Les femmes et le Temps

Posté par nofim le 17 mai 2013

Lorsque quelqu’un  lit un texte écrit par un autre, dans un autre temps, il y a comme une distorsion temporelle qui se produit, une rupture de causalité.  Il se produit des interférences entre le présent et le passé même si l’on cherche à donner le change en mettant une petite couche de présent par-dessus. Or, c’est ce qui se produit quand quelqu’un lit un texte devant nous : il est certes devant nous, il sort de sa bouche des sons ici et maintenant mais quelque part cela sonne faux et  si nous ne sommes pas totalement abrutis, nous le ressentons ainsi.
De plus en plus, notre temps est pollué par  de tels décalages diachroniques qui tendent à aplanir le temps, à lui ôter de son relief. C’est flagrant quand on nous fait passer certains messages en boucle. On entend quelque chose mais cela  émane d’une source absente, lointaine avec laquelle il n’y a pas de communication possible. Car tel est bien là le problème, celui qui s’exprime devant nous n’est pas responsable de ce qu’il dit, puisque ce qu’il dit appartient  à une autre temporalité.
On en arrive à  une certaine forme d’abstraction de par un tel nivellement temporel qui  justifie que l’on puisse croire que ce qui était « vrai » hier puisse l’être aujourd’hui.  Par « vérité », ici, nous entendons la vérité de l’instant, de l’interaction avec un lieu donné, avec un interlocuteur donné. La vérité de la relation est de moins en moins respectée. On tient des propos qui ne s’adressent  à personne en particulier même si celui qui les profère fait semblant de les improviser et de nous les adresser.  Le contact est truqué.
Les femmes sont particulièrement concernées par une telle problématique et elles ne peuvent d’ailleurs y faire grand-chose sinon le reconnaitre. Cela nous renvoie d’ailleurs aux machines qui sont dans l’intemporalité. Une machine ne tient pas compte de l’instant, de l’environnement. Le temps ne compte pas si ce n’est au niveau quantitatif, de la durée. C’est une autre façon de vivre le temps, de parler du temps et il ne faut pas se leurrer.
Chaque fois qu’une femme lit un texte écrit par un autre, joue une musique composée par un autre, elle se trouve en porte à faux avec le temps. La femme est constamment entre deux temps, celui de la source et celui de l’expression ponctuelle qui souvent passera par une répétition indéfinie du même propos, inlassablement. Or, en bonne logique, on ne saurait se répéter, ne pas tenir compte d’autrui. Or faire semblant de s’adresser à l’autre avec un support déjà constitué, c’est un simulacre, c’est une farce. Même dans le rapport sexuel, il peut y avoir une part de comédie de la part de la femme. Quand est-elle dans l’authenticité, à force de maquillage, d’adjuvants, de suppléments et de compléments ?
Or, faire appel à des supports préétablis, c’est bien ne pas se contenter de ce que l’on peut faire  à un instant T. En ce sens, la femme est fortement aliénée par le passé qui  envahit son présent. On a des exemples dans la Bible de tels subterfuges.  Jacob veut épouser Rachel mais on le force à prendre aussi Léa, par-dessus le marché.  Souvent, il y a un passager clandestin dans l’accord proposé, une clause qui  modifie    ce qui avait été convenu, qui vient s’ajouter. On a parlé dans un précédent texte des expédients ordinaires de la cuisine qui fait que l’on ne mange pas ce que l’on croit manger, car notre goût est délibérément trompé par une sorte de tour de passe-passe, de quiproquo.
De plus en plus,  il faudra exiger de vivre au présent et d’évacuer tout ce qui est importé d’un autre temps.  On interdira toute lecture de texte, de partition. Tout devra émaner de la personne en chair et en os et on n’acceptera plus les clones sauf à ce que cela soit reconnu explicitement. Mais on ne discute pas avec un clone. C’est une communication à sens unique.
 
 
 
JHB
10.05.13

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Les femmes et la cuisine

Posté par nofim le 17 mai 2013

Dis-moi comment tu manges et je te dirai qui tu es.  On parle ici des habitudes, des réflexes alimentaires. C’est ainsi que les personnes qui ont la manie d’ajouter systématiquement des sauces, des ingrédients de toutes sortes à tout ce qu’ils mangent  nous font entendre qu’elles se moquent  quelque peu de produit d’origine  et privilégient le résultat final.  Tout se passe comme si ce qui  était donné au départ était comme indéfinissable.
Il y a tout un art de la cuisine qui consiste à précisément  « truquer » le produit, à le « sauver » par le jeu des additions, lesquelles deviennent plus importantes, plus récurrentes  que les produits dont on part et qui, eux, peuvent varier. La cuisine homogénéise le goût  et  unifie en quelque sorte la diversité des apports.
Mais ce faisant, est-ce que cet art de la cuisine n’est pas plus généralement art de vivre, une éthique  qui privilégie  ce qui est ajouté sur ce qui est, une critique de la démarche ontologique, un existentialisme  où l’existence  se superpose sur l’être, au nom du devenir ? On connait la formule de Simone de Beauvoir, la compagne de Sartre,  sur la femme et le devenir qui nous apparait comme une fuite en avant où le futur, au fond, est censé révéler un passé qui autrement nous échapperait.
Tout ce qui est de l’ordre de l’être, de l’ordre du passé  serait en fait inaccessible et, faisant ainsi de nécessité vertu, ce qui compte c’est ce qui vient après (qui de-vient, qui dé-vie (via). On pense à la parabole de celui qui cherche un objet non pas où il l’a laissé  mais où il y a de la lumière.
Visiblement,  cette  passion « culinaire » qui est celle des ingrédients, du « plat » et non du produit en soi, révélé une certaine impuissance à accéder à l’essence des choses, à leur origine. Et cela caractérise  le psychisme féminin ainsi que celui des homosexuels qui  se situent plus dans le signifié que dans le signifiant. Car là encore,  le signifié est ce qu’on ajoute comme sens au mot alors que le signifiant c’est la production du mot  par-delà toute application spécifique, contextuelle.
Celui qui se nourrit  de nourritures  complexes, constituées de produits de base en quelque sorte « neutres », comme l’est tout ce qui se  fait au moyen des céréales, que l’on va enrichir en recourant à un arsenal d’ingrédients qui vont exciter le goût par-delà tout rapport avec la qualité intrinsèque du produit, confesse qu’il se considéré comme un profane, à qui l’entrée dans le temple de l’être est interdit. Nous opposerons ainsi vigoureusement le « plat » et le « produit ». Le couscous ou la paella sont des plats, un poisson, un steak, un fruit sont des produits dont la qualité peut certes varier mais qui est ce qu’elle est, qui ne ment pas, qui ne se farde pas.
Les femmes, dès lors qu’elles s’éloignent du produit pour aller vers le « plat » (ce qui désigne au départ un contenant (les Anglais appellent l’assiette « plate ») ce qui tient ensemble des choses diverses en une pseudo-unité),  se situent ipso facto en aval, après la bataille de l’être pour s’inscrire dans une problématique de l’avoir. Leur philosophie n’est pas celle du début des choses mais de la fin des choses  et c’est pour cela qu’elles sont attirées par l’annonce de la fin des temps, par les signes qui annoncent  que les choses ont radicalement et définitivement changé, ce qui revient à relativiser le statut de l’être qui n’est plus que provisoire, précaire. Les femmes  tentent  viscéralement de précariser l’être, le début, l’origine et à la limite le pouvoir, ce qui est en puissance pour se réserver le domaine du « passage à l’acte ». Ce qui compte pour elles, c’est la touche finale qui prévaut sur tout système. Comment cela va se terminer ? Les hommes déterminent, définissent, les femmes terminent, finissent.  L’existentialisme a quelque chose de féminin, jusque dans cette importance accordée à la mort et à l’absurde, chers à un Albert Camus,  auteur d’un Sisyphe. La philosophie existentialiste  correspond bien à une sorte de cuisine de la vie et elle  sous-tend en fait une montée en puissance de la démarche féminine.  Il  conviendrait de s’intéresser aux engagements politiques  d’un Martin Heidegger ou d’un   Jean-Paul  Sartre, en rapport avec les deux totalitarismes du XXe siècle. Nous y reviendrons dans de prochaines études. Il n’est pas surprenant qu’une des rares philosophes de haut rang du XXe siècle soit  Hanna Arendt, un disciple d’Heidegger.
On est consterné de la façon dont les mères de famille initient leurs enfants   à manger des gâteaux plutôt que des fruits, à consommer  des plats qui ne sont justifiés que par la pénurie et qui ne sont que des expédients.  Est-ce par hasard si le pain  a souvent la forme d’un rôti et dans les deux cas on  les coupe en tranche  notamment au petit déjeuner et au goûter.  Quant aux frites, l’on sait qu’elles visaient à imiter la friture de poissons. Il faudrait parler du fallafel, cher au Moyen Orient, c’est-à-dire de ces boulettes végétariennes qui singent les boulettes de viande. On est en plein dans la malbouffe. Or, celui qui trompe son propre corps sur ce qu’il lui donne à manger, qui lui fait prendre des vessies pour des lanternes, ne vise—t-il pas à  étourdir sa conscience, à détraquer son  baromètre intérieur ? On remarquera que celui qui mange n’importe quoi est souvent condamné à faire preuve d’un faible esprit critique.  Celui qui triche avec les nourritures matérielles se prépare à tricher avec les nourritures intellectuelles. Il a l’esprit faussé. En fait, tout se passe comme si l’on nous préparait à vivre dans un monde de pénurie, de vaches maigres, où  l’avoir  remplacera l’être au point que les hommes qui prétendront  accéder à l’être ne seront plus écoutés et donc ne pourront plus affirmer leur supériorité.  Cette cuisine – dans tous les sens du terme,  est le vecteur d’un complot contre l’être et donc contre l’Homme. On nous parle du végétarisme comme d’une solution en oubliant de préciser que le végétarien se hâte de rajouter à ses « légumes » du sel, des sauces de toutes sortes alors que ni les fruits ni les viandes ou les poissons n’ont besoin d’adjuvants.  Le végétarisme  comme le féminisme et l’existentialisme  sont des armes  qui visent  à nous résigner à la décadence.  Ajoutons à cela le machinisme  qui de plus en plus  fera que les dons propres à une personne n’auront plus guère d’intérêt par rapport aux  outils (externes) qu’on lui offrira, ce qui d’ailleurs aboutit à ce qu’on appelle la fracture technologique et à un certain jeunisme, le jeune étant aussi celui qui n’est pas porteur d’être et qui se réduit à un certain formatage, l’éducation étant la panacée universelle du discours féministe..
 
JHB
09.05. 13

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Les femmes et le viol

Posté par nofim le 17 mai 2013

Que nous apprend la question du viol sur le psychisme féminin ?  On entend que  la personne n’arrive pas à gérer  le souvenir de cet événement. On nous parle aussi d’un secret « trop lourd à porter ». Ce qui justifie des peines très sévères. Mais est-ce que le viol est vécu de la même façon pour une femme que pour un homme (par exemple en prison) dans une relation  à caractère homosexuel, si l’on, admet que le viol implique une pénétration ou du moins une tentative ?
Le phénomène du viol nous incite à réfléchir à la façon dont fonctionne le psychisme féminin. Pourquoi les femmes sont-elles si  perturbées par  un tel événement  si  mal vécu   et qui va hanter leur esprit ?
A la lumière des travaux que nous avons consacrés à l’organisation du monde intérieur et du monde extérieur et ce que cela représente pour chaque sexe, nous dirons que ce qui bouleverse la femme,  qu’elle soit plus ou moins jeune, c’est  qu’elle se trouve en face d’un environnement extérieur  hostile, et dans lequel  elle ne saurait avoir confiance. Désormais,  le rapport au monde extérieur se voit hypothéqué car comment  contrôlerait-il  parfaitement  ce qui se passe autour d’elle. Cela peut conduire à un e hypervigilance dans ses fréquentations, à un degré zéro de tolérance de tout ce qui  est perçu comme intrusif.  Mais cela  dénote aussi  une certaine difficulté à  contrôler ce qui se passe dans sa propre tête, l’émergence d’une conflictualité interne que la femme ne parvient pas à juguler. Et c’est probablement cette agression de l’intérieur qui l’emporte sur le spectre d’une agression de l’extérieur.
En effet,  les femmes parviennent assez bien  à organiser le monde dans lequel elles vivent, à se protéger des personnes qui lui font problème. Il leur suffit de ne pas/plus les fréquenter. Mais comment vivre avec  un monde intérieur agité ? C’est cela la vraie torture que quelque part l’on impose à soi-même car comment divorcer d’avec  soi-même ? On en arrive à se détester et en même temps l’on n’arrive pas à garder ses pensées, ses impressions pour soi-même. D’où le besoin, tôt ou tard, de faire quelque déclaration, de dénoncer, de « confesser » ce qu’on a eu à subir. Cela produit une certaine caisse de résonance.
Selon nous,  les hommes ne vivent pas les choses de la même façon  parce que leur relationnel, comme nous l’avons expliqué ailleurs,  n’est pas comparable.  Nous dirons que les hommes sont moins agités de regrets, de remords que les femmes. Ils ont un meilleur contrôle de leur vie « intérieure », ce qui leur permet de neutraliser  leurs pensées.  Ils parviendront assez vite à calmer l’agitation de leur psychisme, à digérer les choses et de plus ils  n’idéalisent pas  les gens autour d’eux et n’éprouvent pas le besoin de communiquer sur ce qu’ils éprouvent, ce qui évite d’autant  tout e amplification du vécu.  Tout événement de ce type sera donc singulièrement minoré chez  un homme « normal ».
Nous avons insisté sur le fait que les hommes n’entretiennent pas une relation  vitale avec les autres, du fait de leur égocentrisme. Toute déconvenue au  niveau relationnel sera donc relative et relativisée. A partir du moment où l’autre est vécu très tôt comme une rencontre passagère, précaire, conditionnelle,  il ne peut  porter atteinte en profondeur. L’investissement relationnel de l’homme est  faible non pas sur le plan quantitatif mais sur le  plan qualitatif  En ce sens, l’homme se liera facilement mais aussi se déliera tout aussi vite. Pour l’homme,  la facilité à renouveler ses relations est  un gage d’immunisation face à ce qui peut venir d’autrui. Certes, il risque fort de se retrouver seul  mais il est, lui-même,  son meilleur ami, avec  des tensions intestins qui se résorbent assez vite alors même qu’il peut supporter un climat d’hostilité ou d’indifférence autour de lui, n’appréciant d’ailleurs que peu les familiarités surtout entre hommes, le style « copain ». A contrario, les femmes ont des « copines » triées sur le volet, et elles restent  souvent très attachées à leur mère car, en fait,  leur entourage fait partie intégrante d’elles-mêmes ; elles vivent en symbiose avec leurs « proches  au point de dire les aimer autant qu’elles-mêmes…En fréquentant autrui, elles évitent de se retrouver seules en face d’elles-mêmes, avec une « conscience » hostile, qui les travaille, qui revient indéfiniment sur  ce qu’il aurait fallu faire ou ne pas faire.
La question du viol   mettrait ainsi en évidence la différence entre hommes et femmes sur le plan du relationnel  interne et externe en ce qu’elle se  situe à l’articulation précisément entre ces deux plans.  Quand on  a un rapport compliqué avec soi-même, est ce que l’on va se lancer dans une dialectique intérieure, dans une réflexion critique sur ses propres opinions ?  Les femmes sont plus ouvertes à la discussion externe qu’à la confrontation interne.  L’inconvénient, c’est que cette dépendance d’autrui pour avancer dans la réflexion accorde trop de place à la rencontre, est trop aléatoire en comparaison avec la puissance, l’excitation du cerveau quand il n’est pas victime d’inhibitions comme c’est bien souvent  le cas chez les femmes. Nous dirons que les femmes  sont capables d’obtenir plus de leur entourage que d’elles-mêmes,  ce qui correspond à une ergonomie moins performante. C’est dire qu’il n’y a rien d’extraordinaire à trouver des femmes en position de direction.,  de Margaret Thatcher à telle souveraine (Catherine II de Russie par exemple)  Ce qui est beaucoup plus rare, ce sont les femmes qui sont capables de fournir des modéles, des structures pouvant se décliner, se valider  sous les formes les plus diverses.
 
JHB
08.05. 13

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Quel Etat Juif ?

Posté par nofim le 17 mai 2013

Nouveaux regards sur la question  de l’Etat,  les exemples  Juif  et français.
Par  Jacques Halbronn
 
En 1897,  Theodore Herzl publiait  Der Judenstaat que d’aucuns préfèrent traduire par l’Etat des Juifs alors que la première édition française, supervisée par  l’auteur,  était bien l’Etat Juif (cf. notre ouvrage, Ed. Ramkat, 2002, « le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle »)  Mais que faut-il entendre par cette expression ? Il semble que ce point n’ait jamais été vraiment éclairci.
Nous avons introduit dans de précédents textes, l’idée d’une revalorisation du rôle des Etats, notamment dans le domaine des rapports entre Economie et Culture. Nous pensons que chaque Etat  a pour tâche de gérer tout ce qui appartient à l’histoire d’une certaine culture se reliant, d’une façon ou d’une autre, au dit Etat.  C’est ainsi que l’Etat hébreu a reçu les « réparations » allemandes au titre des spoliations subies par les Juifs en Allemagne. On a là un rapport intéressant entre deux Etats représentant chacun une certaine population et une certaine Histoire.
Autrement dit, l’Etat Juif  ne se définit pas nécessairement, comme on semble le penser en Israël, comme  un Etat où les Juifs seraient majoritaires, démographiquement parlant mais une instance qui veille à la conservation et à la survivance de tout ce qui est en rapport avec le « judaïsme » au sens très large du terme. Peut-on dire qu’il satisfait pleinement à de telles exigences ?   
A son actif, la perpétuation  de la langue hébraïque  en tant que langue à la fois ancienne (« morte ») et vivante, y compris en ce qui concerne son alphabet, ce qui n’était pas absolument indispensable, selon nous, pour un pays ayant vocation à accueillir des migrations avec les questions d’intégration que cela pose. Le recours aux caractères latins aurait été plus approprié.
Certes, cet Etat « juif »,  a-t-il instauré  une domination juive, quitte  à renoncer à certaines parties du mandat palestinien de départ. Cela commença  dès les années 1920 avec la Transjordanie, c’est-à-dire la « Palestine » au-delà du  Jourdain puis à partir de 1948 avec la Cisjordanie, suite à une nouvelle partition. Mais  du fait du régime démocratique, Israël est préoccupé de l’évolution démographique  arabe  et plus spécialement  s’il devait annexer pleinement la Cisjordanie.  L’on voit que le principe démocratique actuellement en vigueur en Occident  n’est pas forcément approprié pour Israël et confère un caractère assez ambivalent à la politique de l’Etat par rapport à ses voisins. ; Il devrait en tout cas être aménagé  mais est-ce bien le propre d’un Etat Juif que de revendiquer une majorité juive en son sein ? Nous pensons que cet Etat Juif du moment qu’il assure un certain cahier de charges, n’a pas une telle obligation.
En revanche,  nous trouvons que l’Etat Hébreu  ne joue pas pleinement son rôle face à certaines formes d’antisémitisme. Certes, sur le plan quantitatif,  Israël a  accueilli diverses populations juives, avant et après la création de l’Etat en 1947/48. Mais il existe des formes d’antisémitisme plus  sournoises. On pense à un numerus clausus dans les universités, au fait que l’on ne laisse pas des Juifs accéder aux plus hautes fonctions dans certaines institutions. Cela concerne une certaine élite qui se trouve ainsi brimée et qui ne trouve pas  de conditions d’accueil intéressantes en Israël. Or, il serait souhaitable  que les Juifs dotés d’un certain talent soient pris en charge par l’Etat Juif et  n’en soient pas réduits au sort commun des Olim. On devrait pouvoir trouver des fonds dans ce sens.
Cette philosophie de l’Etat et de son rôle, nous  entendons l’appliquer  ainsi à la France avec les enjeux qui sont les siens du fait de son Histoire et nous avons là une bonne illustration de la dimension économique du problème. Nous avons déjà expliqué que la France  doit gérer le dossier de la langue française tout comme l’Etat Hébreu est concerné par celui de la langue du même nom. Pour nous, l’Etat français est habilité à  collecter  des sommes liées à l’usage du français dans le monde de la même façon que tel Etat profite de la richesse de son sous-sol et de son littoral. Ce droit est d’autant plus légitime qu’une langue est le produit d’une histoire, d’une société bien plus que ne l’est un sous-sol pétrolier.
Le problème de la richesse culturelle et  plus spécialement linguistique, c’est que l’on peut emprunter impunément, ce qui n’est pas le cas des ressources minières dont on peut en tout cas bloquer l’accès quand l’Etat le décide. A contrario,  l’emprunt linguistique se perpétue sur le long terme et l’on ne peut du jour au lendemain changer de fournisseur  et mettre fin au commerce engagé.  Or, notre approche de la linguistique  ne consiste pas à considérer une langue comme un tout. On peut très bien ne pas parler français mais employer du français au sein d’une autre langue. En ce  sens,  on pourrait parler d’une diaspora des mots français dans le monde, comme l’ont montré différents linguistes comme Henriette Walter.
Notre point de vue est que l’Etat français serait en droit de percevoir des « royalties «  sur la circulation des mots français dans le monde, à commencer par ceux qui sont véhiculés par l’anglais, par milliers. Il est possible  informatiquement  de suivre le flux des mots français dans le monde, ne serait-ce que sur Internet et de procéder à une forme de taxation qui permettrait à la France d’équilibrer sa balance commerciale car pourquoi certains biens devraient être réglés rubis sur l’ongle et d’autres  ne faire l’objet d’aucune rémunération alors même qu’ils sont  le résultat de la production de cet Etat au cours des siècles. Nous n’entrerons pas ici dans le débat entre linguistes sur la façon de procéder en développant des logiciels appropriés. Cela devra faire l’objet de négociations notamment  au sein de l’espace de la Francophonie. Mais il est clair, pour nous, que le français a «  colonisé » un certain nombre de langues  en Europe depuis l’anglais et l’allemand  jusqu’au russe et au turc (cf. L. J. Calvet, Linguistique et Colonialisme). On dira que le français a fécondé diverses langues, qu’il a joué un rôle de pollinisateur et d’unificateur, de nombreux mots français se retrouvant en plusieurs langues.
 Sur un autre plan, il est clair que l’Etat français a vocation à collecter toute la littérature de langue française  à commencer par les imprimés. Tel devrait être un des objectifs de la Bibliothèque Nationale de France (BNF). Or, il ne semble pas qu’elle dispose du  budget nécessaire pour ce faire. Du moins, devrait-elle posséder des reproductions numérisées (sur le site  Gallica) de la dite production. A notre connaissance, notamment en ce qui concerne Nostradamus,  un tel travail n’est pas conduit de façon systématique. Ce travail passe aussi par la  délicat mise en évidence de textes disparus nécessaires à une chronologie rationnelle.(cf nos articles dans la Revue Française d’histoire du Livre, 2011, 2012, 2013)
Nous sommes donc, on l’aura compris, pour la mise en place dans le cadre de l’UNESCO d’une conférence consacrée au rôle des Etats dans le champ culturel et à ses implications commerciales. C’est là une carte importante à jouer pour l’Europe qui a tant apporté au reste du monde, que cela ait été par le biais de conquétes et d’occupations territoriales comme en Afrique ou en Amérique –(Nord et Sud) ou du fait d’une certaine fascination de tel ou tel modèle européen, ce qui nous renvoie notamment aux effets de la Révolution Française et du Premier Empire en Europe.  Face aux pétro-dollars des uns, nous pensons tout à fait équitable de placer des redevances liées à une certaine imprégnation culturelle.
 
 
 
JHB
08. 05.13

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Les femmes et la musique‏

Posté par nofim le 17 mai 2013

La musique  est une affaire mystérieuse  qui concerne beaucoup de monde en tant que récepteurs mais  une « élite » en tant que producteur, comme le remarquait Claude Lévi Strauss, sans donner d’explication.  On touche du doigt en effet  avec la musique plus qu’avec toute autre activité l’existence d’un certain clivage qui trouve une de ses manifestations les plus flagrantes dans le fait que les compositeurs de musique, du moins ceux retenus par la postérité, sont quasiment tous des hommes.
De nos jours, les concerts publics ont comme programme des œuvres de compositeurs décédés pour la très grande majorité, même s’il existe des espaces voués à la musique contemporaine. Rarement, les deux groupes se combinent. Il serait bon qu’au moins une pièce contemporaine soit jouée à chaque concert et de préférence, pendant qu’on y est, improvisée, ce qui apporte un contrepoint à la musique fossilisée de Bach, Beethoven ou Debussy.  Il y a là une situation étrange que ce rapport  à la musique du passé comme si les compositeurs actuels n’étaient pas à la hauteur de leur ainés. Tout se passe comme si la créativité musicale appartenait à un temps révolu, ce qui irait dans le sens d’une ère décadente, égalitaire. Au fond, la revendication égalitaire des femmes se nourrirait de la déchéance masculine telle qu’elle se manifeste dans le champ musical. Même le jazz serait fondamentalement  une affaire  du passé en ce qui concerne ses « standards » On pourrait aussi imaginer des formules hybrides avec un orchestre jouant une œuvre bien déterminée et un soliste improvisant, ce qui existait peu ou prou avec la pratique dite de la « cadence ». Cela a évolué vers  une partition écrite pour le soliste, ce qui enlève de son intérêt et de son enjeu  à ce dualisme.
Il est clair que pour les œuvres anciennes,  le compositeur est éclipsé par l’interprété qui n’est pourtant qu’un interprètes parmi d’autres. C’est le privilège de la musique contemporaine de permettre la présence du compositeur. Or, une telle absence n’est certainement pas innocente, elle entretient, plus ou moins sciemment, consciemment, une certaine confusion.  L’interprété s’arroge ainsi un  mérite de façon quelque peu indue, son mérite étant en l’occurrence d’avoir fidèlement restitué l’œuvre concernée, ce qui n’est pas en soi un acte hautement créatif et personnel, même si chaque interprété y met du sien, par la force des choses, parfois à son corps défendant. Le traducteur est, comme on dit en italien, un traitre (tradutore-traditore), non pas tant parce qu’il ne rendrait pas la « pensée » de l’auteur mais parce qu’il se substitue à lui.
Mais revenons à ce mystère de la musique qui explique d’ailleurs certains stratagèmes, ce qui fait penser quelque peu à  une problématique alchimique et à ceux qui font vraiment de l’or face aux  charlatans.
A l’origine, selon nous, la musique était émise par la bouche, elle s’articulait sur ce que nous appelons le « toucher interne », qui ne passe pas par les mains. Les mains sont initialement étrangères à la production musicale et font  basculer d’une dynamique intérieure, invisible,  organique à une dynamique extérieure, visible, instrumentale.
Ce toucher interne est d’ailleurs ce qui permet à l’être humain de parler, de pratiquer une langue en reproduisant tel ou te son à volonté,  ce qui ne vas pas sans un certain tâtonnement, donc une tactilité interne qui ne fait aucune place à la main. Que dire de cette formule discutable : l’homme pense parce qu’il a une main ? Or, la main n’est pas le seul vecteur tactile que nous ayons et il serait faux de décider qu’à l’intérieur de notre corps, il n’y a pas de toucher. L’acte de siffler, par exemple, implique un tel toucher « intérieur » que l’on peut tenter de résumer  par une projection de souffle sur certaines parois, sur les « cordes vocales ». Mais cette tactilité interne vaut probablement aussi pour le fonctionnement du cerveau, sur les connexions qui y opèrent et qui peuvent impliquer une forme de « toucher » au niveau du rapport émetteur/récepteur, au sein même de l’organisme et non dans un rapport intérieur/extérieur. Il y aurait en ce sens une dialectique interne yin yang. En ce sens, l’homme autonome disposerait de cette dualité que l’on retrouve au niveau chromosomique. La femme, dans ce cas, se caractériserait par une fonction en moins et non par une fonction complémentaire et d’ailleurs nous sommes très sceptiques sur la notion de complémentarité entre hommes et femmes. Selon nous, il n’y a pas  de complémentarité systémique externe mais seulement interne. Cela dit, de facto,  les femmes prolongent l’impulsion masculine si ce n’est qu’une partie de la population masculine peut tout aussi bien jouer ce rôle, en ne développant pas une certaine polarité interne.
Selon nous, l’acte de création musicale sous-entend une activation interne du toucher, ce qui devrait tôt ou tard être mis en évidence par les neurosciences. Même lorsque le compositeur ne chante pas, ne siffle pas,  il est probable qu’une certaine forme de toucher  interne s’exerce néanmoins dans sa tête  et c’est cette dimension tactile interne qui ne s’éveillerait pas chez les femmes, même si tous les humains sont, à quelques exceptions près, dotés du pouvoir de la parole, ce qui exige une certaine maitrise « tactile ».. Pourquoi donc la parole et non pas la musique ? Nous  répondrons que la parole n’est pas originale dès lors qu’elle passe par l’apprentissage d’une certaine langue codifiée. Ce qui distinguerait précisément la parole de la musique, c’est que  l’une est commune à une population, dans le temps et dans l’espace alors que l’autre est une affaire personnelle qui peut communiquer sans qu’il y ait eu accord préalable. La musique est un langage sans paroles, donc foncièrement libre. La musique est à la source du langage mais le langage échappe à la musique  en  se cristallisant. Autrement dit, tous les humains seraient capables de reproduire des sons mais non de les produire. On n’insiste pas suffisamment sur ce distinguo sémantique entre production et reproduction et souvent une production n’est qu’une reproduction, ce qui est source de confusion. Les femmes reproduisent bien plus qu’elles ne produisent et  elles se sentent surtout capables d’ajouter  quelque chose à la production du fait même de la reproduction, ce qui confère à leur reproduction des apparences de production. On peut l’observer même au niveau externe : si l’on prend le cas de la préparation des « plats » face au produit initial, le souci des femmes est ce qu’elles vont pouvoir ajouter et non pas tant l’amélioration du produit. Là encore, l’on peut jouer sur le mot « améliorer ». Pour un homme, améliorer, c’est  donner un produit de meilleure qualité. Pour une femme, améliorer, c’est  ajouter au produit des éléments qui le rendront plus attractif. C’est tout un programme même ou surtout  si on est peu ou prou dans le non-dit. Selon nous, les femmes se situent dans le monde extérieur, « profane » (hors du temple), elles ne sont pas censées entrer dans la « Cité interdite » mais inversement, les hommes sont censés passer par les femmes, non pas dans le cadre du couple monogamique mais bien sur une base polygamique.
Le grand problème posé par nos sociétés dites démocratiques tient au fait que le nombre est déterminant. Or nous avons vu que l’humanité fonctionne sur le rapport de l’un au multiple. On ne peut mettre sur le même plan les producteurs et les reproducteurs  tout comme on ne peut mettre les producteurs à la merci des reproducteurs sous prétexte que ceux-ci, fort logiquement, sont les plus nombreux.  Le système démocratique tend d’ailleurs à créer une minorité, celle de ses représentants (Parlement), qui est constituée d’une infime partie de la population, ce qui est encore plus flagrant au niveau du gouvernement, de l’exécutif. Mais cette minorité, d’aucuns se plaignent qu’elle ne représente pas la population, d’où des revendications de paritarisme, ce qui est en fait une subversion du système qui longtemps n’a pas inclus  les femmes (y compris à Athènes). C’est dire que la pensée constitutionnelle a du pain sur la planche pour élaborer un système qui tienne compte d’une certaine dualité producteurs/reproducteurs mais aussi, ce qui est un autre sujet que nous avons abordé dans d’autres travaux  d’une certaine cyclicité, au lieu de fixer arbitrairement les échéances.  Nous sommes en faveur d’un constitutionalisme plus scientifique et moins abstrait.
JHB
08. 05. 13

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Le travail et ses déviances

Posté par nofim le 17 mai 2013

En ce début du  XXIe siècle, marqué par la «crise » quelle idée du travail tend à prédominer ? Il semble que  le travail « normal » est celui que quelqu’un exécute à la demande d’une autre personne. Le travailleur se louerait comme on loue un appartement ou un véhicule pour en faire, durant  le temps prévu, ce que bon nous en semble, sur la base d’un contrat s’apparentant à un bail.
Gagner honnêtement sa vie se résumerait au fait que l’on a accepté de se soumettre à la volonté d’autrui en contrepartie d’argent ou de quelque autre bien. Il s’agirait de respecter, de s’en tenir aux accords concernant la volonté de l’employeur ; cela vaut aussi pour les professions dites libérales ainsi que pour les fournisseurs, les « vendeurs » face au client, au patient.
Autrement dit,  on peut faire faire n’importe quoi à n’importe qui du moment  qu’il y a accord sur les conditions.  L’argent sublime le travail, vient conférer à toute tâche une certaine auréole. C’est un adjuvant qui fait passer la pilule de l’ennui, du désintérêt éventuel de ce qui doit être effectué. L’argent n’a pas d’odeur ou plutôt évacue l’odeur de la tâche demandée tout comme tel ingrédient permet de consommer un produit insipide qui ne se suffirait pas à lui-même.
Mais paradoxalement, un travail qui n’est pas effectué à la demande d’autrui  ne donne droit, en principe, à aucune « indemnité » et n’entre pas dans la formule « tout travail mérite salaire ». Si je passe un an à écrire un livre, une musique,  dès lors que l’on ne me l’a pas demandé, commandé, explicitement, cela ne me donne  aucun droit  à une quelconque contrepartie puisque l’argent est  perçu comme une compensation à l’ inanité de la tâche  même si par la suite, il s’étend à des activités qui seraient gratifiantes par elles-mêmes et non par ce qu’elles rapportent.  Ce distinguo est d’ailleurs assez difficile à effectuer tant le travail semble être devenu indissociable du « revenu » qu’il dégage. Par ailleurs, seul  ce « revenu » est imposable, ce qui complété la panoplie du travailleur «honorable », à savoir qu’il paie des impôts, ce qui en fait, ipso facto, un bon citoyen.
Nous dirons, pour faire écho à nos précédentes études, que celui qui exerce une activité dont il serait lui-même le commanditaire n’entrerait pas dans une certaine logique  socio-économique. Au mieux, il faudrait alors qu’il mette en vente son « produit » et qu’il attende que des gens veuillent bien se le procurer alors qu’il n’a pas été commandé.  Mais le problème se complique du fait que l’on peut fort bien imaginer que quelqu’un produise quelque chose qui correspond à une demande du « marché », ce qui est assimilable à ce que nous disions du travail.
L’idée de travail semble donc indissociable de celle du rapport de la personne à la société dont il doit accepter l’interférence et l’interdépendance s’il veut être rémunéré.  Or, nous avons dit, ailleurs, qu’il convenait de distinguer  entre  l’intérieur et l’extérieur au sens où certaines populations seraient motivées de l’intérieur et d’autres de l’’extérieur, ce que nous tendons à rapprocher respectivement des  comportements masculins et féminins étant entendu qu’au cours des siècles, et notamment au XIXe siècle,  les hommes ont été conduits à adopter une posture « féminine », notamment avec la révolution industrielle, ce qui a complétement faussé l’analyse de ce qui distingue les sexes. Quand par la suite, des femmes ont pu remplacer les hommes dans les usines, notamment durant la Première Guerre Mondiale, on a parlé d’une avancée les concernant alors qu’en réalité elles ne faisaient que se réapproprier des taches intrinsèquement féminines, comme ce qui va se produire au théâtre quand les rôles féminins tenus par des hommes seront  dévolus, logiquement, aux femmes.
Nous pensons qu’il importe de créer des conditions de vie décentes à des personnes qui ne travaillent pas à la commande et qui  se contentent d’exercer une activité créatrice, originale, même si cela  peut sembler archaïque au vu de la philosophie économique actuelle. Il s’agirait de consacrer de l’argent, de la part de la société, à ceux qui témoignent de la faculté des hommes à créer sans passer par quelque compensation ambiguë. Le plaisir de créer doit être authentique et non pas frelaté par l’argent. Si quelqu’un produit de la musique, une musique nouvelle, originale, cela doit donner droit à une rémunération en ce que cela perpétue une activité vitale pour l’homme, tout comme le fait de procréer qui n’a pas non plus à être lié à une « commande ». Cela exigerait un recensement des activités créatrices dans la société en dehors de toute instrumentalisation économique immédiate tout comme l’on se demande pas quand on fait des enfants s’il y a une demande ou une contrepartie, encore que le système des allocations familials puisse être un incitateur. Il faudrait sur cette même base considérer qu’un créateur  peut être bénéficiaire d’allocations  dès lors qu’il produit quelque ouvragée, quand bien même celui-ci ne serait pas commercialisé en quelque façon que  ce soit. C’est là une revendication qui ne semble pas actuellement être mise en avant et qui selon nous est de grande portée en ce qu’elle rappelle que tout travail rémunéré dérive de ce modèle créatif.
Il est assez paradoxal –comme nous l’avons remarqué à plusieurs reprises, de devoir noter que l’exception tend à devenir la réglé, que l’expédient  passe pour la norme, comme lorsque nous observons que la cuisine trafiquée est plus valorisée que le seul fait de goûter un produit tel quel, sans aucun ingrédient, comme lorsque l’on préféré un spectacle bien rodé à l’improvisation, l’acquisition de techniques d’appoint jouant par ailleurs le rôle d’un lien social alors que celui qui n’a pas besoin d’y recourir est plus dans la solitude du coureur de fond..
Nous militons pour l’importance à accorder à l’improvisation où l’auteur est bien celui qui est devant nous, comme dans l’accouchement, on sait qui est la mère. Cette improvisation où la bouche joue le rôle d’un utérus est le seul garant de l’origine et de l’originalité,  du génie et donc de l’engendrement. Le sport est un des lieux qui tente, à l’opposé du théâtre, du cinéma, du « show », où cette improvisation peut être appréhendée.  Il faudrait aussi  inclure dans cette dimension le rapport sexuel, par de là tout enjeu de procréation.  Les tournois d’échec  font partie de ce type d’expérience « vraie » mais il faudrait davantage exiger l’expression directe que l’on retrouve dans les débats. Encore faudrait-il distinguer entre ceux qui ne font que broder sur des schèmes établis par d’autres et ceux qui  produisent réellement quelque chose de personnel susceptible de féconder un grand nombre de récepteurs ‘(auditeurs par exemple). Nous rappellerons cette règle fondamentale de la création, à savoir que celle-ci a vocation à inspirer un grand nombre de personnes  qui l’intégreront dans leur propre mode de production. Ce que nous appelons la vertu polygamique, polyvalente de la création. Il y a là matière à réflexion autour de la dialectique création/procréation par opposition à  la dialectique travail/argent. Le créateur est celui qui alimente le groupe qui se constitue de facto autour de son œuvre, ce qui nous ramène peu ou prou à la dialectique du masculin et du féminin.
JHB
08. 05.13

Publié dans POLITIQUE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

L’altérite des hommes et des femmes

Posté par nofim le 17 mai 2013

Selon nos travaux, les hommes et les femmes n’ont pas le même relationnel. Cela tient au fait que les hommes n’ont pas le même mode de fonctionnement mental. .
Nous avons fortement insisté dans de précédents textes sur le fait qu’il convenait de distinguer  activité « interne » et activité « externe », notamment en ce qui concerne le sens du toucher qui ne saurait se limiter à l’usage de la main, loin  s’en faut.
Le principal interlocuteur de l’homme (par opposition à la femme), c’est lui-même. C’est avec lui-même qu’il établit des relations de plus grande proximité et aussi de tolérance. On pourrait parler de sociabilité interne. En ce sens, la notion de solitude doit être repensée dans la mesure  où il y a une solitude interne et une solitude externe.
Inversement, les femmes seraient marquées par une sociabilité externe, ce qui implique une plus grande cordialité dans les relations avec autrui alors que la relation avec soi-même est plus pauvre  que chez les hommes. Et c’est cette pauvreté intérieure compensée par une certaine richesse extérieure qui fait toute la différence entre les sexes.
On notera d’ailleurs que chez les homosexuels,  il en est autrement. Les hommes homosexuels ont une plus grande sociabilité externe, communiquent davantage, ménagent  plus leurs relations en ce qu’ils en dépendent davantage pour bien fonctionner. Ils ont un sens plus développé de l’amitié. Pour un homme « normal », l’amitié  est d’abord celle que l’on développe avec soi-même. L’homme vise à créer un travail d’équipe en lui-même, la femme le fait autour d’elle-même.
On a là des ergonomies fort différentes et  l’on peut dire que celle des femmes est inférieure en efficience à celle des hommes du fait  des composantes qui interviennent.  L’homme doit gérer son monde intérieur avec une grande économie de moyens tandis que la femme dépend de son monde extérieur, avec tout ce que cela suppose de complications au niveau des relations entre personnes distinctes, d’où un réseau moins fiable et une plus faible autonomie/.
Si l’on se sert du modèle « polygamique » ou « pollinique »,  on comprend qu’il en soit ainsi : l’homme en effet est censé nourrir un certain nombre de femmes lesquelles constituent un ensemble dont le point commun est l’homme qu’elles se partagent. Chaque femme du groupe diffère par la façon de vivre la relation avec l’homme. Cela doit se transposer sur le rapport  de la théorie une aux pratiques et applications  multiples et variées et plus généralement  dans la dialectique de l’un et du multiple, la femme se situant dans le champ de l’interprétation, de la traduction, de l’arrangement, de l’ajustement,
La priorité pour un homme est son bon fonctionnement interne, tant psychique que physique. D’où son égocentrisme et  son refus des attaches exclusives puisqu’il est voué à  diffuser au maximum ce qu’il produit. Mais il ne s’agit pas de relations d’égal à égal.   L’homme attend surtout de lui-même, de ses propres performances bien plus que d’autrui. En cela, il pardonne plus facilement à autrui qu’à lui-même puisqu’il ne compte guère sur l’autre.
Quelque part, le fantasme de la femme consiste à se dire que l’union fait la force, qu’à plusieurs, l’on peut vaincre l’homme en constituant à l’extérieur comme une réplique de son intérieur à lui, de son organisme. D’où l’importance que les femmes accordent  à la cohérence du groupe, qui doit marcher « comme un seul homme ». Le problème, c’est que cette exigence de cohérence sociale  ne garantit pas une grande mobilité, l’espace ici  primant sur le temps alors que chez l’homme, la progression de la pensée dans le temps est primordiale, c’est ce qu’on appelle la réflexion, le cogito.  Quand l’homme doit  quelque chose à  quelqu’un, il le ressent quelque part comme un échec de son fonctionnement interne. Il se dit qu’il aurait du y penser par lui-même. Il s’efforce de corriger tout dysfonctionnement interne. Il a parfois l’esprit de l’escalier, c’est-à-dire qu’il lui faut un certain temps pour faire le tour d’une question, sans cependant avoir à recourir à une aide extérieure.
Dans la confrontation entre les individualités fortes et les groupes bien soudés,  ce sont le plus souvent les premières qui l’emportent. Les groupes n’ont d’ailleurs souvent comme  atout que de résister collectivement aux propositions, aux formulations masculines, sans oublier la force de l’inertie. C’est  là une forme de nuisance dont les femmes souvent abusent.  D’où l’importance pour les hommes de ne pas s’attacher à tel ou tel groupe et de pouvoir en constituer d’autres à frais nouveaux. La sociabilité externe de l’homme se limite à trouver des personnes qui se laisseront féconder par lui,  tant physiquement que psychiquement. Chez la femme, la sociabilité  permet de constituer une entité viable qui est non pas la personne mais le groupe, l’équipe…
Il faut ajouter que les femmes accordent une grande importance à ce qui vient de l’extérieur. Elles empruntent volontiers, ont une forte faculté é d’appropriation, d’identification. Elles dépendent énormément de leur entourage dont elles surveillent  avec la plus grande vigilance la composition, en évacuant tout élément perturbateur. Si l’homme accorde la plus grande valeur à l’authenticité personnelle, la femme  assume pleinement  de récupérer des données externes qui viendront compléter, compenser  son état. Ces données font partie intégrante de son environnement.  Les machines de toutes sortes sont les bienvenues chez les femmes. (Notamment tout ce qui concerne l’informatique, les média). La femme ne s’imagine pas toute seule, dans la « nudité » de l’être. Elle ne veut pas se priver de l’avoir qui vient compléter, prolonger un être qu’elle n’arrive pas à appréhender. Ce qui compte, ce n’est pas tant ce qu’elle est intrinsèquement que ce qu’elle peut acquérir, annexer, recruter. En ce sens, les femmes tendent à considérer la technique, sous toutes ses formes, comme son alliée pour faire pièce au pouvoir masculin.  La fragilité  du pouvoir masculin, c’est qu’il se limite souvent à un  très petit nombre de personnes qu’il suffit  de supprimer alors que la masse féminine  a conscience d’une certaine invincibilité, du fait de l’interchangeabilité de ses membres. La tentation chez les femmes conduit à vouloir profiter de l’énergie masculine, sous toutes ses formes, pour ensuite se débarrasser de l’émetteur, d’une façon ou d’une autre. Les héros du passé  sont préférables à ceux du présent ou du futur. La hantise des femmes au XXIe siècle c’est qu’un siècle de plus ne passe sans remettre en question la suprématie du génie masculin. Elles savent qu’il y a un compte à rebours. Si dans les trente prochaines années, elles ne prouvent pas qu’elles aient un « cerveau » comparable à celui des hommes, elles savent qu’elles risquent fort de devoir définitivement fermer la parenthèse d’un certain prophétisme féministe. Il ne s’agit nullement ici de faire ce que font les hommes car  il y a bien des activités masculines qui sont à leur portée mais qui sont d’un degré inférieur. Il s’agit d’atteindre les sommets de l’intelligence  et de la créativité et de parvenir ainsi à devenir elles-mêmes des éléments centraux, fécondants. Force est de constater que les revendications féministes actuelles ont mis la barre trop bas de façon à pouvoir crier victoire. Les sociétés qui ne laissent pas aux hommes la domination sont vouées à la décadence.  Les femmes douées peuvent prolonger très heureusement l’élan masculin. En se prétendant l’égal des hommes,  elles manquent  là où l’on a besoin d’elles. Mais le problème, c’est que les femmes actuelles  sont moins performantes que par le passé dans ce rôle de mise en pratique, de diversification. Cela conduit à un androgynat  croissant  de gens qui ne sont ni vraiment des hommes, ni vraiment des femmes, ce qui condamne à une médiocrité certaine.
JHB
07. 05.13

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