La civilisation de la teinture

Posté par nofim le 26 mai 2013

Toujours en quête d’un concept ou d’une image permettant de caractériser un ensemble de comportements nous est venu récemment le mot « teinture » qui vaut tant sur le plan culinaire que sur le plan du mimétisme. Qu’est-ce qu’une tasse de chocolat sinon de l’eau teinte ou teintée ? La teinture est un vernis mais elle a une acception plus large en ce qu’elle implique plus facilement le mélange. On se vernit les ongles mais on se teint les cheveux, habitude plus typiquement féminine, au demeurant. Qui plus est, le verbe teindre comprend un dérivé préfixé particulièrement évocateur : déteindre, synonyme de capillarité. On sait que lorsque l’on met des vêtements de couleur ensemble, cela risque de déteindre, c’est-à-dire de surimposer, brouiller les choses et si notre société est marquée par un tel phénoméne, n’est-il pas bien difficile de s’y retrouver et de s’y reconnaitre, ce qui autorise toutes sortes de revendications égalitaires qui profitent de la confusion des genres?
La teinte- et son corollaire la « déteinte »-  est la touche qui permet de donner le change, de tromper son monde, à peu de frais.
Nous serions tentés de parler de teinture en matière alimentaire, de mixture. Une sauce  va « teindre » une viande, tant sur le plan visuel que gustatif ou olfactif. Elle  fera croire que c’est tout le produit qui est caractérisé par ce facteur additionnel  voire que des produit très divers ne font qu’un puisqu’ils sont porteurs des mêmes marqueurs. Il y aura tromperie sur la marchandise/
Mais diront certains, non sans un certain cynisme, est-ce que tout n’est pas affaire de teinture, ce qui justifierait que l’on recourût à de tels procédés ? Cela n’est pas sans évoquer les études sur le « gender », le genre auquel se réduirait le sexe. Tout ne serait que teinture.
Comment apporter la preuve du contraire ?
Or, si l’on reprend le débat au niveau culinaire, il est clair qu’il existe des subterfuges autour de toute une partie de la gastronomie. On peut aussi assimiler à de la teinture tout recours à des objets à la différence de ce qui est organique. Mais seul le recours à des statistiques semble permettre de ne pas se laisser leurrer par la teinture. Le doute est permis et l’on répond que l’avenir  nous dira ce qu’il en est vraiment, ce qui laisse un sursis pour ceux qui entendent profiter d’un tel questionnement.
Il faudrait prendre sur le fait, en flagrant délit ceux qui utilisent, sans vergogne, un tel stratagème. Chassez le naturel, il revient au galop.Ce qui est clair, c’est qu’une société qui se voit ainsi abusée est menacée de dysfonctionnements. Et c’est bien là que le bât blesse tout comme une personne qui se nourrit mal va dépérir. Toute addiction (addition) est nuisible.
C’est pourquoi nous pensons qu’il faut à tout prix éviter de créer un monde vivant selon le même modèle au nom d’une modernité qui chercherait  à imposer sa loi systématiquement.  Il est vital pour l’Humanité que plusieurs systèmes sociopolitiques cohabitent de façon à ce que l’on puisse faire de comparaisons, que l’on ait des groupes témoins. En ce sens, le communautarisme, l’existence de « sectes », nous apparait comme un garde-fou face à des utopies universalistes. C’est d’ailleurs ainsi que l’Humanité a probablement progressé, évolué en mettant plusieurs fers au feu.  Le cloisonnement des modes de vie pourrait apparaitre au XXIe siècle comme la meilleure solution et  il ne faudrait pas que 1989 apparût comme le début d’une ère « mondialiste », ne connaissant plus qu’un seul et unique modèle et condamnant un peu vite telle ou telle pratique jugée rétrograde.  Ceux qui refuseront l’idée d’une telle diversité, notamment quant au statut de la femme, montreront ainsi qu’ils veulent gagner du temps et  espèrent ainsi parvenir à un point de non retour au regard d’une expérience dominante. Il nous parait donc essentiel que le statut des femmes ne devienne pas identique sur toute la planète et que les sociétés aient le droit de fonctionner différemment, sans droit d’ingérence. Il vaut mieux que l’on multiplie les expériences plutôt que de ne parier que sur une seule d’entre elles.  C’est là un mal qu’il faut dénoncer et combattre avant toute autre menace, d’où l’importance des exceptions culturelles..
JHB
29. 03.13

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