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Nouvelles réflexions sur les « maîtrises » en astrologie par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 28 juillet 2013

Faut-il garder les « maitrises » dans l’astrologie de ce début de XXIe siècle ? C’est bien là une pomme de discorde entre astrologues. Est-ce que les maitrises ne constituent pas en effet une sorte d’astrologie « bis » qui quelque part décrédibilise le discours astrologique en le compliquant encore un peu plus ?
En effet, quand un astrologue  cale avec l’astrologie « A », il peut être tenté de recourir à l’astrologie « B », comme si l’on renouvelait sa « main » aux cartes. En ce sens, n’est-ce pas peu ou prou « tricher » ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet appel à une « nouvelle donne » est déstabilisant et l’on pourrait concevoir un code de déontologie qui interdise l’usage des « maîtrises », rejetées notamment par Jean-Pierre Nicola, un des maitres de la pensée astrologique de la seconde moitié du siècle dernier, un astrologue au plein sens du terme, c’est-à-dire quelqu’un qui veille  à la santé de l’astrologie avant celle du client lambda..
Ceux qui connaissent l’usage des  maîtrises savent de quoi nous parlons ici. Le procédé consiste notamment à combler les vides. Si une maison est sans planètes – il n’y a pas tant de planètes que cela-, on rappellera que cette maison est « régie » par telle planéte se trouvant en une autre maison dans la mesure où la «pointe » de la dite maison se situe en tel signe. Or, force est de constater que la plupart des astrologues en sont encore à nous parler de telle planéte en domicile dans son signe. Ce qui devient un peu plus compliqué, c’est quand on sait qu’un signe est lié à plusieurs planètes outre les planètes qui s’y trouvent de passage. Les astronomes, en tout cas, n’y trouveraient pas leur compte.
Que nous expliquent les astrologues auxquels on demande la raison d’être de ces correspondances planètes/signes ?
On notera déjà que le dispositif actuel est une cote mal taillée,  un ensemble bancal. Certains signes se sont vu attribuer de nouvelles planètes et d’autres pas encore  et inversement certaines planètes contrôlent plus de signes que d’autres. Les deux cas les plus remarquables concernent les planètes  Mercure et Vénus et, par voie de conséquence, les 4  signes du taureau, des gémeaux, de la vierge et de la balance. Tout cela à cause des tentatives d’intégration, au cours des XIX et XXe siècles des trois planètes transsaturniennes dans le dispositif décrit déjà par Ptolémée, au IIe siècle de notre ère, dans la  Tétrabible. En ce qui concerne Pluton, les avis divergent : est-il domicilié en bélier ou en taureau ?  Reste qu’existe un certain consensus. Il n’en est en revanche pas de même pour les « exaltations » et de nos jours, plus de 80 ans après la découverte de Pluton, celui ne s’est vu attribuer que le scorpion en domicile et pas de signe en exaltation.  En ce sens, Pluton n’a pas connu un traitement complet, sans que l’on sache très bien pourquoi comme si les nouvelles générations d’astrologues n’avaient pas l’allant des précédentes qui n’hésitèrent pas à enlever à Saturne la domination sur le verseau qu’il avait depuis l’Antiquité, pour la confier  à Uranus (découvert en 1781). Mais cela n’a rien d’étonnant quand on sait à quel point les astrologues sont mal à l’aise par rapport aux exaltations alors que pour les domiciles, on a droit  à une structure assez cohérente, liée à l’ordre des planètes dans le système solaire.(cf. nos Mathématiques Divinatoires, Ed  La Grande conjonction-Trédaniel, 1983). L’agencement des exaltations est en effet des plus opaques et il semble bien qu’il ait été perturbé par rapport à ce qu’il devait être à l’origine. Nous avons proposé des solutions mais il est typique de noter que la plupart des astrologues préfèrent s’en tenir à la « tradition » /
En fait,  on peut voir les choses sous un autre angle qui est aussi assez dérangeant.
Tout semble en effet indiquer qu’au départ, nous avions affaire à une astrologie limitée aux luminaires voire à la seule Lune et contrairement aux apparences sans référence aux planètes en tant que telles. On peut raisonnablement supposer que le dispositif (des trônes) était associé aux 12 mois de l’année, chaque « dieu » étant associé à deux mois, les luminaires faisant exception sauf à s’en tenir à six et non plus à sept « planètes » (au sens d’astres non fixe). Quand le soleil changeait de mois, il se trouvait ipso facto sous l’empire d’une nouvelle planéte. Mais tout cela était totalement fictif au regard de la réalité astronomique. On a gardé l’idée selon laquelle être de tel signe renvoie à telle planéte. Dis-moi ton signe, je te dirai ta planéte.
Certains mauvais esprits sont même allés jusqu’à penser que dans ce cas il n’était même pas question encore de planètes mais de dieux (cf. Manilius et son poème l’Astronomicon,  Ier siècle de notre ère) et que l’on ne serait passé aux planètes que dans un deuxième temps. Rappelons que l’on n’a découvert le phénomène planétaire qu’assez tardivement et que durant des siècles, les astres qui bougeaient se limitaient à la Lune et au Soleil, circulant au travers des étoiles fixes.
C’est dire que la question des domiciles et des exaltations correspond à un état fort ancien de la formation de l’astrologie, que l’on peut qualifier d’archaïque encore qu’il a du exister un état encore plus ancien qui n’avait cure des 12 mois/signes, dont nous avons montré, ailleurs, qu’il s’agissait d’un emprunt relativement tardif.  Il n’y a en effet aucune raison de diviser le cycle de la Lune en 12 secteurs, quand on pense qu’elle  fait son « tour » en un mois  lequel se divise en 4 semaines de 7 jours, le rapport entre les 7 jours et le septénaire étant  purement fortuit et ayant certainement prêté à confusion et d’ailleurs rien n’obligeait à additionner planètes et luminaires.. On rappellera que les jours de la semaine sont associés aux sept « planètes » mais là encore, s’agit-il vraiment d’une réalité astronomique ou seulement symbolique, mythologique ?
Pour beaucoup d’astrologues, astronomie et mythologie sont intimement liées à telle enseigne que l’on a l’impression que le seul fait de mentionner un nom de divinité devrait ipso facto renvoyer à l’astre qui porte son  nom. Or, l’on sait que les noms des planètes transsaturniennes (Uranus, Neptune, Pluton) ont d’abord été des dieux avant de concerner des astres, au cours des derniers siècles et cela vaut aussi notamment pour les 4 premiers astéroïdes découverts dans les toutes premières années du XIXe siècle. (Cérès, Pallas, Junon, Vesta).
On peut se demander si le dispositif n’a pas d’abord concerné l’ascendant puisque la lune et le soleil figurent dans le dispositif  aux côtés des dieux-planètes. On ne peut pas être à la fois au four et au moulin
En conclusion, on ne peut  combiner les deux systémes : soit l’on étudie la position réelle des planétes, soit l’on se sert d’un dispositif de corrélation des 12 signes et  des sept dieux-planétes à partir d’un seul et unique vecteur qui actualise, au cours de sa course, des énergies successives, cette seconde formule nous semblant plus ancienne et plus pertinente même si elle est elle-même relativement tardive du fait de l’utilisation des 12 signes. Rappelons que pour nous l’astrologie des origines n’avait  que faire des 12 signes et fonctionne sur la base 4 périodes liées aux 4 étoiles fixes royales  transitées successivement  par Saturne, octave supérieur de la Lune.
JHB
21.07.13

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