Rire et siffler‏

Posté par nofim le 2 juin 2013

Sociologie du sifflement et du rire.
Par  Jacques Halbronn
 
Henri Bergson a écrit sur le rire. Il aurait pu s’intéresser au sifflement. Les deux expressions ont en commun de correspondre à des sons buccaux sans passer par le langage proprement dit. Tous deux font l’objet d’interdictions : on ne rit pas, on ne siffle pas. On les considère volontiers comme des formes subversives, impertinentes, des sonorités interdites.
Peu importe ce qu’on siffle : il n’est retenu que le fait de siffler.  Et il y a comme un tabou  du sifflement. On peut siffler mais doit-on le faire ?  Il y a néanmoins une liberté de siffler dans la rue à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Mais inversement, la grande musique s’intéresse-t-elle au sifflement ? A-t-on composé pour le sifflement ? Y a-t-il comme une prohibition à son encontre ?  On a le droit de jouer du violon mais pas de siffler dans une église.  Il y aurait dans cet acte de siffler comme une obscénité à l’instar de celui qui mangerait avec ses mains sans se servir de couverts. Serait-ce la trace d’un monde révolu, disparu ? Désormais, les hommes devraient se servir d’instruments pour se faire entendre. Donc le rire et le sifflement  sont des actes déplacés, tout juste tolérés. La parole liée au langage est serve. Pas le sifflement ni le rire.
Quelque part, celui qui siffle ou qui rit revendique un ancien droit, un privilège, un pouvoir. On le laisse faire, avec  une certaine crainte sans oser l’en empêcher.   Toutefois, dans le monde arabo-musulman,  il est aussi mal vu de siffler que pour une femme de ne pas porter le voile. C’est indécent et les musulmans, à Paris, sont incommodés par le sifflement au point souvent d’intervenir quand on siffle devant eux. C’est même la seule chose qu’ils se permettent de faire à l’encontre de ceux qui ne partagent pas la même confession.  C’est plus fort qu’eux.
Il parait que l’on ne doit pas siffler dans les églises, que c’est un manque de respect ; Pourtant le sifflement n’est-il pas la musique des humbles, de ceux qui ne possèdent plus que leur corps, de l’étranger qui ne connait même pas la langue qui se parle autour de lui ?  Quoi de plus approprié, au contraire, que de siffler dans une église, de  communier par le sifflement ?
Certes, il faut apprendre à siffler comme l’on apprend à parler. Cela doit se pratiquer d’assez bonne heure. Et il ne s’agit pas seulement de reproduire un « air » mais d’improviser, de se laisser  posséder par le souffle intérieur, donc par l’esprit (en hébreu, souffle, rouach, voir nos compositions sur le blog  musimprovision)
On rit malgré soi- on n’a pas pu s’en empêcher. On peut produire un sifflement admiratif (comme au Vénezuela, le piropo  à l’intention des jolies femmes). Le rire et le sifflement s’adressent  à autrui, à la cantonade. Ils sont contagieux. Le rire appelle le rire, le sifflement le sifflement.
Il semble que l’on puisse communiquer avec les animaux par le sifflement ; On siffle son chien. L’homme qui siffle se fait oiseau. Certains  singes rient. Il y aurait une forme de régression à rire ou à siffler, en sortant des rails du langage
Face à l’invasion technologique,  rire et siffler ont quelque chose d’écologique. Ils affirment le refus de la machine, du carcan  langage. Il y a une sorte de gratuité, de liberté à rire et à siffler et les sociétés répressives les prohibent. On dit que l’on appelle le diable quand on siffle ; Mais rire est le propre de l’homme (Rabelais).  Le  sifflement  pourrait devenir le signe de ralliement de ceux qui refusent le joug des objets fabriqués, c’est la marque des affranchis.

JHB

31.05.13

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Les deux poles de la judéité

Posté par nofim le 2 juin 2013

La dialectique diaspora-Etat  dans le monde juif
Par  Jacques  Halbronn
 
Le monde juif depuis le XXe siècle se divise en deux entités : des diasporas et un Etat, crée au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale,  situé sur des territoires qui furent au Moyen Age occupés par les Croisés et dont le point axial  est la cité de Jérusalem.  Cet Etat  se trouve enclavé au sein du monde arabo-musulman.
La représentation  que les Israéliens  ont le plus souvent du monde  juif  tend à placer l’Etat d’Israël  en position  centrale, « la » diaspora  étant peu ou prou organisée, articulée  par rapport au dit Etat.
Nous proposerons ici une autre approche/analyse en recourant à des modèles que nous avons appliqués à toutes sortes de domaines, dont notamment celui que nous pouvons décrire comme « l’un et le multiple ». Dans le cas juif, où est l’un, où est le multiple ? Apparemment, l’Etat serait le « un » et la diaspora, le « multiple ». Mais en est-il véritablement ainsi ? 
En effet, la société israélienne ne peut-elle être perçue comme de l’ordre du multiple en ce qu’elle  s’efforce de  conférer une unité à ce qui n’en a guère, ne serait-ce que par la diversité des immigrations juives parvenues en Palestine/Israël  tout au long du siècle dernier ?  Le sociologue Georges Friedmann, il y a déjà un demi-siècle,  parlait à propos d’Israël d’une « Fin du peuple juif ? ».
A contrario, la Diaspora juive a une bien plus longue histoire que celle du jeune Etat et elle a à son actif, depuis un millénaire environ,  un lot  assez extraordinaire de personnages de tout  premier plan qu’il est inutile ici de recenser et ce, en dépit de son petit nombre. Par comparaison, la population féminine qui occupe environ la moitié de la population du monde  n’est pas en mesure de présenter un palmarès comparable, sauf à gratter les fonds de tiroir en extrayant de parfaits inconnus de peu d’influence,  dont seuls de rares spécialistes ont connaissance.  Rien d’équivalent, en vérité entre ces milliards de femmes et ces quelques millions de juifs ! Quant à l’Etat d’Israël, sa contribution à l’avancement du monde reste, toutes proportions gardées, assez modeste à l’aune de la Diaspora.
Voilà pourquoi nous avons des doutes au sujet d’une vision univoque du monde juif qui serait centrée sur l’Etat d’Israël d’autant que le mot « diaspora » est pour le moins anachronique. Cela faisait sens lorsque les Juifs étaient issus de « leur »  terre, et n’en étaient partis que depuis peu, à l’instar de ce qui se passe pour les immigrés arabes en France, de nos jours qui constituent de facto une diaspora pour  les Etats dont ils sont issus à l’échelle de quelques générations.  Parler de diaspora (au regard d’Israël)  en ce qui concerne les Juifs vivant en dehors d’Israël relève d’une fiction. C’est pourquoi les Juifs français n’apprécient guère qu’on les mette dans le même sac que les immigrés du Maghreb, si ce n’est que les Juifs (séfarades)  du Maghreb   font cependant  partie, qu’on le veuille ou non, d’une diaspora pluri-religieuse (Juifs, Musulmans, Chrétiens) issue de l’autre bord de la Méditerranée,  par-delà la question historique  des statuts juridiques, ce qui pose aussi la question des harkis. Mais ces Juifs du Maghreb ne constituent pas à proprement parler une diaspora pour l’Etat  d’Israël.
En ce sens, nous pensons que la Diaspora juive est surtout intéressante par ses fortes individualités, c’est  à dire par des personnes qui constituent autant de mondes différents par elles-mêmes et non pas qui vivent dans un monde différent comme ce serait le cas en Israël. Opposition entre monde intérieur et monde extérieur.
La diaspora juive serait composée de « monades »   constituant autant de centres de gravité  rayonnant sur l’ensemble de la planète et dont l’influence n’est nullement limitée à un public  juif. Il reste que l’ensemble de ces personnalités, nullement  établi en tant que structure,  n’en existe pas moins dans la conscience du monde, pour le pire comme pour le meilleur. Rappelons les correspondances  assez étranges entre le mouvement sioniste de la fin du XIXe siècle et  les Protocoles des Sages de Sion (cf. notre ouvrage Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Ed. Ramkat, 2002), avec parallèlement un discours sur la nécessité d’un Etat Juif et  une mise en œuvre de la thèse d’un complot juif international.   On capte là toute l’ambivalence, la dialectique du fait juif qui conduit tout aussi parallèlement  à la création d’Israël et à la Shoah.
Il nous semble donc possible de qualifier  l’Etat d’Israël de  pôle féminin du monde juif, du moins  au regard de notre modèle, exposé en d’autres occasions et donc la prétendue « Diaspora » de pole masculin. Tout phénomène marqué par l’extériorité, par l’organicité collective est pour nous « féminin » alors qu’un phénomène plus « intérieur », moins organisé  à l’extérieur serait « masculin », mais formant un faisceau d’énergie assez remarquable Voilà qui recoupe peu ou prou le propos de Friedmann.
Si l’on introduit une dimension cyclique à notre sociologie, nous dirons  qu’à certains moments la judéité  passe par le collectif- on pense à la Guerre des Six Jours qui fut un choc pour la « diaspora » juive et qui par sa « magie » fit douter de nombreux Juifs de leur propre polarité, si différente par sa nature de l’autre. Mais, à d’autres périodes,  c’est bien plutôt le pôle masculin qui va prédominer alors que le pôle féminin déçoit, déconcerte. Rappelons qu’en 1978, nous avions fondé le CERIJ  (Cercle d’Etudes sur l’Identité Juive), qui s’efforçait de s’y retrouver entre les divers modèles de la judéité. Parurent des « Cahiers du CERIJ » et furent organisés divers Colloques.
On aura compris qu’il importe de préserver ces deux pôles du monde juif, avec un pôle féminin  qui  exprime une créativité collective mais pouvant confiner au ghetto et un pôle masculin  qui est le fait de « génies » assumant une créativité individuelle mais d’un grand rayonnement. La création de l’Etat d’Israël aura certes permis un rééquilibrage de la binarité juive dans le monde mais elle ne saurait conduire à la disparition de la diaspora car cela remettrait en question  tout autant la dite binarité, en sens inverse.  Le pôle masculin est fécondant, pollinisant, il assure donc quelque part une dynamique à l’échelle mondiale alors que le pôle féminin est marqué par l’idée de «  Foyer » (en anglais Home), selon la formule de la Déclaration Balfour reprise lors du Mandat de la Société des Nations (SDN)  accordé au Royaume Uni au début des années Vingt du XXe siècle.
 
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JHB
31.05.13

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L’astrologie comme méta-langage‏

Posté par nofim le 2 juin 2013

L’astrologie comme mode d’emploi du language
Par  Jacques Halbronn
 
La tendance lourde depuis une bonne vingtaine d’années est d’aller vers une astrologie impersonnelle. Entendons par là que l’on  ne relie plus l’astrologie à l’œuvre de tel ou tel chercheur. C’est le temps d’une astrologie « anonyme » et donc en quelque sorte intemporelle. On ne dit plus « Un Tel » mais « L’astrologie » et à partir de là,  place à la Tradition la plus archaïque, comme les exaltations des planètes qui est un dispositif devenu en l’état inintelligible. L’astrologie serait analogue à un langage. Si ce n’était que cela, ce ne serait pas trop grave car on peut exprimer les choses de diverses façons. Mais le problème, c’est que cela veut aussi être un savoir qui nous dit ce qu’il en est. Et c’est alors une toute autre affaire
Nous avons déjà  mis en garde sur le rôle du langage dans l’activité astrologique. L’apprentissage du langage à un très jeune âge  relève du formatage du rapport au monde. Cela a des effets sur plusieurs plans.
Celui de la consultation car l’astrologue part du principe que du moment qu’il se sert de la langue de son client, il se fait comprendre. Or tout mot renvoie à un savoir mais n’est pas en soi un savoir. La carte n’est pas le territoire.   Il faut apprendre à conduire. Or, l’astrologie exige une certaine démarche philosophique, une faculté d’abstraction.
Un autre plan  est celui de l’impersonnalité de la langue, qui est  le bien de tous. En cela, elle est décalée par rapport à la Science qui est le fait d’une chaîne de chercheurs.
Enfin, une langue n’a pas à être cohérente/ Elle s’apprend telle quelle et est commune à un groupe plus ou moins large
L’astrologie nous apparait comme une contre-culture, la revanche du populaire sur le savant, un populaire qui se sent dépossédé par le savant du fait de la démystification d’un savoir dénigré et dévalué et pourtant chèrement acquis. Le populaire  se sent dupé face à cette monnaie de singe qu’il avait sur investie. Un populaire qui flirte avec la Science en empruntant quelques données astronomiques de pointe à l’instar du langage lui-même qui se renouvelle à la marge, tout en n’évoluant guère  sur l’essentiel. C’est dire que la cause de l’astrologie actuelle et celle du langage courant sont intimement liées pour le pire et pour le meilleur. Il importe de procéder à un certain sevrage.
L’astrologie, en ce début du XXIe siècle,  a opté pour l’anonymat. Elle n’a plus de maître à penser. Elle a opté pour un consensus langagier partagé. On pense aux Team parties. La base se débrouille très bien toute seule et elle n’a pas besoin d’un mentor pour lui faire la leçon. Elle sait que si elle lâche du lest, fait des concessions à l’intelligentsia, elle se retrouvera à sa merci. La question des réformes est liée à une lutte des classes et donc des sexes.
Pour notre part, nous pensons tout au contraire que pour sortir de ce qu’il faut bien appeler une certaine sclérose et donc une perte de cyclicité, il est impératif que périodiquement le milieu astrologique s’en remette à un homme providentiel qui lui  donne un nouveau souffle. Dans chaque pays, l’astrologie a connu ses grands hommes : Addey en Angleterre, Ebertin en Allemagne pour ne pas parler de la France avec  Néroman,  Jean-Pierre Nicola,  Rudhyar. Chaque fois,   il a fallu se recycler. Or, c’est à ce recyclage que nos astrologues actuels se refusent. Une réforme ne peut se faire dans le désordre, chacun dans son coin, il lui faut un centre à partir duquel diverses formes se développeront et non l’inverse. En ce sens, nos astrologues actuels ne respectent pas les valeurs de l’Astrologie qui passent par l’alternance, la dialectique du centre et de la périphérie.
Comme si cette »tradition » astrologique n’avait pas été en son temps le fait de quelques « maîtres ». On préféré imaginer que l’astrologie est le résultat d’une longue pratique de façon à se passer  de leaders. On préféré qu’elle dépende d’autres savoirs pour ne pas avoir à subir quelque autorité de l’intérieur.
En fait, l’autorité extérieure est mieux vécue. Elle doit émaner de quelqu’un qui est auréolée d’une formation universitaire, qui a été reconnu en dehors du milieu astrologique. C’est pourquoi en 1975 nous avions fondé le Mouvement Astrologique Universitaire (MAU). Le terme universitaire sera repris par Patrice Guinard avec le CURA à la fin des années 90. 
Le fait de dire que le savoir astrologique ne se suffit pas à lui-même, qu’il n’est que la carte et non pas le territoire (sémantique générale)  froisse les astrologues qui s’imaginaient à l’instar d’enfants apprenant à parler que la connaissance du symbolisme astrologique  était un viatique  qui n’avait besoin de rien d’autre et qui n’avait plus besoin de changer au niveau de ses « bases » comme lorsque l’on apprend le français : c’est pour la vie.
L’astrologie serait un complément du langage, aux yeux de bien des astrologues puisqu’elle nous dirait quand on doit se servir de tel ou tel mot, ce que le langage ne nous dit pas. L’astrologie serait un mode d’emploi du langage, un métalangage (du grec méta,  post en latin)..
Il existerait donc une astrologie langagière qui aiderait les gens à piocher dans le langage à bon escient, de savoir quoi dire et quand. Ce serait la clef manquante du langage pour les gens qui  ne savent pas se débrouiller tous seuls avec le langage. Un plus. En tout cas,  cela permet à l’astrologue d’avoir des choses à dire, de ne pas rester muet, par-delà la question de savoir si ce qui est dit est « vrai » ou pas.   L’astrologie serait un vadémécum, un ordonnateur  de la parole.
Nous  dirons que dans la vie quotidienne, cette formule peut être utile, tant qu’il ne s’agit que  de faire la conversation et de toute façon cela n’est pas pire que sans astrologie si c’est pour en rester à un niveau primaire du langage. Mais il nous semble que ce n’est pas la bonne solution. Apprendre à parler  avec pertinence  ne passe pas nécessairement par l’astrologie. Cela exige d’apprendre à approfondir les termes que l’on utilise, ce qui est notamment le rôle de la philosophie.  En fait, la linguistique comporte aussi en principe une dimension philosophique par le biais de ce qu’on appelle la morphosémantique  qui fait réfléchir sur la « sagesse » inhérente à l’organisation d’une langue, notamment  l’usage des préfixes par rapport aux racines (cf notre article de 2013 dans la Revue Française d’Histoire du Livre). Dans un précédent article, nous avons ainsi proposé d’associer les mots comportant le préfixe « cum » (com/con) avec le féminin, ce qui n’est pas la première chose à laquelle  on pense en général.  Donc il y a bel et bien une possibilité d’extraire du langage, sous ses diverses formes, des pépites mais c’est comme de chercher une aiguille dans une meule de foin.
La carte n’est pas le territoire : cette formule signifie que chaque mot que nous utilisons doit être approfondi, maîtrisé, ce qui exige une certaine expérience, d’où l’importance qu’il y a recourir à un petit nombre de mots dans la communication et en tout cas de prendre le temps d’expliquer ce qu’on entend par  tel ou tel mot, en évitant de parler à la va vite. Mais cette police du langage  risque de s’avérer bien contraignante pour ceux qui croyaient en la magie des mots.  Qualifier une  chose de tel mot  transformerait ipso facto la chose. (bénédiction/malédiction).  Il y a là une mystique du langage qui sous-tend une certaine « pratique » de l’astrologie, le mot pratique devant ici s’entendre sous ses diverses acceptions (praticien, pratiquant)
Pour nous,  rejetant la logorrhée tant du client que de la part de l’astrologue, nous pensons qu’il faut recourir à un ensemble extrêmement limité de mots et s’y tenir.  Un croquis vaut mieux qu’un long discours.
 
 
 
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JHB
31.05.13

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Vers un basculement des pouvoirs‏

Posté par nofim le 2 juin 2013

Le passage dramatique à venir  vers la phase 1, en Astrocyclologie
Par  Jacques  Halbronn
 
Il est peut- être temps de capter les prémisses frémissantes  d’une approche de la nouvelle phase 1 et il revient  à l’astrologie de ne pas intervenir après la bataille comme elle le fait trop souvent de nos jours car dans ce cas on ne prouve rien puisque l’on accommode l’astrologie avec d’autres éléments déjà établis.   Entendons que par astrologie, il est question ici  d’une astrologie reconstruite sous le nom d’astrocyclologie.
Les indices, les signes avant-coureurs  qu’il nous faut déceler – et qui annoncent  un basculement à plus ou moins long terme,  sont directement liés à ce que l’on peut appeler la « guerre des sexes », même si la formule est quelque peu simplificatrice. Mais on ne fait pas de science sans généralisation.
Paradoxalement, les prémisses sont plus  faciles à appréhender du fait qu’ils sont assez remarquables de par la rupture qu’ils inaugurent et il est important que les astrologues soient placés aux premières loges et captent le début des choses, ce qui fait penser au croissant de lune qui se dessine à peine au sortir de la nouvelle lune et c’est d’ailleurs ce tout premier croissant ( symbole de l’Islam) qui indique le début du mois lunaire.. 
Nous dirons que la phase 1 dans son expression renaissante est marquée par une confrontation croissante entre l’individuel et le collectif, l’individuel étant le commencement singulier des choses et le collectif leur aboutissement pluriel dans la mesure où tout cycle tend à se complexifier et  à se diversifier et finalement à se diluer.
A un certain stade, la minorité tient tête  à la majorité,  l’homme seul au groupe.  Comment cela se produit-il ?  C’est l’opposition entre deux méthodes, celle « intégrée » d’une personne qui maitrise bien ses facultés et en tire le meilleur usage  et celle « collective » d’un groupe plus ou moins important qui constitue un pôle plus ou moins puissant en tant que structure externe.
La stratégie d’Horace contre les Curiaces consiste à créer des distorsions au sein du groupe  en vue de générer un certain dysfonctionnement.  On dira que le mot  « confiance » a deux sens : je fais confiance à autrui ou j’ai confiance en moi : le premier cas est féminin, le second masculin.   Inversement le passage de phase 1 en phase 2 correspond à une perte de confiance en eux-mêmes chez certains personnages. Confiance extérieure et confiance intérieure.
Or, nous pensons qu’en ce moment  on observe, encore assez faiblement mais de façon sensible  l’avantage pris par des gens seuls  face à des groupes, à des ensembles qui se désunissent. Mais ils ne trébuchent ainsi, ces structures, que parce qu’en face d’elles quelqu’un fait apparaitre des failles et parvient à les déstabiliser. On peut inverser le scénario  lors du passage de phase 1 en phase 2.  Le mot clef est en effet : déstabilisation de l’autre entité si l’on admet la lutte entre deux types de pouvoir, voués d’ailleurs à alterner. L’idée est que- en fin de phase 2- quelqu’un sorte du rang et prenne ses distances par rapport au groupe,  s’en émancipe, lui tienne tête. Cela signifie qu’une personne seule, bien douée, peut l’emporter sur tout un groupe,  à partir d’un certain avancement du cycle de  7 ans. On peut dire que les personnages les plus doués seront les premiers à se signaler car ils sont mieux à même de capter des énergies encore relativement faibles, à la façon de l’olivier qui a besoin de peu d’eau.
On peut dire aussi qu’en fin de phase 2, il y a certains abus qui se multiplient, des collusions, des complicités qui sont mises en évidence. On voit actuellement tout ce qui se révélé autour de l’Affaire Tapie, ce qui implique tout un réseau d’influences, de solidarités.  Le scandale Cahuzac a aussi été l’occasion d’une confrontation entre un très petit nombre de personnes (Médiapart,  Plenel)  face à un establishment politique tenant le pouvoir. De plus en plus, l’individu seul peut apparaitre comme plus crédible que le groupe car il est perçu comme plus responsable, au sens de capable de répondre de ses actes, de ses propos sans s’appuyer sur quelque consensus diffus de gens qui se font confiance d’office. Il y a là le début d’une prise de relais par une poignée d’hommes  plutôt que de femmes. Et le cas de Christine Lagarde est emblématique dans l’Affaire Tapie de certaines limites personnelles. Elle-même insiste sur le fait qu’elle a « consulté », qu’elle n’a fait que s’inscrire dans un processus qui la dépassait. Les hommes reprennent peu à peu du « poil de la bête » à l’approche de la phase 1 (en l’occurrence la conjonction Saturne-Antarès, au début du Sagittaire(en tropique et en scorpion en sidéral).
On nous objectera qu’on est encore loin de cette conjonction à venir. Mais l’astrologie pour nous est un processus évolutif, un flux qui n’a rien à voir avec un compartimentage mathématique rigide, On pense à ces astrologues qui calculent- notamment dans un thème-  si telle planète est dans un signe ou dans le suivant et c’est encore plus marquant pour l’ascendant qui dépend de l’heure exacte de naissance. Le critère de visibilité que nous mettons en avant signifie que nous pouvons tenter de saisir  l’amorce de quelque chose bien avant l’échéance stricte et comme on l’a dit ce qui est remarquable se donne à voir.
Nous voulons dire que la confiance collective est en train d’entrer en crise, que les gens vont se faire de moins en moins confiance entre eux, se trouvent de moins en moins « fiables »,  que ce soit par manque d’intelligence ou par manque d’honnêteté. Cette crise est due, selon nous, à certains personnages qui ont une certaine capacité de nuisance face au groupe. C’est toute la question du maillon faible au sein d’un ensemble. Si on trouve ce maillon faible, c’est tout l’ensemble qui vacille.
Inversement, quand la phase 1 s’épuise, ce qui n’est pas non plus « mathématique » mais progressif,  cela signifie que le groupe prend le dessus sur l’individu  dominant et dominateur au point que celui-ci devient moins performant,  a des doutes et  cela nuit à son efficacité , à son impact alors que le groupe qui se constitue, d’ailleurs à partir de l’élan donné par le dit individu,  est puissant au départ car  le groupe a une certaine unité du fait d’une même origine, d’un même modèle.  Mais petit à petit, au cours de la phase 2, les membres du groupe vont  se différencier entre eux, interpréter le modèle chacun à sa guise et cela risque d’être fatal  à terme.  Le groupe se désunit et la préférence revient peu à peu en faveur du héros, lequel, à lui tout seul, vaut toute une armée et qui n’a besoin de personne pour savoir ce qu’il doit faire et penser, qui ne se confie à personne, ce qui lui permet de surprendre l’adversaire,  ce qui est difficile pour un groupe qui ne peut guère éviter les fuites et les conflits de personnes au sein de l’entreprise. Chez le héros, tout se joue à l’intérieur de lui-même et en ce sens les divers dieux représentent  les diverses fonctions qui œuvrent en lui. C’est d’ailleurs pourquoi le thème astral doit être réservé au « héros » et non au commun des mortels.  Il y a d’ailleurs, une astrologie collective, celle des 12 signes et la « mondiale » qui est faite pour le vulgum pecus.  En fait,  en astrologie, les dieux planètes incarnent à la fois des fonctions internes et des fonctions externes.  Dans le premier cas,  il s’agit de l’organisation du psychisme et dans l’autre de l’organisation sociale qui en est le pendant, la complexité du groupe étant à l’image de la complexité du cerveau.
Mais comme nous le disions plus haut, il importe de situer cette dialectique cyclique au prisme de la problématique visible  du masculin et du féminin. Renoncer à travailler sur ce qui est visible, au niveau céleste comme au niveau terrestre, c’est  se condamner à ne pas prévoir. On en est à un stade où à ce jeu les astrologues se contentent d’intervenir de façon résiduelle, incapables de cerner les grandes lignes, ce qui devrait être leur priorité.
 
JHB
30 05.13

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La connivence féminine‏

Posté par nofim le 2 juin 2013

Les femmes et la  force  de la connivence
Par Jacques Halbronn
 
Quand nous entendons dire que l’on cherche à savoir qui l’on est, nous pensons qu’il faut comprendre : à quel groupe est-ce que j’appartiens et non qui suis-je en tant qu’individu spécifique ?  Le mot identique a donné identité, identification. Il n’y a pas d’identité personnelle, unique en son genre.
Donc il faut commencer par le commencement et ne pas sauter les étapes. La question à sa poser est : qu’est-ce que cela signifie d’être un homme ou d’être une femme et qui peut nous éclairer sur ce point ? Subsidiairement,  on peut tout à fait se demander si l’on est vraiment un homme ou  vraiment une femme ou qu’est ce qui manque pour que je le sois  ou ne le sois pas ?
Nous entendons contribuer à  faciliter une telle prise d’identité, consistant à associer au signifiant homme ou femme un certain signifié qui manque cruellement actuellement.
Il y a un mot clef qui qualifie selon nous le féminin, un mot d’origine latine : cum.
Qui a donné notre « comme », mais aussi toute une série de préfixe  en « com » ou « con » : consensus, connivence, complaisance, compromis, complicité, compagnon, copain, confrère/consœur, combinaison, commérage, compatibilité,  configuration, convention, contrat, compassion, congénère, compatriote, concitoyen, colistier, confrère. Ajoutons ici le préfixe grec « syn/sym » pour compléter le tableau : synthèse, symphonie, sympathie etc. et nous aurons peu ou prou couvert le champ sémantique du féminin, ce qui montre que la langue reste porteuse à travers les siècles d’un certain nombre de fondamentaux, à partir des préfixes. A contrario, l’homme se définirait par l’absence du dit préfixe ou si l’on préféré la femme se définirait par l’addition du dit préfixe tout comme elle se définit par l’addition terminale, suffixale « e » : grand/grande, fort/forte etc. mais ce « e » n’est pas chargé de signification comme l’est le « cum », il n’est qu’un marqueur de genre. Le .préfixe « cum » est bien plus parlant. Le préfixe est d’un plus grand enseignement en réglé générale que le suffixe dont la valeur de « signifié » est minimale..
Avec cette clef du préfixe (qui est aussi une préposition). Selon nous, la femme est un être éminemment social et dépendant d’une dynamique collective (cf. notre précédente étude à ce sujet). Seule, elle ne pèse pas lourd. Elle est dans le partage tant et si bien qu’il est bien difficile de la cerner en tant que personne. Tout au plus, elle est ce qui lui a  été imparti au sein d’une équipe, ce qui peut se réduire, notamment dans les média, à lire un texte écrit par d’autres, comme s’il était sien car elle a une grande faculté d’appropriation.
A l’opposé les hommes se définiraient par le refus du « cum », ce qui les voue à l’unicité, à l’individualité (ce qui ne peut se diviser davantage) alors que  les femmes s’inscrivent dans une certaine « division » du travail. Il est des phases, puisque nous sommes « cyclo logue », où les femmes « réunies » l’emportent sur les hommes lesquels ne parviennent  pas à s’entendre, du fait de leur fort égocentrisme, de la culture d’eux-mêmes. Mais il est aussi des phases fort redoutables et redoutées aux yeux des femmes, c’est quand émerge de ces hommes  centrées sur eux-mêmes,  un « héros » qui, à lui tout seul, pourra leur tenir tête, qui saura profiter des failles de leur organisation, laquelle, de par son pluralisme, n’échappe pas aux « couacs », aux discordances. Le préfixe « dis/dé » est la contrepartie du « cum/syn »… il y a dans ce « dé »  un dysfonctionnement, une déconstruction qui sera provoqué par l’homme plus compacte, dont les dialectiques sont intérieures et non pas extérieures, donc plus secrètes, plus imprévisibles, que l’on ne voit pas venir.
Pour en revenir à cette « morphosémantique » du féminin, nous dirons  que l’urgence pour les femmes est de maintenir un certain esprit de corps, une « solidarité » plutôt qu’une qualité intrinsèque des savoirs et des propos. La dimension sociologique est plus proche de la femme tandis que la dimension psychologique le serait plus de l’homme. C’est d’ailleurs pour cette raison que les femmes s’imaginent que la différence entre les gens tient à des facteurs extérieurs et non pas intérieurs, notamment pour expliquer ce qui fait que les femmes en sont là où elles en sont.
Qui suis-je ? se demande-t-on au niveau du signifié, homme ou femme ? C’est à un tel examen de conscience que nous invitons notre lecteur.  Suis-je autonome psychiquement ou au contraire poussé instinctivement  à m’épancher, oralement ou par écrit, à me confier, à demander « conseil », que ce soit d’ailleurs directement ou indirectement,  par le biais d’Internet, par exemple. On pourrait aisément établir un questionnaire aux fins de calculer l’équation qui anime telle personne et l’on verrait ainsi que la plupart des hommes correspondent à  cette absence préfixale. Pour les hommes, l’enjeu n’est pas de se tenir les coudes  mais de faire émerger, au prix d’un certain combat,  le meilleur. Que le meilleur gagne !
Autrement dit,  une femme seule n’est pas stricto sensu elle-même, elle ne s’explique qu’au sein du groupe, dont elle est membre, ce mot étant à prendre au sens premier, celui d’un organisme.  Individuellement, la femme n’existe pas au sens où cela vaut pour un homme.  Son discours n’est pas personnel, mais  partagé, adopté, emprunté, même si elle est tentée de le nier.  Leur force, c’est l’union, la connivence, la complicité et tout le jeu, toute l’astuce consiste à laisser justement croire que chacun pense de façon autonome alors même que tout est convenu. C’est la magie du consensus. Mais comment attendre dès lors des femmes un apport individuel ou collectif significatif au niveau du progrès sinon d’un certain progrès social, solidaire ? En fait, on nous dit que le « progrès » ce sont justement les femmes améliorant leur « condition ». La femme serait ainsi son propre vecteur et critère  de progrès, ce qui est assez insolite.
 .Il est conseillé dans le cadre de cet exercice de se souvenir de certaines situations traumatisantes. Pour les femmes, le traumatisme tient à la domination d’un seul homme sur tout un groupe. Pour les hommes, le traumatisme tient à la domination du groupe, de l’équipe sur l’individu, non par le génie de ses membres mais par leur connivence, leur complicité. Le préfixe « inter » est à rapprocher du préfixe « cum » dans le sens premier d’interdit, ce qui se dit « entre nous », qui vaut pour tous. En définitive, les femmes s’appuient sur un réseau d’amis, de gens sur lesquels elle pourra compter alors que les hommes préfèrent ne compter que sur eux-mêmes. Mais là encore,  à chacun de se situer pour répondre à ce « qui suis-je ? » posé souvent avec quelle ambiguïté ?
 
 
JHB
30. 05. 13

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La dimension collective du féminin

Posté par nofim le 2 juin 2013

Dans notre travail de réflexion et de recherche sur le féminin et les femmes, la femme nous apparait de plus en plus comme un être collectif, beaucoup moins « individualiste » que l’homme, moins « personnel » et somme toute moins original, on le voit notamment dans les phénomens de mode avec des formules reprises à l’identique par un grand nombre ( Panurge), ce qui n’est pas sans faire penser à des « consignes », à des « interdits » (ce qui est dit ‘entre » plusieurs personnes).
Paradoxalement, les femmes sont attirées par le concept d’individu, on le voit dans leur engouement pour l’astrologie et les horoscopes avec des portraits « sur mesure ». Mais on est souvent fasciné par ce qui nous manque.
On reproche souvent aux femmes de ne pas savoir garder un secret, cela correspond effectivement à cette idée de conscience  collective.  Les proches d’une femme ne peuvent qu’entrer dans la confidence. Ils la conseillent et elle est en demande d’où d’inévitables fuites. Une arme de la femme est d’ailleurs la rumeur.
Face à la femme, hydre à plusieurs têtes, se dresse l’homme, le héros, tout seul. Voilà qui illustre bien la dialectique du masculin (un) et du féminin (multiple). Si la femme s’appuie  sur les « siens », l’homme, quant à lui, se repose sur lui-même,  il la joue « perso ». On est dans la communication « interne » et non pas « externe », ce qui signifie qu’il se passe beaucoup de choses dans sa tête, ça s’agite,  c’est le creuset des idées qui se succédent mais toujours en circuit fermé. En ce sens, l’homme, même dans la solitude, est «pluriel » à l’intérieur de lui-même, ce qui fait qu’il ne faut pas trop se fier à son « isolement ». A contrario, une femme seule est réellement handicapée car elle ne trouvera pas en elles assez de ressources. Opposition entre introversion et extraversion.
La femme, de ce fait,  est plus sociable que l’homme en ce sens qu’elle sera plus fidéle en amitiés, puisque ses amis font en quelque sorte partie d’elle-même, constituant une sorte d’organisme collectif, d’équipe, de réseau. L’homme, quant à lui, est plus libre de ses mouvements et s’attache et se détache plus facilement, du fait d’ailleurs de sa faculté à faire le deuil, à oublier, à se nettoyer de l’intérieur, à faire le vide dans sa tête. A l’intérieur de lui-même, il ne laisse guère de place aux sujets secondaires, évite de se disperser, se concentrant sur ce qui en vaut la peine. Par comparaison, la femme  perd beaucoup de temps à gérer ses relations avec autrui, elle ne peut se permettre de négliger ses proches avec lesquels elle est en symbiose alors que l’homme a des liens plus superficiels et plus précaires, du fait de son économie personnelle, plus égocentrique avec des performances individuelles supérieures.
Les relations entre les deux sexes ne sont certes pas de tout repos, du fait des différences de fonctionnement et donc de valeurs, de priorités.  Le probléme des femmes, c’est la lourdeur des communications, l’éparpillement des énergies. La femme est souvent absorbée par son entourage alors que l’homme  est plus en mesure de s’en délester, de s’en distancier, ne comptant finalement que sur ses propres performances.
Le point faible de l’homme est ce que Jean-Jacques Rousseau appelait « l’esprit de l’escalier », c’est-à-dire les idées qui viennent trop tard. La femme a besoin d’espace, l’homme a besoin de temps. Priver la femme de son espace et l’homme de son temps, c’est les affaiblir. Autrement dit, dans l’immédiat, l’homme ne donne pas le meilleur de lui-même mais s’il a du temps, il peut surprendre et trouver la parade, la solution, la faille. Il lui faut donc gagner du temps pour entrer en consultation avec lui-même. Là encore, l’astrologie nous apparait comme une sorte de prothèse pour les femmes en ce que le «thème » avec ses diverses planètes donne une assez bonne idée de la complexité du psychisme masculin alors que la femme, on l’a dit s’inscrit, s’épanouit  au milieu de personnages en chair et en os.  Chacun dispose ainsi de ses propres armes. Chez la femme, le consensus, la rumeur, le « mot d’ordre » et chez l’homme, le coup de génie,  l’idée à laquelle personne n’avait songé et qui rend obsolète les approches précédentes. Il est clair que lorsque l’homme a  pris une décision, en lui-même, il ne risque pas d’être freiné par qui que ce soit, à condition toutefois qu’il parvienne à faire régner la paix et l’harmonie dans sa tête, ce qui est crucial autant que pour la femme le calme autour d’elle. En ce sens, les femmes ont une certaine faculté à  gérer l’ordre extérieur, à diriger mais beaucoup moins à y voir clair dans leur tête. On voit donc qu’il y a une certaine complémentarité entre les deux sexes.  C’est un peu la tête et les jambes, l’idée et ses applications multiples. Pour dominer l’homme est contraint de mettre la barre toujours plus haute et de déstabiliser les gens par la nouveauté de sa démarche.  Sans cet atout, ce joker de la nouveauté, l’homme est rapidement débordé par la meute féminine. Et c’est pourquoi la femme se méfient de ce qui est inédit et qui risque de rendre obsolète son savoir-faire et la contraindre à s’initier auprès de l’homme en lui faisant allégeance.
 
 
 
 
JHB
28. 05.13

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Cyclicité et alimentation

Posté par nofim le 2 juin 2013

Astrologie et dualité alimentaire
Par  Jacques Halbronn
 
Toutes les dualités sont censées selon nous interpeller ceux qui entendent reconstruire le modèle astrologique central.
Au cours de divers articles, nous avons ainsi signalé la dualité d’ordre alimentaire qui peut être observée avec d’une part des produits « propres », authentiques mais couteux à conserver  et de l’autre des produits de substitution, des « ersatz » (selon l’expression allemande en vigueur sous l’Occupation), et dont le nombre est quasiment infini.
En effet, si le nombre de produits de base est très limité à savoir la viande et les fruits frais  et donc qui risquent de ne pas le rester très longtemps, la quantité de recettes qui ont pu être inventées au cours des âges, pays par pays, région par région, est infinie. On a bien là une dialectique de l’un au multiple et une remarquable illustration de ce principe selon lequel quand on passe de la théorie à la pratique, il y a démultiplication.
Une telle opposition n’est d’ailleurs que l’expression du passage de l’abondance à la pénurie qui correspond à l’épuisement d’un cycle au cours duquel  l’énergie décroit et où les solutions de continuité  s’accroissent en nombre conduisant à une pléiade, à une myriade de trouvailles plus ingénieuses les unes que les autres.
Car il faut bien le dire,  quand l’énergie manque, on n’a plus l’énergie que l’on avait et l’on cédé à une certaine facilité. Au lieu, ainsi, de s’évertuer à s’alimenter en produits frais dotés d’une date de péremption, on se contentera de produits qui peuvent se garder beaucoup plus longtemps : on mangera du saucisson plutôt qu’une entrecôte,  une tartine de confiture plutôt que de « vrais » fruits (remplacés par des fruits « secs »). Il n’est que voir à quel point certaines boutiques gardent leur marchandise indéfiniment quand d’autres doivent se renouveler quotidiennement. On a là une alimentation à deux vitesses qui  est certes  liée à des différences sociales mais aussi à des différences cycliques, dans le temps.
Rappelons en effet qu’en phase 2 de l’astrologie conjonctionnelle  les gens ne veulent plus se fatiguer et optent pour des solutions de facilités qui les dispensent de se « prendre la tête », quitte à ne plus respecter leurs engagements, à se « désengager » parce que cela leur coute trop psychiqument et nerveusement de prolonger l’effort plus longtemps. La cuisine ne fait qu’illustrer  concrétement cette pente. On veut en phase 2 une cuisine à base de produits que l’on puisse stocker – comme autrefois lors des voyages au long cours, ce qui a notamment donné les « biscuits » pour les marins (BN), qui n’exige pas de déplacements, de transports de marchandises. On pense aux céréales qui  depuis toujours ont permis de constituer des stocks. On pense à tous ces plats à base de céréales, du couscous (semoule) à la paella (riz) en passant par toutes sortes de pizzas et de tartes, de tourtes, de pates innombrables (notamment en Italie). On pense à la charcuterie, à la viande séchée à longue conservation, autant de nourritures hivernales. Une telle pluralité pour se substituer à  une nourriture de base qui est celle de nos ancêtres qui se nourrissaient au jour le jour et mangeaient « frais ». Le stockage est le mot clef de la phase 2, qui est une phase de décadence. On stocke la nourriture (comme en Egypte avec les vaches grasses et les vaches maigres, cf. l’interprétation par Joseph du songe de Pharaon), on stocke les livres de sorte que l’on n’ait plus besoin de recourir à des créateurs actuels.
A contrario, en phase 1, les gens sont plus disposés à faire des efforts, à dépenser plus d’énergie quitte à s’engager à l’excès, à la façon d’Atlas soutenant le ciel sur ses épaules. La phase 1 se signale par une certaine générosité alors que la phase 2  est « pingre », ‘mesquine », « avare », malthusienne. On s’économise.
On aura compris que notre vision de l’astrologie s’ancre sur un certain regard sur le monde. L’astrologie désormais n’est pas censée projeter sur le monde « son » modèle, son zodiaque, ses planètes mais relier les dualités d’en bas aux dualités d’en haut. En ce sens, l’astrologie du XXIe siècle sera fondamentalement dialectique, elle est une science du « deux » et non du « douze ».  Notre intelligibilité du monde passe infiniment mieux par la perception du deux que du douze.  Voire le monde avec le douze est totalement artificiel, ce qui conduit d’ailleurs les astrologues à tenir des propos sur lesquels leurs clients n’ont pas prise et qui les dépassent, ce qui les rend incapables de réagir.  Les astrologues nous font penser à ces pédants, à ces Précieuses Ridicules  (Molière) qui en recourant  à un jargon et à des distinctions spécieuses  donnent le change, ce qui était aussi vrai pour les médecins du Malade Imaginaire. Imaginons quelqu’un qui vous propose le choix entre des options qui ne veulent rien dire pour vous, qui ne vous parle pas. L’astrologue s’ingénie à  tenir ainsi des propos alambiqués qui ont certainement quelque intérêt poétique et quelque pittoresque  comme lorsque l’on achète un bel objet. On est alors non plus dans l’essence des choses et de la vie mais dans  un univers baroque, fait de faux semblants et de trompe l’œil. La phase 2  nous fait vivre au rabais mais c’est aussi l’occasion de pratiquer le « systéme d » (D comme débrouille), et d’apporter une importante valeur ajoutée à des produits médiocres, faisant contre mauvaise fortune bon cœur et de nécessité vertu.
 
 
JHB
28. 05.13

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