Se méfier du goût‏

Posté par nofim le 30 juin 2013

Les habitudes alimentaires  et la guerre des sens
Par  Jacques  Halbronn
 
A propos d’un ouvrage de Michel Bonneau,  intitulé « La table du pauvre », nous voyons  confirmées certaines de nos thèses concernant le statut de la viande, ce qui montre le végétarisme sous un jour assez différent de celui que l’on essaie de nous imposer actuellement.  On y apprend que l’ordinaire des pauvres est la soupe quotidienne, diversement agrémentée – d’où l’expression  « soupe populaire ». Les lentilles sont appelées la « viande du pauvre ». C’est dire qu’autrefois l’on ne se racontait pas autant d’histoires que de nos jours, où l’on fait volontiers de nécessité vertu.  L’on savait alors qui imitait qui. Le beurre noir servait  à donner du goût à ce qui n’en avait guère. Autant de subterfuges qui sous tendaient la culture des pauvres. Se tromper et tromper sur la nourriture n’est-ce point là un apprentissage de l’escroquerie  sous toutes ses formes?
Cela nous conduit à nous interroger sur une certaine tension entre les sens au sein de notre sensorialité. Tel sens perçoit une chose, tel autre s’en fait une idée différente et ils ne tombent pas nécessairement d’accord. De nos jours, le sens du goût impose sa loi aux autres sens dans le domaine alimentaire. Ce qui compte,  c’est que cela soit « bon », entendons « bon au  goût » et on sait comment s’y prendre en ajoutant tel et tel ingrédient : herbes, sauces, poudres, sel, sucre, huile, mayonnaise et  j’en passe et des meilleurs.  A telle enseigne que le produit de départ devient une sorte de page blanche totalement neutre. Ce produit, ce sont les légumineuses, les féculents, les céréales mais en fait tout ce qui n’a pas bon goût, parce qu’avarié ou parce que pas assez mûr. Dans notre jeunesse, on nous avait ainsi habitué à manger d’office les pamplemousses avec du sucre en poudre, selon une sorte d’évidence, d’allant de soi.
Mais l’on peut tout à fait transposer ce schéma au niveau de nos « savoirs » que l’on prend comme un tout d’un seul tenant  à l’exemple du pamplemousse au sucre. A un certain stade, l’on risque fort, en toute circonstance, de voir qu’il y a un biais,  c’est  à dire quelque chose que l’on essaie de nous fourguer pour faire bonne mesure et pour que cela soit « mangeable ». Cela ne signifie d’ailleurs pas forcément que le produit en soi n’est pas « bon » mais qu’il ne trouve pas, tel quel, preneur. En astrologie, un de nos terrains d’élection,  nombre d’astrologues en « rajoutent » pour ne pas laisser leurs clients sur leur faim d’informations et ces additions parasitent le cœur du modèle astrologique. Tel de nos amis quand il nous reçoit chez lui ne cesse de nous proposer d’ajouter une ribambelle de « suppléments » au produit de base. Or,  il est clair qu’il est plus sain que le produit de base se suffise à lui-même et ne cache pas sa « vérité » car ce serait une prime à mettre sur le marché des produits de qualité de plus en plus médiocre et cela vaut aussi pour les personnes. Donner à un imbécile un texte intelligent à lire, à interpréter et on  trompe son monde. (cf.   le film Les Dames du Bois de Boulogne)..
On dit que l’habit ne fait pas le moine : nous traduisons, tout « habillage » d’un produit, d’une personne est suspect, sent la supercherie ou en tout cas la favorise, voire l’encourage.  Notre sens du goût, quand il est flatté, nous conduit à ingurgiter les choses les plus douteuses en ce que nous trompons nos propres défenses. C’est pourquoi c’est bien toute idée d’addition qui doit être combattue, dénoncée.  La virginité du produit est à exiger, sa « nudité ». Si un produit n’est pas suffisant par lui-même, il vaut mieux le rejeter et exiger à ce que l’on améliore le produit non pas de l’extérieur mais de l’intérieur, non pas en aval mais en amont, ce qui ne correspond pas au même métier, au même savoir-faire.
Au niveau épistémologique, nous dirons que la science progresse en prenant conscience de certaines combinatoires que l’on avait un peu vite pris pour des évidences.  Détecter les supercheries, les faux semblants  est une qualité précieuse pour un chercheur.
Donner du goût aux choses, c’est tout un art, qui est probablement au cœur de toute culture. La culture serait basée sur une entreprise de tromperie qui servirait de ciment social. Car l’important n’est-il pas que les gens  prennent des vessies pour des lanternes et  ne prennent pas conscience des inégalités dont ils sont victimes, les « riches » ayant dès lors à avoir « mauvaise conscience ».  Si les pauvres s’imaginent que le végétarisme leur donne « bonne conscience », qu’à cela ne tienne. Qu’ils y croient  car cela évite de se rendre compte d’un certain abrutissement que l’on subit et que l’on assume.  Il n’est donc pas étonnant que le végétarisme s’accompagne souvent de croyances superstitieuses, de pratiques de savoirs indéfendables et qui ne sont « sauvés » que par quelques additions judicieuses.
Etonnamment, nous avons ainsi une série de binômes assez pittoresques avec d’une part  un élément « neutre «, insipide, sans goût  et de l’autre une série d’ingrédients que l’on ne saurait non plus consommer seuls. On ne va pas manger du sel sans rien tout comme l’on ne va pas manger de la semoule sans rien.  C’est le cas du sandwich au saucisson : pas de pain « sec », pas de saucisson seul, mais une combinaison des deux qui donne le change ! Tout cela venant à la place d’un produit qui se suffit à lui-même et qui se consomme sans additif.
Nous avons la  faiblesse de croire que  si l’on prend de bonnes habitudes alimentaires, l’on finit par développer un certain esprit critique sur le plan intellectuel.  De même celui qui  n’a cessé de se bourrer, des années durant, de toutes sortes de produits plus ou moins toxiques (médicaments, drogues, alcools, tabac  etc.) peut-il  avoir une  tête « bien faite » et pas seulement « bien pleine » ?
Il  y aurait donc un combat des sens, celui du goût étant celui qui aurait le profil le plus problématique, le plus « trompeur ». Mais à quel sens se fier ? La vue peut être leurrée, d’où le « trompe l’œil ».  L’ouïe peut tout à fait être bernée par  le      « souffleur ». L’odorat  est souvent le complice du goût mais il lui est possible de discerner des odeurs suspectes que le goût ne parvient pas à masquer. La vue d’un produit permet aussi de se défendre contre certaines manigances. Les melons et les pastèques peuvent profiter de notre ouïe pour « deviner » leur état intérieur, quand nous les tapotons.  Il semble qu’il faille que tous ces sens travaillent de concert et aient tous leur « mot » à dire.
 
 
JHB
30.06/13

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Les femmes et la mémoire

Posté par nofim le 30 juin 2013

Les femmes et  la rançon de l’anamnèse
Par  Jacques Halbronn
 
Un des points faibles du sexe « faible » est son rapport à la mémoire et une certaine difficulté à « digérer » les souvenirs. Les femmes gardent généralement une mémoire très « vive » de leur passé, ce qui ne va  évidemment pas sans les travailler, voire les « hanter ». Elles auront du mal à oublier, à pardonner et donc à « évacuer » certaines sensations qui vont continuer à peser sur leur conscience, ce qui est épargné aux hommes qui tournent plus facilement la page, comme si de rien n’était, ce qui leur permet d’aller de l’avant avec plus d’aisance, quitte à « passer l’éponge ». Nous dirons qu’ils font plus facilement le ménage ‘intérieur » tandis que les femmes  réussissent mieux dans le ménage « extérieur ». On assiste d’ailleurs régulièrement à des heurts autour de ce double ménage, chaque sexe reprochant à l’autre de ne pas prendre assez soin de ceci ou  de cela et étant parfois horrifié par le désordre qu’il observe chez l’autre.
Or, quand il s’agit de réunir, de rassembler, mieux vaut ne pas être enclin à ressasser les veilles histoires, à raviver  les rancunes. L’anamnèse, le souvenir de ce qui avait été refoulé  n’est pas toujours de bon aloi et peut être handicapante. Stratégiquement, il sera donc de « bonne guerre »  de bombarder les femmes de toutes sortes de chocs psychologiques dont elles auront du mal à se remettre dans un bref délai, d’où une difficulté à « dépasser » certaines impressions, de se repositionner promptement. Or, souvent la première impression, même fausse, laisse des traces « internes » qu’elles ne savent pas  « nettoyer » (ménage intérieur), ce qui fait que leurs propos sont parfois nauséabonds et incommodants voir obscènes, tout comme dans la maison d’un homme, on doit parfois supporter des odeurs gênantes…
Les hommes parviennent plus facilement  à s’entendre entre adversaires de la veille – c’est ce qu’on appelle la « paix des braves »- ont oublié les atrocités, les blessures d’amour propre,  les choses qui nous restent « sur le cœur »- cela a permis à certaines régions du monde de s’unir comme en Europe de l’Ouest dès les années Cinquante du siècle dernier alors qu’ailleurs, au Moyen Orient, la mémoire pèse de tout son poids, irrémédiablement.  Celui qui sait rassembler devra donc être capable de faire oublier, de reprogrammer les choses à nouveaux frais. C’est une qualité précieuse du leader que de ne pas mettre de l’huile sur le feu, de  ne pas ranimer les vieilles  rancœurs. C’est pourquoi les débats entre hommes sont souvent plus sereins quand il n’y a pas de femmes car on a une plus grande liberté de parole et d’action que lorsqu’il faut « expier », exorciser le passé.
 
Nous proposerons donc, dans notre entrepris de discernement des deux sexes, d’élaborer des tests tenant compte de nos observations en mesurant l’impact, le retentissement de propos tenus à l’encontre de quelqu’un sur son comportement ;  On pourrait prendre l’image de la tâche que l’on parvient ou non à faire disparaitre quand on dispose du produit adéquat mais qui perdure si l’on n’en a pas. Les femmes doivent apprendre que le nettoyage interne est aussi important que l’externe, qu’il faut savoir effacer,  gommer,  neutraliser des éléments intrusifs et envahissants en développant ce que nous avons appelé, ailleurs, le « toucher » interne.. En cela, les femmes sont décalées par rapport aux machines qui elles peuvent « changer » de disque.  D’ ailleurs, les femmes ont fortement tendance à se répéter, ce qui devient très vite lassant pour les hommes mais qu’y peuvent-elles ? Il y a là une carence du « surmoi » social qui exige que l’on maintienne un certain « sang-froid » en toute circonstance. Les femmes sont souvent placées dans un dilemme : soit elles ne peuvent pas s’empêcher de faire ou de dire ceci ou cela, c’est « plus fort » qu’elles, soit elles sont contraintes d’exécuter à la lettre ce qu’on leur demande. Deux situations qui ne développent pas particulièrement le sens de l’argumentation et de  l’explication. Les hommes, en revanche, semblent plus aptes à mettre de l’ordre dans leurs pensées, ce qui leur permet de tenir des propos plus construits et mieux maitrisés…
On en arrive à des « valeurs » fort différentes, voire incompatibles. L’affaire DSK a  montré   à quel point les femmes avaient de difficultés à évacuer le passé or ce passé ne revêt une  telle importance que du fait qu’on n’y parvient pas. On ne peut donc parler de « faits » objectifs. Si je fais une tâche sur une nappe et qu’un an après on me le reproche : qui est coupable  moi d’avoir fait la tâche ou l’autre de ne pas avoir su ou voulu la supprimer dans un délai raisonnable ?  On peut penser que la psychanalyse vise à aider les femmes à mieux gérer leur passé mais il semble que l’on touche là à des différences congénitales dont il vaut mieux prendre conscience plutôt que de présenter la mémoire des torts que nous a fait notre prochain comme une valeur suprême.  Les femmes seraient-elles les gardiennes  du  passé de l’Humanité et les hommes  garants de son avenir ?  Ce qu’il faudrait éviter, c’est qu’au nom de l’égalité des sexes, on en arrive à nous présenter le comportement féminin comme étant la norme universelle de la condition humaine. Face aux exigences de la cyclicité,  ce qui implique un renouvellement des pratiques, des habitudes, les femmes ne sont-elles pas sérieusement pénalisées, ce qui expliquerait leurs maigres performances en tant que facteurs de progrès ? L’ironie veut que l’on nous parle de plus en plus du « progrès » de la condition féminine-entendons l’ouverture aux activités dites masculines –  comme la marque du progrès des sociétés. Le problème, c’est que de tels enjeux encouragent singulièrement les faux semblants et les contrefaçons, si ce n’est que le progrès technologique tend à brouiller singulièrement les pistes, en servant de prothèse aux femmes – ce qui conduit  à soumettre l’Humanité à la dictature de la machine..
 
  
JHB
30/06.13

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La dépendance

Posté par nofim le 30 juin 2013

Le rôle des savoirs et le phénomène de dépendance
Par  Jacques  Halbronn
 
La possession- ou du moins la revendication, l’affirmation- de savoirs – d’ethno-savoirs dirait Harold Garfinkel- est  toujours plus ou moins un signe de dépendance et donc de compensation d’un sentiment plus ou moins fondé  de manque, d’un certain « complexe » d’infériorité. Tout savoir est une addition, un complément,  un « renfort », une prothèse. Ceux qui sont pris dans une telle problématique  regardent d’ailleurs ceux qui y échappent- ou semblent y échapper-  avec une certaine perplexité.
Il est donc assez facile de diagnostiquer les personnalités dépendantes,  marquées par un syndrome d’incomplétude et qui s’accrochent à  des techniques, à des outils, sans lesquels ils se sentent perdus,  et sans lesquels, croient-ils, il n’est pas de salut.  D’où  des rapports sociaux  qui s’articulent volontiers sur le partage des savoirs et de leur apprentissage. La quête de savoir crée du lien social,  on est passé par la même formation, le même moule. A contrario, ne pas  être en demande de « savoir » tend  à isoler.
On pourrait croire naïvement qu’il faut juger sur pièces de ce que vaut le travail des uns et des autres. Mais, en réalité, l’on s’en tiendra à la maîtrise du dit savoir, à la leçon bien apprise.  Car là on peut parler, on peut comparer puisqu’il  y a une référence commune, un modèle à  reproduire. On communie et communique par le biais du handicap.
Inversement, celui qui se suffit à lui-même, qui trouve en lui-même les ressources nécessaires – l’autodidacte- risque de manquer de ce « lien », de ce support  qui est gage d’une langue commune, d’une expérience partagée.
Or, il importe d’apprendre à gérer un tel paradoxe qui veut que les moins doués fassent bloc face aux plus doués, plus isolés puisque moins dépendants.
Notre société surévalue le rôle des  savoirs qui s’acquièrent et oublie l’enjeu que représente l’éveil des dons « naturels », innés,  ce qui passe par une découverte de ses propres facultés « internes ».  Opposition entre le monde intérieur et le monde extérieur : lequel domine, régit l’autre, lequel se soumet  à l’autre ?
Deux stratégies s’opposent ici  et l’Humanité se trouve  à la croisée des chemins.
Bien évidemment, les savoirs en question  sont souvent surévalués, surfaits, douteux mais leur apprentissage scolaire  n’en tient pas moins lieu de lien social.  Nous avons montré dans de précédents textes le rôle social joué par la science par-delà la question du vrai et du faux. Quelque part,  le progrès scientifique  est l’occasion pour les plus doués de reprendre le pouvoir par rapport aux moins doués, de les déstabiliser dans leurs acquis qu’ils croyaient définitifs et totalement  fiables.
Toute dépendance est débilitante car elle se paie d’un manque de travail sur soi-même, d’exploration de son monde intérieur. Or la source du génie humain est à l’intérieur de la personne et non au sein d’un collectif, ce dernier étant dépendant de la dite source, de l’irrigation qu’elle produit. La plupart des « savoirs »  sont inadéquats, ils correspondent à des situations ponctuelles que l’on voudrait faire perdurer au-delà des limites prévues et prescrites.
Avec l’informatique, il deviendra paradoxalement  plus facile de distinguer la copie de l’original.  En effet,  chaque fois que quelqu’un exprimera quelque chose, on saura très vite  si c’est vraiment nouveau ou pas en comparant avec tout ce qui a été produit jusque-là et ce dans tous les domaines. L’imposture sera de plus en plus facilement détectée et l’on saura rendre à César ce qui est à César.
Le passage par un savoir extérieur quel qu’il soit est un pis-aller. En fait, la « culture »  doit être transcendée intérieurement  par la création. Elle doit susciter une recherche intérieure et ne pas se réduire à une imitation servile, à un copié-collé, à une compilation.  D’où l’importance de ne pas abrutir l’enfant en le décourageant de se fier à sa propre perception, ce qui en fera un « éclopé » à vie, prisonnier de savoirs dont il ne parviendra pas à s’émanciper et dans lesquels il se complaira.
Il faut apprendre à apprécier ce qui est  vivant, ce qui est spontané et ne plus se contenter de ce qui est réchauffé et factice.  Faute de quoi, l’Humanité  tombera sous la coupe des « savoirs », des techniques, des machines et n’attendra plus rien  de l’ici et maintenant, comme si le génie avait fait long feu et ne pouvait plus être célébré qu’au passé.
JHB
29. 06.13

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Mort du zodiaque

Posté par nofim le 29 juin 2013

Le Zodiaque, pièce rapportée de l’astrologie
Par Jacques Halbronn
 
Que l’on se méfie des historiens de bas étage qui se contentent des documents qui leur parviennent. Un véritable historien, c’est quelqu’un qui a un sens aigu de la chronologie, de la succession des choses et à qui l’on ne peut pas raconter n’importe quoi.  Malheureusement, il semble que dans le domaine ésotérique, l’on ne dispose que d’historiens très médiocrement doués.  Former des historiens, c’est notamment leur apprendre à ranger les données dans  le bon ordre et de ne pas mettre au début d’un processus ce  qui doit se situer à la fin. Dans le cas de Nostradamus, nous avons notamment montré que les Centuries correspondaient à une œuvre posthume et additionnelle et non à une œuvre qui serait parue dès les années 1550 comme on le croit encore trop souvent. En fait, être un historien digne de ce nom, c’est avoir le sens de la cyclicité, des algorithmes les plus probables. Certes, la tentation peut être grande pour des historiens de second ordre de s’en tenir à ce qui leur est parvenu en étant incapables de traiter ces informations correctement. Le cas du Zodiaque illustre à merveille notre propos et il est effectivement à comparer avec celui des Centuries du fait de l’anachronisme des représentations en circulation.
.On ne compte pas le nombre d’historiens ou prétendus tels qui croient encore que le Zodiaque est constitutif des origines de l’astrologie alors qu’il  vient  se greffer sur elle  à un certain stade, tardif, de sa genèse. Le problème, avec l’Histoire de l’Astrologie, c’est qu’il faut remonter très haut dans le temps ce qui est évidemment différent du cas Nostradamus qui se situe au XVIe siècle de notre ère.
Nous commencerons par faire remarquer que si l’on prend le cas de la Lune, qui  est certainement  le socle sur lequel s’est constituée l’astrologie, bien avant que l’on sache distinguer entre étoiles fixes et planètes, on imagine mal que l’on se soit amusé à diviser le mois lunaire en 12  secteurs, ce serait totalement disproportionné.  En revanche, on comprend que les amateurs de planètes lentes transsaturniennes soient attachés à la division en 12 car cela  masque quelque peu la durée des phase d’un Uranus, d’un Neptune sans parler d’un Pluton. Diviser le cycle de  Pluton en 12 fait moins peur que de le  diviser en 4. On a donc les nouvelles planètes qui font alliance avec le Zodiaque et ce d’autant plus que d’aucuns soutiennent que le zodiaque doit abriter  12  astres,  ce qui ferait du zodiaque, de facto,  le fondement même d’une astrologie transsaturnienne –(cf notre entretien avec Carla Prieto, sur teleprovidence).  Nous-mêmes,  nous avons, il y a bien longtemps,  envisagé le rapport des 12 signes et des 12 astres (cf LesMathématiques Divinatoires,  Paris, Ed. Trédaniel, 1983).
Il importe de comprendre que déjà  en soi le découpage du symbolisme saisonnier en 12  fait déjà problème, en dehors de toute considération astrologique.  Toute recherche sur le symbolisme zodiacal conduit à l’idée que l’on a artificiellement découpé chaque saison en trois, comme Vivaldi l’a fait pour ses Quatre Saisons, chaque saison étant divisée en trois. Pourquoi l’a-t-on fait ? Parce qu’il y avait grosso modo 12 mois dans le calendrier soli-lunaire et que l’on aura voulu relier les 12 mois aux 4 saisons.
Par la suite,  l’astronomie  a  adopté un tel système zodiacal, par pure commodité, ce qui a donné lieu aux constellations zodiacales. A ce stade, on n’est même pas dans une démarche astrologique.  Car l’intérêt porté aux 4 étoiles fixes royales peut être totalement dissocié du Zodiaque ou si l’on préfère cela correspond à un proto-zodiaque à base 4 sur lequel se greffera le dispositif saisonnier à base 12.
, De nos jours, l’astrologie n’a plus aucun intérêt à accorder quelque importance aux 12 signes et peu nous importe que le public s’y réfère. On notera d’ailleurs que dans les années soixante,  nombre de chercheurs ont tenté de prendre leurs distances par rapport au zodiaque. C’est ainsi qu’André Barbault  aura cherché à émanciper l’astrologie mondiale du zodiaque. (Indice cyclique, cycle Saturne-Neptune etc). Rien n’empêche d’ailleurs des chercheurs comme  Didier Castille  de s’intéresser au Zodiaque mais on n’est pas dans l’astrologie. De même, que dire de l’importance prise par la précession des équinoxes qui aura redoré le blason du zodiaque en conférant à celui-ci une antiquité considérable en rapport avec une certaine idée de l’Histoire des religions ? Là encore, on a là  un apport parasitaire pour l’astrologie. Quand on pense que certains subdivisent en 12 chaque ère zodiacale pour faire des prévisions, c’est grotesque !
Certes, le zodiaque est attesté de longue date et l’on en a recensé  des quantités considérables mais pour nous ce n’est pas lié à l’astrologie avant la mise en place du dispositif des « dignités » planétaires (domiciles,  exaltations etc.) qui vient associer par un certain subterfuge 7  «  planètes » et  12 signes, sans parler des additions successives des transsaturniennes, à l’exemple d’Uranus et du Verseau.. .
Quand on demande aux tenants du symbolisme zodiacal, d’où il sort, ils ne savent que répondre qu’il est attesté depuis longtemps, ce qui ne répond pas à notre question.  En fait,  ce symbolisme, comme on l’a dit plus haut, est issu, sous une forme corrompue et syncrétique, de l’iconographie des 12 mois soli-lunaires si ce n’est que la dite iconographie ne nous a pas été conservée dans des documents antérieurs au Zodiaque alors qu’elle est largement attestée après dans les almanachs, les livres d’heures, les cathédrales. De là à croire que la dite iconographie des 12 mois, généralement très mal connue des astrologues,  aurait eu pour origine  le zodiaque, il n’y a qu’un pas que certains historiens à la noix croient pouvoir franchir. Mais c’est là un contresens de première grandeur !
On se retrouve donc face à un processus d’antidatation assez spécial qui consiste à laisser croire à l’antiquité d’un document  en arguant du fait que les sources de ce document n’ont pas été retrouvées. On en arrive ainsi à faire de l’œuf  zodiacal une poule ! Or, c’est tout à fait ce qui se passe pour la bibliographie nostradamique.  On profite de l’absence de certaines éditions pour soutenir que les Centuries  et leurs quatrains sont contemporains des premiers almanachs et pronostications de Nostradamus alors que ce ne sont que des arrangements par d’autres que Nostradamus de papiers laissés en vrac à sa mort par celui-ci qui n’avait rien à faire de composer des quatrains.
Cela dit, il est clair qu’André Barbault a jeté le bébé avec l’eau du bain en ne tenant aucun compte en Astrologie Mondiale de la position « zodiacale ».  Son travail sur Saturne- Neptune fait ainsi totalement abstraction du signe où a lieu la conjonction, ce qui a au moins l’intérêt de permettre une certaine généralisation qui est la bienvenue en astrologie. Mais on ne saurait faire abstraction des étoiles fixes et notamment des royales. Certains nous dirons naïvement que si l’on s’intéresse aux étoiles fixes, on s’intéresse au Zodiaque. Ce serait là jouer sur les mots et confondre zodiaque et écliptique. D’ailleurs,  les manuels d’astrologie entretiennent plus ou moins sciemment le quiproquo en définissant le zodiaque comme la ceinture  qui correspond au passage des planètes sur l’écliptique avec une marge de 8°30 de part et d’autre.  Mais le mot Zodiaque référé explicitement à une symbolique qui a été plaquée sur une telle « bande ». Il y a donc un problème terminologique à clarifier.  Il suffit de préciser que le nom attribué à cette «ceinture » a été emprunté, à un certain stade,  au calendrier soli-lunaire.
Donc, il est  hors de question de se priver de l’information « zodiacale » pour étudier le cycle d’une planéte – comme croyait pouvoir le faire André Barbault). En effet, les conjonctions des planètes et des étoiles fixes royales sont la colonne vertébrale de la cyclologie astrologique du XXIe siècle, n’en déplaise à certains attardés.  L’idée de remplacer la conjonction planéte/étoile par planéte/planéte est  aberrante à plus d’un titre.  Le vrai et seul Zodiaque qui intéresse l’astrologie est celui qui s’organise autour des 4 étoiles fixes royales.  Quant au symbolisme zodiacal,  on peut le mettre carrément à la poubelle. D’ailleurs, le dispositif des domiciles des planètes n’a aucunement besoin du symbolisme zodiacal, puisqu’il recourt à la mythologie des dieux, ce qui n’a rien à voir avec le cycle saisonnier. En tout état de cause, nous sommes là en face d’algorithmes vieillots, qu’il s’agisse de la succession des signes ou des dieux-planètes  et il est temps de les remplacer par de nouveaux  plus intelligibles et  communs à d’autres disciplines.
 
 
 
 
JHB
29.06.13

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La fin des chutes et des exils

Posté par nofim le 29 juin 2013

La suppression des chutes et des exils en Astrologie
Par  Jacques Halbronn
 
On sait que nous militons en faveur d’une astrologie « économique » par opposition avec l’astrologie pléthorique actuelle.  D’où une certaine « austérité » qui se dégage de notre propos.  En cela nous nous situons dans la continuité d’un Kepler même si nous n’adoptons pas ses « solutions ». On peut en effet avoir raison sur le principe et tort sur les applications.  D’ailleurs, l’astrologie allemande a joué un rôle pionnier au XXe siècle avec  notamment la suppression du carré et de l’opposition chez Reinhold Ebertin (Kosmobiologie), ce qui remet totalement en  question le dispositif des domiciles ou plutôt celui des «exils » et des « chutes ». D’où une astrologie du 90° qui nous a certainement influencés. Rappelons que les « modes » regroupent des signes en carré et en opposition. (Cardinaux, fixes, mutables)
On sait que ces « débilités » qui font pendant aux « dignités » s’articulent sur l’aspect d’opposition. (180°). Il peut sembler « logique » que si une planéte est « bonne » dans un signe, elle ne le soit  guère dans le signe opposé. En Astrologie mondiale, André Barbault  avait préféré  une polarité conjonction-dispersion à conjonction-opposition. (Les astres et l’Histoire, Paris, JJ Pauvert, 1967), ce qui l’avait conduit à présenter l’opposition comme plutôt un  facteur de détente face à la conjonction qui était un marqueur de tension.
Dans le cadre d’une astrologie du quart de cercle, ce qui est le cas de la semaine,  l’opposition correspond en fait à 45°, soit 180/4.   Et en effet, quand Saturne est à 45° d’une étoile fixe royale  il  est  faible du fait qu’il a épuisé son énergie en quelque sorte, quelle qu’en soit la nature. L’aspect de 180 ne fait sens  que dans le cadre d’une astrologie du mois ou de l’année mais non dans une astrologie de la semaine ou de la saison.  Or, nous pensons que la « vraie » astrologie est celle du 7, du quart du cycle sidéral de la Lune ou de Saturne.
Il conviendrait donc d’abandonner la notion classique de chute (par rapport à l’exaltation) et d’exil (par rapport au domicile ou au trône) car l’opposition de 180+ s’apparente à une conjonction.  C’est dire toute l’importance à  accorder au semi-carré qui divise le cercle en 8. (division que l’on retrouve pour les maisons avec l’octotopos).
C’est ainsi que Saturne sera, selon nous, « dignifié » à la fin des signes fixes et au début des signes mutables, c’est-à-dire  là où  se trouvent les 4 fixes royales, soit à la fin du taureau, du lion, du scorpion et du verseau.  Il est donc aberrant de dire que Saturne en lion est en exil parce que faisant face au verseau, un de ses domiciles (dans la Tétrabible) avant l’intégration d’Uranus au XIXe siècle. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Si les Dignités peuvent se défendre, il n’en est pas de même des Débilités de la Tradition.
D’ailleurs, la notion de syzygie (soleil-lune)  tend à  considérer comme analogues la conjonction et l’opposition, ce qui correspond à l’axe solsticial. Or, l’on sait que ce qui se trouve sur le même  axe offre des similitudes structurelles (idem pour l’axe équinoxial).  Equinoxes et solstices sont quant à eux mutuellement  en carré.   De même dans  le thème, les planètes dites « angulaires » sont opposées deux par deux (horizon et méridien)
Mais a-t-on besoin de couples de planètes comme on l’entend si souvent : type Mars-vénus, Jupiter- Saturne etc. (cf. la série dirigée par André Barbault) ? En effet, quand Mars est faible, est-ce qu’il ne favorise pas ipso facto l’éveil des valeurs de Vénus et vice versa ? Il y aurait donc là un double emploi. Qu’est- ce qu’un Mars faible sinon  une Vénus ?  Un Mars mal placé  équivaut à Vénus et ainsi de suite.  Nous avons pu ainsi observer que lorsqu’une planéte est déficiente, elle laisse le champ libre  à des forces qui sont en dialectique avec son énergie. En ce sens, c’est la distance planéte-étoile qui détermine la « valeur », la « qualité »,  de la planéte.
On peut donc penser que  l’on n’a pas besoin en astrologie de deux planètes pour représenter deux états d’une même force. En fait, on n’a probablement besoin que d’une seule planéte   si l’on admet  que par exemple Mars et Jupiter sont des principes assez proches et ainsi de suite. On assiste  là en fait à une démultiplication comme dans le cas des 12 signes qui seraient réductibles à 4,  chaque saison ayant été subdivisée artificiellement en trois aux fins de constituer un système à 12  pour « coller » aux 12 mois, notion qui vient parasiter toute l’astrologie. Rappelons que lorsque l’on coupe un gâteau de façon binaire, on passe du 2 au 4 et du 4 au 8, puis du 8 au 16 et cela ne passe pas par le 12.
On aura compris qu’il est tout à fait normal qu’une planéte ait quatre « stations » en parcourant le Zodiaque mais cela correspond aux quatre conjonctions sidérales qui sont toutes tonifiantes.  Il n’y a donc aucune raison de « diaboliser » les oppositions. En revanche, c’est l’absence de configuration  « quaternaire » qui fait problème, ce qui correspond au décalage de 45° qui serait assimilable peu ou prou à ce qu’on  entend généralement par aspect « dissonant ».
Or, force est de constater que trop d’astrologues en restent  à une conception ringarde de l’astrologie avec ses « bons » et ses « mauvais » aspects (couleurs à l’appui), ses domiciles et ses exils.  Mais ils font fausse route en  se polarisant sur l’opposition.  La structure de l’astrologie est fondée sur le 2 et le 4. C’est l’édification de la Tour du Babel.  Le passage du 4 au 8  correspond à une  distorsion que l’on peut assimiler à la destruction de la Tour de Babel.
Nous avons montré que lorsque Saturne échappe en quelque sorte à la « gravitation » d’une étoile fixe royale (semi-carré),  les sociétés tendent  à se morceler, car il n’y a plus assez de force pour les « maintenir » au  sein d’un même ensemble. En revanche,  que Saturne soit avec Régulus ou en face avec Fomalhaut, le contexte astrologique reste fondamentalement le même.
 
  
JHB
28. 06.13

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Saturne le grand rassembleur‏

Posté par nofim le 29 juin 2013

Editorial
Saturne le grand rassembleur.
Par  Jacques Halbronn
 
Teleprovidence a été lancé en 2008  alors que Saturne passait sur l’étoile fixe royale Regulus. Au cours des années qui allaient suivre,  cette « chaîne » occupa une place centrale dans le milieu astrologique francophone. Mais il convient de resituer l’entreprise dans la longue durée, toujours autour du cycle de Saturne. En 1994,  nous commençâmes à publier une série intitulée ‘Le Nouveau Guide de la Vie Astrologique » qui fera partie  d’un  mémoire de DESS (Paris VIII  Saint Denis), l’année suivante et paraitra enfin en librairie en 1997 sous le titre de Guide Astrologique (Ed. Laurens). Cette entreprise consistait avant tout à  demander à chaque astrologue de nous envoyer une notice.  Début  1985, nous avions publié le Guide de la Vie Astrologique. – (Ed. Trédaniel) alors que Saturne  transitait à la fin du signe  du scorpion, aux approches de sa conjonction avec l’étoile fixe Antarès.
On peut remonter encore plus haut, cependant, pour capter cette même dynamique de rassemblement du milieu astrologique avec la parution en 1979 du collectif  Aquarius ou la Nouvelle Ere  du Verseau (Ed Albatros & Autre Monde), qui rassemblait un grand nombre de contributions s’ouvrant chacune  par une notice (en partie les Actes d’un Colloque tenu en septembre 1977), ce qui nous  conduit à rappeler le rôle de notre association comme matrice des rencontres astrologiques, dès le milieu des années soixante-dix du siècle dernier. En 1981, nous avons publié le « Bottin Astrologique » (Ed  La Grande Conjonction) qui était une esquisse de ce qui deviendra le Guide de la Vie Astrologique. En 1980, la formule sera reprise au sein du Grand Livre des Prédictions, Ed Balland).
C’est dire que Teleprovidence bénéficie d’un savoir-faire  de plusieurs décennies. Il nous a semblé opportun de montrer que  les grands moments de cette entreprise de recensement  et de synergie suivent  de façon très nette les conjonctions de Saturne avec une des quatre étoiles fixes royales.  On pourrait évidemment  amplifier l’analyse en suivant le processus de sept en sept ans mais ce que nous avons voulu montrer ce n’est pas tant que chaque conjonction généré une même dynamique de rassemblement mais que chaque grand moment d’unification  correspondait à une « grande » conjonction au sens où nous l’entendons – (rien à voir ici avec les conjonctions Jupiter-Saturne si prisées à la Renaissance)
On sera peut être étonné de nous voir désigner Saturne comme le  grand rassembleur. Il l’est quand il est en conjonction avec l’une des quatre étoiles fixes royales. Il l’est beaucoup moins quand il s’en éloigne. C’est la distance planéte-étoile qui est déterminante ici et non la planéte en tant que telle.
JHB
28. 06. 13

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Napoléon et l’astrocyclologie‏

Posté par nofim le 29 juin 2013

La fin de Napoléon et l’astrocyclologie
Par  Jacques  Halbronn
La récente parution du livre de Jean-Marie Rouart,  Napoléon ou La Destinée, Ed Gallimard, 2012,  qui s’intéresse à l’évolution psychique, mentale et cérébrale de  Napoléon Bonaparte (1768-1821)  est pour nous l’occasion d’appliquer notre algorithme (Saturne combiné aux quatre étoiles fixes royales) pour les années qui précédent sa double chute (1814-1815). Nous avons insisté sur le fait que l’algorithme dont nous servons n’est nullement réservé à la seule astrologie, à la différence des subdivisions réservées en quelque sorte à celle-ci.(Zodiaque, maisons, aspects, maîtrises, Eléments etc)
Décembre 1812 :
 Saturne est à 9° capricorne  (cf  les Grandes Ephémerides, par Gabriel, Ed. La Grande Conjonction-Trédaniel)), ce qui est déjà loin de la                            conjonction au début du Sagittaire, avec Antarés et on n’en est encore qu’au début de cette descente aux Enfers. L’arrivée de Saturne au milieu d’un signe cardinal (mais sur ce point, il y a eu un glissement sur plusieurs siècles, du fait de la précession des équinoxes) est en réglé générale l’indication, le signe annonciateur d’une certaine « décomposition », terme qui est en dialectique avec celui de conjonction. Période de décomposition qui va durer jusqu’à l’arrivée de Saturne dans les derniers degrés (le dernier décan, si l’on veut mais rien n’est  figé) du signe fixe qui suit, en l’occurrence le verseau.
Comme le note  J. M. Rouart (pp. 259 et seq),  Napoléon n’est plus à la hauteur de ce qu’il  fut. Bientôt, il ne saura plus unir autour de lui des forces disparates. Au retour de l’Ile d’Elbe, il manœuvre mal, il n’a pas la maestria,  collectif se ligue ici contre l’homme seul qui n’est pas en mesure, dans l’immédiat, de le dominer, ce qui est typique de la phase de décomposition.  En 1815, année qui l’installe à Sainte Hélène, Saturne est au début du signe du verseau. On est encore bien loin de la prochaine conjonction au début du signe des poissons (avec Fomalhaut). Entre les deux positions,  l’Ile d’Elbe et les Cent Jours.
« Napoléon s’est réfugié,  écrit Rouart (p. 323)  à Malmaison (..) Il n’est plus l’empereur et pas seulement parce qu’il vient d’abdiquer. Il n’est même plus Napoléon. Il n’est  plus qu’un homme qui hésite, qui tergiverse, prend tantôt un autre (.) Une sorte d’aboulie, d’à quoi bon  a rongé son caractère d’acier »
On sent que Napoléon espère encore, en ces dernières années de pouvoir, être en mesure de  réaliser les exploits d’hier mais il n’a pas compris qu’il n’en avait  plus les ressources, que ce qu’il réussissait autrefois devient à présent  hors d’atteinte. Il n’arrive plus à tout embrasser. Il ne tient plus  ses hommes.
Nous ne sommes pas toujours égaux à nous-mêmes et cela induit  toutes sortes de surprises, dans un sens comme dans un autre et selon le point de vue d’où l’on se place.  Dire que l’astrologie  permet de suivre de telles évolutions est tout de même plus sérieux que de vouloir que l’astrologie rende compte de « tout », ce qui est tout de même un peu beaucoup.

Une comparaison avec la fin de De Gaulle est assez édifiante. La période 1968-1970, est aussi  une période de décomposition, d’impuissance tout comme d’ailleurs la période actuelle.(2012-2014) en différents lieux de la planéte et notamment en Turquie avec Erdogan, la société turque manifestant ses tensions internes tout comme au Brésil.
JHB
27.06.13

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Psychanalyse de l’astropsychologie‏

Posté par nofim le 29 juin 2013

Psychanalyse de l’astropsychologie
Par  Jacques Halbronn
 
Ce qu’on appelle généralement Astropsychologie  n’a plus beaucoup d’avenir et nous allons expliquer ici pourquoi.  En revanche, l’astrocyclologie va certainement jouer un rôle majeur dans les prochaines décennies. Notre propos s’adresse à ceux qui envisageraient une carrière astrologique : il ne faut pas parier sur le mauvais cheval et  ne pas investir son temps et son argent dans des formations qui n’ont pas de fondements solides. L’astropsychologie a pu apparaitre comme un repli stratégique, mais c’est une fausse bonne idée  qui passe par un emprunt à des domaines extérieurs à l’astrologie. En pratique, cette approche peut fonctionner, certes, mais elle n’est pas pour autant recevable étant donné les ingrédients qui permettent de la préparer en tant que « plat ». On peut en effet parler de cuisine astropsychologique et on peut en faire un manuel.
I   La charrue avant les bœufs
Avant de parler d’une personne, il est recommandé de connaitre dans son ensemble la « nature humaine ». Cela évitera d’attribuer à quelqu’un des généralités qui n’ont d’ailleurs rien à voir avec l’astrologie. De même on ne peut dire de quelqu’un ce qui est unique en lui si l’on ne connait pas sa famille qui offre souvent les mêmes traits. L’idée que l’on puisse appréhender quelqu’un en dehors de son milieu, de son sexe, de sa race est irrecevable. Mais beaucoup d’astrologues, même conditionalistes,  passent outre pour l’excellente raison qu’ils ne disposent pas d’informations fiables et maîtrisées sur ce qui n’est pas proprement astrologique. Le grand défaut  de l’astrologie conditionaliste est de « conditionner » l’astrologie à des données mal connues, avec tout ce que cela peut impliquer de lieux communs et de préjugés de tous ordres. .
II  Le  seuil d’incompétence (principe de Peter)
Quelles sont les limites de l’outil astrologique ?  Dans ce qui nous arrive et nous constitue, où est le facteur proprement astrologique ? Il semble qu’il y ait toutes sortes de contingences que l’astrologie ne puisse contrôler. On sait que toute pratique tend à déborder de ses bornes et l’on risque donc d’attendre trop de l’Astrologie en termes de portrait individuel. On a déjà dénoncé l’étude psychologique a posteriori qui conduit à vouloir expliquer certaines choses par l’astrologie alors que ce n’est pas le cas. En fait, l’astrologue ne peut pas être plus précis pour le passé que pour l’avenir car  tout passé est un avenir échu. Il  y a là une tentation à basculer dans la divination.
On nous dit que l’astrologie nous permet de savoir qui nous sommes. Mais de quoi s’agit-il ?  Nous comparons volontiers la personne à une assiette sale.  Il y a des gens qui ne font jamais la vaisselle de ce transite dans leur tête et qui finit par s’incruster : ce sont ceux qui n’oublient ni ne pardonnent rien.  Or, l’astrologie a-t-elle vocation à rendre compte de cet encrassement du psychisme ?
 
 
III Le fonds de commerce du « symbolisme »
L’astropsychologie, on l’a déjà signalé ailleurs,  tend à sanctuariser des « algorithmes »  désuets et peu compréhensibles sur lesquels on peut dire d’ailleurs à peu près n’importe quoi. On prend en effet un matériau assez obscur et on l’agrémente à sa  sauce personnelle.  Or, l’astrologie actuelle n’a aucunement l’obligation de perpétuer indéfiniment des subdivisions frelatées, corrompues et décalées, qui  appartiennent à des représentations  caduques.  Peut-on sérieusement remplacer des généralités non astrologiques par des généralités astrologique de type zodiacal  ou mythologique qui de toute façon ne se comprennent que dans une perspective  cyclique ? Il est notamment aberrant de cloisonner les notions au millimétres, à la minute d’arc pour déterminer si on a tel ascendant ou si telle planéte est dans un signe ou dans le suivant alors que tout est progressif et indicatif. Croire qu’un cycle se divise en 12 entités distinctes est délirant alors que l’on sait pertinemment que tout cycle s’articule sur 2 temps, le commencement et le prolongement. Tout le reste n’est que remplissage et coupage de cheveux en quatre !.
 
IV  Un modèle qui empiéte sur la connaissance du terrain
Les praticiens de l’astrologie, contrairement à ce qu’ils affirment,  n’ont pas trop envie de se coleter avec la réalité de leur client. Déjà le cadre même de la consultation astrologique est éminemment révélateur. Le client, en réglé générale, n’aura « droit » qu’à une seule rencontre avec l’astrologue. C’est bien assez, à entendre les astrologues. En comparaison de ce qui se passe dans d’autres activités « psy », c’est fort peu et le fait que l’astrologue explique qu’il dispose d’un outil très performant  – ce qui reste à prouver- ne change rien à l’affaire. En fait, ce que l’astrologue reconnait, c’est bien que son outil va lui épargner bien des corvées et cela épargnera aussi bien des tâtonnements à ses clients. Or, l’existence même d’un modèle ne saurait dispenser le praticien de l’ajuster à chacun de ses clients, ce qui demande du temps. Sauf qu’en astropsychologie, le thème natal est censé mâcher le travail, de brûle les étapes. Quelle aubaine !
C’est pourquoi nous disons que l’astropsychologie  n’a qu’un rapport biaisé avec le terrain. Ses tenants  n’ont  pas compris que la carte (du ciel) n’est pas le territoire.  L’astropsychologue en fait n’est ni un bon praticien qui prend le temps de l’exploration du monde de son client, ni un bon théoricien qui s’est forgé un modèle dont il aurait une pleine connaissance et compréhension. Il est un personnage hybride à la croisée des chemins.
 
V Un modèle  inaccessible pour le client
L’astropsychologue n’est pas censé exposer le modèle astrologique au cours de « la »  consultation. Il nous explique que ce serait fastidieux et assez vain  du fait du temps nécessaire pour apprendre à se  servir des données astrologiques. Donc,  on devra se contenter d’une traduction en langage « normal » et comme lors de toute traduction,  il y a de la marge pour y  placer impunément à peu près tout ce qu’on veut.   Au bout du compte, l’astrologue parle à son client un langage non astrologique truffé de quelques mentions zodiacales ou planétaires à la façon des médecins du théâtre de Molière glissant quelques mots latins pour étayer leur discours, outre qu’il fournit à son client un schéma couvert de signes cabalistiques et qui sort de son ordinateur, à savoir le « thème ». Cela constitue une mise en condition du client.
 
VI  l’astrologie comme métalangage
Nous avons récemment développé l’idée selon laquelle l’astrologie serait une aide à la pratique langagière. Elle serait supposée  permettre à l’astrologue d’user des mots avec sagesse, à bon escient. C’est pourquoi l’astrologue parle tant car l’astrologie est pour lui, d’abord, le moyen d’avoir des choses à dire et d’obtenir qu’on l’écoute, qu’on lui accorde quelque importance. En vérité,  l’astrologie sert avant tout à l’astrologue. Le client lui sert à valider son outil en acceptant ce que lui dit l’astrologue.  Il y a une sorte de complicité et de complaisance entre l’astrologue et son client (cf. notre plaquette L’astrologue et son client. Les ficelles du métier, Ed. La Grande Conjonction, 1995).  Oter à l’astrologue son « jouet », c’est le frustrer, le déséquilibrer tant sans lui, l’astrologue se sent démuni, bien plus que son client puisque son client  ne l’a pas intégré dans son mode de fonctionnement.
 
 
 
JHB
25.06.13

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Les deux économies

Posté par nofim le 29 juin 2013

Vers une « nouvelle créativité »  pour l’Occident.
Par Jacques  Halbronn
 
 
Il existe deux conceptions du « produit », l’une qui privilégie le produit « durable », qui économise à terme la créativité en cours et l’autre qui met en avant  le produit qui, justement, ne dure pas, ne se consomme, en quelque sorte, que dans l’instant, qui vient de sortir.
 Nous avons déjà signalé, dans de précédents textes le lien entre ces deux phénomènes qui se nourrissent l’un de l’autre et qui conduisent à la de l’avoir, que sont la taylorisation du travail et sa féminisation, qui correspondent à des démarches subalternes.
En effet, ce qui est de l’ordre de l’avoir facilite la dépossession, permet de remplacer une personne par une autre, génére de la substitution, de l’imitation, de la récupération. Nous avions aussi rappelé que notre Droit est resté plus pénalisant pour les atteintes à l’être qu’à l’avoir : on est plus sanctionné pour un meurtre que pour un vol.  Mais jusqu’ à quand  en sera-t-il encore ainsi ?
Le piége dans lequel l’Occident s’est enfermé tient à une dévalorisation du travail, lequel s’avère de moins en moins créatif et donc ouvert à peu  près à n’importe qui.  On a baissé la barre. La main d’œuvre européenne est devenue de moins en moins qualifiée alors même que la technologie progressait inlassablement. Le perfectionnement des équipements prenait le pas sur l’éveil des facultés créatives. Or, c’est dans un tel contexte que se situe la revendication égalitariste, laquelle  fait sens du fait du nivellement par le bas. C’est parce que le travail s’est dégradé qu’il est devenu à la portée des femmes et qu’il peut être délocalisé, du fait de la faible valeur ajoutée.
Prenons le cas de l’apprentissage de la lecture. De nombreuses activités exigent simplement  que l’on sache lire et déchiffrer. On se transforme en « tourne disque » en « lecteur de CD », bref en machine. On est face à une standardisation des compétences à un niveau très minimal pour une majorité de gens et à un niveau très pointu pour une élite.  Une chanson qui survit des générations durant  n’est pas un produit « frais ». Il ne faut pas se voiler la face et recourir à des arguties. Cela dit le « live » prévaut sur le « Play back »,  la « version originale » sur la version doublée etc.
La notion d’exigence est donc vouée à évoluer. Il ne s’agit plus d’exiger un produit  qui a fait ses preuves et qui est réactivé une fois de plus mais bien  d’apprécier plus qu’on ne le fait généralement, ce qui est « frais » On ne doit   pas accepter la « lecture » qui est l’invasion du passé dans le présent à l’instar d’un disque qui passerait en boucle indéfiniment.  L’apprentissage de la lecture est une formation à l’esclavage, la personne n’est plus qu’un rouage dont les interventions sont strictement limitées avec en prime une apparence de vie.
Or, il  convient  de développer une économie de l’instant face à une économie de la durée. Une fleur du jardin  vaut plus qu’une fleur en papier, un gigot  vaut plus qu’un saucisson que l’on peut garder pendant des semaines, tout comme une figue fraîche a plus de valeur qu’une figue séché  car sa durée de consommation est bien plus brève. Une musique qui nait sous nos yeux a plus de valeur qu’une musique cent fois jouée et rejouée depuis des décennies voire depuis des siècles et ainsi de suite.
Certes, il y a une économie du produit qui dure des années, comme une voiture,  une machine mais même dans ce domaine,  sa nouveauté est précaire et c’est le commencement du processus qui vaut plus que sa fin. Avant d’être séché, une figue est d’abord fraiche, avant d’être « d’occasion », une voiture est d’abord neuve etc.  Ce qui est en train de naitre a plus de valeur que ce qui est déjà né et plus encore que ce qui est mort et ne survit qu’au prix d’artifices.
Dans une population,  ce n’est qu’une minorité qui peut assumer cette exigence de nouveauté, d’originalité (ce qui est à l’origine, donc au commencement, ce qui se lève (orient) et cette minorité doit être estimée à sa juste valeur, ce qui ne nous semble pas être tellement le cas de nos jours.
Le luxe, c’est ce qui est vraiment nouveau, inédit. L’Occident a donc mieux à faire que de se faire représenter par des œuvres anciennes sauf à se reconnaitre en état de décadence. Il doit au contraire montrer que la source ne s’est pas tarie, ce dont on pourrait parfois sérieusement douter.
Pour ce qui est des produits de longue durée, qui se perpétuent, mieux vaut que l’Occident laisse ce créneau  à d’autres à  condition bien entendu qu’il perçoive des « royalties » sur les produits en question une fois qu’ils sont passés à un autre stade de leur carrière.
En dehors de la mise au monde de « nouveaux nés » qui est un acquis universel, les civilisations ne sont pas au même niveau. Il y a celles qui sont au début des processus et celles qui sont au stade de leur prolongation, ce qui recoupe en gros le clivage hommes-femmes.
C’est pourquoi l’Occident aura fait fausse route en investissant à l’excès sur  les automatismes car cela met tout le monde sur le même plan. D’ailleurs, en ce début de XXIe siècle, les choses tendent à se rétablir du fait de la délocalisation. La créativité doit être la nouvelle image de marque de l’Occident. On pourrait parler de ‘nouvelle créativité » renouant avec les défis d’hier. Il n’est pas dans le génie, dans l’ADN de l’Occident de servir du réchauffé. Ce n’est pas digne de lui. Cela vaut aussi pour l’ expérimentation de nouvelles pratiques sociétales, de nouvelles conceptions du Droit. Il faut que l’Occident ait toujours de l’avance sur le reste du monde de façon à maintenir sa dominance qui s’est notamment exercée par la colonisation et la diffusion de ses langues dans le monde entier. .
Or, pour y parvenir,  on doit avoir une tolérance zéro pour l’auto-plagiat, quand l’Occident ne fait que se répéter et dans ce processus de répétition,  les femmes jouent un rôle considérable. En mettant fin à ce genre d’exercice, l’on verra que le débat autour de l’égalité des hommes et des femmes  révélera son véritable visage, à savoir que les femmes ont parié sur la décadence de l’Occident, ce qui se traduit par  le fait qu’elles ont investi un créneau qui  est voué à la délocalisation.  Plus la valeur ajoutée est faible et plus la duplication est aisée.  On le voit par exemple avec l’omniprésence des Asiatiques dans le domaine de l’interprétation de la musique occidentale  du passé dans la mesure où le ressassement des œuvres d’hier est à lui seul  un très mauvais signal.
JHB
23.06.13

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Les pièges de l’astrologie

Posté par nofim le 29 juin 2013

L’astrologie entre  délires synchroniques et diachroniques
Par  Jacques  Halbronn
Il y a actuellement une campagne très intéressante (cf. Astroemail)  contre  les combinatoires entre planètes. Combiner deux astres de même nature serait une aberration.  Cela remet en question une grande partie de l’astrologie depuis des siècles et notamment depuis Albumasar avec ses conjonctions Jupiter-Saturne, voilà plus de 1000 ans. Cela fait belle lurette que, pour notre part, nous avons engagé ce combat en préconisant  d’associer planètes et étoiles et non planètes entre elles. Et nous nous en tenons au ciel que les Anciens connaissaient, ce qui signifie que nous n’allons pas nous intéresser à des astres inconnus il y a encore trois siècles (cf. Galilée et  ses observations concernant Jupiter et les astres Médicis), comme les satellites des planètes.
De plus en plus il convient que les astrologues prennent conscience que l’on fait avec ce que l’on a.  D’une part, l’astrologie est née dans un certain contexte politique et scientifique dont on ne saurait l’abstraire au nom de quelque « modernité » sans basculer dans l’anachronisme et d’autre part, l’on sait que les applications qui se font d’une certaine grille n’ont qu’une valeur très relative. On prend toujours la moins mauvaise solution par rapport aux choix dont on dispose tout comme l’on recrute des gens sur la base des candidats qui se présentent. Les absents ont toujours tort et il est bien difficile de prendre conscience d’un manque. 
Entendons par là que tout astrologue travaille avec ce qu’il a appris à connaitre. S’il ne connait pas les étoiles fixes, il s’en passera et fera « au mieux » avec la « main » qu’il a reçue (comme au bridge). Toute conclusion est donc fonction de notre information et c’est pourquoi aucun résultat ne saurait être définitif. Quand, il y a 40 ans, nous  ne nous intéressions pas aux étoiles fixes royales en astrologie mondiale, nous n’avions d’autre choix que de nous contenter des données qui étaient à notre disposition au regard de la théorie astrologique dominante dans les années soixante du siècle dernier. En 2013, le chercheur en astrologie dispose d’autres données et il ne saurait les ignorer puisque à présent à peu près tout le monde aura compris que les planètes et les étoiles se complètent et que la chronologie liée aux étoiles ne recoupe pas celle du passage d’un signe à un autre ou tel aspect entre deux planètes. On est dans des temporalités concurrentes et que la meilleure gagne !
Cependant,  si nous apprécions les tentatives pour dénoncer les relations contre nature entre plantés – toute dualité devant correspondre à deux plans bien différents sur le plan astronomique et il ne suffit pas que deux planètes portent des noms différents pour créer on ne sait quelle dualité fictive. On peut d’ailleurs penser que cette façon de baptiser diversement les planètes aura créé une fausse impression de différences. D’ailleurs, tout astrologue est persuadé que chaque planète est une entité à part, ce qui le met en porte à faux avec l’astronomie qui les englobe dans un seul et même ensemble. Les tentatives d’un Jean-Pierre Nicola pour différencier les planètes les unes des autres (système RET)  ne se comprennent que par l’omission des étoiles, l’impasse sur le plan  stellaire. On a des astrologues qui n’acceptent pas que l’on distingue  les hommes et les femmes et qui ne voient aucun problème  à distinguer des planètes entre elles ! 
Cela dit,  si le respect d’une certaine réalité objective – à savoir ne pas inventer des différences qui n’existent pas -  est une bonne chose, il ne faudrait pas, pour autant,  basculer dans l’anachronisme scientifique en introduisant des données totalement inconnues de l’Antiquité. Si la synchronie est incontournable, la diachronie l’est tout autant. Quand nous lisons (Astroemail) que l’on devra prendre en compte les satellites de telle ou telle planéte, du  fait   qu’une planéte et un satellite  sont deux réalités différentes, à quelle idée de l’astrologie, cela renvoie-t-il ? , Peut-on rejeter les étoiles fixes sous prétexte que nous savons que ce sont des plans  radicalement différents ?
Ces différentes postures conduisent à des représentations radicalement différentes des origines de l’astrologie et de la genèse du savoir astrologique. Nous pensons que l’astrologie  est un phénomène qui a été  codifié par les hommes d’une certaine époque mais quand nous disons cela,  nous n’entendons pas laisser croire que l’astrologie  existe sans l’homme. C’est pourquoi nous rejetons toute idée d’un cosmos qui serait structuré par lui-même  (cf. J. P. Nicola) et dont les hommes auraient décrypté la structure, ce qui nous semble tout à fait utopique.  Les Anciens savaient créer des systèmes (comme les langues), mais pas les décrypter. Imaginons quelqu’un qui viendrait nous dire qu’il faut abandonner le français parce qu’il ne comporte pas tel ou tel son  que l’on connait de nos jours ou qui existe dans une autre langue ou qui nous soutiennent que le français n’existe que parce qu’il existe un français « transcendantal » sur un autre plan  dont le français que nous pratiquons serait la réplique.
L’astrologie est le Ciel revisité par les hommes mais ceux-ci n’ont pas eu à découvrir les significations des astres mais à fixer celles-ci à leur guise, selon leurs besoins et leurs moyens.
Le ciel des anciens astrologues n’est pas celui de l’astronomie  moderne. S’il est bien de dénoncer un usage abusif des planètes par l’astrologie moderne, en termes d’aspects, au nom de la vraisemblance astronomique,  ce n’est quand même pas une raison pour éliminer les étoiles fixes. Car celle, dans le ciel visible des Anciens,  la Lune (puis dans un second temps les planètes jusqu’à Saturne) et les étoiles  fixes étaient aussi complémentaires que les chiffres et les aiguilles dans une horloge.  Ce ciel est resté fondamentalement le même jusqu’à la lunette de Galilée.
Il est temps que les astrologues admettent que les hommes ne sont sensibles à des facteurs que s’ils en ont pris connaissance, qu’ils les ont intégrés et structurés, retraités. Que l’on cesse donc et d’étudier ce qu’a pu donner Pluton, découvert en 1930,  avant cette date et que l’on cesse tout simplement de s’intéresser à Pluton en astrologie car il faut réunir diverses conditions pour qu’un astre interagisse avec le psychisme humain, à commencer par  la très longue durée et aussi la visibilité de sa présence. Or, si l’on admet que notre rapport au cosmos est constant et ne se réduit pas au moment de naissance, il est inconcevable qu’un astre invisible à l’œil nu puisse jamais être adopté astrologiquement, si  ce n’est par des astrologues qui ont basculé dans le symbolisme et la mythologie, ce qui en vérité, est la réglé, encouragés en cela par les astronomes eux –mêmes également friands de mythologies et ce depuis que la planéte Herschell a été rebaptisée Uranus, tout en gardant d’ailleurs le glyphe  H, initiale de son inventeur hanovrien.
 
JHB
22/06.13

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