Psychanalyse de l’astropsychologie‏

Posté par nofim le 29 juin 2013

Psychanalyse de l’astropsychologie
Par  Jacques Halbronn
 
Ce qu’on appelle généralement Astropsychologie  n’a plus beaucoup d’avenir et nous allons expliquer ici pourquoi.  En revanche, l’astrocyclologie va certainement jouer un rôle majeur dans les prochaines décennies. Notre propos s’adresse à ceux qui envisageraient une carrière astrologique : il ne faut pas parier sur le mauvais cheval et  ne pas investir son temps et son argent dans des formations qui n’ont pas de fondements solides. L’astropsychologie a pu apparaitre comme un repli stratégique, mais c’est une fausse bonne idée  qui passe par un emprunt à des domaines extérieurs à l’astrologie. En pratique, cette approche peut fonctionner, certes, mais elle n’est pas pour autant recevable étant donné les ingrédients qui permettent de la préparer en tant que « plat ». On peut en effet parler de cuisine astropsychologique et on peut en faire un manuel.
I   La charrue avant les bœufs
Avant de parler d’une personne, il est recommandé de connaitre dans son ensemble la « nature humaine ». Cela évitera d’attribuer à quelqu’un des généralités qui n’ont d’ailleurs rien à voir avec l’astrologie. De même on ne peut dire de quelqu’un ce qui est unique en lui si l’on ne connait pas sa famille qui offre souvent les mêmes traits. L’idée que l’on puisse appréhender quelqu’un en dehors de son milieu, de son sexe, de sa race est irrecevable. Mais beaucoup d’astrologues, même conditionalistes,  passent outre pour l’excellente raison qu’ils ne disposent pas d’informations fiables et maîtrisées sur ce qui n’est pas proprement astrologique. Le grand défaut  de l’astrologie conditionaliste est de « conditionner » l’astrologie à des données mal connues, avec tout ce que cela peut impliquer de lieux communs et de préjugés de tous ordres. .
II  Le  seuil d’incompétence (principe de Peter)
Quelles sont les limites de l’outil astrologique ?  Dans ce qui nous arrive et nous constitue, où est le facteur proprement astrologique ? Il semble qu’il y ait toutes sortes de contingences que l’astrologie ne puisse contrôler. On sait que toute pratique tend à déborder de ses bornes et l’on risque donc d’attendre trop de l’Astrologie en termes de portrait individuel. On a déjà dénoncé l’étude psychologique a posteriori qui conduit à vouloir expliquer certaines choses par l’astrologie alors que ce n’est pas le cas. En fait, l’astrologue ne peut pas être plus précis pour le passé que pour l’avenir car  tout passé est un avenir échu. Il  y a là une tentation à basculer dans la divination.
On nous dit que l’astrologie nous permet de savoir qui nous sommes. Mais de quoi s’agit-il ?  Nous comparons volontiers la personne à une assiette sale.  Il y a des gens qui ne font jamais la vaisselle de ce transite dans leur tête et qui finit par s’incruster : ce sont ceux qui n’oublient ni ne pardonnent rien.  Or, l’astrologie a-t-elle vocation à rendre compte de cet encrassement du psychisme ?
 
 
III Le fonds de commerce du « symbolisme »
L’astropsychologie, on l’a déjà signalé ailleurs,  tend à sanctuariser des « algorithmes »  désuets et peu compréhensibles sur lesquels on peut dire d’ailleurs à peu près n’importe quoi. On prend en effet un matériau assez obscur et on l’agrémente à sa  sauce personnelle.  Or, l’astrologie actuelle n’a aucunement l’obligation de perpétuer indéfiniment des subdivisions frelatées, corrompues et décalées, qui  appartiennent à des représentations  caduques.  Peut-on sérieusement remplacer des généralités non astrologiques par des généralités astrologique de type zodiacal  ou mythologique qui de toute façon ne se comprennent que dans une perspective  cyclique ? Il est notamment aberrant de cloisonner les notions au millimétres, à la minute d’arc pour déterminer si on a tel ascendant ou si telle planéte est dans un signe ou dans le suivant alors que tout est progressif et indicatif. Croire qu’un cycle se divise en 12 entités distinctes est délirant alors que l’on sait pertinemment que tout cycle s’articule sur 2 temps, le commencement et le prolongement. Tout le reste n’est que remplissage et coupage de cheveux en quatre !.
 
IV  Un modèle qui empiéte sur la connaissance du terrain
Les praticiens de l’astrologie, contrairement à ce qu’ils affirment,  n’ont pas trop envie de se coleter avec la réalité de leur client. Déjà le cadre même de la consultation astrologique est éminemment révélateur. Le client, en réglé générale, n’aura « droit » qu’à une seule rencontre avec l’astrologue. C’est bien assez, à entendre les astrologues. En comparaison de ce qui se passe dans d’autres activités « psy », c’est fort peu et le fait que l’astrologue explique qu’il dispose d’un outil très performant  – ce qui reste à prouver- ne change rien à l’affaire. En fait, ce que l’astrologue reconnait, c’est bien que son outil va lui épargner bien des corvées et cela épargnera aussi bien des tâtonnements à ses clients. Or, l’existence même d’un modèle ne saurait dispenser le praticien de l’ajuster à chacun de ses clients, ce qui demande du temps. Sauf qu’en astropsychologie, le thème natal est censé mâcher le travail, de brûle les étapes. Quelle aubaine !
C’est pourquoi nous disons que l’astropsychologie  n’a qu’un rapport biaisé avec le terrain. Ses tenants  n’ont  pas compris que la carte (du ciel) n’est pas le territoire.  L’astropsychologue en fait n’est ni un bon praticien qui prend le temps de l’exploration du monde de son client, ni un bon théoricien qui s’est forgé un modèle dont il aurait une pleine connaissance et compréhension. Il est un personnage hybride à la croisée des chemins.
 
V Un modèle  inaccessible pour le client
L’astropsychologue n’est pas censé exposer le modèle astrologique au cours de « la »  consultation. Il nous explique que ce serait fastidieux et assez vain  du fait du temps nécessaire pour apprendre à se  servir des données astrologiques. Donc,  on devra se contenter d’une traduction en langage « normal » et comme lors de toute traduction,  il y a de la marge pour y  placer impunément à peu près tout ce qu’on veut.   Au bout du compte, l’astrologue parle à son client un langage non astrologique truffé de quelques mentions zodiacales ou planétaires à la façon des médecins du théâtre de Molière glissant quelques mots latins pour étayer leur discours, outre qu’il fournit à son client un schéma couvert de signes cabalistiques et qui sort de son ordinateur, à savoir le « thème ». Cela constitue une mise en condition du client.
 
VI  l’astrologie comme métalangage
Nous avons récemment développé l’idée selon laquelle l’astrologie serait une aide à la pratique langagière. Elle serait supposée  permettre à l’astrologue d’user des mots avec sagesse, à bon escient. C’est pourquoi l’astrologue parle tant car l’astrologie est pour lui, d’abord, le moyen d’avoir des choses à dire et d’obtenir qu’on l’écoute, qu’on lui accorde quelque importance. En vérité,  l’astrologie sert avant tout à l’astrologue. Le client lui sert à valider son outil en acceptant ce que lui dit l’astrologue.  Il y a une sorte de complicité et de complaisance entre l’astrologue et son client (cf. notre plaquette L’astrologue et son client. Les ficelles du métier, Ed. La Grande Conjonction, 1995).  Oter à l’astrologue son « jouet », c’est le frustrer, le déséquilibrer tant sans lui, l’astrologue se sent démuni, bien plus que son client puisque son client  ne l’a pas intégré dans son mode de fonctionnement.
 
 
 
JHB
25.06.13

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