Procréation et Parité : le dilemme

Posté par nofim le 20 avril 2013

La France est la championne européenne de la croissance démographique.  Qu’est ce que cela nous enseigne sur la société française et ses contradictions ?
Force est de constater que le moins que l’on puisse dire, c’est que cela implique la reconnaissance de la complémentarité entre hommes et femmes et est-ce que complémentarité et égalité vont de pair, on peut en douter. Donc il y a aurait un décalage entre discours et réalité, comme si certains discours restaient purement virtuels. On n’épiloguera pas ici sur le « mariage pour tous » mais à l’arrière plan  la femme apparait plus que jamais comme étant définie par son activité procréatrice.
Mais il faut aller plus loin dans le diagnostic, à savoir que cette activité, qu’on le veuille ou non,  s’apparente à une sorte de mécanisme, d’automatisme. On presse sur un bouton, ou mieux l’on insère une carte dans un orifice et le système se met en marche et suit son cours jusqu’à son terme, sauf à décider un avortement, c’est-à-dire une interruption.
Entendons par là que le processus ne dépend aucunement de l’intelligence de telle ou telle femme. Elle n’a pas prise dessus si ce n’est, comme on l’a dit, en cas d’IVG.  Ce n’est donc pas très flatteur pour les femmes pas plus qu’un pays au riche sous sol énergétique n’a de mérite à cela.
Les femmes sont, à plus d’un titre, confrontées à la question de l’automatisme. Par exemple, quelqu’un qui lit un texte, qui interprète une partition reléve d’une forme d’automatisme, même si son mérite est plus grand que pour la gestation. Mais on ne peut pas dire que la lecture d’un texte exige une grande créativité, même si l’on veut se montrer complaisant. On est dans une certaine forme d’irresponsabilité, comme si les choses avaient été décidées ailleurs, en « haut lieu » et que l’on se contentait d’obéir aux ordres du maître.
Une série de la télévision danoise passe actuellement en France. Elle met en scène des robots humains et l’on ne peut s’empêcher de penser à la place des femmes dans la société.  Nous pensons que la conception des robots s’inspire des femmes, que les femmes sont beaucoup plus à la portée des robots que les hommes (cf. notre article « tselem » sur le site hommes-et-faits.com).
Plus généralement, tous ces couples qui « font » -on allait dire qui fabriquent- des enfants relèvent d’une forme de robotisation, de clonage. Dès lors, on peut penser que ce sont les hommes qui sont utilisés par les femmes et non l’inverse, ce qui nous renvoie à un scénario à la matrix, qui comporterait des banques de sperme. Mais là encore, on ne saurait parler d’égalité, quel que soit l’angle choisi. 
Comment est-il donc possible de parler de parité dans un tel contexte ? C’est là une incohérence dont nous trouvons la manifestation dans nos habitudes alimentaires . Nous ne cessons de tromper, de leurrer notre corps sur ce que nous mangeons réellement.  Ce qui fait que notre cerveau est déboussolé, détraqué. Si  je donne du pain à mon corps en lui faisant croire que c’est de la viande parce qu’il y a une odeur de viande et quelques morceaux de viande de second choix. Si  je bois de l’eau avec un goût de légumes, comme dans un potage, quelle information reçoit mon corps ? Je ne cesse ainsi de le maltraiter, de l’induire en erreur, de fausser ses perceptions par des tours de passe-passe. Il ne faut donc plus s’étonner de rien face à de tels décalages.
Quant aux vraies valeurs masculines de créativité ne se réduisant pas à interpréter des textes écrits par d’autres ou à suivre un processus strictement planifié et programmé, elles ne sont plus appréciées à leur juste valeur, les femmes se refusant, en dehors de la procréation, à reconnnaitre la supériorité masculine contemporaine. Elles veulent bien reconnaitre le génie des hommes des siècles passés quand les femmes étaient hors jeu mais pour ce qui se passe depuis un demi siècle, cela leur est beaucoup plus pénible car elles ne peuvent plus recourir à l’argument d’une société fermée aux femmes. D’où une grande réticence chez les femmes à reconnaitre le génie des hommes actuels,  préférant les réduire au statut de géniteurs.
Le couple monogamique, nous l’avons dit à plusieurs reprises, est en soi une aberration qui sous tend les revendications féminines. L’homme se voit ainsi interdire de démontrer qu’en terme de procréation, il peut déclencher un grand nombre de naissances dans une quasi-simultanéité. Il nous semble que ce qui insupporte les femmes dans le fait que leurs maris les trompent, c’est que cela  peut apparaitre comme un retout à un polygamisme détesté. Rien d’étonnnant à ce que  l’Islam permette la polygamie tout en maitenant les femmes dans un statut subalterne. 
Nous pensons que les hommes doivent constituer une minorité, ce qui fait probléme dans le cadre du suffrage universel car si c’était le cas, les femmes auraient le pouvoir, dès lors qu’elles ont le droit de  vote. Nous pensons que la notion de minorité  est battue en bréche par les régimes démocratiques et cela conduit à une surproduction d’hommes.(comme en Chine), ce qui n’est pas une bonne chose. Selon nous, l’idée d’une société dominée par une minorité  devrait s’imposer car  tout le processus scientifique et juridique est fondé sur un petit nombre de lois s’appliquant à un grand nombre de cas, ce qui s’apparente à une polygamie structurelle. La monogamie est en décalage par rapport à toutes les valeurs scientifiques, religieuses, juridiques et artistiques. Nous pensons qu’autour de la question du mariage pour tous devra, à terme, se greffer la question de la polygamie mais aussi celle d’une minorité au pouvoir, ce qui est au demeurant le cas si l’on considère l’existence des assemblées, des sénats, à cela près qu’ils sont tributaires actuellement du suffrage universel, sur la base d’une voix-un vote.
Le mot clef pour désigner les femmes est celui d’imprégnation, de prégnance (en anglais, une femme enceinte est « pregnant »). Elle a vocation à démultiplier l’énergie masculine, à s’en imprégner. C’est là que l’on peut vraiment parler de complémentarité. Mais on aura compris que celle-ci ne saurait en aucune façon se limiter à la procréation stricto sensu. Comme on l’a dit plus haut, la femme est par excellence une lectrice et notamment lorsqu’elle lit à voix haute, comme si elle s’appropriait le texte, qu’elle le faisait sien.  Cette fonction de « lectrice » n’est pas sans nous évoquer les machines ainsi appelées « lecteurs ». La  bouche de la femme fait pendant à son utérus.  Et force est de constater que si les femmes font de nombreux enfants, elles sont également des grandes productrices de paroles dictées par des textes dont l’origine  est masculine.

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L’objet de l’astrologie

Posté par nofim le 20 avril 2013

L’astrologie et les grands hommes.
Par Jacques  Halbronn
Comment situer l’astrologie dans l’Histoire de l’Humanité ? Que nous apportent les signes cosmiques ? Probablement un surcroit de puissance, d’énergie qui  peuvent  générer une ubris, un délire de grandeur. On sait que toute addition est,  à nos yeux, suspecte, inquiétante, risque de fausser nos perceptions.
Selon nous, les aventures les plus folles de l’Humanité relévent du dispositif astrologique qui a été institué dans un passé fort ancien, une sorte de Tour de Babel.
Inversement, lorsque cet apport, périodiquement, fait défaut, quand la signalisation cosmique perd de sa lisibilité, l’Humanité tend à se dégager d’un tel système et fait machine arrière par rapport à des objectifs surdimensionnés.
L’affaire Cahuzac est emblématique,  à nos yeux, d’une telle rétractation mais cela vaut aussi pour l’affaire DSK, il y a près de deux ans.  Cette « phase 2 » est en contrepoint. Elle correspond à une impuissance à assumer le passé, son propre passé. L’énergie puisée dans la sémiologie cosmique se tarit. Il faut opérer un repli stratégique, se décharger d’un certain poids, parce que l’on n’a plus la force, le courage, l’envie de gérer certaines situations, de mentir et de se mentir à soi-même.
En 1989, quand la Russie a laissé se démembrer son empire, on était en phase 2, ce qui est  souvent fatal à un certain gigantisme survitaminé. Trente ans plus tôt, c’est l’empire français et l’Algérie française qui avaient fait les frais de la dite phase 2 (qui revient tous les sept ans, en rapport avec le cycle de Saturne, divisé en quatre).
Inversement, il faut s’attendre avec chaque retour de la phase 1 à une résurgence des entreprises titanesques, démesurées, « folles ». Les affaires européennes, on s’en doute, dépendent d’un tel cycle saturnien. On pense notamment à la question de l’euro, cette monnaie «unique » ne pouvant manquer d’être affectée par la phase 2.
En ce qui concerne Cahuzac, ce qui frappe les esprits, c’est l’aveu qui fait suite au mensonge. Pourquoi n’a-t-il pas continué à nier les faits, à laisser planer un doute, en tout cas, à la charge des enquêteurs. Tout se passe comme si Cahuzac ne supportait plus cette pression qu’il s’imposait ou qui s’imposait à lui, ce qui trahit une certaine conflictualité intérieure. D’où un certain soulagement du fait de l’aveu mais qui va lui couter cher car on ne lui en demandait pas tant puisqu’il avait déjà démissionné de son poste de ministre du Budget. Apparemment, cela ne suffisait pas.
On dira qu’il y a une baisse de tension en phase 2, ce qui fait que l’on supporte moins bien la pression. Cela a pour effet de ne plus pouvoir assumer les conditions propres à la phase 1. On réduit la voilure, l’envergure, on passe de majeur à mineur, en termes musicaux. Le monde se rapetisse, les géants ne tiennent plus le rythme, ils doivent mettre de l’eau dans leur vin.
En fait, faut-il jeter la pierre à ceux qui prenaient des risques, ce qui est toujours un signe de sang froid et de nerfs solides ? On dirait que c’est la revanche des petits  que permet la phase 2, dénonçant les excès, les abus de ceux qui sont en place. Il est à craindre que l’on mette au pilori les éléments les plus doués. La phase 1  devrait leur permettre de se racheter ou en tout cas de s’imposer en dépit de leur condamnation, morale ou judiciaire.
La phase 2 est en tout cas une excellente opportunité pour qu’il y ait une reléve, qu’une génération succède à la précédente en profitant d’un passage à vide qui n’est cependant, il faut le souligner, que passager. Même si la roche tarpéienne est proche du Capitole.
Il est clair que le profil de carrière tend à décoller en phase 2, lorsque l’on profite des faiblesses de ceux qui sont en position dominante et dont on a pu être dans un premier temps un satellite, en phase 1.  Par la suite, la situation peut évidemment s’inverser et ceux qui étaient les jeunes loups se retrouvent, tôt ou tard,  sur la défensive,  d’autant que la phase 1 est l’occasion d’abus de toutes sortes surtout si en phase 2, on n’a plus la solidité nécessaire pour tenir bon face aux mises en cause et aux révélations.
Le rôle de l’astrologue dont on a compris qu’il devra s’intéresser en priorité aux gens de pouvoir ou à ceux qui ambitionnent d’y parvenir ou qui entendent s’en prendre à eux, ce qui  touche notamment à des populations à revendication comme les femmes, comme les jeunes.
Ces personnages concernés au plus haut point par notre astrologie ont une grande capacité d’autonomie, au meilleur de leur forme mais c’est aussi pour cette raison qu’ils sont très fragilisés et vulnérables  en phase 2, du fait de la baisse de régime que cela suscite et qui ne leur permet plus d’affirmer leur supériorité, du moins pour un temps (éclipse).
Le thème astral est selon nous un objet qui décrit assez bien le microcosme de ces personnages remarquables qui constituent un monde à eux tous seuls, un monde qui est précisément menacé dans son intégrité en phase 2. Comme on le dit souvent, le thème natal était  réservé aux Grands. Sa démocratisation ne fait guère sens car la plupart des gens ne disposent pas  d’une  telle capacité d’autonomie et sont des êtres qui n’existent que collectivement, en tant que membres d’un ensemble. La phase 2 est précisément favorable à l’émergence de telles équipes qui vivent en interdépendance, en grégarité, et qui sont contraintes d’adopter une certaine discipline, à l’instar d’un orchestre  et son chef par opposition au soliste et au compositeur. Mais la fonctionnalité d’un ensemble ne peut rivaliser en phase 1 avec la dynamique unitaire du héros, dont le processus intérieur est bien plus efficace que la communication entre les membres, qui passe par la mise en place de langages plus ou moins efficients alors qu la communication « interne », au sein d’une seule et même personne, est d’un autre ordre, plus subtil, relevant plus de la musique que du langage stricto sensu..

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Contourner le problème du thème natal

Posté par nofim le 20 avril 2013

Dans le cas de l’affaire Cahuzac, certains nous demandent comment nous pouvons relier ce personnage à notre astrologie conjonctionnelle sans faire son thème.  Or, notre foi à l’égard du thème natal est très relative même si l’on sait que cela constitue une « culture partagée » entre de très nombreux astrologues à l’instar de la culture du foot pour d’autres populations, ce qui permet de s’intégrer dans un groupe  par delà tout enjeu « scientifique » à proprement parler.(cf nos enregistrements de conférences astrologiques sur teleprovidence, par exemple autour de Didier Geslain et de Stéphane Rieux)
Nous répondons à ce type d’interrogation qui nous est adressé que nous préférons juger sur pièces. Certains astrologues nous répondront évidemment que cela implique justement de se baser sur le thème. On a le droit d’en douter car selon nous le thème est un ensemble bien embrouillé où  une poule ne retrouverait pas ses petits, donc autant contourner l’obstacle, si faire se peut.
Dans le cas de Jérôme Cahuzac, il nous semble en effet assez vain de se référer à son thème pour comprendre ce qu’a été sa vie. Le personnage nous semble en effet tout à fait typique du genre de personnes que l’astrologie peut aider à comprendre, à savoir un mélange d’excès de risques et de contrition, de démission. Il a le profil, tout comme DSK voire comme le grand rabbin de France Gilles Bernheim  dont certains titres (agrégation) seraient usurpés. Ce sont des gens à risques, dans tous les sens du terme. Peu nous importe que cela corresponde à  une configuration particulière dans le thème et nous ne sommes pas de tout persuadés que ces gens aient le même type de thème. La dialectique de ces personnages les désigne à l’application de notre modèle, par delà leur thème. Pourquoi l’astrologie devrait-elle s’encombrer d’une donnée aussi opaque qu’un thème quand on peut s’en passer.
Nous sommes en faveur d’un certain pragmatisme. Si quelqu’un a le SIDA, il a le SIDA et cela nous suffit pour le traiter. On ajoutera que ce qui arrive à Cahuzac ou à DSK était prévisible, au regard de l’astrologie conjonctionnelle. C’est une question de profil de personnalité.
Certes, le thème natal peut sembler utile pour des gens dont on ne sait rien ou qui viennent de naitre. Mais le plus souvent, les astrologues s’intéressent à des personnes assez remarquables, faute de quoi d’ailleurs, ils reconnaissent que l’étude du thème serait assez vaine et vide.
Or, force est de noter que la date de naissance n’est pas la seule date intéressante en astrologie et qu’il est même probablement plus utile de disposer d’une série de dates, comme le faisaient nos prédécesseurs quand ils cherchaient à « rectifier » une date de naissance par les événements majeurs de la vie. C’est dire que le thème est validé par d’autres dates au point que l’on tend à lire un thème à partir de telles dates. Ce qui d’ailleurs montre à quel point le thème est une donnée accessoire.
Il ne fait guère de doute que de nos jours les astrologues, pour la plupart, sont plus à l’aise face à un thème natal que face à des événements  pouvant s’inscrire au sein d’un modèle cyclique. On l’observe fréquemment dans les études astrologico-biographiques. On peut certes s’amuser à montrer que tel thème est « bipolaire » et explique de tels revirements mais c’est un peu facile. En fait, dès lors qu’une personne est marquée par une certaine forme de cyclicité, elle passera par des états successifs contrastés, que ce soit ou non indiqué dans son thème puisque c’est une donnée existentielle propre à la condition humaine.
Qui ne voit, donc, que l’astrologie a tout à gagner à mettre en avant les facteurs cycliques qui sont intelligibles par tous plutôt que de mettre tous œufs dans le même panier « horoscopique » ?
Nous pensons d’ailleurs qu’il faut démystifier le moment de naissance. Même dans le cas de Gauquelin, l’importance accordée au moment de naissance n’a qu’une signification assez contingente. Pour des raisons méthodologiques, Gauquelin devait s’en tenir à un certain protocole et surtout se servir de données bien répertoriées  et du même ordre. Cela ne signifie nullement que le moment de naissance soit privilégié dans la réalité, en dehors de la commodité d’accès à une telle information. Nous pensons, bien au contraire, que les hommes sont en permanence marqués, d’une façon ou d’une autre, par certains signes célestes. Il est absurde, en fait, de se polariser sur le seul moment de naissance et cela cause le plus grand tort à l’astrologie que de le prétendre.
A une époque où les astrologues n’avaient pas accès aisément aux données astronomiques en cours, le thème natal a pu apparaître comme une solution mais c’est désormais devenu le problème. Il fut un temps où tout le canevas prévisionnel de l’astrologue dérivait du thème natal, d’où notamment les directions qui correspondent à une astronomie fictive. C’était encore largement le cas au XVIIe siècle notamment chez Morin de Villefranche. Cette technique a depuis fait long feu mais l’on continue, à tort, à privilégier, de façon archaïque, la matrice du thème natal. C’est bien fâcheux. Il va falloir former une nouvelle génération d’astrologues qui ne soit pas prisonnière d’un savoir faire obsolète et mettre dans des réserves ceux qui sont encore embourbés dans un tel référentiel.

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Identité de l’astrologie

Posté par nofim le 20 avril 2013

Quelle identité pour l’astrologie ?
Par Jacques  Halbronn
 
Qu’est ce qu’un astrologue ?  Il semble que la réponse en vigueur dans le milieu astrologique soit celui qui dresse des thèmes pour un oui ou pour un non. Un addict de l’heure. Un culte de l’heure, dans une démarche qui assimile l’être humain à une sorte d’horloge. Est-on obligé d’entrer dans une telle « secte » pour se dire astrologue ? Jusqu’où va l’impudence des praticiens du thème natal qui sont prêts à traîner devant l’inquisition ceux qui ne partagent pas leur credo quia absurdum ? La phase 2 de Saturne n’est guère favorable à de tels délires d’omniscience et de panacée universelle. Va—t-on basculer dans une guerre de religions entre protestants et catholiques, entre réformateurs et  amoureux du baroque ?
 Pourtant tout astrologue sérieux sait pertinemment que la partie la plus solide de l’astrologie n’est pas l’individuelle mais la mondiale qui n’a que faire du thème natal. Donc priorité à  l’astrologie qui traite du fonctionnement des sociétés, de leur organisation même si cela rejoint la formation  en sciences politiques. Car c’est bien là le problème : nos astrologues veulent être dépositaires d’un savoir ignoré des autres corporations et procéder avec des outils complètement différents. Sinon l’on trahit la cause de l’astrologie en frayant avec l’ennemi. On frise la paranoïa!
Il suffit de dire que l’on peut essayer de ne pas se servir du thème natal pour faire de l’astrologie pour qu’il y ait une levée de boucliers. Celui qui ne pratique pas le thème natal ne saurait se dire astrologue. Un point c’est tout. L’astrologie est une et indivisible. C’est à prendre ou à laisser. Pas de sécession ! Une seule astrologie pour un seul peuple astrologique. On connait la chanson allemande.
Notre propos vise à fournir à tous ceux qui cherchent à comprendre le fonctionnement des sociétés des outils fiables et intelligibles. C’est avec ces gens là que le dialogue, le débat fait sens.
Apparemment, nos astrologues préfèrent avoir affaire à des gens qui ne s’intéressent pas à l’astrologie (cf. notre entretien avec Daniel  Kunth, sur teleprovidence). Faut-il rappeler que Kepler avait voulu délester le savoir astrologique d’une grande partie de sa tradition pour ne garder que les aspects (ce qui n’est pas notre point de vue, soit dit en passant) ? Or, à part la question des nouvelles planétes, on en est resté au stade prékeplerien. Il y a quelques jours, dans une conférence réunissant une centaine de personnes on n’a cessé de nous parler de l’exaltation de Jupiter en cancer, ce qui est une absurdité structurelle. Mais il est vrai que –mot magique- ‘ »ça marche ». Placer Jupiter exalté en cancer, c’est ne pas comprendre que les planétes supérieures (Mars, Jupiter et Saturne) ne peuvent se trouver à proximité des luminaires et encore moins dans les domiciles des luminaires. Les maitrises sont organisées de façon duelle avec un axe équinoxial pour les exaltations  et un axe solsticial pour les domiciles. Mais nos astrologues ne veulent surtout rien toucher, quelle décadence par rapport aux années Soixante-soixante-dix et comment s’étonnera-t-on que l’astrologie attire aussi bien de gens de qualité, qu’elle est un repoussoir  constituée de 90% de femmes d’un certain âge?
On nous dit que n’importe quel journaliste était capable d’annoncer ce qui est arrivé à Cahuzac. Mais là n’est pas la question car l’on sait à quel point l’affaire dépasse le cas en question et c’est l’intensité même du scandale qui concernait l’astrologie.  Nous avons sauvé l’honneur de l’astrologie en annonçant à quoi ressemblerait la période actuelle et à notre connaissance, l’on n’enseigne pas le cycle que nous étudions en astrologie conjonctionnelle à Sciences Po ou dans les écoles de journalisme. Quelle tête ferait nos astrologues si notre système pénétrait dans ces milieux ? Ils seraient prêts à démolir nos résultats et nos méthodes pour préserver leur savoir si chèrement acquis en crachant dans la soupe. Au lieu de nous féliciter pour nos résultats, ils ne  trouvent rien de mieux que de clamer que les raisins sont trop verts/..
Faut-il rappeler que ce n’est pas l’astrologie individuelle qui a fait le prestige de l’astrologie pendant des siècles mais la théorie des grandes conjonctions Jupiter Saturne dont la formulation simple, la périodicité régulière, intéressait les juristes comme Jean Bodin,  à la fin du XVIe siècle. Quant à la théorie des ères précessionnelles qui a intéressé les historiens des religions, quel rapport avec le sacrosaint thème natal ? Et quant à la division de la population en 12 Signes, quel rapport avec le thème natal ? En fait, le seul intérêt du thème natal est qu’il donne matière à écrire des dizaines de pages et à occuper le temps de la consultation en lisant le thème. Sans l’aide du thème, nos astrologues sont condamnés au mutisme, c’est leur prothèse.  C’est ce qu’on appelle un « mauvais animus »,  au sens où  l’entendait Jung à propos de certains comportements féminins qu’il considérait commme une mauvaise imitation du comportement masculin. L’astrologue n’est pas censé  monologuer et  dire les choses en détail – on est alors dans la voyance- mais évoquer avec des formules forcément abstraites et générales  des notions qu’il revient au client de développer… Le client de l’astrologue doit sortir du cabinet en maitrisans l’outil astrologique.  Ce qui ne saurait évidemment pas être le cas de cette caisse à outils et de cette usine à gaz qu’est devenue une certaine astrologie. L’astrologie doit se démocratiser en tant que savoir, ce qui exige qu’elle se déleste de 80% de ses préceptes. Or, combien d’astrologues ont reconnu qu’ils ne cherchaient aucunement à exposer l’astrologie mais se contentaient de la traduire en langage de tous les jours. Ce qui est un comble pour des gens qui prétendent  revendiquer l’originalité du regard de l’astrologie sur le monde. Mais l’on n’est pas  à une contradiction près.
 
JHB
06. 04. 13

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La question de l’heure‏

Posté par nofim le 20 avril 2013

La question de l’ascendant en astrologie
Par  Jacques Halbronn
Les égyptiens attachaient une grande importance au lever héliaque de Sirius, en rapport avec les crues du Nil. Qu’est-ce à dire ? Que lorsque Sirius se levait en même temps que le soleil, on devait s’attendre  à une telle échéance.  Mais ils auraient aussi bien pu  s’intéresser à la conjonction Soleil-Sirius selon d’autres angles de vue.
De même en ce qui concerne, en astrologie conjonctionnelle, la conjonction  Saturne-Aldébaran ou Saturne Regulus. L’on pouvait la percevoir lors du « lever » de Saturne à l’horizon. Peu importe d’ailleurs à partir de quel endroit. En effet, cette conjonction ne correspond pas astrologiquement à un événement ponctuel comme c’est le cas astronomiquement.
On se doute que si une telle conjonction couvre une période de sept ans, on ne soit pas à un jour près ! Or, il y  a là un malentendu chez ceux des astrologues qui accordent de l’importance à ce qui se passe juste au moment de la configuration concernée.
On notera donc que la notion d’ascendant n’est nullement réservée au seul  thème natal. L’étude de ce qui se passe à l’horizon n’est en fait qu’une commodité pour étudier les conjonctions qui se succèdent  à divers intervalles, tous les ans pour le rapport Sirius –soleil mais tous les sept ans pour le rapport Saturne- Etoiles fixes royales.
L’ascendant, pour nous, n’est pas au départ lié à un signe ou à une constellation. Ce n’est là qu’une commodité pour se repérer. L’ascendant concerne une étoile fixe donc visible, d’où son autre nom « horoscope » (scopos, en grec, voir)
Comme il y a beaucoup plus d’étoiles que de planétes,  on pouvait espérer trouver à proximité de l’horizon tel ou telle étoile fixe.
De même nous avons, à plus d’une reprise, insistée sur le fait que le choix de l’heure de naissance est arbitraire dans la recherche astrologique (Gauquelin).  Si l’on disposait d’autres données que celle de la naissance, on pourrait les utiliser aussi bien. Mais ce n’est pas le cas car c’est le seul événement existant inévitablement dans la vie de chacun, hormis la conception qui est connue avec moins de précision.
L’importance accordée à l’ascendant aura conduit à concevoir les maisons astrologiques (dites maisons de l’horoscope, d’où le mot « horoscope » servant à désigner l’ensemble du thème).calculées à partir de ce point.
Il y a donc des cas où le fait d’accorder quelque importance à telle approche du cosmos ne devrait pas porter  à conséquence. Les astrologues, bien à tort, ont cru que ces facteurs – comme l’ascendant – avaient une valeur en soi alors qu’il ne s’agissait que d’une façon de procéder.
Selon nous, nous sommes en permanence connectés avec le cosmos et pas spécialement au moment de  la naissance. On ne peut donc dire que l’astrologie accorde de l’importance à l’heure de naissance ou au passage d’une configuration à l’horizon d’un lieu spécifique.  Ce n’est là qu’une certaine façon de travailler. Il est plus sage d’admettre que nous soyons en permanence à l’écoute- si l’on peut dire- des astres,  ce qui évite d’autant à avoir à s’expliquer sur le moment de naissance qui s’il est utile pour la recherche astrologique ne l’est guère pour son application. Il n’est nul besoin, par voie de conséquence, des « transits », ce qui consiste à relier les positions de telle  période à certaines données du thème natal.
Il n’y  a pas non plus de raison pour  associer notre personne à un « ciel de naissance ». L’astrologie nous fournit simplement une certaine donnée cyclique, tous les sept ans mais ces sept ans ne sont pas à calculer à partir de la date de naissance mais bien par rapport aux rencontres Saturne- étoiles fixes royales. L’astrologie est avant tout l’étude des sociétés et elle ne s’intéresse aux personnes que si elles se situent au cœur des dites sociétés en tant que leaders voués à une certaine cyclicité assez contrastée. A quoi bon étudier quelqu’un dont la vie n’est pas animée d’un certain mouvement. Il est clair que l’astrologie doit en priorité se concentrer sur des gens dont la vie passe par des variations, des changements et ce de façon assez spectaculaire.

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les deux astrologies en présence‏

Posté par nofim le 20 avril 2013

Astrologie essentialiste et Astrologie existentialiste
Par  Jacques Halbronn
Nous distinguerons entre une astrologie essentialiste qui serait concernée par l’être, l’innée et une astrologie existentialiste qui le serait par l’avoir, par ce qui s’acquiert, s’approprie. Mais on ne peut aborder ces questions sans tenir compte du profil de ceux qui pratiquent ces diverses formes d’astrologie, ce qui renvoie à une sociologie de l’astrologie mettant l’accent sur la présence fortement majoritaire des femmes dans le public astrologique averti.
Prenons le cas de l’astrologie karmique : de quoi s’agit-il in fine ? D’accorder la plus grande importance à ce qui nous arrive au cours de notre existence. Ce qui compte ici ce n’est pas ce que nous sommes à la naissance mais ce que nous devenons, ce qui vient s’ajouter en quelque sorte. Mais, l’astrologie karmique déclare que ce qui nous arrive est déterminé par les astres, qui transitent sur notre thème (radix), censé représenter ce que nous « sommes ». Les transits représentent à merveille cette addition existentielle, tout comme d’ailleurs les révolutions solaires ou l’astrologie horaire (thème dressé pour un moment donné, qui est celui de la « question » posée)  associée au thème natal, voulue par Morin de Villefranche…
A contrario, pour l’astrologie essentialiste, au sens où nous l’entendons ici, notre essence est déjà porteuse d’une cyclicité parfaitement prévisible dans son déroulement et nul n’est besoin de transits puisque la dynamique est celle de l’essence Le passage des directions aux transits correspond au passage d’une astrologie essentialiste (comme celle défendue par Roger Héquet dans l’ACB) à une astrologie existentialiste, qui envisage qu’au cours de notre existence nous soyons comme assaillis par une ribambelle de « météorites » célestes (les transits) venant s’écraser sur notre « thème »..
Pour resituer une telle problématique, il faut comprendre que la philosophie existentialiste insiste sur le fait que nous sommes ce que nous devenons plutôt que nous ne devenons ce que nous sommes.  Cette philosophie (incarnée par Simon de Beauvoir, entre autres) tend à minimiser autant que faire se peut ce que nous serions avant d’avoir existé, c’est-à-dire d’avoir vécu. On ferait en quelque sorte « table rase » du passé antérieur à la naissance en ne tenant compte que de ce que nous avons reçu à partir de celle-ci. Ce qui conduit à des revendications égalitaires entre les sexes puisque le sexe ne nous est pas donné après mais avant la naissance, ce qui veut dire que cela ne compte pas.
Les exemples culinaires illustrent clairement notre propos. Là encore, il y  a deux cuisines. L’essentialiste qui s’intéresse à la qualité du produit central et l’existentialiste qui n’accorde de l’importance qu’aux additions venant se greffer sur un produit central considéré comme « neutre ». Dans le premier cas, on a un produit central couteux, qui doit se consommer sans délai, comme une viande fraiche et dans le second un produit central vil, médiocre que l’on peut conserver à peu près indéfiniment. Il suffit de comparer le mode de fonctionnement d’une boulangerie et celui d’une boucherie pour comprendre que l’on ne vit pas dans les deux cas sur une même planète. Le boulanger n’a guère de soucis de conservation ni de production alors que le boucher dépend de l’éleveur, du transport des bêtes et des courts délais avant consommation.
En ce sens, l’astrologue est comparable à un restaurateur (celui qui tient un restaurant). Il y a des cuisiniers  qui accordent la plus grande importance à la qualité intrinsèque du produit et d’autres qui se fondent surtout sur tout un attirail d’adjuvants qui vont transmuter le produit de base assez indifférent et qui est de peu de valeur (souvent à base de céréales (pain, pizza, tarte,  semoule etc.), ce qui donne un « plat », avec ses recettes… .
A la lumière de ces réflexions, les existentialistes s’occupent plus de ce que l’on reçoit que de ce que l’on est. Le thème astral correspond en fait à quelque chose que nous recevons car il est du domaine du visible (mandala) alors que ce qui est en nous est de l’ordre de l’invisible. Les existentialistes n’aiment pas l’invisible d’où l’importance accordée au thème qui a le mérite insigne d’être visible. 
D’une certaine façon, les existentialises ont un sens aigu de l’abstraction  dès qu’il s’agit de l’essence.  Car pour eux, toutes les essences se valent, ce qui les distingue, c’est ce qui est ajouté. Cela fait songer à nos sociétés laïques qui considèrent qu’à la base le citoyen est sans religion et que la religion est un plus dont on peut d’ailleurs changer comme de chemise.
L’astrologie ne saurait échapper à la nature des personnes qui la pratiquent et qui sont actuellement très majoritairement- quantitativement—des femmes. C’est donc l’astrologie existentialiste qui tend  à s’imposer. Pour la démarche existentialiste, le point de départ est secondaire tout comme le substrat astrologique fourni par la « tradition ». Il a le mérite d’exister et il sert de « matière première » mais ce qui compte, c’est ce qu’on en fait, ce qu’on y apporte. A contrario, pour la démarche essentialiste, on ne peut faire l’économie de l’analyse de cette tradition et il n’est pas question de se servir d’une « viande » frelatée sous prétexte qu’on la sauvera par une merveilleuse sauce. Pour les existentialistes, tout se résumerait à la sauce. Les gens au départ seraient, homme ou femme, indifférenciés et ce qui ferait la différence est la sauce, une fois que l’on fait abstraction des différences anatomiques qui devraient avec le temps disparaître au profit d’une sorte d’androgynat.
Ce qui nous frappe quand nous discutons avec des astrologues actuels, c’est qu’ils semblent incapables de revenir aux principes de l’astrologie et qu’ils  véhiculent un ensemble de données éparses qui ne trouvent leur centralité que dans la pratique et non pas dans la théorie. C’est à cette mutation du traitement de l’astrologie que nous assistons depuis un bon quart de siècle  qui correspond à la montée en puissance des femmes astrologues depuis le milieu des années quatre vingt. Avant les années 80, il était question de réformer l’astrologie, de reprendre les choses à la base sans se fonder sur une tradition qui n’aurait pas été repensée de fond en comble.  Depuis cette décennie,  l’on a vu émerger une astrologie karmique mais aussi  une montée en puissance d’une tradition qui n’avait plus à se justifier et dont on ferait le meilleur usage en l’assaisonnant  le plus ingénieusement du monde. Les prochaines décennies devraient voir une reconquéte de l’astrologie par le parti essentialiste et  un changement dans le profil de ses sectateurs, donc avec sa  remasculinisation, ce qui devrait d’ailleurs marquer notre civilisation dans son ensemble. La crise de l’endettement, c’est-à-dire de ce que l’on ajoute à ce qui nous manque,  n’est-elle pas celle du féminin ? Il y a là à terme la fin d’un mythe.

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Vers un modéle universel en astrologie

Posté par nofim le 20 avril 2013

Astrologie : un même modèle pour tous
Par Jacques  Halbronn
 
Chassez le naturel, il revient au galop. Dans un monde où l’on ne jure plus que par la parité, l’égalité et la laïcité, les gens se sentent un peu perdus et en quelque sorte indéterminée. Et pour compenser un certain vide, ils sont tentés d’opter pour des voies parallèles qui ne sont pas « surveillées » : c’est le cas de l’astrologie qui propose des modes de  classement jugés inoffensifs (le signe, le thème). On aboutit d’ailleurs, du fait de la crise des catégories à privilégier la spécificité individuelle. On retrouve ainsi ce principe de la Révolution Française qui voulait que rien ne vienne s’interposer entre l’individu et l’Etat.
On peut se dire de tel signe mais pas homme ou femme, pas musulman ou chrétien, pas blanc ou noir.
En ce qui nous concerne, nous sommes en faveur d’un modèle unique en astrologie, ce qui signifie qu’il peut correspondre à un nombre infini de personnes dès lors qu’il est suffisamment « ouvert », général, virtuel. A chacun de s’y retrouver et on ne peut le faire à sa place.  C’est en cela que l’astrologie peut être universelle.
Or le thème astral est tout sauf universel puisqu’il s’articule sur une donnée de naissance propre à une heure, un lieu etc. Qu’est ce que nos astrologues actuels ont à proposer en matière de modèle universel ? Et qu’est ce qui les autorisé à dire que l’astrologie a vocation à traiter du particulier et non de l’universel ? Et pourquoi une telle résistance face à l’idée d’un modèle universel si ce n’est la volonté de préserver un savoir faire qui aura beaucoup coûté? Des générations d’astrologues ont été sacrifiées pour cette gageure d’une astrologie « personnelle », dont la figure de proue est Dane Rudhyar, une sorte de Lyssenko de l’astrologie.
Ce qui a longtemps fasciné dans le thème individuel, c’est justement- aussi paradoxal que cela puisse paraître- l’absence de la personne. L’astrologue, au départ, est un personnage assez sournois qui rêve de connaitre quelqu’un sans qu’il le sache, sans qu’il l’en informe, d’autant qu’il n’est pas intéressé de savoir ce qu’il en pense car il ne fait pas confiance à sa sincérité ou à sa lucidité.Ce n’est que dans un deuxiéme temps que l’astrologie a reconnu l’intérêt du dialogue, de l’écoute du client/patient. Mais elle l’a fait en maintenant un modèle qui était précisément conçu pour monologuer sur les gens, à leur insu.  C’est le grand drame de tant de réformateurs de l’astrologie d’avoir voulu changer l’astrologie sans changer ses structures. Or, il est clair que le thème astral de par sa complexité même et de par ses fondements n’a pas vocation à l’universalité. C’est une vérité de La Palice.
Au départ, faire le thème d’un Grand, c’était pénétrer dans son intimité, une forme de profanation, un goût de l’interdit, d’ailleurs parfois sévèrement puni. Mais là encore, les temps ont changé et c’est le thème du voisin que l’on dresse, du conjoint par exemple ou des parents pour en faire en quelque sorte des « objets », ce qui est une forme de vengeance ou de revanche, dans bien des cas. Faire le thème, c’est accéder à un certain secret de la personne, c’est découvrir des failles, des « mauvais » aspects. C’est un travail d’investigation mais qui est inoffensif. Rien à voir avec le travail du journaliste. Qui va s’intéresser de nos jours au fait que tel personnage ait tel ou tel thème. Mais l’important c’est le plaisir assez malsain que prend l’astrologue – amateur et pas forcément professionnel – le professionnel ayant probablement sublimé une telle motivation inavouable- à ce faire.
A contrario, notre modèle ne saurait se prêter à de tels calculs- c’est le cas de le dire. Un modèle universel ne peut en effet satisfaire de telles attentes d’appréhender l’autre sans que ce dernier puisse se défendre ou s’expliquer à propos de « son » thème. On est donc déjà dans une  attitude déontologiquement plus défendable puisque les moyens ne sont plus les mêmes.  Mais allez faire croire que l’on est « clean » quand on porte un revolver sur soi dont on peut se servir à l’occasion ? Or, cela reste le cas de l’astrologue qui se sert du thème astral individuel. Il y a l’arme du crime de lèse majesté. On sait de nos jours, en effet, que pour éviter certaines tentations, il faut recourir aux grands moyens. Et cela passe par l’abandon pur et simple du thème natal.
Dans tout le champ psychologique, rien n’est plus aberrant que le thème natal et il faut être un psychologue bien bizarre pour en arriver là. Est-ce que Freud ne propose pas, tout au contraire un modèle universel, tout au plus binaire, avec des comportements masculins et féminins croisés, face au complexe d’Œdipe. Comment peut-on publier comme l’a fait André Barbault un ouvrage intitulé « De la psychanalyse à l’astrologie » (Ed du Seuil, 1961) tout en justifiant le thème individuel. C’est une incongruité qui se présente comme un progrès, comme un gain de temps. Quelle plaisanterie ! Il n’y a rien de plus opposé à la  démarche thérapeutique que le recours au thème natal, quel que soit son mode de calcul. On ne peut faire l’économie non seulement du dialogue avec le client mais bien plus encore on ne peut se dispenser de fournir au client le dit modèle universel pour qu’il s’en serve en connaissance de cause. Ce qui exige, on l’aura compris, une formulation des plus accessibles, comme c’est le cas pour le modèle que nous proposons qui est compréhensible par tous, qui se réfère à des signaux célestes que chacun peut observer et qui sont les mêmes pour tous.
Ce qui est intéressant- mais cela va bientôt passer- ce sont ces astrologues qui croient encore pouvoir dire que si l’on refuse « leur » astrologie, on est antiastrologue, ce qui reléve de la diffamation dès lors qu’elle vise une personnalité du milieu astrologique et qu’elle peut lui faire du tort dans son activité. Nous en profitons pour  rappeler, à toutes fins utiles, qu’en 1978, il y a 35 ans, nous avons gagné en appel un procès en diffamation contre André Barbault pour de tels dérapages dans la revue L’Astrologue. . Récemment, un des responsables de la FDAF nous a publiquement  accusé d’écrire sous l’emprise de l’alcool. De telles attitudes, de tels procédés inqualifiables qui relèvent de l’insulte, sont inadmissibles. , inexcusables surtout de la part de personnes ayant accepté une certaine représentativité. Si l’on ne partage pas la même idée de l’astrologie, on est un « fou », un « sénile ». Un peu de respect pour ses adversaires, surtout quand on ne peut leur reprocher d’ignorer le sujet : ce qui met certains en rage. Il est d’ailleurs amusant de noter que ceux qui s’opposent à nos propos ne prennent même pas la peine de les analyser. Cela reléve du syndrome de la « phobie ». Du moment que l’on développe un propos sur un groupe, on est phobique – on est misogyne, on est antisémite, on est islamophobe, xénophobe. L’on voudrait donc désormais qu’il y ait des anti-astrologues. Malheureusement, quand une critique émane de l’intérieur, une telle accusation ne passe pas et c’est heureux. En tout état de cause, aucun groupe n’est condamné à la pensée unique. Quand nous avons crée en 1975, le Mouvement Astrologique Universitaire (MAU), face au Centre International d’Astrologie (CIA !), c’était pour faire exister un autre espace de parole.

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Thatcher et la phase 2 de l’astrologie conjonctionnelle

Posté par nofim le 20 avril 2013

Il y a dans la communauté astrologique des sous-doués qui ne comprennent pas que nous pouvons être différents et relever d’un modèle unique et qui se permettent, non sans quelque condescendance, de nous donner des conseils du haut de leurs pseudo évidences  alors qu’ils sont prisonniers de l’apparence des choses. Comment peut-on espérer que l’astrologie soit respectée quand elle est prise en main par des  gens qui ne comprennent pas qu’un même modèle puisse servir pour un nombre illimité de cas. Ce qui est vrai en science, en art, en droit, et c’est aussi la base de la pollinisation. Un même processus peut s’incarner diversement et tout l’art consiste à reconnaitre les récurrences derrières l’apparence des divergences. Croire que chaque cas doit relever d’un modèle différent est une plaisanterie charlatanesque dont il faut débarrasser au plus vite l’Astrologie actuelle.
Prenons le cas de Margaret  Thatcher, qui vient de décéder. Elle avait du quitter le pouvoir à la fin de 1990, il y a  donc environ 22 ans. Elle avait renoncé à se présenter au deuxième tour des primaires de son parti, laissant la place à son dauphin John Major. Saturne était à 10° capricorne, donc déjà assez loin de la conjonction avec Antarès au début du Sagittaire.
La vie d’un homme politique ne connait pas un nombre considérable de cas de figure. Il n’est donc pas nécessaire de disposer d’un attirail surdimensionné pour l’appréhender sous prétexte qu’il faille à tout prix se servir de tout ce qui traîne dans le cosmos. L’astrologie n’est pas la poubelle de l’astronomie, récupérant Vulcain et Pluton, délaissés par les astronomes.
Ce qui est arrivé à Madame  Thatcher appartient à une logique cyclique inexorable et parfaitement prévisible, ce qui ne signifie pas qu’il n’y a pas plusieurs façons de vivre certains défis, certaines épreuves. En 1969, 21 ans avant Thatcher, De Gaulle quitta le pouvoir, sous Saturne en bélier. Rappelons qu’en astrologie conjonctionnelle, les signes de même mode (cardinal, fixe, mutable) sont en analogie (comme chez Ebertin)
 En revanche, si elle avait été assassinée comme l’avait été Kennedy en 1963, cela aurait pu être considéré comme « imprévisible ». En fait, dans les grandes lignes, rien n’est imprévisible mais dans le détail, il y a beaucoup d’imprévisible et c’est ce qui fait qu’un modèle universel puisse sous-tendre des cas fort différents dans leur expression finale. Nous avons proposé de distinguer entre la destination, qui est prévisible et le destin qui ne l’est pas. Mais il est tout à fait fâcheux que des astrologues affirment que l’astrologie traite de l’imprévisible si ce n’est évidemment pour les non astrologues.
L’intérêt d’un modèle universel (et donc unique), c’est qu’il garantit la transparence. L’astrologue (conjonctionaliste) face à son client explique ce qu’il fait de A jusqu’à Z. Il ne lui cache rien. Il n’oublie rien. Il ne sort pas de sa manche ou de son chapeau une configuration dont son client n’avait pas connaissance. On nous dira qu’avec un modèle aussi simple, aussi dépouillé, ce n’est pas bien compliqué d’être clair. Mais à quoi bon faire compliqué quand on peut faire simple ?Demain, l’on se moquera de cette astrologie obèse, mal foutue, mal fagotée, qui a du mal à se trainer. Un nouveau design s’impose.
Nous avons dit à quel point l’astrologue devait faire travailler son client et à quel point il ne pouvait « traduire » le modèle universel à sa place. D’où la nécessité que le client intègre parfaitement dans son esprit le dit modèle. C’est là une révolution copernicienne.
On peut certes longuement décortiquer les raisons des résistances, à commencer par un traumatisme de dépossession. On s’est approprié un savoir et maintenant il y en a –les « méchants »- qui veulent vous le reprendre. En réalité, ceux qui se sont engagés dans une voie illusoire n’ont qu’à s’en prendre à ceux qui les ont guidés.  Mais au lieu de dénoncer de médiocres mentors, ils préfèrent clamer que ceux-ci étaient les détenteurs de la « vraie » astrologie. Tout le monde sait que ce genre de drame se produit dans tous les domaines et qu’il y a des victimes. On pense au passage du cinéma muet au parlant, illustré récemment par un film avec Jean Dujardin. Mais c’est la même histoire partout et cela aussi est « prévisible ».
Quand on va acheter un produit, est-ce que l’on se figure qu’il n’a été conçu que pour nous, sur mesure ? Ce serait de la folie. Est-ce que le processus de faire des enfants est différent d’une femme à l’autre, dans les grandes lignes ? Absolument pas.  Alors qu’est ce que cette obsession d’un modèle qui diffèrerait d’un cas à l’autre ? C’est une pure aberration. Bien plus, cela ferait de chaque individu un monstre inclassable. Et comment fonctionnerait une société où tout varie d’une personne à l’autre, où chacun vivrait à un rythme différent de son prochain, comme c’est le cas quand on fait tout partir de la date de naissance ? C’est pourquoi nous disons que bien des astrologues sont des schizophrènes qui sont clivés : d’une part, ils prétendent correspondre à cette astrologie de l’individu unique (et non du modèle unique) et de l’autre, ils vivent dans une société où tout est partagé, à commencer par le langage. Avouons humblement que ce mode de pensée propre à tant d’astrologues nous est étranger et nous semble pathogène. Or, si les astrologues sont pathogènes, ils représentent un danger pour la société. Le plus drôle – et c’est vraiment le monde à l’envers- c’est que ces astrologues obnubilés par une astrologie qui prétend nous dire ce que nous allons devenir et qui ne nous laisse aucune liberté- ce qui n’est pas le cas du modèle universel- sont les premiers à nous traiter de « fous », veulent nous excommunier, ce qui révèle  un comportement de secte. Mais en les poussant dans leurs retranchements, nous ferons apparaitre leurs vraies motivations et leurs attentes délirantes d’une Astrologie mystifiée.
La chute de Margaret Thatcher correspond à ce que nous avons appelé dans de nombreux textes, la « phase 2 », celle de l’essouflement, du découragement, de l’incapacité à supporter une certaine tension plus longtemps. Rappelons que cette chute fait suite, à un an près, de celle du Mur de Berlin, c’est celle d’un Gorbatchev qui n’a plus envie de réagir, de se battre et c’est aussi le cas actuellement d’un Jérôme Cahuzac que le PS n’ a plus l’intention de protéger et de conserver, un PS  qui est coutumier de telles désamours.
Mais il faut savoir qu’après la phase 2 revient la phase 1 et qu’il revient aux astrologues d’avoir toujours un coup d’avance et de pouvoir dater le renouveau des grands projets, ce qui implique que des leaders soient capables d’abolir les clivages et là encore, l’on voit que l’universalité implique un dépassement. Quand on n’arrive pas à dépasser son propre cas, sa propre histoire – surtout quand on a été très atteint par la vie, par exemple par la mort d’un proche, une certaine astrologie nécessairement karmique, personnelle, devient une consolation. Mais nous refusons, pour notre part, que l’astrologie soit plombée par de telles applications palliatives. Telle n’est pas sa vocation fondamentale. Et nous demandons aux astrologues de faire leur examen de conscience et de ne pas s’accrocher au thème astral pour des raisons aussi personnelles. L’astrologie n’a pas partie liée au marché de la misère morale. Elle doit s’ouvrir au monde et échapper à un statut indigne d’elle.

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Le thème natal dans tous ses états‏

Posté par nofim le 20 avril 2013

La conjonction et les « aspects » en astrologie
Par  Jacques Halbronn
Dans la Tétrabible, Ptolémée ; au IIe siècle de notre ère, ne classe pas la conjonction parmi les « aspects ». Au Livre I, (ch 14),  il énumère l’opposition, le trigone, le carré et le sextile, soit deux bons (60 et 120) et deux « mauvais » aspects (180 et 90). Ailleurs (I, 8), il est traité des « aspects au Soleil » et il mentionne la conjonction : « La Lune depuis sa conjonction jusqu’à son premier quadrat (…) De là jusqu’à ce qu’elle soit pleine (…) Du plein à son dernier quartier (…) et du dernier quartier jusqu’à son occultation etc  ¨Par la suite, comme l’on sait la conjonction sera considérée comme un aspect, ce qui est un symptôme de plus d’une abolition des structures duelles dans la tradition astrologique, dont un des exemples les plus frappants est la disparition progressive du couple planète/étoile fixe ainsi que de la dualité Lune/planètes, la Lune passant en quelque sorte d’une planète à l’autre, du fait de sa rapidité. Toutes ces dualités sont « écrasées » dans la « tradition «  moderne.
Le cas de la conjonction est emblématique car, selon nous, la conjonction correspond à une « réalité » astronomique visuelle de deux corps qui se joignent alors que les « aspects », stricto sensu,  ne sont que des marqueurs de temps, des « aiguilles » comme sur une horloge. Il ne saurait y avoir « aspect » que par rapport à une conjonction, l’aspect ne servant en fait que de mesurer l’écart entre la position d’une planète et l’étoile fixe avec lequel elle est en phase, cette dernière étant, comme son nom l’indique, censée être fixe, du moins sur une période de temps de quelques siècles. On ne peut donc appréhender l’idée même de conjonction en astrologie que dans un rapport planète/étoile fixe.   C’’est dire que même les tenants du thème natal ne sauraient ignorer ces considérations, en pratiquant la politique de l’autruche pas plus qu’ils ne sauraient ignorer les recherches structurelles concernant les domiciles et les exaltations des planètes, ce qui affecte directement la technique des maîtrises. Ptolémée d’ailleurs aborde également ces dispositifs mais il semble ne pas connaitre la clef des exaltations, ce qui  montre bien que l’astrologie de son temps est déjà tardive. On notera d’ailleurs que la tradition des exaltations réfère non aux signes mais à tel ou tel degré d’un certain signe. Cette  observation nous amène à rappeler que les aspects concernent les degrés des signes et non les signes, les signes en tant que tels ne se prêtant pas à la pratique des aspects, d’où l’importance accordée aux maitrises qui s’articulent sur les signes et les maisons.
La notion d’orbe concerne avant tout la conjonction. Elle indique le temps qui précède ou qui fait suite à la conjonction de la planète à l’étoile car la conjonction, en tant que donnée centrale, couvre un champ qui dépasse largement l’instant précis de la conjonction, lequel d’ailleurs fait débat. Mais avec l’orbe, la précision dans le calcul de la conjonction devient un facteur relatif
En fait, on peut se demander si les aspects peuvent être dissociés d’une approche cyclique et donc prévisionnelle. L’utilisation des aspects en astropsychologie semble très discutable tout comme l’idée même de combiner les planètes pour réaliser un portrait psychologique. Là encore, la pratique du thème natal  comporte bien des problèmes que veulent ignorer ses partisans. Que penser des transits –si l’on s’en tient aux seules conjonctions- qui sont censés se faire rencontrer des astres se situant dans des temporalités différentes, ce qui est quand même bien difficile à concevoir, même si cela avait les faveurs d’un Morin de Villefranche, au XVIIe siècle, les transits étant un compromis bancal entre le thème horaire et le  thème natal. Là encore, on ne saurait pratiquer le thème natal sans état d’âme. Ceux qui défendent le thème natal contre d’autres procédés devraient penser à la parabole de la paille et de la poutre.
Signalons en passant que le zodiaque, en tant que tel, semble également être d’abord un outil cyclique, ce qui est aussi le cas des maisons. Or, dans un cycle, on ne peut pas être en même temps au four et au moulin. Il y a un temps pour chaque chose. C’est pourquoi cette façon qu’ont les tenants de l’astrologie généthliaque de combiner les planètes entre elles nous semble très peu compatible avec l’esprit originel de l’astrologie. Tout se passe comme si la dimension cyclique de l’astrologie avait été escamotée et en quelque sorte écrasée, « télescopée » ou mieux encore comme si le temps cyclique était devenu si bref que l’on avait une illusion de simultanéité. Il convient donc de rétablir un temps cyclique plus palpable, donc plus long, ce qui aura pour résultat de mettre fin à cette astrologie du simultané qui est à la base de l’astrospsychologie.  On nous pardonnera mais le thème natal comporte dans son traitement actuel tant d’impropriétés qu’il faudrait le mettre en quarantaine alors qu’actuellement il prolifère et contamine même l’astrologie mondiale.

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Astrologues et astronomes

Posté par nofim le 20 avril 2013

Le syndrome stellaro-zodiacal en Astrologie par Jacques Halbronn
 
Rien n’est plus difficile à appréhender que l’absence. Inversement, rien n’est plus facile que de pratiquer des omissions impunément. Parmi les critiques portées contre l’astrologie, il en est une que l’on entend rarement : que faites-vous des étoiles ? Le public ne tique pas quand on lui parle des planétes et que l’on tait les étoiles et pas plus quand on lui dit que le Zodiaque, ce ne sont pas des étoiles mais quelque chose qui s’articule sur les quatre saisons.
 D’ailleurs, même les astrologues sidéralistes ne parlent pas vraiment des étoiles, se contentant de déclarer que leur zodiaque est décalé. Si on leur demande quelle est l’étoile qui est le point de départ de leur zodiaque « sidéral », ils ne savent pas répondre, ayant oublié la genèse de leur propre démarche. Or, si le décalage existe, – ce que cette école ne dit pas explicitement, laissant croire que c’est un décalage (ayanamsa) au niveau du point vernal, ce qui est absurde puisque le dit point n’est pas censé correspondre à une quelconque étoile – c’est bel et bien sur la base des étoiles fixes dont la position a glissé avec le temps, du fait de ce qu’on appelle la précession des équinoxes.
En fait, il faut comprendre que le zodiaque est un substitut aux étoiles fixes. Il ne faut pas confondre le «zodiaque » avec l’écliptique. Il y  a aussi beaucoup de confusion, plus ou moins délibérée à ce sujet.  Certains ont tendance à parler du Zodiaque comme s’il s’agissait d’une réalité en soi, indiquant que c’est l’espace céleste parcouru par les luminaires et les planétes, avec une certaine latitude (8°30) de part et d’autre de l’écliptique (on note que Pluton déborde largement de la norme en question). En fait, le Zodiaque vient se substituer à une série d’étoiles (astérismes), introduisant une continuité là où il y a discontinuité,  des « secteurs », là où il y a des points. Or, toute la théorie des aspects fondée sur un rapport « ponctuel entre planétes et étoiles. Le fait qu’une planète entre dans un nouveau  signe est dépourvu de sens et le changement de signe est une étrange réplique de l’étoile, qui ne correspond à aucune réalité céleste.
A cela, on se contente de répliquer que cela « marche », ce qui donne une idée de la qualité du débat.
Cette déstellarisation de l’astrologie contribue à l’isoler encore plus contrairement à ce qu’imaginent de nombreux astrologues qui croient pouvoir avoir la conscience tranquille en se démarquant des dites étoiles, lesquelles n’appartiennent pas au système solaire et sont bien plus éloignées de la Terre que les planétes, et ce en dépit de leur visibilité remarquable.
On est frappé de devoir noter, en effet, à quel point il est question des étoiles fixes dans les représentations socioreligieuses et pas seulement en Egypte avec Sirius (Sothis) dont le lever héliaque (montée de l’étoile en compagnie du soleil, on pourrait dire en conjonction) annonçait la crue du Nil. Dans la Bible, Dieu se réfère aux étoiles et non aux planétes, sans oublier évidemment les luminaires (Soleil-Lune). Les planétes sont les grandes absentes des deux testaments alors que les étoiles ont droit de cité, ce qui peut s’expliquer par la découverte relativement tardive du phénoméne planétaire. Mais prenons le cas de Claude Lévi-Strauss, dans Le Cru et le cuit (Mythologiques I) Ed .Plon, 1964. Reed.  2009 La quatrième partie s’intitule «  L’astronomie bien tempérée ». Les références stellaires surabondent dans les exemples donnés. (pp. 203-287) concernant diverses sociétés « traditionnelles ». Or, l’astrologie actuelle est totalement étrangère, de par son positionnement, à tout ce monde stellaire et en revanche s’intéresse fortement à des astres inconnus et invisibles jusqu’au XVIIIe siècle, ce qui engage l’astrologie sur la pente glissante d’astres agissant à l’insu de l’Humanité, ce qui est une énormité stratégique qui met l’astrologie en porte à faux avec son propre passé tant planétaire que stellaire…
Il faut rappeler par ailleurs  (cf. de précédents articles, sur le site grande-conjonction.org, rubrique « Astres ») que les étoiles fixes étaient associées aux dieux de la mythologie, souvent une étoile se présentait comme une combinaison de deux divinités, l’une d’elle étant dominante et ce, bien entendu, sans rapport avec des planétes liées à ces mêmes dieux, ce qui ne viendra que plus tard. C’est parmi les dieux associés aux étoiles que l’on puisera pour baptiser les planétes. Manilius, entre autres, témoigne (Ier siècle de notre ère) de cette tendance en associant aux 12 signes telle ou telle divinité dont plusieurs ne correspondaient à aucune planète. (dans le poème latin de l’Astronomicon).
On peut donc parler d’un certain déracinement de l’astrologie actuelle dont l’œuvre d’un Jean-Pierre Nicola est probablement une expression remarquable, lui qui voulait ancrer pleinement l’astrologie dans le système solaire, pris dans sa globalité (jusqu’à Pluton compris), ce qui sera le substrat du RET (classement des planétes en trois groupes de trois, plus la Lune, le soleil faisant partie d’un groupe (R) avec Mercure et la Lune et ainsi de suite)
Pour nous, l’articulation planète-étoile est absolument incontournable et correspond à une dualité qui n’est pas sans évoquer le processus de pollinisation entre insectes (planétes) et fleurs (étoiles), entre le mobile(en grec, planta, errant) et le fixe.
Il importe peu qu’étoiles et planétes n’appartiennent pas astronomiquement à un seul et même ensemble. Ce qui compte pour nous, c’est la façon dont les sociétés humaines ont entendu instrumentaliser le cosmos, dans une certaine transparence, c’est-à-dire une dimension de visibilité générale, accessible à tous les observateurs, collectivement.
C’est dire que la question des étoiles est une pomme de discorde entre l’astrologie actuellement en vigueur et celle que nous entendons restaurer. Les uns font alliance avec la communauté astronomique, de façon d’ailleurs unilatérale, c’est-à-dire sans aucun consensus de la part des astronomes et les autres font alliance avec les anthropologues et avec les tenants d’un certain inconscient collectif qui n’a que faire de la légitimité qui serait accordée par les astronomes, à leur corps défendant. (cf. notre entretien sur teleprovidence avec Daniel Kunth, Salon du Livre 2013).
Pour comprendre ce qu’il faut bien appeler un schisme, il faut tenir compte des motivations qui conduisent les uns et les autres à s’intéresser à l’astrologie. Il est probable qu’en profondeur les astronomes et ces astrologues accrochés à leurs basques aient beaucoup en commun, sur le plan psychologique, l’astrologie apparaissant comme un pis aller. Ce sont des gens qui se méfient du fait social, des constructions juridiques, structurelles  élaborées par les sociétés, les religions.. Ils préfèrent s’accrocher à du solide, c’est-à-dire à quelque chose qui ne reléve pas de l’initiative humaine. Que l’astrologie soit une « invention » des hommes leur est insupportable. En fait, ils ne croient pas aux hommes, ils ne les prennent pas au sérieux, ne les croient pas capables de créer leurs propres programmes. Ils préfèrent, à la limite, supposer que les sociétés anciennes ont su « décrypter » les signes cosmiques, sans que l’on sache trop comment ils seraient parvenus pour produire une telle usine à gaz, où tout est si terriblement intriqué et interdépendant.
Pour notre part, tout au contraire, nous pensons que les sociétés humaines ont très tôt été capables de produire des systèmes, des structures, des langages et de s’y conformer (cf. notre ouvrage Mathématiques Divinatoires, Paris, Ed. Trédaniel-La Grande Conjonction, 1983, préface de Jean-Charles Pichon), comme l’ a bien montré Lévi-Strauss.. Nous ne pensons pas, en revanche, qu’il faille traiter l’être humain comme une machine que l’on pourrait du jour au lendemain perfectionner, en la faisant profiter de quelque nouvelle découverte scientifique. Ces astrologues « scientistes » jouent la carte de la Techno-science de façon caricaturale, ce qui dénote une relation biaisée avec la société humaine. On est avec ces gens- là à cent lieux d’un humanisme au sens où on l’entendait à la Renaissance.
Ce qui crée quelque confusion dans l’appréhension de cette famille d’astrologues tient à leur étonnante insistance sur la vocation de l’astrologie à décrire l’individualité. Mais, cette contradiction apparente s’explique fort bien car elle correspond  à un manque que l’on cherche à pallier en produisant une astropsychologie conférant à chacun son « moi » de synthèse, en fait une sorte de double que l’on peut contempler à l’extérieur de soi-même, visualiser, ce qui est aux antipodes de l’’exploration du monde intérieur au sens de la philosophie et de la psychanalyse. Le thème astral serait une sorte de machine (de prothèse) à explorer les profondeurs du psychisme à  la façon du bathyscaphe de Cousteau. On ne sort pas du fantasme techniciste et mécaniciste, qui est l’expression d’un certain desséchement/assèchement du psychisme qui conduit à ne pas accorder à l’Humanité la faculté de s’autoprogrammer au fil des siècles, des millénaires.Ces astrologues, quelque part,  et leurs alliés astronomes –meme s’ils ne s’entendent guère entre eux, ce qui n’empeche pas étrangement les astronomes de se croire autorisés  à écrire sur l’astrologies (notamment dans la série des Que sais-je aux PUF, avec P. Couderc, Philippe Zarka & Daniel Kunth), nous appparaissent comme viscéralement hostiles à l’idée  d’une créativité humaine dans le domaine de l’organisation – au sens plein du terme- de leur environnement social. D’ailleurs,  l’idée même de thème natal  conduit, de façon fantasmatique,  à concevoir des sortes de « monades » échappant à toute contrainte collective, avec un temps humain émietté. 
Il est vrai, reconnaissons-le,  que l’existence  de l’Astrologie pose problème. Comment aura été mis en place ce qu’en astrologie conjonctionnelle nous  appelons la phase « babélique »I, celle de la construction d’une tour imposant à l’Humanité une unité factice-  qui est comme une sorte de Big Brother. L’explication la plus plausible, dans l’état actuel de nos cogitations, ne renvoie nullement à un ordre « naturel » mais à l’intrusion dans l’histoire de l’Humanité de ce que la Bible appelle les Elohim  (cf Jean Sendy). les « seigneurs «  (Adonaï) – on notera ce pluriel étrange dans la théologie biblique (en hébreu, la finale « im » et « aî » réfère au pluriel. Autrement dit, l’astrologie, quelque soit l’angle que l’on considère, nous ramènerait à une certaine techno-science.  Mais celle que nous préconisons nous renvoie à une techno-science extrêmement ancienne, limitée à l’entendement des populations archaïques  alors  que celle que prônent nos adversaires en astrologie  se réfère à une  modernité anachronique.
 
 
JHB
10 04. 13

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