Le distinguo hommes–femmes

Posté par nofim le 17 mai 2013

Le débat sur le masculin et le féminin  est faussé  notamment par le fait que l’on ne dépasse pas le stade d’une sorte de consensus sémantique d’assez médiocre facture, comme si les associations d’idées  qui nous viennent à l’esprit suffisaient à faire le tour de la question. Tout se passe comme si le langage était porteur d’un savoir, un réservoir de vérités, ce qui fait que l’on peut parler pendant des heures sur le sujet uniquement sur la base de connotations, de synonymes.   Il est vrai que le public a été laissé à l’abandon sur ce sujet et qu’au lieu de citer tel auteur, l’on se contente de jouer aux associations de mots qui sont souvent des jeux de mots.
Nous avons voulu, pour notre part, fournir des éléments un peu  plus sérieux que cette approche par trop impressionniste du sujet.
Il est clair que le débat ne se réduit pas au fait que les femmes peuvent accomplir certains travaux dévolus aux hommes car les travaux en question ne sont pas  les plus intéressants et  ils peuvent également, dans bien des cas, être réalisés par des machines et cela sera le cas de plus en plus à l’avenir.
Il  va de soi que nous vivons dans un monde où bien des perspectives sont faussées et là  encore évitons de faire preuve de trop de naïveté  en croyant qu’il suffit d’observer le monde  tel qu’il se présente à nous pour avancer sur le sujet.
Il  importe de regarder les choses sous le bon angle  et il est tentant de  mal poser le problème pour arriver à conclure que rien ne s’oppose à ce que la femme puisse, en toute circonstance- remplacer l’homme, quitte à se servir de la main à la place du phallus.
En fait, selon nous, la seule approche valable est celle qui s’appuie sur le modèle polygamique ou si  l’on préféré sur la dialectique de l’un et du multiple. Un homme « vrai » est celui qui est capable de laisser son empreinte sur un grand nombre de personnes.  Une personne qui serait simplement marquée par un homme ne correspondra donc point à cette définition car elle se situe à un autre stade, celui du récepteur et non celui de l’émetteur.
Le véritable critère serait donc, selon nous, celui de l’influence d’une personnalité sur une « communauté », quel qu’en soit le domaine. Un peu comme un homme fécondant et engrossant toute une série de femmes, ce qui renvoie à la notion de pollinisation (abeille et fleurs)
Une œuvre féminine ne peut jouer le rôle d’une œuvre masculine. L’une est le résultat d’une application, d’un prolongement, elle s’enferme donc dans le cadre d’un certain contexte et est ipso facto alourdie par l’intégration d’éléments extérieurs conjoncturels. L’autre n’a pas vocation à s’inscrire dans tel ou tel contexte puisqu’elle  émerge directement en préservant toutes ses potentialités.  Autrement dit,  l’œuvre au masculin est plus minimale -,  c’est un (premier) jet-  moins chargée que l’œuvre au féminin qui fait appel à toutes sortes d’ingrédients, s’apparentant en cela à de la cuisine. . L’œuvre au masculin est ouverte, l’œuvre au féminin est fermée sur elle-même, elle est ce qu’elle est, elle correspond en fait à  une certaine voie parmi d’autres possibles alors que l’œuvre au masculin préserve toutes ses virtualités.  
Bien évidemment, il ne faut jamais perdre de vue que, les femmes peuvent s’approprier tous les discours et parler comme des hommes.  Comment dans ce cas distinguer le vrai du faux ? On pense à Blade Runner (Philip Dick)  où l’on faisait passer des tests pour déceler les androïdes. Dans d’autres textes, nous avons signalé  que l’homme est plus autonome, ne craint pas la solitude, n’a pas un besoin compulsif de communiquer avec autrui alors que la femme  est viscéralement un être sociable, qui communique, qui partage.  Cela peut sembler paradoxal par rapport à ce qui a été dit plus haut : nous dirons que les hommes échappent plus facilement à leur milieu, à leur entourage, qu’ils  sont moins marqués par ce qui se dit et se fait, qu’ils savent mieux faire le ménage dans leur tête, ce qui  en fait parfois des êtres sans scrupules et capables de tourner la page plus facilement.  C’est cette autonomie de fonctionnement qui permet à certains d’entre eux de concocter des idées en avance sur leur temps et qui vont  marquer leurs contemporains, faisant ainsi époque.
 
JHB
14. 05.13

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