Les prochaines revolutions de l’astrologie

Posté par nofim le 15 juin 2013

Les nécessaires révolutions coperniciennes de l’Astrologie du XXIe siècle
Par  Jacques Halbronn
Il nous semble que le mot recherche est souvent galvaudé.  Peut-on dire qu’un astrologue qui applique le modèle astrologique traditionnel est un chercheur sous prétexte qu’il signalera  telle dominante dans telle collection de thèmes  présentant sociologiquement ou psychologiquement  un certain point commun ?
Quand on parle de recherche dans divers domaines, on pense à une amélioration des outils, à  des progrès ergonomiques, à une simplification des procédures, quitte à  ce que certaines façons de faire soient à terme jugées dépassées, caduques. Or, le plus souvent, nous sommes dans une démarche apologétique de défense et illustration de l’astrologie, pour reprendre le titre d’un ouvrage qu’André Barbault publia en 1955 chez  Grasset. En fait, comme nous le disait une amie astrologue, les chercheurs seraient  là pour expliquer que « ça » marche et pourquoi « ça » marche, comme par exemple on voudrait expliquer un phénomène comme le tonnerre ou les marées. Tel serait le rôle de la théorie astrologique.
Il  faudrait donc parler de révolution copernicienne pour dire que c’est la pratique qui doit tourner autour de la théorie et non l’inverse comme on dit que c’est la Terre qui tourne autour du Soleil et non l’inverse. Si la théorie avance, la pratique doit suivre et s’y adapter.
.Certes, il est vrai que les praticiens ont pour tâche d’adapter le modèle astrologique au  monde dans lequel nous vivons et  à chaque contexte spécifique.  Le hic, c’est que l’on ne sait pas ou plus de quel modèle il s’agit, sauf à qualifier de ce titre le fatras  de la tradition astrologique-  si bien que c’est le contexte qui envahit le texte. (cf. notre texte sur Astrologie et Culture). Autre révolution copernicienne : c’est le contexte qui tourne autour du modèle et non l’inverse.
Il n’y a pas d’avancée théorique, de recherche efficiente sans une bonne organisation de la Cité Scientifique et en l’occurrence de la Cité Astrologique. Or, cette cité astrologique est toxique, pathogène, sclérosée et finalement réfractaire à toute réforme du modèle central de l’astrologie qui viendrait dévaluer le « savoir-faire » des praticiens mais aussi des enseignants. En fait, tout indique que cette Cité souffre du poids des enseignants en astrologie qui sont les gardiens d’un certain dogme qu’ils entendent continuer à transmettre dans sa totalité.  On sait qu’à partir des années 90,  les enseignants en astrologie ont  pris le pouvoir succédant aux chercheurs.  Une chape de plomb s’installait alors avec à la base le marché juteux de l’enseignement astrologique et il ne fallait pas cracher dans la soupe d’un public qui payait rubis sur l’ongle une certaine rente de situation. On sait que le conflit entre enseignants et chercheurs ne date pas d’hier, l’enseignement nourrissant mieux son homme que la recherche, la pratique  classique que la théorie réformatrice.   Les associations astrologiques, y compris la FDAF-(Fédération des Astrologues Francophones) sont le plus souvent  dirigées et animées par des enseignants en astrologie dont nous pensons qu’ils  sont encore plus conservateurs que les praticiens sur le terrain. Or, les élevés en astrologie abordent l’astrologie comme un langage et un langage, il est ce qu’il est ; cela s’apprend. Point barre. Et donc on s’immerge dans des réunions où  l’on parle et traduit  dans cette langue ou depuis cette langue (thème et version). Nous avons expliqué, dans un précédent texte, que plus qu’un langage, c’était un métalangage qui vous aidait à vous servir du langage et à ne pas dire n’importe quoi, ce qui fait des locuteurs du dit langage des locuteurs en liberté surveillée, sous contrôle judiciaire, en quelque sorte au regard de la Langue sinon de la Loi.
Déjà avec les praticiens, on se heurte avec un « métier » qui est acquis et qui ne saurait être repensé de fond et comble – on pense à la révolte lyonnaise des Canuts au XIXe siècle- mais avec les élèves, c’est bien pire car à la différence des clients qui ne captent l’astrologique qu’épisodiquement et à travers l’écran des praticiens,  ce qui les protégé. Les élèves,  en effet, sont terriblement exposés comme on pourrait le dire de radiations. Le modèle astrologique qu’ils assimilent  fait peu à peu partie intégrante de leur personnalité, cela devient une prothèse indispensable. Ces élèves sont donc bel et bien voués – ce sont à 95 % des femmes mûres-  à être les piliers les plus solides d’une certaine doxa astrologique tant moralement que matériellement, de par leur fidélité à divers évènements astrologiques (cours, séminaires, conférences, congrès) qui leur sont proposés à une certaine cadence. On peut compter sur ces troupes assez fanatisées et fortement impliquées à titre personnel.
Comment dès lors envisager l’avenir de l’Astrologie, dans de telles conditions ? Nous répondrons que la solution viendra vraisemblablement du fait d’un progrès ergonomique car le point faible de l’Astrologie actuelle, c’est son indescriptible lourdeur, ce qui au demeurant justifie la longueur des études astrologiques et le sentiment que l’on acquiert  chèrement- c’est le cas de le dire- un savoir qui n’est pas « donné » à tout le monde, ce qui confère un certain complexe de supériorité à ceux qui sont parvenus à une pleine maitrise du dit savoir. On est en fait bel et bien aux antipodes de l’ergonomie si ce n’est, cependant, que l’informatique vient, en renfort, secondé, secourir heureusement  ceux qui persistent dans leur effort. Jusqu’à quel point les outils informatiques peuvent-ils sauver la mise de cette astrologie pléthorique ?
Nous pensons que cette Cité Astrologique  qui se replie sur elle-même et qui, d’un point de vue démographique, de classe d’âge, diminue comme peau de chagrin, d’année en année, mais il est vrai que les retraitées constituent un réservoir inépuisable et qui tend à croitre, avec l’arrivée des baby-boomers parvenant à l’âge fatidique. Mais dans les salons du bienêtre, l’astrologie se fait remarquer par son absence. 
Le grand ennemi de l’Astrologie traditionnelle, ce sont les Smartphones et compagnie, c’est cette émulation ergonomique qui fait que le public est de moins en moins patient et veut pouvoir apprendre à se servir de toute technique en un clin d’œil et par lui-même. Dès que cela devient trop compliqué, qu’il faut un long apprentissage,  rien ne va plus.  Et c’est là que l’astrologie actuellement pratiquée est vouée à rester sur la touche au regard de générations qui ont une autre attente  technique, d’où précisément l’absence des générations  plus récentes au sein du public astrologique. Les femmes qui constituent le gros des troupes ont été formées aux recettes de cuisine, aux « petits plats » mijotés.
Le rôle de la recherche astrologique consiste donc à simplifier de façon drastique l’astrologie de façon à ce qu’elle devienne accessible au plus grand nombre.  On nous objectera que c’est déjà le cas d’une certaine vulgarisation des signes zodiacaux.  Mais même cette galerie des 12 signes est perçue comme bien alambiquée et ringarde.  Certains astrologues, comme Jacky Alaiz (cf. sur teleprovidence) proposent de privilégier les 4 Eléments (feu, terre, air, eau) en comptant le nombre de planètes réparties entre ces catégories de signes. (Signes de feu : bélier, lion, sagittaire et ainsi de suite). Certes, on peut informatiquement avoir immédiatement la répartition en question  réalisée à partir du thème natal mais ces calculs d’épicier ne sont pas vraiment excitants.  
En conclusion,  nous prévoyons la mise en place d’un nouveau modèle astrologique beaucoup plus ergonomique et accessible, ayant l’avantage de ne pas être saucissonné en une infinité de cas d’espèce et permettant aux gens de se comparer entre eux  en référence à un seul et même modèle. Comme dans la vie normale.
JHB
10.06/13

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Astrologie et abstraction‏

Posté par nofim le 15 juin 2013

Le salut de l’astrologie par l’abstraction ?
Par  Jacques  Habronn
 
 
Ce qui distingue l’astrologue du voyant mais aussi leurs publics respectifs, c’est probablement la question de l’abstraction.  Fondamentalement, l’astrologue devrait avoir le goût de l’abstraction, ce qui n’est pas vraiment le cas du voyant. En principe, leurs clientèles ne devraient pas se recouper mais en pratique les astrologues sont « tirés » vers la voyance et cela leur pose un problème de conscience, dans tous les sens du terme. Bien des astrologues en arrivent à un certain dédoublement de personnalité, du fait de cette dualité. L’astrologue ne sait pas/plus sur quel pied danser.
Prenons le cas d’André Barbault (né en 1921), est-ce qu’il est perçu comme quelqu’un d’abstrait ? Il a en tout cas le goût des généralités quand il s’illustre dans le créneau des 12 signes zodiacaux (ED. Seuil, 1957) mais en tant que praticien,  il  ne saurait renier le thème astral. Or, quelle est l’ambition du thème astral, du fait même qu’il est « personnel », si ce n’est d’accéder  à une certaine précision, à un certain détail ?  On ne connait guère la façon dont nos collègues opèrent dans la pratique de leur consultation mais on a du mal à croire que ceux-ci ne sont pas tentés d’accéder à du concret, à du factuel, du fait même des outils et des techniques mis à leur disposition par une tradition complaisante.
Or, quand on lit certains ouvrages de Barbault (le jeune) comme ses Astres et l’Histoire,  force est de noter à quel point, dans les années soixante, cet astrologue a été loin dans le champ de l’abstraction tant au regard du discours que de la méthode.  D’une part, en effet,  Barbault propose, dans cet ouvrage paru en 1967,  des graphiques de synthèse qui ne tiennent plus compte de la signification propre à chaque planète ( de Jupiter jusqu’à Pluton). Ce qui compte alors pour constituer son « indice », c’est la répartition plus ou moins serrée ou dispersée des dites planètes au sein du Zodiaque.  Les planètes sont prises comme un tout. D’autre part,  quand Barbault formule un commentaire,  cela devient fort abstrait et général. C’est « grave » ou pas trop grave selon que l’on les astres se serrent les uns contre les autres comme dans une boîte de sardines ou qu’ils prennent leurs aises  chacun dans son coin. Barbault  parle de « tension » et de « détente » (mot alors à la mode) et qui  traduit bien l’impression faite par la « courbe » ainsi dressée à partir de la situation céleste  au début de chaque année.
Il nous semble que Barbault est allé un peu trop loin dans l’abstraction mais son intuition n’était pas mauvaise et l’on peut regretter qu’il n’ait guère été suivie dans ce sens. Quel astrologue de nos jours serait disposé à faire abstraction du caractère propre à chaque planète et notamment de celui conféré aux trois transsaturniennes ? Quel astrologue ferait abstraction du signe zodiacal dans lequel tel ou tel astre se trouve, ce qui est précisément ce que demandait Barbault ? En passant, on notera que les aspects en prennent aussi pour leur grade puisque l’opposition chez Barbault n’est plus un indicateur de tension, rôle réservé à la conjonction. Quelle révolution, quel coup d’état ! En ce sens, Barbault était bien l’enfant terrible de l’astrologie. Mais, il y eut des tentations à renier une telle envolée. On pense à Astroflash en 68 sur les Champs Elysées. On pense à ces études de thèmes axés sur des biographies. En fait, Barbault semble avoir distingué nettement astrologie individuelle et astrologie mondiale au point d’en arriver à une dichotomie, ce qui est un peu fâcheux en ce sens que cela ne favorise pas la mise en place d’un modèle unique qui vaudrait à la fois pour un individu et pour une société, dans tous les sens du terme.  On peut le regretter.
Mais revenons sur l’œuvre fascinante parue en 1967  qui se perpétuera dans d’autres ouvrages notamment sous le nom d’Astrologie Mondiale, tout simplement.  Avec le recours à l’abstraction, l’on pourrait penser que Barbault diminuait les risques d’erreur, qu’il ne se « mouillait » pas trop, qu’il extrayait la substantifique moelle de l’astrologie,  avec ce que l’on peut qualifier d’alchimie et en ce sens, Barbault se situait dans la lignée de la réforme képlérienne de l’astrologie, qui tendait à évacuer le symbolisme zodiacal notamment.  Etrange renversement que le héraut du Zodiaque en arrive dix ans plus tard à ne plus prendre en compte cette donnée, qui n’est pas non plus mobilisée dans l’étude des cycles entre planètes, type Saturne-Neptune. Or force est de constater que cette dézodiacalisation de l’astrologie n’est pas à l’honneur en cette deuxième décennie du XXIe siècle où l’on assiste à un retour du refoulé.
En vérité, nous ne sommes guère enchantés par ce « bouquet » planétaire et préférons de très loin nous axer sur une seule et unique planète mais une telle idée unitaire ne pouvait être assumée par Barbault qu’en terme de résultante, que « synthèse », ce qui est une façon d’accéder à l’unité par le bas et non par le haut.  Il est clair pour nous que le positionnement de Saturne est fonction de sa place dans le Zodiaque ou si l’on préféré par rapport aux étoiles fixes, dont Barbault ne dit mot.  Mais surtout,  que penser de la terminologie prévisionnelle recommandée par l’astrologue français ? Que dire de cette dualité de la «  tension » et de la « détente » ?  Est-ce bien une formulation pertinente, opérationnelle ? Nous avons dit que  Barbault en procédant ainsi évitait à l’astrologie les écueils ?  Mais à la fin des années soixante –dix, que n’attendait-on pas de dramatique de la décennie suivante et nous-mêmes avons organisé des congrès à la fin des dites années 70 qui témoignent d’un tel horizon.
Il reste – pour en revenir à notre distinguo entre astrologie et voyance- que l’astrologue doit avoir le sens de l’abstraction mais aussi et plus encore son client. Que peut faire un astrologue face à un client incapable d’appliquer une grille générale à son cas particulier et  qui demande encore et encore des précisions, des détails que l’astrologue ne saurait raisonnablement lui fournir ? Il y a là bel et bien un enjeu déontologique qui conduit l’astrologue à distinguer prévision et prédiction.
Mais quelle ambiguïté dans cet outil qu’est le thème natal dont le principal attrait ou défaut est d’exister en tant que représentant la personnalité du client ? Car dans ce cas où est l’abstraction puisque tout ce que va dire l’astrologue à partir du thème est censé viser exclusivement son client tout comme le thème de révolution solaire concernerait  exclusivement les 12 mois qui s’écoulent d’un anniversaire au suivant ? Le thème astral  ne permet pas à l’abstraction de s’assumer pleinement puisqu’il n’est même pas dit au client que le modèle qui lui est proposé peut être vécu diversement par un grand nombre de personnes, puisque le dit modèle diffère de l’un à l’autre, étant à géométrie variable. Or, si l’on peut admettre qu’un modèle soit mis à toutes les sauces, ce qui est inacceptable, épistémologiquement, c’est que le modèle comporte les sauces dont il doit être accommodé, ce qui laisse beaucoup moins de marge de manœuvre.  Seul un modèle polyvalent, et présenté au client comme tel, comme ne lui étant pas propre, valable pour un grand nombre de cas ménage la liberté de la personne et non pas un modèle éminemment restrictif comme le thème natal, si cher à Dane Rudhyar et à son astrologie « person centered » (dite « humaniste »).
Nous avons pu constater, expérimentalement, que les clients étaient tout à fait disposés à ce que l’astrologue ne soit pas détenteur d’une information ne valant que pour une seule personne, à ce que le modèle proposé soit à partager (share) avec d’autres, à l’instar d’ailleurs de l’appartenance à tel ou tel signe zodiacal.  Il est intéressant de noter cet étrange glissement qui part du signe solaire puis se combine avec le signe ascendant pour aboutir au thème individuel, censé être le nec plus ultra de l’astrologie alors qu’il s’agit bien là  d’une métastase  – aussi toiletté serait-il par la « rectification du thème »  et par la quête de l’heure exacte de naissance qui assure que le thème est bien le vrai miroir dans lequel le client se contemplera. Le thème astral, notamment sous sa forme « natale »,  est la verrue qui défigure le visage de l’astrologie, une tumeur qu’il faudra bien éliminer à terme.
 
 
 
 
JHB
10.06.13

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Musique : le corps ou l’esprit ?

Posté par nofim le 15 juin 2013

La musique est le révélateur d’un clivage entre l’émetteur et le récepteur, entre le signifiant et le signifié.
Pour celui qui écoute de la musique, il en est en effet tout autrement que pour celui qui en fait et notamment qui en compose. Et il ne faudrait surtout pas confondre les deux plans.
La composition musicale fait certes travailler le « cerveau » mais le cerveau n’est-il pas partie intégrante du corps ?
En tant que compositeur et plus spécialement en tant qu’improvisateur, il est assez évidente  que c’est le corps qui s’exprime, qu’il faut laisser s’exprimer et c’est quand ce n’est pas le cas que la musique est trahie.
On a la représentation du compositeur qui a sa musique  « dans sa tête ».  Peut- être quand il retravaille son œuvre mais pas à l’origine du processus. Même si le compositeur est sourd, il peut, nous semble-t-il,  noter l’emplacement de ses doigts sur l’instrument car la musique a une dimension cinétique, et c’est en cela qu’elle fait parler le corps justement.
Débat intéressant au demeurant car il fait ressortir le fossé entre émetteur et récepteur.  Non pas que l’un ne communique pas avec l’autre puisqu’on nous dit qu’il « touche » son esprit, son âme mais parce que l’émetteur est d’abord à l’écoute de son corps ou si l’on préféré se laisse guider par le mouvement,  la  gestuelle de celui-ci sans chercher nécessairement à exprimer quelque message. Le compositeur est le médium au travers duquel parle son corps et on peut se demander s’il n’est pas un intermédiaire entre son corps et son auditoire, en n’étant ni l’un ni l’autre à proprement parler.
On pourrait en dire autant en peinture où le peintre  laisse son corps agir, est agi par son corps et est peut-être moins perceptif de l’œuvre que le spectateur qui la « reçoit ».
L’enfant qui trace des formes sur une feuille  soit-il ce qu’il fait ? Peut-être se contente-t-il d’être un médium, le corps correspondant ici peu ou prou  à l’inconscient ?
Paradoxalement,  l’émetteur serait moins conscient de son œuvre que celui qui en prend connaissance. Il est dépassé par celle-ci et il peut lui-même en devenir le spectateur en passant de l’autre côté de la barrière.  Peut-être que celui qui écrit  relève d’un certain automatisme qui est en soi  jouissif mais qui n’est pas de même nature que le plaisir ressenti, éprouvé par ses lecteurs. C’est là le mystère de la création, de la créativité.
Il y a ceux qui trichent et qui ne sont pas de véritables médiums, qui plagient et se plagient eux-mêmes en servant du réchauffé. Les interprètes sont ainsi dans une position ambivalente, dans le domaine musical. Ce qu’ils jouent, qu’ils le veuillent ou non, ne vient pas véritablement de leur propre corps ; Le corps n’est plus ici qu’un mercenaire, en service commandé. L’interprété a la musique dans sa tête mais il n’est pas compositeur, il n’est pas possédé par son corps, il n’est pas mû  par le même élan.
Il est probable que le langage, les mots, soient au départ des pulsions du corps qui ne font sens que dans un deuxième temps : passage du signifiant au signifié.  Le signifiant est doté d’une toute autre force que le signifié, de par son côté brut de brut. Mais dès lors qu’il est associé à du signifié, on laisse croire que les mots ont été créés pour véhiculer des idées alors que cela relève du récepteur que de donner du sens à l’objet produit. Ne capter un mot que par le biais du sens qui lui est associé, c’est se priver de capter la force intrinsèque du mot, comme savent parfois le faire les poètes qui naviguent entre signifiant et signifié, non sans ambigüité.
Le véritable artiste se laisse entrainer par un élan intérieur, il doit laisser  se répandre le fluide corporel comme une semence qui est à recueillir par les récepteurs qui en sont irrigués. Est-ce que nous savons ce que nous apportons à autrui ? Nous ne pouvons, si nous sommes créatifs, qu’être dans la vérité de nos pulsions, c’est-à-dire orientés non pas vers l’aval mais vers l’amont. Le créateur n’est pas en dialogue avec son public mais avec lui-même, c’est-à-dire d’abord avec son corps…
 
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JHB
10. 06.13

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L’astrocyclologie et le parallèle Allemagne –Israël. (1939-1967)

Posté par nofim le 15 juin 2013

La Guerre des Six Jours  fut  une défaite cuisante pour le monde arabe  avec la perte notamment de Jérusalem, ce qui pouvait sembler impensable peu de temps auparavant. Saturne n’est plus en contact proche avec sa conjonction avec Fomalhaut, une des quatre étoiles  fixes royales. Cela a pour effet de rendre les alliances assez peu opérationnelles.  Mais cela conduit à la rupture d’une longue collaboration entre la France de De Gaulle  et l’Etat Hébreu.
Comparons cette situation avec la période 1939-1945, quand l’Allemagne  nazie résista à la pression tant à l’Est (URSS) qu’à l’Ouest (France Angleterre), à 28 ans d’intervalle.
D’aucuns seront choqués par un tel rapprochement mais l’astrologie doit se situer au-delà de certaines considérations. Une science ne peut se permettre, en effet,  de renoncer à toute forme de comparaison. La faiblesse de Saturne favorise la puissance encerclée alors que la force conjonctionnelle de Saturne précarise le sort de cette même puissance.
La guerre du Kippour en 1973  se tiendra sous les mêmes auspices, un peu plus loin dans le zodiaque,  et là encore Israël  put tenir tête aux attaques conjuguées, malgré un bon départ pour ses ennemis.
 
JHB
10. 06 13

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L’Astrocyclologie et les Juifs au XXe siècle

Posté par nofim le 15 juin 2013

On notera que les deux grandes décisions concernant l’installation, l’implantation des Juifs en Palestine  correspondent à la même position de Saturne, à environ 28 ans d’écart.
C’est en avril 1920 que se tint la  Conférence de San Remo (Italie) qui allait charger les Britanniques du mandat sur la Palestine, la France obtenant la Syrie et l’Irak. Saturne est alors situé peu après sa conjonction avec Régulus, au début de la vierge (tropique) alors qu’en novembre 1947 il sera à 22° Lion (cf notre récente étude à ce sujet). L’assemblée générale de l’ONU vote la partition de la Palestine mandataire. On est donc dans les deux cas dans une dynamique constructive au sein de la Société des Nations et à sa suite de l’Organisation des Nations Unies.
On notera qu’en 1941,  soit sept ans auparavant, une toute autre « solution » fut instaurée par les Nazis visant  à l’extermination des Juifs d’Europe,  politique qui sera conduite à grande échelle,  aboutissant à l’élimination de plusieurs millions de personnes.
En 1956,  l’expédition de Suez  contre l’Egypte  est réalisée en concertation entre Israël, la France et l’Angleterre avec Saturne très proche d’Antarés, l’étoile royale  qui fait suite à  Régulus, dans le parcours zodiacal.  La situation sera bien différente en 1967, au moment de la Guerre des Six Jours. Israël se retrouve ‘lâché » par l’ONU qui, à la demande de Nasser, en mai 1967, retire ses contingents qui servent de force d’interposition depuis 1957. Saturne est alors fort distant des étoiles fixes royales.
 

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L’astrocyclologie et la création de l’Etat Hébreu en 1947/1948

Posté par nofim le 15 juin 2013

L’astrologie, selon nous, a vocation à travailler sur le lien social, sur ce que l’on pourrait qualifier de processus de gravitation sociale avec la dimension cyclique qui est manifeste. La conjonction correspond à un maximum gravitationnel (Newton) et il convient de tester notre coefficient au regard de la vie des instances internationales (Union Européenne, ONU et par le passé SDN et autres congrès et traités  internationaux dans les siècles passés.
Actuellement l’ONU a du mal à trouver un accord entre les membres du Conseil de Sécurité par rapport à la Syrie, notamment. Cela correspond à une dépression gravitationnelle qui tient à l’éloignement de Saturne par rapport aux étoiles fixes royales, tant celle qui précédé sa position actuelle que celle qui lui fait suite.
A contrario, le 29 novembre 1947, l’assemblée générale de l’ONU vota à la majorité nécessaire, la création d’un Etat Juif  dans une partie de la Palestine, majoritairement habitée par des communautés juives, à la suite du départ des Britanniques, renonçant au mandat qu’ils avaient reçu au début des années 1920 de la Société des Nations.
A cette date- et on notera que nous sommes nés le Ier décembre de cette même année- Saturne se situait à 22° Lion, ce qui veut dire qu’il se rapprochait sensiblement de Regulus à l’extrême fin de ce signe -(en position tropique). On avait donc une gravitation sociale très forte favorisant un vote assez massif dans le même sens, phénomène d’autant plus remarquable qu’il rassemblait des Etats extrêmement différents, à savoir les USA et l’URSS et leurs « satellites » respectifs, l’URSS souhaitant avant tout mettre fin  à la présence britannique dans la région. Mais par-delà la diversité des motivations, ce qui comptait était la convergence des votes : 33 voix pour,  13 contre et 10 abstentions.
Quelques jours plus tard, Saturne, à 22° Lion,  allait amorcer une rétrogradation, le 5 décembre 1947 et cela pourrait expliquer toutes sortes de désaccords qui ne tardèrent pas à se produire à commencer par le fait que la zone internationale prévue autour de Jérusalem ne fut jamais instaurée et que Juifs et Arabes s’affrontèrent, au lendemain du retrait des troupes anglaises et de la Déclaration d’indépendance, en mai 1948, de l’Etat qui prendrait désormais le nom d’Israël ( nom qui n’avait pas été précisé jusqu’alors et le nom de Palestine étant écarté)
Ce cas  fait ainsi apparaitre un certain orbe avant la conjonction, ce qui est parfaitement  logique puisqu’un effet d’anticipation d’un signal en train de se former  est normal. Rappelons que pour nous, on est dans un processus pavlovien (voir le chien de Pavlov qui salive quand le signal se forme). Les astres n’agissent pas sur nous en tant que tels mais en tant que signes qui ont été déterminés par les récepteurs humains,  en tant que collectivités,  et non par les émetteurs célestes. Cela n’a rien à voir avec un interrupteur qui provoquerait immédiatement un changement soudain.  Les gens ressentent l’évolution et la formation du signal tout comme le fait que le signal se dissolve progressivement et soit de moins en moins efficient. Dès lors, on comprend que pour l’astrocyclologie, il ne soit pas question d’intégrer des planètes inconnues de l’Antiquité mais aussi de ne pas admettre d’office tous les astres qui étaient déjà connus alors, le choix ayant été le fait des hommes, en rapport avec leurs besoins et leurs savoirs. Selon nous, les configurations de Saturne avec les 4 étoiles fixes royales furent les données constitutives de l’astrocyclologie. En ce sens, nous nous opposons radicalement à  la démarche d’un Jean-Pierre Nicola qui considère le système solaire dans son ensemble (jusqu’à Pluton) comme agissant globalement sur l’Humanité et dont les diverses significations seraient inhérentes au positionnement de chaque planète au sein du dit système. Pour nous, ce sont les hommes qui non seulement ont élu les astres qui leur semblaient en adéquation avec une certaine idée de l’organisation de la Cité et  dans la foulée  la fonction à conférer aux dits astres (planète +  étoiles fixes, ces dernières étant  abandonnées par Nicola) à savoir  un vecteur de lien social, correspondant à la notion d’assemblée, qui est un concept essentiel pour les sociétés (d’où les mots Eglise, synagogue qui ont ce même sens de réunion). On conçoit aisément le parallèle analogique ainsi établi visuellement entre la jonction de Saturne avec l’une des 4 « royales »  et l’union dans le monde sublunaire (cf la Table d’Emeraude). Mais cette « analogie » n’est nullement une donnée cosmique, universelle, elle est le fait d’une convention fixée par les hommes pour se repérer.
 
JHB
10.06. 17

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Astrologie et Israël‏ – Israël et le monde arabe depuis la Guerre de Kippour

Posté par nofim le 15 juin 2013

Poursuivant nos études consacrées à l’histoire des Juifs au XXe siècle, on notera que la visite de Sadate à Jérusalem eut lieu en novembre 1977 soit quasiment 30 ans jour pour jour après la décision de l’ONU de créer un Etat Juif en Palestine. Les configurations sont fort proches, puisque Saturne était en novembre 1947 à 22° du Lion et  en novembre 1977 à 29° Lion, Saturne étant exactement conjoint à Regulus au dernier degré du lion.  Le traité  de mars 1979 se situe dans la même fourchette conjonctionnelle (Saturne et Regulus,) à 10° Vierge. En septembre 1978 avaient eu lieu les accords de Camp David, aux USA,  autour du  président démocrate  Jimmy  Carter. (Saturne 4° Vierge) avec Sadate et Begin.
Une autre rencontre  déterminante, celle d’Arafat et  de Yitzhak Rabin, à Washington,  autour d’un autre président  démocrate, Bill Clinton, en septembre 1993, à la suite d’Oslo. Saturne est rétrograde à 26° Verseau, donc proche de la conjonction sidérale avec l’étoile fixe royale  Fomalhaut (au tout début des Poissons tropique). Autrement dit, une configuration analogue à celle de 1977.
On peut donc espérer que lors de la prochaine conjonction de Saturne avec une des 4 étoiles fixes royales, en l’occurrence Antarès, fin 2014, par exemple,  sous la présidence d’Obama, un autre démocrate,  on pourrait s’attendre à de nouveaux accords concernant Israël et en tout cas à une convergence de vues sensiblement en progrès. On est là avec ces accords aux antipodes du climat régnant à la veille de la Guerre des Six Jours, alors que Saturne était à distance des étoiles fixes royales, sur le plan visuel s’entend.
Peut-on dire pour autant que la conjonction est un signe de paix ? On se contentera d’affirmer qu’elle indique un renforcement des contacts (cf. le préfixe issu du latin cum, comme dans conjonction). Mais ces contacts peuvent être de diverses natures.  Il y a donc un parallèle assez marquant entre les rapprochements célestes et les rapprochements terrestres.  Lorsque le climat conjonctionnel est pauvre (distance croissante Saturne-étoiles), on est plus dans une stratégie de surprise à l’instar de ce qui se produisit avec la Guerre des Six Jours et celle de Kippour.
Rappelons qu’en aucune façon nous n’associons une configuration astrale avec une certaine région du globe. Le challenge de l’astrologie est au contraire de montrer qu’en un instant T la dynamique est globalement la même sur l’ensemble de la planète.  Rappelons pour mémoire que pour  André Barbault, le cycle Saturne-Neptune visait particulièrement la Russie.(1917, 1953, 1989).  En tout état de cause,  nous ne pensons pas que Neptune ait quoi que ce soit  à voir avec la réalité astrologique.
 
 
JHB
10. 06. 13

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Astrologie et création d’Israel‏

Posté par nofim le 15 juin 2013

L’astrocyclologie  et  la création de l’Etat Hébreu en 1947/1948
Par  Jacques Halbronn
L’astrologie, selon nous, a vocation à travailler sur le lien social, sur ce que l’on pourrait qualifier de processus de gravitation sociale avec la dimension cyclique qui est manifeste. La conjonction correspond à un maximum gravitationnel (Newton) et il convient de tester notre coefficient au regard de la vie des instances internationales (Union Européenne, ONU et par le passé SDN et autres congrès et traités  internationaux dans les siècles passés.
Actuellement l’ONU a du mal à trouver un accord entre les membres du Conseil de Sécurité par rapport à la Syrie, notamment. Cela correspond à une dépression gravitationnelle qui tient à l’éloignement de Saturne par rapport aux étoiles fixes royales, tant celle qui précédé sa position actuelle que celle qui lui fait suite.
A contrario, le 29 novembre 1947, l’assemblée générale de l’ONU vota à la majorité nécessaire, la création d’un Etat Juif  dans une partie de la Palestine, majoritairement habitée par des communautés juives, à la suite du départ des Britanniques, renonçant au mandat qu’ils avaient reçu au début des années 1920 de la Société des Nations.
A cette date- et on notera que nous sommes nés le Ier décembre de cette même année- Saturne se situait à 22° Lion, ce qui veut dire qu’il se rapprochait sensiblement de Regulus à l’extrême fin de ce signe -(en position tropique). On avait donc une gravitation sociale très forte favorisant un vote assez massif dans le même sens, phénomène d’autant plus remarquable qu’il rassemblait des Etats extrêmement différents, à savoir les USA et l’URSS et leurs « satellites » respectifs, l’URSS souhaitant avant tout mettre fin  à la présence britannique dans la région. Mais par-delà la diversité des motivations, ce qui comptait était la convergence des votes : 33 voix pour,  13 contre et 10 abstentions.
Quelques jours plus tard, Saturne, à 22° Lion,  allait amorcer une rétrogradation, le 5 décembre 1947 et cela pourrait expliquer toutes sortes de désaccords qui ne tardèrent pas à se produire à commencer par le fait que la zone internationale prévue autour de Jérusalem ne fut jamais instaurée et que Juifs et Arabes s’affrontèrent, au lendemain du retrait des troupes anglaises et de la Déclaration d’indépendance, en mai 1948, de l’Etat qui prendrait désormais le nom d’Israël ( nom qui n’avait pas été précisé jusqu’alors et le nom de Palestine étant écarté)
Ce cas  fait ainsi apparaitre un certain orbe avant la conjonction, ce qui est parfaitement  logique puisqu’un effet d’anticipation d’un signal en train de se former  est normal. Rappelons que pour nous, on est dans un processus pavlovien (voir le chien de Pavlov qui salive quand le signal se forme). Les astres n’agissent pas sur nous en tant que tels mais en tant que signes qui ont été déterminés par les récepteurs humains,  en tant que collectivités,  et non par les émetteurs célestes. Cela n’a rien à voir avec un interrupteur qui provoquerait immédiatement un changement soudain.  Les gens ressentent l’évolution et la formation du signal tout comme le fait que le signal se dissolve progressivement et soit de moins en moins efficient. Dès lors, on comprend que pour l’astrocyclologie, il ne soit pas question d’intégrer des planètes inconnues de l’Antiquité mais aussi de ne pas admettre d’office tous les astres qui étaient déjà connus alors, le choix ayant été le fait des hommes, en rapport avec leurs besoins et leurs savoirs. Selon nous, les configurations de Saturne avec les 4 étoiles fixes royales furent les données constitutives de l’astrocyclologie. En ce sens, nous nous opposons radicalement à  la démarche d’un Jean-Pierre Nicola qui considère le système solaire dans son ensemble (jusqu’à Pluton) comme agissant globalement sur l’Humanité et dont les diverses significations seraient inhérentes au positionnement de chaque planète au sein du dit système. Pour nous, ce sont les hommes qui non seulement ont élu les astres qui leur semblaient en adéquation avec une certaine idée de l’organisation de la Cité et  dans la foulée  la fonction à conférer aux dits astres (planète +  étoiles fixes, ces dernières étant  abandonnées par Nicola) à savoir  un vecteur de lien social, correspondant à la notion d’assemblée, qui est un concept essentiel pour les sociétés (d’où les mots Eglise, synagogue qui ont ce même sens de réunion). On conçoit aisément le parallèle analogique ainsi établi visuellement entre la jonction de Saturne avec l’une des 4 « royales »  et l’union dans le monde sublunaire (cf la Table d’Emeraude). Mais cette « analogie » n’est nullement une donnée cosmique, universelle, elle est le fait d’une convention fixée par les hommes pour se repérer.
 
JHB
10.06. 17

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Saturne et l’Europe‏

Posté par nofim le 15 juin 2013

L’astrocyclologie  et l’Europe  (1913-2013)
Par  Jacques  Halbronn
 
L’histoire de l’Europe se prête fort bien à ’application de notre modèle dans la mesure où la dimension cyclique y est assez patente avec une alternance de phases de dépassement des frontières et  de phases de cloisonnement, de résistance à une certaine dynamique unitaire. Les conjonctions de Saturne avec  l’une des quatre étoiles fixes correspondent à des moments de convergence que cela se passe par la voie diplomatique, économique  ou par la voie militaire  ou par une combinaison  des diverses voies.
Le déclenchement, en 1914, à la suite de l’attentat de Sarajevo,  de la « Grande Guerre », de la guerre « européenne » comme on la désigne au début,  est marqué par la conjonction de Saturne avec Aldébaran. C’est très vite un embrasement qui n’épargne personne, de par le jeu, l’engrenage,  des alliances.  Trois ans plus tard,  tout au long de l’année  1917, qui voit la chute du tsarisme,  l’URSS se dirige vers le désengagement (Brest Litovsk), ce qui met fin au front de l’Est, la pression conjonctionnelle est trop faible avec Saturne au début du Lion.  Il y a un parallèle avec 1989, qui correspond aussi à un désengagement mais aussi avec mai 68… 1917, c’est aussi le démembrement  de l’empire ottoman  et la Déclaration Balfour accordant aux Juifs un « foyer » en Palestine, ancienne possession turque.
Si l’on prend le début de la Seconde Guerre Mondiale, force est de constater que les « alliés » ne parviennent pas à s’organiser face à l’Allemagne, à commencer par la France et l’Angleterre, en dépit de  projets d’union entre les deux Etats. Les Etats Unis, quant à eux,  restent en retrait, se désolidarisent de leurs partenaires de la Grande Guerre. Saturne est déjà bien éloigné de sa dernière conjonction. Un certain cafouillage aboutit à la signature du  traité germano-soviétique.
L’évolution des Etats Unis  nous intéresse : fin 1941  Pearl Harbour leur démontre qu’ils ne sont pas à l’abri. Saturne est à proximité de sa conjonction stellaire avec Aldébaran et  l’année 1942 voit le débarquement américain en Afrique du Nord. Le conflit se mondialise. On rapprochera Pearl Harbour de septembre 2001  avec Saturne à peu près au même endroit  du ciel, ayant depuis peu passé le cap de la conjonction stellaire en  question, à soixante ans d’intervalle. Là encore,  ceux qui se croyaient hors d’atteinte en sont pour leurs frais. De même, l’Allemagne va envahir la zone libre et ceux qui pensaient être protégés par cette nouvelle ligne Maginot qu’est la « ligne de démarcation » de 1940  doivent déchanter.
De même,  de façon assez étonnante, 1957 (Saturne passant sur Antarès)  voit les adversaires d’hier s’unir contre toute attente, à savoir l’Allemagne, l’Italie et la France. C’est le traité de Rome. La conjonction généré ce type de rapprochement improbable.
A l’inverse, en 1960, trois ans plus tard, l’empire colonial français va se dissoudre, dès lors que l’effet conjonctionnel de Saturne n’est plus assez opérant. En 1989,  dans le même contexte, c’est l’empire soviétique qui se désagrégé, lâché, en quelque sorte, par la conjonction saturnienne qui n’est pas au rendez-vous.
En 2002, alors que Saturne passe sur Aldébaran, c’est la mise en circulation de l’euro, ce qui correspond à un temps fort de la construction européenne,  le traité de Rome ayant eu lieu dans l’axe Aldébaran-Antarés. (cf. supra).
Une nouvelle conjonction se formera  sur Antarès mais l’on en ressentira les prémisses lors du passage de Saturne à la fin du scorpion,  dès la fin de 2014. Il y aura certainement à cette occasion de nouvelles alliances, des unions  de diverses natures et éventuellement assez surprenantes. A priori, cela peut être à nouveau favorable pour l’Union Européenne mais d’autres alliances pourraient se présenter dès lors que certains clivages parviennent à s’effacer. Sur le plan politique français, on ne peut exclure des rapprochements entre formations politiques qui s’étaient refusé à s’allier : le FN pourrait sortir de son isolement, au sein de la droite,  à moins qu’il ne s’agisse de quelque forme d’union nationale entre PS et UMP. En attendant,  au cours des prochains dix-huit mois, on aura plutôt des signes de désaccord, de tiraillement entre les alliés d’hier : on songe aux relations du PS avec le Front de Gauche et avec les Ecologistes mais aussi à l’évolution de la zone euro qui n’est pas à l’abri de certains remous, du fait du déclin de l’effet conjonctionnel.
On voit qu’avec une seule planète et une combinatoire « fixe » de  4 étoiles, on peut expliquer les enjeux du XXe siècle et du début du siècle suivant. Aucune commune mesure avec la débauche de cycles dont se servent les astrologues pour couvrir  cette même période, dont le cycle Saturne- Neptune n’est qu’un facteur parmi d’autres.
 
JHB
09. 06.13

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Astrologie et adaptation‏

Posté par nofim le 12 juin 2013

De l’adaptation en Astrologie
Par Jacques Halbronn
Nous venons de recevoir les trois réactions de  F. Barbet que nous n’avons pas l’honneur de connaitre à nos deux derniers textes. On notera que ces réactions sont très brèves. Force est de constater que la plupart des commentaires tiennent en peu de mots et c’est un peu dommage et bien lapidaire.  On aimerait que nos interlocuteurs prissent le temps de développer et d’argumenter davantage. Il  est vrai qu’il est plus facile d’assurer sur une courte distance, c’est au-delà que les écarts se creusent comme dans une course.
                                                                                                  
Frédéric Barbet                                                                    8 juin 17:16
Je pense que l’astrologie fait partie intégrante de la culture : celle-là s’adapte, tout simplement, aux mouvements de notre société comme toutes les autres sciences humaines, qui ont recours au progrès, à l’évolution humaine pour continuer à exister sur le plan des idées.
 
JHB
Le problème de l’adaptation de l’astrologie doit être abordé avec précaution et les comparaisons avec d’autres domaines ne vont pas nécessairement de soi. La notion d’adaptation renvoie à un modèle.  Un modèle doit s’adapter ou plutôt être adapté tout comme les appartements d’un immeuble vont évoluer considérablement sur quelques décennies. Mais l’immeuble reste l’immeuble et cet immeuble est commun  à tous les appartements qui s’y trouvent et qui peuvent différer sensiblement entre eux.  Il est le ciment de cette diversité.  Prenons le cas d’une langue, elle évolue à la marge et en France, l’orthographe n’a pas changé à la différence d’autres langues sous la pression de la pratique orale locale.
Autrement dit, chaque habitant de la Cité Astrologie peut faire ce qu’il veut, mais le cadre ne doit pas bouger car une adaptation ne saurait compromettre de futurs changements et donc doit préserver l’intégrité é globale. 
Votre point de vue est celui d’un praticien d’une certaine époque  alors que pour ma part je suis le Gardien du modèle à travers les âges.  C’est comme si les commentaires de la Bible devaient changer le contenu de la Bible. Ces commentaires ont leur place autour du texte mais non au sein du texte, ce que les Juifs, dont je suis,  ont pleinement conscience.
Un autre problème concerne le cas spécifique  de l’astrologie : celle-ci  a vocation à recentrer les choses, à les ramener à l’essentiel.  Elle doit à chaque fois montrer que ce qui est nouveau ou différent  ne l’est que superficiellement. L’astrologie s’est construite précisément pour assurer une pérennité aux sociétés humaines et l’astrologue ne peut donc que relativiser tout ce qui est à la fois changement dans le temps et différence d’une personne à l’autre.  Cela explique la démultiplication du modèle central en une myriade de modèles, car chaque thème est un modèle à lui tout seul. Or, il est évidemment plus facile de démontrer qu’un modèle marche sur un cas que sur des milliers.
Cette adaptation dont vous parlez concerne le monde des praticiens. Au niveau supérieur de la théorie, elle ne fait pas sens et elle n’est pas souhaitable. Elle correspond à une volonté de la part des praticiens d’imposer leur philosophie mais il est essentiel que l’on respecte le modèle qui a déjà été considérablement abimé  par les adaptations successives, ce qui fait qu’en réalité,  la plupart des praticiens seraient bien incapables de nous dire quel est le modèle central de l’Astrologie, confondant ce qui est central et ce qui est périphérique, comme si l’on confondait Paris centre avec la banlieue. Vous nous dites que l’astrologie fait partie intégrante de la culture. Qu’est-ce à dire par-delà la formule ? Est-ce que cela justifie que l’astrologue compense la vacuité de l’astrologie actuelle, décérébrée, décentrée, par  des emprunts à gauche et à droite ?  On sait à quelles aberrations peut conduire l’endettement. 
 
                                                                                                  
Frédéric Barbet                                                                    8 juin 18:54
Je pense que l’astrologie n’est pas sexuée. Il faudrait plutôt définir une pratique et une technique astrologique commune entre les astrologues, et déclare un cessez le feu immédiat des chapelles idéo-astrologiques.
                                                                                                  
JHB
Vous affirmez comme un postulat que l’astrologie n’est pas « sexuée », sans autre explication. C’est un peu court ! On ne répond pas à ces questions par oui ou par non, on s’explique. Paradoxalement, vous qui dites que l’astrologie doit s’adapter, vous semblez refuser que l’astrologie tienne compte du sexe. C’est pour le moins contradictoire et suspect. Il nous semble que le moins que l’on puisse attendre d’un astrologue, c’est qu’il maitrise ces notions de sexe en tenant compte des travaux les plus récents, ce que vous semblez ne pas être prêt à faire.  Quand on est dans l’adaptation, on évite de faire de telles déclarations sur ce qu’est ou n’est pas l’astrologie et puis il faudrait que l’astrologue ne réduise pas l’astrologie à ses petits problèmes personnels d’identité.
Quant  à votre vœu  de définir une pratique et une technique commune et mettre fin aux chapelles, c’est un contresens total.  Il est tout à fait légitime que l’on débatte entre penseurs de l’astrologie quant à la nature du modèle central de l’astrologie  mais il est, en revanche, totalement exclus d’obliger les praticiens à s’entendre. Au niveau des praticiens, on est dans l’adaptation  et  chaque praticien peut assaisonner l’astrologie à sa guise du moment qu’il respecte une matrice qui doit être déterminée au niveau des penseurs de l’astrologie.  Que chacun reste à sa place et parle de ce qu’il sait faire !
 
Frédéric Barbet                                                                    8 juin 19:20
L’astrologue serait donc un éducateur de vie, un éclaireur de conscience, toutefois, il me semble bien pessimiste
 
 
JHB   Qu’est-ce que l’astrologue, vous demandez-vous ?  De nos jours, on est en droit de s’interroger à ce sujet, d’autant qu’il faut faire la part de ce que le public projette sur l’astrologie, à tort ou à raison. Certaines de nos descriptions ne sont que des constats et ne correspondent aucunement à ce que nous pensons que doit être l’astrologue.  La notion de cycle est  absolument centrale pour l’astrologie. L’astrologie doit, avant tout, introduire la conscience cyclique dans la vie des hommes du XXIe siècle, au-delà du cycle des saisons ou de celui des élections. C’est là sa mission première dont il ne saurait s’écarter. Mais pour ce faire, l’élite astrologique doit fournir aux praticiens des modèles valables et ne pas laisser les praticiens se débattre dans un foutoir innommable où les cycles sont légions et où les modèles sont innombrables. Il y a là, M. Barbet, une carence de la caste intellectuelle des astrologues si bien que l’on est en pleine anarchie.
Vous parlez d’adaptation : est-ce que les astrologues praticiens sont capables de s’adapter à un nouveau modèle astrologique ? Ils parlent de s’adapter à ce qui est extérieur à l’astrologie  mais ils  semblent réfractaires à toute réforme intérieure de l’astrologie qui remettrait en question un savoir-faire durement acquis. Et c’est en fait là que cela bloque car en adoptant un nouveau modèle, ils  se rapprocheraient les uns les autres et pourraient intégrer de nouveaux venus sans qu’il y ait un décalage entre ceux qui sont installés depuis des décennies dans une astrologie qui ne bouge guère et ceux qui arrivent.  A propos de sexuation,  on ne saurait évidemment passer sous silence la présence totalement disproportionnée des femmes mûres  dans les réunions astrologiques (cours, conférences, congrès). Cela indique un rétrécissement alarmant et un rééquilibrage est prioritaire. Il y a apparemment une façon de parler de l’astrologie qui n’accroche plus  et donc un  grave problème de communication. Il y a une fossilisation du public astrologique  et il n’y a plus de renouvellement.
La question que chaque astrologue doit se poser  est la suivante ;  suis-je capable de réformer l’astrologie, de restaurer un modèle par-delà les adaptations et ajustements qui se sont incrustés et la défigurent ou bien dois je me contenter humblement d’appliquer la ‘ »tradition » en bricolant au mieux mes consultations par toutes sortes d’ajouts comme lorsque l’on cherche à sauver un poisson sans goût par des sauces ? Il semble que vous apparteniez à la seconde catégorie et il faut que vous l’assumiez et de ce fait même, votre identité masculine n’est pas terriblement bien affirmée puisque visiblement vous ne percevez pas le clivage entre les astrologues d’en haut et ceux d’en bas. Depuis une vingtaine d’années,  l’astrologie est dominée par  les femmes ou les hommes efféminées alors qu’il y a cinquante ans, les valeurs masculines avaient permis à l’astrologie de se renouveler et d’échapper au carcan des « bases » de l’astrologie, ce qui avait entrainé  un afflux de  jeunes chercheurs de haut niveau, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. En ce sens,  oui, l’astrologie actuelle est égarée  car si elle doit s’adapter, elle doit se renouveler de l’intérieur et non pas de l’extérieur et c’est ce qui l’isole, précisément, des autres sciences au sein desquelles vous prétendiez l’intégrer.
Vous parlez d’éveilleur de conscience ? Qu’entendez-vous par là ?  Je rappellerai qu’il est souhaitable que l’astrologue sache se faire comprendre de son client et ne se paie pas de mots qu’on lance sans savoir ce qu’on en saisira.  De toute façon, au niveau du praticien, on mélange tout.  La pratique n’est nullement le lieu de la validation de l’astrologie car le modèle astrologique y devient méconnaissable .   Les astrologues actuels n’ont pas de bons outils, donc ils compensent comme ils peuvent par leur cuisine personnelle.  On ne saurait bien entendu refuser la notion d’éveil de conscience mais il s’agit d’éveiller la conscience cyclique et non la conscience d’une individualité qui est le plus souvent, notamment chez les femmes, constituée de toutes sortes d’intégrations et de récupérations qui sont du domaine de l’avoir  et non de l’être. Or,  le domaine de l’avoir reléve de la contingence et aucune science ne saurait traiter de la contingence. Donc vouloir expliquer par l’astrologie la contingence est un suicide scientifique. Comme disait Pascal, il n’est de science que du général. Le thème natal en tant que modèle individuel, c’est une contradiction dans les termes. La notion de modèle est aux antipodes de celle d’individu.  Que le praticien adapte, comme en psychanalyse, un paradigme universel à des cas spécifiques est une chose mais qu’il se serve d’un modèle à un seul coup est une monstruosité intellectuelle qui correspond à un fantasme féminin . Le monde a un besoin  crucial de dualité, et d’une dialectique de l’un au multiple. Quand bien même pourrait-on  éliminer certaines différences, il ne faudrait jamais perdre de vue quelles en seraient les conséquences. Vous parlez d’idéologies : la pire, à l’heure actuelle est celle qui nie la dualité et ne pas assumer la sexualité en astrologie c’est ne pas comprendre grand-chose à l’Astrologie et à la Cyclicité.
 
 
JHB
09.06.13

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