Pour une renaissance de la musique‏

Posté par nofim le 22 juin 2013

Pour une renaissance de la création musicale
Par  Jacques Halbronn
 
Nous vivons en pleine décadence musicale, en une sorte de Moyen Age.  A Paris comme ailleurs,  abondent les concerts de musique dite classique et  la plupart des interprètes se déclarent étrangers à toute véritable création musicale comme si un tel aveu ne faisait pas problème.  On joue sans vergogne et sans état d’âme  des œuvres de siècles précédents comme si notre humanité actuelle était incapable de produire quoi que ce soit d’équivalent. Quel scandale ce serait d’introduire dans un programme de concert une œuvre récente pour ne pas parler de quelque improvisation ! On ne mélange pas les torchons et les serviettes, la musique classique et la musique dite « contemporaine » qui désigne en quelque sorte  une musique jugée dégénérée, inaudible.  Ce qui compte, n’est-ce pas, c’est que cela soit « beau » et non que cela soit vivant !.
Nous militons en faveur d’une renaissance musicale qui passe par une certaine démystification, l’affirmation d’une liberté dont tant d’interprétes ont peur qu’on leur accorde.   Les jeunes pianistes « classiques » ne voient pas ce qu’il peut y avoir de mal à  reprendre les œuvres du passé aux dépends de la production actuelle pour laquelle ils n’ont que mépris.
Or, la musique, selon nous,  est d’abord un acte spontané, corporel, naturel. Pourquoi en est-on arrivé à penser que de nos jours, nous n’aurions plus accés à la musique que par le biais des compositeurs du passé ? Ce que nous voulons, ce n’est même pas que l’on joue des œuvres plus récentes mais que l’on privilégie l’improvisation (cf le blog  musimprovision), le premier jet quitte à ce que des moins doués  peaufinent le travail engagé, en fassent des arrangements. Il importe que les jeunes enfants  puissent improviser dès leur plus jeune âge et que de la sorte on détecte des vocations. Nous pensons que donner une culture musicale  ne doit surtout pas décourager la création mais susciter une saine émulation.  Il faut passer de l’autre côté de la barrière de la même façon que l’on apprend à parler en écoutant les autres parler, Mais apprendre  à parler exige de retrouver en soi l’élan qui le permette.  Il en est de même pour la musique, toute culture doit déboucher sur la création. Autrefois,  on allait au concert pour assister à des improvisations, ce n’est plus guère le cas de nos jours.
Certes, il y a eu le jazz, il y a cent ans qui prônait l’improvisation.  On ne peut pas non plus dire qu’il n’y a pas de « musiques »  au niveau des « variétés »,  le plus souvent agrémentées de paroles.   La musique et le langage ne sont guère compatibles.  La musique doit pouvoir exister par elle-même sans le recours et le secours d’un texte, qui fait penser à quelque sauce que l’on verse sur un mets insipide. Est-ce l’opéra du XIXe siècle  qui a tué la musique instrumentale ou du moins l’aura frelatée ?
Tout se passe comme si le XXe siècle avait été envahi par le chant et que la musique était devenue serve, et qu’elle avait perdu son autonomie, sa spécificité.  Entendons par là que dès que l’on parle, il y a des contraintes qui n’existent pas pour la musique – cela vaut aussi pour le théâtre, le cinéma  qui sont  liés à la parole- et donc une musique tributaire des mots   perd ses moyens, sa dynamique propre.
Nous pensons que la renaissance de la musique « pure » passe par l’improvisation. Il faut que les gens aillent au concert pour voire naitre de la musique devant eux. Que l’on s’adresse aux gens qui sont doués et non à ceux qui ne peuvent jouer d’un instrument qu’en recourant à une partition. Certaines tirent quelque vanité de lire une partition alors que c’est un aveu d’impuissance.  Paradoxalement,  les handicaps  rapprochent, socialisent mais aussi enchainent.
Ne disons pas que la musique est chose facile pour ceux qui ne sont pas doués. Mais pour ceux qui le sont-elles fait partie de leur quotidien, elle n’a rien d’extraordinaire.  Le public occidental  n’est pas preneur de musique contemporaine et  la musique occidentale classique  est de plus en plus interprétée par des asiatiques qui doivent certainement penser que l’âge d’or de la création musicale est révolu.  Les Asiatiques occupent ce créneau d’une musique qui n’est pas née sur leur continent. Ils ne respecteront à nouveau l’Occident que le jour où  celui-ci aura prouvé qu’il est à la hauteur de sa gloire passée.
Il n’est pas de domaine où le sentiment de décadence est plus fortement observable qu’en musique. Il faudrait imposer la présence dans tout concert d’une partie faite d’improvisation. Le problème, on l’a dit, c’est que ceux qui jouent dans les concerts  sont précisément ceux qui sont les moins doués pour la musique, d’où le besoin de béquilles et un certain corporatisme conduit à refuser de laisser de la place pour une musique « libre ». Rappelons enfin que s’il y a beaucoup d’interprètes féminines,  il semble bien que la création musicale soit hors de leur portée. Il est probable, d’ailleurs, que c’est en étudiant les zones du cerveau qui concernent la créativité musicale que l’on commencera à avancer dans l’étude des différences entre hommes et femmes.  C’est la querelle des Anciens et des Modernes. Le monde des mélomanes semble persuadé que les Anciens valent mieux que les Modernes et que l’apport des Modernes est de toute façon bien peu de choses en comparaison du répertoire classique. Il est vrai que le public qui est doté d’une certaine culture apprécie d’entendre ce qu’il connait déjà et ne peut être que déconcerté par  ce qui exige une autre forme d’écoute,  d’être  plus dans la découverte. Nous vivons dans un monde où dès que l’on passe en public, il  faut renoncer à l’improvisation.  Certes un pianiste doit s’entrainer intensivement  sur le plan technique  mais  il doit laisser libre cours à sa créativité  quand il  donne un concert.  La musique instrumentale  et le sport ont beaucoup plus en commun qu’on ne le croit. Il y a une même exigence de tonicité physique et psychique avec des décisions à la seconde. Toute improvisation  s’apparente à une forme de danse, de ballet et  il est souhaitable que l’on fasse apparaitre sur grand écran dans les concerts le jeu des mains et que l’on apprenne à le filmer.  Il importe que le public s’aperçoive qu’il y a un plaisir particulier à capter une musique en train de s’inventer, de jaillir et qu’il abandonne progressivement cette musique au rabais qui fait penser à un surgelé que l’on passe au micro-ondes.
 
 
 
 
JHB
17. 06.13

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Pour une éducation différenciée

Posté par nofim le 22 juin 2013

Pour une éducation différenciée des garçons et des filles
Par  Jacques  Halbronn
Dans un pays comme la France qui a fait beaucoup d’enfants, ces dernières décennies,  sans parler  de l’apport immigré,  il convient de se demander quelle est la qualité de l’éducation  et notamment sa prise en compte du sexe de l’enfant, outre le fait que les classes mixtes à l’école sont devenues la règle et que la majorité des enseignants sont des femmes, phénomène accentué du fait des divorces qui laissent la garde des enfants à la femme.  On sait que certaines facultés doivent être éveillées assez tôt. Encore faut-il savoir ce que l’on cherche à éveiller. Va-t-on vers un formatage standard  qui ne convient ni aux garçons ni aux filles ou qui  en reste à un socle commun, condamnant les uns et les autres  à une certaine médiocrité ? Il semble qu’actuellement l’on entretienne le flou, la langue de bois, les doubles injonctions (double bind). Est-ce que la société civile est en mesure de compenser les lacunes d’une éducation unisexe ?  On rejoint ici certaines réflexions de Jean-Jacques Rousseau (L’Emile)
Selon nous, il faut un temps pour séparer les sexes et un autre pour développer une certaine complémentarité entre eux, en connaissance de cause. Nous pensons que des écoles doivent se mettre en place autour de cette distinction sexuelle de façon à ce que les parents aient le choix. C’est d’ailleurs cette uniformité du modèle  éducatif qui fait problème avant toute chose. Il est certes heureux de dépasser certains clivages mais il en est qui sont fondamentaux et qui sont à respecter. La dualité reste en tout état de cause le seuil à ne pas dépasser en matière d’abolition des différences.
Un des processus les plus marquants qui contribuent à former l’identité d’une personne  est la ressemblance.  L’enfant  repère ceux qui lui ressemblent le plus car instinctivement il sait qu’il doit les  prendre  pour modèle. C’est dire que la dimension visuelle est déterminante. Dire à un enfant que les hommes et les femmes ont les mêmes facultés, c’est l’abrutir, c’est lui faire renoncer à comprendre le monde par ses propres moyens, ses propres sens et notamment la vue. Même l’apprentissage de la langue peut être  mal conduit  s’il  amène l’élevé à  renoncer à comprendre par lui-même, sans le truchement permanent de l’enseignant.  L’enfant doit pouvoir s’orienter par ses propres moyens et cela  vaut tant au niveau purement physique qu’à celui de l’habillement, du comportement.
Cela dit, les garçons et les filles ne vivent pas les choses de la même façon. En effet, les filles, selon nous, ont surtout à maitriser le monde extérieur, à s’assurer que tout est bien rangé. Il est facile de surveiller leurs progrès en la matière. En revanche, les garçons ne peuvent se contenter de répéter, de reproduire, de recopier  à l’identique un certain modèle. Et c’est bien là que le bât blesse.
Les garçons doivent être très tôt encouragés à la créativité, ce qui pose deux problèmes pour les éducateurs : 
- cette créativité exige l’activation de fonctions « internes », donc invisibles, ce qui rend difficile  l’aide qu’autrui peut apporter à l’enfant.
- cette créativité  n’est pas censée, par définition,  correspondre à quelque chose de préexistant, ce qui aurait permis d’évaluer le travail accompli au regard d’une norme établie.
Si l’on prend l’histoire des sciences, par exemple,  le chercheur authentique n’est pas censé dupliquer ce que d’autres chercheurs ont accompli avant lui. Il y a là une sorte de paradoxe : je dois être l’autre en devenant moi-même, c’est-à-dire en renouvelant le sujet et l’objet. Le jeune garçon devra donc trouver ses marques en construisant un lien avec lui-même  plus encore qu’avec autrui.  On appréciera son travail non pas du fait que celui-ci est conforme mais de par sa qualité intrinsèque, ce qui exige de la part de l’éducateur une qualité de jugement autre qu’un seul constat de conformité. On voit donc que la compétence de l’éducateur est en jeu.
En ce qui concerne la formation des filles,  les objectifs seront sensiblement différents. Le mot complémentarité sera mis en avant. Elles sont celles qui conduisent les choses à leur terme, à une certaine perfection. Logique terminale chez les filles, élan  initial chez les garçons.  Les filles perfectionnent ce qu’elles reçoivent en dépôt. C’est là leur valeur ajoutée. Quelque part, la démarche féminine est malthusienne. On fait au mieux avec ce qui « reste », ce qui est donné. On pense à des cours de cuisine où l’on apprend à se servir de toutes sortes d’ingrédients venant corriger le produit de départ aussi  médiocre soit-il. Mais avant tout, il faut suivre le livre de recettes pour que le « plat » soit conforme l’attente standard.  Un couscous, c’est un couscous, un cassoulet, c’est un cassoulet et ainsi de suite. L’élève devient ainsi fiable, responsable, prévisible. Or,  le garçon, lui, doit être imprévisible. Un grand artiste, un grand chercheur se doivent d’être imprévisibles mais surtout d’inspirer des gens moins doués qu’eux. Ce qui compte, chez les garçons, c’est l’idée nouvelle qui changera la donne.  Dès que l’idée est exprimée, la direction donnée,  elle peut être reprise par d’autres sous des formes diverses, passage de l’un au multiple. Elle donne naissance ainsi à un nouveau groupe de gens- et notamment de femmes-  ayant le même référent. Elle en est le ferment.
Nous dirons donc que les filles doivent comprendre qu’un seul garçon peut suffire pour animer tout un groupe de filles. On ne doit pas fonctionner sur une base un garçon pour une fille, ce serait partir sur une mauvaise base d’où le caractère très discutable des classes mixtes et plus ou moins paritaires. L’illusion égalitaire tient au fait que l’on n’utilise pas les bons instruments de mesure.
Par ailleurs, il faut impérativement éviter que les filles prennent la mauvaise habitude de vouloir des produits achevés puisque précisément leur rôle est de compléter ce qu’on leur apporte. Trop de filles développent un comportement de consommateur.  Il y a un juste milieu à trouver entre être créateur et être consommateur, c’est d’être un bon collaborateur.  Il est tout à fait normal que le collaborateur puisse produire quelque chose de plus accompli que le travail  qui lui est soumis mais il ne devra pas oublier que le créateur  fournit un grand nombre de personnes et que chacune d’entre elles aboutira à quelque chose de différent, à partir d’une matrice commune fournie par le créateur. Ce dernier ne doit pas accorder une attention exclusive à l’un de ses collaborateurs, il doit essaimer, polliniser.  On aura compris que dans les deux cas, ce ne sont pas les mêmes valeurs qui sont en jeu. Il importe que chaque sexe respecte l’autre.
Notre modèle éducatif  ne prétend pas être universel.  Il constitue une alternative et il est important que l’on n’impose pas en France un modèle unique. C’est par la pluralité des modèles que l’on pourra en apprécier l’impact
 
 
 
 
JHB
15.06.15

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L’astrologie et le modèle « mou »‏

Posté par nofim le 22 juin 2013

L’astrologie molle
Par  Jacques Halbronn
 
La grande question qui se pose concernant les astrologues d’aujourd’hui tient à cette ambiguïté : est-ce que l’astrologie sert à comprendre le monde ou est-ce que le monde sert à comprendre l’astrologie ?
Quand on se rend aux réunions astrologiques, l’actualité y joue un rôle majeur et il semble que les astrologues veuillent avant tout montrer que ce qui se passe dans le monde  trouve son écho, son reflet, dans les/des configurations  astrologiques. Cela vaut bien évidemment dans l’étude de telle personne ou de telle série de personnes comportant certains points communs extra-astrologiques (métier, vocation,  maladie etc.)
Nous avons déjà signalé les limites d’un tel exercice de mise en adéquation des structures astrologiques avec  les traits saillants des réalités qui sont observables par d’autres outils qu’astrologiques, à commencer par nos propres facultés de perception, de lecture des choses de la vie.
Quel est en effet le bilan  de cette dialectique entre l’intérieur de l’astrologie et l’extérieur, pour reprendre une problématique que nous avons développé  sur d’autres sujets (cf. notamment notre blog  NOFIM pour les textes les plus récents) ? Dans la plupart des cas, force est de constater que cela n’aura pas permis de faire ressortir une matrice astrologique digne de ce nom  mais bien plutôt une astrologie « flottante » au gré des événements, cherchant parfois à les anticiper mais se résignant le plus souvent à les commenter  tels qu’ils se présentent au premier abord, c’est-à-dire sans grande perspective. Rappelons tout de même que les astrologues fonctionnent sur un créneau très étroit de connaissance :ce qui est en train de se  passer, avec peu de recul dans un passé qui devient  vite très flou dans les mémoires, sur le plan chronologique,  et peu de données sur un futur qui est assez inaccessible. Les astrologues vivent dans l’histoire immédiate. Le grand problème du public, c’est qu’il  ne dispose que d’un fort petit bagage en termes de dates  et que cela affecte considérablement la qualité du travail de l’astrologue. Les seules dates objectives semblent être celle de naissance, de mariage (s), de mort, qui font l’objet de documents officiels disponibles. D’où ces astrologues qui ne jurent que par l’état civil, tout simplement parce que c’est une donnée à laquelle ils ont accès et dont ils doivent se contenter et à partir de laquelle ils ne peuvent qu’extrapoler.  Les autres dates, c’est évidemment celle du jour de la consultation, de l’examen des faits, ici et maintenant… D’où ces allées et venues entre le thème natal et le ciel du jour, ce qui donne notamment la technique  assez étonnante  des transits, à savoir les interférences supposées entre deux « ciels » parfois décalés de plusieurs décennies voire bien plus.
En réalité, pour appréhender la situation que nous décrivons, on ne peut faire abstraction du psychisme de l’observateur, de sa structure mentale, n’en déplaise à certains car là nous touchons au tabou du rôle du sujet dans la perception de l’objet. Nous ne pouvons-nous empêcher de penser que l’astrologue projette sur l’astrologie son propre mode de fonctionnement. Un astrologue qui n’arrive pas à se connaitre  sera-t-il en mesure d’élaborer une astrologie qui se connait ? Un astrologue qui dépend de ce qui se passe autour de lui  sera-t-il capable de penser une astrologie qui ne dépende pas de son environnement ? Si l’astrologie se féminise, dans son recrutement, dans son public d’adeptes, est-ce que cela n’a pas d’effet sur la façon dont on gère la cause  de l’astrologie ? Ne voit-on pas ainsi émerger une astrologie « molle » plutôt que « dure » (comme on le dit des sciences) ? Une astrologie molle, c’est une astrologie qui se moule sur son objet
Notre approche de l’astrologie s’oppose radicalement  à certaines pratiques en vigueur.  L’astrologie ne peut exister sans la mise en évidence de récurrences et si celles-ci  n’existaient pas, il n’y aurait pas d’astrologie possible. Or, pour faire apparaitre des récurrences, il importe de ne pas isoler les événements (ce qui advient) les uns des autres en les faisant correspondre à des configurations astrales différant peu ou prou d’un cas sur l’autre. On bascule alors dans un cercle vicieux : deux événements correspondent à des astralités (ciels) différentes donc il faut les décrire différemment. Le problème, c’est que le postulat selon lequel tout ce qui se passe dans le ciel à un instant T est à combiner en astrologie, est extrêmement toxique et dans ce sens l’astrologie mondiale est conditionnée par  l’astrologie généthliaque et la pratique du « thème ». Il serait temps pour l’astrologie d’adopter  un modèle stable qui passe par une cyclicité régulière, avec des périodicités égales et relativement brèves, pouvant se reproduire plusieurs fois au cours d’une vie humaine. Que l’on n’aille pas nous dire que chaque fois c’est différent, que rien ne se reproduit à l’identique.  Le travail astrologique consiste justement à faire abstraction de ce qui vient parasiter la récurrence et la distordre. C’est dire que l’astrologue doit disposer d’un outil « dur » et non « mou », qui résiste à la contingence et permette un recentrage (centrifuge/centripète)
La politique qu’il faut suivre est de tout relativiser tant les différences entre les époques qu’entre les personnes.  Ce n’est pas parce que le monde environnant tend à cristalliser certaines activités, certaines frontières que l’astrologie doit lui emboiter le pas. Il lui faut au contraire déconstruire de telles incrustations en séparant le bon grain astrologique de l’ivraie  parasitaire. Ne nous fions donc pas à certains découpages artificiels, à toutes sortes d’artefacts pour valider des modèles astrologiques qui n’en sont pas, l’occasion faisant le larron.
On peut regretter que certains astrologues tiennent des propos fort ambigus sur ces questions à destination de leur clientèle. Il est peut-être en effet  alléchant de dire que l’astrologie prévoit l’imprévisible mais laissons ce discours aux voyants. L’astrologie ne nous parle pas des changements conjoncturels mais des changements structurels et dans ce cas plus cela change et plus c’est la même chose.  L’astrologie ne nous parle pas du contexte ou de l’environnement extérieur –en dehors des périodicités cycliques très  circonscrites qui doivent être les siennes. Or, pour certains  astrologues, c’est tout l’inverse : le cours normal des choses ne serait pas de l’ordre de l’astrologie laquelle aurait pour tâche de nous dire ce qui vient déranger la « routine ».  Pour notre part, nous pensons que l’astrologie nous parle justement d’une cyclicité normale, constante  et non pas extraordinaire.  Par cyclicité normale, nous pensons à l’alternance du jour et de la nuit, de l’Eté et de l’Hiver qui sont des matrices de notre astrologie et que l’Humanité a su parfaitement intégrer depuis des millénaires. Par  processus extraordinaire, nous entendons tout ce qui peut venir  perturber la cyclicité normale et  à notre connaissance un modèle ne comporte pas ses propres perturbations – ni une voiture les accidents qui l’attendent en dehors du fait de refaire le plein de temps à autre-  contrairement à ce que laissent croire encore trop d’astrologues, sur la base du thème astral dont les intrications  ont pu faire dire à certains astrologues que celles-ci  avaient précisément pour raison d’être de  traiter  des interactions. Or, nous pensons que le modèle astrologique n’est pas structurellement interactif, ce qui est d’ailleurs une utopie quantique. Les interactions sont un phénomène à appréhender en dialectique avec l’astrologie mais non au sein de l’astrologie, ce qui signifie que l’astrologue peut être amené à en tenir compte par-delà l’outil astrologique mais non par le dit outil.
JHB
14.06.15

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L’ensemble franco-européen‏

Posté par nofim le 22 juin 2013

Etudes linguistiques
La langue anglaise et la stratégie du sandwich
Par  Jacques  Halbronn
 
Certains lecteurs ont pu être surpris par le dernier « numéro » de nos Etudes Linguistiques  et nous avons pensé devoir préciser davantage notre démarche en recourant à des exemples liés à la cuisine.
Prenons un cas limite : le petit pain (pistolet) aux lardons. Les lardons sont très minoritaires par rapport à la quantité de pain. Il en est de même du « pie » anglais, où l’élément carné est peu de choses par rapport à son contenant fait de pâte. Le sandwich appartient à la même stratégie :  beaucoup  de pain avec un peu de jambon. Les céréales dans tous les cas cités représentent la partie vile de la combinaison, le « parent pauvre ». On pense au geai paré des plumes du paon (La Fontaine)
Si l’on passe à l’anglais moderne, nous dirons que la pâte, c’est la partie germanique de cette langue et la viande, la partie franco-latine.  En l’occurrence, l’exemple n’est pas très bien choisi étant donné la quantité colossale de mots français en anglais mais le principe reste le même : c’est l’apport qui compte, qui fait la différence.
Il nous faut, de toute façon, considérer un ensemble d’applications et ne jamais s’en tenir à une seule. Car s’il n’y a qu’une seule application d’une matrice, c’est que celle-ci  n’a qu’un impact réduit et donc ne mérite guère un tel statut. C’est l’importance de l’impact sur le plus ou moins long terme qui est déterminante.
A la limite, une fois cette logique matricielle observée sur toute une série de cas, tant dans la diachronie que  dans la synchronie, car certaines influences varient d’une période à une autre – il faut parfois  suivre l’évolution des langues sur plusieurs siècles et ne pas statuer sur un instant  T-  peu importe que cette empreinte matricielle soit quantitativement plus ou moins considérable.  C’est le processus global qui compte.
Si l’on prend le cas du thé- pour rester dans le champ de l’anglais- la part du thé par rapport à l’eau de la bouilloire est assez dérisoire mais c’est  bien du nom de thé que l’on désignera la boisson car le thé marquera de son arome l’ensemble du breuvage. On pourrait multiplier à l’infini les exemples de cet hommage que le vice rend à la vertu ou si l’on préfère du mimétisme. Il faut parfois peu de chose pour marquer une allégeance. Parfois, une fleur ou une couleur suffisent à indiquer le parti pris.
C’est pourquoi, nous réitérons notre image d’empire linguistique du français s’étendant sur tout le nord de l’Europe germanique, scandinave (Suédé notamment) et slave et ce sur la longue durée et qui tient à cette présence des mots français au sein de toute une série de langues européennes, conduisant à une latinisation d’un nouveau genre qui prend le relais de la latinisation du sud  de l’Europe (la famille des langues « latines » dont le français fait d’ailleurs partie intégrante, ce qui lui confère un rôle pivot.)  C’est pourquoi il revient au français, de nos jours, d’être reconnu en cette qualité de ciment de l’Europe alors que ce n’est pas le cas de l’anglais qui n’est qu’une manifestation parmi d’autres de cet empire linguistique français.  
Nous notions plus haut que l’anglais  est plus marqué que toute autre langue européenne par le français, ce qui pourrait expliquer quelque part le rôle qu’il  joue dans le monde et qui fait la part belle aux mots français, étendant ainsi d’autant l’impact du français dans le monde, non pas en tant que langue au sens figé du terme mais en tant que vivier de mots.  
Nous proposons en effet de repenser la définition d’une langue en ne nous arrêtant pas à l’idée d’une langue figée, que l’on doit appréhender d’un seul bloc, comme le propose la phonologie. Peu nous importe, en effet, comment les mots se distinguent entre eux au sein de telle langue, il s’agit d’une cuisine interne assez périphérique et à laquelle il a été accordé beaucoup trop d’importance par le passé.
Il importe d’en revenir à une idée plus vivante de la langue,  ce qui implique une bien plus grande variété de manifestations, l’important étant de préserver une conscience de ce qui fait le cœur de la langue et nous dirons que ce n’est pas sa morphologie mais son lexique, étant entendu que le lexique obéit à des règles structurelles bien précises, sous forme d’adjonctions à un certain nombre de radicaux (cf. « Le  français comme langue matricielle », in Revue  française d’histoire du livre,  n°132, 2011).
Le français est une langue qui a mis en place un système de fabrication des mots et apparemment  le « secret » de fabrication avait été perdu et l’on se contentait de perpétuer un héritage du passé.  Le français a pu ainsi exporter des mots –même si les emprunts n’en reprenaient qu’une part variable- qui était nés sur son sol,  selon une recette  retrouvée. Le génie de la langue française aura été de ne pas se contenter de reprendre ce qui avait déjà été fait mais de retrouver une dynamique  perdue. Même lorsque le français a emprunté à l’italien, il l’a fait passer par sa « moulinette » alors que l’anglais  a conservé religieusement  en l’état les mots français empruntés.
Faut-il rappeler que le plus souvent, cette influence du français n’a pas été le fait d’une politique délibérée de la part de la France, que l’on pourrait même parler de « vol », de « plagiat », de « piratage » comme il est de coutume dans les cas de mimétisme où l’on ne prend pas toujours la peine de prévenir  celui que l’on imite, avec plus ou moins de bonheur.
Pour en rester au vocabulaire agricole, nous dirons que le français correspond à l’élevage, aux pâturages  et les autres langues  au labourage  (en paraphrasant la formule de Sully). Le français est voué à l’élevage des mots, c’est-à-dire  à un luxe.  Les autres langues ont une matière linguistique plus médiocre qui va s’enrichir au contact du français,  à l’image d’une piquette qui prend du goût au prix de quelques additions d’un vin plus vigoureux.  Il convient que les études consacrées au français changent d’échelle et resituent la francophonie au sein d’un cadre plus large, en considérant l’apprentissage de la langue français en tant que globalité comme  un facteur historiquement secondaire en comparaison du rayonnement des mots français.
Le français, en quelque sorte, a engrossé toutes les langues nordiques et ce qu’elles sont devenues se relie à lui au sens où le français en est le trait d’union, le dénominateur commun. En ce sens,  on pourrait parler d’une linguistique franco-européenne comme on peut parler d’une langue indo-européenne (aryenne).
 
 
JHB
13.06.13

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Le français, ferment de l’Europe du Nord

Posté par nofim le 22 juin 2013

Le français langue majeure, l’anglais langue mineure
Par Jacques  Halbronn
 
Pour l’historien des langues, l’anglais a été colonisé par le français des siècles durant et fait partie de l’empire linguistique français.  Il est regrettable que le monde francophone ne mette aucunement en avant cet aspect des choses, ce qui fausse totalement la perception de la géopolitique linguistique. Au lieu de se concentrer à l’apprentissage et à la pratique du français, la francophonie devrait  accorder la plus grande importance à la « diaspora » des mots français au sein de toutes sortes de langues (cf. les travaux d’Henriette Walter sur ce sujet)
En fait,  nous partageons au XXIe siècle une fausse idée de la langue. S’il est vrai que l’évolution des langues depuis quelques siècles a été marquée par un processus de plus en plus dirigiste et normatif, il n’en a pas toujours été ainsi.  On dit souvent que nous ne pouvons plus lire un auteur comme Rabelais mais la langue de Rabelais était très particulière et lui était propre.-(cf. Le français, quelle histoire !  Par  J. B. Nadeau et J. Barlow,    Livre de poche, 2012)
En fait, si nous reprenons des analyses que nous avons appliqué à divers domaines (cf. sur le blog  nofim), le danger qui menace tout modèle, c’est d’être envahi par ses métastases, c’est-à-dire par des pratiques contingentes qui finissent par s’incruster et se figer,  apparaissant dès lors comme constituant le corps même d’une langue alors qu’elles n’en sont que des prolongements aléatoires.
Autrement dit, nous faisons preuve à l’endroit du français d’une grande paresse intellectuelle et de bien peu de liberté de création.  C’est certes bien commode car nous ne risquons pas d’être surpris par la parole d’autrui, tant elle est stéréotypée au point que nous ne savons plus distinguer le cœur d’une langue de sa périphérie. Une langue serait un ensemble à prendre ou à laisser. C’est l’ une vision quelque peu anachronique de la langue qui pèse sur la linguistique contemporaine avec sa « phonologie » hyper-normative en ce qu’elle met l’accent sur la rigueur que doit respecter tout locuteur s’il veut être compris et sur les risques d’erreur.
Selon  nous,  une langue doit certes instituer un certain nombre de racines, de préfixes et de suffixes mais chaque locuteur a le droit de les combiner, de les arranger comme il l’entend dans sa pratique personnelle  et être entendu par son entourage en dépit de certaines libertés prises en aval. 
A partir de là, la comparaison entre des langues totalement cristallisées n’est plus recevable.  Il faut mettre fin à un certain protectionnisme linguistique qui décide qui parle ou ne parle pas telle langue en exigeant un savoir linguistique beaucoup trop rigide.  On entend déjà des arguments du type : si chacun parle une langue à sa façon, personne ne va plus rien comprendre. 
Nous pensons que la question du français doit se situer dans un contexte de plus grande « ouverture » des langues. A partir de là, on peut se demander si l’anglais n’est pas du français parlé  dans un certain contexte. On pourrait certes croire pouvoir soutenir la  thèse inverse d’un anglais mâtiné de français, ce qui est le discours habituel. Mais quand on sait la domination du français- ce que nous appellerons une langue « majeure » sur  un grand nombre de langues, force est d’inverser les rapports.
Autrement dit, à partir du moment où l’on abandonne une représentation par trop restrictive de la langue,  l’on peut voir les choses tout à fait différemment à savoir que le français  est bien la langue centrale et qu’elle est modulée par une diversité d’applications, ce qui donne lieu à des langues que l’on qualifiera de « mineures ».  Mais dans ce cas, ce que l’on appelle le français est aussi  un avatar mineur du français majeur. Entendons par là que sous le terme français, l’on confond deux niveaux linguistiques bien distincts, ce que l’on vient de dénoncer à propos d’une conception trop étriquée de la francophonie. C’est pourquoi nous préférons parler plus largement de francologie pour désigner l’étude du français langue majeure et de ses variantes mineures.
Nous voudrions aussi revenir sur une formulation que nous avons employée et qui mérite quelque correction.  Nous avons récemment associé le signifiant à l’écrit et le signifié à l’oral. En fait,  il est préférable de décrire le signifiant comme un segment sonore qui peut être chargé de diverses  significations mais aussi agrémenté diversement au niveau morphologique. En fait, on peut imaginer une série de racines –en petit nombre- que l’on peut qualifier de signifiants majeurs et pouvant être  traités de diverses manières, tant au niveau de l’écrit que de l’oral.  En ce sens, la langue s’apparenterait à une musique, en tant que recherche de sonorités. Autrement dit, le français matriciel  serait doté d’une musique qui lui serait propre et que nous ne pouvons pas réellement restituer sachant que l’oralité du français a sensiblement varié  au cours des siècles.
En conclusion, nous rappellerons que le français aura joué un rôle majeur dans la formation de la culture européenne et que c’est une grave erreur de l’avoir oublié ou occulté car cette langue constitue un ferment unitaire majeure. En affirmant que l’Europe septentrionale ne parle qu’une seule et même langue majeure, le français, avec une kyrielle de langues mineures qui en dérivent, nous  apportons une cohérence nouvelle à l’ensemble.
 
 
 
 
JHB
13.06.13

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Les juifs dans le monde‏

Posté par nofim le 22 juin 2013

La présence juive au monde
Par  Jacques Halbronn
 
Plus le temps passe et plus nous observons que les différents sujets que nous avons traité depuis quelques décennies se rejoignent et se recoupent dans une interdisciplinarité qui nous est propre, c’est-à-dire qui n’est pas importée sur tel ou tel point mais qui reste tout à fait personnelle. Les réponses aux questions que nous nous posons  se trouvent en fait dans d’autres domaines que nous avons abordés par ailleurs.  Un des cas les plus remarquables concerne les relations entre Astrologie et Question Juive. Mais jusque-là les rapprochements étaient restés d’ordre conjoncturel  (cf. le Monde Juif et l’Astrologie, histoire d’un vieux couple,  Ed. Archè, Milan, 1985), ils tendent à présent à devenir structurels. Il en est de même pour nos études sur le masculin et le féminin qui s’insèrent de façon toujours plus nette au sein de notre pensée astrologique. D’une certaine façon, cela constitue un front plus large et donc plus difficile à défendre mais en même temps,  l’ensemble ne fait que se renforcer, autour du paradigme de la dialectique de l’un et du multiple, qui est une clef  cruciale de toute notre anthropologie au sein de laquelle l’astrologie apparait comme la pièce manquante du puzzle.
En effet, comme nous l’avons montré récemment dans d’autres études,  on a besoin de relais entre les astres et les hommes comme entre les hommes et la Terre. Le premier relais serait lié aux Juifs et le second aux femmes, les hommes (non juifs) se trouvant au milieu. Ancrage en haut et ancrage en bas. Quant au monothéisme, il nous rappelle ce principe unitaire qui est à la base de toute démarche scientifique, politique ou artistique au point que l’on peut réellement se demander comment il est encore possible de rêver d’une humanité  unidimensionnelle, paritaire, égalitaire. Est-ce que lorsque l’on achète par millions les  CD de telle star de la chanson, on n’est pas à l’évidence dans un schéma pyramidal ?  Nous supportons de plus en plus mal une telle hypocrisie qui confine à la schizophrénie chez ceux qui n’ont que l’égalité à la bouche, ce qui relève du déni et d’un certain négationnisme.
Dans de précédents textes, nous avons  voulu remettre le sionisme à sa juste place, à savoir  qu’il ne saurait être à la tête du « peuple » juif, mais qu’il en constitue la « base » reconstituée, ce qui permet d’autant mieux à la tête d’exister. Mais sans cette tête,  le sionisme n’est plus qu’un nationalisme de plus et c’est d’ailleurs ainsi que Herzl le voyait.
A la décharge de Herzl,  l’émergence des forces juives en diaspora n’était peut-être pas, il y  a un peu plus d’un siècle,  encore assez flagrante pour qu’il se soit cru obligé de l’intégrer dans son schéma. Mais force est de constater que sa représentation du phénomène juif était défectueuse et déséquilibrée et qu’elle n’aura pas servi les intérêts de la diaspora juive. On peut même dire que le sionisme aura affaibli la présence juive en Europe en la délégitimant, avec les conséquences que l’on sait. Rien n’est plus dangereux que de ne pas définir  le rôle d’un groupe, c’est le meilleur moyen de conduire à son élimination. En ce sens, un groupe qui renonce à sa spécificité commet un suicide.
Nos travaux en astrologie – et plus précisément en astrocyclologie- avec ce que cela implique de dualité entre le ciel et la terre- nous ont amené à la thèse selon laquelle l’Humanité serait plus intelligente à certains moments du cycle que nous étudions (Saturne /étoiles fixes royales), et par là nous entendons, en référence à la Tour de Babel, la capacité à recentrer, à ressourcer ce qui était éparpillé du fait de la multitude des pratiques, du fait des ajustements aux conjonctures et aux contextes les plus divers, ce qui provoque, à la longue, une perte de conscience de la centralité.
Mais comment expliquer  qu’à un certain stade de son Histoire, de son « évolution »( Darwin), l’Humanité aurait  été ainsi connectée avec le Ciel ? Il y a quelque chose qui nous  fait penser à une intervention  qu’il faut bien qualifier d’extérieure mais qui n’est pas sans  écho avec le texte biblique, avec notamment les Tables de la Loi (mosaïque).  Dialectique entre le  Récit de la Création  (Maassé Beréshith) et celui de la Loi (Maassé Merkabah), qui se succèdent et ne sont aucunement simultanés. On peut parler alors d’une « seconde » création comme d’une « seconde » nature.
Ainsi, Herzl n’aura-t-il pas pris toute la mesure du « génie » juif, il l’aura bradé et considéré comme quantité négligeable. Dans son Etat juif, à aucun moment il ne salue la place des Juifs dans la modernité du monde. (cf. notre étude,  Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat, 2002). Il y a là comme un point aveugle dans la mise en place du projet sioniste, comme si seul l’aspect féminin – d’où le retour à la « Terre », l’importance de la mémoire, de ce que l’on ne peut oublier,  avait été considéré aux dépens de l’aspect masculin de la judéité, qui met l’accent sur les centres d’émission et de révolution du monde. Herzl n’a pas saisi la dimension universelle de la judéité, il a surtout  pris en compte les masses juives et notamment celles de l’Europe orientale dont il finit par devenir le porte-parole, en raison d’une certaine indifférence à son égard de l’intelligentsia juive occidentale. Quelque part Herzl avait des comptes à régler avec l’élite juive de son temps et le sionisme est une machine pour  l’éclipser.
En ce début de XXIe siècle,  Herzl aurait certainement compris que sa vision des choses était terriblement lacunaire. Une révolution copernicienne s’impose : ce n’est pas la diaspora juive qui tourne autour de  Sion mais Sion qui n’existe que par rapport à la dite diaspora. 
Pour en revenir à notre approche de la genèse de l’astrologie, nous dirons que la fonction unificatrice, qui passe par le nettoyage de toutes sortes d’incrustation et de clivages, incombe aux Juifs  qui sont les gardiens de la conscience de l’unicité  (monothéisme). Ce rôle exige des facultés particulières. Une quête d’unité qui n’en a pas les moyens  débouche sur le syncrétisme,  le compromis  c’est une unité de surface, par le bas, un bric à braco négocié entre les parties.  La véritable unité est autrement corrosive, détergente, elle passe par une décantation, un délestage et non par une accumulation.  
Pour parvenir à la véritable unité, il faut de l’intelligence, de façon à faire surgir la centralité derrière la diversité et c’est probablement là la meilleure définition du génie.  On nous objectera que tous les génies ne sont pas étiquetés comme juifs comme si c’était la  pratique religieuse juive qui faisait le génie juif.  On peut tout à fait imaginer qu’au cours des siècles, de nombreux juifs ont cessé d’être conscients de leur judéité  et donc il convient d’être extrêmement prudent quand on décide qu’Un Tel n’est pas juif parce que ce n’est pas marqué sur son front. Il est probable qu’au cours du XXIe siècle, ces questions seront mieux maîtrisées  au niveau génétique et neuroscientifique et cela vaut évidemment  pour l’action cyclique sur le cerveau liée à certaines configurations astrales que nous avons circonscrites.
 
JHB
12.06.13

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Astrologie et Tour de Babel

Posté par nofim le 15 juin 2013

Pour une recherche fondamentale en astrologie
Par  Jacques Halbronn
On ne peut pas indéfiniment faire abstraction des fondements scientifiques et structurels de l’Astrologie, réflexion qui d’ailleurs conduit inévitablement à se demander de quelle Astrologie l’on parle. On sait, en effet,  que la recherche des sources d’un enseignement en fait apparaitre les dérives et les distorsions. (cf. nos travaux sur Nostradamus,  notamment le groupe  Face Book  « Nostradamus recherche »)
Aller vers la source, c’est aller vers la simplicité, l’unicité et s’en éloigner (« ‘froid », à cache-tampon) c’est aller vers la complexité et la diversité. Ce sont là des indices qui ne trompent guère.
Croire que l’astrologie était complexe en son commencement serait donc commettre un grave contresens. Est-ce à dire qu’il est normal qu’elle soit de nos jours assez alambiqués ? Le temps aurait bon dos ! Ce serait oublier le processus de cyclicité qui implique un resourcement périodique. Le verre se remplit puis se vide et ainsi de suite. Il n’y a donc  aucune raison pour que  l’astrologie ne parvienne à préserver ou à retrouver son état initial, quitte à demander à Hercule de nettoyer les Ecuries d’Augias grâce au fleuve Alphée. C’est un tel nettoyage qui fait actuellement débat car on n’est pas d’accord pour séparer le bébé de l’eau (sale) du bain, comme disait Kepler en son temps. D’aucuns voudraient que l’on conservât certains notions qui selon nous ne sont pas principielles mais relativement tardives même si déjà fort anciennes. On renvoie à nos textes sur les subdivisions qui ont envahi la matrice astrologique, à commencer par la symbolique zodiacale des 12 signes.
L’histoire de l’astrologie est celle du passage du public au privé, du central au marginal. Initialement, l’astrologie était le partage de tous, ce qui explique qu’elle devait être fort simple dans sa formulation et dans sa perception visuelle. Nous pensons qu’il s’agissait de suivre les rencontres successives entre une seule et unique planète « élue » et une série d’étoiles fixes découpant sa cours en 4 arcs à peu près égaux mais pas tout à fait, c’est ce qui distingue le réel du virtuel.  On ne cesse de nous demander « pourquoi cette planète et non telle autre ? »  C’est déjà la question que l’on se posait concernant le « peuple élu », pourquoi lui ?   D’aucuns ont répondu en disant qu’il faut prendre toutes les planètes présentes et à venir. Ainsi il n’y aura pas de jaloux ! On est d’ailleurs là actuellement. C’est le problème de l’arbitraire du signe.
Nous ne reviendrons pas ici sur les raisons de ce choix qui permettait de découper le temps en périodes de sept ans environ. (cf. le songe de Pharaon dans l’Ancien Testament). Ce qui importe, en l’occurrence, c’est que tous les « citoyens » étaient en mesure de suivre le cours de la planète ainsi élue, comme sur quelque horloge cosmique.  Rappelons que les étoiles fixes étant comme leur nom l’indique fixes, à l’échelle humaine,  occupaient toujours la même place et ne pouvaient qu’attendre la visite de Saturne parcourant l’écliptique en un peu moins de 30 ans, avec 4stations à la clef.
Mais comment un tel dispositif a-t-il pu s’instituer si l’on admet que l’astrologie perdure par-delà les sociétés dans lesquelles  et pour lesquelles elle est née. Certains astrologues craignent que le fait de situer l’apparition de l’astrologie, du fait astrologique, dans un passé  relativement récent au regard de l’âge de l’univers ou simplement de la Terre, de l’Humanité,  aurait pour effet de la discréditer car les hommes ne peuvent perpétuer ce qu’ils font qu’à l’état de veille, la culture exigeant une transmission culturelle. Or, nous pensons que la culture peut devenir une « seconde Nature » et que ce qu’instaurent les hommes, ils ne peuvent pas nécessairement l’effacer. (cf. L’Etrange histoire de l’ astrologie, avec S. Hutin, Ed. Artefact, 1986)
Le passage du collectif à l’individuel  caractérise, disions-nous,  l’histoire de l’astrologie non plus réelle mais virtuelle.  Mais cette astrologie aura assez vite perdu le contact avec sa matrice de départ, d’où un décalage entre l’astrologie qui fonctionne en nous et les représentations que nous en a, par le truchement de la tradition astrologique. D’aucuns, comme Patrice Guinard (« Le Manifeste », site du CURA) voudraient nous faire croire que ce décalage n’existe pas et que réel et virtuel  se rejoignent nécessairement, au nom d’une certaine lecture de la dialectique hégélienne, ce qui mit en joie les astrologues  il y a une dizaine d’années qui y virent la confirmation de leur pratique.
Ce n’est pas notre avis  et  il serait bon que les astrologues ne continuent pas à poursuivre une telle chimère qui rend inutile tout projet de réforme. Ce que les astrologues ont construit par la suite relève de la déviance et de la dérive et ce faisant ils ne sont plus en prise sur la réalité de l’astrologie qui continue « pourtant »à être ce qu’elle est, comme dirait Galilée.
Non pas qu’il ne soit point permis aux astrologues de pratiquer l’astrologie comme ils l’entendent, pourvu que le texte de référence ne soit pas affecté par les inventions dignes du  « concours Lépine » des uns et des autres. Simplement, ce qu’on leur demande, c’est de ne pas affirmer que leurs trouvailles appartiennent à l’astrologie réelle et qu’elles ont une quelconque valeur universelle, ce que bien des astrologues sont tentés de soutenir encore de nos jours (y compris Jean-Pierre Nicola, dont Guinard fut l’un des disciples, au début des années 80) On en revient donc au débat quant à la façon de détecter les augmentations et les prolongements, ce que nous considérons comme d’essence féminine, en tension avec  la recherche « phallique » axiale, masculine qui relativise la succession des contextes et des récepteurs.
Mais nous voudrions aller plus avant dans cette réflexion sur la genèse de l’astrologie « réelle » non sans préciser que l’on ne saurait appeler de ce nom les ajustements de tel ou tel savoir avec la réalité du monde, ce que recherchent les praticiens. La réalité de l’astrologie n’est pas assimilable à celle du monde même si elle en fait peu ou prou partie. D’où la tentation de maints astrologues à intégrer le savoir astrologique virtuel au sein de la culture environnante, ce qui est une fausse bonne idée car cela n’aboutit qu’à un amalgame qui ne permet pas de dégager la spécificité propre de l’astrologie du fait d’une approche globale qui est également typiquement féminine privilégiant la fin des choses sur leur commencement. Il est clair que les hommes qui se sentent en sympathie avec  une telle position ont un « animus » assez débilité.
Si l’on nous suit dans cette approche « humaniste » de l’astrologie, c’est-à-dire qui  fait de l’homme la mesure des choses, nous dirons que l’astrologie est faite pour l’homme et non l’inverse, est à son échelle. Bien plus, l’astrologie, au départ,  n’existe que par l’homme et non dans l’univers.  Quand nous parlons de modèle universel, nous entendons évidemment au regard de l’humanité toute entière, ni plus ni moins.   Un modèle qui serait le même, à la base, pour tout être humain, ce qui ne signifie pas, ipso facto, qu’il serait vécu identiquement ou devrait l’être pour chacun.
Selon nous, l’astrologie avait pour objet de renforcer la conscience collective et donc de dépasser les clivages. Pour cela, il importait de « booster » l’intelligence  humaine de façon à ce qu’elle perçoive l’unité  par-delà la diversité, ce qui sera une des constantes de toute recherche scientifique. C’est un peu la construction de la Tour  de Babel, dont l’axe symbolise la quête d’unité. Et la destruction (cf. la Bible) de la dite Tour correspond à l’état antérieur que la dite destruction était censée  restaurer.
Une telle tension intellectuelle  n’avait pas à être permanente. Il suffisait que périodiquement s’opérât un recentrage,  signalé par la conjonction Saturne avec l’une des quatre étoiles fixes royales. Ce n’est qu’à ces moments-là que les hommes sont assez intelligents pour saisir l’essence des choses et non leur apparence. Plus la conjonction se dissipe, de par l’éloignement de Saturne des dites étoiles et plus l’humanité est en prise avec une certaine mesquinerie,  sous la domination de roitelets ne parvenant pas à s’unir. Voilà pourquoi durant le dernier tiers du XIXe siècle, on célébra  l’Unité allemande et l’Unité italienne comme des progrès considérables alors que la France avait atteint son unité bien avant depuis la Guerre de Cent Ans, autour de Jeanne d’Arc.   La conjonction nous rend plus intelligents, plus capables de capter le monde dans son ensemble et cela se produit tous les 7 ans.  Il y a alors un dépassement des nationalismes, des frontières.  Nous pensons que cette fonction unificatrice n’est pas pour autant le fait de chaque être humain au même degré.  On ne peut exclure que ce rôle ait pu être dévolu à une société bien spécifique de « prêtres » et que l’on ait là la clef de la question juive. (cf nos travaux sur ce sujet,  sur le blog  nofim) car après tout ce sont les Juifs qui ont véhiculé le « mythe » de la Tour de Babel, tout comme la planète élue fait pendant à l’idée de peuple élu et à celle de jour sacré (Shabbat).
 
 
  
JHB
12. 06. 13

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Le nouvel androgynat et l’astrologie‏

Posté par nofim le 15 juin 2013

L’astrologie et le nouvel androgynat. Etat des lieux.
Par  Jacques Halbronn
 
Nous poursuivons notre entretien (sur Face Book-groupe Aldébaran)  avec  Frédéric Barbet, faute de pouvoir l’interviewer en direct et en vidéo (pour  Teleprovidence.com).
L’enseignement astrologique porte une lourde responsabilité dans la formation et le formatage  des futures générations.  Nous avons suivi certains enseignants comme  le Nantais  Jacky Alaïz (sur le blog vidéo de la Faculté Libre d’Astrologie de Paris, notamment).  Nous ne sommes pas pour notre part pour une immersion qui ne serait pas très progressive et cela vaut autant pour la didactique des astrologies que pour celle des langues, à savoir qu’il faut commencer par la partie la mieux structurée, la plus rationnelle, la plus organisée  avant d’y ajouter des notions moins assurées. Il y a là besoin de discernement. Et le mieux est l’ennemi du bien quand on prend le risque de saturer  les élèves en les décourageant de faire jouer leur intelligence pour apprendre bêtement comme on le fait pour sa langue maternelle, sur le tas. Il serait bon qu’il y ait des congrès consacrés au contenu de l’enseignement astrologique. En septembre 1978, nous avions organisé une rencontre internationale (dont il reste un film muet, repris dans les archives  de Teleprovidence, « L’épopée du MAU ») et par la suite nous avons suscité en 1985 la création de la Fédération de l’Enseignement Astrologique (dont Denise Daprey sera  la présidente).  De la rencontre de 1978 sortira une série de résolutions (que l’on trouvera insérées dans le Guide de la Vie Astrologique, Paris, La Grande Conjonction-Trédaniel, 1984)
Donnons la parole à M. Barbet :
« Je suis d’accord avec vous sur le sujet concernant la recherche astrologique (d’ailleurs, et dans notre société occidentale, on parle plus de l’enseignement astrologique que de recherche astrologique) il faudrait définir un modèle universel , carré, limpide et accessible au public, sans exception, dans lequel les gens peuvent se retrouver et s’identifier (un langage commun structuré), l’Astrologie retrouverait ainsi ses lettres de noblesse dans la cité et à l’université; elle ne serait plus réservée aux « initiés » et surtout à une caste d’élèves, qui ont alimenté et alimentent encore grassement les caisses des écoles privées d’astrologie pour obtenir le titre d’astrologue (une sorte d’adoubement tacite intellectuel entre l’astrologue enseignant ses théories irréfutables, souvent contestées par ses propres collègues, eux-mêmes enseignants d’une autre tradition et l’élève qui courbe l’échine par peur de décevoir son mentor et de rejet de la communauté astrologique). »
Notre commentaire : toute la question est de déterminer quel pourrait être  modèle  de base dont tout le reste dériverait  et qui serait compléter par des adjonctions nécessairement temporaires et vouées à être renouvelées. Pour notre part, il  est essentiel de distinguer très nettement entre les données fondamentales et les apports secondaires, ce que l’on ne fait pas assez.  Il est vrai que les élèves sont conditionnées à considérer la série des 12 maisons, des 12 signes, des 10 « planètes », des divers aspects  comme constituant cette « base ». Or,  dans cet ensemble, l’on confond les données structurelles avec des apports accessoires qui viennent encombrer la théorie astrologique alors qu’ils peuvent en effet « enrichir » la pratique astrologique, laquelle développe ses propres moyens en vue de parvenir à des précisions que le modèle stricto sensu n’est pas en mesure de fournir. Cela dit, méfions-nous des additifs à commencer par le sucre et le sel (d’où les régimes sans sel) qui sont générateurs d’obésité et donc de difformité.
M. Barbet ne nous suit plus trop quand nous abordons la question des femmes –et il n’est pas le seul notamment chez les femmes astrologues mais il faut en prendre son parti :
« Par contre, je conteste votre avis sur le rôle des femmes concernant leur utilisation de l’outil astrologique; certes de nature, elles sont plus intuitives, sensibles aux effets de mode, adeptes des recettes de cuisine, mais pour savoir faire une recette, il faut connaître les doses et les ingrédients nécessaires à son élaboration sinon la recette tourne au fiasco; les femmes savent jouer sur les fluctuations, elles sont cycliques (attendre le bon moment pour agir et nous surprendre). L’Astrologie a peut- être besoin de passer par là pour se faire entendre, d’ailleurs, elle a aussi recours aux cycles. »
Que répondre ?
On ne cessera de le répéter : ne mélangeons pas les genres, dans tous les sens du terme. Il y  a un temps pour  établir ou rétablir des modèles – et  il est un temps pour les mettre en pratique. Ce n’est pas du tout le même « métier » et l’astrologie qui prétend  classer les gens selon un certain nombre de catégories ne peut  que conforter dans la nécessité d’une division du travail.  Autant le modèle doit se suffire à lui-même, être d’une grande simplicité, ce qui le rend compréhensible par le plus grand nombre avec pour effet paradoxal que chacun en fera ensuite ce qu’il voudra,  autant  les applications, les utilisations du dit modèle dépendant de toutes sortes de « conditions » dont l’astrologue aura à tenir compte (d’où le terme d’astrologie conditionnaliste  qu’a créé Jean-Pierre Nicola) et dont il fera un savant dosage, au cas par cas. On passe ici de celui qui élabore l’assiette à celui qui la remplit, d’où le double sens du mot « plat » (dish  en anglais dans les deux sens aussi) qui désigne à la fois le contenant et le contenu, ce qui nous aura conduits à parler de recettes de cuisine.  Le même contenant peut accueillir une quantité infinie de contenus, ce qui signifié que le contenant est le centre de tous les contenus dont il se fait,  tour à tour, le dépositaire, ce qui tend à relativiser l’importance du contenu par rapport à celle du contenant, garant d’une unité factice,  le contenu en lui-même pouvant être un savant mélange de produits. On retrouve la dialectique de l’un et du multiple.
Maintenant, oui, nous pensons que les femmes sont plus dans le contenu que dans le contenant, plus dans la pratique que dans la théorie. On nous objectera probablement que lorsqu’une femme est enceinte, « grosse » (grossesse)  elle joue le rôle de contenant. On dit aussi parfois qu’elle « porte » (mère porteuse). En fait, vous parlez de cyclicité chez les femmes, encore faudrait-il rappeler un problème devenu lancinant avec la longévité, c’est celui de la ménopause qui devient un fléau social avec toute une population de grands-mères qui n’ont plus que l’apparence du féminin et qui ne sont pas non plus des hommes. La ménopause crée un être androgyne. Or, comme vous le savez peut-être, le milieu astrologique est envahi par un tel phénomène. Les salles qui réunissent des dizaines voire des centaines de personnes payantes  ne le sont à 90% que par  des femmes ménopausées. Ceux qui croient que c’est un détail se trompent gravement et cela devrait d’autant plus être alarmant pour un milieu qui accorde autant d’importance, en principe du moins, à la cyclicité.  Le facteur âge interfère avec le bon ordre des choses.   L’argent   de l’astrologie dépend très largement de cette catégorie qui impose sa loi. Les femmes jeunes sont excessivement minoritaires dans le milieu astrologique.  Donc on ne peut en effet généraliser  sur les femmes. La ménopause aboutit à des aberrations dans le rapport émission-réception, ce qui expliquerait en partie la sclérose du savoir astrologique au fur et à mesure du vieillissement du public et  cela joue le rôle de repoussoir pour un renouvellement du recrutement. Le milieu astrologique se trouve ainsi gangrené et  le savoir astrologique se fige de plus en plus.  Dans une France qui est peuplée de plus en plus de jeunes  mères, les réunions astrologiques apparaissent comme de moins en moins représentatives de la population française.  Il est vital d’organiser des colloques d’où seraient exclues  les femmes ménopausées qui n’assument plus leur féminité ni physiquement ni mentalement. Ce ne sont donc pas les femmes qui font problème mais bien  ce qu’elles deviennent inexorablement, pour paraphraser ironiquement Simone de Beauvoir. Un monde sans « vraies » femmes est voué à la décadence et à la dégénerescence.
Nous avons beaucoup travaillé, au niveau universitaire, sur les contrefaçons et les impostures.  La farce, c’est ce qui se fait passer pour ce que cela n’est pas.  Un poulet farci, des tomates farcies, ont un contenu autre que celui qu’ils prétendent avoir.  De plus en plus, nous aurons affaire à des apparences et un des effets du progrès, c’est  la longévité- ce qui pose le problème de l’eugénisme- qui trompe sur la marchandise.
 
 
JHB
12. 06. 13

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Qu’est ce qu’un astrologue?‏

Posté par nofim le 15 juin 2013

Astrologie d’en  haut et astrologie d’en bas
Par  Jacques  Halbronn
 
Les enjeux ne sont pas les mêmes au sommet de la pyramide et à la base.  Il ne s’agit nullement de condamner la pratique de l’astrologue et  nous pouvons tout à fait admettre que chaque « astrologue »  fasse les choix et trouve les formules qui lui paraissent appropriées. C’est précisément cela qui généré cette diversité à partir de l’unité que nous préconisons.
Donnons la parole, une fois de plus, à Frédéric Barbet qui a le mérite de prendre la peine de s’exprimer autrement que par quelque interjection.
« Vous considérez le thème astral, notamment sous sa forme natale, comme une verrue qui défigure le visage de l’astrologie, une tumeur, qu’il faut éradiquer : à partir de ce constat alarmiste, quel est donc le rôle de l’astrologue dans notre société occidentale, et l’enjeu de l’astrologie avec ses outils qui lui sont spécifiques, si ce n’est de nous amener à notre propre perte par une déstructuration et incompréhension permanente de son langage? A quoi sert une consultation chez un astrologue professionnel, si le client en ressort’ « métastasé » par effet de miroir de l’analyse de son thème natal? »
Et   un peu avant :
« Je suis d’accord avec vous; ce qui différencie l’astrologue du voyant, c’est son aptitude à l’abstraction , toutefois, les astrologues (je ne suis pas un professionnel, mais je peux imaginer le déroulement d’ une séance astrologique) doivent peaufiner leurs consultations en ayant recours à un moment donné à la « voyance » sous ses différentes formes (astromancie, astrologie horaire, numérologie, tarologie en sus etc…), tout simplement, parce que le client ne recherche pas seulement à ce qu’on lui dresse un portrait astrologique, mais aussi comment il peut modifier sa vie en général par rapport à sa structure natale que vient de lui dresser le praticien en astrologie. L’astrologue, premier interlocuteur et en tant que détenteur d’un dialecte hermétique et codifié, qu’il a appris, et victime aussi de son savoir, peut adapter son discours à toutes les demandes existentielles de son client qui devient ainsi passif face à l’action et non plus le sujet de l’action. Quant à l’astrologue, il s’accapare du destin de son client sans s’en apercevoir et enfreint sa fonction. C’est au praticien en astrologie qu’il revient de définir son champ de compétences, et ceci afin d’éviter les dérives et les manipulations, lorsqu’un client vient le consulter pour la première fois, et d’adapter le langage astrologique au niveau de compréhension de son client (facteurs éducatifs, socio-culturels, environnement) »
Donc on aura compris qu’au niveau de la pratique de chaque consultant, nous ne posons aucun principe directeur si ce n’est la référence à un modèle unique qui peut être modulé de toutes sortes de façons. Nous tiquons en vérité sur l’emploi du mot « astrologue » pour désigner une population assez hétérogène qui est prête à toutes sortes d’aménagements et d’arrangements en vue de parvenir à ses fins.
Nous préférons réserver le « titre » d’astrologue aux personnes qui travaillent sur le modèle astrologique « pur » tout en sachant que le praticien en fera ce qu’il voudra et l’accommodera à sa guise.   Il y a là une dualité fondamentale à respecter entre le haut et le bas de l’organigramme astrologique. On est pleine lutte des classes et des sexes.
Le vrai problème tient au fait que les praticiens de l’astrologie se moquent éperdument de la détermination et de l’état du modèle astrologique de référence, tant, comme vous le dites, ils disposent de « compléments « et de « suppléments », un peu comme des gens qui  ajoutent à leur ordinaire des vitamines.
Il est clair que ce modèle est mis à mal du fait précisément de la diversité de ses applications, utilisations et autres instrumentalisations. D’aucuns parlent de modèle, de « bases » pour désigner en fait des façons de faire qui ont fini avec le temps par s’incruster sur le modèle mais qui n’en font pas partie. C’est le cas de toutes les subdivisions (cf. notre étude à ce sujet) qui passent du 4 au 12  et qui n’ont qu’une valeur très relative.
En fait, nous encourageons les praticiens à être très libres dans leur utilisation du modèle que nous préconisons  mais en même temps qu’ils  ne lui portent pas atteinte structurellement en ajoutant ou en supprimant certains de ses facteurs.  Le modèle devant servir à un grand nombre de personnes, il vaut mieux le laisser en l’état initial. Comme on dit pour les WC, veuillez laisser l’endroit dans l’état où vous l’avez trouvé ou mieux encore dans l’état où vous souhaiteriez le trouver.  Le respect des autres usagers est  impératif et quand on quitte un appartement, par exemple, on doit le restituer dans sa nudité originelle et non avec des graffiti et autres  souillures ou dégradations.
Autrement dit, nous voulons des praticiens qui  mettent le modèle  à leur  fantaisie et qui rendent ou transmettent le modèle aussi « propre » que possible. Or,  les praticiens du passé n’ont pas respecté cette règle.  Certains ont  pu imposer  leurs solutions personnelles et on vit sur cette embrouille qui a pour effet d’apporter des contraintes inutiles aux praticiens. C’est ce qu’on appelle une cote mal taillée qui ne satisfait ni le praticien ni le théoricien.
 
JHB
11. 06. 13

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La linguistique en question

Posté par nofim le 15 juin 2013

Tribulations et errements de la linguistique du XXe siècle
 
Par  Jacques Halbronn
 
Toutes les langues  ne se valent pas même si l’on a pu dégager des modes de fonctionnement et d’organisation récurrents d’une langue à l’autre, notamment autour de la phonologie. Mais ce n’est pas parce que toutes les langues doivent se soumettre à certaines lois qu’elles sont à mettre sur le même pied.
Dans  de précédents textes (cf. «  Etudes linguistiques. Le  français comme langue matricielle », Revue française d’histoire du livre,  n°132, 2011). nous avons montré  les pathologies qui pouvaient affecter telle ou telle langue. On pourrait parler d’une patho-linguistique.
Nous pensons que le XXIe siècle  sera de plus en plus exigeant par rapport à la « qualité » ergonomique des diverses langues, sur le modèle de ce qui se pratique intensément pour tous les appareils, les outils mis en circulation. Il n’y a pas de raison,  à terme, que les langues  échappent à ce qui est exigé dans tant d’autres domaines et continuent indéfiniment  à constituer une sorte d’enclave protégée. C’est alors que le statut mondial de l’anglais risque d’être remis en question car le monde s’est entiché d’une langue qui est loin d’être un modèle à suivre  au regard de ses dysfonctionnements internes. Il importe de démystifier  une telle langue dont l’ergonomie  fait problème. Il eut été nettement préférable, en temps utile, de mettre en avant le français. Non pas que cette langue soit parfaite mais parce qu’elle peut le devenir au prix de retouches assez modiques, ce qui ne saurait être le cas de l’anglais. Mais ce qui disqualifie plus particulièrement l’anglais, c’est que l’anglais fait partie des langues européennes (germaniques et slaves notamment) qui ont été marquées, à divers degrés, par le français.  Pour faire image, nous dirons que le français s’ est en quelque sorte accouplé avec toute une série de langues nordiques-pour donner naissance à de nouvelles langues, à commencer par l’anglais moderne mais cela vaut à divers degrés pour bien d’autres langues d’Ouest en Est du continent européen. L’anglais moderne est le résultat d’une synthèse entre la thèse (ancien anglais) et l’antithèse (ancien français). Mais il faut avoir la bonne perspective : une même antithèse peut donner lieu à diverses synthèses du fait qu’elle interfère avec un grand nombre de thèses.   Le français a ainsi produit un grand nombre de synthèses qui sont liées entre elles du fait même du français. Et en ce sens, le français a été un ferment majeur de la conscience européenne en latinisant l’Europe non latine du Nord mais aussi l’Afrique du Nord, en donnant naissance à un  nouvel arabe parlé fortement mâtiné de français, à l’instar du nouvel anglais ou du nouvel allemand.  L’anglais moderne n’est pas une langue matricielle comme le français et ne peut donc pas féconder d’autres langues, il existe en tant que langue, il est synthèse et non antithèse. Le français n’est pas une langue comme les autres et ne doit pas être appréhendé comme telle. C’est une langue antithèse et non une langue thèse/synthèse et en ce sens nous dirons que le français est une langue masculine, comme le latin,  face à des langues féminines qui se sont laissé pénétrer par elle. En, ce sens, le scandale du franglais, mis en avant par Etiemble, n’est pas ce que l’on croit, il tient au fait qu’une langue masculine n’a pas à être pénétrée par d’autres langues. Ce qui est normal pour l’anglais ne l’est pas pour le français. Soulignons d’ailleurs à quel point l’influence de l’anglais sur le français est restée extrêmement  marginale en comparaison du processus inverse bien plus massif et systématique, tant sur le plan lexical que morphologique.
Une langue matricielle n’est pas tant une langue qui s’apprend en tant que langue mais une langue à laquelle il est emprunté, ce qui est un statut beaucoup plus rare.  Il y a une minorité de langues matricielles et c’est tout à fait normal, le propre d’une matrice étant d’être diversement déclinée. Une langue matricielle ne s’apprend pas, elle se prend. Le français a donné naissance à des langues francisées tout comme le latin a donné naissance à des langues latines, ce qui fait des langues matricielles un ferment unitaire déterminant. La langue matricielle unifie, elle corrige l’effet babélien.
De même, au sein d’une langue, on trouve un certain nombre de matrices qui sont conjuguées, déclinées,  préfixées, suffixées,  dérivées. Même l’anglais respecte ce principe en dépit de certaines apparences. C’est le pronom personnel qui sert de  flexion face à un radical  immuable, que cela soit pour un verbe, un nom  ou un adjectif. Au lieu que la conjugaison se joue au niveau du suffixe, elle se joue au niveau du préfixe, si l’on admet que le « pronom » peut être considéré comme un préfixe. (cf. la formation préfixale  du futur en hébreu).  En fait, en anglais, la matrice verbale est encore plus évidente que dans d’autres langues, y   compris le français écrit (à l’oral, le français a beaucoup marqué l’anglais sur ce point, cf. nos études à ce sujet),  du fait qu’elle garde la même forme et que le facteur de variance reste externe.
Le problème de l’anglais tient à son caractère hybride qui est caractéristique des langues de synthèse. Cela rend difficile leur intelligibilité structurelle de par la multiplicité des doublons. Si l’on prend les champs morphosémantique de l’anglais, ceux-ci ne sont  unifiés qu’au niveau du signifié et non du signifiant, ce qui veut dire que seule une tradition orale permet au locuteur de se repérer, ce qui rend le locuteur dépendant d’une exégèse, le signifié étant le commentaire du signifiant.
Dans la genèse des savoirs, nous connaissons  ce qu’implique un tel apport exégétique venant compenser une carence structurelle de l’écrit par une transmission orale plaquée. Le visuel (signifiant, écrit) est ainsi recouvert par l’auditif (signifié, oral), ce qui donne une médiocre lisibilité et empêche de ce fait à un tel savoir d’être fécondant. Il faut alors se contenter de le prendre comme tel, comme un tout, ce qui implique un long apprentissage fort peu ergonomique.  A contrario,  une langue comme le français  peut être prise sans être comprise. On peut employer des mots français sans parler le français, ce qui est beaucoup plus simple.  Paradoxalement,  un Anglophone non polyglotte peut dire qu’il ne parle pas le français mais il ne peut pas dire qu’il ne parle pas un mot de français.
Autrement dit, le tort de la linguistique du XXe siècle aura été de tenter de constituer une théorie générale en ne tenant pas compte de l’organisation matricielle des rapports interlinguistiques.  Cette théorie générale met le français au même niveau que n’importe quelle autre langue et c’est là un  grave contresens  épistémologique, historique, diachronique. Au lieu de servir de matrice pour l’intelligibilité des sciences, la linguistique qui pourtant disposait des atouts pour ce faire –tant dans l’approche interne qu’externe de la langue- n’a pas su assumer pleinement une dialectique de l’un au multiple comme si elle avait voulu  minimiser le rôle de langues matricielles comme le français. Saussure en  mettant en avant la dualité signifiant-signifié mettait pourtant bel et bien sur la voie, puisqu’un même signifiant se prête à une infinité de signifiés.
Or, dans bien des cas, on nous  présente les choses à l’inverse : on nous dit que le signifié peut être rendu par divers signifiants, ce qui est effectivement vrai pour les langues hybrides comme l’anglais où l’on passe d’une racine germanique à une racine latine au sein d’un même champ morphosémantique. Par exemple,  finish,  final, finally   et end . Il n’y a pas d’adjectif ou d’adverbe en  néo-anglais formés sur le germanique  « end ».
Ce type d’erreur de représentation affecte largement les sciences humaines actuelles et d’ailleurs  trouve son expression emblématique dans le débat autour du masculin et du féminin, au niveau sociologique, alors même que cette notion est au cœur de la langue, sans parler du rapport du singulier au pluriel.  Si une telle structure n’existait pas, il faudrait l’inventer.
 
JHB
11.06. 13

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