L’astrologie des fluctuations

Posté par nofim le 26 mai 2013

Il n’y a pas de pensée astrologique sans un processus de décantation tant du matériau historique que du matériau astronomique. Mais comment procéder à une telle double structuration des choses ? Est-il plus aisé de partir d’un ordre cosmique ou d’un ordre social ?Peut-on imaginer la façon dont les Anciens ont pu vouloir  se représenter le ciel ? Peut-on se faire une idée des rouages, des mécanismes sociétaux ? Une telle recherche semble se révéler actuellement impuissante, d’où des solutions « globales » qui consistent à tout prendre tant dans le monde d’en haut que dans celui d’en bas, comme on peut l’observer chez les astrologues qui ne trouvent de repères ni chez les astronomes/astrophysiciens, ni dans la sociohistoire.
Les astrologues aimeraient bien que ces choix aient été fait pour eux, avant eux et s’y tenir. Mais ce qui leur est transmis est pour le moins embrouillé et les deux plans considérés ont bien du mal à s’emboiter l’un dans l’autre sauf à se contenter d’une certaine inconsistance mutuelle.
Il nous semble qu’il faut poser un certain nombre de principes, de présupposés tels que ceux de récurrence, de flux et de reflux, qui sont communs à ces deux plans, auxquels on ajoutera ceux de visibilité et de lisibilité, donc d’intelligibilité qui relèvent d’une certaine ergonomie du système. Soit une visualisation possible de ce qui est étudié tant dans le ciel que dans notre monde sublunaire.
Inversement, on éliminera tout ce qui est étranger à un tel préalable de lisibilité. Qu’est-ce donc qu’un ciel lisible, qu’une Histoire lisible ? On ne peut pas, en effet, se permettre de renoncer à l’exigence de comprendre, de percevoir. Il importe aussi de définir ce qu’a pu être un projet connectant nos deux plans, quelle que soit, par ailleurs, l’instance qui en soit, qui en ait été à l’origine. C’est l’ensemble de ces facteurs qu’il convient de concilier et d’avoir en tête. Ce qui implique de ne pas se fourvoyer dans l’irrationnel, dans le factuel ou en tout cas d’en sortir.
Qui dit lisibilité implique qu’on ait le temps de  capter le signal ainsi que d’ENS suivre les effets, les réactions. Un signal par trop éphémère ne saurait convenir et des répercussions par trop fugaces non plus. Or, force est de constater le rythme précipité de l’attitude astrologique actuelle dont Roger Héquet s’est fait le chantre (ACB)..(cf notre entretien en février 2013 sur teleprovidence). Non pas qu’en effet, au niveau individuel, il n’existe  une myriade de micro-événements mais est-il du ressort de l’astrologie d’en rendre compte, surtout si, pour ce faire,  on doit faire appel à des données astronomiques fictives fourmillantes (technique des directions qui correspondent à des mouvements non perceptibles dans le ciel).
Il convient de raison garder et de ne pas renoncer aux réflexes que nous avons dans la vie courante. Pourquoi accepterait-on de l’astrologie ce que l’on n’accepte pas dans la gestion habituelle de notre vie sociale ? demanderons-nous. (cf notre brochure «L’astrologue face à son client »,  en ligne, avec une série de croquis humoristiques). Autrement dit, la plupart des gens qui font de l’astrologie seraient, selon nous, en décalage par rapport à leurs propres pratiques de vie, d’où une conflictualité sous jacente et une certaine mauvaise conscience de leur part qui expliquerait leur difficulté à verbaliser leur démarche astrologique…Nous pensons que l’astrologie représente un monde paralléle qui s’ouvre à des personnes qui vivent mal dans notre monde, notamment en ce qui concerne la sexuation, l’autorité.
Donc, il importe de revoir l’enseignement de l’astrologie pour qu’il soit plus en phase avec le « sens commun », quitte à perdre une clientèle névrosée, en quête d’échappatoires. D’où la notion de fluctuation par opposition à une astrologie « ponctuelle ». Qui se manifeste déjà dans cette importance accordée au thème natal, ce qui passe par une connaissance extrêmement précise de l’heure de naissance, prônée par un Didier Geslain (cf ses conférences, en partie reprises  sur teleprovidence). Or, quelque part, une telle volonté de saisir au vol le moment fugace  est révélatrice d’une certaine philosophie assez stressante et malsaine. Un peu plus tôt, un peu plus tard et tout bascule en un rien de temps, ce qui rejaillit inévitablement sur le processus de datation elle-même millimétrée. Rappelons que les directions primaires dérivent de la carte du ciel et ont constitue les base de l’astrologie pendant des siècles, même si par la suite d’autres techniques ont pu prendre le dessus. (transits).. Mais l’astrologie en est restée au stade de la date précise et c’est là sa principale erreur méthodologique..
A cette astrologie « ponctuelle », ‘instantanée », nous opposerons donc une astrologie du flux et du reflux qui implique une toute autre idée de la durée, du temps astrologiques, tant au niveau astronomique qu’au niveau événementiel. Cette astrologie des flux se révèle extrêmement économe de ses moyens à la différence de l’astrologie ponctuelle.
En effet, à partir du moment où on laisse du temps au temps, un même facteur peut servir et couvrir une longue période. Et l’on peut parler, si l’on veut, d’une « orbe » importante alors que l’astrologie qui gère un grand nombre de données tend à ne pas accorder du tout d’orbes (cf l’ ACB), vu que les astres se retrouvent comme dans une boîte de sardines ou dans le métro aux heures de pointe, serrées les unes contre les autres. Avec l’astrologie des flux, on voit la configuration concernée se former, se constituer, se défaire sur un temps relativement long et parallèlement, l’on voit ses effets également se développer progressivement puis se dissoudre graduellement. d’où une visibilité sans commune mesure.
Cela dit, au regard de la clientèle des astrologues, il est toujours loisible de s’interroger sur ses demandes et ses attentes. Il doit certainement exister des gens qui correspondent à l’astrologie type ACB de Roger Héquet (Ed. Dervy) qui vivent sous tension des situations qu’ils sont seuls à connaitre. Or, notre astrologie, quant à elle, concerne des situations vécues collectivement et donc « visibles ». On n’est pas dans le secret du confessionnal.  C’est dire que toute approche astrologique de ce qui est purement individuel ne nous intéresse que très relativement car le flux est transindividuel, il implique des séries de situation comparables, une hirondelle ne  faisant pas le printemps. Qui dit flux, au sens social, dit collectif.
Flux et reflux sont les deux faces d’une même médaille. On n’appréhende une face que par rapport à l’autre, ce qui exige que les deux tendances alternent assez rapidement et non sur des décennies ou des siècles car là encore cela manquerait en visibilité.  Un cycle trop long ne garantit pas la conscience du flux et toute prévision astrologique doit être dialectique ou en tout cas prévoir une culmination et une dépression. Inversement, des cycles trop brefs ne font pas apparaitre la durée et donc empêchent d’appréhender le flux.
Peu à peu, on l’aura compris, se dessine le portrait robot de la « bonne » astrologie, celle qui ne porte pas les stigmates de traumatismes, de perturbations de tous ordres qui l’ont dénaturée.
 JHB
29. 03. 13

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