La réforme et la matrice

Posté par nofim le 29 juin 2013

La réforme protestante et  la quête de la matrice
Par  Jacques  Halbronn
 
Il convient de situer la réforme voulue par Luther et par  Jean Calvin comme une tentative de ressourcement, ce qui avait déjà été le cas pour Jésus de Nazareth et pour Mahomet. On remarquera que dans le cas de Jésus et des Réformés, il s’agissait bien de délester  la tradition d’une partie de qui la constituait plutôt que d’ajouter des éléments supplémentaires. En effet, quand on veut dégager une matrice, il faut la débarrasser de ce qui est venu s’incruster et l’alourdir.   Tout excès pondéral, au propre comme au figuré   est le signe d’un dysfonctionnement et d’un phénomène de compensation.
Autrement dit,  Jésus se présente d’abord  comme un réformateur du judaïsme dont il  veut élaguer certains aspects et recentrer sur les valeurs qu’il juge fondamentales, ce que nous avons appelé, dans un précédent texte,  le renouvellement des algorithmes. Il s’en prend ainsi aux règles alimentaires, ce qui contraint les Juifs à s’interroger sur ce qui  est central et ce qui ne l’est pas dans leur « tradition », à établir un ordre de priorité, d’importance. De même les Réformateurs du XVIe siècle interpellent le monde chrétien quant à ce qui est constant et permanent et ce qui ne l’est pas et n’a qu’une valeur relative et contingente, en demandant notamment à  ce  que les fidèles aient directement accès aux  « Saintes Ecritures «, notamment par le bais de traductions en des langues vernaculaires, au lieu de devoir dépendre de toute une exégèse qui fait écran.
Il  est d’ailleurs probable que Moïse a dû être un réformateur de traditions plus anciennes. L’idée est de parvenir à un modèle aussi accessible que possible qui n’ait pas besoin des prêtres.  C’est la question des Pharisiens attachés à une pratique tatillonne, En vérité,   de telles situations conflictuelles n’auront cessé de se présenter tout au long de l’Histoire de l’Humanité. La question est évidemment de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, ce qui n’est pas forcément chose facile  mais l’important est déjà en soi la dynamique de toute Réforme, du changement pour le changement.
Dans un précédent texte, nous avons signalé  que toute application d’une matrice produisait de la diversité, due à des environnements différents et qu’à la longue, cela  constituait un obstacle pour la diffusion de la dite matrice quand celle-ci ne parvenait pas à se dégager de certains apports conjoncturels. En ce sens, le protestantisme aura été fort actif en matière d’évangélisation, c’est-à-dire de « mission »,  du fait précisément qu’il disposait d’une certaine marge de manœuvre, du fait de l’élagage ainsi opéré et pouvait éventuellement s’ouvrir à des compromis sur le terrain.  Toute réforme tend en effet à favoriser le recrutement, le prosélytisme.
Dans le cas du monothéisme, la question juive est-elle matricielle ? Peut-on en faire complétement- abstraction ? Il ne semble pas et l’entreprise sioniste  est significative, par le consensus qu’elle  a connu dans le monde  du moins au cours de la première moitié du XXe siècle, de la Déclaration Balfour de 1917 au vote du 29 novembre 1947, à l’ONU. Ce sionisme qui de fait se dégage des pratiques religieuses judaïques pour aboutir à une certaine laïcité juive débouche inévitablement bien que le plus souvent implicitement,  sur une certaine idée de la race. Le problème, c’est qu’en recentrant le  judaïsme sur les Juifs en tant que peuple, on les mettait en danger, ce qui n’a pas tardé à se produire avec  ce qui a donné la Shoah et une atteinte aux Juifs, dans leur intégrité physique, par-delà toute croyance ou pratique. On passait ainsi de l’antijudaïsme à l’antisémitisme. En isolant la matrice, on la fragilise, on la rend plus vulnérable.  Quel dilemme !
Dans le domaine de l’astrologie, notamment avec Kepler, au début du XVIIe siècle, nous assistons  également à un mouvement réfomateur – Kepler était d’ailleurs lui-même protestant- qui vise à évacuer certains pans de la Tradition. Au XXe siècle, certaines réformes  sont allées trop loin, en la matière, en évacuant carrément les étoiles fixes des données astrologiques. Il semble qu’il se soit agi d’une erreur stratégique majeure. Dans certains cas,  il est souhaitable de réinstaurer certains éléments malencontreusement  laissés pour compte et il importe de prouver à quel point ils sont indispensables à  la dite matrice..
JHB
 21.06.13

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Le nouvel algorithme de l’astrologie‏

Posté par nofim le 29 juin 2013

Un nouvel algorithme pour l’astrologie
Par  Jacques Halbronn
Tout le monde est d’accord pour qu’il faille améliorer les algorithmes, quelle que soit la  discipline. Il n’y a donc aucune raison pour qu’en astrologie, l’on passe à de nouveaux algorithmes. Le problème, c’est que la tradition astrologique est constituée pour une grande part par une collection d’algorithmes déjà fort anciens et attestés  pour certains de plus de 2000 ans. Mais l’astrologie ne se réduit pas à des algorithmes. Elle est aussi une matrice qui, elle, reste inchangée par opposition aux algorithmes.
Nous passerons donc en revue les divers algorithmes véhiculés par la tradition astrologique avant de proposer un nouvel algorithme plus performant  Il est donc  souhaitable que l’on se déleste des anciens algorithmes au lieu de s’échiner à continuer à les exposer en ce début de XXIe siècle.  Pour nous, l’astrologie actuelle est fort mal équipée en ce qui concerne les algorithmes dont elle dispose. Or, tout se passe comme si les algorithmes d’autrefois étaient devenus partie intégrante du savoir astrologique. C’est là une « pathologie de l’épistémè ». (cf. hommes-et-faits.com)
Selon nous, aussi bien les signes zodiacaux que les maisons, aussi bien les maisons astrologiques que les maitrises, les  4  éléments et les 3 modes, ne sont jamais que des algorithmes qui peuvent tout à fait être remplacés car ce ne sont jamais  que des subdivisions d’une structure cyclique fondamentale – qui est elle-même un algorithme initial – que nous avons dégagée, laquelle peut se prêter aux algorithmes les plus divers. Dans la mesure où l’astrologie a une dimension prévisionnelle, il va de soi que les algorithmes dont elle se sert auront une incidence directe sur ses résultats. En fait, derrière tous ces algorithmes qui auront perduré, depuis des siècles, il semble que les astrologues aient le plus grand mal à s’y retrouver, se contentant le plus souvent de ressasser une méthode obsolète et vieillotte, ringarde..
L’astrologie en fait a importé des algorithmes qui constituent donc des pièces rapportées.  La plus connue est la succession des 12 signes du Zodiaque. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, elle n’a aucune obligation à adopter un tel découpage mis en place dans  les cadres des calendriers soli-lunaires – (conjonction soleil-lune) à base 12. Les astrologues se sont évertués à « commenter » cet algorithme mais n’ont pas envisagé de le remplacer tant il semble faire partie  inhérente du savoir astrologique.
Il y a une pluralité d’algorithmes poursuivant tous le même but, à savoir décrire un processus de progression, de succession. Cela vaut pour les 12 maisons (éventuellement 8 (octotopos) qui correspondent également à un emprunt. Il s’agit des âges de la vie, de la naissance à la tombe (maison VIII), ce qui a pu passer pour un algorithme tout  à fait convenable qui s’est greffé sur le mouvement diurne des astres, par rapport à l’horizon d’un certain lieu.
Cela vaut pour les aspects, qui  balisent  les états consécutifs d’un cycle en étudiant les écarts angulaires entre les deux astres, à partir de leur conjonction. On note en particulier l’alternance de « bons » et de « mauvais » aspects qui font fonction d’algorithme.
Le dispositif des domiciles des planètes, déjà exposé dans la Tétrabible de Ptolémée,   fait apparaitre une succession rigoureuse, allant des luminaires jusqu’à Saturne en aller-retour.
Ce qui compte dans l’utilisation d’un algorithme, c’est le principe sous-jacent et non  les particularités propres aux images, aux illustrations utilisées. Il faut en retenir plus l’esprit que la lettre et dès lors on observe qu’ils vont tous dans le même sens voire qu’ils sont redondants, font double emploi.
Par ailleurs, l’inconvénient de recourir à d’anciens algorithmes tient justement au fait que leur logique interne est de moins en moins bien perceptible, d’où l’importance accordée exagérément  à des facteurs secondaires faute d’avoir une vue d’ensemble.
Bien plus, ces algorithmes finissent par occuper le devant de la scène et risquent de se substituer à l’objet auquel ils s’appliquent et dont on a de moins en moins une conscience claire.
On en arrive ainsi à une suite de secteurs qui finissent par devenir autonomes les uns par rapport aux autres, ce qui est le pire qui puisse arriver à un algorithme qui est avant tout un continuum. Les astrologues accorderont ainsi beaucoup  trop d’importance au passage d’un secteur à un autre. C’est ainsi que Robert Dax, dans sa Psychologie Zodiacale (nouvelle édition  chez Arista) s’était évertué à aider les astrologues à déterminer si on était bien de tel signe et non pas du suivant, en ce qui concerne l’ascendant, lequel varie selon l’heure de la naissance et dépend parfois de quelques minutes en  plus ou en moins. C’est là une tâche absurde vu que l’algorithme relève d’une progression qui n’a que faire de tels compartimentages.  Toute l’astropsychologie est fondée sur une cristallisation des algorithmes bien plus que la prévision. L’astropsychologie est donc le fruit d’une sclérose algorithmique  et cela vaut pour l’interprétation du thème natal qui combine ainsi plusieurs algorithmes tous dépassés, désuets, autant les uns que les autres.
Les astrologues admettent tout  à fait le progrès en astrologie pour ce qui des outils informatiques tout comme la prise en compte de nouvelles planètes. En revanche, en ce qui concerne les algorithmes, on rencontre une forte résistance au changement. Or, les algorithmes dont se sert actuellement l’astrologie ont fait leur temps, ce qui est d’ailleurs inhérent au processus algorithmique même qui traite de l’évolution des choses.
La mécanique algorithmique de l’astrologie s’est terriblement encrassée et au lieu de la remplacer on essaie de donner le change par des additions qui sont plaquées sur le système de base. C’est un ravalement de surface.
Comme on l’a dit,  un algorithme qui se rouille perd de sa fluidité et souffre d’un cloisonnement  qui  nuit à la démarche prévisionnelle, ce qui débouche sur l’astropsychologie, qui est liée à une pathologie algorithmique.
Il est clair que l’enseignement  de la panoplie, l’arsenal d’algorithmes est une affaire rentable qui justifie toute une « scolarité’ astrologique, sous- tend la parution de manuels, avec un chapitre pour chaque algorithme. Les astrologues n’utilisent pas ce terme pour désigner ce qu’ils font en permanence et c’est dommage car ils comprendraient mieux en quoi leurs algorithmes remplissent mal leur mission.
Comme on l’a dit,  un problème en cache un autre.  La prolifération d’algorithmes astrologiques de moins en moins intelligibles a pour corollaire  le fait que les astrologues ne parviennent pas à penser l’astrologie sans cette carapace algorithmique qui aura fini par apparaitre comme l’épine dorsale de l’Astrologie. La prolifération algorithmique en astrologie nous semble être le symptôme d’une désagrégation de l’organisme interne censé être complète par les algorithmes.
C’est pourquoi l’on ne peut prendre pleinement conscience de la place des algorithmes en astrologie tant que l’on n’a pas restitué,  reconstitué la matrice dont les algorithmes sont des formulations vouées à se renouveler périodiquement. Or, force est de constater à quel point les algorithmes astrologiques perdurent à travers les siècles, ce qui a pour inconvénient, d’ailleurs, d’isoler l’astrologie d’autres disciplines du fait de ses algorithmes surannés…
Nous ne reviendrons pas ici sur le nouvel algorithme que nous proposons. Rappelons toutefois qu’il se résume par le passage de l’un vers le multiple, ce qui n’est guère évident  quand on considère les anciens algorithmes, ce qui permet de douter sérieusement de leur viabilité. A partir du moment où les astrologues ne maitrisent pas la philosophie des algorithmes dont ils se servent, leur efficience s’en trouve singulièrement hypothéquée.
JHB
21.06.13

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Evolution et adaptation

Posté par nofim le 29 juin 2013

Darwin et le paradigme de l’un au multiple
Par  Jacques  Halbronn
 
La théorie de l’Evolution  est généralement associée avec le processus d’adaptation.  Mais l’accent ainsi mis sur l’adaptation correspond, dans notre paradigme, à une phase subalterne et non pas matricielle.  Il convient donc de rectifier  certaines représentations darwiniennes ou néo-darwiniennes et d’éviter de confondre le début et l’aboutissement d’une entreprise.
Certes, dans un second temps, il est tout à fait naturel qu’une matrice donnée se diversifie du fait  des contextes qui se présentent, dans une logique de l’un au multiple.  Ce qui caractérise le processus d’adaptation, c’est qu’il soit pluriel. Il n’existe pas un seul mode d’adaptation d’une matrice et une matrice  ne relève pas de l’adaptation. C’est dire les déficiences et les insuffisances du modèle darwinien  et un certain déséquilibre au niveau de la dialectique  matrice/adaptations.
Selon nous, l’Humanité a certes instrumentalisé son environnement mais cela ne signifie qu’elle s’y soit adapté et qu’elle ait été contrainte de se développer dans un certain sens du fait de la pression du dit environnement.
Si l’on admet la thèse de l’astrocyclologie selon laquelle l’Humanité aurait opté pour certaines configurations célestes pour organiser son temps social, le moins que l’on puisse dire, c’est que le Ciel ne constitue pas en soi un environnement envahissant  exigeant des solutions d’adaptation. C’est  présenter l’humanité sous un jour que nous qualifierons de féminin que de placer l’adaptation au centre de l’Evolution et cela vaut aussi probablement pour d’autres espèces qui ont su utiliser leur environnement et non pas qui s’y sont adaptées. Là encore, les corrélations entre certains végétaux et certains processus cosmiques ne sauraient être qualifiés comme relevant de l’adaptation à moins de jouer sur les mots ;
De même, quand nous lisons que les réformes que les sociétés engagent  ne se font que sous la pression de l’urgence, c’est là encore projeter sur l’Humanité des valeurs féminines.  Dans le domaine de la science, qui oserait dire que Newton ou Einstein ont  remis en question certaines représentations sous la contrainte extérieure.
En revanche, une fois certaines matrices  mises en place,  il est clair comme on l’a dit, que celles-ci soient  sujettes à des adaptations, à des ajustements, et c’est ce qui va induire une certaine diversité  dans les applications d’une même matrice.
Cela nous ramène à notre théorie du monde intérieur et du monde extérieur.  Le monde intérieur n’est pas dans une démarche d’adaptation mais d’observation, de recherche de récurrence.  La pensée « intérieure » est traversée par des tensions  « internes » qui n’ont rien à voir avec une  adaptation avec l’action extérieure. C’est dire que l’Evolution d’Argienne n’est pas satisfaisante d’un point de vue dialectique. Or, notre paradigme est un algorithme qui traite précisément du Temps et de l’ordre diachronique des choses.
Pour nous, l’intelligence humaine procédée de façon « critique », elle tend à critiquer un modèle existant et à le faire évoluer au vu de certaines insuffisances internes qui ont pu être détectées.   Prenons le cas de la langue française : il y a un temps pour sa formalisation et un autre pour sa « biodiversité », ce qui conduit à diverses variantes. De là à réduire une langue à un processus d’adaptation, il y a un fossé.  Quant aux praticiens, ils ont tendance à voir midi à leur porte et à privilégier l’adaptation sur la création instumentalisante.  Nous dirons qu’en prônant la non différence entre hommes et femmes, l’on en arrive à  imposer comme modèle pour l’Humanité ce qui ne correspond qu’à une programmation féminine, notamment lorsque dans une assemblée il y a une majorité de femmes qui ne respectent pas le paradigme de l’un au multiple que nous avons établi.  
Dans le monde actuel, chacun sait que les améliorations techniques ne sont pas dictées par une urgence autre que commerciale, pour aller plus loin que son concurrent.  L’émulation au sein d’une espèce nous semble au départ beaucoup plus marquante que l’adaptation qui n’en est  qu’un sous-produit au sein même d’un même groupe partageant une même matrice.
 
JHB
21.06.13

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Le travail de l’astrologue en amont‏

Posté par nofim le 29 juin 2013

Astrocyclologie : l’identification de la personnalité matricielle
Par  Jacques Halbronn
 
Les astrologues  s’imaginent qu’il leur suffit de dresser un thème pour savoir à qui ils ont affaire. Nul doute que d’aucuns se figurent que grâce au thème, on saura si la personne est  dans la « singularité » matricielle ou dans la « pluralité » dérivée. (cf. nos textes sur ce sujet). Il est vrai que l’on a ici deux profils forts différents et qu’il est tentant de mettre l’astrologie au défi de faire ressortir telle ou telle dominante. Toutefois, rares seraient les astrologues qui auraient l’audace d’affirmer que selon le thème, on sait si la personne est un homme ou une femme. On voit mal, au vrai, où passe la ligne entre les typologies qui peuvent être ou non déterminées astrologiquement du fait du thème astral (natal ou même horaire). Il semble que le sexe soit considéré par les astrologues comme une donnée « objective » et donc qu’il serait casse-cou d’afficher des prétentions qui pourraient très vite être démenties. En revanche, dès lors que les typologies concernées ne sont pas avérées avec autant de certitude – quoique même le sexe puisse faire l’objet de débats- les astrologues seront plus partants, ce qui en dit long sur la conviction qu’ils bénéficient d’une certaine impunité, au-delà de certaines évidences immédiates.
Pour notre part, nous  contestons vigoureusement tout usage de l’astrologie pour déterminer qui est qui au regard de ce qui est matriciel et de ce qui ne l’est pas.
A ce propos, la rectification de l’heure de naissance semble admettre cette nécessité d’un « calage » préalable si ce n’est que l’astrologue qui y procédé ne semble pas  nécessairement  enclin à  collecter les informations appropriées.  Qu’il demande à son client quelles sont les dates « marquantes » de sa vie, en renvoyant à la subjectivité de celui-ci en dit long sur la timidité de l’astrologue pour présenter un scénario de vie universel ou pour expliquer clairement le propos de l’astrologie. Il préfère renvoyer le client à lui-même et qu’il se débrouille comme il pourra avec ce qu’il comprendra de ce qu’on lui dira.
Or, dès que l’on conseille les astrologues de mener des recherches en dehors de qui est censé figurer dans le thème,  on rencontre bien  de la mauvaise volonté, tant les astrologues surinvestissent ce qui touche au thème,  technique qui sert de ciment à toute une communauté  de praticiens (cf. l’approche ethnométhodologique et la notion d’ethno-savoir, chez H.  Garfinkel), enjeu donc à la fois scientifique, culturel et social. Aller chercher ailleurs serait, en quelque sorte,  assimilable à une forme de trahison, c’est aussi une façon de tricher dans la mesure où l’on apporte ainsi des informations qui n’émanent pas de l’astrologie, ce qui coupe l’herbe sous le pied des astrologues qui n’auraient pas le mérite de dire ce qu’ils ne savent pas, ce qu’on ne leur a pas dit. Quel dilemme !
Nous restons plus proche des pratiques de rectification du thème en ce que cela implique de collecter des données chronologiques et non pas seulement la date de l’état civil, si chère à certains « chercheurs » qui ne jurent que par elle et qui se contentent finalement de l’attestation officielle. Dans certains pays, cette précision de l’heure n’est pas fournie ce qui a pour effet favorable de pas tout axer sur le seul thème natal et notamment sur les maisons astrologiques qui dépendent directement de l’ascendant ou horoscope, ce qui a donné son nom à l’ensemble du thème, alors que c’est l’abrégé de « maisons de l’horoscope »..
L’astrologue se doit d’aider son client à se situer dans un groupe ou dans l’autre sans pour autant recourir au thème natal. Il sera bon de localiser une date significative de l’existence au regard de la notion de matrice de façon à déterminer de quel côté de la barrière se situe le client considéré. A partir de là, l’on aura tout loisir pour conduire des sondages en amont ou en aval de la période ainsi analysée.
 En fait, il  semble bien que l’astrologie habituelle  préfère se situer en aval et non en amont, donc  en partant de données extra-astrologiques déjà déterminée. L’astrologue prudent n’aimera  guère  se retrouver au premier rang et risquer ainsi de par trop s’exposer il préfère travailler avec filet et savoir où  il met les pieds. Toute la question est de savoir ce que le client peut attendre de « son » astrologue et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela n’est pas clair et notre réponse est : bien vivre la cyclicité, se préparer à  une nouvelle phase en sachant quels efforts cela implique, cela suppose. Prenons l’exemple d’une femme : on peut lui expliquer en quoi consiste le processus de la grossesse mais il faudra aussi l’aider à le vivre au mieux quand il se présentera pour de bon.
Expliquons brièvement  comment l’on peut s’assurer que l’on est ou que le client est bien « matriciel » ou pas.  Le type matriciel se sera trouvé, à plusieurs reprises au centre, au cœur d’une entreprise qui dépasse sa personne et qui a des incidences collectives.  Il est un ferment du lien social dans les domaines qu’il fréquente et ce sous des formes diverses d’une fois sur l’autre. Rappelons que tous les 7 ans, il y  un nouveau cycle qui exige peu ou prou un certain renouvellement des positionnements.  A contrario, si le client  ne correspond  pas à un tel profil de vie, c’est qu’il est de l’autre bord, ce qui correspond à une sensibilité plus « féminine » que « masculine » et force est de constater que le type matriciel est minoritaire, ce qui est heureux puisque l’on peut irriguer toute une population avec un tout petit nombre de personnages matriciels…
L’autre  aspect à considérer est d’ordre chronologique : les choses ne se passent pas à n’importe quel moment. En astrocyclologie, on dispose d’un calendrier « universel » donc très facile à connaitre et à transmettre. Pour le matriciel, c’est le début de cycle qui serait le plus gratifiant et la fin de cycle la plus  frustrante et inversement pour le « non-matriciel », pour le « matricialisé » ou le « matricialisable. ». L’astrologue expose d’entrée de jeu le calendrier des cycles de 7 ans successifs (qui ne partent aucunement de la date de naissance mais d’un point commun à tous) et situe la chronologie de son client par rapport à ce calendrier. On est loin de la « cuisine » astrologique avec  sa myriade de facteurs qui ne permettent aucunement d’offrir une formulation strictement récurrente si bien que le client peut suivre le travail de balisage de sa vie avec beaucoup plus d’aisance, étant bien entendu qu’il s’agit pour l’astrologue de passer du particulier vécu par le client  au général ou du général, propre au schéma, en  allant vers le particulier.  Mais ce dernier exercice rencontre très vite ses limites s’il n’est pas relayé par le client qui vient en quelque sorte remplir les points de suspension.  La démarche de l’astrologue, on ne le répétera jamais assez, passe par une certaine forme d’abstraction, un peu comme de la semoule qui n’est mangeable que si l’on y ajoute de l’eau chaude. L’astrologie est la semoule mais il faut y ajouter quelque chose qui vienne d’ailleurs.
 
 
 
JHB
20.06.13

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La matrice judaïque‏

Posté par nofim le 29 juin 2013

La matrice juive face aux dérivations chrétiennes et islamique
Par  Jacques  Halbronn
 
Notre approche de la vie des sociétés  s’ancre sur le paradigme du rapport de l’un au multiple. Toute diversité  relève nécessairement d’un ensemble marqué par une même matrice. Mais la notion même de diversité implique, étymologiquement (di-versité),  que l’on part d’un même point dont on s’éloigne progressivement et c’est cet éloignement plus ou moins marqué qui génère, cause, produit  de la diversité. Il importe de ne pas confondre une telle di-versité, une telle di-fférence  avec le fait que chaque matrice  exerce un rayonnement qui lui est propre, singulier. L’on note donc que le langage peut  générer  de la confusion entre des phénomènes  radicalement distincts. Ce qui est en amont ne fonctionne pas comme ce qui est en aval. En amont, c’est le monde des singularités, en aval celui des diversités. Plus deux entités se ressemblent, plus elles chercheront à se différencier l’une de l’autre de façon plus ou moins symbolique.
Après avoir abordé dans un précédent texte la position matricielle de la langue française dans la formation de l’identité européenne au cours du deuxième millénaire de l’ère chrétienne,  nous  traiterons de la place du judaïsme au sein du monde dit monothéiste en établissant des comparaisons avec le cas franco-européen (la France-Europe). On notera à ce propos que la Révolution Française peut être lue comme une volonté pour la France de quitter le plan de l’influence linguistique pour une nouvelle influence matricielle, basée sur un modèle politico- juridique qui serait ainsi exporté et prendrait le relais de la domination linguistique  antérieure en en renouvelant les données. D’où l’importance, à la fin du XVIIIe siècle, du mot Révolution qui implique un nouveau cycle, une nouvelle ère (avec un nouveau calendrier reprenant tout à zéro, An I, An II  etc.).
Pour en venir au champ du monothéisme, il est clair que ce qu’on peut appeler par commodité le judaïsme – mais d’autres formulations peuvent être préférées- aura constitué une matrice qui aura marqué des populations bien au-delà de sa sphère d’origine,  dans toute l’Europe et le nord de l’Afrique ainsi bien sûr qu’au Moyen/Proche Orient, sans parler du continent américain tout entier, du Nord au Sud ou du Sud au Nord, comme on voudra. L’usage même des termes Ancien Testament et Nouveau Testament est assez emblématique d’une telle filiation. Comme pour le français, il faut distinguer entre l’ensemble français ou l’ensemble juif  et ce qui en est exporté, c’est-à-dire extrait, à un moment donné ; quitte à ce qu’à un autre moment,  d’autres éléments aient à jouer également un  rôle, renouvelant ainsi la dynamique matricielle.
L’intérêt de notre modèle, c’est qu’il rend très bien compte de cette idée d’exportation vers de nouveaux territoires, ce qui est flagrant dans le cas du monothéisme lequel déborde largement la sphère du judaïsme. Selon notre modèle, il était parfaitement logique que la matrice judaïque  soit vouée à jouer un rôle de marqueur identitaire pour la formation d’autres entités, comme cela fut le cas pour l’Eglise. Il n’est pas du tout nécessaire que l’ensemble des préceptes juifs soit repris par d’autres groupes déjà constitués ou qui le seront de ce fait tout comme ce n’est nullement la totalité de la langue française qui joue un rôle matriciel mais seulement quelques éléments. Il est certain qu’un tel processus d’expansion ou d’emprunt peut conduire à terme à  la marginalisation de la source matricielle voire à son oubli, ne serait-ce que d’un point de vue quantitatif.
Comme pour le français,  une hirondelle ne fait pas le printemps.  Une seule religion issue du judaïsme pourrait ne pas suffire à prouver sa matricialité. Il est bon qu’en aval plusieurs  structures se mettent en place dans une certaine diversité. Dans le cas qui nous concerne, il faudrait tenir compte du protestantisme, des anglicans,  des Témoins de Jéhovah et tutti quanti.
Mais force est de constater  qu’au cours des siècles,  on assiste chez ces religions du Livre à un certain besoin de ressourcement qui replace le judaïsme et/ou les Juifs au premier plan, ce qui explique à partir notamment du XVIIe siècle, la place grandissante de la question juive dans les milieux chrétiens, ce qui conduira notamment à  une mobilisation chrétienne  en faveur d’une présence juive forte en Palestine (Déclaration Balfour, 1917  etc.). De même les Musulmans ne peuvent  faire l’impasse sur la question juive avec l’émergence au XXe siècle d’un retour des Juifs à Jérusalem (Sion). C’est le retour du refoulé.
Il faut comprendre, en effet,  qu’un groupe qui est né de l’adhésion à une certaine matrice se voit tôt ou tard dans la nécessité  de renouer avec celle-ci pour retrouver l’élan originel mais cela vaut également pour fonder un certain œcuménisme, c’est-à-dire des liens entre groupes qui ont sensiblement divergé à partir d’une même  matrice appliquée dans des contextes culturels  bien différents ;
C’est dire qu’être juif et français  pose, en amont,  une double problématique matricielle tout comme d’ailleurs le fait d’être chrétien et américain, en aval. Dans le premier cas, la question est celle de l’emprunt par d’autres qui est plus ou moins bien vécu par le « préteur » qui peut se sentir trahi, dépossédé,  tenté de crier à l’imposture alors que dans le second cas,  la tentation existe de privilégier le résultat final sur le point de départ,  au nom du « progrès ». On pourrait ajouter à la comparaison,  la dialectique des hommes et des femmes, où cette fois  les hommes sont du côté de la semence et les femmes du côté  de l’accouchement.
On aura compris que seule une approche comparative est viable pour appréhender les phénomènes qui nous intéressent. Comparaison  au sein d’une même « constellation » matricielle et comparaison entre plusieurs constellations, de façon à faire apparaitre des constantes, structurelles par-delà l’extrême diversité des « avatars », des expressions.
 
JHB
20.06.13

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Science et Société‏

Posté par nofim le 22 juin 2013

Nouveau cycle de 7 ans et  enjeu du  changement « radical »
Par  Jacques  Halbronn
 
Tous les sept ans les sociétés, des plus petites aux plus grandes, doivent faire leur mue et se délester de leurs peaux usées. Cela correspond, rappelons-le, à la conjonction de Saturne avec l’une des 4 étoiles fixes royales (Aldébaran, Regulus, Antarès ou Fomalhat, dans cet ordre). Véritable révolution, tant astronomique que sociologique – car tout acte créateur a des répercussions sociales -  mais qui n’offre pas un  caractère excessif  de rareté puisque de tels rendez-vous se tiennent plus de 12 fois par an.
A partir du moment où l’on renouvelle la matrice constitutive d’un groupe – ce qui implique une certaine prise de conscience-les membres du groupe savent pourquoi ils sont ensemble au risque d’un certain désenchantement. En effet, il est probablement plus romantique de parler de l’âme européenne que de rappeler tout ce que l’Europe doit à la France en tant que ferment de l’ensemble et peu importe que la France ait ou non mené une politique dans ce sens ou qu’elle ait été instrumentalisée par les uns et les autres.
Si l’on reste sur l’Europe, une nouvelle matrice semble se dessiner et en vérité cela ne date pas d’hier puisque cela nous ramène à la Seconde Guerre Mondiale quand  l’Allemagne nazie dominait de toute sa hauteur l’Europe continentale, sur le plan militaire.  L’Allemagne, cette fois, se repositionne,  matriciellement, sur le plan de la dominance économique, la question de l’unité linguistique passant au second plan. Chaque pays européen lui doit allégeance sauf à ce que tel ou tel pays s’inscrive au sein d’une autre communauté que celle de l’Union Européenne, comme par exemple en se situant par rapport  à la Méditerranée, mais cette fois sur l’ensemble du pourtour et dans ce cas la France a des atouts historiques  à jouer en Afrique et en Asie « Mineure », tout comme la Turquie dans sa sphère orientale asiatique. En ce sens France et Turquie, deux puissances anciennement impériales, colonisatrices   se disputeraient le leadership de l’Europe du Sud et de ses prolongements asiatiques et africains, à moins qu’ils ne s’allient.
C’est dire qu’une nouvelle phase 1 à venir d’ici deux ans environ  exige des repositionnements stratégiques et de jouer de nouveau atouts, les anciens ayant peu ou prou fait long feu. Cela dit, la France n’a pas fini d’user pleinement et cette fois en pleine connaissance de cause, de sa centralité linguistique (cf. nos travaux à ce sujet)  en l’appliquant à d’autres pays, ce qui passe par les institutions de la francophonie déjà en place et qui prennent le relais de l’Alliance Israélite  Universelle  (AIU, fondée en 1860). Dans le cas d’Israël, on peut dire que l’Etat Hébreu aura longtemps servi, dans sa  sphère,  de ferment au monde arabo-musulman lequel aurait intérêt à se redéployer selon d’autres critères.
La phase  1 , quelles que soient les options qui pourraient être choisies par les protagonistes, ne peut être que matricielle et gravitationnelle avec un fort effet d’attraction et de satellisation produisant un restructuration des ensembles géopolitiques et bien évidemment à d’autres niveaux plus modestes, le principe de l’astrocyclologie étant de faire apparaitre une seule et même dynamique sur toutes sortes de plans, ce qui fait de l’astrocyclogie la matrice par excellence, déclinée à l’infini sur toute la surface du globe..  .
Il n’en importe pas moins de relativiser  sinon de banaliser un tel mouvement de chaises musicales en montrant que les outils de l’astrologie restent les mêmes à travers les âges, ce qui implique doublement de se passer des planètes transsaturniennes, d’une part parce qu’elles étaient inconnues de l’astrologie traditionnelle -  on n’en dit mot dans la Tétrabiblede Ptolémée (IIe siècle de notre ère- et de l’autre parce qu’elles compliquent énormément le processus cyclique en le distendant.  C’est d’ailleurs probablement le moment pour les astrologues de renoncer à cette « matrice »  trans-saturnienne » avec son corolaire d’omission des étoiles fixes qui a servi de ferment pour l’astrologie contemporaine depuis le XIXe siècle sous un leadership anglo-saxon et d’adopter la nouvelle matrice prônée par l’astrocyclologie, autour de cette double requête. Il revient à l’astrologie de se restructurer dans un monde qui se restructure et c’est ce que beaucoup d’astrologues se refusent toutefois à entendre, ce qui devrait avoir pour effet de devoir recruter en dehors du milieu astrologique.
Il importe de comprendre en effet  que l’on ne peut séparer enjeux  intellectuels et enjeux  sociétaux. La crise des modèles, c’est aussi celle des sociétés avec un risque de dislocation, d’implosion en fin de cycle, comme en 1989. Tôt ou tard,  cet éclatement centrifuge va devoir se repolariser- après que l’ensemble  se soit  dépolarisé-  sur une idéologie, un savoir faisant autorité, par-delà la question de leur validité dans l’absolu. D’ailleurs,  tout consensus n’est jamais que provisoire et la fonction première de la science est d’organiser le monde non pas tant par ce qu’elle en dit mais du fait qu’elle constitue, quelque part, un point d’ancrage, pour quelque temps, dont le monde a besoin pour maintenir une certaine unité. Inversement quand la science défaille, cela a des conséquences sur l’ordre au sein de la Cité. Ce qu’il faut éviter, c’est de croire que l’on peut se contenter d’une matrice douteuse pour faire tenir le groupe, de par la force de l’habitude. A un certain stade, cela ne suffit plus, il faut remonter du subconscient vers le conscient, en début de cycle quitte à ce que progressivement, l’on glisse  à nouveau vers le subconscient. On retrouve bien évidemment cette dialectique du masculin et du féminin qui reste au cœur de notre paradigme et qui passe par celle du singulier et du pluriel.  Autrement dit, la phase initiale du cycle de 7 ans  passe par l’émergence d’une certaine élite ou d’un certain élu. Beaucoup d’appelés et peu d’élus, telle est la dure loi de l’univers dont certains voudraient s’abstraire à n’importe quel prix.  On voit donc que plusieurs matrices se trouvent dans l’arène  et s’y confrontent, s’y disputent le public..
 
JHB
19. 06.13

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Economie et linguistique‏

Posté par nofim le 22 juin 2013

Economie et Linguistique
Par  Jacques  Halbronn
 
Il nous semble souhaitable de renoncer  à l’idée selon laquelle la linguistique serait l’étude des langues, comme le croit le grand public. L’idée d’un cloisonnement et de la globalité des langues constitue un obstacle épistémologique qui affecte l’enseignement des langues et pénalise  la pensée linguistique contemporaine dont nous avons déjà signalé certains errements. La langue n’est pas un  ensemble à prendre ou à laisser et il faut faire la part de ses importations comme de ses exportations, de son  PIB et de son endettement.
Certes, l’homme de la rue est-il attaché à son savoir-faire et au sentiment qu’il a fait le « tour » de la langue, qu’il la maîtrise pleinement. Il est fier d’y être parvenu et considéré cet acquis comme une valeur. Mais, pour le linguiste, un tel regard sur le phénomène linguistique fait problème et il est désormais conseillé de procéder autrement au cours du présent siècle. Nous pensons que la linguistique doit se rapprocher de la science économique avec laquelle elle présente des points communs, ne serait-ce que parce que dans les deux cas on parle de flux internationaux, d’importations et d’exportations, d’équilibres et de déséquilibres selon divers critères.
Si l’on veut situer telle ou telle économie nationale ou régionale, on  s’intéressera avant tout à ce qui fait l’objet de flux et par là même on se situera au niveau international avec des pays plus dynamiques que d’autres au regard de l’import et de l’export. Les économies ne sont pas sur un pied d’égalité pas plus d’ailleurs, pensons-nous, que les langues. Il y a une guerre économique et il y a une guerre linguistique et cela ne date pas d’hier.
On nous objectera qu’une langue peut s’exporter ou s’importer en tant qu’ensemble d’un seul tenant : on apprend telle langue de A  jusqu’à Z comme on le ferait pour sa langue maternelle. Tout serait bon à savoir dans une langue et l’on ne parle bien une langue, dit-on,  que si l’on comprend tout ce qui se dit par son truchement. Une telle approche unitaire des langues nous semble étrangère à la démarche linguistique de demain même si les linguistes d’hier ont pu s’ingénier à établir des lois valables pour toutes les langues dont la plus caractéristique est probablement la phonologie où l’on nous explique comment dans une langue donnée, le locuteur fait en sorte de ne pas confondre un mot avec un autre en jouant sur les « phonèmes ». Pour notre part, nous avons milité en faveur d’une distinction au sein d’une langue entre les mots s’inscrivant dans des groupes homogènes  et les mots « orphelins » (noms de lieux, d’objets, de personnes) qui n’en seraient que la périphérie, encore que ces mots se retrouvent souvent d’une langue à l’autre.  En tout état de cause, on ne saurait mettre tous les mots d’une langue dans un même sac sous prétexte qu’il faut  s’aligner sur le bagage du locuteur moyen au sein d’une société donnée.
Si l’on prend le cas du français,  ce qui nous intéresse avant tout, c’est  d’abord   son organisation interne, son « économie », faudrait-il dire dans tous les sens du terme. Selon nous, une langue n’a besoin que d’un nombre limité de mots pour fonctionner dès lors que l’on sait en faire le meilleur usage tant au niveau grammatical qu’au niveau sémantique. La notion même de « richesse » d’une langue, du point de vue du nombre de mots, nous semble une notion fort douteuse, tout comme elle l’est d’ailleurs du point de vue du nombre de ses locuteurs parlant cette langue en tant qu’objet « entier ».
Nous intéressera bien davantage au regard de la science linguistique le dénombrement, le recensement  des mots qui ont été exportés d’une langue vers  d’autres langues, tout au long de son histoire car les enjeux sont à très long terme, avec son corollaire les chiffres des importations. Encore ne devra-t-on pas  confondre ces deux angles qui  correspondent à des dynamiques sensiblement différentes et on devra les découpler. 
Les linguistes sont bien conscients que le français est une langue qui a énormément exporté de mots vers d’autres langues, ce qui relativise d’emblée la notion de cloisonnement entre les unes et les autres. Nous ne reviendrons pas sur ce phénomène qui marque tout le second millénaire de l’ère chrétienne. Ce n’est pas le français en tant qu’entité qui a été exporté- même si c’est aussi le cas par ailleurs – mais bien – et cela se poursuit jusqu’ à nos jours et pour longtemps- les mots, les formes du français, quand bien même seraient ils intégrés, insérés, infiltrés  au sein des environnements les plus divers. Signalons pour éviter toute ambigüité  que ce ne sont pas tant les langues qui exportent que les langues qui importent sans le consentement de l’’exportateur sauf si le produit exporté comporte des composantes proprement linguistiques comme dans le domaine culturel, artistique. Cela dit, le pillage d’une langue définit bien cette idée  d’une appropriation ciblée, ponctuelle et non pas globale de la langue. En réalité,  une langue se picore, on s’y sert comme dans un libre-service. On fait son marché. C’est dire que le rapport d’une langue à une autre est sélectif et non global à la différence de ce qui se passe au regard de l’enseignement des langues.  Est-ce qu’employer des mots venant du français suffit à dire que l’on parle le français même si l’on connait l’expression souvent mal venue « je ne parle pas un mot de français » pour dire que l’on n’a pas appris  à ‘parler » cette langue en tant que totalité indivisible.  Or, sur le plan économique, cette notion de totalité ne fait guère sens : quand on entre dans un magasin, on peut vouloir tel produit et pas tel autre, on n’est pas forcé d’acheter toute la boutique ! Dans bien des domaines, ce qui semblait d’un seul tenant se retrouve dispersé, à l’instar d’une collection de tableaux. Même un peuple peut être dispersé par le fait des migrations.
On aura compris dès lors à quel point  le fait de considérer le nombre de locuteurs qui s’expriment parfaitement  dans  telle ou telle langue –a quelque chose d’artificiel en comparaison des flux de mots qui passent d’une langue matricielle  vers d’autres. Notons qu’une grande partie des mots que l’anglais « exporte » sont d’origine française et doivent donc être crédités sur le compte du français,  non pas, certes, du français en tant que langue totale mais du français comme producteur de mots susceptibles de pénétrer au sein des langues les plus diverses.  A l’heure où l’on parle d ’espionnage informatique de la part des USA, nul doute qu’il devrait être possible de quantifier les flux lexicaux d’origine française et de constituer par-là de nouvelles ressources économiques pour la France qui dispose des « gisements » lexicaux  très recherches,  à l’image des épices dans la saga de Frank Herbert « Dune ».
On nous demandera : mais qu’est-ce qui  a fait le succès des mots français ? Il semble que le français ait su  déclencher un processus, une dynamique  de création de mots qui s’était perdu depuis fort longtemps. Un  nouveau pôle « mâle » se serait ainsi  constitué qui était voué à féconder diverses langues « femelles », en une sorte de polygamie linguistique  avec les fruits que l’on sait, pour toute une série de cas. On pourrait qualifier le phénomène de « don juanisme » linguistique, de « French Lover » au niveau des mots, laissant sa trace un peu partout dans le monde, sur plusieurs générations, l’anglais ne faisant au bout du compte que relayer et amplifier  cette expansion.  Il serait d’ailleurs intéressant de noter que la plupart des mots anglais entrés dans d’autres langues (y compris en français)  sont d’origine française.
Le français a su réinventer  la créativité linguistique en pratiquant une sorte de « lego » à base de racines, de préfixes, de suffixes. On y retrouve le concept de jardin à la française.  Que par la suite, la langue française  ait pu se frelater, ne change rien à l’affaire, dès lors que les «importateurs »  sont des connaisseurs qui savent ce qu’ils veulent. Là encore, personne n’est obligé de  tout emporter.  Les importations se font « à la  carte ».
On aura donc compris qu’il convient de repenser ce qu’on entend par langue. Une langue n’est pas uniquement un objet abouti qui est à prendre en bloc ou à laisser, c’est  là une approche féminine de la langue. Nous proposons  une approche masculine de la langue qui implique d’apprécier la faculté de pénétration de certaines langues, ce qui au demeurant génère un ensemble de langues « bâtardes »  dont l’unité  est à rechercher du côté du « père » et non des mères.
 
 
 
 
 
JHB
18/06/13

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L’original et sa copie

Posté par nofim le 22 juin 2013

L’original ou   la copie ?  Pistes  méthodologiques.
Par  Jacques Halbronn
 
Comme dans Blade Runner, avec la chasse aux androïdes, un des problèmes les plus cruciaux est celui de la méthodologie permettant de distinguer ce qui est matriciel et ce qui n’en est qu’un dérivé. Or, plus l’original  rayonne, plus le risque est grand que, victime de son succès, il finisse par être oublié et négligé. C’est une affaire de cyclicité. Mais à un certain stade,  la dynamique matricielle reprend le dessus. On est là face à un véritable psychodrame qui n’a cessé de se jouer depuis des millénaires. Or, il semble que l’humanité actuelle  ait bien du mal à se retrouver dans un tel « manégé », dans un tel chassé-croisé. On notera d’ailleurs que bien des romans tournent autour de l’imposture,  à commencer par le genre policier. Il n’est pas un bon scénario (au cinéma, à la télévision etc.) qui ne comporte  la mise en évidence d’un quiproquo  volontaire ou non,  où l’on prend une personne pour une autre (sosie, jumeau, double vie, agent double, usurpation d’identité, problème d’état civil, de généalogie, d’adoption  etc.). Le policier, le juge, le détective ont pour mission de débrouiller toutes ces affaires, imaginées ou non.
Quel est le point faible de l’ensemble des copies ? Réponse : le nombre, le surnombre. Car quand quelque chose a du succès,  c’est repris, sous diverses formes, par  plusieurs personnes.  Telle chanson à succès peut être chantée par des millions de gens, professionnels ou non. Donc, il est bien rare que l’on soit  seul(e) à copier et c’est ce qui révélé, trahit  l’opération. Que l’on nous comprenne bien,  nous n’avons strictement rien contre le fait que des tas de gens reprennent, s’emparent  d’un modèle et en  fassent leur chose, à condition  que l’on ne perde jamais de vue ce que ces gens doivent au dit modèle.  Or, c’est loin d’être toujours le cas pour des raisons plus ou moins avouables dont la première est « pas vu, pas pris ». Or, il semble qu’en se servant de l’informatique et de la numérisation de telles supercheries puissent être de mieux en mieux détectées, du fait des progrès accomplis.
Inversement, ce qui caractérise une matrice, c’est précisément qu’elle rayonne sur un grand nombre de cas et c’est probablement là sa vertu principale sur laquelle il importe de réfléchir.  On dira que c’est la différence entre un tronc d’arbre et ses branches, ce qu’a priori chacun est capable de percevoir dans la nature ou celle entre une maison et ses meubles. La disparition, la suppression  d’une branche ne met pas en péril l’arbre, pas plus que le changement de mobilier ne menace l’immeuble.   Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Un être indispensable ou qui ne l’est pas. That is the question !
On sait d’ailleurs  que cette « solution »  a souvent  servi pour mettre fin à un phénomène  jugé pernicieux, de  s’attaquer à la « racine » en anéantissant une élite, des chefs. Si l’on s’en prend au tronc,  que deviennent ses branches ?
On doit se demander ce qui se serait passé si  telle personne n’avait pas été là pour faire ce qu’elle a fait.  Mais la réponse n’est pas en réalité ce qu’elle  a fait mais ce qu’elle a fait faire à d’autres, c’est l’ampleur de l’impact sociétal.  Certains « cercles » ne se seraient pas constitués en l’absence de cette personne.
L’image de la contraception doit nous guider : un homme peut féconder plusieurs femmes dans un temps relativement court. Il est ainsi le père de tous les enfants qui naitront ainsi et qui constitueront une (demi) fratrie, qui seront unis par cette source commune. De même tous les interprètes de telle sonate de Beethoven  sont liés par la dite sonate, par-delà  leurs différences.
On conviendra que ce chaque interpréte  apporte ne saurait affecter la matrice. Le processus influente n’est pas réversible et surtout ne doit pas l’être, ce qui est loin d’être toujours le cas lorsque justement l’on prend la copie pour l’original, le conjoncturel pour le structurel.
 D’où une idée de pureté à associer à l’état matriciel et d’impureté à  associer aux diverses applications, interprétations, une impureté qui disqualifie  l’application en tant que matrice. La copie est dans la déperdition tout simplement parce que la copie n’appréhende jamais parfaitement  l’intégralité et l’intégrité de l’original. Aucune branche n’est assimilable au tronc, n’en a les potentialités.
Autrement dit, l’œuvre originale est d’un seul tenant alors que ses   applications seraient marquées par diverses influences « complémentaires » et quelque part partielles  ce qui serait rédhibitoire. Pourquoi est-ce inévitable, parce que la copie est marquée par son environnement et est censée ajuster la matrice à celui-ci., elle est composite,  hybride.  Or, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. On ne peut être et avoir été, s’adapter et rester immuable. Il y a un revers à la médaille. Comme on dit, tradutore, traditore : un traducteur est condamné à trahir. Mais il reste que toutes les traductions d’une œuvre donnée constituent un ensemble dont le centre est nécessairement l’original dont toute dérive et dépend, même si d’autres influences s’exercent du fait des langues impliquées sur la multitude des traductions.
On aura compris que la matrice ne peut être identifiée qu’à condition que l’on en recense toutes les  dérivations connues. Il ne faut surtout pas  isoler une copie de toutes les autres copies car  ce faisant on lui conférerait artificiellement un statut de matrice. Il est clair qu’une copie qui veut se faire passer pour matricielle   doit  éviter toute confrontation, toute comparution avec  les autres copies qui ferait ressortir un certain air de famille. La récurrence est un signe d’une dépendance matricielle  dans le cas de tel ou tel ensemble. On a vu dans un précédent texte que le cas des rapports entre français et anglais ne prenait toute sa signification que si l’on montre que d’autres langues que l’anglais ont subi, à des degrés divers, le même sort  du fait du français. Chaque copie est une « version » de l’original. (même racine que diversité). Il est rare qu’il n’y ait qu’une version des choses.
En fait, toutes les sociétés  s’organisent autour d’une matrice. Cherchez la matrice.  Selon un processus cyclique que nous avons défini (cf. nos travaux en astrocyclologie), il importe que la matrice se dégage de ses précédentes applications, comme si elle faisait sa mue et qu’elle  en trouve d’autres à moins que les anciennes applications ne soient en mesure de se ressourcer en renonçant aux ajustements antérieurs. Ce faisant, on assiste à une rematricialisation avec une nouvelle conscience matricielle.  Faute de quoi,  l’ensemble constitué  se sclérose du fait que  seule la matrice a une vertu de fécondation et d’intrusion, de par son caractère « masculin ». (en dépit de l’étymologie du mot matrice, du latin mater, mère).  L’ensemble dématricialisé  est condamné à dépérir du fait d’un manque de recrutement. On dira que le produit dérivé est stérile psychiquement  comme c’est le cas pour certains animaux hybrides au sens premier du terme . On pense au mulet,  issu d’un âne et d’une jument,  du bardot (avec un cheval)  etc. Ces animaux ne peuvent se reproduire entre eux. 
Rappelons que dans la mythologie grecque, les Gorgones, dont la plus célébre est Méduse,  ne sont pas chacune dotée d’yeux mais doivent se contenter  d’ un œil  en commun et parfois, selon certaines versions, d’une dent en commun, ce qui souligne leur existence collective et  non individuelle. Face à elles, le héros masculin, Persée, tout seul, est autonome (cf nos travaux sur le masculin et le féminin). La copie  se caractérise par sa double dépendance, tant envers la matrice qu’envers les autres copies.
Nous avons beaucoup travaillé sur les notions de syncrétisme, de recueil. (cf notre thèse d’Etat, le texte prophétique en France, formation et fortune,  Université Paris Ouest-La Défense (ex Paris X).  Le syncrétisme consiste à regrouper plusieurs versions d’une même matrice et de les organiser comme s’il s’agissait d’un ensemble cohérent, où chaque  facteur a  sa place et sa fonction. Le recueil vise à « démontrer » la valeur d’une thèse en rassemblant divers documents allant dans le même sens  sans signaler le plus souvent qu’ils émanent d’une seule et même source qui a donné naissance à une variété de formulations et d’illustrations.
Le syncrétisme est un fléau/ obstacle (Bachelard)  épistémologique. C’est ainsi que Walter Scott explique que s’il existe deux mots en anglais pour désigner tel et tel  animal, c’est parce que dans un cas il est question de l’animal dans le pré et dans l’autre, préparé à être consommé. (pig  et  pork,  ox et beef, sheep et mutton,  calf et veal ). L’exemple a son intérêt mais il ne tient guère pour l’ensemble de la dite langue.  On essaie, en quelque sorte, de nous faire croire que  cette dualité fait sens alors qu’elle est le résultat d’une hybridation, c’est-à-dire d’une fécondation de l’anglais pré-normand par le français (roman).
Prenons l’exemple  que nous connaissons bien de la tradition astrologique qui est un cas d’école. Pour la plupart des astrologues, chaque dispositif  appartenant  à un tel ensemble a sa raison d’être, au niveau structural/structurel. L’apologétique astrologique  vise à montrer qu’il n’y a rien à jeter, que tout fait sens. On notera le cas de Jean-Pierre Nicola et de ses adeptes qui tout en affichant une volonté de réforme se gardent bien d’éliminer quoi que ce soit de la dite tradition (12 maisons, 12 signes, aspects, planètes etc.) sans admettre qu’il puisse exister des doubles emplois, du surnombre. La critique astrologique (comme la critique biblique) entend, au  contraire, faire apparaitre des parallélismes qui ne sont pas censés être compatibles mais offrir des alternatives.
On aura compris que le syncrétisme vise à  préserver l’ensemble des versions existantes, en une sorte de synthèse,  plutôt qu’à  revenir à la matrice. En fait, ce qu’on entend par  « tradition »,  est un substitut à la matrice. Ce qui caractérise la tradition, c’est sa lourdeur, c’est sa pléthore et en cela elle se distingue fortement de la matrice.
JHB
17. 06. 13

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Mariage pour tous‏

Posté par nofim le 22 juin 2013

Enseignements du   mariage/adoption  pour tous
Par   Jacques Halbronn
 
Les enjeux économiques semblent de plus en plus apparaitre comme une incitation au mariage, sous toutes ses formes, c’est un contrat de solidarité plus encore qu’un objectif d’enfanter.  Quelque part, le mariage entre hommes nous parait  attractif et n’implique pas nécessairement une relation sexuelle. Il s’apparente à une forme d’adoption et  d’ailleurs, le terme adoption aurait probablement été mieux choisi d’autant que le dit mariage traite d’adoption d’enfants  par le couple. C’est dire que l’adoption est un concept  majeur en tant que création du lien social. A un autre niveau, l’intégration des immigrés relève aussi du principe d’adoption.  Les  Juifs ont ainsi le droit de se faire » adopter » par l’Etat d’Israël au nom de la loi du Retour.
A contrario, nous pensons que  cette adoption  ne signifie pas pour autant  un engagement affectif exclusif  mais bien un engagement matériel qui vient précisément en contrepoint d’une certaine liberté de mouvement, dans le cadre d’une dialectique bien comprise.
Nous pensons que le fait qu’un homme s’engage- même si ce n’est que théorique- dans une relation amoureuse exclusive est contre nature. Il est probable que l’on en arrive à  séparer  les liens familiaux d’une part, les liens contractuels (dont l’adoption/mariage) de l’autre qui constituent déjà deux stades et par ailleurs les liens que l’on pourrait qualifier d’amicaux et qui  recouvrent toute la constellation en mouvement des fréquentations. D’ailleurs le Droit ne s’y trompe pas qui parle d’obligations  à l’égard des proches et du conjoint.
Il importe de ne pas mélanger et confondre ces trois niveaux. Le divorce est souvent le résultat d’un tel malentendu, en ce qu’il est souvent fonction d’une exigence de choix.  Or, cette exigence est bien plus féminine que masculine. Elle fait penser au comportement de rivalité, de jalousie  entre femmes dans un harem, où chacune veut avoir les faveurs du mari commun.  C’est de bonne guerre.  Rappelons que pour nous la polygamie est un modèle  incontournable et universel,  à tous les niveaux et dans tous les domaines scientifiques, elle est en rapport avec la notion de gravitation.
Mais nous pensons que les femmes doivent faire  confiance aux hommes et ne pas s’imaginer qu’ils ne sont pas capables d’assurer dans la diversité. Le mode de fonctionnement masculin permet en effet de mettre de côté les informations inutiles de façon à être pleinement  en phase avec la situation (présente) qui se présente, ce qui ne semble guère être le cas du comportement féminin, d’où des attentes bien différentes en raison de modes/logiciels  de fonctionnement différents. Cela fait peut être désordre mais cela se gère.
La notion de partage est donc à appréhender.  Les femmes, de par leur condition, ne peuvent pas ne pas partager. Quand une femme aime une musique, elle sait pertinemment qu’elle n’est pas toute seule à le faire et cela vaut pour une infinité de situations. D’ailleurs, instinctivement, les femmes vivent dans et pour le partage, d’où une difficulté à être discrètes, elles ont tendance à tout mettre sur la place publique ne serait-ce qu’en parlant trop fort sans trop se soucier de ceux qui sont obligés d’en profiter. En cela, elles montrent qu’elles relèvent d’une personnalité collective, interdépendante à la différence des hommes qui sont dans la réflexion silencieuse avec eux-mêmes, d’où un certain besoin d’isolement qui fait que les hommes ne peuvent jamais se donner totalement, qu’ils ont leur jardin secret et qu’ils sont perturbés par le monde extérieur.
Même dans le rapport sexuel,  l’on retrouve chez les femmes des comportements très anciens comme de provoquer l’éjaculation masculine de façon à ce que leur partenaire ne puisse  « butiner » ailleurs. Elles veulent se le réserver.  Il n’y a pas de symétrie entre hommes et femmes. Leurs motivations et leurs fonctionnalités ne sont pas les mêmes.  Un homme qui établit une relation exclusive avec une femme  va créer des problèmes du fait qu’il faussera ses rapports avec les autres femmes ;
C’est pourquoi, nous pensons que le mariage entre hommes fait beaucoup plus sens socialement  que le mariage entre un homme et une femme, dès lors, répétons-le,  que l’on dissocie mariage et sexualité. Deux hommes mariés peuvent parfaitement avoir des partenaires féminins  différents. Les hommes du fait qu’ils sont de grands solitaires  -et la diversité de leurs fréquentations n’y change rien- ont besoin de constituer des réseaux de solidarité qui ne passent pas par la complémentarité, celle-ci étant liée à leur rapport avec les femmes. Il faudrait plutôt parler de fraternité.
 
JHB
16. 06.13

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La femme Sisyphe‏

Posté par nofim le 22 juin 2013

Sisyphe : les  femmes et le recyclage astrologique
Par  Jacques  Halbronn
 
Dans le cadre du cycle de 7 ans,  attesté dans la Bible par le fait que Jacob  dut attendre ce temps là pour se marier avec une des filles de Laban et encore 7 ans avec l’autre, il est clair que le démarrage d’un nouveau cycle exige de faire le vide en soi, pour pouvoir renouer avec le modèle  dans toute sa pureté.
Or, ce nettoyage intérieur des pensées, des souvenirs, implique une certaine maîtrise, un certain contrôle de ce monde intérieur dont il a été souvent question dans nos textes, ces derniers mois.  Entendons par là  que nous devons avoir l’aptitude à nous débarrasser des saletés, des « ordures » (cf. le Livre d’Ezéchiel, dans l’Ancien Testament) qui ont pu s’accumuler au cours du précédent cycle de sept ans ou de cycles plus anciens, le cas échéant.
Nous avons émis la thèse selon laquelle la faculté des femmes à se nettoyer de l’intérieur était médiocre, leur compétence correspondant davantage  dans le nettoyage extérieur.
Si l’on peut demander à une femme de  déménager, de mettre de l’ordre dans son « intérieur » (comme on dit d’une « femme d’intérieur ») qui est en fait extérieur par rapport au monde intérieur, en revanche, pour tout est ce qui est du domaine du mental, des habitudes intellectuelles,  l’on risque fort d’être déçu et de pas parvenir à des résultats vraiment significatifs, ce qui ne saurait aller sans affecter  la faculté de se renouveler au moment d’un nouveau cycle.
En ce sens, nous dirons que les femmes profitent moins bien de la dynamique cyclique que les hommes en dépit du fait qu’on les associe à un certain nombre de cycles physiologiques. (Grossesse,  menstruation) qui, d’ailleurs, ne l’accompagnent pas tout au long de sa vie (ménopause).  Cette cyclicité, quelque part,  est en décalage par rapport à toute une partie de la femme qui  peine à se renouveler, de par son attachement  indélébile  à un passé ineffaçable sans parler de son décalage avec un monde qui ne cesse de  se transformer (de changer de forme). Faisant de nécessité vertu,  d’aucuns nous disent qu’un tel ancrage est le seul accès au réel, que c’est la seule façon d’être « soi » alors que c’est d’abord une impuissance à se purifier, d’autant plus  flagrante que pour tout ce qui est extérieur (la femme de ménage), les femmes sont les premières à exiger la propreté.  Deux poids deux mesures. Tout se passe comme si en fait la femme ne maitrisait pas son espace intérieur, en était prisonnier et devait donc l’assumer,  bon gré mal gré tout comme les hommes se résignaient souvent à ne pas « ranger » leur espace extérieur. Là se joue cette  complémentarité dont tout le monde parle et que personne ne parvient à désigner. La complémentarité, c’est la possibilité pour la femme – pour toute femme- de corriger, de prolonger  l’œuvre masculine, de se greffer dessus ; Or, on l’a déjà signalé et regretté, les femmes prennent ce que les hommes disent pour terminal alors que  les hommes ne sont pas dans cette dimension de la finitude, de l’achèvement, d’où d’ailleurs leur sens de la cyclicité, laquelle balaie- et on prend à dessein une image de « ménage »- ce qui a pu s’accumuler. 
Il est vrai que les hommes ont un moi surdimensionné, qu’ils parlent volontiers à la première personne du pluriel  (le « nous », le « on ») mais c’est aussi parce qu’ils ont su, avec plus ou moins de bonheur, éveiller et activer leur pluralité intérieure  tout comme les femmes s’inscrivent dans une pluralité extérieure, au sens de l’appartenance de facto à un groupe dont le ciment est précisément la semence – au propre comme au figuré- de l’homme et en fait d’un homme en particulier qui essaime, qui rayonne. L’être de la femme est collectif, il est dans le partage, d’où cette importance de la parole incessante alors que l’être de l’homme est dans le silence de son monde intérieur, qui n’en est pas moins effervescent, ce qui ressort notamment dans la création musicale ou picturale, dans la pensée dialectique. Quelque part, reconnaissons-le, il y a opposition entre l’agitation extérieure des femmes et l’agitation intérieure des hommes et cela explique qu’ils ne puissent coexister aisément, sans que cela leur coûte d’accepter et de reconnaitre les valeurs de l’autre sexe.
Répétons-le, le début d’un nouveau cycle permet une (re) prise de conscience de cette complémentarité quand les femmes vont s’abreuver auprès des hommes du moins quand elles ont su faire le vide en elles,  donc le ménage pour accueillir  l’autre. Cela est plus facile pour les femmes jeunes.  Au fur et à mesure que le cycle se déroule, les femmes s’émancipent de leur pygmalion,  du fait qu’elles s’approprient pleinement ce qu’elles ont reçu et quelque part le dépassent, le débordent. C’est la phase d’ingratitude, d’euphorie,   où la femme déclare ne (plus) rien devoir à l’homme jusqu’au moment où un nouveau cycle exige un basculement mais cela ne se fait que si l’homme sait reprendre, reconquérir  le pouvoir,  rappeler sa centralité, et c’est la nouvelle conjonction qui le lui permet. La femme est un Sisyphe (cf Camus)  qui s’aperçoit périodiquement  de la précarité, de l’illusion, de l’aliénation de ses acquis, qu’elle n’est que locataire et non pas propriétaire et qu’elle doit rendre à César (l’homme) ce qui est à César.
 
 
 
JHB
17. 06.13

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