Les femmes et l’Etat

Posté par nofim le 25 mai 2013

L’état, un mythe féministen mythe  féministe
Par Jacques  Halbronn
 
Nous vivons dans un  monde  marqué par une hypocrisie certaine  où l’on se garde d’appeler les choses par leur nom car cela impliquerait la reconnaissance de certains faits quelque peu gênants au regard de certaines idéologies égalitaristes de gauche.
Prenons le cas du « droit au  travail ».  Ceux qui revendiquent un tel droit  s’adressent à ce qu’on appelle l’Etat censé garantir et appliquer un tel « droit ». Mais ce qu’on appelle Etat est en fait un substitut au facteur « masculin » (cf.  Thierry  Hoquet, Cyborg philosophie. Penser contre les dualismes,  Ed Seuil  2011)
Le droit au travail, c’est en fait l’attente d’un emploi. Et pour qu’il y ait des emplois, il faut bien qu’il y ait des employeurs, des « chefs d’entreprise ». Mais on préféré parler de l’Etat, c’est plus abstrait, cela ne pose pas franchement la question des classes sociales, d’une certaine hiérarchie.  Pour quelqu’un qui a des difficultés à assumer la dualité socio-professionnelles, il est plus commode de se référer à l’Etat.
Mais l’Etat, c’est bel et bien  une façon déguisée de  traiter du pouvoir masculin si ce n’est qu’en situant le masculin  au sein de l’entité Etat,  l’on enlève leur masculinité aux hommes, ce qui permet de revendiquer une égalité des sexes  face à ce Léviathan qu’est l’Etat (Hobbes).  Le masculin ne serait plus incarné face au féminin, il serait une sorte de structure transcendantale,  une projection dans une autre dimension et de la sorte il serait évacué.
Il convient donc de se méfier de divers termes assez ambigus à l’instar de l’Etat comme le mot « langue » qui également  renvoie à quelque chose qui se situe dans un autre espace-temps qui nous échappe, qui nous dépasse, un « acquis » qui correspond au « droit à une langue », comme on a un « droit au travail ». Cette «langue »,  se substitue à la pensée. Autrement dit, tout le monde en apprenant à parler apprend à penser. C’est un héritage. Il n’est pas alors nécessaire de faire une place aux philosophes, aux penseurs qui sont – comme les employeurs- le plus souvent des hommes. Et l’on pourrait en dire de même des machines, presque toujours dans leur conception initiale l’œuvre de quelques hommes.
On pourrait aussi parler de la « Musique  classique », entité qui recouvre en fait une réalité essentiellement masculine mais que l’on tend à situer dans un passé, ce qui conduit à ne pas s’intéresser à la « musique contemporaine » en ce qu’elle concernerait des gens en chair et en os, ce qui serait pénible pour certaines catégories de personnes.  On préféré les compositeurs morts et la mort  est effectivement une forme de transcendance qui n’éveille pas  de douleur chez les gens qui ont du mal à assumer la dualité masculin/féminin et tentent par tous les moyens de la  « réduire » ou de la transposer sur d’autres plans.
Or, l’on s’aperçoit qu’une telle stratégie de communication conduit à une impasse. On voit bien que l’Etat est peu ou prou impuissant à créer des emplois. Il serait peut-être plus heureux d’accepter l’idée que les  hommes sont plus doués pour créer des emplois que les femmes. Autrement dit, la crise actuelle serait selon nous liée à la non reconnaissance par la société du rôle créateur des hommes.
Et cette crise est extrêmement difficile à résoudre quand on prend conscience que cela exigerait une réévaluation radicale de certaines idéologies utopiques. L’on peut cette fois  bel et bien parler de la nécessité d’une révolution copernicienne puisque tout est lié à la question : qui tourne autour de qui ? Est-ce le soleil autour de la Terre ou l’inverse. Ce n’est qu’en renonçant à tout postulat égalitaire entre les sexes que nous sortirons de la crise et ce sont les sociétés qui le comprendront le plus vite qui  prendront l’avantage. Or, la gauche est  plombée par un certain féminisme qui s’est manifesté de façon caricaturale avec la parité ministérielle. Ce signal est carrément en contradiction avec l’affirmation non pas d’une égalité mais bien d’une complémentarité.  
Mais pourquoi les femmes n’acceptent-elles plus l’idée de complémentarité au niveau socioprofessionnel ? Il faut comprendre que si les femmes ne jouent pas le rôle qui leur incombe, c’est une cause de déséquilibre et d’appauvrissement.  En effet,  les femmes ont vocation  à démultiplier l’impulsion masculine.   Logiquement un employeur emploie plus d’un employé, ce qui va totalement à l’encontre de l’idéologie du couple laquelle semble être devenue un schéma dominant bien que totalement décalé. Tout le monde est d’ accord cependant pour admettre qu’il puisse y avoir des centaines voire des milliers d’employés, de salariés dans une entreprise. Mais peut être le mot « entreprise «  aussi finit-il par devenir une abstraction qui évite de se référer au masculin.  On emploie même des sigles où le mot entreprise n’est plus qu’une initiale (genre PME etc.)
Combien de temps faudra-t-il à la France, à l’Europe pour se délester d’une mythologie féministe qui a fait long feu et qui est la cause principale et inavouable de la crise, qui  crée un double langage, un énorme gâchis de potentialités.  Ce n’est pas à l’Etat qu’il faut faire appel mais au monde masculin  que l’on a fini par appeler « Etat », ce qui aura conduit à une vision de plus en plus abstraite du masculin. ce qui confère aux débats actuels un caractère assez surréaliste.  
Il revient à la Droite  d’aller jusqu’au bout de l’idée d’une décroissance de l’Etat à condition de privilégier  le fait que l’Occident ne survivra qu’en maintenant puissamment son pôle masculin qui a toujours été le moteur de son rayonnement. Les sociétés qui ne seront pas disposées à cet aggiornamento seront condamnées à la décadence.
 
JHB
19.05.13

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