Astrologie et âges de la vie

Posté par nofim le 26 mai 2013

La question des âges de la vie et l’Astrologie
Par  Jacques Halbronn
Quand un astrologue veut présenter le savoir astrologique, il peut être tenté de recourir à ce que l’on appelle parfois la « théorie des âges » (cf Jacky Alaïz, en mars 2013 sur teleprovidence). On s’interrogera ici quant au bien fondé et aux limites d’une telle approche.
Le premier point qui fait problème, c’est que le point de départ est la date de naissance, quel que soit, par ailleurs, le découpage des âges utilisé, ce qui signifie que nous sommes décalés les uns par rapport aux autres puisque nous n’arrivons pas au même âge, tous, au même moment, ce qui est une vérité de la Palisse. Cela évite de déterminer une cyclicité universelle dont l’astrologie aurait si grand besoin.
Le deuxième point, c’est que  l’attribution de tel âge à tel astre tient compte d’un certain ordre astronomique mais ne préjuge aucunement du positionnement de l’astre désigné au cours de l’âge en question. En ce sens, cette astrologie fait abstraction du mouvement des planétes. On tient certes compte de l’ordre des planétes mais pas de leur mouvement alors même que l’astrologue, par ailleurs, va passer à l’étude du thème, ce qui constitue une solution de continuité.
Le troisième point, c’est que l’on assiste ici à un état archaïque de l’astrologie qui se sert des dieux plus encore que des planétes et l’on peut même penser que les planétes ont été baptisées dans l’ordre des âges et non l’inverse. C’est parce que Mercure aurait été associé au début de la vie qu’il correspondrait à une planète proche du soleil. Il n’y aurait donc pas lieu de s’extasier, comme le fait Jean-Pierre Nicola, sur une telle correspondance qui souligne surtout à quel point l’astrologie est anthropocentrique.
Le quatrième point, c’est qu’il n’y a selon nous aucune obligation pour l’astrologie à se servir de toutes les planétes du système solaire sous prétexte que les différents dieux planétes servent pour la théorie des âges.
Le cinquième point, c’est que si l’on voulait appliquer intelligemment un tel dispositif en astrologie, celui-ci servirait avant tout à baliser les phases successives d’un cycle, quelle que soit sa durée, à la façon d’un zodiaque, s’inscrivant dans le parcours de chaque planète et parcouru au rythme de celle-ci. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’existe le dispositif des domiciles des planétes qui associe dieux planétes et signes sans aucun souci de réalisme astronomique. Dans le même style, les correspondances dieux-planétes et jours de la semaine.
Toutes ces considérations soulignent l’existence d’un clivage à la fois diachronique et synchronique. Entendons par là que l’astrologie n’entretint au  début de son existence qu’un rapport aux dieux puisque les planétes n’étaient pas encore connues, à la différence de la Lune, qui n’en est pas vraiment une. On avait mis en place une dialectique Lune/étoiles fixes et donc les dieux planétes (on désigne ainsi les dieux qui serviront par la suite à baptiser les planétes) ne servaient qu’à désigner, comme on l’a dit, des stades successifs, ce que l’on retrouve aussi dans la migration des âmes telles que décrite par Platon.
Ce n’est que dans un deuxième temps que l’astronomie commença à saturer l’astrologie d’informations dont elle n’avait que faire et qui continuent depuis à l’encombrer et à la défigurer. Il s’agit donc d’en revenir à un stade antérieur à cette planétarisation à outrance de l’astrologie. Qui la plombe, et qui n’a fait que s’aggraver avec les nouvelles planétes.
D’aucuns, jouant sur les mots, ont cru pouvoir faire l’économie de cette archéologie en tenant le raisonnement suivant : vu que l’astronomie est la source de l’astrologie, remontons à la source. Donc, ce que nous enseigne l’astronomie aujourd’hui nous renvoie ipso facto aux origines de l’astrologie. Nous rejetons formellement un tel postulat. L’astronomie moderne est bel et bien étrangère à l’astrologie antique et l’astrologie antique est la clef de l’humanité actuelle profondément marquée par ses racines et nullement concernée par les progrès de la techno-science car l’homme n’est pas une machine que l’on peut perfectionner du jour au lendemain.
L’astrologie est une instrumentalisation du ciel par les hommes. Elle est un fleuron de la conquéte du monde par eux. Elle fait partie de notre héritage ancestral. Cette astrologie a peu à voir avec celle qui se présente de nos jours sous ce nom.
JHB
30.03.13

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