L’imposture végétarienne ou la culture poubelle

Posté par nofim le 17 mai 2013

Le mot imposture signifie littéralement  ce qui prend la plaxe d’un autre, ce qui vient comme substitut. C’est une très bonne définition de la posture végétarienne, nous semble-t-il et nous avons déjà traité cette question à maintes reprises. Mais comme nous ne cessons de lire des attaques contre ceux qui osent manger de la viande,  on ne saurait en rester là et  leur bonne conscience mérite d’être quelque peu ébranlée. Il s’agit d’ailleurs d’un enjeu majeur de civilisation puisqu’il touche à la question de l’imposture, c’est-à-dire de la « farce » (qui a donné l’infarctus), le sida, tout ce qui se fait passer pour ce qu’il n’est pas.
Accepter le végétarisme comme valeur et non comme un pis aller en cas de disette, de famine, ce que c’est de fait,  c’est ouvrir la porte à toutes sortes d’excès et de tromperies sur la marchandise. Qui ne voit en effet que le végétarisme  est un processus de  remplacement,  d’ersatz (comme on disait  à l’époque des privations de l’Occupation Allemande quand la France était saignée par les nazis).  Apparemment, certains en sont restés à cette époque, faisant de nécessité vertu.
Que l’on nous dise que l’on n’a pas les moyens de manger de la viande fraîche, des fruits frais parce que cela ne se conserve pas aussi bien que les pommes de terre, les céréales ou les viandes séchées, la charcuterie, les confitures,  cela se concevrait.  Celui qui n’a pas de quoi manger correctement  a des excuses et il sait qu’il devra se contenter d’une nourriture de second ordre et de tromper sa faim par des trucs plus ou moins ingénieux. Mais s’il n’a pas d’excuses de ce type, cela signifie qu’il est resté marqué par une adaptation qui n’a plus lieu d’être, qu’il est en retard d’un métro. On doit vivre  en accord avec son temps et son milieu et en France  ce n’est pas un  luxe inaccessible que de manger des produits sains et non trafiqués, même si par le passé les gens ont pu élaborer des plats basés sur des matériaux vils  assaisonnés pour  qu’on puisse  les consommer à force d’ingrédients de toutes sortes.   Quand nous voyons quelqu’un acheter du pain, à Paris, nous nous disons que cette personne est décalée, prisonnière d’habitudes d’un autre âge ou d’une autre culture. Alors on nous dira qu’il faut respecter les cultures. Non,  il y a des aspects d’une culture qui sont purement conjoncturels et qui doivent être  reconsidérés selon les contextes.  Celui qui vient d’un milieu démuni sur le plan alimentaire doit changer de comportement quand il passe dans une société qui permet de manger des produits « vrais » et non trafiqués. Et vice versa.
Alors, on nous parle de ces pauvres bêtes que l’on tue pour se nourrir ! On rappellera que dans la Bible, il n’y a pas d’interdit sur la consommation de viande mais seulement certaines conditions à respecter. Mais de toute façon, de nos jours,  se priver de produits frais  n’est pas tenable, n’est pas défendable et n’est surtout pas un bon exemple pour les enfants que l’on voit encore trop souvent manger des gâteaux plutôt que des fruits.
.L’Humanité ne peut pas se permettre de  se nourrir  d’aliments qui  ne sont pas ce qu’ils semblent être pas plus qu’elle ne peut se permettre d’ailleurs d’être  dirigée par des gens qui se font passer pour ce qu’ils ne sont pas. Car une chose conduit à une autre.  Etre végétarien, c’est se faire l’avocat de l’imposture à tous les niveaux.
On rappellera qu’une grande partie de la gastronomie est l’art d’accommoder les restes. Autrefois,  on recyclait ce que ne mangeaient pas les riches pour nourrir les pauvres.  Qu’est-ce qu’une tarte sinon  du pain avec quelques restes de fruits récupérés ? On parle aussi de « pain perdu ».  Qu’est-ce qu’une pizza sinon de la pâte avec les restes d’un repas ? C’est la gastronomie de la poubelle ! C’est manger des mélanges dont on ne connait pas la teneur. (Soupes, potages, salades, omelettes, beignets,  potées, tourtes (pies anglais), mets farcis à on ne sait trop quoi  etc.). Mais tout cela est transposable, on l’a dit, au niveau des gens  qui eux aussi  dans bien des cas ne valent pas par eux-mêmes mais par ce qu’on  leur a ajouté, comme celui qui lit un texte dont il n’est pas l’auteur ou répété des propos qu’il ne comprend pas lui-même.
On fait donc, disions-nous de nécessité vertu.  On nous dit d’arrêter de tuer ces pauvres bêtes en oubliant que si nous ne les consommions pas, elles n’existeraient même pas puisque l’on nous dit que ce sont des bouches inutiles. C’est oublier que le rapport entre les humains et les animaux sont extrêmement anciens et que nous vivons en symbiose avec eux, dans une sorte d’écosystème fondé sur un échange de bons procédés, avec certaines contreparties.
Il est tout à fait possible que l’Humanité ne puisse vivre dans sa totalité de viande rouge au quotidien. Mais nous pensons qu’une élite doit impérativement maintenir cette pratique car c’est cette élite qui doit préparer l’avenir et explorer toujours plus le monde, les yeux grands ouverts et cette élite ne doit pas été abêtie et abrutie par un régime végétarien qui n’est certainement pas une fin en soi mais un pis-aller mimétique et analogique, qui ne fait sens que par rapport à  un modèle jugé inaccessible. L’Occident, s’il doit garder sa prééminence doit se situer impérativement dans le haut de gamme quitte à délocaliser ce qui est le moins créatif et le moins porteur de valeur ajoutée et cela implique de veiller à la qualité des ressources humains comme à la prunelle de ses yeux et ce n’est certainement en généralisant une culture poubelle tiers-mondiste que l’on y parviendra.
La cuisine est une chose qu’il ne faut pas déléguer et  qui doit être extrémement simple dès lors que le produit se suffit à lui-même.  Foin d’une cuisine vouée à  recycler les restes par un trésor d’ingéniosite.  Il faut revenir à la simplicité du produit brut, ce qu’ont compris certains restaurateurs qui limitent  leur rôle  à  s’achalander  et à  servir des produits de bonne qualité et non à  accomoder des produits de qualité  médiocre au nom de l’art frelaté  et surfait  de la cuisine. De plus en plus, on exige que les intermédiaires soient non pas des gens qui se servent du premier produit venu mais qui aillent à la chasse des bons produits. En fait, le végétarisme nous apparait comme une sous culture des bas fonds et des égouts  qui  aura connu une certaine fortune à l’instar  de la langue puante des truands, l’argot,  qui  s’étend désormais à tout le monde comme ce fameux « je m’en bats les c… » utilisé indifféremment par les garçons et les filles..
 
 
JHB
14.05.13

Laisser un commentaire

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs