Procréation et Parité : le dilemme

Posté par nofim le 20 avril 2013

La France est la championne européenne de la croissance démographique.  Qu’est ce que cela nous enseigne sur la société française et ses contradictions ?
Force est de constater que le moins que l’on puisse dire, c’est que cela implique la reconnaissance de la complémentarité entre hommes et femmes et est-ce que complémentarité et égalité vont de pair, on peut en douter. Donc il y a aurait un décalage entre discours et réalité, comme si certains discours restaient purement virtuels. On n’épiloguera pas ici sur le « mariage pour tous » mais à l’arrière plan  la femme apparait plus que jamais comme étant définie par son activité procréatrice.
Mais il faut aller plus loin dans le diagnostic, à savoir que cette activité, qu’on le veuille ou non,  s’apparente à une sorte de mécanisme, d’automatisme. On presse sur un bouton, ou mieux l’on insère une carte dans un orifice et le système se met en marche et suit son cours jusqu’à son terme, sauf à décider un avortement, c’est-à-dire une interruption.
Entendons par là que le processus ne dépend aucunement de l’intelligence de telle ou telle femme. Elle n’a pas prise dessus si ce n’est, comme on l’a dit, en cas d’IVG.  Ce n’est donc pas très flatteur pour les femmes pas plus qu’un pays au riche sous sol énergétique n’a de mérite à cela.
Les femmes sont, à plus d’un titre, confrontées à la question de l’automatisme. Par exemple, quelqu’un qui lit un texte, qui interprète une partition reléve d’une forme d’automatisme, même si son mérite est plus grand que pour la gestation. Mais on ne peut pas dire que la lecture d’un texte exige une grande créativité, même si l’on veut se montrer complaisant. On est dans une certaine forme d’irresponsabilité, comme si les choses avaient été décidées ailleurs, en « haut lieu » et que l’on se contentait d’obéir aux ordres du maître.
Une série de la télévision danoise passe actuellement en France. Elle met en scène des robots humains et l’on ne peut s’empêcher de penser à la place des femmes dans la société.  Nous pensons que la conception des robots s’inspire des femmes, que les femmes sont beaucoup plus à la portée des robots que les hommes (cf. notre article « tselem » sur le site hommes-et-faits.com).
Plus généralement, tous ces couples qui « font » -on allait dire qui fabriquent- des enfants relèvent d’une forme de robotisation, de clonage. Dès lors, on peut penser que ce sont les hommes qui sont utilisés par les femmes et non l’inverse, ce qui nous renvoie à un scénario à la matrix, qui comporterait des banques de sperme. Mais là encore, on ne saurait parler d’égalité, quel que soit l’angle choisi. 
Comment est-il donc possible de parler de parité dans un tel contexte ? C’est là une incohérence dont nous trouvons la manifestation dans nos habitudes alimentaires . Nous ne cessons de tromper, de leurrer notre corps sur ce que nous mangeons réellement.  Ce qui fait que notre cerveau est déboussolé, détraqué. Si  je donne du pain à mon corps en lui faisant croire que c’est de la viande parce qu’il y a une odeur de viande et quelques morceaux de viande de second choix. Si  je bois de l’eau avec un goût de légumes, comme dans un potage, quelle information reçoit mon corps ? Je ne cesse ainsi de le maltraiter, de l’induire en erreur, de fausser ses perceptions par des tours de passe-passe. Il ne faut donc plus s’étonner de rien face à de tels décalages.
Quant aux vraies valeurs masculines de créativité ne se réduisant pas à interpréter des textes écrits par d’autres ou à suivre un processus strictement planifié et programmé, elles ne sont plus appréciées à leur juste valeur, les femmes se refusant, en dehors de la procréation, à reconnnaitre la supériorité masculine contemporaine. Elles veulent bien reconnaitre le génie des hommes des siècles passés quand les femmes étaient hors jeu mais pour ce qui se passe depuis un demi siècle, cela leur est beaucoup plus pénible car elles ne peuvent plus recourir à l’argument d’une société fermée aux femmes. D’où une grande réticence chez les femmes à reconnaitre le génie des hommes actuels,  préférant les réduire au statut de géniteurs.
Le couple monogamique, nous l’avons dit à plusieurs reprises, est en soi une aberration qui sous tend les revendications féminines. L’homme se voit ainsi interdire de démontrer qu’en terme de procréation, il peut déclencher un grand nombre de naissances dans une quasi-simultanéité. Il nous semble que ce qui insupporte les femmes dans le fait que leurs maris les trompent, c’est que cela  peut apparaitre comme un retout à un polygamisme détesté. Rien d’étonnnant à ce que  l’Islam permette la polygamie tout en maitenant les femmes dans un statut subalterne. 
Nous pensons que les hommes doivent constituer une minorité, ce qui fait probléme dans le cadre du suffrage universel car si c’était le cas, les femmes auraient le pouvoir, dès lors qu’elles ont le droit de  vote. Nous pensons que la notion de minorité  est battue en bréche par les régimes démocratiques et cela conduit à une surproduction d’hommes.(comme en Chine), ce qui n’est pas une bonne chose. Selon nous, l’idée d’une société dominée par une minorité  devrait s’imposer car  tout le processus scientifique et juridique est fondé sur un petit nombre de lois s’appliquant à un grand nombre de cas, ce qui s’apparente à une polygamie structurelle. La monogamie est en décalage par rapport à toutes les valeurs scientifiques, religieuses, juridiques et artistiques. Nous pensons qu’autour de la question du mariage pour tous devra, à terme, se greffer la question de la polygamie mais aussi celle d’une minorité au pouvoir, ce qui est au demeurant le cas si l’on considère l’existence des assemblées, des sénats, à cela près qu’ils sont tributaires actuellement du suffrage universel, sur la base d’une voix-un vote.
Le mot clef pour désigner les femmes est celui d’imprégnation, de prégnance (en anglais, une femme enceinte est « pregnant »). Elle a vocation à démultiplier l’énergie masculine, à s’en imprégner. C’est là que l’on peut vraiment parler de complémentarité. Mais on aura compris que celle-ci ne saurait en aucune façon se limiter à la procréation stricto sensu. Comme on l’a dit plus haut, la femme est par excellence une lectrice et notamment lorsqu’elle lit à voix haute, comme si elle s’appropriait le texte, qu’elle le faisait sien.  Cette fonction de « lectrice » n’est pas sans nous évoquer les machines ainsi appelées « lecteurs ». La  bouche de la femme fait pendant à son utérus.  Et force est de constater que si les femmes font de nombreux enfants, elles sont également des grandes productrices de paroles dictées par des textes dont l’origine  est masculine.

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