Une autre ère pour l’astrologie mondiale

Posté par nofim le 12 juillet 2013

Nous voyons cohabiter une astrologie hyperprécise, d’une exigence maniaque de détails minutieux  et une astrologie  qui traverse allégrement les siècles voire les millénaires.  On pourrait parler d’une astrologie bipolaire  oscillant entre deux excès contradictoires et visiblement incapable de se situer dans un juste milieu. Ces deux astrologies ne laissent pas de créer un certain malaise et sont l’expression certainement d’un mal être.
Il y  a néanmoins un point commun entre ces deux versants, ces deux  facettes de l’astrologie contemporaine : dans les deux cas,  on cherche à faire coller l’astrologie avec certaines représentations que l’on pourrait qualifier de populaires.
D’une part, l’espoir de la part de l’astrologue de recouper au plus près ce que les gens pensent d’eux-mêmes, ce dont ils se souviennent de leur passé. Car pour beaucoup d’astrologues, soit on est dans le vague, dans le flou, soit l’on touche juste, « dans le mille » et le client n’a plus qu’à applaudir estomaqué par une telle précision. Pour ces astrologues, il n’y a pas de demi-mesure. Cela passe ou cela casse. C’est quitte ou double.  On ne peut que trouver dérisoire une telle  exigence de précision dans les données de naissance dont le corollaire serait la plus grande précision dans le propos comme si un propos pouvait dépendre de quelques minutes de plus ou de moins. Cela nous semble bien déraisonnable. C’est comme quelqu’un qui demanderait l’heure exacte alors qu’il n’a pas de montre. Très vite, une telle information n’aura plus aucun intérêt car on aura les yeux plus gros que le ventre.  Il faut être psychorigide pour croire que les subdivisions astrologiques peuvent  générer des différences au millimétré près alors que l’on sait que tout est progressif, dans la continuité. On ne passe pas brusquement d’un état à un autre. Il est vrai que l’astropsychologie, quand elle est fermée à la prévision et à la cyclicité,  est aisément victime de tels excès sémantiques et tend à figer les choses.
D’autre part, nous avons des astrologues qui jonglent avec les siècles et qui, eux, se situent donc, à une autre extrémité tout aussi dommageable et regrettable. Dans ce cas,  ces astrologues cherchent à faire en sorte que l’astrologie fasse le grand écart entre les  souvenirs scolaires et le journal télévisé de la veille.  Or, la culture de la plupart des gens se réduit à ces quelques dates qui surnagent  d’une part et à  des données toutes fraiches concernant ce qui s’est passé depuis peu.  Tout le reste demeure dans la grisaille. On se souvient de Napoléon mais on ne sait plus quand a gouverné Madame Thatcher ou Giscard d’Estaing,  au niveau des dates. C’est le grand écart.
Donc les astrologues mondialistes ont tendance à vouloir faire un savant mélange entre  des dates éloignées et un vécu immédiat, ce qui  tend à conférer au présent une importance le plus souvent  terriblement exagérée. C’est ainsi que l’on peut lire que ces dernières années sont comparables à la Révolution Française et autres âneries du même acabit. D’autant que cela est étayé à coup de planètes transsaturniennes qui ont un effet pervers sur notre appréhension des événements.  Puisque tel aspect entre deux planètes lentes se produit en ce moment, n’est-ce pas la preuve que nous vivons des moments rares et graves ? Qui ne voit que l’astrologue est ici prisonnier de ses outils. ? C’est pourquoi nous demandons que l’on interdise l’utilisation des transsaturniennes en astrologie. Cela relève de l’hygiène publique !  Qui ne voit d’ailleurs que ce faisant l’astrologie mondiale va dans le mur avec un tel amateurisme, un tel bricolage ?
Au lieu d’envisager de repenser les notions astrologiques traditionnelles, on voudrait que l’on n’ait d’yeux que pour les nouvelles planètes dont on connait l’année de la découverte et qui confèrent à l’astrologie un cachet de modernité, voire de scientificité, à bon compte. On est dans la  fuite en avant.   Vive l’astrologie nouvelle, née à la fin du XVIIIe siècle et articulé sur les nouvelles planètes pour rendre compte de la nouvelle ère – (du Verseau, signe d’Uranus)  dans laquelle nous nous trouvons : voilà ce qu’il nous faut entendre jusqu’à la nausée !
Malheureusement pour elle,  cette astrologie  surdimensionnée et qui annonce des temps nouveaux  est confrontée à une réalité qui elle ne change guère depuis des millénaires.  L’Humanité n’a pas attendu la Révolution pour  être agitée périodiquement  par des secousses considérables sur le plan géopolitique et c’est précisément de ce fait que l’on attend autant de l’astrologie et cela ne date pas d’hier ! Or, les jugements qui sont portés sur ce qui se passe actuellement  montrent que l’on n’a pas assimilé  un processus millénaire et qui n’a vraiment rien d’extraordinaire ni d’exceptionnel.  D’ailleurs, aucune prévision, déontologiquement, ne devrait être admise sans une « contre-prévision ». Entendons par là que  l’on ne peut annoncer l’Hiver sans préciser qu’ensuite vient l’Eté et ainsi de suite. La prévision à un seul coup n’est pas de mise. Il y a un nécessaire va et vient, un flux et un reflux. Or, en nous annonçant que l’Humanité a franchi un cap irréversible il y a tant de temps, on se met en porte à faux avec le principe essentiel de réversibilité cyclique. C’est dire que tout discours sur la fin d’un monde, des temps, d’une ère est étranger à la pensée astrologique et ne peut que la parasiter et la polluer.
 
JHB
03/ 07.13

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