A propos du mariage pour tous‏

Posté par nofim le 22 mars 2013

Le débat actuel est  à nos yeux du plus haut intérêt et ouvre sur la société du XXIe siècle en découplant amour et procréation.  Il conduit à s’interroger sur la place des femmes dans la société et sur la signification de la grossesse pour l’identité féminine. On note qu’aux Etats Unis, le statut de mère porteuse tend à se banaliser et c’est certainement un signe positif d’une évolution des mentalités et d’une certaine désacralisation de la maternité.

Réfléchissons sur le processus  de la grossesse. Le mot procréation est à rapprocher de procuration. La femme prolonge ainsi l’homme dans le temps et dans l’espace. Or, quelle est la portée de cette observation ? On note ainsi que les femmes survivent le plus souvent à leurs conjoints. Ce qui est aussi un mode de prolongement. Mais la machine également est un prolongement de l’homme, qu’il a lui-même mis en place. Cela fait longtemps que dans nos textes nous nous interrogeons sur les rapports entre femmes et machines, la femme étant la machine la plus proche de l’homme.On connait le mythe de Pygmalion mais aussi celui de Frankenstein, œuvre de Mary Shelley. On a aussi la fameuse formule du Livre de la Genèse sur la « cote » d’Adam et qui laisserait entendre que la femme est « issue » de l’homme.
Il faut bien comprendre que la grossesse est une corvée imposée par les hommes aux femmes au nom de ce principe de complémentarité et de prolongement.
Il nous semble donc tout à fait acceptable que  des hommes puissent vivre conjointement et recourent à une femme pour « faire » un enfant, sans qu’ils aient pour autant à partager leur vie avec la dite femme –mère porteuse. Evidemment, pour les femmes, le gros inconvénient, c’est qu’elles perdraient là un moyen efficace d’imposer leur présence et donc d’échapper à une certaine marginalité.On peut d’ailleurs regretter que dans le judaïsme, on privilégie à ce point la filiation juive par la mère. Mais d’ailleurs, le grand nombre de divorces conduit à charger les femmes d’élever les enfants, ce qui va dans le même sens que les mères porteuses, d’autant que ces femmes sont payées pour ce faire (pension alimentaire etc.), ce qui fait de cette activité d’éducatrice un métier important de facto, si ce n’est qu’il s’agit surtout de développer chez les enfants des automatismes..
Nous voudrions mettre en avant le rapport au Temps chez les deux sexes et la machine et le Temps. Si un animal  se blesse ou se foule quelque chose, il lui suffit le plus souvent d’attendre pour que tout rentre dans l’ordre, cicatrice, se rétablisse sans intervention extérieure. Il n’en sera pas de même pour un  objet qui s’ébrèche. Attendre n’y changera rien. Or, si l’on admet que le psychisme féminin reste proche de celui de la machine (et faire des enfants  reléve de la fabrication), on ne sera pas surpris d’observer que les femmes sont plus impatientes que les hommes, qu’elles font, en tout cas, moins confiance au temps, ce qui signifie qu’elles sont plus proches du monde de la machine- minéral- que du monde de l’animalité et du végétal. D’ailleurs, rappelons que l’homme n’a pas non plus le même rapport aux cheveux, qu’il les coupe traditionnellement plus souvent et plus courts car « cela repousse », expression empruntée au règne végétal alors que les femmes semblent longtemps avoir craint de couper leurs cheveux, parce que comme ceux des poupées, cela ne repousse pas. En ce sens, les hommes sont plus optimistes et  laissent du temps au temps. Ce rapport au temps est un excellent critère de différenciation entre hommes et femmes et entre le monde organique et le monte instrumental. Il faut réparer une clarinette alors que si l’on a un problème de voix, il est conseillé de prendre son mal en patience. Dans un cas, d’ailleurs,  la réparation de la clarinette a un cout (en sus de l’achat initial lui-même) alors que l’attente est gracieuse tout comme  le corps avec lequel nous naissons. Les humains ne posent pas de problème écologique tant qu’ils ne passent pas par la « technique ». Le seul problème est celui de l’alimentation notamment animale mais on peut s’interroger sur le tabou de l’anthropophagie. Ce qui caractérise en effet l’être humain,  c’est son autonomie, son autosuffisance, son rapport à la machine n’étant pas irréversible. En ce sens, l’homme est « amphibie » : il peut se servir de la machine mais il peut s’en passer sauf s’il est malade, mutilé, invalide. On connait l’énigme du sphinx qui fait que l’homme commence sa  vie à quatre pattes, deux à midi et trois le soir, la troisième patte étant la canne du vieillard, donc quelque chose qui lui est extérieur (le « bâton de vieillesse »).
Nous pensons que le « mariage pour tous » signe une forme de divorce entre hommes et femmes, avec des contacts ponctuels. Le XXIe siècle verra se constituer des sociétés différentes de moins en moins mixtes, avec une double compétence chez leurs membres ; à la fois hétérosexuelle pour la procréation et homosexuelle pour la cohabitation. Idéologiquement, les homosexuels exigent à la fois les mêmes droits pour tous et à la fois, dans les faits, aboutissent à un clivage social marqué qui a une très forte antiquité et c’est en cela que ce mouvement est stricto sensu révolutionnaire…
Selon nous, comme nous le disions, le féminin est le prolongement du masculin et en cela il ne saurait être que sa création.
 
JHB
09. 01. 13

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