Vers un modéle universel en astrologie

Posté par nofim le 20 avril 2013

Astrologie : un même modèle pour tous
Par Jacques  Halbronn
 
Chassez le naturel, il revient au galop. Dans un monde où l’on ne jure plus que par la parité, l’égalité et la laïcité, les gens se sentent un peu perdus et en quelque sorte indéterminée. Et pour compenser un certain vide, ils sont tentés d’opter pour des voies parallèles qui ne sont pas « surveillées » : c’est le cas de l’astrologie qui propose des modes de  classement jugés inoffensifs (le signe, le thème). On aboutit d’ailleurs, du fait de la crise des catégories à privilégier la spécificité individuelle. On retrouve ainsi ce principe de la Révolution Française qui voulait que rien ne vienne s’interposer entre l’individu et l’Etat.
On peut se dire de tel signe mais pas homme ou femme, pas musulman ou chrétien, pas blanc ou noir.
En ce qui nous concerne, nous sommes en faveur d’un modèle unique en astrologie, ce qui signifie qu’il peut correspondre à un nombre infini de personnes dès lors qu’il est suffisamment « ouvert », général, virtuel. A chacun de s’y retrouver et on ne peut le faire à sa place.  C’est en cela que l’astrologie peut être universelle.
Or le thème astral est tout sauf universel puisqu’il s’articule sur une donnée de naissance propre à une heure, un lieu etc. Qu’est ce que nos astrologues actuels ont à proposer en matière de modèle universel ? Et qu’est ce qui les autorisé à dire que l’astrologie a vocation à traiter du particulier et non de l’universel ? Et pourquoi une telle résistance face à l’idée d’un modèle universel si ce n’est la volonté de préserver un savoir faire qui aura beaucoup coûté? Des générations d’astrologues ont été sacrifiées pour cette gageure d’une astrologie « personnelle », dont la figure de proue est Dane Rudhyar, une sorte de Lyssenko de l’astrologie.
Ce qui a longtemps fasciné dans le thème individuel, c’est justement- aussi paradoxal que cela puisse paraître- l’absence de la personne. L’astrologue, au départ, est un personnage assez sournois qui rêve de connaitre quelqu’un sans qu’il le sache, sans qu’il l’en informe, d’autant qu’il n’est pas intéressé de savoir ce qu’il en pense car il ne fait pas confiance à sa sincérité ou à sa lucidité.Ce n’est que dans un deuxiéme temps que l’astrologie a reconnu l’intérêt du dialogue, de l’écoute du client/patient. Mais elle l’a fait en maintenant un modèle qui était précisément conçu pour monologuer sur les gens, à leur insu.  C’est le grand drame de tant de réformateurs de l’astrologie d’avoir voulu changer l’astrologie sans changer ses structures. Or, il est clair que le thème astral de par sa complexité même et de par ses fondements n’a pas vocation à l’universalité. C’est une vérité de La Palice.
Au départ, faire le thème d’un Grand, c’était pénétrer dans son intimité, une forme de profanation, un goût de l’interdit, d’ailleurs parfois sévèrement puni. Mais là encore, les temps ont changé et c’est le thème du voisin que l’on dresse, du conjoint par exemple ou des parents pour en faire en quelque sorte des « objets », ce qui est une forme de vengeance ou de revanche, dans bien des cas. Faire le thème, c’est accéder à un certain secret de la personne, c’est découvrir des failles, des « mauvais » aspects. C’est un travail d’investigation mais qui est inoffensif. Rien à voir avec le travail du journaliste. Qui va s’intéresser de nos jours au fait que tel personnage ait tel ou tel thème. Mais l’important c’est le plaisir assez malsain que prend l’astrologue – amateur et pas forcément professionnel – le professionnel ayant probablement sublimé une telle motivation inavouable- à ce faire.
A contrario, notre modèle ne saurait se prêter à de tels calculs- c’est le cas de le dire. Un modèle universel ne peut en effet satisfaire de telles attentes d’appréhender l’autre sans que ce dernier puisse se défendre ou s’expliquer à propos de « son » thème. On est donc déjà dans une  attitude déontologiquement plus défendable puisque les moyens ne sont plus les mêmes.  Mais allez faire croire que l’on est « clean » quand on porte un revolver sur soi dont on peut se servir à l’occasion ? Or, cela reste le cas de l’astrologue qui se sert du thème astral individuel. Il y a l’arme du crime de lèse majesté. On sait de nos jours, en effet, que pour éviter certaines tentations, il faut recourir aux grands moyens. Et cela passe par l’abandon pur et simple du thème natal.
Dans tout le champ psychologique, rien n’est plus aberrant que le thème natal et il faut être un psychologue bien bizarre pour en arriver là. Est-ce que Freud ne propose pas, tout au contraire un modèle universel, tout au plus binaire, avec des comportements masculins et féminins croisés, face au complexe d’Œdipe. Comment peut-on publier comme l’a fait André Barbault un ouvrage intitulé « De la psychanalyse à l’astrologie » (Ed du Seuil, 1961) tout en justifiant le thème individuel. C’est une incongruité qui se présente comme un progrès, comme un gain de temps. Quelle plaisanterie ! Il n’y a rien de plus opposé à la  démarche thérapeutique que le recours au thème natal, quel que soit son mode de calcul. On ne peut faire l’économie non seulement du dialogue avec le client mais bien plus encore on ne peut se dispenser de fournir au client le dit modèle universel pour qu’il s’en serve en connaissance de cause. Ce qui exige, on l’aura compris, une formulation des plus accessibles, comme c’est le cas pour le modèle que nous proposons qui est compréhensible par tous, qui se réfère à des signaux célestes que chacun peut observer et qui sont les mêmes pour tous.
Ce qui est intéressant- mais cela va bientôt passer- ce sont ces astrologues qui croient encore pouvoir dire que si l’on refuse « leur » astrologie, on est antiastrologue, ce qui reléve de la diffamation dès lors qu’elle vise une personnalité du milieu astrologique et qu’elle peut lui faire du tort dans son activité. Nous en profitons pour  rappeler, à toutes fins utiles, qu’en 1978, il y a 35 ans, nous avons gagné en appel un procès en diffamation contre André Barbault pour de tels dérapages dans la revue L’Astrologue. . Récemment, un des responsables de la FDAF nous a publiquement  accusé d’écrire sous l’emprise de l’alcool. De telles attitudes, de tels procédés inqualifiables qui relèvent de l’insulte, sont inadmissibles. , inexcusables surtout de la part de personnes ayant accepté une certaine représentativité. Si l’on ne partage pas la même idée de l’astrologie, on est un « fou », un « sénile ». Un peu de respect pour ses adversaires, surtout quand on ne peut leur reprocher d’ignorer le sujet : ce qui met certains en rage. Il est d’ailleurs amusant de noter que ceux qui s’opposent à nos propos ne prennent même pas la peine de les analyser. Cela reléve du syndrome de la « phobie ». Du moment que l’on développe un propos sur un groupe, on est phobique – on est misogyne, on est antisémite, on est islamophobe, xénophobe. L’on voudrait donc désormais qu’il y ait des anti-astrologues. Malheureusement, quand une critique émane de l’intérieur, une telle accusation ne passe pas et c’est heureux. En tout état de cause, aucun groupe n’est condamné à la pensée unique. Quand nous avons crée en 1975, le Mouvement Astrologique Universitaire (MAU), face au Centre International d’Astrologie (CIA !), c’était pour faire exister un autre espace de parole.

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