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Les étoiles fixes ne sont pas une option pour l’astrologie par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 27 juillet 2013

Il est peut-être temps que certains « confrères » cessent une fois pour toutes d’ironiser sur notre étrange intérêt pour les étoiles fixes, comme s’il s’agissait d’une bizarre obsession et finissent par comprendre que pour l’astrologie, le recours n’est  pas une option mais bien une obligation.
Cela dit, c’est de bonne guerre que d’essayer de faire croire aux étudiants en astrologie que l’on peut tout à fait se passer des étoiles fixes puisque nous disons, de notre côté, que l’on peut tout à fait se passer du symbolisme zodiacal ou mythologique ou des planètes transsaturniennes (entre autres). Réponse du berger à la bergère. Evidemment, on peut être tenté de  dire que les « faits » montrent que tout est bien dans le meilleur des mondes astrologiques possibles et qu’il est préférable de s’en tenir au statu quo qui « a fait ses preuves ».
Pour tout historien et tout penseur honnête de l’astrologie, il est pourtant clair que les étoiles fixes sont une pièce structurellement  capitale  bien plus que ne le sont les divers algorithmes cycliques encore en vigueur en ce moment et dont les astrologues ne maitrisent même plus les significations premières. .
Une image nous vient à l’esprit, celui de la monarchie constitutionnelle qui comporte à la fois un suivi dynastique et des élections. De fait,  la France républicaine  a perdu la conscience de la nécessité d’une telle double dimension et cela vaut pour  nombre de pays de l’Union Européenne comme l’Allemagne ou l’Italie. Mais l’on n’y a pas renoncé, pour autant  à la famille, à la filiation, aux  héritages,  aux successions comme pendant à d’autres critères comme l’amitié, l’adoption, l’entreprise. Même la civilisation judéo-chrétienne comporte un tel double volet avec un Israël  héréditaire et une Eglise qui suppose en principe un engagement personnel, une « conversion ». Mais il lui est arrivé de vouloir abandonner un tel dualisme en imaginant pouvoir se passer des Juifs tout comme les astrologues modernes pensent pouvoir y faire sans les étoiles fixes.
C’est dire que le fantasme de libération par rapport  à la dualité hante la pensée moderne, en maintes dimensions.  Cela vaut pour l’abandon de l’étalon or.
Mais il y a un retour du refoulé et des substituts se constituent tôt ou tard. En 1958 (puis 1962), la Ve République réagit par rapport à la Ive République, par exemple en en renforçant le pouvoir présidentiel du moins jusqu’à l’abandon du septennat pour le quinquennat. On connait le passage des deux Napoléons d’un statut provisoire à un statut « à vie » voire « héréditaire »/. Mais c’est une cote mal taillée.
Faut-il rappeler le paradigme du masculin et du féminin qui aura été largement rejeté par certains, même si l’on parle de prise mâle et de prise femelle. Un aspirateur, par exemple, pourra être connecté, par sa prise mâle, à  une série de prises femelles, disposées tout au long d’une pièce, à intervalles réguliers.
On ne saurait donc traiter de l’affaire des étoiles fixes à la légère comme c’est encore trop souvent le cas, comme si cela n’était qu’une option parmi d’autres.
Ce n’est pas d’hier que les astrologues ont pu observer que certains  événements ne correspondaient à aucune configuration astronomico-astrologique, cela a donné notamment l’Ecole « uranienne » de Hambourg,  au début du siècle dernier. (cf. l’interview  de Gabriel Rouis sur teleprovidence). En fait, ce sentiment de ne pas disposer du bon canevas est récurrent. C’est ainsi, au XVIIe siècle, que Placide de  Titis a cru  bon  de modifier la « domification » pour améliorer les prévisions et notamment les directions sur les pointes de maisons.
Il y en a qui nous disent qu’ils vont  « vérifier » la valeur de notre modèle. Quand on entend cela, on imagine le pire comme l’intégration du dit modèle au milieu de leur  bric à bac à commencer par le thème natal ou horaire. Or, quand nous parlons de modèle, nous entendons son utilisation exclusive et de préférence selon le protocole et le mode d’emploi que nous avons prescrit. Il ne s’agit pas d’un ingrédient supplémentaire mais bien d’une autre façon de travailler. Cet outil, du  fait même de sa simplicité de présentation est à transmettre au client qui devra apprendre à s’en servir lui. Autrement dit, il s’agit  d’instaurer  un autre type de relation.  Nous voyons notre modèle comme une sorte de traitement, de régime qui implique un suivi régulier, sans rapport avec le cadre de la consultation habituelle. Il en est évidemment autrement avec l’astrologie mondiale mais là encore, l’astrologue ne peut que donner aux spécialistes de tel ou tel domaine, un outil à pratiquer. C’est la fin de l’astrologue praticien qui parle de ce qu’il ignore avec des outils qu’il ne  maîtrise pas et qu’il ne sait pas expliciter. Le nouveau modèle est celui de l’astrologue ingénieur qui améliore l’outil, et non plus celui de  l’astrologue dépanneur  qui fait du bricolage au coup par coup, avec les moyens du bord.
.Il y a un certain paradoxe à parler de progrès irréversible en astrologie. Les nouvelles planètes ne sont pas un acquis « irréversible », mais un gadget qui a fait long feu et dont on a pu observer les effets pervers en ce qu’elles ont en quelque sorte pris la place des étoiles fixes. Le pire est bien entendu le cas des cycles avec deux planètes transsaturniennes. (Uranus-Neptune, Uranus Pluton,  Neptune Pluton) car il va de soi que l’on ne peut les combiner alors que l’on pourrait à la rigueur admettre une configuration du septénaire avec une transsaturnienne.
De même, il est clair que l’astrologie ne peut pas fonctionner avec des algorithmes archaïques et qu’elle doit en trouver de nouveaux. Il serait bon que l’on s’en tienne à une dualité, à une binarité.  Le grand défaut du zodiaque, c’est de brouiller cette dualité et à partir de là les gens n’y comprennent plus rien et perdent leurs repérés ce dont les astrologues profitent outrageusement. Le modèle que nous proposons reste binaire, chacune des étoiles fixes n’est pas porteuse de significations différentes mais enclenche un nouveau     cycle identique au précédent, Que l’on y songe, est-ce que chaque mois de l’année n’est pas vécu administrativement de façon identique, va-t-on distinguer ce qui se passe en janvier de ce qui se passe en février ou en juin ? Est-ce que les loyers changent d’un trimestre à l’autre ? Il est donc temps de comprendre que des configurations successives ne déterminent pas de changements spécifiques.  La notion de retour d’une planéte à sa position de départ ne fait donc plus sens, ce qui est d’ailleurs le rôle des « modes » (cardinaux, fixes, mutables) que de relativiser le rôle de la symbolique zodiacale. Saturne en bélier équivaut à Saturne en cancer, en balance ou en capricorne (cf. l’école Ebertin), ce qui conduit à cesser de parler du « carré » ou de l’opposition comme  un aspect « dissonant » alors même que nos astrologues ne jurent que par ce processus des « bons » et des « mauvais » aspects, ce qui montre bien l’importance de la pensée dualiste qui est la seule qui fasse sens pour notre intelligence.
 En revenir, comme on l’observe depuis quelque temps, à une astrologie axée sur les différences entre les 12 signes,  est une des plus graves aberrations de l’astrologie actuelle. Les 4 étoiles fixes royales dont nous nous servons ne sauraient en aucune manière être dotées de « tonalités » différentes les unes des autres. Il y a une façon intelligente de se référer à l’astronomie et de procéder à une décantation de la matière astronomique brute. Le décrochage par rapport aux 12 types zodiacaux est une priorité. Le public doit abandonner ce référentiel pour adopter  un  modèle dynamique  plus dépouillé sur une base de 90° et non de 360°, ce qui permet de faire apparaitre des récurrences plus rapprochées et donc  favorise la recherche statistique à échelle humaine.. On en a assez de voir des astrologues comparer notre époque à ce qui se passait il  y a  plusieurs décennies voire plusieur siècles sans parler des délires précessionnels. On terminera en soulignant que l’astrologie ne saurait se substituer aux grands clivages comme celui des hommes et des femmss et que certains recours  à une terminologie alambiquée et hyper-sophistiquée  visent surtout – constituant une sorte de rideau de fumée-  à brouiller les pistes identitaires. Il faut savoir –( cf notre entretien du 18 juillet à Nice sur teleprovidence avec Valérie Lagrifoul et Colette Pétrisot) que l’attirance vers l’astrologie est souvent le signe d’un certain malaise identitaire,  un rejet d’appartenance à telle ou telle catégorie de population.
JHB
20. 07. 13

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