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Enseignements épistémologiques de l’emprunt linguistique

Posté par nofim le 26 juillet 2013

Dans les années 1980, nous avons consacré de nombreux travaux à l’emprunt linguistique dont beaucoup sont restés inédits tant sur papier que sur le web :  
Linguistique de l’erreur et épistémologie populaire,1987. et  
Langue et culture. Essai de description critique  du système du français à la lumière des relations interlinguistiques (1989)
Quel était l’enjeu de ces recherches ? On pourrait resituer celles-ci dans le cadre d’une linguistique du signifiant qui a toujours été déterminante dans notre démarche par opposition à une linguistique du signifié.
nous avons consacré de nombreux travaux à l’emprunt linguistique dont beaucoup sont restés inédits tant sur papier que sur le web   
Nous avions, à l’époque voulu montrer que les emprunts –notamment de l’anglais au français-  étaient fonction des emprunts antérieurs, qu’il y avait une continuité, une structure sous-jacente.
On pouvait, en effet, classer les emprunts selon les suffixes ou les finales. Par exemple si certains mots  se terminant en –ment s’étaient incrustés dans l’anglais, l’on pouvait s’attendre à ce que d’autres mots se terminant pareillement soient empruntés par la suite. Nous avions ainsi isolé une vingtaines de « finales ».
On pouvait même dire que l’emprunt  faisait ressortir une certaine organisation de la langue « empruntée », « prêteuse ». qui n’étaient pas nécessairement décrits  dans l’étude de la dite langue. Autrement dit, l’emprunt était révélateur de la structure de la langue ainsi instrumentalisée bien plus que de celle de la langue emprunteuse.
Cela signifiait que si un mot « étranger » n’entrait pas dans une des catégories préexistantes, il avait peu de chances d’être emprunté par la langue concernée. Bien entendu, il y a un début à tout mais ensuite les choses sont sur des rails.
En ce sens, l’emprunt correspond à une expansion structurelle de la langue emprunteuse dès lors que les emprunts antérieurs ont fait souche. En ce sens,  les mots nouvellement empruntés ne seraient que des dérivations non plus suffixales mais préfixales de « racines » ancrées dans la langue emprunteuse. Cela signifie aussi qu’un lien structurel puissant s’’est instauré, institutionnalisé entre les deux langues, la langue prêteuse ayant un statut particulier par rapport à la langue emprunteuse.
Nous  avons en effet signalé à quel point – et cela vaut aussi pour l’allemand- le français apparait au sein de certaines langues comme un Etat dans l’Etat. Le cas des verbes « faibles » en anglais montre bien que les verbes d’origine française ont un mode de conjugaison qui leur est propre (participe et prétérit en « ed » correspondant à l’ancien français, le « ed » évoluant en français moderne vers le « é » (participe passé).  L’intégration des mots français ne doit guère  à l’anglais ancien mais bien à une certaine lecture des mots français qui ne correspond pas nécessairement à la structure de la langue prêteuse. On est là en face de représentations du modèle de la langue préteuse qui tantôt sont éclairantes quant à l’organisation d’une langue, tantôt en donnent une image distordue, souvent due à un emprunt oral et non pas  écrit.
En un certain sens, les langues empruntant au français s’inscrivent dans le cadre de la sphère francophone. Ce sont des langues « francisées » comme il y a eu des langues « latines ».
Cette linguistique du signifiant laisse à l’usager tout loisir de penser la langue à sa guise, en autodidacte et sans passer par l’usage conventionnel du signifié qui a pu se greffer par-dessus.  C’est pourquoi nous avons ensuite évolué  vers la morphosémantique, c’est-à-dire vers une sémantique du signifiant et non pas du signifié, une sémantique fondée sur ce que le locuteur capte d’une langue sans y  avoir été inité, sans  avoir été « aliéné » par le recours aux synonymes, qui est typiquement une approche par le biais du signifié. Il est clair que l’apprentissage  d’une langue maternelle est synthétique alors que celui d’une langue étrangère est analytique.  Nous avons souvent une appréhension plus structurée d’une langue étrangère, donc d’une langue « empruntée ».
JHB
12.07.13

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La révolution solaire, cache misère de la prévision astrologique

Posté par nofim le 12 juillet 2013

La pénurie  éveille souvent l’ingéniosité/ Quand le système prévisionnel astrologique devient ingérable, on élabore des procédés de substitution qui font appel à des données extra-astrologiques comme les âges de la vie ou l’année en cours qui ont le mérite d’être bien circonscrites et reconnues en dehors de l’Astrologie..
Dans le cas des âges, on a un découpage temporel tout trouvé qui ne doit rien à l’astrologie. Qui irait contester qu’il y a un temps de l’enfance, de la maturité, de la vieillesse ? C’est quand même plus concret que les cycles astrologiques !
Et puis le cadre de l’année, d’un anniversaire à l’autre limite les dégâts prévisionnels. C’est le procédé de la Révolution Solaire ( Solar Return). Tout ce qui est dans le thème de RS est censé couvrir les 12 mois d’un anniversaire à l’autre. C’est bien commode ! Cela évite bien des débordements ! Tout va s’inscrire dans l’année.
D’ailleurs, le thème natal est-il  d’une autre trempe ? Tout ce qui est dans le thème natal concerne une personne donnée qui va ainsi tout focaliser sur elle. On n’a pas à faire le tri. Tout  est censé faire  sens pour ladite personne, dont la réalité excédé le champ proprement astrologique.
Pour nous, ces trois procédés relèvent d’une astrologie de bas étage, constituent une échappatoire, un cache-misère.
La véritable astrologie ne saurait recourir à de tels expédients. Elle n’a pas à  chercher  un alibi, une caution qui fasse illusion. Mais elle n’a pas à prendre en vrac tout  ce qui se passe dans le ciel ni à se donner pour cadre des structures qui n’ont rien d’astrologique et qui viennent se plaquer sur elle.
Elle n’a pas à prétendre que tout ce qui aura lieu au cours de l’année relève de l’astrologie ou que tout ce qui concerne une personne au cours de sa vie est inscrit dans le thème natal. L’astrologie n’est pas dans le global mais dans le cyclique et elle doit circonscrire ses outils, ses objectifs. Selon nous, le cycle de 7 ans est mille fois plus important en astrologie que le cycle annuel et le suivi de ce cycle est bien plus signifiant que l’instant de la naissance. Quant aux âges de la vie, ils ne sont pas davantage compatibles avec une véritable astrologie. Ils privilégient le moment de naissance, comme le point de départ d’un cycle de vie, c’est-à-dire un moment qui n’a pas de légitimité au regard de la cyclicité universelle dont nous sommes tous tributaires, au sein d’un même espace-temps. Pour  la véritable astrologie, nous vivons plusieurs vies et non pas une seule, chaque vie correspond à une période de sept ans.
Que l’on ne nous dise pas que nous sommes contre l’astrologie. Nous dénonçons des formes  tardives et  dégénérées d’astrologie qui correspondent  à une période de décadence. Ce qui est surprenant, c’est que l’astrologie ne se soit pas  débarrassée plus tôt de cette pseudo-astrologie qui n’en est qu’un simulacre. Le thème natal est un fourre-tout au sein duquel le temps et l’espace astronomiques réels sont bafoués- où Pluton et Mercure ont le même statut au niveau des aspects, des signes, des maisons, des dignités- et le pire c’est que les praticiens de telles techniques aient le culot de dire qu’ils ont « validé » l’astrologie avec un tel outil inconsistant où tout se mélange. Ce faisant, par leurs déclarations outrées, ils empêchent la véritable recherche astrologique de faite son travail.
Quant à l’astrologie zodiacale, elle relève également du subterfuge en empruntant au cycle des saisons et à celui des lunaisons (12 en un an) qui est à la base du calendrier soli-lunaire,  des données et une symbolique extra-astrologiques. Un tel ensemble est d’ailleurs bancal : les 12 mois empruntent aux saisons mais ne coïncident nullement avec le point vernal. C’est une cote mal taillée.
Ce n’est pas parce que ces notions sont entrées dans la littérature astrologique qu’elles sont à sanctuariser. La tradition astrologique n’a pas à être acceptée ou rejetée en  bloc.  Le « manuel d’astrologie » ne saurait  masquer le caractère hétérogéne de son contenu.
JHB
12.07.13

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L’astrologie : le quantitatif et le qualitatif

Posté par nofim le 12 juillet 2013

Selon nous, l’astrologie apparait tardivement dans l’histoire de l’humanité et donc de l’univers puisque pour nous l’astrologie est indissociable de l’humain à la différence de l’astronomie.
L’astrologie n’épuise pas l’humain, elle n’en rend compte que par un biais spécifique et cela relève bien plus du quantitatif que du qualitatif.
Ce qui nous intéresse, c’est que l’astrologie vaille pour  un très grand nombre de cas et pas seulement pour les personnes allant consulter un astrologue et qui ne sont qu’une minorité.
Pour nous, l’astrologie doit tenir le même discours pour toute l’humanité. Nous sommes dans le même bateau les uns et les autres même si nous n’y avons pas le même grade. Comme des gens qui sont embarqués dans le même navire ou le même avion, nous partageons le même sort collectif. L’astrologie, c’est l’avion qui nous transporte tous et l’on sait que l’on a beaucoup réfléchi sur la communauté de destin des passagers  victimes d’un même accident.
Mais il y a des astrologues qui pensent tout autrement et qui préfèrent l’image du  cheval  à celui du bateau. Ils ont ce que nous appelons une approche qualitative plutôt que quantitative. Pour eux, l’astrologie est comptable du sort individuel et est supposé nous dire beaucoup plus de choses sur une personne  donnée. On dira qu’il y a une astrologie du un pour tous et une autre du tous pour un.
Entendons par cette formule  que dans un cas, nous avons un même modèle censé nous dire quelque chose de chaque personne, à savoir un certain cycle partagé – un astre pour des millions de gens- et dans l’autre,  un modèle qui  rassemble un grand nombre de données astronomiques qui  ne valent que pour une personne, dans le cas du thème natal. Une myriade de combinaisons astrales  pour un seul et même homme, ce qui implique un certain degré de précision, une certaine forme d’exhaustivité. On aura compris que dans un cas le nombre est du côté des gens et dans l’autre du côté des astres.
Autrement dit,  dans un cas,  des populations considérables sont soumises à une seule et même configuration astrale  et dans l’autre, une pléiade d’astres est au service d’une seule et même personne, par le biais du thème natal. Quantitatif et qualitatif.
Deux philosophies antagonistes se disputent ainsi autour de l’Astrologie et ont développé leurs outils adéquats, respectifs, appropriés pour faire prédominer leur vision du monde. Cela a donné les deux branches principales de l’astrologie, la mondiale et la personnelle…
L’astrologie mondiale, malheureusement, n’a pas été restaurée comme il eut fallu. Or, c’est elle qui sert de socle à l’astrologie personnelle. On n’y  a pas maintenu les étoiles fixes royales. Et l’on note que l’on se sert de plus en plus de thèmes en astrologie mondiale (thèmes d’Etats, de leaders etc), ce qui nous semble être une hérésie.
En astrologie mondiale, on cherche à comprendre la société  alors qu’en astrologie individuelle  on cherche à comprendre la personnalité. D’où deux images contradictoires de l’Astrologie qui ne débouchent aucunement sur une même méthodologie, une même épistémologie. On est assez proche du divorce, d’une « guerre civile ». Il serait bon que ce clivage soit admis par les astrologues et il nous semble assez vain de tenter de les concilier.
JHB
11.07.13

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L’idéal de l’homme total

Posté par nofim le 12 juillet 2013

Notre civilisation doit avoir des objectifs quant à l’avenir de l’Humanité et aux valeurs majeures à développer et à préserver. Nous pensons que le XXIe siècle doit  « cultiver » le principe de l’Homme total,  du Superman. Nos travaux sur les cycles nous montrent le rôle essentiel de certains hommes dans le processus cyclique. Sans eux, il n’y aurait pas de véritable cyclicité.
Il  convient de ne pas perdre de vue le maintien, la sauvegarde de ce  type d’humanité qui n’est pas assez protégé alors qu’il  joue un rôle absolument central,  ce que Jean Jacques Rousseau n’avait fait qu’entrevoir dans l’Emile (cf. aussi les écrits de  N. Chomsky  sur une « éducation humaniste »).
Nous devons veiller  à ce que certains « humains » soient autosuffisants et  ne dépendent en quelque sorte de rien ni de personne.  Cette autonomie doit  apparaitre comme une valeur essentielle. Le terme a été galvaudé : il ne suffit pas que quelqu’un « gagne sa vie » pour être autonome intellectuellement, mentalement, psychiquement. Un  coefficient d’autonomie doit être calculé.
Nos considérations vont à l’encontre d’un idéal d’intégration sociale. Le facteur qui est généralement négligé est d’ordre cyclique. L’état d’autonomie n’est pas permanent et n’a pas  à l’être mais il doit exister le moment venu.
A certains moments, la société doit pouvoir compter  sur la présence de certains personnages  « autonomes »   au plein sens du terme, c’est-à-dire qui ne dépendent pas de leur environnement humain, qui sont des mondes à eux tout seuls. D’où l’expression d’homme « total ». On reconnait assez facilement ce type de personne qui n’attend pas grand-chose d’autrui et qui attend beaucoup de lui-même et ce, dans tous les domaines, ce qui implique précocement  une créativité tous azimuts…Face à l’exemple donné par autrui,  ce personnage ne cherche pas tant à imiter, à emprunter qu’à produire par lui-même. Ici et maintenant. Hier ne fait que préparer le futur mais le futur ne saurait se calquer sur le passé.
Selon nous, la société n’est qu’un palliatif à la carence de l’homme total et de fait  le déclin des  facultés  de celui-ci  débouche  sur un certain relais. Le « collectif »  s’efforce de remplacer l’homme total, de se substituer à lui d’où le recours au singulier «le gouvernement » pour désigner en fait une équipe. Aucun recentrage ne peut s’envisager sans l’existence de l’homme total lequel est le garant, la condition de l’unicité,  dans tous les domaines. La complexité du corps social n’est que le corollaire de celle du cerveau humain individuel.  Le mythe de l’homme total   est manifeste dans le terme même galvaudé d’individu, c’est-à-dire de ce qui n’est pas divisible. L’homme total est l’archétype, le prototype de l’Humanité. Il est le fondement de l’idée de « chef » (tête), de maître, de président mais il donne lieu à toutes sortes de contrefaçons, dont une des expressions les plus remarquables est l’élection par le collectif, le peuple, de ses dirigeants, ce qui ne peut produire que des imposteurs quand ceux-ci ne tirent leur pouvoir, dans tous les sens du terme, que de l’onction populaire et n’ont pas fait leurs preuves par ailleurs….L’homme total doit préexister à toute validation extérieure.
En fait, potentiellement,  un seul être humain est capable de gérer mentalement toute une société quand il est au sommet de ses  facultés. Inversement, quand ce n’est pas le cas, il risque fort de décevoir. Toute la carrière de Napoléon Bonaparte illustre notre propos,  de  Brumaire à Waterloo, L’homme total, à certains moments, doit être omniprésent.
Rien de grand ne se fait sans la présence d’un homme total.
Il est clair, néanmoins, que l’homme total a besoin de féconder un grand nombre de personnes, d’être complété et prolongé mais cela se fait en quelque sorte sans leur accord, cela s’impose. (Imposition) en état d’hypnose en quelque sorte, sur un mode subconscient.
Comme nous le disions,  il convient de créer des conditions favorables à l’éclosion de tels profils, en se révélant particulièrement exigeant envers la jeunesse, en évitant de l’abrutir lors de l’acquisition du langage, dans les comportements alimentaires, artistiques. Cela exige l’éveil d’aptitudes à se nettoyer de l’intérieur le plus promptement possible, cela correspond à une toilette du psychisme et de l’intellect qui évite d’être marqué par les accidents, les aléas de la vie. Pas d’emprunt et pas d’empreinte. D’une façon générale, l’homme total  attend très peu de son entourage  si ce n’est en tant que récepteur de ce qu’il a à transmettre. Il est une force d’irrigation, un « Nil » avec ses crues cycliques, il est un principe phallique.
Tous les sept ans, selon nos travaux,  le monde a besoin de faire appel à un  homme total pour redémarrer, réenclencher un nouveau cycle dans de bonnes conditions. C’’est le moment de faire peau neuve, de se délester des anciennes habitudes qui n’auront pas été reconnues par l’homme total comme méritant de perdurer. En ce sens, l’homme total est le garant du système immunitaire de l’Humanité. .
Le risque est grand, de nos jours, que certaines sociétés n’aient plus concience du rôle vital de l’Homme total au nom d’une idéologie égalitaire, paritaire, qui conduirait à une décadence dans tous les domaines, tant scientifiques qu’artistiques.  Ces sociétés préférent vivre sur les acquis des siècles passés plutôt que de reconnaître la présence en leur sein de cette élite.
JHB 
10.07.13

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Les femmes, un monde trop accessible ?

Posté par nofim le 12 juillet 2013

Nous avons reçu des commentaires sur notre article consacré à ce qui distingue les hommes des femmes. Certains nous disent qu’il y a des hommes qui sont parfaitement capables de s’occuper des domaines que nous attribuons aux femmes, à savoir le maintien de l’ordre « visible », « extérieur ». Mais la réciproque est-elle vraie ? C’est peu probable.(cf. notre article déjà ancien- « tselem » -  sur le site hommes-et-faits.com). En effet,  les femmes sont plus faciles à imiter  que les hommes. D’où une certaine asymétrie.
Ce qui fait la force et la faiblesse des femmes, c’est que ce dont elles parlent est  visible, tangible alors que le domaine masculin est plus mystérieux, obscur. Les machines empiètent singulièrement sur le registre féminin et gèrent  fort bien la « propreté »  extérieure alors que le monde masculin leur reste largement  inaccessible comme il l’est  d’ailleurs aux femmes. 
Même la mémoire féminine factuelle  s’apparente à tous les processus d’enregistrement  qui ont pu être élaborés au cours des âges depuis les manuscrits  jusqu’aux  disques et aux films.
Le parallèle que nous avons établi peut donc induire en erreur  car il  laisse croire à une symétrie qui n’existe pas. Toutefois les hommes ont un point commun avec les machines qui fait défaut aux femmes à savoir une certaine facilité à effacer  la mémoire, à supprimer les fichiers. La mémoire des femmes est trop tenace et il leur faut trop de temps pour éliminer les données  jugées  inutiles  à tort ou à raison.  Les femmes perdent ainsi un temps précieux qui nuit à leur adaptabilité, du fait des réminiscences qui les lestent et les plombent. Elles ont souvent de vieux comptes à régler.
Les femmes qui n’ont pas eu un père digne de ce nom sont prisonnières, victimes de cette mauvaise maintenance intérieure.  Cela fait penser à quelqu’un qui mettrait trop de temps à enlever une tache sur un vêtement, ou pour réparer un carreau cassé et qui reprocheraient indéfiniment à celui qui aurait  été  à l’origine de ces « dégâts » au lieu de se demander  pourquoi il n’a pas réagi plus tôt et plus vite. C’est ainsi que les femmes exagèrent souvent l’impact de ce qu’elles ont eu  à subir et qui prend souvent des proportions invraisemblables du fait de leur propre incurie, à l’instar de quelqu’un qui ne se soigne pas correctement. Cela pose là un délicat problème moral.  Qui  est coupable, celui qui a fait quelque chose ou celui qui n’a pas  su réparer,  corriger et  aura  laissé les  choses l’envahir comme une gangrène  et pourrir ?
JHB
10.07.13

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La Paix d’Amiens et Saturne fin Lion

Posté par nofim le 12 juillet 2013

Une exposition est actuellement consacrée à Napoléon et l’Europe, aux Musée  de l’Armée (Paris, Invalides). On est notamment frappé par l’impact  de la Paix d’Amiens des deux côtés de la Manche. Or, cela se produit alors que Saturne s’approche puis transite l’étoile fixe royale Regulus, notamment lors de la signature finale, fin mars 1802.
Nous avons donc là l’exemple d’un « moment » conjonctionnel, ce qui ne signifie pas que chaque fois que Saturne passe sur une des 4 étoiles fixes royales il se produit un événement de la même intensité mais qu’on ne peut espérer y parvenir que sous une telle configuration. De même, on ne peut faire le succès d’un piquenique dans la nature chaque fois qu’il fait beau mais il faut qu’il fasse beau pour réussir une sortie. Cela dit, à chaque conjonction de ce type, on peut toujours trouver des traces d’un certain tropisme même si cela n’a pas abouti de façon spectaculaire et surtout il doit  y avoir sinon du qualitatif du quantitatif, c’est-à-dire un grand nombre de cas simultanément. Pour ce faire, il faut suivre le cours des choses de près et ne pas se contenter de survoler car tout ne reste pas dans la mémoire collective alors que sur le moment on a pu penser que quelque chose d’important allait se jouer.
En ce qui concerne cette paix d’Amiens, il est clair que ses effets n’auront pas été très durables mais selon nous rien ne dure très longtemps et c’est même là que l’astrologie peur marquer des points car on ne peut perdre de temps et il faut battre le fer tant qu’il est chaud et démarrer avant tout le monde et  décrocher ainsi quand il le faut, sans attendre qu’il ne soit trop tard. La précision chronologique est essentielle non pas qu’il faille annoncer une date précise, pour tel jour mas parce qu’il importe d’indiquer à quel moment la tendance peut se retourner, s’inverser.
Autrement dit, ce qu’on attend de la prévision astrologique, c’est qu’elle signale combien de temps telle phase va se prolonger. Un astrologue qui ne précise pas la durée d’une période ne fait pas correctement son travail surtout s’il laisse croire, bien à tort, que les choses vont durer un  bon bout de temps, une prévision qui voit trop loin et trop large n’est ni valable ni viable. Or, si l’on se sert de planètes transsaturniennes et notamment de cycles incluant deux planètes lentes, on se lance dans des durées qui ne sont pas pertinentes.
Le premier consul aura su créer une certaine unanimité autour de lui lors de  ce passage de Saturne à la fin du lion et au début du lion, y compris chez les Anglais. Beethoven dédiera alors sa troisième symphonie « Héroïque » à Bonaparte avant de changer d’avis un peu plus tard.
Nous avons déjà consacré des études à cette même configuration comme pour l947 qui voit l’assemblée générale voter la création d’un Etat Juif dans une partie de la Palestine alors que très vite de nouveaux clivages se manifesteront entre la Russie et les USA. L’astrologue doit prendre l’Histoire au vol car contrairement à ce que tant d’astrologues croient encore,  les choses peuvent changer très vite. Tout travail historique qui embrasse des périodes trop longues est bon  à mettre à la poubelle car il englobe tout et le contraire de tout au sein d’un même ensemble. Il écrase le relief historique. La conjonction Saturne/étoiles fixes voit enterrer, pour un temps, la hache de guerre. On en a un bon exemple avec le Traité de Rome quand Saturne est conjoint à Antarès, une des trois autres étoiles fixes royales.
En fait, le rapprochement, la convergence sont des phénomènes plus remarquables au regard de l’astrologie que la divergence et l’affrontement en ce qu’ils sont, somme toute, plus improbables. La conjonction correspond à l’édification de la Tour  de Babel.
Que nos collégues astrologues ne se ridiculisent pas en cherchant à expliquer  de tels phénoménes par d’autres moyens. Qu’ils aient le courage d’abandonner  leurs usines à gaz qui correspondent à une atsrologie révolue frisant le charlatanisme tant on peut lui faire dire n’importe quoi, notamment sur la base d’un thème astral. Que l’on nous donne n’importe quel thème et nous pourrons l’appliquer à n’importe quel événement !.
JHB
09/ 07.13

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Le Zodiaque saisonnier comme pièce rapportée

Posté par nofim le 12 juillet 2013

La qualité principale de l’historien est d’avoir le sens de la chronologie des choses et celui qui en est privé ne peut que s’égarer dans le dédale du passé.  En Astrologie,  le Zodiaque  est un excellent test  de l’aptitude d’un historien  à  y voir clair dans un corpus assez touffu de subdivisions cycliques.
Selon nous, la cyclicité astrologique s’est d’abord constituée sur la rencontre entre deux corps célestes bien visibles. Rencontre entre la lune et le soleil, entre une planéte et une étoile mais certainement pas entre une planéte et  un signe zodiacal tropique, quand bien serait-il question du « point » vernal,  car ce zodiaque a comme défaut majeur d’être invisible. Cela signifie pour nous qu’une telle structure est étrangère à l’astrologie et à l’astronomie anciennes. Même le calendrier soli-lunaire est lié aux conjonctions des deux luminaires mais il n’est pas lié au cycle saisonnier de façon rigoureuse mais seulement approximative comme une cote mal taillée.
Pourtant,  la division en 12  est bel et bien fondée sur les 12 mois soli-lunaires et non sur les saisons. On peut dire qu’à un certain moment, il y eut jonction entre ces deux paramètres, ce qui a abouti à découper chaque saison en trois, chaque secteur correspondant à tel ou tel trait d’une saison.(cf. les Très Riches Heures du Duc de Berry, par exemple, qui n’est qu’un avatar médiéval d’un processus ayant déjà du exister  dans l’Antiquité et qui ne nous est apparemment connu que par le symbolisme zodiacal, soit un ensemble corrompu et distordu par rapport à sa source.
Le zodiaque tropique est donc né du mariage du calendrier des 12 mois et du cycle des 4 saisons qui a fourni l’iconographie mais aussi  un point de départ, le point vernal. On voit donc bien que ce Zodiaque est relativement tardif.
A partir de là le principe fondamental selon lequel tout cycle astrologique nécessite la présence visuelle de deux corps célestes n’a plus été respecté et l’on n’a plus eu besoin des étoiles fixes pour constituer une cyclicité.
Bien plus, ce Zodiaque tropique ne pouvait aussi se passer des planètes puisque chaque signe renvoyait fictivement à une planéte (dispositif des domiciles etc.)
Mais par la suite,  l’on aura voulu revenir à une réalité astronomique et réintroduite les planètes en astrologie, sans pour autant se délester du dispositif des « Dignités », ce qui n’a pas peut contribuer à rendre de moins en moins lisible la « tradition » astrologique.
Mais ce Zodiaque saisonnier qui avait fini par découper des « constellations » allait être décalé, progressivement, par rapport au cycle saisonnier, du fait de la précession des équinoxes. Ce qui allait ajouter encore plus de confusion.
En conclusion, nous dirons que le recours aux saisons eut des effets catastrophiques pour l’astrologie. Il eut mieux valu qu’elle n’attachât aucune importance aux saisons, ce qui l’aurait certes  privé du riche symbolisme saisonnier en 12 secteurs encore que celui-ci  a beaucoup perdu de sa lisibilité si on compare avec l’iconographie très vivante des 12 mois. On peut tout à fait imaginer une astrologie qui n’aurait jamais accordé la moindre importance aux  12 saisons mensualisées et qui ne s’en porterait pas plus mal. L’astrologie est avant tout structurée sur la quadruple  répétition du 7  qui ne correspond astronomiquement qu’à deux cas de figure : Lune  et Saturne.  La Bible témoigne de l’importance du 7 – (Commandement  du septième jour- Sept vaches grasses pour sept années etc.).
A partir du moment où l’astrologie se zodiacalise tropicalement-(et l’astrologie sidéraliste n’en est qu’une variante  qui  ne vaut pas mieux, l’ayanamsa concernant le déplacement du point vernal), la notion d’écart angulaire (ou aspect)  entre deux corps célestes  cesse d’être centrale et perd de sa visibilité/lisibilité (à l’œil nu), d’autant que le zodiaque tropique  n’est pas associé à des étoiles fixes. On a un zodiaque dont les découpages ne corresponde ni aux lunaisons, ni aux étoiles. Quand un astre change de signe, cela ne fait aucun sens au niveau des configurations célestes observables. Mais même au niveau saisonnier, le découpage en 12 n’offre aucune pertinence. Certes, ce découpage en 12 à l’origine est lié aux nouvelles lunes mais il perd son ancrage pour  s’inscrire dans le cycle saisonnier. C’est dire que le dit zodiaque arrive après la bataille et correspond à un état tardif de la genèse de l’Astrologie, tout comme d’ailleurs la notion de « thème », qui n’a qu’une pertinence astronomique très relative, la carte du ciel étant  l’expression figée et disparate du cosmos.
Cette carte du ciel reprend certes la notion d’aspect mais elle en est une forme dévoyée où tout astre peut aspecter tout autre en un instant T, d’où la notion d’astre plus ou moins fortement « aspecté », connecté aux autres. La notion d’orbe utilisée dans le cadre du thème est évidemment dérivée de celle de l’étude des processus cycliques (phase d’approche, phase de séparation) D’ailleurs, dans la carte du ciel, les différences de vitesse entre les astres n’apparaissent plus. Tout est mis sur le même pied : une étoile fixe, une planéte transsaturnienne, un luminaire, l’ascendant, une pointe (cuspide) de maison, un signe zodiacal, une « part », la Lune Noire, les degrés monomères  et ainsi de suite, ce qui fait du thème un support capable d’absorber n’importe quoi. Dans le thème, les facteurs ne sont plus que de l’ordre du langage.
Dans cet article, nous avons voulu montrer que toute l’astrologie ne s’était pas constituée en un instant T et qu’il y avait eu des stades successifs. L’archéologie ne saurait  fausser les perspectives en privilégiant ce qui a été conservé. L’historien  doit impérativement prendre la mesure de ce qui est en pointillé et ne saurait véhiculer une vision anachronique qui fausse nos représentations.
JHB
 09.07.13

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Le coup d’Etat de Bonaparte en 1799 au prisme de l’astrocyclologie

Posté par nofim le 12 juillet 2013

En astrologie traditionnelle, on aurait dressé le thème du 18 Brumaire An VIII, et essayé de montrer que le thème correspondait peu ou prou à la situation concernée, sans oublier de dresser le thème de Napoléon Bonaparte pour faire bonne mesure. Tâche au vrai ne comportant guère de difficultés particulières puisque tout thème est porteur de significations extrêmement variées sinon variables.  Un tel exercice, on nous le reconnaitra,  a ses limites même s’il s’est perpétué au cours des dernières décennies. Le jeu consiste à relier les signifiants du thème avec les signifiés de l’évènement,  tout évènement devant apparaitre comme une lecture possible du ou des thèmes. Pour l’astrologue ordinaire, qui fait comme si l’astrologie avait été démontrée, on ne se demande pas ou plus  SI  le thème correspond mais  COMMENT il correspond.
Notre démarche, on le sait, est bien différente et donc plus risquée, plus « falsifiable ». (Popper).
Nous avons choisi cet événement parce qu’il nous parle du pouvoir d’un homme, Napoléon Bonaparte, aux antipodes du démocratisme qui n’est qu’un palliatif à l’absence de personnalité qui s’impose d’elle-même.
Que dit-on alors du « Premier Consul » dans le Journal de Paris du 10 novembre   1800 ?
« La force prodigieuse des organes (sic) du Premier Consul lui permet dix-huit  heures de travail par jour, elle lui permet de fixer son attention pendant ces dix-huit heures sur une même affaire ou de l’attacher successivement à vingt sans que la difficulté ou la fatigue d’aucune embarrasse l’examen d’une autre. La force d’organisation qui lui est propre lui permet de voir au-delà de toutes les affaires en traitant chaque affaire » (Cité par  Aurélien Lignereux,  L’Empire des Français, 1799-1815,  Paris, Seuil, 2012, (pp. 27-28)
Nous avons là une représentation typique d’une phase conjonctionnelle de Saturne, lorsque l’on s’extasie sur ce qu’un seul homme est capable de réaliser, ce  qui est radicalement différent d’un autre propos qui insisterait, tout au contraire, sur les vertus de la dynamique collective, sur l’infaillibilité du vote, ce que nous situons en contrepoint, en fin de cycle.
Encore faut-il s’entendre sur ce qui distingue la fin d’un cycle et le début d’un nouveau cycle, ce que l’on tend parfois à  confondre, fort fâcheusement. Il est évident qu’un nouveau cycle ne commence pas pile à la conjonction ! Si l’on se situe dans une optique pavlovienne, dès lors que le signal se rapproche de sa forme idéale,  le processus commence à s’enclencher. C’est en astrologie, ce qu’on appelle une « orbe ». Nous ne sommes pas  favorables à des délimitations rigoureuses, qui nous ont toujours semblé ridicule, ce qui prend, en astropsychologie, une dimension parfaitement grotesque, lors d’un changement de signe. Si en effet, en astrologie prévisionnelle, on est en face d’un flux, en revanche, quand on se limite au thème natal,  on se croit obligé de trancher dans le vif, ce qui montre les limites d’un tel exercice qui tend à faire long feu, cela remet en question d’ailleurs le compartimentage des 12 types zodiacaux, et singulièrement dans le cas de l’ascendant qui varie en quelques minutes et donc peut changer de signe.
Le début du consulat  est donc marqué par un consul omniprésent,  qui intervient sur tout, qui concentre donc tous les pouvoirs de facto. Cela correspond à une ambiance « conjonctionnelle ». A la date de l’article cité (novembre 1800), Saturne se trouve à la fin du signe du lion, donc en approche de l’étoile fixe royale Regulus.  Quinze ans plus tard, lors des Cent Jours,  Saturne sera à 12° du Verseau, quasiment à l’opposé mais encore un peu jeune pour bénéficier pleinement de l’effet conjonctionnel (début poissons, avec Fomalhaut) et les historiens ont montré que ce qui avait été fatal à Napoléon avait été justement le trop grand poids qu’il avait accordé aux différentes instances au lieu de tout prendre sur lui. Il est vrai qu’il a été échaudé par ses  récents échecs. Cela montre bien que tout personnage est  dépendant de la configuration conjonctionnelle, qu’il n’est pas doté une fois pour toutes des mêmes talents et que ceux-ci sont cycliques. En fait, Napoléon aurait du attendre un peu plus de temps avant de  revenir. On pense d’ailleurs souvent  qu’il intervient à contre temps. On saisit là l’importance de disposer de données astrologiques fiables. Il fallait attendre que Saturne progresse davantage en verseau. Il faut aussi faire la part de la rétrogradation de Saturne vers le début du verseau. Fin 1816 ou début 1817 eussent probablement  mieux convenu pour rebondir.
Que l’on nous comprenne bien : l’astrologie ne peut affirmer qu’à telle date il se produira quelque chose en tel endroit mais que tel moment est plus ou moins favorable pour tel type d’action. La même configuration peut ainsi correspondre à un événement majeur comme elle peut ne rien donner de remarquable si l’on n’attrape pas la balle au bond, si l’on part trop tôt notamment. Que l’on comprenne bien, également, que le thème natal de Napoléon ne nous est ici d’aucune utilité. Ce qui compte, c’est que nous ayons affaire à un homme remarquable comme l’Humanité en généré au compte-gouttes.  Quand ces personnages ne se présentent pas ou ne peuvent s’épanouir au sein de certaines sociétés verrouillées, bloquées, les moments conjonction els n’ont que des effets médiocres et l’on développe alors  des procédés électoraux, « démocratiques » (c’est-à-dire qui donnent le pouvoir au peuple) qui ne sont que des succédanés, ce qui donne des chefs qui  ne sont pas à la hauteur de la tâche.  Nous avons montré dans de précédents textes que l’équipe ne faisait qu’essayer de remplacer, faute de mieux,  le potentiel d’un seul homme génial, de s’y substituer.
Le cas de Nicolas Sarkozy  est intéressant en ce qu’il offre une certaine similitude avec celui de Napoléon. En mai 2008, donc un an après son investiture, Saturne est conjoint à Regulus, de façon analogue à ce qui se passe autour de 1800. On parle alors d’un superprésident. Malheureusement pour lui, on est passé du septennat au quinquennat, sinon la même configuration se serait représentée lors de l’échéance suivante pour la réélection. Mais alors Saturne est à la fin de la balance et non du scorpion, donc bien trop loin d’Antarès au début du Sagittaire. Un retour actuel de Sarkozy serait aussi prématuré que celui de l’Ile d’Elbe en 1815. Mais en 2017, les astres seraient plus favorables du fait précisément de la montée en puissance des facultés gravitationnelles de certains leaders revenus à leur plus haut niveau et remettant ainsi les pendules à l’heure et chacun à sa place.
Certes, l’on peut regretter de ne pas avoir de martingale astrologique permettant de déceler par le sacro-saint thème qui est le meilleur leader/ Mais si l’on ouvre un tant soit peu les yeux, on remarque inévitablement, sur le terrain, que certaines personnes ont un don particulier, du moins périodiquement, pour se trouver au centre des choses, ce qui suppose une certaine aptitude à transcender les différences à la fois au niveau de l’action et à celui de la pensée.
JHB
08.07.13

Publié dans ASTROLOGIE, POLITIQUE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

La nourriture masculine et la nourriture féminine

Posté par nofim le 12 juillet 2013

Lors d’un voyage en Amérique du Sud, voilà une vingtaine d’années,  nous avions été frappés par le fait que certains produits alimentaires semblaient être réservés aux femmes et vice versa. Nous reviendrons  ici sur nos travaux en rapport avec la diététique au prisme du masculin et du féminin/
Selon nous, en tout cas, il convient de distinguer deux catégories de produits, ceux qui disposent d’une certaine humidité, qui secrètent un certain « jus » (fruit, viande) et  ceux qui, livrés à eux-mêmes, sont en manque d’humidité et demandent un ajout (légume, céréales, poissons).  On retrouve là des pratiques bien connues : il est rare que l’on mange des légumes sans une quelconque addition de sauce, donc de liquide. (Mayonnaise, vinaigrette etc.), c’est notamment le cas des hors d’œuvres. Le poisson à la différence de la viande ne donne pas de liquide. On sait que chez les Chrétiens, on remplace, le vendredi, la viande par du poisson, c’est-à-dire par un produit « inférieur », « pauvre », de pénitence en quelque sorte.
On aura compris que pour nous les produits « féminins » sont les légumes et les poissons et les produits « masculins » les viandes et les fruits, ces derniers produits  générant des liquides (à l’instar de la semence masculine). Ce qui est féminin serait « sec », déshydraté en quelque sorte,  et ce qui est masculin « humide », les produits féminins se conservant mieux que les masculins du fait même de leur desséchement. Il faut observer la féminisation de la viande par le biais de la charcuterie (chair cuite), ce qui lui permet de se « conserver » bien plus longtemps mais ne saurait être qualifié de produit « frais ».
Dès lors, la nourriture féminine est  de meilleur marché que la nourriture masculine, c’est une « table » des pauvres et non de l’élite.
Il n’y a pas de raison pour que tout le monde mange la même chose. Le végétarisme est tout à fait convenable pour une grande majorité de la population, pour la « masse » et il est donc vain d’extrapoler sur une humanité ayant les mêmes pratiques alimentaires pour nous expliquer à quel point la consommation de viande est une nuisance pour la planéte car elle devrait en effet n’être réservée qu’ à une minorité.
Mais l’on sait à quel point, pour nous, le débat autour de la nourriture doit être resitué sur un autre plan qui est celui de l’autosuffisance de la personne et la part des machines dans le fonctionnement de la personne, ce qui correspond à un besoin de complément. 
Force est de constater que les femmes sont extrêmement dépendantes du monde masculin ; on peut même dire qu’elles habitent un monde  conçu par les hommes sinon pour les hommes. Cela ne ferait pas problème si l’on ne rencontrait pas une très grande majorité de femmes qui  recourent à la dénégation et qui compensent leurs manques par le recours à des aides extérieures de toutes sortes visant à donner le change. Nous dirons que la femme livrée à elle-même, sans apport, est assez démunie mais l’on  peut dire aussi que la femme est indissociable de son environnement à la fois technique et humain et qu’elle est poussée à se l’approprier, à se l’annexer alors que l’homme vise à exploiter ses ressources intérieures, ce qui en fait quelqu’un de plus égocentré, puisqu’attendant moins de son entourage, de son environnement. On comprend la sensibilité environnementale ou environnementiste des femmes qui ets liée à leur mode de fonctionnement et de dépendance. Les enjeux ne sont pas la même et donc les hommes seront moins regardants par rapport au monde extérieur et vice versa chez les femmes. Autrement dit, pour les femmes, la qualité intrinsèque du produit importe moins que ce qu’on y ajoute, d’où l’importance extrême et excessive qu’elles accordent à l’éducation, à la formation dont, selon elles, tout dépendrait. Il suffirait de changer le « milieu » social, « naturel », pour que les choses ne soient plus comme elles étaient. Cela explique que les femmes sont persuadées que les facultés dont nous disposons sont uniquement liées fonction de notre environnement extérieur, de l’influence du milieu. Elles misent plus au bout du compte sur la sociologie que sur la psychologie.
Pour en revenir aux images culinaires,  peu leur importe que le produit de base soit médiocre (pain, semoule, pâtes, pommes de terre, eau etc) pourvu qu’il soit « sauvé » par quelque ingrédient qui fera la différence (le sel, le sucre, la plante etc).  Face à cette cuisine supplétive, existe une autre philosophie qui entend privilégier, en amont, le produit sans tricher et que nous qualifierons de masculine et qui, bien évidemment, se fonde sur des aliments « masculins »..
JHB
08.07.13

Publié dans DIETETIQUE, FEMMES, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Pour une philosophie saine de la prévision astrologique

Posté par nofim le 12 juillet 2013

Nous résumerons d’entrée de jeu notre pensée en disant que l’astrologie n’a pas à annoncer quoi que ce soit quant à l’avenir du monde, elle a d’abord à expliquer ce qu’elle est.
Que tel astrologue  prévoit telle ou telle évolution à court terme et de courte durée concernant la situation de tel pays, cela ne fait pas problème. Mais, pour l’amour du ciel, que les astrologues s’abstiennent de nous annoncer l’avenir du monde. Ce serait là outrepasser les limites de l’Astrologie.
La mission de l’astrologie n’est pas de nous dire ce que le monde va devenir mais de nous décrire ce qu’il est depuis belle lurette et va continuer à être.
Nous trouvons donc détestable que les astrologues s’amourachent de telle ou telle idéologie nouvelle car l’astrologie est une vieille dame et elle nous parle de l’Humanité telle qu’elle est depuis des  millénaires.
Certes,  la prévision peut apparaitre comme pouvant et devant annoncer des changements mais en l’occurrence, les changements qui concernent l’astrologie sont  en réalité  des récurrences, une sorte d’éternel retour. Comme dit l’Ecclésiaste, il n’y a rien de nouveau sous le soleil.
Selon nous, donc, l’astrologie n’annonce pas un monde qui change mais les changements inhérents à la bonne marche du monde, ce qui n’est pas du tout la même chose. Annoncer que l’Eté vient après l’Hiver, est-ce pour autant annoncer un changement ? Bien sûr que non !
Revenons sur cette maladie dont l’astrologie actuelle est victime et qui  la fait se projeter dans un futur différent du passé alors que son message est de relativiser ce qui distingue l’un de l’autre.
Comme par hasard, en effet,  l’astrologie a beaucoup de mal à se définir, à se situer et elle compense ce malaise en prétendant nous dire ce qu’il va advenir du monde. Or, pour annoncer un changement, encore faut-il savoir où l’on en est car sinon comment savoir qu’il y a changement ?
Force est de constater que depuis quelques siècles, l’astrologie est sur une mauvaise pente du fait qu’elle entend se placer dans la « modernité », contribuer à la conscience que le monde change, que de nouvelles idéologies sont  portées par l’astrologie.
Si encore on s’en tenait à annoncer tel ou tel événement en se servant des outils traditionnels de l’astrologie mais l’on voudrait nous faire croire que l’astrologie elle-même doit changer en intégrant de nouvelles données astronomiques. C’est là dépasser la mesure ! On veut nous persuader que si ces nouvelles planètes ont été découvertes, cela fait nécessairement sens pour l’astrologie. Tout au plus, pourrait-on chercher à expliquer astrologiquement certains enjeux actuels mais ce n’est nullement une raison pour que l’objet d’étude empiété sur l’intégrité du modèle, de la grille.
Apparemment, il est plus facile pour les astrologues actuels de parler de ce qui est extérieur à l’astrologie que de ce qui la constitue intérieurement, à commencer par ses racines qui sous-tendent le tronc de l’arbre et qui restent invisibles. Il faut donc parler de fuite en avant. La modernité n’est-elle pas justement  une façon de ne pas chercher ce que l’on est pour  s’intéresser à ce qu’on voudrait être notamment en regardant autour de soi, à savoir devenir non pas tant autre que l’autre ?  La quête de l’être se solde généralement par une requête de l’avoir. Et avoir un thème natal,  c’est quelque chose, n’est-ce pas, qui évite d’avoir à chercher en soi qui l’on est.
Au cours des siècles, l’astrologie aura été maintes fois instrumentée pour  annoncer des changements politiques, sociaux, religieux. Pour ce faire, il suffisait de montrer que les temps ont changé, que ce ne sera jamais plus comme avant, que les  victoires  ne seront plus remises en question, pas  plus que les défaites du camp adverse. Faut-il rappeler que Pluton eut un grand succès en Allemagne, dans les années trente,  dans le contexte de la montée du nazisme ? Le premier livre sur la planéte  Pluton en français fut traduit de l’allemand.  On veut nous persuader que nous sommes entrés dans une ère nouvelle mais en fait de quoi s’agit-il sinon d’un comportement polémique pour annoncer la fin de la papauté, la fin de la monarchie ou la fin de la domination masculine ?En fait d’annonce, ce que  l’on nous  affirme, c’est que cela ne sera plus comme avant et c’est l’Astrologie qui est censée légitimer de telles affirmations ! L’astrologie a bon dos vu que le cosmos donne l’exemple de toutes sortes de changements au point d’ailleurs que le mot même de révolution a été emprunté au langage de l’astronomie. En réalité, plus cela change et plus c’est la même chose ! C’est même grâce au changement que les choses ne meurent pas, du fait qu’elles se renouvellent. Mais ce renouvellement consiste avant tout à  faire le ménage, le nettoyage  et non à  bouger les murs.
Que l’on se défie des longs cycles car un cycle long revient à pas de cycle du tout dans la mesure où le retour est reporté à une date très lointaine. On est dans la procrastination.  Nous nous méfions comme de la peste de ces cycles sur plusieurs décennies, voire sur plusieurs siècles ou plusieurs millénaires car un cycle dont les phases successives sont trop éloignées les unes des autres n’est plus vraiment un cycle à visage humain. Attention aux  mégacycles qui tuent les cycles ! On annonce quelque chose et puis l’on nous déclare que la phase suivante est reportée aux calendes grecques, dans un futur  inaccessible. C’est là un détournement de l’esprit de cyclicité et nous pensons, comme il est dit dans la Bible, que sept ans est une excellente unité de temps à laquelle il convient de se tenir et c’est d’ailleurs la raison qui nous fait mettre en avant Saturne dont le cycle de 28 ans peut être divisé en quatre.  L’astrologie moderne est atteinte d’une « hernie » temporelle qui la défigure.
Nous disions donc que l’astrologie doit d’abord se décrire comme on le fait pour l’alternance du jour et de la nuit, des saisons. Elle nous parle d’une nécessaire dualité. Or,  nos astrologues modernes sont fâchés avec la dualité. Ils croient à un modèle unique, à une mondialisation qui  imposera des valeurs de démocratie, de suffrage universel  et de parité des hommes et des femmes et en cela, ils bafouent le principe de dualité dont on ne saurait faire l’économie.  On veut nous imposer une représentation d’en bas des choses : les élections ne servent que lorsque aucun leader ne s’impose naturellement à ses pairs. La parité  ne fait sens que lorsque les élites sont en crise. Ce ne sont là que des solutions de seconde main qui ne valent que pour très peu de temps, qui pallient des manques, des carences. Et l’on voudrait que l’horloge astrologique s’arrête, se fixe, sur  ce moment de crise, de défection. L’on voudrait que l’astrologie institue la décadence alors que son rôle est précisément de remettre à leur juste place des solutions de continuité qui ne peuvent être que temporaires. .Certes, il est possible que l’on ait besoin d’un plus petit que soi mais ce n’est là qu’un temps du cycle, lorsque l’énergie décline. Ces astrologues qui annoncent « la fin d’un monde » et  qui n’ont rien compris à la cyclicité, comment pourraient—ils être de bon conseil pour leurs clients ? Selon nous, ils se déconsidèrent et se discréditent.
JHB
08.07.13

Publié dans ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

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