La dialectique astrologique‏

Posté par nofim le 26 mai 2013

L’astrologie et la dialectique du concret et de l’abstrait, du général au particulier
Par  Jacques  Halbronn
On  ne peut comprendre le positionnement de l’astrologie si l’on ne prend pas conscience d’un certain jeu dialectique qui peut parfois « prendre la tête » et qui est rarement explicité dans la littérature et dans l’enseignement de l’Astrologie Ce qui est dommage car cela éviterait des malentendus et de faux débats..
De deux choses l’une, soit l’on part de données abstraites pour tenter de se rapprocher d’une certaine réalité sur le terrain, soit l’on part de données concrètes pour tenter de les inscrire dans des schémas forcément généraux. Dans un cas comme dans l’autre, on est censé opérer une certaine transmutation.
Une règle impérative pour toute personne qui entend appliquer une grille astrologique à une réalité forcément brute et inexploitable telle quelle, est de procéder à une certaine décantation du matériau brut constitué par un « événement », par une « personnalité », par une « vie » (biographie). Ce processus de « réduction » – bien connu en alchimie- permet des rapprochements entre le cas étudié et tout un ensemble d’autres cas du même ordre. D’où cette dimension classificatoire propre au savoir astrologique, notamment sous la forme d’une typologie zodiacale ou d’une typologie planétaire. En astrologie, il ne saurait y avoir de cas unique, de cas isolé, une fois le travail de réduction entrepris.
Et puis, en sens inverse, comment passer de la grille astrologique, intrinsèquement abstraite, à un discours censé traiter d’une certaine réalité, le cas le plus frappant étant bien évidemment celui de la prévision.
Si l’on peut comprendre comment passer du particulier au général, il semble assez peu évident de passer du général au particulier. L’astrologue se voit donc condamné à s’en tenir à une certaine abstraction, sauf à nourrir ce « squelette » de données particulières forcément extra-astrologiques pouvant lui être fournies et qui viennent s’ajouter, compléter le schéma de base. Mais cela implique une certaine coopération de la part du client qui est invité à effectuer les corrélations entre les mots de l’astrologie et de l’astrologue et le vécu, le ressenti du client.
Les qualités que l’on demande  chez un astrologue, c’est d’être en mesure de rapprocher  ce qui pouvait sembler différent, spécifique de façon à être en mesure de le mettre en équation alors que le client, quant  à lui, doit être capable de procéder à la démarche inverse, à savoir traduire à son propre niveau, dans son propre contexte, ce qui vaut de façon générale pour le plus grand nombre. Si l’on ne réunit pas ces deux conditions, la consultation astrologique ne fera guère sens.
Qu’on ne se leurre pas : annoncer une échéance « grave », reléve d’une abstraction et cela reste forcément « vague », « flou ».  A bon entendeur salut.  Souvent, l’astrologue est tenté de compenser ce propos assez  général par une précision dans la datation.  Mais que vaut un tel dosage ?
Nous pensons, tout au contraire, qu’il faut aussi rester dans le vague en ce qui concerne les dates. Le changement indiqué peut s’étaler sur plusieurs mois et il s’agit surtout d’une « fenêtre », d’une « fourchette ». C’est comme une épidémie, tout le monde n’est pas touché en même temps. Il faut laisser du temps au temps.Car ce n’est pas un individu isolé qui est visé mais bien toute une population. Il y a un effet boule de neige. Une prévision ne saurait en effet être réservée à une seule personne, ce qui signifie qu’on ne peut dater que très largement.
En revanche, il importe de respecter un principe dialectique. L’astrologue doit annoncer une chose et son contraire en indiquant comment l’on passe de l’une à l’autre au cours d’un certain laps de temps.  C’est pourquoi le mot « grave » n’est pas très heureux quand il s’agit de prévoir car à quoi s’oppose « grave » ? Nous préférerons parler de « pression » et d’absence de pression, ce qui a l’avantage insigne de renvoyer à une notion d’énergie. Nous dirons donc qu’il y a des périodes – car il y a un certain continuum- qui exigent de la part des protagonistes de prendre beaucoup « sur eux-mêmes » et d’autres où les protagonistes  sont moins disposés à supporter certaines contraintes, d’où un certain relâchement moral, comme on peut le voir actuellement avec Jérôme Cahuzac qui a « avoué », qui ne pouvait plus supporter un tel poids sur sa conscience alors qu’il avait tenu le coup jusque là.. Il  y a un temps pour chaque chose mais il n’y a rien de nouveau sous le Soleil ( Livre de l’Ecclésiaste). Dans les deux cas, cela peut être « grave », ce qui montre que cette expression ne veut pas dire grand-chose dès lors qu’elle est susceptible de correspondre à des cas de figure opposés.
La dualité de l’astrologie n’est pas, comme le croit Patrice Guinard, articulée sur plusieurs planétes.  On est, selon nous, dans le A et le non A, donc dans le binaire. Un seul astre suffit, une seule configuration, le reste n’étant que le déroulement d’un processus avec un temps mort inhérent au système.
Il est évidemment difficile de ramener les choses à l’essentiel, à évacuer l’anecdotique, de ne pas généraliser à partir d’un contexte particulier, de ne pas prendre l’exception pour la règle. C’est que le monde tel qu’il se donne à voir est trompeur, équivoque. Certains diront que justement grâce à l’astrologie, en dressant le thème, on atteint ipso facto à un certain degré d’abstraction Mais le problème du thème, de n’être lui-même qu’un matériau astronomique brut qui n’a qu’une valeur très relative car selon nous l’astrologie est née d’une décantation du matériau astronomique,  à savoir qu’elle a opté pour certaines configurations et en a ignoré d’autres, à commencer par celles qui étaient inconnues dans l’Anuité, au Moyen Age et à la Renaissance.
.Le mot clef de l’astrologie est décantation : décantation de l’astronomie, décantation de la réalité brute aussi bien du point de vue de l’astrologue que du client, invité, lui aussi, à  ne pas s’en tenir à l’illusion d’une complexité infinie en  développant l’idée d’une complexité infinie de l’astrologie  liée à une lecture délibérément embrouillée du cosmos..
JHB
04. 04/ 13

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