Origines du thème astral‏

Posté par nofim le 28 mai 2013

Sur l’origine du thème natal.
Par  Jacques Halbronn
 
Le mot « constellation » contrairement à ce que croient la plupart des astrologues avait autrefois  une acception beaucoup plus large que celle qu’on lui accorde de nos jours.
Le terme ne visait pas exclusivement les étoiles mais pouvait tout à fait s’appliquer à un ensemble de planètes. Ne parle-t-on pas au figuré de « constellations familiales » ? N’oublions pas que l’on pouvait désigner une planète comme une étoile puisque en fait le mot planète est une épithète qui vient s’adjoindre au mot étoile, vu qu’il signifie « errant » et n’est en soi qu’un adjectif.  Le mot planète n’est qu’une abréviation.  Si l’on parle d’étoiles fixes, c’est d’ailleurs pour les distinguer d’une autre catégorie d’étoiles que sont précisément les planètes. On peut d’ailleurs se demander si l’expression « naitre sous une bonne étoile » vise une étoile ou une planète. En hébreu,  Mercure se dit  Kokhav Hama, c’est-à-dire étoile chaude, Kokhav signifiant étoile, sans plus de précision.
Dès lors,  un thème astral peut tout à fait être désigné sous le nom de constellation et c’est souvent ainsi qu’il est encore désigné au XVIIe siècle, notamment en latin, dans l’Astrologia Gallica de Morin de Villefranche.
On précise d’ailleurs les « constellations du huitième ciel’  pour désigner les « assemblages » d’étoiles  (cf.   Le Centilogue de  Nicolas Bourdin,  p. 74,  Ed La Grande Conjonction, G. Trédaniel,, 1993)
Un thème astral  est analogue à une constellation d’étoiles fixes. IL connecte des astres qui n’ont  rien à voir entre eux, qui ne sont pas sur le même plan à l’instar des constellations d’étoiles fixes. La différence tient au fait que la constellation de planètes est un phénomène qui se renouvelle au bout de quelques minitests  alors que celle des étoiles  prend  beaucoup plus de temps pour se modifier sensiblement.
On peut même penser que les constellations d’étoiles sont bien antérieures -dans la perception qu’en a l’Humanité- aux  planètes dont la constellation  se transforme en très peu de temps si ce n’est que l’astrologue s’en tient à la position du thème natal et l’astronome de la structure stellaire quasiment invariable en une vie d’homme.
Si les constellations de fixes  sont une construction artificielle, les constellations de planètes  le sont tout autant et ne sont que des illusions d’optique.  La constellation de fixes serait ainsi la matrice de la constellation de mobiles. Or, la grande majorité des astrologues entendent ne pas s’intéresser aux étoiles du « «huitième » ciel alors même qu’ils accordent la plus grande importance à la constellation natale. Ces astrologues insistent étrangement sur le caractère artificiel des constellations de fixes  alors que la même critique peut tout à fait  concerner les « constellations » de planètes. Certes, ces planètes appartiennent-elles à un même système solaire, alors que les étoiles fixes ne relèvent pas d’un seul et même système, si ce n’est qu’elles nous apparaissent depuis la Terre comme  formant  une série de configurations. Mais tout comme l’on peut modifier les frontières entre constellations, faire passer une étoile d’une constellation à la suivante, de même le nombre de planètes figurant au sein d’une constellation de planètes est très variable, du fait notamment des nouvelles planètes (astéroïdes, Chiron, Uranus, Neptune etc.).
Comme l’on connait les étoiles depuis bien plus longtemps que les planètes, il est clair que les constellations ont été instaurées  antérieurement, quel que soit le nom qu’on a pu leur donner. Il nous semble donc que le modèle du thème astral – pas forcément le thème natal qui est un cas limite réservé à une élite, du fait de la nécessité de connaitre l’heure de naissance et même la date de naissance- serait bien la constellation de fixes. Rappelons que le fait de monter un thème pour un moment donné était très pratiqué dans le domaine médical. (Thème d’élection par exemple pour une intervention  sur la base de l’Homme Zodiaque). Le thème astral –« horaire » – était plus populaire et n’exigeait pas de recourir à des archives ni à un état civil.
Cette idée de constellation aura singulièrement perturbé l’usage des cycles en astrologie en substituant à un  processus diachronique une approche synchronique du Ciel.  Ce qui pouvait faire sens pour les constellations de fixes parcourues notamment par la Lune  pouvait-il être transposé  au niveau des planètes ? Nous ne le pensons pas, puisque précisément les planètes ont vocation à bouger, ce qui n’est pas le cas des fixes.  En  inscrivant les planètes au sein de « constellations »,  par une sorte de mimétisme à l’égard des fixes, l’on  perturbait profondément toute la dynamique astrologique.  La technique des transits  consiste, ainsi, à  faire passer les planètes sur les constellations de planètes que constituent les « thèmes » astraux. Mais alors que les constellations de fixes sont immuables ce qui fait que leur position à plusieurs décennies de distance est quasiment invariable, ce n’est en revanche nullement le cas pour les constellations de planètes, d’où un énorme décalage entre la constellation natale et la constellation constituée par le thème horaire  mis en rapport – comme le recommandait Morin de Villefranche- avec le thème natal , le transit étant au bout du compte l’application de ce principe de connexion de l’horaire et du natal.
On voit tout l’intérêt qu’il y a à  élaborer la genése d’un savoir. On prend ainsi conscience des vraies raisons qui ont conduit à celui-ci et à la fragilité  de tels montages.
 
JHB
27.05.13

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Les sexes et les phases en astrologie‏

Posté par nofim le 28 mai 2013

Astrologie Conjonctionnelle : la  phase 2 et la notion de diffusion
Par  Jacques Halbronn
Il est bon d’améliorer  la terminologie. Nous proposons d’appeler désormais la phase 2 du cycle de 7 ans,  une phase de diffusion venant en contre point de la phase 1 dite de conjonction. Il est en effet assez logique  que la conjonction correspondant à une forte intensité énergétique évolue vers la diffusion.
A partir d’un centre, il y a  de la diffusion, c’est-à-dire du dispatching, de la dispersion, de la répartition, donc de la pluralité par opposition à l’unité. En ce sens, le soleil en tant que source de lumière et de chaleur peut servir de référence, dans la mesure où la présence du soleil tend à décliner avec le temps qui passe au cours de la journée ou au cours de l’année, ce qui donne la nuit, l’hiver et les périodes intermédiaires (aube, crépuscule, coucher, équinoxes)..
On dira que le soleil sert de modèle au niveau du processus évolutif du cycle et que la Lune est matricielle en ce qui concerne la détermination même du cycle astrologique (et à partir de la Lune, son octave supérieur  Saturne).
Quand on en est passé au stade de la diffusion, cela signifie que le centre est de moins en moins localisable. Cela devient diffus, voire confus du fait d’une certaine profusion.
La phase de diffusion c’est un passage de relais du centre vers une multitude de récepteurs qui tout en étant marqué par un modèle commun lui donne des expressions des plus variables. C’est en phase 1 que l’identification de l’impulsion première est la plus aisée. Mais très vite,  on tend à oublier ce point de départ et chacun des récepteurs prend le projet à son compte et à sa manière, ce qui tend à rendre méconnaissable le processus initial sauf pour le chercheur qui capte le dénominateur commun entre ces diverses manifestations, remontant ainsi à la phase 1,  le passé éclairant le présent et vice versa. D’où l’intérêt des hommes (par opposition aux femmes) pour l’étude et l’exploration du passé. (cf. nos précédentes études)
C’est d’ailleurs  selon une telle méthode que nous avons pu restituer le passé lointain de l’astrologie, soit la phase 1 alors que la tradition astrologique nous apparait comme propre à la phase 2, avec son accumulation de données apparemment sans lien entre elles…
Grâce à ce modèle, on comprend mieux ce qui distingue le groupe des hommes du groupe des femmes et d’ailleurs, c’est par le biais de la cyclologie que cette différence peut être le mieux mise en évidence. On aura compris (au vu de nos précédentes études, cf les groupes Animus-anima sur Facebook  halbronn) que les hommes,  globalement,  correspondent  plutôt  à la phase 1 et les femmes à la phase 2, ce qui n’empêche pas, dans la pratique, qu’il y ait des incursions et des intersections  ponctuelles d’un ensemble par rapport à l’autre.  Mais cela tient en partie à certains dysfonctionnements juridiques et économiques, propres à certaines sociétés qui conduisent à déborder le cafre naturel du masculin et du féminin.
Toutefois, à l’échelle de la longue durée,  la spécificité de chacun des deux ensembles  est très marquée. Tout travail historique, quel que soit le domaine d’application,  fait ressortir des tendances et des constantes fortes.  Les influences marquantes émanent de  « grands »  hommes – (devise du Panthéon, à Paris « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante »), qu’il s’agisse de peinture, de philosophie, de science,  de musique,  d’architecture, de cuisine, etc.  En revanche, au niveau des multiples applications, mises en pratique, les femmes ont toute leur part mais de façon largement anonyme du fait du caractère quantitatif, pluriel de la diffusion. Les hommes ont la qualité pour eux et les femmes la quantité.
En ce sens, l’astrologie restaurée  permet de façon assez flagrante de comprendre et de faire comprendre les vraies différences entre les sexes et c’est parce que le modèle n’était pas en place que l’on continue à patauger sur la question sexuelle. Il est clair aussi que l’homosexualité masculine ne se limite pas aux pratiques sexuelles et qu’elle est liée à une façon de travailler, de penser, de s’exprimer.  Paradoxalement, le problème des couples homosexuels tient non pas à l’absence du féminin mais à celle du masculin.
Selon les sociétés,  les phases 1 et 2 sont diversement vécues. Une société qui privilégie la création, dans tous les sens du terme (y compris la création d’entreprises, de produits, de concepts) tirera un maximum de profit de la phase 1. Si en revanche, elle n’encourage pas, ne protégé pas les créateurs, elle risque d’être dépassée. Mais par ailleurs, une société vivra mal la phase 2 si elle comporte une population qui n’a pas le talent pour appliquer intelligemment  les nouveaux outils, les nouveaux modèles à des situations concrètes qui ne sauraient être inclues dans les formulations en amont, risque fort de perdre le bénéfice de la phase 1.
Or, en France, on peut se demander s’il n’y a pas un problème dans les deux phases, du fait qu’au niveau des prétentions créatrices, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus.  La plupart des gens veulent être soit des officiers soit de simples soldats. Il y a un manque de « sous-officiers », d’adjudants. Or, les femmes ont  vocation à occuper  ce stade intermédiaire, les hommes se plaçant au-dessus et les machines en dessous.
Si l’on prend le cas du milieu astrologique, nous pensons que la phase 1 n’est quasiment plus productive en ce qu’il n’y a plus depuis quelques décennies de renouvellement du model  et que la phase 2  ne l’est guère davantage en ce que seule l’application d’un nouveau modèle donne du travail, des emplois intéressants. On se retrouve avec des praticiens qui appliquent un modèle obsolète et qui n’a pas été repensé en profondeur et qui l’appliquent en croyant que leur outil peut les dispenser de prendre connaissance du terrain puisque l’outil lui-même est censé, à leurs yeux, décrire le dit terrain. Le paradoxe, c’est que c’est justement ce milieu astrologique qui devrait être le mieux loti qui l’est le plus mal.  Les cordonniers sont les plus mal chaussés.
La notion même de modèle censé être appliqué par un grand nombre de praticiens est vidée de son sens car on présente comme modèle un fatras de notions vieillottes et mal contrôlées, ce qui dispense les praticiens de devoir payer des royalties. Or, il est clair que si quelqu’un se sert de l’Astrologie Conjonctionnelle, il  est ipso facto redevable d’une contribution.  C’est le rôle des sociétés d’informatique astrologique d’assurer une bonne gestion des échanges entre créateurs et utilisateurs.  Dans les années soixante, Jean-Pierre Nicola avait mis en place une structure de ce type, avec le COMAC, autour d’un modèle et de praticiens reconnus par cette structure. Mais depuis d’autres modèles ont été élaborés qui laissent davantage de latitude aux praticiens, comme celui de l’Astrologie Conjonction elle qui a évacué le carcan du thème natal qui empiète sur le travail des praticiens en prétendant paradoxalement  le sous-tendre.
Il importe selon nous de réhabiliter la condition féminine en la débarrassant de ce qui la parasite actuellement car ce déséquilibre nuit gravement au fonctionnement de la société et ne permet pas de profiter au mieux du processus cyclique. C’est en renforçant la spécificité du pôle masculin /phase 1 et du pôle féminin/phase 2  que l’on échappera à la décadence.  Actuellement, c’est la confusion des genres à tous les niveaux, ce qui fait que dès lors que l’on ne sait pas distinguer le masculin du féminin, on se condamne à ne pas savoir distinguer entre phase 1 et phase 2 d’un cycle. C’est un cercle vicieux dont l’outil astrologique fait les frais.
Reconstruire la conscience féminine, c’est  comprendre qu’il y a un temps pour renouveler les idées et  les modèles en se délestant des applications anciennes –on fait la vaisselle, la lessive- on nettoie, on récure- et un temps pour appliquer, à nouveaux frais, un outil dégagé de ses scories et de ses incrustations. Or, les astrologues actuels  ne nettoient pas leurs outils, ce qui  rend l’Astrologie de moins en moins opérationnelle, en tant que telle et de moins en moins diffusable à grande échelle. D’où ces discours réitérés d’un savoir chèrement acquis et qui ne peut être communiqué que par le biais de traductions, de briefings, sans que le public puisse disposer, par lui-même, du dit outil pour l’appliquer à sa façon. En réalité,  le véritable dialogue se situe entre quelques concepteurs de modèles de plus en plus simples à connaturel et un public très large, ce qui, soit dit en passant, est exactement ce qui se passe dans le domaine technologique.  On n’échappe pas à la dialectique de l’un et du multiple qui est une loi fondamentale de l’univers et de toute civilisation, au cœur évidemment du monothéisme et de l’idée de monarchie. Il est probable que pour faire avancer une humanité de plusieurs milliards de personnes,  il faut un nombre très limité d’humains – quelques dizaines de millions-  qu’il convient de repérer, de recenser, que ce soit pour la création ou pour la procréation, pour vivre pleinement la phase 1 qui détermine la phase 2.  Le Nil est un bon exemple de cette irrigation et d’ailleurs c’est en observant les crues du Nil que l’on s’est intéressé aux étoiles fixes (Sirius/Sothis) avant d’appliquer  ce modus operandi à la structuration des sociétés humaines.
 
 
 
JHB
26. 05. 13

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La dimension collective du féminin

Posté par nofim le 28 mai 2013

Dans notre travail de réflexion et de recherche sur le féminin et les femmes, la femme nous apparait de plus en plus comme un être collectif, beaucoup moins « individualiste » que l’homme, moins « personnel » et somme toute moins original, on le voit notamment dans les phénomens de mode avec des formules reprises à l’identique par un grand nombre ( Panurge), ce qui n’est pas sans faire penser à des « consignes », à des « interdits » (ce qui est dit ‘entre » plusieurs personnes).
Paradoxalement, les femmes sont attirées par le concept d’individu, on le voit dans leur engouement pour l’astrologie et les horoscopes avec des portraits « sur mesure ». Mais on est souvent fasciné par ce qui nous manque.
On reproche souvent aux femmes de ne pas savoir garder un secret, cela correspond effectivement à cette idée de conscience  collective.  Les proches d’une femme ne peuvent qu’entrer dans la confidence. Ils la conseillent et elle est en demande d’où d’inévitables fuites. Une arme de la femme est d’ailleurs la rumeur.
Face à la femme, hydre à plusieurs têtes, se dresse l’homme, le héros, tout seul. Voilà qui illustre bien la dialectique du masculin (un) et du féminin (multiple). Si la femme s’appuie  sur les « siens », l’homme, quant à lui, se repose sur lui-même,  il la joue « perso ». On est dans la communication « interne » et non pas « externe », ce qui signifie qu’il se passe beaucoup de choses dans sa tête, ça s’agite,  c’est le creuset des idées qui se succédent mais toujours en circuit fermé. En ce sens, l’homme, même dans la solitude, est «pluriel » à l’intérieur de lui-même, ce qui fait qu’il ne faut pas trop se fier à son « isolement ». A contrario, une femme seule est réellement handicapée car elle ne trouvera pas en elles assez de ressources. Opposition entre introversion et extraversion.
La femme, de ce fait,  est plus sociable que l’homme en ce sens qu’elle sera plus fidéle en amitiés, puisque ses amis font en quelque sorte partie d’elle-même, constituant une sorte d’organisme collectif, d’équipe, de réseau. L’homme, quant à lui, est plus libre de ses mouvements et s’attache et se détache plus facilement, du fait d’ailleurs de sa faculté à faire le deuil, à oublier, à se nettoyer de l’intérieur, à faire le vide dans sa tête. A l’intérieur de lui-même, il ne laisse guère de place aux sujets secondaires, évite de se disperser, se concentrant sur ce qui en vaut la peine. Par comparaison, la femme  perd beaucoup de temps à gérer ses relations avec autrui, elle ne peut se permettre de négliger ses proches avec lesquels elle est en symbiose alors que l’homme a des liens plus superficiels et plus précaires, du fait de son économie personnelle, plus égocentrique avec des performances individuelles supérieures.
Les relations entre les deux sexes ne sont certes pas de tout repos, du fait des différences de fonctionnement et donc de valeurs, de priorités.  Le probléme des femmes, c’est la lourdeur des communications, l’éparpillement des énergies. La femme est souvent absorbée par son entourage alors que l’homme  est plus en mesure de s’en délester, de s’en distancier, ne comptant finalement que sur ses propres performances.
Le point faible de l’homme est ce que Jean-Jacques Rousseau appelait « l’esprit de l’escalier », c’est-à-dire les idées qui viennent trop tard. La femme a besoin d’espace, l’homme a besoin de temps. Priver la femme de son espace et l’homme de son temps, c’est les affaiblir. Autrement dit, dans l’immédiat, l’homme ne donne pas le meilleur de lui-même mais s’il a du temps, il peut surprendre et trouver la parade, la solution, la faille. Il lui faut donc gagner du temps pour entrer en consultation avec lui-même. Là encore, l’astrologie nous apparait comme une sorte de prothèse pour les femmes en ce que le «thème » avec ses diverses planètes donne une assez bonne idée de la complexité du psychisme masculin alors que la femme, on l’a dit s’inscrit, s’épanouit  au milieu de personnages en chair et en os.  Chacun dispose ainsi de ses propres armes. Chez la femme, le consensus, la rumeur, le « mot d’ordre » et chez l’homme, le coup de génie,  l’idée à laquelle personne n’avait songé et qui rend obsolète les approches précédentes. Il est clair que lorsque l’homme a  pris une décision, en lui-même, il ne risque pas d’être freiné par qui que ce soit, à condition toutefois qu’il parvienne à faire régner la paix et l’harmonie dans sa tête, ce qui est crucial autant que pour la femme le calme autour d’elle. En ce sens, les femmes ont une certaine faculté à  gérer l’ordre extérieur, à diriger mais beaucoup moins à y voir clair dans leur tête. On voit donc qu’il y a une certaine complémentarité entre les deux sexes.  C’est un peu la tête et les jambes, l’idée et ses applications multiples. Pour dominer l’homme est contraint de mettre la barre toujours plus haute et de déstabiliser les gens par la nouveauté de sa démarche.  Sans cet atout, ce joker de la nouveauté, l’homme est rapidement débordé par la meute féminine. Et c’est pourquoi la femme se méfient de ce qui est inédit et qui risque de rendre obsolète son savoir-faire et la contraindre à s’initier auprès de l’homme en lui faisant allégeance.
 
 
 
 
JHB
28. 05.13

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La dialectique astrologique‏

Posté par nofim le 26 mai 2013

L’astrologie et la dialectique du concret et de l’abstrait, du général au particulier
Par  Jacques  Halbronn
On  ne peut comprendre le positionnement de l’astrologie si l’on ne prend pas conscience d’un certain jeu dialectique qui peut parfois « prendre la tête » et qui est rarement explicité dans la littérature et dans l’enseignement de l’Astrologie Ce qui est dommage car cela éviterait des malentendus et de faux débats..
De deux choses l’une, soit l’on part de données abstraites pour tenter de se rapprocher d’une certaine réalité sur le terrain, soit l’on part de données concrètes pour tenter de les inscrire dans des schémas forcément généraux. Dans un cas comme dans l’autre, on est censé opérer une certaine transmutation.
Une règle impérative pour toute personne qui entend appliquer une grille astrologique à une réalité forcément brute et inexploitable telle quelle, est de procéder à une certaine décantation du matériau brut constitué par un « événement », par une « personnalité », par une « vie » (biographie). Ce processus de « réduction » – bien connu en alchimie- permet des rapprochements entre le cas étudié et tout un ensemble d’autres cas du même ordre. D’où cette dimension classificatoire propre au savoir astrologique, notamment sous la forme d’une typologie zodiacale ou d’une typologie planétaire. En astrologie, il ne saurait y avoir de cas unique, de cas isolé, une fois le travail de réduction entrepris.
Et puis, en sens inverse, comment passer de la grille astrologique, intrinsèquement abstraite, à un discours censé traiter d’une certaine réalité, le cas le plus frappant étant bien évidemment celui de la prévision.
Si l’on peut comprendre comment passer du particulier au général, il semble assez peu évident de passer du général au particulier. L’astrologue se voit donc condamné à s’en tenir à une certaine abstraction, sauf à nourrir ce « squelette » de données particulières forcément extra-astrologiques pouvant lui être fournies et qui viennent s’ajouter, compléter le schéma de base. Mais cela implique une certaine coopération de la part du client qui est invité à effectuer les corrélations entre les mots de l’astrologie et de l’astrologue et le vécu, le ressenti du client.
Les qualités que l’on demande  chez un astrologue, c’est d’être en mesure de rapprocher  ce qui pouvait sembler différent, spécifique de façon à être en mesure de le mettre en équation alors que le client, quant  à lui, doit être capable de procéder à la démarche inverse, à savoir traduire à son propre niveau, dans son propre contexte, ce qui vaut de façon générale pour le plus grand nombre. Si l’on ne réunit pas ces deux conditions, la consultation astrologique ne fera guère sens.
Qu’on ne se leurre pas : annoncer une échéance « grave », reléve d’une abstraction et cela reste forcément « vague », « flou ».  A bon entendeur salut.  Souvent, l’astrologue est tenté de compenser ce propos assez  général par une précision dans la datation.  Mais que vaut un tel dosage ?
Nous pensons, tout au contraire, qu’il faut aussi rester dans le vague en ce qui concerne les dates. Le changement indiqué peut s’étaler sur plusieurs mois et il s’agit surtout d’une « fenêtre », d’une « fourchette ». C’est comme une épidémie, tout le monde n’est pas touché en même temps. Il faut laisser du temps au temps.Car ce n’est pas un individu isolé qui est visé mais bien toute une population. Il y a un effet boule de neige. Une prévision ne saurait en effet être réservée à une seule personne, ce qui signifie qu’on ne peut dater que très largement.
En revanche, il importe de respecter un principe dialectique. L’astrologue doit annoncer une chose et son contraire en indiquant comment l’on passe de l’une à l’autre au cours d’un certain laps de temps.  C’est pourquoi le mot « grave » n’est pas très heureux quand il s’agit de prévoir car à quoi s’oppose « grave » ? Nous préférerons parler de « pression » et d’absence de pression, ce qui a l’avantage insigne de renvoyer à une notion d’énergie. Nous dirons donc qu’il y a des périodes – car il y a un certain continuum- qui exigent de la part des protagonistes de prendre beaucoup « sur eux-mêmes » et d’autres où les protagonistes  sont moins disposés à supporter certaines contraintes, d’où un certain relâchement moral, comme on peut le voir actuellement avec Jérôme Cahuzac qui a « avoué », qui ne pouvait plus supporter un tel poids sur sa conscience alors qu’il avait tenu le coup jusque là.. Il  y a un temps pour chaque chose mais il n’y a rien de nouveau sous le Soleil ( Livre de l’Ecclésiaste). Dans les deux cas, cela peut être « grave », ce qui montre que cette expression ne veut pas dire grand-chose dès lors qu’elle est susceptible de correspondre à des cas de figure opposés.
La dualité de l’astrologie n’est pas, comme le croit Patrice Guinard, articulée sur plusieurs planétes.  On est, selon nous, dans le A et le non A, donc dans le binaire. Un seul astre suffit, une seule configuration, le reste n’étant que le déroulement d’un processus avec un temps mort inhérent au système.
Il est évidemment difficile de ramener les choses à l’essentiel, à évacuer l’anecdotique, de ne pas généraliser à partir d’un contexte particulier, de ne pas prendre l’exception pour la règle. C’est que le monde tel qu’il se donne à voir est trompeur, équivoque. Certains diront que justement grâce à l’astrologie, en dressant le thème, on atteint ipso facto à un certain degré d’abstraction Mais le problème du thème, de n’être lui-même qu’un matériau astronomique brut qui n’a qu’une valeur très relative car selon nous l’astrologie est née d’une décantation du matériau astronomique,  à savoir qu’elle a opté pour certaines configurations et en a ignoré d’autres, à commencer par celles qui étaient inconnues dans l’Anuité, au Moyen Age et à la Renaissance.
.Le mot clef de l’astrologie est décantation : décantation de l’astronomie, décantation de la réalité brute aussi bien du point de vue de l’astrologue que du client, invité, lui aussi, à  ne pas s’en tenir à l’illusion d’une complexité infinie en  développant l’idée d’une complexité infinie de l’astrologie  liée à une lecture délibérément embrouillée du cosmos..
JHB
04. 04/ 13

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Du fonctionnement normal des sociétés

Posté par nofim le 26 mai 2013

Le problème de nos sociétés est d’avoir fini par considérer l’exception comme la norme. De nombreux penseurs, comme Montesquieu, ont théorisé un état de société qui selon nous correspond à un dysfonctionnement. C’est ainsi que l’on préfère guérir que prévenir. On parle du médecin plus que de l’entretien du corps, on parle de cuisine plus que d’élevage ou d’agriculture. La pensée politique ne devrait pas être une façon d’entériner une certaine façon des sociétés bloquées d’exister.
A propos de l’affaire Cahuzac,  le premier ministre évoque le pouvoir de la Justice. Mais la Justice n’intervient qu’en dernière instance tout comme la Médecine, tout comme le gendarme. Toutes ces interventions sont le corollaire d’échecs, d’insuffisances, de manques en amont.
Imagine-t-on une société où tout passerait par les juges, où chaque « bien portant », comme dit Knock, est un « malade qui s’ignore », où les succédanés seraient devenus la norme ?
On parle de Montesquieu mais de quelle société est-il le reflet sinon de la Monarchie Absolue du XVIIIe siècle, du temps de Voltaire ? La notion de « contre-pouvoir » n’est, selon nous, qu’un pis-aller. On est à la veille de la Révolution Française.
Penser la Cité, ce n’est pas le faire sur des bases fausses, à partir d’une société malade. C’est précisément mettre en évidence les moyens qu’une telle société utilisera en désespoir de cause pour ne pas éclater, du fait de ses insuffisances, de ses incohérences.
Dans l’affaire Cahuzac, nous n’acceptons pas que le gouvernement  se défausse sur la Justice qui ne devrait intervenir qu’en cas d’urgence, c’est-à-dire quand il est déjà bien tard sinon trop tard.
Dans une société de « justes », on n’a pas besoin de la Justice, tout comme un homme bien portant n’a pas besoin de la Médecine. Seule une société malade, une personne malade sont tributaires de telles institutions. En temps normal, on ne devrait pas en arriver jusque là. Le malade est déjà en situation d’excès, d’incurie, d’échec. Le fait d’aller chez le médecin ne change rien au constat. On ne fait que limiter les dégâts. Il faut donc être bien cynique pour dire que c’est à la Justice de s’occuper du cas Cahuzac. C’est mettre un emplâtre sur une jambe de bois. On met les gens en prison quand ils ne sont pas capables de se discipliner. Mais est-ce qu’une société, dans son ensemble, peut fonctionner sur la répression, sur la contrainte extérieure ?
C’est pourquoi nous disons que l’affaire Cahuzac est le symptôme d’un dysfonctionnement et que le recours à la Justice n’est qu’une solution extrême qui ne saurait masquer un dysfonctionnement de la part du gouvernement. Mais si celui-ci se permet de tenir un tel discours qu’il croit pouvoir le disculper, c’est bien aussi parce que le fonctionnement normal des sociétés tend à devenir l’exception, ce qui est un signe de décadence.  On ne cesse d’inventer des palliatifs, des gardes fous. On n’agit plus préventivement mais après coup. D’ailleurs, pour un Cahuzac qui avoue, combien de ses semblables  échappent à la Justice ! Croire que ce sont les tribunaux qui vont régler tous les problèmes, c’est aberrant. Ils ne peuvent s’occuper que de cas extrêmes, quand il y a déjà eu dégradation des mentalités. Une société ne peut se fonder sur du dépannage. Imaginons que toutes les voitures que l’on fabrique tombent en panne, que tous les chauffeurs aient des accidents, il y aurait très vite saturation comme c’est le cas quand il y a des épidémies, des pandémies. Mais est-ce que le dysfonctionnement doit devenir la norme ? Montesquieu n’a pas, selon nous, décrit un fonctionnement idéal d’une société normale mais bien les recours propres à une société malade et c’est pour cette raison que ce philosophe est de nos jours à l’honneur.  De la même façon, on ne décréte pas un certain ordre social de façon artificielle, comme la parité au gouvernment. C’est là une façon de forcer les choses au nom d’une pseudo-normalité.
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JHB
04. 03. 13

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Astrologie et sciences sociales

Posté par nofim le 26 mai 2013

Astrologie et dysfonctionnements sociaux
Autour du scandale Cahuzac
Par Jacques Halbronn
Chaque astrologue aborde le dossier avec le bagage technique et philosophique qui est le sien et parfois ce bagage date, sur un point voire sur tous les points. Le discours d’un astrologue sera donc le reflet de sa qualité intellectuelle. Le problème, c’est que le conformisme, dans la circonstance ne paie pas. Nous pensons que l’avenir de l’astrologie passe par la recherche, par une réflexion à nouveaux frais.
Nombreux sont les astrologues qui parient sur la modernité  des sciences dures comme l’astronomie à laquelle, on le sait, ils empruntent diverses données. Mais, par ailleurs, leur connaissance des sciences sociales date considérablement. Or, pour notre part, nous pensons que l’astrologie appartient au champ des sciences sociales bien plus que de la psychologie et de la psychanalyse. Mais, en disant cela, nous voulons dire que l’astrologie fait partie intégrante de ce champ et que l’évolution des sciences sociales dépend de l’astrologie tout comme l’astrologie dépend des sciences sociales, c’est-à-dire des études consacrées à la façon dont les hommes ont organisé leurs sociétés.
Nous dirons d’abord que l’on ne peut pas comprendre l’origine et la genèse de l’Astrologie sans l’inscrire dans le domaine des sciences sociales et de l’anthropologie et tant que cela n’aura pas été compris, l’astrologie ne parviendra pas à être reconnue sur le plan académique et universitaire. Car, l’astrologie est bien plus proche des sciences sociales que de l’Histoire qui est aussi un créneau que beaucoup d’astrologues ont exploré et qui apparait comme une impasse. En effet, la vocation de l’astrologie n’est pas de s’arrêter sur les contingences, les hasards de l’Histoire mais sur les récurrences sociales. Cela dit, l’on sait que les historiens eux-mêmes reconnaissent qu’ils ont beaucoup à apprendre  des sciences sociales.
Ensuite, nous dirons que l’astrologie, du moins celle que nous concevons (cf. nos textes sur ce sujet) traite de la vie, de la pulsation des sociétés et qu’elle doit resituer tout événement dans des perspectives liées aux crises par lesquelles les dites sociétés sont en quelque sorte condamnées à passer périodiquement et à intervalles réguliers.
Dans diverses études, nous avons insisté sur le fait que tout cycle passe inévitablement par un temps de flottement qui correspond à une sorte de passage de relais, ce que nous sommes tentés de qualifier de « talon d’Achille ». Rappelons qu’Achille était invincible sauf au talon car quand on l’avait plongé dans le récipient devant le rendre immortel, il fallut bien le tenir quelque part et c’est par là où on le tint qu’Achille était vulnérable. Nous dirons donc que tout cycle passe par un point problématique, ce que l’on pourrait comparer aux équinoxes par opposition aux solstices, à l’aube et au crépuscule par opposition au midi et au minuit. Hâtons nous de préciser que l’astrologue qui combine plusieurs cycles se condamne à la confusion.
Revenons sur la vraie signification, la portée de l’affaire Cahuzac. On ne peut dissocier celle-ci de l’état de la société française et probablement de l’état de la gauche française. Pour nous, une société est comparable  à un corps. On parle d’ailleurs du ‘corps social », des grands corps de l’Etat.
Si dans un corps, certaines fonctions sont défectueuses, il y a des moments où cette fragilité  risque fort de conduire à la catastrophe, à l’écroulement. Il n’y a pas de certitude mais il y a un risque assez considérable. En ce sens, l’astrologie peut servir au calcul des risques au niveau de la vie sociale. Nous avons modélisé cette problématique : quand Saturne se trouve éloigné de ses bases énergétiques et sémiologiques, la situation peut déraper. Cela tient à l’éloignement de Saturne par rapport à certaines étoiles fixes dites royales/
Expliquons-nous : si une société est mal organisée, si certaines des fonctions censées la protéger ne marchent pas, il faut s’attendre au pire.  La France fait partie de ces pays qui ont tout à craindre des périodes à risque.
Nous avons abordé, dans divers textes, des questions sociétales assez délicates, notamment liés à un manque de discernement chez les responsables.
Comment nier le fait que  le Parti Socialiste, entre l’affaire DSK et l’affaire Cahuzac, à deux ans de distance, environ, ne montre ainsi ses carences internes, une certaine crédulité. ? Il y a là un problème de personnel politique, un certain manque de compétences, un certain aveuglement, que l’on ne saurait espérer résoudre par quelque règlement. Il y a  des choses qui ne se décrètent pas.
Le verdict est net : la communauté constituée par le parti socialiste est défectueuse et somme toute n’est guère fiable.  Il y a manque à l’évidence  certaines fonctions qui, si elles avaient été opérationnelles, auraient évité certains dérapages. On n’a pas su détecter certaines anomalies. On s’est fié à des apparences, à des déclarations.
Mais le milieu astrologique constitue également une société défectueuse. On s’y fie un peu trop aux déclarations invérifiables des uns et des autres sur leurs « succès » prétendus. On se paie de mots.
L’affaire Cahuzac est au cœur même de la problématique astrologique. Les astrologues ne l’ont pas vu venir alors qu’elle aurait du être une échéance  cruciale. Il y a là quelque paradoxe : c’est dans la mesure où l’astrologie met en évidence une cyclicité qu’elle doit être en mesure d’en souligner les possibles dysfonctionnements. Mais les astrologues sont des gens dispersés qui ne sont pas capables de se fixer des cibles précises et bien définies. Cela part dans tous les sens.
Ce qu’on appelle le ‘’mal français » ne devait pas manquer de se manifester lorsque Saturne entrerait dans un des quatre signes fixes (il est actuellement en scorpion). De quoi souffre notre société ?  D’avoir mis  à certains postes des personnes incompétentes. Le cas Cahuzac est emblématique jusqu’à la caricature, lui qui fut nommé ministre du budget par le couple Hollande-Heyraut, en mai 2012, lui qui est accusé désormais de blanchiment d’argent, de mensonge, qui a cru pouvoir berner son monde…Le parti socialiste est un corps bien malade pour en être arrivé là. Cette fameuse parité semble avoir tenu lieu de principe de recrutement et l’on peut penser que le PS s’est ainsi privé de compétences qui lui auront fait défaut.  On nomme des gens qui ne font pas le poids, qui ne sont que des collaborateurs, et on met à la place des personnes qui n’ont pas l’autorité nécessaire pour se faire entendre.
Cela dit,  il y a eu des précédents.  Mais celui qui est le plus frappant dans notre histoire nationale nous ramène à 1940 quand la France s’est effondrée, notamment du fait de l’incompétence de ses généraux, de son degré d’impréparation. Saturne était alors au début du taureau, à l’opposé de sa position actuelle, ce qui est parfaitement analogue en astrologie conjonctionnelle.
Dans le cas présent, que peut-il se passer ? Le PS sort très affaibli de cette situation et sera donc difficilement capable de résister à certains assauts de l’intérieur du pays.
Lorsque le bouclier conjonctionnel  se retire, comme c’est le cas actuellement, la société est livrée à elle-même. Il n’y a plus de pilotage automatique et l’on doit se demander s’il y a un pilote dans l’avion.
La seule réplique possible, selon nous, est un profond remaniement du personnel politique, au niveau gouvernemental, qui passe par la fin des illusions égalitaires et paritaires. On est en effet en face d’une carence collective, comme dans un match de foot ball. L’entraineur n’a visiblement pas bien dosé ses joueurs. Il en a laissé sur la touche qui auraient pu sauver la mise.
Le plus frappant, dans l’affaire Cahuzac, ce ne sont pas les faits reprochés, c’est l’incurie dont ont fait preuve le président de la République et le Premier Ministre sans parler du Ministre des Finances, probablement. Ce sont les déclarations mensongères devant l’assemblée nationale. Mais depuis quand doit-on se fier à ce que les gens déclarent ? Ce n’est donc pas Cahuzac que nous accableront mais bien ceux qui ont fait appel à lui et éventuellement ceux qui les ont fait élire…
En tout état de cause,  nous ne pouvons personnellement que nous féliciter de ce qui se passe puisque cela vient valider  notre modèle d’une façon éclatante. En effet, il ne s’agit pas de toute une série de prévisions mais du cœur même de notre système astrologique. Nous n’avons cessé de le répéter : il faut un modèle simple, unique, parfaitement intelligible tant astronomiquement que socialement, sans faux fuyant.  Mais le problème, c’est que le milieu astrologique n’est même pas capable de le reconnaitre, tant sa composition, son recrutement  est  déficient.
JHB
03. 03.13

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Religion et Science : les convergences

Posté par nofim le 26 mai 2013

Dans de précédents textes, nous avons abordé la question des convergences entre lois des hommes et lois de la « Nature ». La démarche dans les deux cas nous semble extrêmement proche, notamment dans la reconnaissance de l’erreur, de la faute, c’est-à-dire de ce qui est venu perturber, de ce qui a été une tentation.
Rappelons  que pour nous, la polygamie est au cœur de l’approche scientifique, étant donné qu’une même loi s’applique à un grand nombre de cas, et cela vaut autant pour la loi  de « nature » (Science) que pour la loi de société (Droit). Le monothéisme, selon nous, sous-tend un système de polygamie et en ce sens une société qui institue la monogamie est déviante. C’est la monogamie qui induit l’égalité entre hommes et femmes : non plus un homme pour 10 femmes mais un homme pour une femme.
Prenons le cas de la confession, dans la pratique catholique. Elle ne diffère guère de ce qui est requis dans le domaine scientifique lorsque l’on reconnait que l’on s’est trompé. Or, il est des milieux, où l’aveu de l’erreur- l’autocritique- n’est guère pratiqué et qui, de ce fait, stagnent, piétinent et pourrissent (on pense au milieu astrologique que nous connaissons bien).
La reconnaissance de la faute ne doit pas être confondue avec celle de l’erreur. Commettre une faute, cela signifie que l’on est passé outre, plus ou moins délibérément, en toute conscience. Prenons un cas apparemment bénin comme de ne pas respecter  un régime, de s’autoriser  quelque chose que l’on s’interdit « normalement » de faire. Or, savoir que l’on a « failli » montre que l’on sait ce que l’on aurait du faire, que l’on sait distinguer entre la règle et l’exception, le normal et le pathologique. On a été tenté de commettre une infraction. Mais il est des milieux où  l’on ne connait pas la règle et donc où  l’on ne peut identifier la faute, où l’on ne sait pas distinguer l’intérieur et l’extérieur, où l’on prône une sorte de « totalité ».
La faute, c’est le maillon faible. C’est la « faiblesse «, ce qui peut conduire à un sentiment de honte d’avoir fait ce qu’on a fait.  A l’inverse, on parle d’un comportement éhonté, d’un dévergondé (sans honte), toute honte bue.
Selon nos travaux sur la cyclicité, tout processus est voué à traverser un moment de fléchissement, de doute, du fait d’un manque de concentration, de perte de vue de l’objectif. C’est le temps de la tentation.
Lorsque l’on n’est plus autosuffisant, que l’on ressent un manque, une frustration, l’on est tenté de compenser, de décompenser en se permettant, s’autorisant des licences, des libertés, d’enfreindre des tabous, des interdits. On remplace une chose par une autre qui lui ressemble. Ce sont des simulacres. L’habit ne fait pas le moine.
Pour reprendre une image alimentaire, combien de subterfuges nous environnent ! Est-ce que tel produit n’existe pas pour prendre la place d’un autre plus cher, plus rare ? Est- ce qu’une miche de pain n’est pas un substitut à un rôti, surtout quand elle sort du four, bien chaude ? Et quand en plus, elle comporte quelques morceaux de viande épars, comme dans une pizza, n’est-on pas dans l’illusion ? Le végétarisme ne fait-il pas de nécessité vertu ?  Les boules de pois chiche (fallafel) ressemblent étonnement à de la viande. Les frites sont des pommes de terre qui sont taillées pour  ressembler à des petits poissons (friture)
Dans tous les domaines, tant scientifique que religieux –et pour nous le religieux recoupe largement le juridique dans les sociétés traditionnelles – l’on peut prendre des vessies pour des lanternes, s’abuser et être abusé.
Celui qui est  abusé à l’évidence sur le plan alimentaire, diététique  - et cela se perçoit assez aisément au niveau visuel- ne risque-t-il pas de l’être au niveau intellectuel ? Celui qui mange n’importe quoi n’est –il pas voué à dire n’importe quoi ? Dans les deux cas, cela passe par la bouche qui a une fonction de filtrage tant vers l’intérieur que vers l’extérieur.
Plus généralement, nous dirons que le manque est de mauvais conseil. Manque d’énergie, manque d’information, manque de temps, manque de moyens. Cela concerne donc  toute formulation négative : on n’a pas envie, on n’est pas au courant etc. Il faut traquer ces situations qui favorisent toutes sortes de subterfuges, de ruses, d’astuces à tous les niveaux des sociétés, du scientifique au politique, du religieux au juridique. Or, faut-il rappeler qu’une grande part du progrès technique reléve de ce processus de remplacement, de substitution, de prothèse ?
Le nivellement par le bas  est inspiré par une volonté de masquer un manque. Prenons le cas de cet homme atteint de calvitie et qui tond ses cheveux sur les tempes pour que l’on ne s’aperçoive pas qu’il est « pelé » sur le dessus du crâne. Ce qui est très mode actuellement Un pelé et trois tondus.
C’est en période de manque que l’on commet des erreurs, que l’on s’aliène, que l’on sort du droit chemin, que l’on dévie. On est dans une démarche de ‘farce’ qui consiste à combler un manque par un produit de substitution (tomates farcies avec de la chair à saucisse) et la sagesse populaire a raison de traiter de « farce » tout ce qui reléve de la bouffonnerie, du faux semblant. Il est normal que nous soyons capables de dénoncer, de rejeter ce qui profite de nos faiblesses, de nos dysfonctionnements et qui se comporte en parasite, comme lorsque nous toussons. La toux est moins grave que l’absence de toux quand le corps n’a plus la force de se défendre, ne réagit plus. N’oublions pas en effet l’importance des défenses immunitaires.  Il faut des vigiles, des sentinelles qui pointent les périls, qui signalent les solutions de continuité. Rien n’est pire qu’une société qui ne sait plus distinguer entre le vrai et le faux, qui a remplacé  ses énergies par des simulacres et l’on pense notamment à ces gens qui se font passer pour ce qu’ils ne sont pas- et l’on pense notamment aux femmes, aux étrangers, aux jeunes,  qui se propulsent ou sont propulsées à des postes dont elles n’assument pas pleinement les véritables exigences et missions – et qui prennent ainsi la place de ceux qui ont vocation à protéger la société contre les errements.
 
 
 
 
 
JHB
03. 03. 13

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Cahuzac‏

Posté par nofim le 26 mai 2013

Cahuzac et la phase 2 en astrologie conjonctionnelle
Par  Jacques  Halbronn
 
Dans de précédents articles, nous avions tenté de caractériser la phase 2 du cycle de Saturne (cf notre séminaire de Reims, sur teleprovidence) en mettant l’accent  sur ce que l’on pourrait appeler une « débandade », ce qui correspond assez bien à l’adage « Qui trop embrasse mal étreint ». Entendons par là qu’à un certain moment certaines constructions ne tiennent plus debout. Il n’y a plus, alors, la volonté, l’énergie pour maintenir les choses en l’état, pour préserver la façade. Cela s’effrite. . .
C’est ce qui s’est passé en 1989  quand les Russes n’ont plus eu envie de continuer à soutenir leur «empire » On peut penser aussi qu’en 1969, le départ de De Gaulle a correspondu à un certain ‘raz le bol » qui a conduit à sa démission face à un référendum décevant.
En 2013, nous avons une fois de plus –comme tous les sept ans- une phase 2 qui  annonce un certain effondrement.  Le scandale Cahuzac n’est pas seulement  la question d’un homme mais d’un milieu politique qui baisse les bras et cela était prévisible du moins selon notre astrologie « conjonctionnelle » dans la mesure où la phase 2 correspond à une dépression, à ce moment délicat où la conjonction saturnienne antérieure est déjà loin et où la suivante n’exerce pas encore ses effets. Saturne placé actuellement au début du signe du scorpion est dans une telle position par rapport à Regulus et Antarès.
Cahuzac a nié jusqu’au moment où il a avoué, comme s’il n’avait plus le cœur à mentir de façon éhontée, entrainant dans sa chute ceux qui lui ont fait confiance envers et contre tout.  Il aurait pu d’ailleurs opter pour le suicide.
Bien sûr les astrologues actuels vont fouiller le thème natal de Jérôme Cahuzac, signaler quelque transit. Nul doute qu’ils ne trouvent quelque chose. Mais cela, c’est une astrologie caduque, obsolète et surtout c’est de l’après coup. Or, une fois que les choses ont eu lieu, il est déjà  trop tard- même à 24 heures près,  pour que les astrologues puissent sauver la face.
Il ne reste plus à nos astrologues de lire les textes que nous avons mis en ligne et surtout ceux qu’ils ont reçus de notre part depuis des mois pour apprécier si notre modèle n’avait pas  pointer une telle éventualité et ce d’autant que pour nous un tel « événement » est typiquement le genre de phénoméne susceptibles de se produire et donc de se prévoir à savoir le moment où il n’y a plus la gravitation nécessaire pour tenir ensemble des données souvent peu compatibles. Visiblement, Cahuzac que l’on a cherché à protéger est désormais devenu indésirable, c’est une brebis galeuse, infréquentable et dont il eut fallu se débarrasser depuis longtemps, le comble étant qu’il avait été nommé ministre  chargé des questions  sur lesquelles pour le moins il n’était pas au clair. La phase 2  met fin à une certaine impunité, à une immunité.
Cela  n’est pas à mettre au compte de quelque transsaturnienne (Uranus, Neptune, Pluton) comme savent le faire nos astrologues actuels. En réalité, ce n’est pas une planète qui est responsable de la situation mais l’éclipse en quelque sorte de Saturne, comme lorsque le courant ne passe plus.
Il est peut être temps, en cette phase 2, que les astrologues reconnaissent leur impéritie, leur incurie et que l’on ne vienne pas nous dire que nous ne sommes pas astrologues parce que nous ne pratiquions pas des méthodes qui ont fait long feu.
Pour nous, en effet,  une des raisons d’être de l’astrologie est d’annoncer des périodes de dépression, d’implosion du tissu social, ce qui correspond non pas à des configurations mais à une absence de configuration.   André Barbault, en 1967, avait distingué  deux temps (Les astres et l’Histoire), celui des conjonctions et celui de la dispersion des planétes, considérant que dans le premier cas, on avait une tension croissante pouvant conduire à des guerres alors que dans le second – qui correspond en quelque sorte à une absence -, on avait une détente.  En fait, l’absence d’énergie cosmique, de concentration cosmique n’est pas un signe de détente mais plutôt de baisse de tension, ce qui peut avoir des effets catastrophiques et destructeurs, non pas tant du fait d’affrontements mais d’une certaine déliquescence. Mais l’idée de Barbault de travailler sur un bouquet de planétes (de Jupiter à Pluton, donc trois transsaturniennes) nous parait une façon brouillonne de procéder.  Notre modèle axé sur le cycle d’une seule planète nous apparait comme beaucoup plus viable ; il a notamment l’avantage de découper le temps en périodes d’égales durées et parfaitement récurrentes.  Cela dit, il faut saluer chez Barbaut, avec son « indice » le fait qu’il ne s’intéressait pas à la spécificité de telle ou telle planète, il avait voulu démythologiser l’astrologie. Il n’accordait pas davantage d’importance aux signes zodiacaux – (y compris d’ailleurs dans son étude du cycle Saturne-Neptune que Barbault associait à la série 1917-1953-1989), jetant le bébé zodiacal avec l’eau du bain. Car si nous pensons qu’il faut oublier les signes et les constellations zodiacaux, en revanche, l’on ne saurait se passer des étoiles fixes, donnée dont Barbault, tout au long de sa carrière, aura fait totalement abstraction, ce qui n’est pas la moindre erreur qu’il ait commise.
 
 
JHB
03/ 03/13

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Astrologie et logique

Posté par nofim le 26 mai 2013

Il y a 30 ans nous publiâmes « Mathématiques Divinatoires » (Préface de Jean-Charles Pichon, Ed Trédaniel-Grande Conjonction). Le titre indiquait que pour nous tout savoir divinatoire reposait sur une certaine mathématique, ce qui permettait éventuellement de le reconstituer lorsqu’il avait été perverti, corrompu. Le fondement même de toute recherche sur les textes, c’est de supposer qu’au départ, ils reposent sur une cohérence, une esthétique, une logique. Or, il est important de restituer cet état dans la mesure où il correspond au projet originel, ce qui ne signifie pas à la source du projet. En effet, la source d’un projet peut ne servir que partiellement et ponctuellement à l’élaboration finale. Mais on conçoit mal des sociétés humaines mettre en place un système mal structuré. Cela vaut aussi pour une langue. Quand il y a incohérence, déséquilibre, c’est qu’il y a perte, manque. Il en est ainsi dans le domaine de l’attirance : a priori, on est attiré au départ par ce qui est beau, harmonieux même si ensuite cela se dégrade. C’est pourquoi il n’est pas crédible de poser un savoir bancal au début d’un processus. Mais à partir d’un savoir bancal, on peut remonter à un état initial.
Dès lors, il nous est toujours apparu que la vraie astrologie, celle qui est réellement ancrée en nous, devait être belle et ne pas faire penser à une sorcière bossue et difforme, à une fée carabosse.  Quand des gens- et notamment des astrologues – nous disaient avoir des résultats à partir de savoirs visiblement corrompus, frelatés, nous avons toujours pensé  qu’il y avait anguille sous roche et que c’était suspect.
Cela dit, il ne faudrait pas conclure que ce qui n’est pas cohérent ne marche pas. Les humains sont trop ingénieux pour ne pas faire marcher à peu près n’importe quoi, tout comme on  nous fait manger n’importe quoi du moment que l’on ajoute quelque leurre, quelque ingrédient. C’est ainsi qu’en saupoudrant de curry n’importe quel produit, cela passe. Mais, ce faisant, l’on trompe son corps, on fait du forcing. Malheureusement, si nous vomissons quand on nous impose d’avaler un mauvais produit, il n’est nullement certain qu’un savoir douteux nous rende malade et en tout cas pas à court terme. Sommes –nous ainsi démunis face à des nourritures intellectuelles de mauvais aloi ? Probablement. C’est pourquoi, il vaut mieux prendre des précautions et partir du principe que ce qui ne plait pas à notre besoin d’harmonie structurelle doit être évité. Mieux vaut ne point passer outre. D’autant que notre esprit critique fonctionne beaucoup mieux face à une carte que face à un  territoire (sémantique générale), d’où l’importance des tests de Quotient intellectuel (QI ou IQ) qui nous placent devant des dispositifs plus ou moins structurés qu’il faut corriger ou dénoncer.
Certains s’imaginent qu’on améliore un produit en le testant sur le terrain. Si quelqu’un a besoin de cela, c’est qu’il est un bien piètre théoricien auquel nous ne ferions pas confiance. Imaginons un ingénieur en aéronautique ou un mécanicien qui auraient besoin de toute une série d’accidents pour se remettre en question. Ce serait excessivement coûteux en hommes comme en matériel.Chaque fois qu’une application  ne donne pas satisfaction, l’on s’aperçoit que l’on aurait pu et du s’en douter avant de passer à l’acte. Mais  bien souvent, même si une application donne quelque résultat, il nous suffira de percevoir une incongruité théorique pour l’abandonner.  C’est là qu’il y a problème  car le praticien à qui cela aura demandé un certain travail ne l’entend pas toujours de cette oreille. On connait le problème en astrologie : quand un apprentissage est trop lourd, il risque d’y avoir de sévères résistances quand il sera question de tourner la page. C’est pourquoi le théoricien ne doit pas être un praticien car il a besoin d’avoir les mains libres pour aller de l’avant. C’est pourquoi la motivation principale du praticien doit être l’argent et qu’il est préférable de ne pas s’attacher trop  à ce qu’il fait. Si du jour au lendemain, on le paie pour faire autre chose, cela doit lui  être indifférent. Sinon il devient un gène et un embarras.
De même le théoricien doit éviter l’euphorie d’une application qui semble fonctionner car ensuite, il aura quelque mal à s’en détacher. Qu’on laisse au praticien l’excitation du « résultat », si souvent éphémère.  Le théoricien s’en mordrait les doigts. Par ailleurs, à un théoricien doivent correspondre de nombreux praticiens. Le théoricien doit rester une denrée rare et tout praticien ne doit pas se prendre pour un théoricien.
Il nous est personnellement arrivé de devoir changer d’angle à plusieurs reprises. A chaque fois, bien entendu, nous étions amenés à tenter quelques applications mais ce n’était pas tant pour voir si cela marchait ou pas mais plutôt pour voir si cela ne marchait pas trop facilement et si cela manquait de réversibilité.
Le réel est si riche, en effet, que l’on finit toujours par trouver quelque chose qui va dans le sens du modèle qu’on utilise. C’est pourquoi, nous devons accorder la plus grande importance au modèle ; à sa logique interne, à sa compatibilité avec d’autres systèmes. Ajoutons que nous pouvons discuter à cent dans une salle de la valeur structurelle d’un modèle alors que dès que l’on passe à des études de cas, cela devient quelque chose d’opaque, qui n’est connu que d’un témoin. Il semble d’ailleurs que certaines personnes adorent l’idée d’être les seules à connaitre le cas dont il est question tout comme elles jubilent quand elles racontent ce qu’elles sont seules à connaitre, penchant, reconnaissons-le assez typiquement féminin.Aucun travail collectif ne peut exister dans de telles conditions On doit toujours en revenir à la « carte », au schéma, au plan qui  constituent un lieu d’échanges, de démonstrations.
Qu’il soit bien clair que si quelqu’un n’est pas à l’aise au stade de la « carte »,  il ne devra pas pour autant chercher à compenser en surévaluant l’apport de l’application. Cela dit, si une majorité de gens  préférent se situer au niveau des applications, l’on dira que le groupe est menacé de sclèrose. Seul un théoricien est en mesure d’aider un groupe à aller de l’avant, c’est-à-dire à changer de modèle au lieu de s’enfoncer désespérément dans une autosatisfaction qui n’a pas lieu d’être. L’un des seuls cas où l’on pourrait être tenté d’accorder un droit de veto à un praticien, c’est lorsqu’il y a guérison, du fait d’un traitement ou d’un médicament. Le problème, c’est que dans tout ce qui reléve du corps humain, le temps joue un certain rôle et que nous disposons d’une certaine faculté d’auto-guérison, ce qui n’est pas le cas d’une machine qui a besoin d’une intervention extérieur, d’un dépannage.
Lorsque nous remettons en question un modèle, le  notre ou celui d’autrui, c’est généralement le résultat d’une certaine réflexion qui aura pris un certain temps. Tout d’un coup, nous prenons conscience de notre erreur logique – rien à voir avec une quelconque pratique insatisfaisante, tout comme habituellement nous ne changeons pas de régime du fait des résultats  mais bien parce que nous avons découvert que cela ne correspondait pas à nos principes. C’est ainsi que récemment, nous avons cessé de boire du thé, non pas parce que ce n’était pas « bon » mais parce que l’idée de boire de l’eau chaude (infusion) agrémentée de quelque parfum. (Thé, café, tilleul, menthe etc.) Nous apparut comme extravagante au regard de notre conception diététique basée sur la qualité du produit et non sur quelque mixture.
Ce qui manque cruellement au milieu astrologique, c’est cette aptitude à abandonner sur le champ des idées, des représentations, des applications dont il a été montré qu’elles étaient logiquement défectueuses. C’est cela qui constitue une vraie cité scientifique, ce qui manque cruellement au milieu astrologique, même chez ceux qui ne gagnent pas leur vie par l’astrologie et qui de ce fait ont quelque excuse mais aussi sont dispensés, par là même, de participer  à un débat qu’ils ne pourraient que bloquer, consciemment ou non…
 
 
 
 
JHB
31. 03.13

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L’astrologie écartelée

Posté par nofim le 26 mai 2013

La tendance technoscientifique de l’astrologie actuelle
Par  Jacques  Halbronn
 
Quand on prend connaissance des conversations entre astrologues, en réunion ou sur Internet, on est frappé par la dimension technoscientifique en vigueur. Si l’on n’y faisait pas attention, on aurait l’impression qu’il est question du fonctionnement d’instruments de précision alors qu’il s’agit tout de même du psychisme humain.  Mais, a contrario, on entend dire que l’astrologie prévoirait l’imprévisible, notion assez peu compatible avec l’univers de la techno-science.
Tout se passe comme si l’astrologie attirait des gens qui  au départ sont attirés par le monde de la technique et de la science dure et qui sont assez peu à leur aise dans le domaine des sciences molles. L’astrologie serait une sorte de tentative d’OPA sur les sciences humaines par la Techno-science, ce qui suppose que l’être humain pourrait être appréhendé par elle. Cela condamne ces astrologues marqués par une telle tendance à  ne pas vouloir inscrire l’astrologie comme un fait sociologique ou anthropologique.  Mais en même temps, comme on le sait,  ces mêmes astrologues sont rejetés par le monde de la techno-science. Cela nous fait penser à ces musulmans fondamentalistes, jihadistes, salafistes, rejetés par un Islam « modéré » qui veut s’en démarquer. Ces astrologues seraient les « ultras » de la Techno-science jusqu’à la caricature, avec leurs comptes de boutiquiers, pour qui un degré est un degré, un jour est un jour, et où à quatre  minutes d’arc près, on peut changer de signe ascendant, de degré monomère, de signe lunaire voire solaire sans parler de date pour un événement, au prisme des directions primaires (ce qui est justement censé permettre de corriger une heure de naissance). Ces astrologues sont évidemment preneurs – mais c’est plus vrai dans le monde anglo-saxon d’astéroïdes (cf. notre entretien avec le québécois Mario Gamache, en décembre 2012, sur teleprovidence)
Mais quel est le champ d’action de cette astrologie par ailleurs marquée par une tradition millénaire et aux bases assez opaques ? Tout se passe comme s’il s’agissait d’une sorte d’engin hérité des siècles passés et que l’on aurait perfectionné au vu des nouvelles connaissances acquises depuis. En fait, selon nous, quand on dit qu’astrologie et astronomie ne faisaient qu’un autrefois, cela correspond à une période clef de l’histoire de l’astrologie quand l’astronomie a mis la main sur l’astrologie en revendiquant  sa paternité. L’astrologie actuelle est un fantasme d’astronome, un rêve de grandeur de l’astronomie qu’elle a nourri des siècles durant jusqu’à ce qu’elle finisse par y renoncer (cf. notre entretien avec Daniel Kunth, au Salon du Livre 2013, sur teleprovidence) et dont désormais elle entend se démarquer en jurant de ses grands dieux qu’elle n’a jamais caressé de telles ambitions, encore qu’elle ait continué à user de la mythologie pour baptiser les astres découverts depuis la fin du XVIIIe siècle, perpétuant ainsi  un rapport ambigu avec le milieu astrologique..
Dans nos textes, nous avons dénoncé avec la plus grande vigueur  une telle invasion de l’astrologie par l’astronomie. Certes, on ne saurait nier que l’astrologie est sortie de l’astronomie, qu’elle lui a emprunté certaines de ses données. Mais cela ne concernait initialement que très peu de données, à savoir la Lune, les étoiles fixes puis Saturne, comme relais de la Lune. Un Ptolémée et sa  Tétrabible témoignent au deuxième siècle de notre ère d’une emprise considérable de l’astronomie sur l’astrologie qui se perpétuera jusqu’à Kepler, au dix-septième siècle.
Au XIXe siècle, l’astrologie, notamment en France, était parvenue à s’émanciper de l’astronomie en préférant recourir  à un certain occultisme mais à la fin du siècle, sous l’influence anglo-saxonne, l’astrologie retombera de plus belle sous le joug de l’astronomie, avec l’intégration de planétes inconnues de la Tradition, au-delà du « septénaire » et du Sept, sans pour autant parvenir à se réconcilier avec un milieu astronomique ayant renoncé à ses fantasmes. Les astrologues actuels, comme on l’a dit, quant à eux, n’ont pas fait le deuil d’un tel rêve de conquête. Quant aux astronomes, étrangement, ils maintiennent le lien avec l’astrologie en signant toutes sortes de traités sur l’astrologie, avec une approche critique. C’est ainsi que le premier Que Sais je sur l’Astrologie, paru au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale est du à l’astronome Paul Couderc tout comme la dernière édition, sortie au début du XXIe siècle est cosignée de deux astronomes, Daniel  Kunth et Philippe Zarka. Mais on ne compte plus les astronomes qui ont donné leur avis sur l’astrologie, à l’instar d’un Brahic (cf débat sur France Inter en 1976, repris sur teleprovidence). Etrangement, c’est encore souvent aux astronomes que l’on s’adresse pour traiter de l’astrologie comme s’ils avaient la moindre compétence pour ce faire. Il est vrai que les astrologues actuels, du fait même qu’ils entretiennent un certain lien avec l’astronomie semblent légitimer le fait que les astronomes aient droit au chapitre ; puisqu’en intégrant les nouvelles planétes, ils sont contraints d’admettre que ces astres agissent en dehors de toute conscience collective de l’Humanité..Mais ce faisant ils laissent entendre que les astrologues, pendant des siècles, ont cru avoir des résultats avec un outil qui était fort lacunaire. Autrement dit, ces astrologues préfèrent jouer la carte de l’astronomie contemporaine plutôt que celle d’un inconscient collectif forgé sur des millénaires. Mais voulant le beurre et l’argent du beurre, ils ne sont pas disposés à se délester de la dite tradition, même dans ses facteurs les moins défendables au regard de l’astronomie, comme dans le cas des maitrises des planétes sur les signes.
Une telle inconséquence est également à signaler au regard des objectifs attribués par cette forme d’astrologie astronomique – « scientifique »- à leur Astrologie. C’est que l’astrologie non seulement a été envahie par l’astronomie mais aussi par la divination. On pense au partage de la Pologne en 1939, prise en étau entre fascisme et communisme. (Pacte germano-soviétique). Et là encore, une telle emprise divinatoire ne date pas d’hier. Elle a laissé ses marques sur l’astrologie dès lors qu’il s’agit de ses objectifs. On entend ainsi déclarer que l’astrologie prévoit ce qui est imprévisible, ce qui est une assez  bonne définition de la divination.
Selon une démarche qui se voudrait scientifique, un tel propos est déplacé : la science ne peut prévoir que ce qui est prévisible, même si cela ne l’est qu’au vu de lois nouvellement établies. Mais en tout état de cause, rétroactivement,  ce que l’on prévoit pouvait virtuellement l’être de longue date. Affirmer que l’astrologie prévoit l’imprévisible est donc une formulation pour le moins étrange. En revanche, l’on peut dire que des éléments imprévisibles peuvent interférer avec une loi.
En ce sens, si l’astrologie est une loi, il peut exister des interférences avec ses prévisions. En aucune façon, un modèle n’est en mesure de prévoir ce qui va interférer avec lui-même. Affirmer cela, c’est refuser la dualité, l’altérité. Il est donc impératif que l’astrologie définisse clairement ce qui est et ce qui n’est pas dans son champ d’application, ce que nombre d’astrologues se refusent à faire,  préférant rester dans le vague, ce qui ne les empêche pas par ailleurs de revendiquer un haut degré de précision. En effet, ce qui compte pour nos astrologues actuels, en matière de prévision, c’est la datation et non pas tant ce qui va se passer. D’où des formules du type » quelque chose de grave », que ce soit en astrologie individuelle ou mondiale. Entendez, grave et imprévu.  Mais n’existe-t-il pas en astrologie des prévisions prévisibles quand il s’agit du déroulement « normal » d’un cycle, ce qui comporte des stades successifs ? En fait, dans l’esprit des astrologues les plus « ultras », cela va bien au-delà du cours normal des choses. Ils puissent dans l’enchevêtrement inextricable des données astronomiques dès lors qu’on les combine entre elles, notamment par le jeu des aspects,  une telle prétention à ne rien laisser échapper à travers les mailles du filet astrologico-astronomique. En effet, un cycle astrologique sera toujours susceptible d’être perturbé par un autre cycle. L’astrologie n’est pas un long fleuve tranquille. Elle est agitée, nous dit-on, de toutes sorts de remous. Et c’est ce qui ferait son charme puisque comme chacun sait la réalité est elle-même quelque chose de très mouvementé et que seul un modèle alambiqué et tordu peut prétendre appréhender de façon holistique.
En conclusion,  nous dirons que l’astrologie doit se méfier de ses « amis » – on connait la formule « Garde moi de mes amis, de mes ennemis, je me garde ». Ces « faux amis » de l’astrologie que sont la peste de l’astronomie et le choléra de la divination ; un tel ensemble nous fait penser à quelque hydre (de Lerne) aux multiples têtes que devait affronter tel héros antique. L’alliance que nous préconisons se situerait plutôt du côté des sciences sociales (droit, science politique, sociologie, sémiologie,  anthropologie, et bien entendu philosophie etc.). Selon nous, l’astrologie se définit comme une loi (logos) articulée sur le cosmos (astro) mais au départ une loi qui n’existe que par la volonté des législateurs. Que l’on imagine que sous prétexte que le droit constitutionnel s’appuie sur le calendrier, fixe)  un certain nombre d’années  un mandat électif,  d’aucuns viennent  affirmer que les astronomes ont voix au chapitre dans le bon déroulement des élections. Que l’on imagine que sous prétexte que l’on doive désigner des élus pour diriger le pays, certains devins et autres augures ne s’imposent, ne s’interposent pour  choisir ceux-ci.
Il importe, donc, que l’astrologie retrouve ses marques. Si l’astronomie et la divination ont laissé leur empreinte sur l’astrologie, il importe de relativiser sensiblement l’importance qu’il convient de leur accorder. L’astrologie ne se réduit pas à de telles « sources ». Il faut se méfier de telles résurgences, de tels télescopages. L’astrologie est un humanisme au sens où elle est une création collective de l’Humanité, fixant ses propres lois. Elle n’a que faire d’un cosmos sauvage auquel elle n’a emprunté qu’un bagage minimal et suffisant pas plus qu’elle n’a que faire des apparences (de la Maya, diraient les Hindous) qui ne sont que la partie émergée de l’iceberg. L’astrologie doit être en quéte d’unité, de centralité. Elle ne doit pas céder à la tentation du chaos existentiel  dont l’astronomie, par son foisonnement, laisse entendre, bien à tort- du moins chez  les astrologues  qui parlent en son nom, qu’elle en serait le reflet et la clef.
 
 
 
 
 
 
JHB
31. 03. 13

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