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L’astrologie, comme objet d’étude de l’astrologue. A propos de l’Hommage à Uranie d’André Barbault par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 26 juillet 2013

Il y a un peu plus d’un an Barbaut publiait sur son site (relayé par d’autres) un « Hommage à Uranie » consacré à l’astrologie mondiale. Ce qui nous frappe, dans ce texte, c’est son extrême complication. A l’évidence, un tel texte n’est compréhensible que par un astrologue confirmé. On n’échappe donc pas à un certain hermétisme, ce qui va à l’encontre de notre « idée » de l’astrologie pour le XXIe siècle. L’homme de la rue ne peut suivre l’exposé de Barbault qui a tout l’air d’une usine à gaz et quoi réserve donc à l’astrologue la charge de  l’interprétation.
Or, selon nous, le véritable astrologue est celui qui « nettoie », désencrasse l’astrologie. L’astrologie est l’objet d’étude de l’astrologue et non son client car le « client » de l’astrologue doit lui-même pouvoir  se servir de l’astrologie et l’astrologue ne saurait se substituer à lui.
D’ailleurs Barbault lui-même semble bien avoir eu cette haute idée de l’astrologie en ce qu’il a retravaillé l’outil astrologique tout comme, à sa façon, un Jean-Pierre Nicola. Le problème, c’est qu’il n’est pas parvenu à ses fins, ce qui donne une cote mal taillée, à mi-chemin entre la théorie et la pratique avec cette double casquette de l’astrologue qui perpétue un certain état des choses quelque peu hybride. L’échec de Barbault dans son entreprise de restructuration  de l’astrologie se solde par une mauvaise ergonomie de l’outil astrologique c’est-à-dire avec la fabrication d’une voiture AVEC  chauffeur. Le cordon ombilical entre l’astrologue et l’astrologie n’a pas été coupé. Or, c’est bien  d’un tel enjeu qu’il s’agit : l’astrologue doit « élever » l’astrologie au point qu’elle n’ait plus besoin de lui tout comme des parents doivent élever leurs enfants de sorte qu’ils soient indépendants, autonomes. Or, visiblement, l’astrologie barbaultienne  ne s’est pas émancipée de son géniteur ! Elle ne communique avec le public, au bout du compte, que par le truchement de traductions tout comme dans la consultation astrologique personnelle. Or, ce qui est acceptable, à la rigueur, en astrologie individuelle ne saurait l’être en astrologie « mondiale » qui est une « chose publique », un savoir citoyen. On sait d’ailleurs que pour nous, une telle dichotomie n’est guère recevable et force  l’astrologie à pratiquer le  grand écart.
Même si l’on s’en tient au seul cycle Saturne-Neptune par lequel Barbault ouvre son « Hommage à Uranie », un écart de 36
Ans entre chaque conjonction ne nous semble pas intéressant. Il est vrai que Barbault n’a pas compris qu’il fallait impérativement  restaurer – comme on restaure une toile de maître- les étoiles fixes au cœur même du système astrologique. Comme on l’a dit la tâche principale de l’astrologue digne de ce nom est de veiller à l’intégrité de l’astrologie. Vaste programme,  il est vrai qui exige beaucoup de  travail pour parvenir à une extrême simplicité, ce qui vaut pour tout outil.  Valider le cycle des conjonctions Saturne- Neptune sur le XIXe et XXe siècle, c’est se limiter à une demi-douzaine de cas en 200 ans (6×36)! C’est bien peu comparé à ce que l’on peut faire avec le cycle Saturne-étoiles fixes royales, avec plus de deux douzaines de cas (24×7) ! Pout l’homme de la rue, un cycle de 36 ans, c’est abstrait. Il n’en est pas de même d’un cycle de 7ans ! D’ailleurs, la prévision que Barbault  avait faite en 1953/1955, il n’y reviendra plus guère avant la fin des années 80 ! Pas un mot dans les années soixante et soixante-dix sur l’échéance 1989. Barbault cherchait autre chose au rythme plus rapide. Qu’on en juge : les deux guerres mondiales (de 1914 à 1945) couvrent moins, réunies en une seule, de 36 ans ! Il est vrai aussi que ce fameux cycle de 36 ans n’avait pas permis à Barbault  de pointer 1962 et la crise de Cuba, un moment crucial d’affrontement entre l’URSS de Khrouchtchev et l’Amérique de JFK. Et comme le dit Barbaut (né en 1921), après 1989, il faut encore attendre 36 ans pour la prochaine échéance qu’il ne vivra probablement pas, dans une quinzaine d’années. Finalement l’entreprise de restauration  de l’astrologie aura accouché d’un monstre dont l’Hommage à Uranie nous  donne une représentation édifiante et  bien datée.  Beau numéro d’astrologue certes- avec quel brio !-  mais d’astrologue à l’ancienne, celui de l’âge de la sténodactylo et non du PC (personal Computer) et du mobile. Une ergonomie d’un autre temps !
A l’astrologue, disions-nous, d’assurer la bonne maintenance de l’astrologie, de la protéger de la rouille, de l’usure, des incrustations, des scories. Encore faut-il pour ce faire, disposer des bons détergents ! Certes, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain mais on ne peut pas non plus renoncer à laver le bébé ! C’est ainsi que Barbault n’a pas compris que l’astrologie du XXIe siècle  n’avait que faire des nouvelles planètes à commencer par  ce Neptune qui lui est si cher (découvert en 1846). Dans une vidéo italienne (2012),  on trouve un entretien avec Barbault dans lequel il s’en prend à ces jeunes astrologues qui usent et abusent des nouvelles planètes en oubliant de s’assurer des fondements de l’astrologie. Et il ajoute : il faut « valider », « vérifier ».  Mais il ne nous explique pas comment. Parle-t-il d’une « pratique » et de quelle façon la pratique peut-elle valider l’usage d’une planéte au sein d’un ensemble  aussi foisonnant ? Rappelons que l’indice de concentration planétaire est un « bouquet » de planètes (de Jupiter à Pluton)  dont on n’a même plus besoin de connaitre l’identité, ni d’ailleurs la position zodiacale. Barbault n’a pas compris que l’astrologie doit suivre un régime amaigrissant rigoureux et qu’elle doit apprendre à fonctionner avec une seule planéte et non pas avec des fils qui partent dans tous les sens. L’idée même d’ajouter une nouvelle planéte est déjà en soi une aberration et il n’y a donc rien à « vérifier » !  La complexification du modèle est déjà en soit rédhibitoire.
Les astrologues nous font penser aujourd’hui à des pays en voie de développement où il n’y a pas d’usines de montage de voitures mais une ribambelle de garagistes dépanneurs. Dans un système qui fonctionne, le SAV doit être l’exception et non la réglé et les ingénieurs ont pour mission de fabriquer des véhicules facile à conduire et qui  n’exigent pas de « dépannage ». Lorsqu’un outil dépend trop des praticiens, c’est qu’il est en crise. c’est qu’il n’y a pas d’ingénieurs à la hauteur capables d’améliorer le produit, ce qui ne signifie pas y ajouter quelque gadget ! La présence même d’astrologues de proximité est le signe d’un dysfonctionnement du modèle astrologique.
JHB
12. 07.13

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