Thatcher et la phase 2 de l’astrologie conjonctionnelle

Posté par nofim le 20 avril 2013

Il y a dans la communauté astrologique des sous-doués qui ne comprennent pas que nous pouvons être différents et relever d’un modèle unique et qui se permettent, non sans quelque condescendance, de nous donner des conseils du haut de leurs pseudo évidences  alors qu’ils sont prisonniers de l’apparence des choses. Comment peut-on espérer que l’astrologie soit respectée quand elle est prise en main par des  gens qui ne comprennent pas qu’un même modèle puisse servir pour un nombre illimité de cas. Ce qui est vrai en science, en art, en droit, et c’est aussi la base de la pollinisation. Un même processus peut s’incarner diversement et tout l’art consiste à reconnaitre les récurrences derrières l’apparence des divergences. Croire que chaque cas doit relever d’un modèle différent est une plaisanterie charlatanesque dont il faut débarrasser au plus vite l’Astrologie actuelle.
Prenons le cas de Margaret  Thatcher, qui vient de décéder. Elle avait du quitter le pouvoir à la fin de 1990, il y a  donc environ 22 ans. Elle avait renoncé à se présenter au deuxième tour des primaires de son parti, laissant la place à son dauphin John Major. Saturne était à 10° capricorne, donc déjà assez loin de la conjonction avec Antarès au début du Sagittaire.
La vie d’un homme politique ne connait pas un nombre considérable de cas de figure. Il n’est donc pas nécessaire de disposer d’un attirail surdimensionné pour l’appréhender sous prétexte qu’il faille à tout prix se servir de tout ce qui traîne dans le cosmos. L’astrologie n’est pas la poubelle de l’astronomie, récupérant Vulcain et Pluton, délaissés par les astronomes.
Ce qui est arrivé à Madame  Thatcher appartient à une logique cyclique inexorable et parfaitement prévisible, ce qui ne signifie pas qu’il n’y a pas plusieurs façons de vivre certains défis, certaines épreuves. En 1969, 21 ans avant Thatcher, De Gaulle quitta le pouvoir, sous Saturne en bélier. Rappelons qu’en astrologie conjonctionnelle, les signes de même mode (cardinal, fixe, mutable) sont en analogie (comme chez Ebertin)
 En revanche, si elle avait été assassinée comme l’avait été Kennedy en 1963, cela aurait pu être considéré comme « imprévisible ». En fait, dans les grandes lignes, rien n’est imprévisible mais dans le détail, il y a beaucoup d’imprévisible et c’est ce qui fait qu’un modèle universel puisse sous-tendre des cas fort différents dans leur expression finale. Nous avons proposé de distinguer entre la destination, qui est prévisible et le destin qui ne l’est pas. Mais il est tout à fait fâcheux que des astrologues affirment que l’astrologie traite de l’imprévisible si ce n’est évidemment pour les non astrologues.
L’intérêt d’un modèle universel (et donc unique), c’est qu’il garantit la transparence. L’astrologue (conjonctionaliste) face à son client explique ce qu’il fait de A jusqu’à Z. Il ne lui cache rien. Il n’oublie rien. Il ne sort pas de sa manche ou de son chapeau une configuration dont son client n’avait pas connaissance. On nous dira qu’avec un modèle aussi simple, aussi dépouillé, ce n’est pas bien compliqué d’être clair. Mais à quoi bon faire compliqué quand on peut faire simple ?Demain, l’on se moquera de cette astrologie obèse, mal foutue, mal fagotée, qui a du mal à se trainer. Un nouveau design s’impose.
Nous avons dit à quel point l’astrologue devait faire travailler son client et à quel point il ne pouvait « traduire » le modèle universel à sa place. D’où la nécessité que le client intègre parfaitement dans son esprit le dit modèle. C’est là une révolution copernicienne.
On peut certes longuement décortiquer les raisons des résistances, à commencer par un traumatisme de dépossession. On s’est approprié un savoir et maintenant il y en a –les « méchants »- qui veulent vous le reprendre. En réalité, ceux qui se sont engagés dans une voie illusoire n’ont qu’à s’en prendre à ceux qui les ont guidés.  Mais au lieu de dénoncer de médiocres mentors, ils préfèrent clamer que ceux-ci étaient les détenteurs de la « vraie » astrologie. Tout le monde sait que ce genre de drame se produit dans tous les domaines et qu’il y a des victimes. On pense au passage du cinéma muet au parlant, illustré récemment par un film avec Jean Dujardin. Mais c’est la même histoire partout et cela aussi est « prévisible ».
Quand on va acheter un produit, est-ce que l’on se figure qu’il n’a été conçu que pour nous, sur mesure ? Ce serait de la folie. Est-ce que le processus de faire des enfants est différent d’une femme à l’autre, dans les grandes lignes ? Absolument pas.  Alors qu’est ce que cette obsession d’un modèle qui diffèrerait d’un cas à l’autre ? C’est une pure aberration. Bien plus, cela ferait de chaque individu un monstre inclassable. Et comment fonctionnerait une société où tout varie d’une personne à l’autre, où chacun vivrait à un rythme différent de son prochain, comme c’est le cas quand on fait tout partir de la date de naissance ? C’est pourquoi nous disons que bien des astrologues sont des schizophrènes qui sont clivés : d’une part, ils prétendent correspondre à cette astrologie de l’individu unique (et non du modèle unique) et de l’autre, ils vivent dans une société où tout est partagé, à commencer par le langage. Avouons humblement que ce mode de pensée propre à tant d’astrologues nous est étranger et nous semble pathogène. Or, si les astrologues sont pathogènes, ils représentent un danger pour la société. Le plus drôle – et c’est vraiment le monde à l’envers- c’est que ces astrologues obnubilés par une astrologie qui prétend nous dire ce que nous allons devenir et qui ne nous laisse aucune liberté- ce qui n’est pas le cas du modèle universel- sont les premiers à nous traiter de « fous », veulent nous excommunier, ce qui révèle  un comportement de secte. Mais en les poussant dans leurs retranchements, nous ferons apparaitre leurs vraies motivations et leurs attentes délirantes d’une Astrologie mystifiée.
La chute de Margaret Thatcher correspond à ce que nous avons appelé dans de nombreux textes, la « phase 2 », celle de l’essouflement, du découragement, de l’incapacité à supporter une certaine tension plus longtemps. Rappelons que cette chute fait suite, à un an près, de celle du Mur de Berlin, c’est celle d’un Gorbatchev qui n’a plus envie de réagir, de se battre et c’est aussi le cas actuellement d’un Jérôme Cahuzac que le PS n’ a plus l’intention de protéger et de conserver, un PS  qui est coutumier de telles désamours.
Mais il faut savoir qu’après la phase 2 revient la phase 1 et qu’il revient aux astrologues d’avoir toujours un coup d’avance et de pouvoir dater le renouveau des grands projets, ce qui implique que des leaders soient capables d’abolir les clivages et là encore, l’on voit que l’universalité implique un dépassement. Quand on n’arrive pas à dépasser son propre cas, sa propre histoire – surtout quand on a été très atteint par la vie, par exemple par la mort d’un proche, une certaine astrologie nécessairement karmique, personnelle, devient une consolation. Mais nous refusons, pour notre part, que l’astrologie soit plombée par de telles applications palliatives. Telle n’est pas sa vocation fondamentale. Et nous demandons aux astrologues de faire leur examen de conscience et de ne pas s’accrocher au thème astral pour des raisons aussi personnelles. L’astrologie n’a pas partie liée au marché de la misère morale. Elle doit s’ouvrir au monde et échapper à un statut indigne d’elle.

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