Contourner le problème du thème natal

Posté par nofim le 20 avril 2013

Dans le cas de l’affaire Cahuzac, certains nous demandent comment nous pouvons relier ce personnage à notre astrologie conjonctionnelle sans faire son thème.  Or, notre foi à l’égard du thème natal est très relative même si l’on sait que cela constitue une « culture partagée » entre de très nombreux astrologues à l’instar de la culture du foot pour d’autres populations, ce qui permet de s’intégrer dans un groupe  par delà tout enjeu « scientifique » à proprement parler.(cf nos enregistrements de conférences astrologiques sur teleprovidence, par exemple autour de Didier Geslain et de Stéphane Rieux)
Nous répondons à ce type d’interrogation qui nous est adressé que nous préférons juger sur pièces. Certains astrologues nous répondront évidemment que cela implique justement de se baser sur le thème. On a le droit d’en douter car selon nous le thème est un ensemble bien embrouillé où  une poule ne retrouverait pas ses petits, donc autant contourner l’obstacle, si faire se peut.
Dans le cas de Jérôme Cahuzac, il nous semble en effet assez vain de se référer à son thème pour comprendre ce qu’a été sa vie. Le personnage nous semble en effet tout à fait typique du genre de personnes que l’astrologie peut aider à comprendre, à savoir un mélange d’excès de risques et de contrition, de démission. Il a le profil, tout comme DSK voire comme le grand rabbin de France Gilles Bernheim  dont certains titres (agrégation) seraient usurpés. Ce sont des gens à risques, dans tous les sens du terme. Peu nous importe que cela corresponde à  une configuration particulière dans le thème et nous ne sommes pas de tout persuadés que ces gens aient le même type de thème. La dialectique de ces personnages les désigne à l’application de notre modèle, par delà leur thème. Pourquoi l’astrologie devrait-elle s’encombrer d’une donnée aussi opaque qu’un thème quand on peut s’en passer.
Nous sommes en faveur d’un certain pragmatisme. Si quelqu’un a le SIDA, il a le SIDA et cela nous suffit pour le traiter. On ajoutera que ce qui arrive à Cahuzac ou à DSK était prévisible, au regard de l’astrologie conjonctionnelle. C’est une question de profil de personnalité.
Certes, le thème natal peut sembler utile pour des gens dont on ne sait rien ou qui viennent de naitre. Mais le plus souvent, les astrologues s’intéressent à des personnes assez remarquables, faute de quoi d’ailleurs, ils reconnaissent que l’étude du thème serait assez vaine et vide.
Or, force est de noter que la date de naissance n’est pas la seule date intéressante en astrologie et qu’il est même probablement plus utile de disposer d’une série de dates, comme le faisaient nos prédécesseurs quand ils cherchaient à « rectifier » une date de naissance par les événements majeurs de la vie. C’est dire que le thème est validé par d’autres dates au point que l’on tend à lire un thème à partir de telles dates. Ce qui d’ailleurs montre à quel point le thème est une donnée accessoire.
Il ne fait guère de doute que de nos jours les astrologues, pour la plupart, sont plus à l’aise face à un thème natal que face à des événements  pouvant s’inscrire au sein d’un modèle cyclique. On l’observe fréquemment dans les études astrologico-biographiques. On peut certes s’amuser à montrer que tel thème est « bipolaire » et explique de tels revirements mais c’est un peu facile. En fait, dès lors qu’une personne est marquée par une certaine forme de cyclicité, elle passera par des états successifs contrastés, que ce soit ou non indiqué dans son thème puisque c’est une donnée existentielle propre à la condition humaine.
Qui ne voit, donc, que l’astrologie a tout à gagner à mettre en avant les facteurs cycliques qui sont intelligibles par tous plutôt que de mettre tous œufs dans le même panier « horoscopique » ?
Nous pensons d’ailleurs qu’il faut démystifier le moment de naissance. Même dans le cas de Gauquelin, l’importance accordée au moment de naissance n’a qu’une signification assez contingente. Pour des raisons méthodologiques, Gauquelin devait s’en tenir à un certain protocole et surtout se servir de données bien répertoriées  et du même ordre. Cela ne signifie nullement que le moment de naissance soit privilégié dans la réalité, en dehors de la commodité d’accès à une telle information. Nous pensons, bien au contraire, que les hommes sont en permanence marqués, d’une façon ou d’une autre, par certains signes célestes. Il est absurde, en fait, de se polariser sur le seul moment de naissance et cela cause le plus grand tort à l’astrologie que de le prétendre.
A une époque où les astrologues n’avaient pas accès aisément aux données astronomiques en cours, le thème natal a pu apparaître comme une solution mais c’est désormais devenu le problème. Il fut un temps où tout le canevas prévisionnel de l’astrologue dérivait du thème natal, d’où notamment les directions qui correspondent à une astronomie fictive. C’était encore largement le cas au XVIIe siècle notamment chez Morin de Villefranche. Cette technique a depuis fait long feu mais l’on continue, à tort, à privilégier, de façon archaïque, la matrice du thème natal. C’est bien fâcheux. Il va falloir former une nouvelle génération d’astrologues qui ne soit pas prisonnière d’un savoir faire obsolète et mettre dans des réserves ceux qui sont encore embourbés dans un tel référentiel.

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