Althusser  note (Montesquieu. La politique et l’Histoire; PUF, 1969) : « Ce qui unit les philosophes du droit naturel, c’est de poser le même problème : quelle est l’origine de la société (…) II  faut prendre les hommes   avant la société : à l’état  naissant.  (…) Et les saisir  dans un état qui soit un néant de société. Cet état de naissance est l’état de nature’
Selon nous, la cyclicité qui est à appréhender est celle qui fait osciller l’Humanité- d’un état de société à un état de nature. Le moment fort du cycle- la conjonction qui est au niveau céleste signe, marqueur visuel d’union- cimente la société par tous les moyens, notamment, on l’a vu, par le langage  et le moment faible du cycle ramène peu ou prou l’Humanité à un état de nature.
Autrement dit : l’objet de l’Astrologie répondrait à cette enquête des philosophes de la Cité, de l’Etat, d’Aristote à Hobbes, de Platon à Rousseau, à savoir comment l’Humanité est passée de l’état de nature à l’état de société et comment elle continue périodiquement à passer de l’un  à l’autre. Selon nous, c’est l’instauration même de l’Astrologie, sous la forme que nous avons décrite, qui serait le garant de notre structure sociale. Il y aurait en place comme une sorte de Mécanique Sociale à l’œuvre, avec tout ce que ce terme de mécanique peut évoqué de technique et d’artifice. L’astrologie, en ce sens, ne serait nullement du côté de la « Nature «  mais en prendrait le contre pied, d’où un rapport qui doit être très  circonscrit entre astrologie et astronomie.
Mais, ce faisant, l’astrologie, en tant que science et non plus en tant que structure millénaire en place,  nous permettrait, par la connaissance du phénomène, de déterminer les temps de retour, de régression à l’état de nature, une sorte de « nuit », d’obscurcissement de la conscience – dans tous les sens du terme- sociale.
.. Il resterait donc à l’Astrologie à affirmer sa faculté à affirmer – sur une sorte d’échelle de Richter- les phases par lesquelles passent nos sociétés mais cette fois en étant en mesure de les dater et de définir par conséquent leur durée, sachant que seul le point de départ peut être daté et qu’au fur et à mesure que l’on s’en éloigne, on glisse vers le quantique, c’est-à-dire l’indéterminé par avance, dans le détail de tel cas spécifique mais non dans la tendance générale qui, elle, peut être saisie…
En ce sens, l’astrologie, telle que nous l’entendons, permet de découpler le discours et la réalité.  L’astrologie ne saurait en effet rendre compte de la pollution des discours lorsque ceux-ci sont décalés par rapport a l’état véritable des choses, ce qui confine à la langue de bois. Il y a une tentative/tentation, chez nombre de politiques- à affirmer que la société ne bouge pas, ne change pas. Cela tient à la carence d’un modèle cyclique qui ne permet pas de cerner dans le temps la durée d’une période ou qui conduit à avancer des échéances qui n’ont d’autres fondement qu’électoral. Les hommes politiques actuels ont un rapport des plus fantaisistes au temps : ils lancent des dates sans connaissance de cause. Le calendrier électoral, qui varie d’un pays à l’autre, n’a aucun fondement scientifique, a un point de départ aléatoire. Il s’agit là d’une pseudo-astrologie qui va perdurer jusqu’à ce qu’une astrologie profondément réformée prenne le relais. C’est tout l’enjeu du XXIe siècle. .
JHB
09. 12. 12

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