Une astrologie qui se trahit‏

Posté par nofim le 12 juin 2013

Portrait d’une astrologie désaxée
Par  Jacques Halbronn
 
Quand on ne sait pas ce que l’on est,  on se laisse entrainer par autrui.  C’est ce qui, nous semble-t-il, se produit pour l’astrologie. Elle ne cesse d’attendre la lumière d’ailleurs.  Là où d’aucuns voient une richesse, nous percevons un profond désarroi. (cf. notre étude concernant  Astrologie et Culture sur Face Book-Aldébaran).  On bascule ainsi d’un certain vide, d’une vacuité ontologiques à une pléthore d’annexions.
Si l’on demande ce qu’étudie l’astrologie,  la plupart des astrologues répondent que  l’astrologie a pour tâche d’expliquer ce qui se passe dans le monde. Une telle réponse semble aller de soi.  En réalité,  elle trahit un certain désaxement de l’Astrologie. L’astrologie doit savoir ce qu’elle est, ce qui la concerne au lieu d’être une touche à tout. Or, on nous présente l’astrologie comme  capable de refléter les atmosphères, les enjeux les plus divers.  On a l’impression qu’il n’est pas d’objet d’étude qui lui soit étranger. Là encore, un tel discours nous semble malsain et trahir  un  état d’égarement sinon de délabrement.
L’astrologie doit jouer carte sur tables. Or, les astrologues  préfèrent ne pas préciser de quoi  il s’agit avec l’astrologie, ce qui leur permet, croient-ils, de ne pas être pris en défaut.  Ne pas dire ce que l’on fait évite que l’on vous reproche de ne pas l’avoir fait. Les astrologues sont sur la défensive et cela mène à une impasse, à une fuite en avant.
C’est à nous astrologues de mettre en avant le meilleur produit astrologique. Pour ce faire, il faut renoncer aux expédients qui faussent le jeu de la concurrence en recourant à des ajouts de données externes venant au secours d’une astrologie exsangue qui ne sait plus où donner de la tête, la solution ne consistant pas à ce que l’astrologie aille se réfugier dans les jupes des savoirs environnants. Il revient à l’astrologie de constituer  sa propre trame en se situant non pas à l’arrière garde mais à l’avant-garde de la recherche en sciences sociales. Celui qui est installé à l’arrière garde essaie simplement d’être dans la tonalité dominante, dans le consensus alors que celui qui se place à l’avant-garde  est un pionnier capable de proposer de nouveaux discours, des propos inédits.  L’astrologie, selon nous, doit aller de l’avant dans rapport innovant au monde. Les gens qui n’ont pas fait d’études supérieures  ont un complexe d’infériorité qui se manifeste par une volonté de se soumettre aux autres, d’obtenir leur agrément et non d’entrainer autrui dans de nouvelles perspectives. Le suivisme de l’astrologie actuelle est caractérisé par cette volonté de montrer qu’elle ne dit pas autre chose sur le monde que ce que déclarent les « bienpensants », ce qui est intellectuellement correct. 
On entend les astrologues nous dire que l’astrologie arrive aux mêmes résultats mais par des moyens différents, ce qui n’est pas sans nous faire songer  à certains discours égalitaires  du genre « oui on est différent mais on peut faire aussi bien ». Or, une telle stratégie doit être réfutée. En fait, si l’astrologie est différente, elle doit porter un regard différent sur le monde, faire entendre sa voix au lieu de soutenir  que ce qu’elle exprime recoupe ce que l’on sait déjà, que l’on arrive en se servant des astres aux mêmes résultats qu’avec des moyens plus conventionnels. Nous pensons que toute différence objective qui n’est pas pleinement assumée conduit à l’exclusion voire à l’extermination. L’astrologie actuelle est à l’image de la femme : elle se cherche mais elle s’y prend mal et adopte une attitude mimétique qui nuit à sa cause. C’est pourquoi nous pensons que les femmes ne sont pas les mieux placées pour guider l’astrologie.
Instinctivement, les hommes savent qu’il faut présenter un « fer de lance » (ce qui a nécessairement une connotation phallique), qui trace son sillon. Leur ADN est en quête d’un vecteur unique et d’un seul tenant. C’est pourquoi le modèle astrologique actuel, de par sa pluralité même,  révulse les hommes et les fait fuir comme on peut l’observer dans les milieux astrologiques. D’ailleurs, ceux qui ne partent pas au grand galop ou qui n’adoptent pas, comme nous, une approche  « critique » ont un mental  que l’on peut qualifier de féminin et qui tend à  valider ce qui a déjà été manifesté ailleurs. C’est cet « ailleurs » que l’astrologie actuelle met sur un piédestal. C’est le geai qui se pare des plumes du paon, qui veut être admis  comme pouvant faire ce que font les autres au lieu de se faire respecter par son apport spécifique. Un savoir  réellement « masculin » doit puiser dans ses forces propres au lieu d’avoir en ligne de mire  une certaine histoire scolaire de la littérature pour s’en imprégner.
La révolution copernicienne que nous entendons  signaler consiste à chercher l’énergie astrologique en elle-même et non à emprunter des  apports en externe, sous la forme de « révélations » liées à la découverte de nouvelles planètes comme si l’astrologie était en manque, « incomplète ». Si l’astrologie est incomplète, ce n’est pas tant au regard d’une modernité qui exigerait d’elle de disposer de nouveaux outils mais à cause d’une modernité qui a conduit certains astrologues, croyant bien faire,  à délester l’astrologie de sa dimension stellaire. Nous pensons que la devise de l’astrologie devrait être celle du Livre de l’Ecclésiaste : « rien de nouveau sous le soleil », ce qui fait que l’astrologue  n’a pas tant à montrer que l’astrologie rend compte de l’évolution du monde mais bien plutôt à  affirmer que  le monde reste fondamentalement le même du fait précisément de l’astrologie.
Qu’est-ce à dire ? Nous pensons que l’astrologie sert de régulateur, elle protégé l’Humanité  par rapport aux bouleversements. C’est donc un grave contresens de demander à  l’astrologie d’en rendre compte comme c’est trop souvent le cas. L’astrologie a vocation, tout au contraire, à assurer une continuité par-delà tout processus évolutif. La seule évolution dont il faut tenir compte, c’est celle qui menacerait l’intégrité de l’astrologie, du fait justement de certaines additions ou soustractions. Autrement dit,  l’astrologie instaure un ordre du monde en dialectique avec le désordre cosmique comme par rapport au désordre « historique ». En ce sens, l’Astrologie se rapproche de la « Nouvelle Histoire », à la Braudel, à savoir une relativisation de tout ce qui serait d’ordre anecdotique, ponctuel, « événementiel », conjoncturel. C’est pourquoi nous éprouvons de la suspicion pour toute astrologie qui se voudrait  trop précise dans son appréhension du monde car la précision bascule très vite vers l’intérêt pour le particularisme et l’idiosyncrasie – ce qui est le fonds de commerce de tant d’astrologues qui prétendent saisir la spécificité des choses. En ce sens, on peut dire que la plupart des astrologues trahissent la cause de l’astrologie et sont le Cheval de Troie de l’anti-astrologie, les ennemis de l’intérieur. L’astrologie doit partir du désordre pour remonter vers l’ordre et non l’inverse. Or, les outils astrologiques semblent actuellement conçus pour cloisonner les gens et les temps plutôt que pour les rapprocher. Le cas extréme pourrait être le cas des jumeaux « cosmiques » qui conduit les astrologues à repérer dans des thèmes quasiment identiques – il y a toujours un léger décalage dans le temps et dans l’espace-  les facteurs qui expliqueront les différences, ce qui montre bien que les astrologues continuent à  entretenir une  vision exhaustive du vécu des gens, ce qui va à l’encontre du message de l’Astrologie, qui vise à  unifier la conscience humaine et non pas à la morceler…Ce qui nous ramène au mythe biblique de la Tour  de Babel.  L’Humanité est forte quand elle parle d’une seule voix et elle s’affaiblit quand les gens ne peuvent plus communiquer entre eux, ne perçoivent plus ce qui les rassemble (c’est-à-dire les fait semblables), c’est-à-dire quand la conscience de la matrice est  brouillée par la dispersion des existences.
 
 
JHB
08/ 06/13

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Astrologie et culture : quel bon dosage ?

Posté par nofim le 12 juin 2013

Il y a une quinzaine d’années, on  parlait d’Astroculture (notamment autour de la FDAF) et nous avons assisté, au milieu des années 90,  à plusieurs événements parisiens reliant l’astrologie à la « Culture ». Un tel mariage a la faveur des réunions astrologiques. Mais un tel rapprochement nous semble avoir des effets pervers, l’astrologie risquant carrément de passer au second plan ou de ne plus jouer qu’un rôle symbolique, folklorique.
La situation à Paris est assez remarquable dans ce style avec Didier Geslain consacrant tout un cycle de conférences à l’histoire de la chanson française au siècle dernier (au restaurant  Le Connétable, extraits sur teleprovidence.com), avec photos et enregistrements à l’appui, entrecoupés de projections de thèmes de naissance. 
Au final, le public a plus appris sur la « culture » que sur l’astrologie laquelle reste ce qu’elle est et ne fait guère l’objet de débat.  Ce genre de réunion – qui  est devenu peu ou pour modèle-  nous semble révélateur d’un certain malaise. Certes, on peut admettre que le « plat »- avec tout ce que cela implique d’ingrédients divers- qui est ainsi servi au public peut séduire et qu’ainsi l’astrologie semble sortir de son ghetto  du fait de son intégration  dans le paysage culturel, quand bien même sa place y serait relativement modeste. On a remarqué la même chose en astrologie médicale, quand le conférencier fait étalage de son bagage extra-astrologique. Et bien entendu, les exposés astrologiques sur la conjoncture politique sont du même tonneau  et d’ailleurs souvent le public semble plus réactif par rapport à la partie non astrologique. C’est un peu ce qu’on appelle un « enterrement de première classe ».
Certes, nous avons défendu dans ces « colonnes » le besoin pour l’astrologie d’empiéter sur d’autres domaines – et nous aimons la formule « anthropocosmologie » – avec ce que cela implique de combinatoire entre le Ciel et la Terre, l’en haut et l’en bas, au nom d’une ‘astrocyclologie », mais il ne s’agit pas de la même démarche.  L’enjeu, pour nous, en effet, est la refondation de l’astrologie et l’intégration  des formes de cyclicité que nous pouvons observer dans le monde. Mais notre approche reste quantitative,  statistique, elle ne s’arrête pas sur un cas spécifique puisque pour nous toute spécificité doit être réduite au cas  général, à la « norme ».
Or, les réunions auxquelles nous nous référons basculent irrésistiblement dans l’anecdotique, dans le ponctuel et l’on y aborde maint détails qui n’ont que relativement peu de pertinence au regard de la recherche astrologique, sauf à considérer le thème comme pouvant et devant  coller au plus près avec le vécu et le « devenu » de la personne. Encore faut-il se féliciter que grâce à l’informatique, l’on puisse visualiser les transits sur le même schéma que le thème natal, en couronne, ce que tout le monde ne prend  d’ailleurs même pas la peine de faire, encore que nous ayons émis des réserves en ce qui concerne l’idée même de transit –(voir d’autres textes du même auteur) qui met en lumière, paradoxalement, l’absence de cyclicité récurrente et régulière de l’astrologie contemporaine.
Le problème de cette mode de l’astroculture – qui recoupe notamment tout ce qui est d’ordre biographique- c’est que cette intégration est  unilatérale. Les astrologues s’intéressent au monde mais le monde ne s’intéresse pas à eux. Une chose est pour un astrologue de dresser le thème de Wagner vis-à-vis de sa vie et de son œuvre, une autre pour un spécialiste de Wagner de recourir à l’astrologie pour étayer son propos. Et l’on pourrait en dire autant pour les rapports entre astrologie et médecine.  C’est un intérêt à sens unique.
Bien pis,  il nous semble que cette « culture » est un cache misère pour l’astrologie. Il est vrai que des cache misère on en trouve un peu partout. Même une innocente grenadine n’est jamais que de l’eau plus ou moins pure agrémentée d’un peu de sirop et cela vaut aussi pour le thé, le café et tutti quanti,  ce n’est plus un « plat » mais une « tasse », un « bol ». qui confère de l’unité à ce qui n’en offre guère.
Les astrologues semblent vouloir de plus en plus privilégier l’après –coup. L’astrologie se contenterait désormais de traduire dans le formalisme qui est le sien  telle ou telle donnée qui leur est fournie. Les astrologues deviennent des traducteurs si ce n’est que cette traduction n’intéresse que les astrologues et n’est intelligible que par eux.  Or, traduire n’est pas penser mais transférer d’un langage dans un autre.  Le mathématicien, le philosophe ne sont pas, quant à eux, des traducteurs en ce qu’ils transforment la  perception de l’objet et surtout ne gardent de l’objet que la partie commune à une série d’objets, ne se laissant pas aspirés par la spécificité du dit objet ; nous dirons qu’ils le démystifient en tant qu’objet  unique.
Cette astrologie « molle » qui vient coller avec l’apparence des choses tout en donnant l’illusion qu’elle agit comme une mathématique, comme une philosophie – ce qui en fait une pseudoscience-  n’a pas d’autre issue que de récupérer,  de soutirer  un maximum de données extra-astrologiques de ceux qui l’interroge.  Le comble vient de la technique de la rectification du thème natal qui consiste à corriger les données astrologiques au vu des dites informations (cf. la vidéo d’une «  pré- consultation » de Daniel Cobbi,  pour teleprovidence, en, juin 2013). L’astrologue collecte toute une série de dates qu’il va relier avec le thème quitte à en « corriger » la structure, en avançant ou reculant l’heure de naissance puis il va  « ressortir », « resservir »  ces données à la sauce astrologique. Il semble d’ailleurs que cette façon de procéder ne gêne pas une certaine clientèle qui n’est pas consciente du procédé, qui n’y voit que du feu.
Nous avons, par le passé, dénoncé une telle façon de faire qui, paradoxalement, est beaucoup plus ambitieuse que la démarche où l’astrologue ne dispose pas de  tous les repères en question. L’exercice biographique, notamment, est un piégé car se basant sur des faits connus, il s’efforce d’expliquer astrologiquement les faits en question. Or, ce n’est pas parce qu’un fait est connu, s’est produit,  qu’il est explicable et à expliquer  par le moyen de  l’astrologie. C’est précisément alors que l’on risque fort de déborder des limites de l’astrologie.  L’astrologue en croyant qu’il ne risque rien en procédant ainsi s’expose en réalité  considérablement en ne résistant à la tentation d’expliquer astrologiquement ce dont il a pris connaissance. Au lieu de déclarer  certains faits comme aléatoires et ne relevant pas de l’astrologie, il  se laisse aller à lire dans le thème la totalité de ce dont il a pris connaissance,  n’abandonnant rien au hasard (auquel d’ ailleurs beaucoup d’astrologues disent ne pas « croire »).
Dès lors, c’est bien l’approche prévisionnelle, comme d’ailleurs l’a soutenu André Barbault, qui est  la meilleure école en ce que l’astrologie ne disposant que de peu d’informations solides quant au futur, est ainsi conduit à épurer son discours et à se contenter- ce qui n’a rien de honteux- à des généralités, dans le meilleur  sens du terme. Car l’astrologue ne saurait prévoir/prédire un avenir spécifique à une personne en particulier.  La prévision de l’avenir est nécessairement collective, ce qui ne signifie pas que l’avenir le sera dans le détail mais bien dans l’ensemble.  A partir de là, l’astrologue qui aura été formé à l’école de la prévision évitera de jeter un regard rétrospectif par trop exhaustif  comme est tenté de le faire l’astropsychologue  étranger à la problématique prospective.
Force aussi est de constater que le public qui est disposé à participer à cette entreprise de l’astro-culture, de la rencontre de l’astrologie avec le monde environnant,  est à 90% constitué de femmes d’un certain âge. (On pense notamment au public de l’association Source à Paris, de l’Atelier d’Astrologie d’Aquitaine à Bordeaux, du RAO à  Lyon, du Rendez-vous astrologique sur Nice-Antibes qui organisent les rencontres les plus suivies numériquement). Quand nous interrogeons des membres d’un tel public sur ce phénomène, on nous sort, sans trop se fatiguer les méninges, que les femmes sont plus ceci ou moins cela, ce qui est, au demeurant, une jolie généralisation sexiste si ce n’est qu’un tel propos ne prend pas en compte le critère de l’âge. Est-ce que les jeunes femmes seraient moins ceci ou cela que leurs ainées ? On en arriverait ainsi, si l’on suivait la piste que l’on nous suggère, à considérer que le public le plus « éclairé » est celui des femmes de plus de 50 ans.  
Nous ne pensons pas devoir accepter une telle version des choses. Il faut prendre le problème à l’envers et se demander ce qui manque à ce public pour ne pas s’éloigner d’une astrologie qui ne survit que par des expédients car  tout ce dont il a été question dans ce texte ne fait que nous décrire  des procédés qui ne devraient tromper personne.  Nous aurions tendance à penser que ce public ne sait pas se défendre contre certaines intrusions toxiques et que c’est cela qui le caractérise, à savoir sa vulnérabilité plutôt que sa « sensibilité » qui est une façon un peu trop flatteuse de décrire les choses.
En fait, comme en cuisine traditionnelle- domaine qui reste tout de même l’ordinaire des femmes – une certaine astrologie traditionnelle nous fait penser à  des produits insipides  qui ne sont relevés que par le recours à des sauces. En l’occurrence,  l’astrologie agrémentée de culture devient ainsi mangeable, l’astrologie exploitant les « faits » déjà connus y gagne en substance.  Ce n’est dès lors pas la culture qui est agrémentée d’une astrologie dont elle n’a pas besoin pour exister mais l’astrologie qui s’endette en empruntant à gauche et à droite qui survit  de la sorte.
 
 
JHB
07. 06. 13

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Le rôle social du retour périodique au modèle

Posté par nofim le 12 juin 2013

On n’a pas assez réfléchi sur les éléments qui contribuent à cimenter un groupe et cela explique probablement  certaines dérives idéologiques qui ne pourraient avoir un tel écho si le public avait conscience des fondements de la vie sociale.
Nous pensons en effet que la vie sociale est tributaire de l’existence d’un certain nombre de modèles  sous-jacents, que l’on peut résumer en nous référant à la dialectique de l’un et du multiple, dont nous avons traité à maintes reprises ces derniers temps. Par là même nous définirons les facteurs susceptibles de nuire à la fluidité des débats au sein de groupes.
Quand, en effet, les membres de groupe ne peuvent plus se référer à un seul et même modèle, il y a  crise. Or,  quand ce modèle est occulté par la diversité de ses manifestations, quand il n’est pas réitéré périodiquement, la communication au sein du groupe devient difficile car on ne perçoit plus ce qui est commun à ses membres.
Il s’agit donc de restituer le modèle sous-jacent par-delà la diversité de ses traductions, de ses interprétations, de ses applications, de ses avatars. Or, dans certains cas, une telle tâche apparait comme excessivement compliquée à mener à bien, tant le modèle a pu se décliner, se traiter dans les contextes les plus variés, de sorte qu’il devient méconnaissable. A partir de là, le socle sur lequel le groupe repose se fragilise, tout ne tenant plus que par la force de l’habitude.
Il nous faut approfondir ici la notion même de modèle. Prenons le cas de la place de la langue française dans le monde (cf.  « Le français, quelle histoire ! »par   J. B. Nadeau et    J. Barlow,   Ed. Québec-Amérique 2007, Reed Livre de Poche, 2012, pp. 21 et se.). Il y a plusieurs façons d’aborder le sujet. On signale le nombre de locuteurs qui « parlent » cette langue ou bien, option que nous privilégions (cf. nos textes sur ce thème), on suit la fortune du « modèle «  français au sein de plusieurs langues, chaque langue y recourant à sa manière. Dans un cas, nous dirons que c’est une approche féminine consistant à s’en tenir aux personnes qui maitrisent parfaitement  telle langue mais dans l’autre, nous dirons qu’il s’agit d’une approche masculine qui met en avant l’impact d’un modèle sur  un nombre important de pratiques y recourant peu ou prou. Cette seconde approche permet d’englober toute une série de langues au sein d’un même ensemble alors même que les dites langues ne sont pas pleinement conscientes de ce qui les relie et les unit. On se trouve là confronté au cas d’un ensemble considérable qui correspond peu ou prou  à toute l’Europe du Nord  et aux langues germaniques,  slaves voire turques, alors que l’Europe du Sud échappe à l’emprise du modèle français du fait même de son appartenance – à l’exception du grec  –  à l’ensemble des langues latines dont  fait partie d’ailleurs le français).  A partir du moment où le français est perçu comme ayant été la langue de référence, une sorte de réservoir de mots dans lequel les uns et les autres puisèrent, l’on met en évidence un socle commun qui était occulté par  une approche cloisonnant, s’arrêtant sur ce qui différencie et non sur ce qui rapproche. Ici, le français est en position masculine et les autres langues en position féminine. Quand, dans les années soixante, R. Etiemble  parle du « franglais », il a certes raison de signaler les emprunts du français à l’anglais mais il ne voit pas que le rayonnement de la langue française sur des siècles et des siècles est d’une toute autre dimension et qu’il ne faudrait pas inverser les rôles en oubliant tout ce que l’anglais doit au français..
La question qui se pose est  celle de l’aspect intrusif du processus. Est- ce que ce sont les emprunteurs recourant au modèle qui sont envahis par la matrice ou bien est-ce le modèle qui est instrumentalisé par toute une série d’emprunts ?  On peut parler  de pollinisation comme générant une communauté.
Les communautés qui n’ont pas identifié le socle qui  est commun entre leurs membres  tout en ayant un certain sentiment de proximité assez diffus, sont menacées par la sclérose. Et ce parce que si l’on ne sait pas d’où l’on vient, on ne peut y revenir et retrouver la source est toujours un challenge, un défi, qui permet un nouveau départ. Encore faut-il savoir d’où (re)partir .
Il y a une hygiène de vie à respecter pour ceux dont la fonction est d’intégrer , d’appliquer un modèle. En effet, celui qui  ne se remet pas en question périodiquement  stagne. Entendons par là que l’on ne peut se contenter d’avoir engagé un processus d’adaptation une fois pour toutes,  ce qui conduit à conférer un statut structurel à ce qui n’est que conjoncturel, à faire passer du conjoncturel pour du structurel, ce qui relève d’une forme d’imposture. On connait ces gens qui enseignent un savoir qui est un savant bricolage personnel comme  étant un bagage à transmettre et  à essaimer. Or, le produit ainsi concerné ne correspond pas à l’étiquette. C’est un produit de seconde main et non de première main, qui n’a que des applications limitées puisqu’il est déjà d’occasion.  Il a largement perdu de ses vertus d’origine quel que soit l’apport en aval qui a pu être effectué, souvent de longue date. Un vieux produit conjoncturel ne se transforme pas miraculeusement en un produit structurel.
On aura compris  la portée d’une telle imposture consistant pour celui qui n’a fait qu’un travail d’adaptation  d’un modèle  de présenter le dit travail comme une « base » de départ, de début, le préfixe « dé » signifiant que l’on dérive d’un certain point (part, but).
Il y a là un enjeu éthique dans un impératif de renouvellement de la part de ceux qui reçoivent. Ils ne doivent pas considérer les solutions ponctuelles, contextuelles qu’ils ont pu élaborer comme définitives, d’autant qu’ils savent pertinemment que d’autres qu’eux utilisent chacun à sa façon le même modèle, au sein de la communauté socioprofessionnelle à laquelle ils appartiennent. Paradoxalement, en refusant de se remettre en question, ils peuvent se figurer qu’ils sont non pas au bas de la pyramide mais en haut, la pyramide, de par son aspect triangulaire, se caractérisant par un sommet aigu et une base beaucoup plus ample, à moins de s’amuser à l’inverser.
Que devient dès lors une communauté qui a perdu le contact avec son modèle matriciel ? Ses membres n’ont plus la possibilité de relancer, à intervalles réguliers, tout au long de leur vie,  une dynamique d’application, qui fait appel à leurs facultés propres. Ils ne sont plus à même de renaître, après s’être vidés, à l’instar d’une femme qui ne peut plus être fécondée du fait de la ménopause. On peut ainsi parler de sociétés ménopausées. (méno : cycle mensuel ( en pause) moon, la lune) qui d’ailleurs sont souvent composées de femmes ayant atteint le seuil de ménopause.  Une telle dégradation psychosociologique  personnelle  conduit d’ailleurs à nier  la dépendance par rapport à un modèle commun en amont  dans la mesure où le « moule » renvoie symboliquement  au « mâle »..
L’intérêt, au demeurant, de ce retour périodique de chaque membre du groupe tient au fait que cela recimente celui-ci, en lui redonnant une conscience plus forte de son unité puisque tout le monde se retrouve au même point de départ, ce qui permet l’intégration de nouveaux membres sans que ceux-ci ne se sentent écrasés par le savoir- faire des anciens. La crise de recrutement propre à certains groupes tient précisément à une telle défaillance dans le recyclage.  D’où la nécessité de créer de nouveaux groupes avec des personnes non atteintes de sclérose plutôt que d’essayer d’amener d’anciens groupes à une problématique de réforme.
A titre d’exemple, nous pourrions citer le cas des communautés astrologiques (nous leur avons consacré un mémoire de DESS en ethnométhodologie, à Paris VIII, en 1995,  « le milieu astrologique, ses structures et ses membres »)  constituées autour d’un savoir conjoncturel fossilisé avec pour effet une crise des vocations en ce début du XXIe siècle, en signalant que dans les années soixante, avec  un ressourcement comme celui engagé par un Jean-Pierre Nicola, un Michel Gauquelin et dans une certaine mesure un André Barbault, ce  qui  permit  l’arrivée de recrues de valeur, du fait d’une réelle ouverture.  On ne peut pas tromper sur la marchandise et faire passer un savoir vieilli, usé jusqu’à la corde  pour un savoir  rajeuni, ressourcé. On voit que les progrès de la Science  ont une incidence sociale dans la mesure où toute société est fondée autour d’un savoir plus ou moins vivant . Croire que l’on peut donner l’apparence de vie à un savoir mort relève d’un calcul d’illusionniste. Or,  un tel exercice est de plus en plus à la mode comme de lire avec le ton un texte dont on n’est même pas l’auteur ou de jouer avec brio une œuvre d’il y a 200 ans plutôt que de s’essayer à faire connaitre des œuvres nouvelles.
 
 
JHB
06.06.13

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Les femmes dupées

Posté par nofim le 12 juin 2013

Le piège des couples homme-homme et l’exclusion des femmes.
Par  Jacques  Halbronn
 
Le monde n’est pas d’une lisibilité parfaite. Cela se saurait.  Tous les hommes, loin de là, ne correspondent pas à la description que nous en avons donné dans divers articles.  Nous avons d’ailleurs déclaré à plusieurs reprises que les hommes étaient trop nombreux et que nous considérions qu’ils devaient constituer une minorité. L’équilibre ne se situe pas ici dans une égalité en nombre mais dans une inégalité. Il n’y a qu’un soleil pour une dizaine de planètes. Cette inégalité souhaitable exclut évidemment  de se plier à un quelconque vote majoritaire. La majorité peut cependant élire des représentants d’une minorité invitée à dominer à condition qu’elle n’élise pas en son sein, ce qui implique évidemment des réformes constitutionnelles importantes ;.
Il reste que dans l’état actuel des choses, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. Bien des hommes prennent de ce fait la place de femmes mais bien des femmes s’imaginent qu’en remplaçant ces « laissés pour compte », elles démontrent qu’elles sont les égales des hommes, en oubliant de préciser que ce sont des hommes de bas de gamme.
De facto, nous vivons dans un monde homosexuel sur le plan des relations de travail,  nombre d’hommes  demandant à d’autres hommes  de jouer le rôle imparti aux femmes en tant que collaborateurs. Le phénomène est d’autant plus remarquable que nombre  de femmes refusent ce statut subalterne que somme toute nombre d’hommes acceptent par rapport à d’autres hommes.  Mais cette situation ne nous semble pas saine et les femmes devraient pouvoir tenir leur place auprès des hommes, à leurs côtés, non pas forcément d’ailleurs sur une base monogamique.
Qui va à la chasse perd sa place. Les femmes en quittant la proie pour l’ombre n’ont-elles pas laissé s’instaurer une situation hommes/hommes au lieu de hommes/femmes au niveau de la hiérarchie socioprofessionnelle qui se prolonge dans les revendications de couple homme/homme qui ont donné ce que l’on sait avec des réactions d’arrière- garde alors que le « mal » est fait. Tout cela vient  précisément de la trop grande démographie masculine qui conduit à se passer des femmes, les hommes ayant les moyens d’occuper à eux seuls tout l’espace social, reléguant les femmes à terme, à un statut purement biologique- le « ventre » qui peut éventuellement se louer-  dans le style « Matrix ».
L’idéologie égalitaire prônée par les féministes ne conduit pas les femmes à devenir des hommes au plus haut niveau mais bien plutôt conduit les hommes à  occuper le niveau subalterne qu’ils partagent avec les femmes. Ce qui  tourne au marché de dupes, les femmes s’étant trompées de cibles et n’ayant pas compris qu’elles n’étaient  en mesure de copier que les hommes d’en bas mais  certainement pas les hommes d’en bas.
Nous percevons ainsi chez les femmes un sentiment d’exaspération dans la combinaison  hommes –hommes qui tourne au scénario catastrophe.  Pourtant les indices ne manquent pas laissant présager un tel cas de figure : on pense à la vie dans les prisons d’hommes, ou au théâtre du XVIe siècle où les rôles de femmes devaient  impérativement être joués par des hommes.
Situation extrêmement ambiguë : les femmes peuvent en vouloir à ces hommes d’en bas qui prennent leur place mais en même temps, les femmes actuelles ne veulent plus occuper de statut  subalterne. Mais elles en veulent tout autant aux hommes d’en haut parce qu’ils mettent la barre trop haut pour elles, ce qui douche leurs ambitions car elles ne tiennent pas la comparaison. Certes, ces hommes d’en haut sont minoritaires mais nous avons développé un modèle montrant que toute véritable dualité implique un pôle minoritaire dominant et un pôle majoritaire subalterne.  Le problème, c’est que le système électoral actuel s’avère totalement inadéquat pour gérer cette dialectique puisqu’il place la minorité sous le joug de la majorité, du fait même que son principe est de donner toujours raison à la majorité. Or, du fait même d’une certaine égalité démographique hommes-femmes, cet atout ne marche pas non plus en faveur des femmes. On pense à ce qui se passe dans un conseil d’administration : les hommes gardent  grosso modo  50% des voix et ont les mains libres et les femmes restent le bec dans l’eau puisque l’on peut se passer d’elles, quitte à importer des enfants, d’où l’importance du débat sur l’adoption par des couples homme/homme…
Les chiffres sont incontournables : il y a trop d’hommes et  donc le surplus d’hommes  est en concurrence, au bas de l’échelle, avec les femmes. La seule solution serait de pratiquer une politique de préférence natale  pour les filles, ce qui va à l’encontre de pratiques comme en Chine favorisant la naissance de garçons. Il semble qu’un tel programme arriverait trop tard et il semble donc que l’on soit passé à un nouveau  système  homme/homme, dès lors qu’une partie des hommes est disposée à se comporter en position subalterne par rapport à une élite masculine,  situation de toute façon  confortée dans sa faisabilité par l’apport toujours grandissant de la technologie. La période actuelle nous apparait donc comme décisive dès lors qu’elle met en place à terme un monde sans femmes et dans ce cas  le choix des garçons plutôt que des filles aurait été prémonitoire et constitutif d’une nouvelle civilisation. La seule issue, en tout état de cause, pour les femmes, si elles veulent avoir encore un  espoir de se sortir de ce mauvais pas, c’est de reconnaitre le plus clairement possible qu’elles abandonnent toute idée d’accéder au niveau des hommes d’en haut, ce qui serait un signe apprécié de lucidité et correspondrait selon nous à un refus d’être manipulées par des penseurs instrumentalisant les femmes en tant que marqueurs de progrès, dès lors qu’on leur accorderait  les mêmes droits, situation parallèle à celle que nous avons décrite en ce qui concerne les courants chrétiens sionistes, instrumentalisant les Juifs.(cf notre étude à ce sujet)
 
 
 
 
 
JHB
06.06.13

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Les femmes face au temps‏

Posté par nofim le 12 juin 2013

Le Temps et le mythe féminin
Par  Jacques Halbronn
 
Si les femmes ne sont pas gâtées par la postérité, ce n’est pas sans raison mais cela ne se constate qu’avec le temps et selon la formule, en ce qui concerne certaines prétentions « il faut le dire vite ».  Le temps joue en effet contre les femmes, il est le grand révélateur de la condition féminine.
A quoi tient cette « malédiction » du caractère éphémère des réalisations féminines ? Répondons par une question : est-ce qu’une femme enceinte peut enfanter ? Le pire qui puisse arriver  à une femme, c’est d’être pleine car quand elle l’est, elle ne peut pas recevoir, se remplir et donc elle est reléguée dans le passé, imperméable au présent, puisque les choses doivent suivre leur cours jusqu’à leur terme. Elle se dote alors d’œillères.
Il faut comprendre le processus de la postérité. Ne restent dans la mémoire collective que ceux qui ont marqué les esprits d’un grand nombre, qui les ont fécondés. Il faut un certain recul pour faire le bilan.
Dans bien des cas,  l’appréciation que l’on porte sur les œuvres est faussée. On peut apprécier un film. Mais sait-on en situer l’importance, l’impact ? Il est fort possible que ce film ait été marqué par un film antérieur dont nous ignorons l’existence et qui peut être, d’ailleurs, aura été moins réussi, moins accompli.  C’est dire que l’on peut appliquer à une œuvre des critères non pertinents.  Or, c’est ce film plus ancien que nous ne connaissons pas qui sera retenu parce qu’il aura marqué non pas tel film mais toutes sortes de films.  La postérité est indissociable du nombre, elle s’articule sur une arborescence, sur des ramifications.
Autrement dit,  on pourra avoir produit l’œuvre la plus « parfaite », cela n’en fera pas une œuvre déterminante, ipso facto.
 
Naïvement, quand on nous déclare que telle œuvre est importante, nous croyons que c’est en étudiant cette œuvre en soi que nous comprendrons pourquoi alors que tout est relatif,  tient à un jugement comparatif, ce qui exige une large culture, des points de repère dans le temps, la présence de l’absence. D’ailleurs,  on ne peut  innover que si l’on sait ce qui a déjà été  fait.
Une œuvre qui mérite de passer à la postérité, c’est une œuvre qui laisse derrière elle une postérité, qui aura été imitée, commentée, reproduite, prolongée de mille et une façons.  Ce n’est qu’au moment où l’œuvre en question apparaît que l’on peut saisir ses potentialités si tant est que l’on puisse conclure qu’il n’y a pas de précédent dont elle découlerait, ce qui viendrait relativiser son impact.
On aura donc compris que certaines œuvres ont tout à craindre d’un compte à rebours car plus le temps passe, plus l’on sera en mesure de noter si elles sont ou non suivies, reprises et bien plus encore si elles font école et permettent à toute une société de se constituer par rapport à elles.
Allons plus loin dans notre analyse : une œuvre qui ne fait que compléter un modèle existant fait partie d’un ensemble d’autres œuvres qui se sont ainsi « modelés » sur une matrice et bien évidemment c’est cette matrice qui est vouée à rester à la postérité, du fait de son impact social et pas seulement esthétique ou scientifique.  Une œuvre qui ne rayonne pas mais qui se contente de recevoir les rayons ne saurait être candidate à ce statut supérieur. C’est dans ce sens que nous dirons que les femmes sont stériles. D’ailleurs, même dans le domaine de la procréation, elles sont moins bien équipées que les hommes pour  exercer une influence sur une large population, en raison même du temps nécessaire pour enfanter, alors que les hommes peuvent déclencher un processus en quelques secondes et donc sur un grand nombre en un court laps de temps, ce qui est le propre de la polygamie, dont les liens avec la postérité sont assez flagrants, de par les effets en nombre qui en découlent. .
Tout se passe comme si les femmes ne pouvaient pas se trouver à l’origine d’un processus collectif  mais ne pouvaient qu’en faire partie. Bien des femmes confondent ces deux statuts et croient que parce qu’elles peuvent atteindre l’un elles peuvent ipso facto atteindre l’autre, sensiblement plus rare.
Prenons une course : si l’on s’en tient aux premières minutes, on ne parviendra pas à dégager les coureurs les plus performants. Il faut patienter pour savoir si tel candidat  a des chances de victoire. Voilà pourquoi les femmes sont souvent pressées, dans l’urgence,  parce que plus le temps passe et plus les différences se précisent entre les uns et les autres  et plus la conclusion leur sera défavorable. Inversement, moins l’on attend, plus le risque d’erreur en leur faveur sera appréciable. Comme on disait : il faut le dire vite. Le temps presse. On pense aussi à Ronsard s’adressant aux femmes et leur faisant sentir à quel point le temps joue contre elles. « Quand vous serez bien vieille…. »  On remarquera que souvent les femmes argumentent en quelques mots comme si elles craignaient si elles en disaient plus de s’exposer.
Les femmes sont d’ailleurs victimes de leur perfectionnisme. Quelque chose qui est trop avancé ne peut agir avec toute la puissance voulue. Pourquoi ? Parce que plus l’on mène une chose à son terme, plus on la dénature en y ajoutant des éléments qui en compromettent la perception, la lisibilité.  Le mieux est l’ennemi du bien. Prenons un beau morceau de viande. La femme voudra l’accommoder, l’améliorer au prix de quelque addition, de quelque ingrédient mais ce faisant elle risque fort de gâcher le produit et d’en fausser l’image. Dès lors,  la faculté de rayonnement du produit s’en trouvera affaiblie. On nous répliquera qu’il suffirait que les femmes se restreignent dans leur manégé.  Mais toute la question est là : pourquoi agissent-elles ainsi ?  Précisément, parce qu’elles savent que le produit sous sa forme originale ne leur appartient pas et qu’elles veulent se l’approprier au prix de tels ajouts.  Autrement dit, celui qui emprunte, qui plagie est condamné à maquiller  et en maquillant il  appauvrir la puissance de rayonnement qui précisément a attiré l’emprunteur. C’est un cercle vicieux. C’est comme si l’on voulait  effacer ce qui faisait l’attrait du produit. On touche à une loi : qui emprunte  est dans la dénégation, dans le mensonge et va faire en sorte que l’emprunt sera  édulcoré, masqué.
A contrario, nous dirons que celui qui est voué à marquer ses prochains devra s’en tenir à une formulation  qui devra préserver son élan initial, sa vitalité sauvage, brutale dotée d’une efficacité redoutable.  Celui qui crée n’a pas  à donner de gages, n’a pas à dissimuler  ce qu’il a reçu en soulignant ce qu’il a apporté. Une telle insistance à ajouter  trahit une certaine mauvaise conscience.
 
 
JHB
05. 06 13

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Du congrès au modèle astrologique

Posté par nofim le 12 juin 2013

L’implantation des congrès astrologiques dans le monde francophone
Par  Jacques  Halbronn
 
Pour illustrer notre propos sur la question  des personnages clef qui ont fait école, essaimé, et ont été imités et suivis avec plus ou moins de bonheur, nous prendrons notre propre cas en rapport avec l’introduction du concept de congrès astrologique en France et dans les zones limitrophes.  On notera aussi à quel point la conscience de cette genèse, cette généalogie des congrès est fragile, en dépit de publications comme  Le Guide de la Vie Astrologique (Paris,  La Grande Conjonction, Trédaniel, 1984). C’est donc là un témoignage que l’on peut inscrire dans le cadre de l’ethnométhodologie (H. Garfinkel)
Il y avait certes eu des congrès d’astrologie avant  que nous n’entrions dans la vie astrologique. Mais au demeurant, ils n’avaient pas fait souche. Citons les deux congrès de 1937, à Paris, à l’occasion de l’Exposition Universelle, celui de 1951, à Lille,  et ceux de 1953/54 (Paris et Strasbourg). En Belgique,  un congrès eut lieu à Bruxelles en 1935, donc avant ceux de Paris.  Un autre congrès s’y tiendra en 1971 auquel nous assistâmes. Ensuite, il y eut le congrès de l’ISAR (International Society for Astrological Research), à Paris, à l’Hôtel Méridien, en septembre 1974. Un point commun à plusieurs de ces manifestations était le fait qu’ils n’auraient pas eu lieu sans une initiative étrangère et notamment allemande et autrichienne (cf. Le Livre Blanc de l’Astrologie, sur le web) jusque dans les années Cinquante puis américaine comme indiqué. Cela aurait pu en rester là avec des congrès espacés. Il aura fallu ainsi attendre 20 ans entre le congrès de Paris de 1953 et celui de 1974 ! on notera qu’André Barbault, bien qu’impliqué dans celui  de 1953 et  devenu Vice-président du CIA, n’en mettra aucun sur pied tout au long de cette période si bien que l’on peut penser que l’ère des congrès qui suivra le congrès de 1974 correspond à un nouveau modèle pour la communauté astrologique francophone.
Cette nouvelle ère  fera désormais  du congrès (colloques, rencontres, journées etc.)  un événement récurrent et emblématique de la vie astrologique et cela continue jusqu’à nos jours, près de 40 ans plus tard. Au cours de ces 4 décennies, bien plus d’une centaine  de congrès se tinrent dans le cadre de structures françaises ou francophones. (cf.  Le Guide Astrologique,  Paris, Ed. O. Laurens, 1997). On ne reviendra pas ici sur la chronologie de toutes ces manifestations car nous entendons insister ici sur le processus imitatif à partir d’une matrice dont nous sommes – c’est un fait  qui semble historiquement acquis- le principal artisan. Signalons toutefois le cas intéressant de la Suisse où nous organisâmes les premiers congrès astrologiques (1979/1980) jamais tenus dans ce pays, avant les congrès de Suisse Allemande de 1981  et au-delà ( à Lucerne, Zurich, Bâle) pendant plus de 20 ans.
Or était-il si évident que cela de réunir des astrologues selon un schéma qui joue un rôle majeur dans d’autres domaines socioprofessionnels, autour donc  d’un programme censé être suivi à la lettre d’un bout à l’autre? On notera que le genre était déjà bien en place Outre-Manche et Outre Rhin sans parler des USA. Mais la France était restée nettement  à la traîne sur ce créneau, ce qui nuisait singulièrement au rayonnement de son Astrologie, dans la mesure où les congrès sont voués à être des lieux de brassage, exigeant une certaine variété dans les interventions car cela n’aurait pas de sens que chaque intervenant répétât la même chose.
Ainsi, le Congrès « américain » de 1974 qui aurait pu n’être qu’un événement sans lendemain allait-il devenir le premier d’une série ininterrompue de rencontres, de « week ends », dont le principe était d’inviter à parler un nombre significatif d’astrologues  sur une durée qui pouvait atteindre une semaine,  avec parfois plusieurs activités simultanées. (Comme à Paris en 1974). On  trouvera nombre d’archives audio et vidéo sur le site teleprovidence.com.
Ce qui caractérise un modèle, c’est qu’il est repris par d’autres que le pionnier. C’est ce qui va se passer très rapidement avec les congrès du GERAS, de la SFA avant la fin des années 70. On passe du modèle à une mode. A partir du début  des années 90,  on connait la série de congrès annuels organisée par Yves Lenoble jusque dans le cours de la décennie  suivante et au-delà (avec  Catherine Gestas, Association Source).  La tradition des congrès se diversifiera au XXIe siècle, à Lyon (depuis le début du siècle,  sur une base annuelle puis bisannuelle)  et à Bordeaux (depuis 2008).
La question qui nous intéressera est celle de l’évolution du concept de congrès sur une quarantaine d’années, dans le monde de l’astrologie francophone. Il est clair que les personnes qui participent de nos jours à ce style de rencontres n’ont pas, le plus souvent, conscience, de l’historicité du phénomène. On peut dire que le genre a quelque peu dégénéré, au fil du temps, et n’a souvent conservé que certaines apparences.
Quelles sont ces traits caractéristiques ? Quelque part, il s’agit de choses fort banales dans d’autres milieux mais qui  n’avaient guère cours, avant nous,   chez les astrologues. Et c’est ainsi que ce faisant, le milieu astrologique tendrait à se sentir moins marginal, moins décalé.  On a dit l’importance du programme. Cela s’associe à un rituel qui est celui de  la succession à la tribune des intervenants, selon l’ordre et l’horaire fixé. Une certaine discipline collective est ainsi partagée et acceptée.  Ajoutons  cette réduction de l’espace-temps : le congrès est un lieu de « rendez-vous », de « convergence, de ralliement, les participants venant de diverses villes et régions, voire de différents pays. Cette faculté de mobilisation plus ou moins importante est perçue comme un signe de dynamisme de l’association organisatrice, donc de puissance.
Si tous ces éléments  continuent à fonctionner, en revanche, la qualité des débats aura sensiblement et singulièrement décliné au nom d’une recherche d’harmonie de façade et de principe comme si tout était déjà joué avant même l’ouverture de la réunion. Or, c’était là s’arrêter à mi-parcours à l’instar d’un cinéaste qui se contenterait de constituer un casting et n’improviserait pas tout au long du tournage. En fait, disons-le, sans un excès de modestie, le congrès tel que nous l’avions lancé impliquait un certain talent d’animateur que ceux qui nous imiteront n’auront pas. Ce talent nous permettait de faire discuter entre eux les intervenants du programme mais aussi les astrologues de talent qui nous rejoignaient en cours de route, bien que non invités, à l’instar d’un Jean Carteret, qui débarquait sans prévenir, au lieu de cloisonner les interventions. Autrement dit, le programme était la carte et non le territoire. Il ne nous serait pas venu à l’esprit de ne pas donner la parole à des personnalités du milieu astrologique ne figurant pas sur le programme, quitte à ce que cela se fasse aux dépens d’intervenants « officiels » moins performants, moins intéressants pour la dynamique du débat. On en arrivera d’ailleurs, à l’ère Lenoble-Gestas à une disparition de tout débat, les intervenants  se succédant sans  autre forme de procés, sans même qu’il y ait place pour des questions, du fait  qu’ils excédaient leur temps de parole. Autrement dit, aucun travail d’écoute n’était engagé par qui que ce soit tout au long du  Congrès ou du moins ne  parvenait à se manifester. Le congrès  cessait d’être un creuset.
Mais ce qu’il faut comprendre, et cela peut sembler paradoxal, c’est qu’un tel formalisme ne faisait sens que par référence à  nos congrès, dont les nouveaux congrès conservaient la lettre mais guère l’esprit et cela en dépit du fait que nous n’avons jamais cessé d’organiser des congrès dans la lignée des premiers et en fait en faisant évoluer la formule dans le sens d’une disparition des temps de parole  voire  des programmes en bonne et due forme, comprenant qu’il s’agissait là d’un obstacle à la dynamique du congrès (cf. les films sur teleprovidence)..Autrement dit,   la formule actuelle des congrès de Lyon, de Bordeaux ou d’ailleurs  correspond à un état premier qui  était voué à évoluer. En effet,  du fait même de la mode des congrès,  il était logique que s’instaurât un nouveau modus vivendi, qui se délestât de certains échafaudages des débuts. Or, les choses se sont figées et l’on annonce des congrès « bas de gamme » qui n’ont pas le savoir -faire des congrès de référence. C’est une stratégie courante des imitateurs d’évacuer les aspects les plus sophistiqués du modèle suivi pour pouvoir annoncer leur succès mimétique.
Le congrès astrologique, en effet,  est d’abord marqué, selon nous, par une tension vers l’unité, non pas seulement le fait de se retrouver dans un même lieu et un même temps mais d’avancer dans les convergences intellectuelles car il ne faut pas confondre la fin et les moyens.
Cette quête d’unité impliquait en effet une certaine décantation des discours tenus par les uns et les autres, le retour à l’essentiel, c’est-à-dire à ce qui était commun par-delà les différences.  Chaque congrès, dès lors, devait être un événement non pas seulement du fait de la présence de tel ou tel astrologue sur le programme mais par le travail accompli tout au long du dit congrès, d’où notre préférence, par la suite, pour le mot « colloque »,  à savoir non pas seulement être ensemble mais  parler ensemble.
Or, force est de constater que les « nouveaux » congrès allaient prendre de plus en plus une dimension pédagogique : on venait pour apprendre, d’où des cours magistraux. Le public  était certes plus nombreux-et disposé à payer plus cher- mais  il s’agissait plus de consommateurs que de chercheurs. Il ne fallait surtout pas « cracher dans la soupe » car cela n’était pas bon pour le commerce.  C’est donc la qualité même du public qui avait changé et donc son attente, sa demande. Mais l’on n’en gardait pas moins le pavillon « congrès »,  affirmant ainsi une continuité assez superficielle. Les interventions devenant plus longues,  leur nombre déclinerait d’autant et le nombre d’astrologues de haut niveau présents en un même lieu décroitrait logiquement,  ce qui nuirait à la représentativité de telles manifestations, auxquelles on finirait par préférer les forums  sur minitel puis sur Internet, le congrès tendant à n’être plus qu’une enveloppe vide, un fait purement social de retrouvailles annuelles ou bisannuelles, avec une très forte prédominance féminine qui n’était nullement sensible au cours des quinze premières années de l’ère des congrès(1975-1990). Il nous apparait que la pensée astrologique s sera peu à peu sclérosée du fait du remplacement, de facto, de nos congrès devenus marginaux par de  grandes messes au Palais des Congrès, étrangement placé face à l’Hôtel Méridien de la Porte Maillot qui avait accueilli le congrès de septembre 1974, un quart de siècle plus tôt.
Revenons à la façon dont cette ère prit forme. On a dit qu’il y avait eu le congrès de 1974 qui s’inscrivait dans une série  déterminée par l’australienne  Julienne Mullette (Sturm),  passant d’un pays à l’autre comme en 1935-1937, on était dans le cadre de congrès « internationaux »  organisés par une plateforme allemande animée par Hubert  Korsch..  Or, en 1975, nous fîmes sécession avec le CIA (Centre International d’Astrologie) pour créer le MAU (Mouvement Astrologique Unifié) et dans la foulée, nous décidâmes d’organiser un congrès international  pour le mois de décembre. La suite appartient à l’Histoire du milieu astrologique du XXe siècle.  Nos congrès, il est bon de le souligner, ne se cantonnèrent nullement à Paris mais sous diverses formes, avec divers partenaires,  à l’étranger,  à Genève, Madrid, Londres,  Bruxelles, Tournai, Tel Aviv (Petah Tikva) ou Luxembourg, sans parler des congrès provinciaux, à Lyon, Nice, Amiens, Toulouse, Metz,  Lille, Dijon,  Montluçon, Orléans, Toulon, Saint Maximin,  Lumbin, Tours,  Nantes, Reims,  Rouen, pour ne mentionner que ceux tenus jusqu’en 1990. C’est dire que la décennie suivante avait été préparée et précédée  par quinze années d’intense activité en termes  de congrès. On rappellera qu’en 1985, la Fédération Française d’Astrologie (FFA) de Danièle Rousseau, organisa  à Cannes, un congrès, dans la tradition que nous avions  établie.
Peut-on séparer la dimension sociale d’une communauté  de la dimension intellectuelle ? Selon nous, ce qui constitue le socle d’une communauté, c’est la référence à un même modèle, quand bien même serait-il décliné, appliqué de diverses façons. Or, le congrès aura eu cet effet pervers de proposer un nouveau socle, se situant dans la sphère sociale et n’exigeant pas la recherche d’un savoir matriciel  recentré,  ressourcé. Or, selon nous, en dépit des apparences, le milieu astrologique se retrouve autour du mot Astrologie, autour de la pratique des « thèmes » mais il  n’est pas parvenu à dégager un véritable fil directeur, une structure cyclique recentrée, ce qui conduit à ne pas laisser  assez de liberté aux astrologues, dès lors que l’on confond les structures et les solutions conjoncturelles qui ont pu prévaloir à telle ou telle époque mais qui ne font pas pour autant foi.  
Dès lors, par-delà la problématique du « congrès », nous lançons, quarante ans plus tard la problématique du « modèle ».
JHB
05.06.13

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Le structurel et le conjoncturel en astrologie‏

Posté par nofim le 12 juin 2013

Le caractère conjoncturel  des subdivisions en Astrologie.
Par  Jacques Halbronn
 
 
Il importe de ne pas confondre en astrologie les apports structurels et conjoncturels.  Ce qui est structurel, c’est ce  qui est immuable, ce qui est conjoncturel est ce qui varie au sein du savoir astrologique. Mais il arrive que le conjoncturel revête le masque du structurel et c’est ce qui, historiquement, s’est produit en Astrologie et qui la mine.  Dès lors, le structurel peut ne plus être clairement appréhendé vu qu’il est noyé dans le conjoncturel.
Notre objectif est de rétablir le distinguo entre l’architecture générale de l’astrologie et ses aménagements ponctuels, ce sur quoi les  réformateurs  de l’astrologie, depuis Kepler, ont échoué. C’est ainsi que Kepler, il y a 400 ans, en proposant d’ajouter des aspects  – ce qui était son droit à titre de praticien- a présenté cela, à tort,  comme une nécessité structurelle. En outre, en évacuant les maisons et le zodiaque, il a jeté le bébé (structure) avec l’eau du  bain (conjoncture). Nous pensons notamment que les étoiles fixes doivent retrouver leur statut structurel alors que l’on n’en parle plus actuellement que comme un apport conjoncturel,  dont l’astrologue peut ou non se servir,  à son gré.
Notre principal apport à l’astrologie concerne le cycle de 7 ans qui devrait prochainement devenir LA  référence, tous les autres cycles en étant tributaires. 7 ans, c’est la mesure de l’unité astrologique de temps dont nous entendons doter l’Astrologie du XXIe siècle. Que l’on ne se méprenne pas, cela n’a strictement rien à voir avec  le fait de compter de 7 ans en 7 ans à partir de la date de naissance, ce qui ne correspond à aucune configuration céleste, les transits pour nous étant une monstruosité reliant des états astronomiques décalés les uns par rapport aux autres, du fait  du non recours aux étoiles « fixes » et  à une vraie récurrence planétaire qui ne saurait être que sidérale.
En effet, en saturant l’astrologie de données  astronomiques, l’on tue toute forme de récurrence  à l’échelle d’une vie humaine et on noie  ainsi l’astrologie individuelle dans l’astrologie mondiale, historique, ce qui est paradoxal de la part d’astrologues qui ne jurent que par le respect et la spécificité de l’individualité.
On nous accordera qu’un cycle de 7 ans est bien à visage humain et qu’au cours d’une vie, nous pouvons vivre un certain nombre, et pourquoi pas une douzaine, ce qui donne 84 ans, le cycle sidéral d’Uranus (cf. notre  récent entretien avec Kevin Lagrange, à Bordeaux, pour teleprovidence). L’avantage d’un tel cycle, c’est qu’on peut l’utiliser sans éphémérides, une fois que l’on a établi un point de repéré, que l’on connait un de ces cycles, à quelle date il commence et donc se termine, puisque c’est le même calendrier pour tous. On a bien là un recentrage technique remarquable.
Donc nos textes actuels  anticipent sur ce que sera l’astrologie de demain. Cela ne signifie pas que l’on ne puisse greffer sur un tel système toutes sortes de savoir faires, mais ce ne sera plus là qu’une affaire en quelque sorte privée, qui dépendra de chacun et qui ne plombera pas l’image de l’astrologie.  Que le praticien  complète notre modèle comme il l’entendra du moment qu’il en fait sa référence et donc son garde-fou, son lien avec ses collègues ! Que l’on ne confonde plus l’astrologie générale  avec les recettes personnelles, qu’elles se référent ou non aux astres, qu’elles relèvent de la thérapie ou de la voyance.
Toutefois, comme nous l’avons souligné dans de précédents textes, il est une information non astronomique dont les astrologues ne sauraient se priver, c’est celle du sexe. Dans le cadre de l’astrocyclologie, nous avons  affirmé que l’astrologie, la mal nommée, était l’interface entre l’astronomie et l’anthropologie, ce qui implique pour l’astrologue de connecter ces deux plans sur la  base des critères les plus simple, à savoir  le couple planète/étoile et le couple Hommes/Femmes.
Ce cycle de  7 ans dont nous traitons ici exige la connaissance d’une seule date, tous les 7 ans et en fait, l’on pourrait se contenter d’une seule date tous les 30 ans quand Saturne passe sur l’étoile fixe royale Aldébaran, puisque après l’on peut procéder de 7 ans en 7 ans, les quatre étoiles fixes royales constituant un quadrilatère  cosmique naturel (dont la somme des angles donne nécessairement  360°). En effet, dans notre démarche, une certaine forme de précision nous apparait comme dérisoire. C’est comme cet homme sans montre qui nous demande l’heure « exacte » alors qu’il ferait mieux de se contenter d’une approximation s’il n’a pas les moyens de consulter sa montre à tout instant. Nous suggérons de rester « dans le vague », de donner une estimation « à la louche », tant la précision en astrologie, tant sur les données de base que sur les prévisions est un leurre pseudo-scientifique. Par « précision », nous entendons – on l’aura compris-  en termes de date au jour près.
Le cycle de 7 ans, comme tout cycle, comporte un algorithme, une dynamique interne avec des états, des stades successifs. Toutefois, il nous semble tout à fait vain de fixer les dates des périodes intermédiaires, procédé qui a beaucoup nui à l’astrologie au cours des siècles, l’astrologie étant malade de ses subdivisions. (cf. le colloque de 2008, Maison des Associations, rue Caillaux, sur teleprovidence). Comme on sait le mieux est l’ennemi du bien.
Que n’a-t-on inventé depuis tant de temps pour baliser la marche des planètes ? On  pollue ainsi les données cycliques de base par d’autres données totalement arbitraires.  La plupart des apports à l’astrologie sont liés à une telle volonté d’un surcroit de précision. On le sait pour les maisons avec les différents systèmes de domification, de trisection ou de bissection (octotopos) de chaque quadrant.  Les tenants de tel ou tel mode de découpage mettant en avant la plus grande précision obtenue, notamment en matière de prévision (directions), attachant la plus grande importance au passage d’une subdivision à une autre.  Le Zodiaque relève également de ce syndrome de la subdivision et l’on voit nos astrologues actuels calculer si telle planète est ou non passée dans tel signe car « cela change tout », ce qui donne lieu à la technique des degrés monomères, aux techniques de rectification de l’heure de naissance et tutti quanti.
Le problème, c’est que la plupart des astrologues en sont encore à considérer les dites subdivisions (en signes, en maisons, en aspects) comme étant les « bases » de l’astrologie. Or, n’est fondamental en astrologie que le cadre global, comme la conjonction de deux astres, les aspects  ne jouant, eux aussi, que le rôle de subdiviser (cf. les travaux d’André Barbault et d’Yves Lenoble à ce sujet).  Toutes ces techniques d’appoint, de complément,  introduisent en astrologie une sorte de matériau qui  parasite l’astrologie et la  fausse. Or, une telle situation est emblématique du caractère pernicieux des additions au systéme supposées l’améliorer, le perfectionner. Que tel astrologue mette au point, pour son usage privé, telle ou telle technique, pourquoi pas, on l’a dit plus haut mais quand de tels procédés en arrivent à envahir l’espace astrologique tout entier et s’y incrustent, il faut mettre le holà.
.Autrement dit, tout procédé de subdivision sera considéré comme suspect dès lors qu’il se présentera comme une donnée définitivement acquise et consubstantielle au cœur de l’astrologie. Il importe de relativiser toute forme de subdivision et de la considérer comme une donnée amovible, transformable, voire interchangeable et surement pas à placer sur le même pied que les structures principales d’encadrement. Ce qui va permettre un sensible délestage de toute une partie de la tradition astrologique qui n’aura plus qu’un intérêt ponctuel, anecdotique et très relatif.
Cela vaut pour les maisons intermédiaires (II, III, V, VI, VIII, IX, XI, XII) mais aussi pour les signes intermédiaires, c’est  à dire  d’un point de vue tropique (taureau, gémeaux,  lion, vierge,  scorpion, sagittaire, verseau, poissons) ainsi que pour les aspects intermédiaires (sextile, trigone, opposition, carré, semi-carré etc.).  Cela signifie que les astrologues peuvent subdiviser les « cadres » (étymologiquement à base 4) à leur guise, car l’important est qu’ils préservent  le moule central.
D’un point de vue ethnométhodologique (Harold Garfinkel), nous dirons qu’une grande part du « savoir ‘ astrologique est en fait constitué d’aménagements propres à tel ou tel praticien, qui se seront maintenus indument.  Si les axes fondamentaux de l’astrologie doivent en effet perdurer, cela ne saurait en principe être le cas des éléments subalternes au risque de mettre sur le même pied  le crucial et le contingent, ce qui a une valeur universelle et ce qui n’en a une que ponctuelle, résiduelle, subsidiaire. Il est triste de voir tant d’astrologues ne plus savoir distinguer entre ces deux dimensions. On comprend que le rôle de l’historien est de mettre en évidence celles-ci, le passé permettant de relativiser le poids des apports du présent faute de quoi le présent est plombé par le passé. Or, quand le contingent  perdure, le passé ne peut plus servir de référence…
Ce que nous disons, à propos du cycle de 7 ans, c’est qu’il est  vain de tenter de subdiviser celui-ci en un certain nombre de secteurs (d’un mot qui signifie couper, dissection) car un tel  découpage ne peut qu’être indicatif, approximatif. Il vaut mieux s’en tenir à l’idée que l’énergie de début de cycle est condamnée à s’épuiser progressivement. Ni plus ni moins.
Il nous apparait dès lors que les astrologues qui refusent de replacer les subdivisions  à un niveau d’importance plus modeste  sont précisément des personnes qui  mettent un point d’honneur à apporter leur contribution en aval.  Elles sentent instinctivement que l’affirmation selon laquelle les  secteurs (c’est-à-dire ceux qui divisent les « cadres ») sont des élucubrations secondaires est une façon  pour une caste supérieure de prendre ou de garder le pouvoir en  affirmant la fixité de certaines choses par opposition à d’autres qui sont vouées à être mutables.
Le modèle que nous préconisons peut servir de fondement à toute une société qui l’adopte, mais dont chaque membre introduit des compléments  qui varient de l’un à l’autre.  Au-delà d’un certain seuil, la conscience d’une origine commune tend à s’estomper  et il est alors temps de procéder à un recentrage et à une redistribution à frais nouveaux  des solutions de continuité que sont  de nouveaux modes de subdivision. Or, force est de constater  la stagnation des diverses façons de subdiviser toutes sortes de cycles. Ce qui aurait dû rester périphérique et  provisoire, temporaire finit par faire partie intégrante du tableau, ce qui relève d’une pathologie de l’épistémè (cf. notre étude sur le site hommes-et-fait.com)
Un cas assez troublant est celui des 12 signes du Zodiaque. Autant les 12 maisons apparaissent-elles comme  n’étant que des dérivations par rapport aux « angles » (AS, MC, DS, FC), autant les 12 signes peuvent-ils se présenter comme découpés par  les lunaisons mensuelles. Les choses sont en réalité plus complexes qu’on pourrait le croire.  Il y a bien 4 saisons et non pas 12.  Certes, on connait tous ces calendriers à 12 signes construits sur la base d’un cycle soli-lunaire, qui se déploie de 30° en 30°. Selon nous, la conjonction soleil –lune aura fini par jouer un rôle beaucoup trop marquant. Ce n’est selon nous qu’un épiphénomène. Le Zodiaque est certes issu d’un découpage en 12, à partir du « point vernal »,   qui ne coïncide d’ailleurs aucunement avec  les lunaisons, sans parler du zodiaque des constellations.  Or, il nous semble évident que le zodiaque préexiste à son usage en astrologie, tout comme le calendrier  et que l’astrologie aurait pu fort  bien s’en passer en lui substituant d’autres modes de subdivision découpant les choses autrement. Que l’on distingue le mobilier de l’immobilier.  Les subdivisions sont de l’ordre du « meuble «, à l’instar d’occupants d’un immeuble décorant chacun leur appartement  dans un style différent alors que l’organisation des appartements est la même pour tous. Les grands axes, les angles, les conjonctions sont de l’ordre de l’immeuble, de ce qui a été conçu par l’architecte…
Pour nous résumer, il faut apprendre à distinguer  la part des solutions de fortune (conjoncturel) du statut des structures centrales, ce qui revient notamment à tout ramener au 4, sachant que si l’on divise 28 par 4, on obtient 7, la « semaine » (du latin pour sept, comme hebdomadaire est à rapprocher de hepta, sept en grec).  Nous invitons les praticiens de l’astrologie à faire plus de fantaisie, de liberté et à renouveler chacun à sa façon la présentation des subdivisions au lieu de tenir celles véhiculées par la tradition de « constantes ». Que chaque praticien, tout en se référant à un modèle unique (le cycle de 7 ans)  aille le compléter à sa façon, et le cas échéant  varie les formulations selon ses clients, l’important est qu’il recourt à des images, des expressions dont il maitrise bien le sens, la portée au lieu de reprendre un symbolisme ancien qui lui est devenu largement étranger. Le problème des praticiens, c’est paradoxalement, qu’ils sont trop respectueux de la lettre de l’astrologie et qu’ils  acceptent celle-ci en bloc. Nous espérons que cet article leur aura montré qu’ils ont une liberté de manœuvre dont ils doivent user pour que l’astrologie soit vivante et parlante. Il n’est pas interdit  pour le praticien de rajouter sa « sauce »  A condition que cela ne se fasse pas aux dépens de la conscience de la structure commune à  tous/
Que l’on comprenne bien que si l’on mélange à ce qui est vraiment solide en astrologie des notions qui le sont beaucoup moins, le résultat global sera  catastrophique car le vrai et le faux cohabiteront, d’où des pourcentages de réussite qui ne pourront que décliner. Pour les tropicalistes, par exemple, le passage d’un astre en  signe cardinal devra être plus déterminant que le passage en signe fixe ou en signe mutable. La conjonction devra être prise plus en considération que tout autre aspect (notamment en transit). Idem pour les maisons angulaires par rapport aux maisons succédentes et cadentes. Mais le repére le plus sûr est certainement la conjonction de Saturne avec l’une des quatre étoiles fixes royales, ce qui constitue le véritable socle de l’astrologie…
 
 
JHB
05.06.13

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Les femmes et la société‏

Posté par nofim le 4 juin 2013

Une classe moyenne à reconstruire autour des femmes
Par  Jacques Halbronn
 
Notre société  souffre de ne pas disposer d’une classe moyenne, cela tient à la défaillance des femmes qui  visent tantôt trop  haut,  tantôt trop bas mais manquent le (juste)  milieu pour lequel elles sont faites. Faute en effet d’arriver aussi haut qu’elles l’espéreraient, elles se résignent  finalement à accomplir des tâches au-dessous de leur compétence. C’est tout le drame de la condition féminine actuelle, que l’on berce d’illusions et  qui n’acquièrent pas les aptitudes qui les rendrait vraiment indispensables.  Le statut  de la femme aura ainsi été durablement déstabilisé.  En fait, bien des femmes  compensent une position médiocre par de beaux discours, comme on pimente un plat insipide.
Par là même,  elles ont du mal à se situer par rapport aux hommes, à les compléter utilement.  Les choses n’auront fait que se dégrader au cours du dernier demi-siècle.  On peut dire qu’elles étaient mieux installées dans la vie antérieurement, notamment autour du statut de secrétaire. Depuis, les hommes ont  appris à se servir d’un clavier et ils n’attendent plus des femmes que d’accomplir des tâches de bas de gamme, bien en dessous de ce qu’ils demandaient de leur secrétaire…
Les femmes, d’ailleurs, sont devenues de plus en plus exigeantes mais plus en tant que consommatrices que productrices.  Elles sont passées de l’autre côté de la barrière, comme inspectrices des « travaux finis ». En tant que consommatrices, il est vraies qu’elles sont assez douées mais ce faisant elles se mettent sur la touche et accentuent le fossé qui les sépare des hommes.
Qu’entendons-nous par « classe moyenne » ? Est-ce que cela veut encore dire quelque chose ? Les femmes ont déserté ce créneau et probablement elles n’ont pas été formées de façon adéquate par leurs mères.  Cela contribue d’ailleurs à fragiliser leur  couple en ne parvenant pas à se positionner correctement.
Par voie de conséquence, les hommes  ont tendance à se débrouiller sans elles, en ne leur laissant plus grand-chose à faire comme s’il ne fallait plus trop en attendre. Au lieu de proposer d’améliorer  un produit encore à l’ébauche, les femmes  vont  reprocher aux hommes de ne pas avoir mené à bien leur  projet jusqu’au bout. Or, en disant cela, elles montrent qu’il y  a un malentendu, un quiproquo puisqu’elles attendent des hommes ce qu’elles devraient, elles-mêmes,  apporter.
Prenons l’exemple d’une pianiste.  Elle vous dira qu’elle ne compose pas, qu’elle serait bien incapable de prolonger un travail musical qu’on lui confierait ou de le restructurer. Le plan du signifiant est considéré par elles comme tout à fait hors d’atteinte.  Entendons  par là la partition, les notes. On n’y touche pas. C’est comme ça.   Elle a donc une vision totalement  subalterne de ce qu’elle peut apporter. Elle va compenser cela, toutefois,  en surestimant, non  sans une certaine dose de vanité,  son apport au niveau de l’interprétation, du « signifié » comme une enfant qui réciterait sa poésie de tout son cœur,  sans écorcher le moindre mot. Le niveau de ses initiatives est minimal mais cela ne l’empêche de recueillir les applaudissements du fait de l’absence du  compositeur, le plus souvent d’ailleurs décédé tant son répertoire est souvent « rétro ».  
Autrement dit,  les femmes de nos jours se sont construit  une idée de leur rôle qui est tout en bas de l’échelle alors qu’elles auraient pu collaborer à un niveau qui est celui de la « classe » moyenne.  Elles se sont marginalisées et elles interviennent à la marge.
Autre exemple : une femme rencontre un auteur qui  met en ligne des textes qui sont  parfois des brouillons. En effet, Internet correspond selon nous au  pôle masculin et  le livre au pôle féminin, ce qui explique une telle dualité dans la communication du savoir depuis quelques décennies seulement. Or, immédiatement, cette femme va se situer sur le mode de la consommatrice  faisant telle ou telle critique sans chercher aucunement à s’impliquer dans l’écriture. Elle n’a plus le réflexe de la « secrétaire » qui s’est donné les moyens de retravailler un texte, de le distribuer autrement.  Elle est devant un fait accompli à prendre ou  à laisser,  comme si elle était étrangère, spectatrice.
Comment expliquer une telle absence, un tel désengagement ? Notre diagnostic est le suivant.   Quand les femmes se sont émancipées, elles n’ont pas réussi à  déterminer quel pouvait être leur rôle. Elles se sont basées sur ce qui était en place sans parvenir à repenser le statu quo.  Elles  ont raté une occasion historique. Certes, il y a eu, comme on l’a dit, la formule du secrétariat mais  cela n’a pas pris la dimension souhaitable.  Les compositeurs avaient pris l’habitude de produire des œuvres abouties et donc  ne permettant pas aux femmes de jouer un rôle clef. Elles ont par trop limité leur marge de manœuvre alors qu’elles auraient pu contribuer bien plus intensément à la production musicale des deux derniers siècles.  Bien pis, elles auraient  épargné ainsi aux hommes un certain travail fastidieux de précision qui empiétait sur la liberté  de chaque interprète, ce qui s’est  effectivement présenté avec le jazz. Elles ont manqué d’audace, elles n’ont pas voulu être des collaboratrices, au plein sens du terme. Qui trop embrasse mal étreint.
Rappelons les grandes lignes de notre modèle : des œuvres majeures qui sont déclinées par une pluralité d’interprètes, de praticiens qui ce faisant constituent une communauté.  Au lieu de cela, on en est resté à cet écartèlement entre un auteur omniscient et des exécutants dociles qui n’oseraient aucunement changer une note, voire modifier l’ordre des mouvements d’une sonate, si l’on reprend le cas de la musique comme étant emblématique. Le seul domaine où la complémentarité s’est jusqu’à présent maintenue est évidemment celui de la procréation, notamment en France, championne de la natalité. Mais au lieu d’étendre ce domaine à d’autres, les femmes en ont fait comme une sorte d’exception et d’aucuns ont jugé que sur d’autres plans, les femmes devaient avoir d’autres ambitions. Or, il semble bien que dans les prochaines décennies, même dans le domaine de la procréation- d’où les manifestations actuelles – et déjà l’IVG avait créé une situation assez ambivalente- .le rôle des femmes semble compromis, à terme Comment décrire la situation actuelle ?  Les femmes ont visé trop bas. Elles parlent d’égalité mais cela ne vaut que pour les hommes qui sont en bas de l’échelle. Cette égalité de bas de gamme aura nourri leurs illusions, créneau d’autant plus problématique qu’il est de plus en plus menacé par les progrès technologiques. Les femmes se sont ainsi prolétarisées.
Nous pensons d’ailleurs qu’il n’est pas trop tard pour voir émerger une nouvelle génération de femmes qui auront compris la leçon et qui  sauront intervenir dans le processus de création à un stade beaucoup plus précoce au lieu de s’en tenir à  attendre l’accouchement de l’œuvre. Il leur revient d’aider les hommes à accoucher en précisant que c’est ce qu’elles font dans le processus de procréation : ce qu’on appelle accouchement c’est en fait la femme qui aide l’homme à accoucher en  recevant  la semence et en conduisant à bien les choses, en ne se contentant pas de jouer le rôle de la nourrice.. On renvoie à Socrate et à sa maïeutique.  Demain, il faut qu’une nouvelle génération de sages-femmes soit formée avec une toute nouvelle mentalité. Tel est le nouveau modèle socio-sexuel que nous préconisons.
 
 
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JHB
03. 06. 13

Publié dans FEMMES, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Le « méta » et les femmes

Posté par nofim le 4 juin 2013

Nous voudrions  nous focaliser sur la forme grecque « méta » pour désigner un phénomène majeur qui est celui de l’addition, de l’ajout dont nous avons déjà traité dans un  grand nombre de textes. Mais le terme « méta » a une dimension temporelle alors que celui d’addition était plutôt de l’ordre du spatial. Or, d’un point de vue cyclique,  le facteur temps est crucial.
Dans un récent texte de sociologie de la demande d’astrologie, nous avons récemment traité du métalangage, c’est-à-dire de l’interface entre la carte et le territoire.  Le métalangage serait, pour nous, le moyen  de parvenir à se servir du langage en ne se contentant pas d’apprendre des mots. Et nous disions qu’il valait mieux maitriser un nombre restreint de mots que d’accumuler une quantité de mots qui ne sont liés entre eux au niveau du signifié et non du signifiant. Or, on ne circule bien dans une langue qu’en passant par les mots et non en tenant compte de ce qui en est dit, ce qui serait peu ou prou aliénant. Le signifié serait le « meta » du signifiant, notamment dans des langues comme l’anglais où les signifiants  ne  communiquent guère  entre eux, tant ils diffèrent les uns des autres. Le signifiant anglais est constitué d’éléments qui  ne sont pas  reliés par la vue mais par l’ouïe, c’est-à-dire par ce qui en est dit et  non par ce qui s’écrit.
Etre dans le « méta », c’est être programmé pour intervenir toujours après, dans un second temps. On est satisfait d’avoir à répéter ce qui a déjà été dit, à déclamer ce qui a déjà été écrit. Le Méta, c’est le Déjà. (« Déjà-vu », forme passée en anglais).
Mais ce qui caractérise les gens du « méta » (cf. aussi la notion de « tselem » que nous avons développée sur hommes-et-faits.com, passer par google), c’est qu’il s’inscrivent dans une série, dans une succession.  Ce sont d’ailleurs des successeurs, des héritiers, des descendants  qui gèrent un héritage par opposition aux ascendants. On est donc bien dans l’après, dans le « posthume ».(post : après).
Celui qui a pris l’habitude de lire à voix  haute se lie, se relie à un modèle, à un moule. Certains lisent avec un tel brio que l’on oublie qu’ils lisent. En vérité, le monde est devenu un immense théâtre, une « comédie humaine » dont la plupart des acteurs, des agents  s’inscrivent dans le « méta ». Etre dans le méta pourrait être compris comme ce qui vient après, comme l’avenir mais en réalité, cela renvoie à un  passé que l’on réinstaure, que l’on ressuscite, que l’on réchauffe.  On ne cesse d’essayer de redonner vie à ce qui est déjà figé, fixé, mort.  En cela, notre civilisation est morbide et elle l’est notamment du côté des femmes. On est dans une logique de survie et l’on n’aime guère ceux qui sont encore en vie. Cela fait penser à ces films qui opposent les vivants à des zombies, à des morts vivants. Les gens qui sont dans le « meta » sont des zombies avec lesquels l’humanité vivante serait en symbiose. Mais les machines, aussi, ne sont-elles pas dans cet état de  simulacre de vie ? D’où des affinités certaines entre femmes et machines, les machines étant une aide majeure aux revendications égalitaires des femmes ? On va vers une équation :  femme + machine= homme, pour paraphraser Lénine.
Dans de nombreux meetings, les hommes improvisent et les femmes lisent ; Elles ont besoin d’un filet. Elles restent dans le petit bain. Et souvent le public est dupe surtout quand la lecture a été  conduite avec entrain. Celui qui lit est comme celui qui applique, irresponsable.  Il a le droit de dire ce qu’il dit, puisque c’est écrit. Il a le droit de rire ou de pleurer puisque c’est écrit, qu’il en a reçu l’ordre (d’en haut). Quand Hannah Arendt écrit sur le cas Eichmann, elle met en évidence  un tel schéma. On  connait aussi les expériences au cours desquels le sujet  martyrise  quelqu’un (en fait un comédien) parce que c’est prévu ainsi. On fait ce qu’on nous dit de faire.
Que l’on nous comprenne bien ! Nous ne faisons nullement le procès des femmes ici. Nous constatons qu’elles rejettent de telles descriptions et c’est bien là le problème car il y a un énorme de décalage entre les discours et les actes. Prenons le cas que nous venons de citer d’une femme qui viendrait de lire « avec le ton » un texte – comme c’est le cas dans les clubs de poésie, par exemple mais il en est de même pour l’interprétation d’une pièce musicale classique comme dans le karaoké. Si on lui fait la remarque qu’elle est dans le « méta », dans l’imitation, dans la duplication – et qu’il y a des milliers de personnes qui pourraient en faire autant, à quelques nuances près, elles répondront qu’elles l’ont fait mieux que d’autres. Car le joker des femmes, c’est la perfection, ce qui signifie d’ailleurs que l’on se référé à un modèle.  Quelque chose d’inédit, d’improvisé ne peut être qualifié de « parfait ». Dont acte mais dans ce cas, comment ne pas reconnaitre qu’il y a nécessairement des gens qui ont composé les textes qui sont ainsi interprétés et là il y a comme une sorte de point aveugle. Comme si les créateurs étaient des dieux surhumains sans commune mesure avec les hommes d’aujourd’hui qui, de facto, sont décrits implicitement comme dégénérés, donc comme égaux des femmes.
Les femmes confrontés à des idées nouvelles, inédites, inouïes, sont souvent tentées d’en rire, de les trouver illisibles.  Elles en soulignent les imperfections formelles, ce qui montre à quel point elles veulent faire prédominer leurs propres valeurs « méta », c’est-à-dire « finales », de fin de cycle. On dirait qu’elles veulent tuer la nouveauté « dans l’œuf », décourager les téméraires mâles  qui osent  tenter d’échapper au moule. On ne saurait leur reprocher de défendre leur cause et de voir midi à leur porte. Mais nous nous en prenons surtout aux hommes qui les instrumentalisent.
Et en même temps,  les hommes n’ont-ils pas vocation à se servir des femmes  pour « compléter » leurs esquisses. Ce sont les femmes qui complètent les hommes et non l’inverse. Dire qu’hommes  et femmes sont « complémentaires « est un abus de langage.
Entendons par là que ce que disent les femmes sur  ce qu’elles sont ou doivent être  leur a été dicté par certains hommes. De toute façon, les femmes sont toujours sous influence. Le seul fait que tant de femmes reprennent les mêmes arguments monte bien qu’il y a un modèle sous-jacent qui sous –tend   et guide leurs propos. C’est une leçon rabâchée, ressassée  et devenue comme une évidence, à force.
En fait, toute description déclenche une réaction car  l’on n’aime guère se voir dans un miroir. Cela conduit à une détestation de soi  et cette détestation de soi est instrumentée par certains de façon démagogique, surtout depuis que les femmes votent. Cela aboutit à une sorte de migration identitaire dont les effets pernicieux sont  colossaux. Si dans le domaine des sciences dures, l’objet  ne réagit pas à ce qu’on dit de lui, en revanche, dans le domaine de l’humain, l’objet est modifié par la description que l’on en donne.
JHB
03. 06.13

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La solitude des hommes et des femmes‏

Posté par nofim le 2 juin 2013

Hommes et femmes devant la solitude
Par Jacques  Halbronn
Il est facile de dire qu’il n’y  a pas de problème quand le problème est mal posé, quand plus ou moins délibérément on fait en sorte de ne pas considérer les bons critères, adopter le bon angle de vue.
La solitude nous semble être un bon angle pour distinguer entre les hommes et les femmes. Ou si l’on préfère,  la  situation où l’on se trouve seul. Mais par seul, on entendra ici non pas seulement une présence en chair et en os mais aussi une présence qui peut être celle de tout objet : un livre, un ordinateur, un outil, un instrument. Etre seul, c’est ne pas avoir quoi que ce soit à sa disposition que soi-même. Et même, au fond, la mémoire est aussi  ce qui empêche la vraie solitude d’être assumée.
Etre seul et  être bien dans cette solitude, cela signifie qu’on a de la vie en soi et pas seulement des souvenirs.  Si les femmes sont si excitées d’être enceintes, ne serait-ce pas parce que cette présence en elles est de la vie encore que cette vie ne se situe pas dans leur tête mais dans leur ventre. Mais quelque part, il y a là comme un aveu d’une forme de vide en soi enfin comblé par cette vie de l’enfant à naître et qui donne du sens à la solitude, qui permet de se sentir un être complet, plein de lui-même et non plein de choses extérieures.. Encore que cette plénitude, la femme la doive à une graine plantée en elle par l’homme et cela ne durera qu’autant que durera la grossesse. Après l’accouchement, ce qui était à l’intérieur passe à l’extérieur et donc la solitude redevient une hantise à éviter. Le seul moment où la femme assume pleinement la solitude serait-il quand elle est enceinte et chaque fois qu’elle l’est ?.
Or, il semblerait que les hommes aient une solitude plus sereine que les femmes et donc qu’ils aient moins tendance à la fuir, à la craindre. Il est probable que les neurosciences montreront comment les choses se passent face à la solitude pour les deux sexes. Il y a là une inégalité radicale qui tient au fait que l’homme est porteur d’une « vie » intérieure, qui vaut bien toutes les grossesses. Et c’est grâce à cette vie qu’il est autonome, qu’il peut échapper à l’emprise des autres, de la société, de la communauté, condition nécessaire pour toute véritable création, ce qui va au-delà de la procréation. Et cette vie intérieure qui peut aussi  s’appeler cogito, réflexion, il ne la doit pas à autrui, il  en est lui-même la source, la semence et n’a donc besoin de personne pour avoir de la vie en lui.
La femme a un tel besoin d’un apport extérieur que cela en devient pathétique. Elle n’est  jamais aussi heureuse que lorsqu’elle peut s’approprier ce qui vient d’ailleurs, pour le faire sien. C’est en soi tout à son honneur à condition qu’elle ne se fasse pas d’illusion. On nous dira : mais laissez-la  à ses illusions, soyez charitable ! Tout à fait d’accord. Que la femme remplace l’homme, le prolonge, pourquoi pas mais à condition qu’elle n’en abuse pas au point de prétendre qu’elle est son égal.  
D’ailleurs, la supériorité des femmes ne passe par l’individualité mais par le groupe, ce qui est bien le contraire de la solitude.
Il nous faut ensuite aborder le problème  de la bigamie et de la polygamie, qui est aussi tout à fait révélateur et comporte quelques paradoxes.  Celui qui est bien dans sa solitude  et dont la solitude est féconde va avoir besoin d’émettre, de trouver des récepteurs et nous employons ici sciemment le pluriel. Un émetteur, des récepteurs et non un émetteur pour un récepteur, ce qui est absurde. Est-ce qu’une station émet pour un seul auditeur ? L’auditeur sait pertinemment qu’il n’est pas seul à recevoir ce qui est émis et qu’il faut partager  avec d’autres un tel « privilège ». Un livre n’est pas fait que pour un seul lecteur. On est donc bien là dans un modèle polygamique, du un et du multiple.
Ce qui signe le récepteur, c’est précisément qu’il n’est pas seul et s’il était seul,  il serait l’émetteur et non pas le récepteur. Que se passe-t-il si le récepteur veut se faire passer pour un émetteur ? Il doit affirmer sa solitude, la mettre en scène, en exergue comme le professeur devant ses élèves. L’homme, c’est celui qui est unique, central,  et la femme, celle qui  est membre d’un groupe, d’une salle, du public.  C’est alors le groupe qui est censé être autonome, pas ses membres. C’est un autre enjeu. Et d’ailleurs, l’adversaire de l’homme, ce n’est pas une femme mais des femmes, la société des femmes. Et c’est par ce biais là et par lui seul que la femme peut espérer parfois faire jeu égal avec l’homme, quelque temps.
Que penser dès lors des exigences de monogamie qui sont une absurdité logique flagrante ? Est-ce une volonté de capter l’énergie masculine pour une seule personne ? Peut- être la famille devient – elle alors une polyandrie, quand au mari vient s’adjoindre le fils ?  La femme n’a pas intérêt à affirmer sa solitude. Elle n’est pas unique  mais elle peut faire de ce qu’elle reçoit quelque chose de différent par rapport à ce que d’autres reçoivent d’identique au départ. En cela, les femmes sont en compétition entre elles : il y a émulation.
On dira que l’homme est seul au départ mais pas à l’arrivée alors que la femme est dans le collectif au départ mais  se différencie à l’arrivée.
 
JHB  01 06 13

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