Le thème natal dans tous ses états‏

Posté par nofim le 20 avril 2013

La conjonction et les « aspects » en astrologie
Par  Jacques Halbronn
Dans la Tétrabible, Ptolémée ; au IIe siècle de notre ère, ne classe pas la conjonction parmi les « aspects ». Au Livre I, (ch 14),  il énumère l’opposition, le trigone, le carré et le sextile, soit deux bons (60 et 120) et deux « mauvais » aspects (180 et 90). Ailleurs (I, 8), il est traité des « aspects au Soleil » et il mentionne la conjonction : « La Lune depuis sa conjonction jusqu’à son premier quadrat (…) De là jusqu’à ce qu’elle soit pleine (…) Du plein à son dernier quartier (…) et du dernier quartier jusqu’à son occultation etc  ¨Par la suite, comme l’on sait la conjonction sera considérée comme un aspect, ce qui est un symptôme de plus d’une abolition des structures duelles dans la tradition astrologique, dont un des exemples les plus frappants est la disparition progressive du couple planète/étoile fixe ainsi que de la dualité Lune/planètes, la Lune passant en quelque sorte d’une planète à l’autre, du fait de sa rapidité. Toutes ces dualités sont « écrasées » dans la « tradition «  moderne.
Le cas de la conjonction est emblématique car, selon nous, la conjonction correspond à une « réalité » astronomique visuelle de deux corps qui se joignent alors que les « aspects », stricto sensu,  ne sont que des marqueurs de temps, des « aiguilles » comme sur une horloge. Il ne saurait y avoir « aspect » que par rapport à une conjonction, l’aspect ne servant en fait que de mesurer l’écart entre la position d’une planète et l’étoile fixe avec lequel elle est en phase, cette dernière étant, comme son nom l’indique, censée être fixe, du moins sur une période de temps de quelques siècles. On ne peut donc appréhender l’idée même de conjonction en astrologie que dans un rapport planète/étoile fixe.   C’’est dire que même les tenants du thème natal ne sauraient ignorer ces considérations, en pratiquant la politique de l’autruche pas plus qu’ils ne sauraient ignorer les recherches structurelles concernant les domiciles et les exaltations des planètes, ce qui affecte directement la technique des maîtrises. Ptolémée d’ailleurs aborde également ces dispositifs mais il semble ne pas connaitre la clef des exaltations, ce qui  montre bien que l’astrologie de son temps est déjà tardive. On notera d’ailleurs que la tradition des exaltations réfère non aux signes mais à tel ou tel degré d’un certain signe. Cette  observation nous amène à rappeler que les aspects concernent les degrés des signes et non les signes, les signes en tant que tels ne se prêtant pas à la pratique des aspects, d’où l’importance accordée aux maitrises qui s’articulent sur les signes et les maisons.
La notion d’orbe concerne avant tout la conjonction. Elle indique le temps qui précède ou qui fait suite à la conjonction de la planète à l’étoile car la conjonction, en tant que donnée centrale, couvre un champ qui dépasse largement l’instant précis de la conjonction, lequel d’ailleurs fait débat. Mais avec l’orbe, la précision dans le calcul de la conjonction devient un facteur relatif
En fait, on peut se demander si les aspects peuvent être dissociés d’une approche cyclique et donc prévisionnelle. L’utilisation des aspects en astropsychologie semble très discutable tout comme l’idée même de combiner les planètes pour réaliser un portrait psychologique. Là encore, la pratique du thème natal  comporte bien des problèmes que veulent ignorer ses partisans. Que penser des transits –si l’on s’en tient aux seules conjonctions- qui sont censés se faire rencontrer des astres se situant dans des temporalités différentes, ce qui est quand même bien difficile à concevoir, même si cela avait les faveurs d’un Morin de Villefranche, au XVIIe siècle, les transits étant un compromis bancal entre le thème horaire et le  thème natal. Là encore, on ne saurait pratiquer le thème natal sans état d’âme. Ceux qui défendent le thème natal contre d’autres procédés devraient penser à la parabole de la paille et de la poutre.
Signalons en passant que le zodiaque, en tant que tel, semble également être d’abord un outil cyclique, ce qui est aussi le cas des maisons. Or, dans un cycle, on ne peut pas être en même temps au four et au moulin. Il y a un temps pour chaque chose. C’est pourquoi cette façon qu’ont les tenants de l’astrologie généthliaque de combiner les planètes entre elles nous semble très peu compatible avec l’esprit originel de l’astrologie. Tout se passe comme si la dimension cyclique de l’astrologie avait été escamotée et en quelque sorte écrasée, « télescopée » ou mieux encore comme si le temps cyclique était devenu si bref que l’on avait une illusion de simultanéité. Il convient donc de rétablir un temps cyclique plus palpable, donc plus long, ce qui aura pour résultat de mettre fin à cette astrologie du simultané qui est à la base de l’astrospsychologie.  On nous pardonnera mais le thème natal comporte dans son traitement actuel tant d’impropriétés qu’il faudrait le mettre en quarantaine alors qu’actuellement il prolifère et contamine même l’astrologie mondiale.

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