Femmes et antisémitisme

Posté par nofim le 22 mars 2013

Antisémitisme et féminisme

Par Jacques Halbronn
 
Nous pensons que le féminisme  a  un intérêt objectif  à encourager l’antisémitisme et inversement que les cultures sémitiques (arabes, juives) sont conduites à  exclure les femmes, à les marginaliser. En ce sens, la question juive et la condition féminine seraient sociologiquement liées. On pourrait imaginer des Protocoles des Sages de Sion au féminin, qui consisteraient en des  documents relatant comment les femmes entendent dominer le monde en profitant de certaines faiblesses et failles. En ce sens, la Shoah (six millions de Juifs exterminés dans les années 1942-1945) nous apparait comme un exutoire ayant permis  aux femmes d’échapper à une certaine forme de ségrégation en prenant le Juif pour bouc émissaire d’un certain malaise social. Plus généralement, toute forme de racisme ferait le jeu des femmes.
Rappelons que l’exogamie qui est une forme d’exclusion des femmes pratiquée par les sociétés traditionnelles  est un phénoméne de moins en moins pratiqué. Or, l’exogamie conduisait à faire des femmes des étrangères, ce qui accusait, renforçait les marqueurs sexuels  du fait du décalage que cela engendrait. Par ailleurs, les facultés d’identification et d’appropriation des femmes facilitaient leur intégration et leur assimilation. L’émigration masculine, a contrario, pose de graves problèmes comme on l’a vu pour celle originaire d’Algérie, l’intégration masculine étant beaucoup moins évidente pour des raisons qui sont liées au psychisme masculin qui se détermine moins que celui de la femme par l’intégration de l’environnement et tend davantage à se connecter à la  source. Le fait que l’on demande moins aux femmes qu’aux hommes, qualitativement, facilite leur adaptation au sein d’une société étrangère. La beauté est un passeport efficace pour une femme. La femme a beaucoup plus de talent que l’homme pour assumer le statut d’étranger. Inversement, une femme qui reste dans sa société d’origine pose problème et crée de la confusion du fait même de son immersion de longue date qui permet de masquer, d’occulter certaines carences.
Autrement dit, l’Occident aura payé le prix fort pour son antisémitisme, ce qui est une des causes majeures de son déclin. En effet,  en s’en prenant aux Juifs, il s’est d’autant affaibli et il a accordé une place aux femmes qui a de graves effets perturbateurs par une certaine perte de lisibilité des valeurs, souvent remplacées par des imitations qui sonnent faux, des exceptions montées de toutes pièces pour faire illusion,  par les drames sociaux provoqués par le chômage du fait de la place accordée aux femmes dans le tissu socioprofessionnel.
La création de l’Etat d’Israël est évidemment, avec la Shoah, une des principales conséquences de l’antisémitisme et du rejet des Juifs. Les conséquences de l’existence de cet Etat au Moyen Orient auront été terribles pour le monde arabo-musulman. En dépit de l’adoption de l’hébreu, langue sémitique  et le respect d’une religion proche de l’Islam, à plus d’un titre, l’Etat Juif n’est pas parvenu à se faire accepter dans la région, notamment parce qu’il s’agit d’une émigration  masculine. Tant que les Juifs étaient indigènes, le problème ne se posait pas dans les mêmes termes mais Israël est fortement marqué par l’immigration avec tous les stigmates que cela enclenche, notamment un certain repli ghettoïque En fait il y a un parallèle  sociologique à établir entre les Israéliens en Palestine et les Maghrébins en France.L’exogamie masculine fait probléme car elle est liée à une histoire, à une mémoire alors que l’exogamie féminine  se nourrit d’un espace culturel qui peut être tout à fait nouveau. D’où un certain communautarisme aux Etats Unis qui est lié à l’immigration masculine. On a  eu tort de ne pas distinguer migrations masculine et féminine.
Comment peut-on remédier à un tel état de choses, comment solutionner le problème des femmes en Occident ? Nous pensons qu’il convient d’encourager l’exogamie entre les pays de l’Union Européenne de façon à rétablir dans les prochaines décennies la femme comme étrangère ce qui contribue à rendre la différence des genres plus manifeste. Nous pensons qu’il convient de favoriser la réduction de l’immigration masculine. Malheureusement, cette population devient doublement inassimilable, étant décalée par rapport aux pays d’origine comme aux pays d’accueil. Nous pensons toutefois que des solutions intermédiaires existent qu’il faudra à terme envisager.
Dans le cas des Juifs, il faut rappeler que ce sont les Juifs étrangers qui ont posé le plus de problèmes. Ce sont d’ailleurs eux qui ont été livrés aux Allemands par la France. Très peu de Juifs de souche française  auront péri dans la Shoah. Les Juifs étrangers sont marqués, eux aussi, par  une certaine difficulté d’intégration. Les Juifs originaires d’Afrique du Nord sont un cas particulier du fait qu’ils viennent de pays culturellement marqués par la France coloniale.
Il convient de resituer le véritable enjeu du débat qui est celui du potentiel occidental. Ce potentiel est hypothéqué par la place que les femmes occupent indument et qui d’ailleurs conduit à privilégier la créativité d’hier à celle de demain. On préfère une petite valeur ajoutée à ce qui est déjà en place à une véritable production de données nouvelles.  Le cas de la musique « classique »  est emblématique : le public français  va écouter des œuvres d’hier et d’avant-hier rarement postérieures aux années 1920- souvent interprétées par des femmes en majorité d’origine asiatique. On est en pleine décadence dans ce domaine. L’Occident d’ailleurs a montré qu’il avait renoncé, de facto, à expliciter ce qui distinguait scientifiquement les hommes et les femmes, car c’est devenu une sorte de tabou. Or, les modes de fonctionnement mental, psychique sont fort différents, d’un côté une intériorisation de l’extérieur chez la femme et de l’autre une extériorisation de l’intérieur chez l’homme, dont nous avons montré certaines manifestations dans le  processus migratoire et identitaire. L’échec de l’Occident à se ressaisir serait donc double  à la fois social et scientifique. Il est lié à un reniement de l’Histoire,  à un certain négationnisme féminin qui considère comme  un « détail » que les grandes réalisations occidentales, dans tous les domaines (philosophie, art, politique) aient été l’œuvre des hommes. Elles prophétisent  des lendemains nouveaux où les femmes seront aussi créatrices que les hommes. C’est là une grande Illusion. Rappelons que le spectre de l’antisémitisme et plus généralement de la xénophobie et du racisme peuvent être réactivés par les femmes notamment à l’encontre de l’immigration masculine qui génère une catégorie d’hommes assez trouble dont l’existence même, en tant que corps intermédiaire, mal assimilable – une exogamie ratée-  fausse la perception des choses.

Laisser un commentaire

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs