La dimension collective du féminin

Posté par nofim le 28 mai 2013

Dans notre travail de réflexion et de recherche sur le féminin et les femmes, la femme nous apparait de plus en plus comme un être collectif, beaucoup moins « individualiste » que l’homme, moins « personnel » et somme toute moins original, on le voit notamment dans les phénomens de mode avec des formules reprises à l’identique par un grand nombre ( Panurge), ce qui n’est pas sans faire penser à des « consignes », à des « interdits » (ce qui est dit ‘entre » plusieurs personnes).
Paradoxalement, les femmes sont attirées par le concept d’individu, on le voit dans leur engouement pour l’astrologie et les horoscopes avec des portraits « sur mesure ». Mais on est souvent fasciné par ce qui nous manque.
On reproche souvent aux femmes de ne pas savoir garder un secret, cela correspond effectivement à cette idée de conscience  collective.  Les proches d’une femme ne peuvent qu’entrer dans la confidence. Ils la conseillent et elle est en demande d’où d’inévitables fuites. Une arme de la femme est d’ailleurs la rumeur.
Face à la femme, hydre à plusieurs têtes, se dresse l’homme, le héros, tout seul. Voilà qui illustre bien la dialectique du masculin (un) et du féminin (multiple). Si la femme s’appuie  sur les « siens », l’homme, quant à lui, se repose sur lui-même,  il la joue « perso ». On est dans la communication « interne » et non pas « externe », ce qui signifie qu’il se passe beaucoup de choses dans sa tête, ça s’agite,  c’est le creuset des idées qui se succédent mais toujours en circuit fermé. En ce sens, l’homme, même dans la solitude, est «pluriel » à l’intérieur de lui-même, ce qui fait qu’il ne faut pas trop se fier à son « isolement ». A contrario, une femme seule est réellement handicapée car elle ne trouvera pas en elles assez de ressources. Opposition entre introversion et extraversion.
La femme, de ce fait,  est plus sociable que l’homme en ce sens qu’elle sera plus fidéle en amitiés, puisque ses amis font en quelque sorte partie d’elle-même, constituant une sorte d’organisme collectif, d’équipe, de réseau. L’homme, quant à lui, est plus libre de ses mouvements et s’attache et se détache plus facilement, du fait d’ailleurs de sa faculté à faire le deuil, à oublier, à se nettoyer de l’intérieur, à faire le vide dans sa tête. A l’intérieur de lui-même, il ne laisse guère de place aux sujets secondaires, évite de se disperser, se concentrant sur ce qui en vaut la peine. Par comparaison, la femme  perd beaucoup de temps à gérer ses relations avec autrui, elle ne peut se permettre de négliger ses proches avec lesquels elle est en symbiose alors que l’homme a des liens plus superficiels et plus précaires, du fait de son économie personnelle, plus égocentrique avec des performances individuelles supérieures.
Les relations entre les deux sexes ne sont certes pas de tout repos, du fait des différences de fonctionnement et donc de valeurs, de priorités.  Le probléme des femmes, c’est la lourdeur des communications, l’éparpillement des énergies. La femme est souvent absorbée par son entourage alors que l’homme  est plus en mesure de s’en délester, de s’en distancier, ne comptant finalement que sur ses propres performances.
Le point faible de l’homme est ce que Jean-Jacques Rousseau appelait « l’esprit de l’escalier », c’est-à-dire les idées qui viennent trop tard. La femme a besoin d’espace, l’homme a besoin de temps. Priver la femme de son espace et l’homme de son temps, c’est les affaiblir. Autrement dit, dans l’immédiat, l’homme ne donne pas le meilleur de lui-même mais s’il a du temps, il peut surprendre et trouver la parade, la solution, la faille. Il lui faut donc gagner du temps pour entrer en consultation avec lui-même. Là encore, l’astrologie nous apparait comme une sorte de prothèse pour les femmes en ce que le «thème » avec ses diverses planètes donne une assez bonne idée de la complexité du psychisme masculin alors que la femme, on l’a dit s’inscrit, s’épanouit  au milieu de personnages en chair et en os.  Chacun dispose ainsi de ses propres armes. Chez la femme, le consensus, la rumeur, le « mot d’ordre » et chez l’homme, le coup de génie,  l’idée à laquelle personne n’avait songé et qui rend obsolète les approches précédentes. Il est clair que lorsque l’homme a  pris une décision, en lui-même, il ne risque pas d’être freiné par qui que ce soit, à condition toutefois qu’il parvienne à faire régner la paix et l’harmonie dans sa tête, ce qui est crucial autant que pour la femme le calme autour d’elle. En ce sens, les femmes ont une certaine faculté à  gérer l’ordre extérieur, à diriger mais beaucoup moins à y voir clair dans leur tête. On voit donc qu’il y a une certaine complémentarité entre les deux sexes.  C’est un peu la tête et les jambes, l’idée et ses applications multiples. Pour dominer l’homme est contraint de mettre la barre toujours plus haute et de déstabiliser les gens par la nouveauté de sa démarche.  Sans cet atout, ce joker de la nouveauté, l’homme est rapidement débordé par la meute féminine. Et c’est pourquoi la femme se méfient de ce qui est inédit et qui risque de rendre obsolète son savoir-faire et la contraindre à s’initier auprès de l’homme en lui faisant allégeance.
 
 
 
 
JHB
28. 05.13

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