• Accueil
  • > ASTROLOGIE
  • > L’astrologie et la corporation des dépanneurs par Jacques Halbronn

L’astrologie et la corporation des dépanneurs par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 27 juillet 2013

Les comparaisons entre astrologie et médecine peuvent conduire à des contresens épistémologiques de première grandeur comme le montre cette récente  déclaration d’un médecin astrologue connu de la région lyonnaise :
« « Si l’on transpose sur le plan médical, cela équivaudrait à réduire la pratique médicale en restreignant les possibilités thérapeutiques aux « fondamentaux » que sont l’aspirine et les bandages…Tout cela dans le but de favoriser l’automédication. » Comparaison n’est pas raison.
A notre connaissance, la médecine ne se limite pas à soigner mais à décrire le fonctionnement  normal du corps et en cela nous pratiquons tous l’automédication, sans avoir besoin de médicaments ni de médecins.  Toute histoire de la médecine nous parle d’hommes qui ont fait avancer la connaissance du corps humain et pas seulement de ceux qui ont trouvé quelque remède.  Le SIDA par exemple est une pathologie du système immunitaire et donc de l’automédication au sens de notre faculté  « interne » de régulation. /  Nous avons donc un médecin qui a une vision totalement déformée du processus médical dans son ensemble et qui ne le perçoit que par  le biais de sa propre activité de terrain.  On connait la formule du charlatan Knock ; « tout bien portant est un malade qui s’ignore ». C’est là une déformation professionnelle qui ne contribue guère au débat autour de l’Astrologie. La première automédication ne passe ni par le médecin, ni par le pharmacien. Et les cas traités par le médecin dépanneur de quartier sont très minoritaires et c’est l’exception qui confirme la réglé.
Venons-en à l’astrologie et aux astrologues. On y trouve la même hiérarchie et la même dichotomie entre le haut et le bas de la profession.  Ce qu’on demande à l’astrologie, c’est qu’elle nous dise quel son objet d’étude et cet objet c’est l’être humain normal et non l’individu particulier avec ses éventuels dysfonctionnements  extra-astrologiques. De même en médecine, quand une personne est  blessée par balle, on a affaire à un facteur extérieur et on a besoin d’un chirurgien pour gérer le problème. Mais on ne saurait, en aucun cas confondre la dynamique interne du corps  avec les accidents qui peuvent l’affecter de façon extraordinaire. Il est clair que le médecin de quartier ne s’intéresse pas aux gens bien portants, sauf éventuellement dans une perspective préventive. Mieux vaut prévenir que guérir.
En astrologie, il semble que les astrologues aient malheureusement de plus en plus de mal à distinguer entre le normal et le pathologique, plus encore que les médecins car si l’on sait ce que c’est qu’un corps en bonne santé, sait-on en revanche ce qu’est la santé au  sens astrologique du terme. ? C’est bien là tout le problème ! Un médecin astrologue aura ainsi tendance à voir la médecine comme l’astrologie, c’est-à-dire en confondant le structurel et le conjoncturel  et cela semble affecter sa compréhension de la médecine, ce qui pose un problème de déontologie quant à la compatibilité des deux activités.
Il est donc nécessaire pour l’astrologie de dégager l’astrologie du normal de celle du pathologique, ce qui implique effectivement un certain délestage, dégrossissage.
Que l’on ne nous fasse pas croire, en effet, qu’une astrologie qui renvoie une image chaotique de l’être humain soit viable en tant qu’astrologie de la normalité, c’est-à-dire de la norme. Or, une astrologie fondée sur le mouvement des planètes est condamnée au désordre structurel. Or, un tel désordre ne peut que fasciner ceux qui s’intéressent plus à l’imprévisible qu’au prévisible au point que certains astrologues n’hésitent pas à définir l’astrologie comme la science de l’imprévisible Vaste programme !
 Et là l’astrologue de quartier rejoint le médecin de quartier qui  guette tous ceux qui sont perturbés et ne pratiquent pas l’automédication tant psychique que physique pour leur offrir leurs services.
L’astrologie planétaire est en procès et est un véritable  cancer qui « bouffe », mine l’astrologie de l’intérieur: Quand on nous dit, par exemple, qu’il faut un aspect d’Uranus pour qu’il y ait changement, on se moque du monde à moins que l’on ne confonde sciemment changement structurel et changement conjoncturel. Au niveau structurel, on a besoin de phases égales, brèves et  régulières, ce qui passe par un certain nombre d’algorithmes et non pas des croisements planétaires qui ne forment aucune structure cohérente sinon sur le très long terme, ce qui ne fait guère à l’échelle d’une vie d’homme. Cela n’est  possible que si l’on se sert d’une seule planéte dont le parcours est balisé également par le biais de certaines étoiles fixes (ignorées des astrologues des années soixante). Ces algorithmes correspondent à une forme d’automédication, c’est-à-dire d’autorégulation, ce qui signifie dans l’absolu que l’on n’a pas besoin d’astrologues sinon ceux qui sont capable d’améliorer la description de la norme pour l’homo astrologicus. Comme on l’a dit récemment, un astrologue, au sens le plus noble du mot, c’est quelqu’un qui est garant de la valeur du modèle astrologique, ce qui n’a rien à voir, ni de près ni de loin avec le dépannage astrologique des astrologues de base qui utilisent toute sortes de techniques qui viennent s’ajouter au modèle astrologique mais qui relèvent d’une astro-pathologie qui passe par des interventions.  Comme le disait André Barbault dans une  interview de 2012,  les astrologues sont encouragés  à être créatifs, à se constituer leur astrologie personnelle au lieu de véhiculer des symboliques biscornues. Si c’était le cas, on verrait mieux apparaitre le tronc commun de l’astrologie par opposition aux trouvailles individuelles de chaque astrologue praticien. Mais on ne sait plus aujourd’hui distinguer ces plans tant les techniques des astrologues praticiens se sont sclérosées et rigidifiées, ce qui fait qu’on les confond avec le « tronc » et les racines…
 Que la profession de dépanneur médical ou astrologique soit à la portée  d’un  grand nombre nous importe peu alors que la recherche comporte  beaucoup d’appelés et peu d’élus exigeraient probablement une meilleure prise en charge par l’Etat. D’où pas mal de compromis pécuniaires qui gâtent le métier et son image. 
Quand nous disons que dans le domaine de la normalité, on n’a pas besoin d’astrologues ni de médecins dépanneurs, cela signifie que les processus naturels avec les dynamiques qui leur sont propres doivent certes être décrites mais doivent avant tout être conscientisées pour ne pas être confondues avec les pathologies. Par exemple, la menstruation est structurelle, chronique, l’hémorragie, sous d’autres formes, est accidentelle. Pareillement,  en astrologie, il faut réapprendre à savoir distinguer entre les états successifs d’un algorithme et les accidents qui peuvent l’affecter et le perturber. D’où l’importance de notre apport et il est scandaleux que certains fassent ainsi barrage à nos travaux au nom d’un corporatisme mal inspiré et bien maladroit, au demeurant.
JHB
14.07.13

Laisser un commentaire

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs