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Le fantasme de l’irréversible en Astrologie Moderne

Posté par nofim le 12 juillet 2013

Le grand piége de la modernité, c’est de favoriser une certaine idée du progrés irréversible. Il semble bien que l’astrologie ait été instrumentalisée pour consolider certaines idéologies, certaines « avancées » sociales .
Dans nos derniers textes, nous avons pu laisser croire que le praticien de l’astrologie était laissé à lui-même une fois adoptée, acceptée,  l’armature  commune à tous, sur le plan cyclique, se contentant de compléter celle-ci à sa guise. Mais les choses ne sont pas aussi simples car il importe de fournir au dit praticien une certaine culture qui ne soit pas un tissu de clichés à la mode. Le problème de la culture, c’est en effet  qu’elle est souvent rétrograde. On pense notamment sur le plan culinaire ou sur le plan musical. On nage en pleine nostalgie,  on réactive des souvenirs de classe plus ou moins bien digérés, scannés. Et l’on s’imagine que cela va « le faire ». Et bien entendu il y a le poids de toute la « culture » astrologique que l’on véhicule et qui peut dater facilement, pour certains, de plusieurs décennies. Dans bien des cas, la nouveauté fait problème tant on a du mal à se vider du passé, à faire le ménage dans sa tête. Il n’y a plus guère de flux et de reflux… On est pris dans une sorte de ménopause mentale.
Dans les années soixante, Jean-Pierre Nicola avait présenté « son » astrologie sous le nom d’astrologie « conditionnelle » (devenue par la suite « conditionaliste, cf le COMAC).  Sauf erreur de notre part, cela signifiait que l’astrologie n’était pas tout et n’avait pas à tout expliquer. Mais le problème, c’est que l’on ne nous disait pas pour autant ce qu’elle était et ce qu’elle n’était pas, ce qu’elle pouvait expliquer et ce qu’elle ne pouvait pas, par elle-même, expliciter. Ce flou artistique allait inévitablement  conférer, par défaut, la centralité au thème natal mais dans un certain non-dit (comme on dit en ethnométhodologie). Le drame, en effet, avec l’astrologie de Nicola, c’est qu’il y a une astrologie « au repos », « sur le papier » qui constitue une assez belle architecture  et à côté une astrologie « en action » qui rejoint les pratiques astrologiques les plus traditionnelles, à commencer par le thème astral lequel est par lui-même, une hérésie astronomique. (cf. notre article sur « une astrologie du figé »). La montagne allait accoucher d’une souris et on allait retrouver Nicola  chez Astroflash aux côtés d’André Barbault, comme si de rien n’était. Le « non-dit » c’était que le bon vieux thème, véritable salmigondis, avait encore de beaux jours devant lui, avec toute la cuisine qui va avec et qui exige une longue formation. Dès lors, l’astrologie « au repos » de Nicola ne présenterait plus qu’un certain intérêt pédagogique. Au lieu d’être le cœur d’une nouvelle astrologie, elle n’était plus qu’un complément d’une pratique astrologique classique. Ravalement de façade !
Bien pis, comme nous l’avons dit,  l’astrologue était laissé à lui-même face au client et était « conditionné » par sa propre  culture « générale », ses préjugés, ses engouements et donc ses projections. Nous avons récemment, par erreur, mis en ligne, sur un blog (face book) astrologique un texte relatif à ce qui distingue les hommes des femmes et il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir rappliquer le ban et l’arrière –ban des astrologues féministes laissant des commentaires horrifiés face à ce qui n’était pas « intellectuellement » correct. Il faudrait faire la liste de tous les lieux communs que charrient les astrologues et qu’ils infligent à l’astrologie au nom d’une certaine modernité, par-delà la question des nouvelles planètes  dont on a eu maintes fois l’occasion de débattre. L’astrologue ne doit pas faire de vagues et donc s’inscrire dans son temps en en épousant tous les fantasmes dont notamment l’idée que le monde change, ce qui est une idée très importante pour tous ceux qui ne sont pas satisfaits de leur sort et qui pensent que le progrès se juge à l’aune d’un changement de leur « condition ». On imagine ainsi à quelle sauce l’astrologie est mise.
Or, une des obsessions de ces astrologues « modernistes », c’est l’irréversibilité, notion  à vrai dire fort peu compatible avec l’esprit de l’Astrologie et c’est bien là que le bât blesse. L’astrologue « moderne » veut du solide, il ne veut pas se retrouver dans les sables mouvants.  On peut lire ainsi sous la plume de certains astrologues, notamment en mondiale, que la démocratie est un acquis irréversible de nos sociétés. Il faut bien en effet que pour ces astrologues du long terme,  nouvelles planètes (lentes) oblige, mettre en avant certaines valeurs  sures et définitives  de la modernité.
Pour dire la vérité, un tel exercice nous semble bien vain, l’astrologie n’ayant aucunement dans son cahier de charges à discourir sur la modernité sous prétexte que de nouvelles planètes seraient les hérauts de la dite modernité. L’astrologie contemporaine se sera donc embarquée dans la galère du discours moderniste et  va donc en profiter pour consolider toutes les avancées sociales (féminisme, écologisme etc.) au service de la nouvelle astrologie et  vice versa mettre l’astrologie au service de ces avancées ! (cf. Nicola, Pour une astrologie moderne, Ed. Seuil, 1977)
Quand nous entendons certains astrologues  mettre leur « science » au service de tel ou tel enjeu du moment, nous sentons que quelque chose cloche. Dans les années soixante, André Barbault avait mis l’astrologie au service des espérances communistes. L’ironie de l’Histoire est que l’un de ses plus beau succès prévisionnel  de la fin des années 80 aura été lié à la chute du communisme dont la fortune historique  était censée être inscrite dans les étoiles. Il est d’ailleurs probable que dans la tête de Barbault, quand il fit cette « prédiction » dans les années cinquante (à la veille de la mort de Staline qui annonçait un nouveau souffle pour le communisme, 36 ans après la Révolution d’Octobre 1917), cela devait au contraire être un tournant victorieux pour le dit communisme que cette échéance de 1989 sous-tendue par une conjonction Saturne-Neptune.  De nos jours, des astrologues s’efforcent de relier la modernité néo-planétaire (Uranus-Neptune-Pluton) et néo-précessionnelle (-avènement de l’Ere du verseau) avec le Progrès.
Il est certes tentant de mettre l’astrologie au service de telle ou telle idéologie pariant sur des lendemains qui chantent.  Il nous est apparu, récemment, que  cette astrologie « uranienne » (Uranus maitre du verseau !) attirait à elle tous ceux qui voulaient maintenir et renforcer  certains acquis « progressistes » -(statut des femmes,  élections  démocratiques etc. Exit le communisme en ce début de XXIe siècle).  L’effervescence autour du calendrier maya va dans le sens de la « fin d’un monde », ce qui veut –tout dire, dans un certain ‘non-dit », à savoir la fin du monde dominé par les hommes. On ne s’étonnera donc pas de voir les réunions astrologiques peuplées presque exclusivement, dans le public, de femmes  ferventes adeptes d’Uranus et consorts et de l’ère du Verseau.
Il est vrai que l’astrologie a bien souvent suivi une telle stratégie opportuniste, tout au long de son Histoire. C’est d’ailleurs en se laissant instrumentalisée qu’elle a pu probablement  (se) survivre. Mais il est peut- être temps de renoncer à une telle  tactique et de comprendre que l’astrologie en tant que telle n’a aucunement à lier son sort à un quelconque message futuriste.  Elle doit se placer au-dessus de la mêlée et nous parler des constantes du monde car l’astrologie est liée à ce qu’il y a de plus fondamental et universel en l’Homme et elle doit échapper à tout délire de changement irréversible. L’astrologie est au contraire présente au monde pour nous rappeler que rien n’est irréversible en dépit du vecteur technologique qui incarne précisément un progrès incessant. Elle doit faire contrepoids à la machine et incarner la pérennité de la nature humaine.  Si l’astrologie actuelle n’existe que du fait de tel ou tel « lobby », se servant de la modernité des nouvelles planètes, nous pensons que le temps est venu de la rupture avec ce courant et ce d’autant que  nous sommes persuadés que les attentes démocratiques et féministes actuelles connaitront au cours du XXIe siècle de cruels démentis tout comme cela fut le cas au siècle passé pour le communisme et pour le colonialisme. La découverte des nouvelles planètes est à mettre au crédit du progrès scientifique (sciences dures) et technique. Un point c’’est tout.
 
 
JHB
07. 07.13

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Contre l’astrologie figée

Posté par nofim le 12 juillet 2013

Les astrologues actuels ne s’intéressent guère aux étoiles fixes. En revanche, ils ont une prédilection pour ce qui est figé tant sur le plan astronomique que sur le plan psychologique. Une position dont nous montrerons à quel point elle est étrange et difficilement défendable.
Les étoiles fixes ont une utilité évidente en ce qu’elles permettent de baliser la course des astres « mobiles » à commencer par la Lune et Saturne, son octave supérieur.(d’un point de vue arithmosophique). On peut déjà visualiser la course d’un astre, ce qui n’est pas le cas si l’on ne se sert que de facteurs mobiles qui ne se manifestent que ponctuellement comme la pleine lune. On ne « voit » pas à l’avance une pleine lune alors que l’on « voit » où se trouve Saturne par rapport à telle étoiles qu’il n’atteindra que plus tard. On ne peut prévoir astrologiquement si l’on ne le peut astronomiquement. Certes, on peut calculer à l’avance des positions mais cela ne vaut pas la visualisation. L’astrologie ne saurait recourir abusivement aux calculs et cela vaut aussi pour le cycle des saisons. Quand on est en hiver, on ne « visualise » pas l’Eté, sinon par le biais des étoiles fixes, et c’est pourquoi les Egyptiens accordaient tant d’importance à Sirius (Sothis) pour « prévoir » les crues du Nil.
Si l’on passe au thème natal (ou autre), on n’a qu’une visualisation très fugitive qui ne laisse de traces que par le dessin ou n’est repérable que par le calcul. Rien n’est plus évanescent que le « ciel » de naissance, ce qui va à l’encontre de cette prévision astronomique qui est selon nous le socle de l’astrologie ancienne. Or, comme l’on sait, nous ne prisons guère l’anachronisme en matière d’Histoire.
Mais, on ne peut longtemps se dispenser de fixité et celle-ci revient très vite comme un retour du refoulé. C’est ainsi que notre astrologie actuelle non contente de figer le cosmos en une sorte d’instantané très vite dépassé et révolu, va se voir contrainte de figer également le psychisme des personnes, entrainée qu’elle est en une sorte de cercle vicieux. Ce « thème » pourtant si fugace, à commencer par l’ascendant et la lune, est paradoxalement censé nous parler de ce qui reste constant chez l’individu ! D’où cette interrogation sur la « bonne » heure de naissance pour fixer le « bon » ascendant (et les maisons qui en découlent) et cela peut tenir à quelques minutes de différence, ce qui a entrainé d’aucuns vers des pratiques aussi bizarres que celle des degrés monomères. Quel contraste entre cette précarité de l’information « horoscopique » et le fait que le thème est censé traiter de ce qui est le plus permanent et donc le plus figé (fixé) en nous ! Signalons en passant le rôle tout aussi paradoxal des planétes lentes pour étudier des événements ponctuels, en astrologie mondiale notamment. Cela semble bien inapproprié !
Mais venons-en justement à cette psychologie « figée » qui est à la base de l’entreprise d’astropsychologie. Qu’est-ce que l’astrologie généthliaque est censée décrire ? Nous répondrons : ce qui s’est figé en nous, les habitudes de comportement, de pensée qui se sont incrustées et qui perdurent dans notre psychisme. Autrement dit, plus une personne est prisonnière de ses habitudes, mieux elle s’accordera à l’approche de l’astrologie du thème. Mais, philosophiquement, le caractère figé de nos manies doit-il être la cible de l’astrologie ? Il y a là une infirmité dans l’incapacité à se renouveler, à nettoyer nos pratiques de tous ordres. L’astrologie devait-elle se contenter paradoxalement de s’intéresser à ce qui résiste au flux, au mouvement ? Certes, il y a des moyens, nous dit-on, de faire « bouger » le thème (transits, thème horaire, révolution solaire, directions, progressions etc.) mais le thème n’en reste pas moins le thème et la référence à laquelle tout le reste doit se soumettre, comme le disait Morin de Villefranche, au milieu du XVIIe siècle.
Si les gens étaient moins figés au niveau comportemental, le thème n’aurait plus guère de sens et l’on en resterait à des généralités sur l’humain, ce qui serait plus sain. Ce que nous appelons généralement « individu » est un tissu de tics, de plis, de façons de faire dont nous ne parvenons pas à nous départir. Chez les astrologues, d’ailleurs, cela se manifeste par un enfermement dans des méthodes de travail qui se perpétuent des décennies durant sans possibilité de recyclage.

JHB
06.07.13

Publié dans ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

Uranus et la révolution industrielle. Le mythe.

Posté par nofim le 12 juillet 2013

Il était éminemment prévisible que la révolution industrielle permît à terme de découvrir de nouvelles planètes.  Ce n’était qu’une question de temps. C’est ainsi qu’en 1781, un certain William Herschell, hanovrien installé en Angleterre, à Bath,  construisit dans son jardin un fort beau télescope pour l’époque et  manqua donner son nom à une planéte avant que la communauté astronomique ne préféré poursuivre la série mythologique, ce qui ne fut pas sans conséquence pour les astrologues de l’époque.
Que l’on ait choisi tel ou tel nom n’a pas grande importance et d’ailleurs en soi le nom d’Uranus n’implique pas spécialement de changement et même si c’était le cas, les astronomes auraient fort bien pu choisir un nom de dieu en rapport avec l’époque, d’autant que si c’est en 1781 que la planéte fut découverte, elle ne prit ce nom qu’ultérieurement (cf.  Article Uranus, Wikipédia). Ce n’est qu’en 1789 qu’un métal prit le nom de ce dieu. Le nom de Neptune avait également été proposé et il est clair que le nom choisi était déterminé par les enjeux de l’époque.
Outre le fait qu’il est parfaitement loufoque de   faire dépendre  l’astrologie à d’une nouvelle découverte astronomique, il l’est tout autant  de penser que cette découverte  doive être associée à un quelconque événement.  On bascule en plein mysticisme. On est dans une psychose du « miracle ».
Mais toute personne saine d’esprit aura compris que la révolution industrielle ne pouvait que faire découvrir, du fait du progrès technique  de nouvelles planètes et qu’à leur tour ces nouvelles planètes seraient  associées  à l’esprit du temps (Zeitgeist), donc à la Révolution industrielle et  toutes sortes d’autres révolutions. (cf. notre ouvrage La vie astrologique il y a cent ans, Paris, Ed. Trédaniel, 1992). C’est l’effet de la dialectique entre science et technique.
Par ailleurs,  imaginer une astrologie qui  serait entrée dans l’inconscient collectif humain sans passer par une phase « consciente » est un contresens historique et anthropologique de première magnitude.  L’astrologie n’est marquée par l’astronomie que dans la mesure où les sociétés humaines l’ont intégrée dans leurs représentations. Comme elles ne connaissaient pas dans l’Antiquité Uranus, on  ne peut que conclure par la négative quant à la prise en compte de cet astre en astrologie. Quant à croire qu’une planéte récemment découverte puisse modifier l’astrologie, c’est  une grossière erreur de perspective.  L’homme est l’interface entre astronomie et astrologie. Ce qui n’est pas passé historiquement et socialement  par l’homme n’existe pas astrologiquement. Seule une astrologie à dimension humaine est acceptable. Une planéte invisible ne correspond évidemment pas à ce critère. Elle est un artefact du progrès technique.
A contrario, la disparition du savoir astrologique des étoiles fixes et notamment des royales hypothèque toute l’astrologie. La totalité des travaux en mondiale doit  être reconsidérée en tenant compte des étoiles fixes. C’est une omission rédhibitoire et qui  permet de relativiser très sérieusement la valeur des travaux consacrés aux transsaturniennes. La question des étoiles fixes est incontournable et il est comique de voir des chercheurs ignorer les données de l’Antiquité et leur substituer des données récentes.  Comme nous l’avons écrit récemment,  le ciel doit être lisible non seulement dans l’immédiat mais pour l’avenir.  Les étoiles fixes permettent cette lisibilité puisque l’on peut baliser la course des astres à l’avance sans avoir à faire de calculs. Les autres repères astrologiques sont éphémères : on ne voit pas la  pleine lune à l’avance sauf à l’associer à un point sidéral/stellaire. On ne voit pas davantage à l’avance une conjonction entre deux planètes. La seule chose que l’on puisse visualiser ce sont les étoiles du fait qu’elles sont fixes. L’astrologie est une combinatoire planéte/étoile fixe (dont d’ailleurs le Zodiaque témoigne à sa façon) et il est inadmissible de remplacer cette combinatoire par un cycle constitué de deux planètes.  Nous n’avons jamais  reconnu la valeur scientifique du cycle Jupiter-Saturne mais seulement signalé  que dans l’esprit des astrologues de l’époque (à partir du Xe siècle), ce cycle concernait précisément les changements que l’on prétend associer à Uranus. Notons d’ailleurs que ce cycle  tenait compte de la triplicité (quatre Eléments)  dans laquelle la conjonction se produisait, donc assumait une certaine dualité qui a d’ailleurs été cassée par le recours au zodiaque tropique. S’il est vrai qu’à l’origine,  le zodiaque n’a rien de sidéral, il a été emprunté par l’astrologie pour baliser le cours des astres sur l’écliptique et il est donc devenu sidéral, avec le principe de visibilité que nous avons évoqué et que ne garantit pas le zodiaque « tropicaliste », qui reste virtuel au regard de l’observation du ciel..
Selon nous, Uranus est une tumeur cancéreuse pour le « corps » de l’astrologie et elle doit en être éradiqué d’urgence.
 
 
 
JHB
07. 07. 13

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Débat sur les outils de l’astrologie mondiale par Jacques Halbronn et Christian Moysan

Posté par nofim le 12 juillet 2013

Texte de Christian Moysan :
 
Si le cycle de Saturne,  rapporté aux quatre étoiles fixes royales,  peut éclairer certaines des crises actuelles, le carré Uranus-Pluton apparaît également pertinent à cet égard, pour peu que l’on garde à l’esprit la signification de ces  deux planètes et le mode spécifique d’influence des transsaturniennes d’une façon générale.
Si l’on embrasse l’histoire de l’Humanité,  on relève qu’elle a connu à la fin du XVIIIème siècle une césure fondamentale.  En quelques dizaines d’années on est en effet passé en Europe d’une société et d’institutions figées dans un ordre hiérarchisé et inégalitaire,  l’Ancien Régime, symboliquement régi par Saturne, à une société radicalement différente,  basée sur les principes novateurs de liberté,  d’égalité et d’individualité. Passage qui a notamment pris en France la forme  d’une  contestation politique révolutionnaire de la monarchie absolue et des trois ordres de l’Ancien Régime, suivie d’une révolte populaire  qui les a mis à bas.
Contestation violente,  menée au nom de principes prométhéens,  visant à un affranchissement, à une libération d’un ordre inégalitaire asservissant.
Et cette révolution politique et sociale s’est dans le même temps doublée  d’une révolution scientifique et technique, plus importante encore que celle du Néolithique. Jusque-là,  la seule force mécanique connue et utilisée était celle des éléments,  de l’animal et de l’homme : le moulin à eau ou à vent, la charrue tirée par le bœuf ou le cheval, la faux du paysan. En quelques décennies, grâce à une énergie nouvelle, la vapeur issue de la combustion du charbon, la Révolution industrielle a radicalement changé une civilisation jusque-là essentiellement agraire. De l’antique conquête de cet animal jusqu’à la découverte d’Uranus, la plus grande vitesse de déplacement de l’homme a été  celle du galop du cheval. Ensuite tout est allé en s’accélérant de façon vertigineuse, conformément à la nature de cette nouvelle planète dont le propre est d’abolir les distances par la vitesse. Aujourd’hui Uranus, c’est l’entrée d’internet dans des centaines de millions de foyers, et en particulier les communications interactives instantanées des réseaux sociaux.Si l’on admet une influence astrale sur le monde sublunaire et notamment sur l’évolution de l’Humanité, il paraît difficile d’imaginer que la césure fondamentale qui a inauguré une ère nouvelle de celle-ci  puisse résulter de l’influence des seules planètes connues jusque-là. Aucune conjonction Jupiter-Saturne en particulier ne peut en expliquer le caractère inédit. Par ailleurs le caractère essentiellement conservateur de Saturne,  antinomique de  celui progressiste d’Uranus, ne peut être à l’origine  du changement de civilisation qui s’est produit à la fin du XVIIIème siècle. L’exacte concomitance de cette césure avec  la découverte d’Uranus rend donc entièrement fondée l’hypothèse  d’un rapport de cause à effet entre les deux faits. Faire d’Uranus la cause de l’avènement d’une ère nouvelle de l’humanité et le symbole des principes qui la régisse,  est donc totalement légitime. Sur un plan historique, il convient donc de distinguer l’ère d’Uranus de  celles qui l’on précédée, toutes sans exception régies par Saturne.Sur le plan politique Uranus détermine donc d’une manière générale la  contestation et la libération d’ordres vécus comme asservissants. Aujourd’hui violemment contrecarré par Uranus, Pluton symbolise cet ordre contesté un peu partout dans le monde.

Si l’on  s’en tient à la signification de Pluton en tant que révélateur et symbole des faits majeurs contemporains de sa découverte, on retiendra la découverte de l’énergie nucléaire tapie au cœur de la matière, les excès spéculatifs de la finance internationale à l’origine de la crise de 1929,  et l’avènement de dictatures totalitaires manipulant l’opinion publique.
Le carré Uranus-Pluton rend donc compte de façon pertinente et éclairante aussi bien du Printemps arabe – avec ses prolongements actuels en Egypte – et du mouvement des Indignés que de l’actuelle contestation politique et sociale  en Turquie comme  au Brésil.
Contestation qui s’exprime formellement dans tous ces mouvements par le canal des réseaux sociaux,  regroupant et mobilisant  des individus en une communauté partageant les mêmes idéaux de justice sociale et de liberté, et rejetant les pouvoirs autoritaires et corrompus. Uranus symbolise donc parfaitement cette forme inédite  de contestation.

En tant que maître du huitième signe, Pluton détermine des changements radicaux et irréversibles dans les domaines symbolisés par le signe qu’il transite. En Capricorne Pluton est donc susceptible de bouleverser les structures politiques existantes, l’ordre mondial actuel. Ordre mondial effectivement en pleine mutation, du fait principalement de l’émergence au niveau économique de nouvelles puissances, qui modifie de fait l’équilibre géopolitique et contient en germe une remise en cause des institutions y présidant. Après avoir déterminé la mondialisation de l’économie par son transit en Sagittaire, Pluton va donc fort logiquement en déterminer les conséquences au plan politique, en instaurant une nouvelle donne.
Par ailleurs Pluton,  qui régit la corruption de la matière comme des êtres et de leurs organisations,  indique en Capricorne des institutions sclérosées, vermoulues, devant nécessairement être rénovées en profondeur.
On ajoutera que la lutte des états actuellement menée contre l’évasion et la fraude fiscale relève de la quadrature Uranus-Pluton. Il s’agit là d’un fait assez anecdotique car,  sur un autre plan,  Pluton signant le véritable pouvoir, celui occulte et immense des dirigeants des grands groupes industriels et financiers, le carré qu’il reçoit d’Uranus indique que le nouvel ordre mondial,  souhaité par ces dirigeants et leurs alliés politiques, sera violemment contesté. Contestation qui s’exprimera principalement par les réseaux sociaux,  au travers de mouvements  spontanés regroupant des individus révoltés contre l’injustice et la corruption, mouvements apolitiques  ne se reconnaissant aucun leader qu’Uranus symbolise parfaitement.

 
Réponse de JHB :
Votre texte qui réagit à  l’un de mes articles mérite d’être analysé de près. Vous nous parlez de la quadrature Uranus-Pluton (Bélier-Capricorne) comme rendant compte de ce qui se joue actuellement et vous nous dites que notre modèle fondé sur le cycle Saturne-étoiles fixes royales ne vous suffit pas. On s’arrêtera donc sur les arguments que vous mettez en avant.
Ce qui nous frappe, dès l’abord, est le manque de recul que nous avons pour déterminer l’importance historique que vous  conférez aux événements de ces dernières années

Je ne me suis pas prononcé sur l’importance historique de ces évènements, j’ai simplement indiqué qu’ils relevaient symboliquement de la quadrature Uranus-Pluton.

et par ailleurs l’importance que vous accordez à une configuration concernant deux planètes invisibles à l’œil nu et inconnues de ce fait de l’Antiquité  jusqu’au XXe siècle,

Sur un plan strictement physique – si tant qu’il existe – le mode réel d’influence des planètes sur le monde sublunaire nous est inconnu. Rien ne permet donc d’affirmer que le fait d’être visible à l’oeil nu pour une planète soit la condition sine qua non de son influence. Les planètes visibles ne le sont guère que la nuit ; doit-on en déduire qu’elles n’exercent aucune influence le jour? Par ailleurs la psychanalyse montre que l’on est fortement influencé par des expériences oubliées ou dont on n’a pas conscience et, d’une manière générale sur le plan psychologique, nous subissons nombre d’influences à notre insu. 
Les planètes orbitant autour du Soleil forment avec lui un tout indissociable, un système, une structure dynamique présentant une cohérence et une unité manifestes. La distinction entre planètes visibles et invisibles paraît donc moins importante que leur appartenance à un même système. Ceci étant,  cette différence d’apparence a pour corollaire une différence dans le  mode d’influence. Symboliquement une planète invisible jouera principalement sur un plan inconscient, aussi bien au niveau individuel qu’au niveau collectif et,  du fait de sa sa lenteur, agira principalement sur la durée, déterminant  donc notamment les évolutions profondes au plan collectif. Dans le même ordre d’idées, mais à un degré moindre, les planètes inférieures se distinguent des supérieures, de sorte qu’en s’ éloignant du Soleil on passe de l’individuel principalement régi par Mercure et Vénus, au social gouverné par Mars, Jupiter et Saturne, puis au spirituel et au civilisationnel relevant des planètes transsaturniennes.

pour Pluton, dont on sait par ailleurs le statut astronomiquement problématique.

La seule planète naine comparable en taille à Pluton est Eris. Mais outre que ses dimensions réelles font débat, la forte inclinaison de son orbite par rapport à l’écliptique a pour conséquence qu’elle ne transite qu’une partie du Zodiaque, à la différence de Pluton qui en parcourt l’intégralité,  comme toutes les autres planètes du système solaire. En dépit de son « déclassement astronomique » qui relève de l’anecdotique, Pluton conserve donc toutes ses prérogatives de planète influençant le monde sublunaire.

Vous comparez carrément ce qui se passe actuellement avec la fin du XVIIIe siècle.

Si vous lisez attentivement mon propos, vous constaterez qu’il n’en est rien.
La découverte d’Uranus est d’un ordre autrement important que son actuel carré  à Pluton. La première inaugure l’ère de la planète de la Modernité, le second n’est qu’une phase de son cycle avec Pluton.

Pour nous l’astrologie n’a aucunement vocation à  s’intéresser aux dates majeures de l’Humanité comme devant être indiquées par l’astrologie.

Le postulat astrologique de  l’influence des planètes sur le monde sublunaire implique nécessairement qu’elles rendent compte,  par des configurations d’une importance qui leur est proportionnée,   des mutations majeures de l’Humanité.

Tout au plus dirons-nous que certains évènements ne peuvent avoir lieu que sous certaines configurations mais de telles potentialités sont en elles-mêmes très fréquentes puisqu’elles se représentent en  gros tous les sept ans.

Ce qui revient à dire que tous les sept ans environ peut se produire une mutation de l’importance des  Révolutions néolithique ou industrielle!

Votre propos se limite finalement à comparer la fin du XVIIIe siècle au début du XXIe siècle, comme si rien de déterminant ne s’était produit entre temps !

Comme dit précédemment je n’ai nullement procédé à une telle comparaison, encore moins ai-je sous entendu ce que vous me prêtez.

Les changements qui vous semblent si importants actuellement sont d’une part très précaires et de l’autre  sont aussi banals que le passage du jour à la nuit ou de l’Eté à l’Hiver :

Comme dit précédemment je ne me suis pas prononcé sur l’importance de ces changements.
Ceci étant, c’est bien évidemment l’Histoire qui assignera au Printemps arabe sa réelle importance dans l’évolution des pays musulmans du Proche-Orient (cf. infra). L’exemple de la France illustre le long et difficile chemin que doit parcourir la démocratie avant que son principe ne se traduise dans les faits de façon irréversible. Entre les premières expérimentations de démocratie politique de 1789 et 1792 et son exercice effectif et apaisé, son ancrage définitif  sous la IIIème République,  s’est écoulé près d’un siècle.
Dans les pays en voie de développement et même dans nombre d’ émergents,  ce nécessaire apprentissage de la démocratie s’avère encore plus ardu,  du fait de populations dépourvues de conscience comme de culture politique,  et d’une corruption endémique. Dans les pays musulmans du proche-Orient cet apprentissage se heurte de plus à un Islam crispé dans un repli identitaire, culturellement rétif aux valeurs occidentales de liberté, d’égalité et de progrès. L’exemple – très actuel – de l’Egypte montre que sur ce long chemin de l’apprentissage de la démocratie des retours en arrière sont toujours possibles. Néanmoins, au niveau des principes la démocratie s’impose désormais comme le paradigme politique unique, même s’il reste à démontrer que l’islam est entièrement « soluble » dans celle-ci. 

Vous écrivez : « 
« Si l’on admet une influence astrale sur le monde sublunaire et notamment sur l’évolution de l’Humanité, il paraît difficile d’imaginer que la césure fondamentale qui a inauguré une ère nouvelle de celle-ci  puisse résulter de l’influence des seules planètes connues jusque-là. Aucune conjonction Jupiter-Saturne en particulier ne peut en expliquer le caractère inédit. Par ailleurs le caractère essentiellement conservateur de Saturne,  antinomique de  celui progressiste d’Uranus, ne peut être à l’origine  du changement de civilisation qui s’est produit à la fin du XVIIIème siècle « 
Il vous faut donc impérativement des planètes nouvelles pour expliquer des événements que vous jugez radicalement nouveaux.

Dans l’Histoire universelle l’avènement de la démocratie et la Révolution industrielle apparaissent effectivement comme des évènements radicalement nouveaux. Aucun historien sérieux ne le contesterait aujourd’hui et c’est bien ainsi que ces faits inédits ont été perçus par les meilleurs esprits de l’époque,Tocqueville entre autres.
Et cette césure majeure dans l’Histoire de l’Humanité, effectivement aussi importante sinon plus que celle de la Révolution néolithique, est contemporaine de la découverte d’Uranus (1781). Uranus a alors commencé d’exprimer dans les faits les potentialités de son statut de planète jusque là inconnue parce qu’invisible à l’oeil nu. Mais depuis des millénaires, de concert avec les autres planètes invisibles, Uranus préparait cet avènement de la Modernité. André Barbault, le premier a montré que,  précédant la découverte d’Uranus ,  le grandiose triangle équilatéral de 1770 reliant Uranus, Neptune et Pluton, avait réalisé les promesses de leur conjonction initiale de -574. Exceptionnelle configuration,  contemporaine de la Grèce des philosophes ioniens, berceau de la raison,  qui avait jeté les bases de cette Modernité, avatar de la civilisation occidentale dont Uranus est le symbole.

Vous en concluez que Jupiter et Saturne en tant qu’astres anciennement connus ne sont pas qualifiés pour rendre compte de ce qui s’est joué depuis la fin du XVIIIe siècle

Uranus a  effectivement inauguré une ère nouvelle dont ni Saturne ni Jupiter   ne peuvent rendre compte par leur nature.

et vous décrétez que Saturne a un caractère  « conservateur » que vous opposez au caractère « progressiste » d’Uranus. CQFD.

Je ne « décrète » rien, je me borne – comme tout astrologue pour qui une planète est avant tout un symbole - à considérer pertinentes ces acceptions communément admises de Saturne et Uranus.
Comme toute planète, Saturne ne peut agir que dans le sens de sa nature. Il peut être le frein à un changement radical, mais ni son moteur ni son principe. Mais, bien évidemment, si on fait abstraction de son essence, on peut le considérer comme une simple balise. 

Or, dans notre système (astrocyclologie),  Saturne en tant que planéte centrale ne saurait être limité de la sorte.  Par ailleurs, il serait bon que vous développiez une théorie du cycle, ce qui est  totalement absent de votre propos. Qu’est ce qui se passe en début de cycle et comment les choses évoluent-elles avec le temps ?

Mon propos se bornait à montrer en quoi le carré Uranus-Pluton pouvait rendre compte de certains évènements actuels ou récents, ce qui n’impliquait nullement de nécessairement les replacer dans le contexte du cycle de ces deux planètes.
Ceci étant, l’actuel carré Uranus-Pluton renvoie à leur conjonction de 1965. La dialectique Uranus-Pluton qui conjugue progrès et mutation est donc puissamment novatrice.
C’est sous ce cycle que se sont notamment développées trois industries emblématiques de la modernité de cette époque, l’électronique, l’informatique, et l’astronautique, toutes basées sur des techniques relevant de la symbolique Uranus. L’industrie nucléaire civile, productrice d’électricité, relève elle plus précisément de la combinaison Uranus (électricité)-Pluton (atome). L’accident nucléaire de Fukushima s’est produit en mars 2011 alors qu’Uranus entrait en Bélier au carré de Pluton, donc à un moment charnière du cycle initié par la conjonction de 1965.
Si,  sur un plan strictement matériel,  la dialectique Uranus-Pluton est facteur de progrès, sur d’autres plans elle est source des crises accompagnant les profondes mutations. Mai 68 en est un exemple. Uranus contestait là Pluton dans son  visage de pouvoir autoritaire et  castrateur. Contestation libertaire qui renvoie à celle des foules du Printemps arabe, mobilisées par les réseaux sociaux, conspuant leurs dictateurs corrompus invités à « dégager ».
C’est également sous la conjonction Uranus-Pluton qu’est né le mouvement écologiste alertant l’opinion publique sur les ravages de la pollution. Une pollution parfaitement symbolisée par Pluton en tant qu’agent excréteur des déchets de l’activité humaine.

 
On rappellera que dès la fin du XVIE siècle, Jean Bodin consacrait un chapitre de sa République aux conjonctions Jupiter-Saturne en rapport avec la  « mutations » des Etats. L’astrologie n’a aucunement besoin d’une planéte du changement puisque le changement est inhérent à toute cyclicité.

C’est vérité d’évidence que tout organisme nait, évolue et meurt (ou renaît sous une autre forme), les hommes comme leurs institutions ; le changement, l’impermanence, sont inhérents à la vie même. Pour l’astrologue comme pour l’historien ou le sociologue, ce qui importe c’est d’établir une hiérarchie entre ces changements. Un changement de gouvernement n’a aucune commune mesure avec un changement de civilisation. Un changement donné s’effectue sous une configuration en rapport avec son importance ; un changement majeur ne peut qu’ être déterminé  par une configuration du même ordre.
Les cycles initiés par les conjonctions Jupiter-Saturne, seules planètes du Collectif pour la Tradition, peuvent effectivement rendre compte de certaines « mutations » des Etats. Mais comme ces conjonctions  se produisent  tous les vingt ans environ, elles ne sauraient donc déterminer à elles seules des changements de plus grande ampleur et s’inscrivant sur une longue période, comme le passage du Moyen-Age aux Temps Modernes, ou la Révolution industrielle.
Seuls les cycles des planètes invisibles,  par leur durée,  peuvent en rendre compte (cf. supra la triple conjonction Uranus-Neptune-Pluton de -574 et le trigone de 1770). Et parmi ces planètes, Uranus joue un rôle de premier plan,  dans la mesure où le progrès technique qu’il symbolise et régit est à l’origine des mutations les plus profondes, des changements d’ères et de civilisation.

D’ ailleurs, il y a plusieurs types de changement : celui de début de cycle et celui de milieu de cycle, celui qui rassemble et celui qui sépare et divise. Vous semblez ne pas distinguer ces deux stades.

Comme dit précédemment mon propos initial n’impliquait pas d’évoquer les phases classiques d’un cycle à propos de l’actuel carré Uranus-Pluton. Mais puisque vous m’y inviter, je les illustrerai brièvement par l’exemple du cycle précédant initié en 1851. Cycle évolutif jusqu’à l’opposition de 1901-1902. Période d’expansion économique, de déploiement de la Révolution industrielle dont l’Angleterre victorienne offre un bon exemple ( industrie textile, charbonnière, sidérurgie, chemins de fer, etc). Au point tournant de 1901-1902 c’est le relai par  les nouvelles techniques et énergies de la seconde Révolution industrielle (moteur à explosion, chimie, pétrole, électricité, etc). Après l’épisode de la Première Guerre mondiale, l’apogée est atteinte au second trigone de 1921-1922 dans l’optimisme des Années Folles. Au carré de 1932-1934, c’est la Grande Dépression qui a suivi le krach boursier de 1929, toile de fond de l’émergence de la dictature nazie. Le carré Uranus-Pluton  illustre parfaitement l’utilisation au plan militaire (Blitzkrieg) des techniques modernes par un pouvoir tyrannique poursuivant des buts délétères.

Comme nous l’avons écrit récemment dans nos  Etudes Linguistiques, on n’a pas besoin de nouveaux « signifiants » pour rendre compte de « nouvelles » réalités et l’on doit faire l’effort d’intégrer de nouveaux signifiés au sein des signifiants « anciens ».  Or, là, vous nous dites que de « nouveaux » événements doivent relever de nouveaux « termes », de nouveaux « facteurs ».

Là encore, je n’ai rien écrit de la sorte. Comme abondamment montré précédemment, les mutations majeures de la civilisation procèdent principalement des conséquences économiques et sociales du progrès scientifique et technique,  dont Uranus est l’incontestable symbole et facteur. Et c’est en ce sens que la découverte de cette planète a effectivement inauguré une nouvelle ère dans l’histoire de l’humanité. Associé à Pluton,  Uranus a déterminé les plus grandes découvertes, des avancées techniques décisives. C’est aux points cruciaux des cycles initiés par les conjonctions de 1455-1456 (« Grandes Découvertes et Temps Modernes »), 1710 ( « machine à vapeur », prémisses techniques de la Révolution industrielle), 1851 ( Révolution industrielle)  et 1965 (révolution informatique entre autres) que ces avancées décisives se sont produites, introduisant des changements majeurs dans l’Histoire de l’Humanité.
Il est tout bonnement impossible que de telles mutations aient pu résulter d’une planète d’un cycle de 29 ans, ne transitant qu’un peu plus de 2 ans dans un signe. Des phénomènes s’inscrivant par nature dans la durée ne peuvent résulter que d’une influence s’exerçant à moyen long terme dans un sens donné, ce qui ne peut être le fait que des planètes transsaturniennes au travers de leurs cycles. Le transit d’un signe par une planète invisible signant par ailleurs un phénomène grosso modo circonscrit à ce transit : Pluton en Sagittaire de 1502 à 1516 (Grandes Découvertes de Christophe Colomb, Vasco de Gama, Magellan ; épopée des Conquistadors). Pluton en Sagittaire  de 1995 à 2008 (Mondialisation, Dragons asiatiques, pays émergents). Uranus en Verseau de 1995 à 2003 : boom informatique. Etc.

On rappellera que le mot avion vient du latin « avis » qui signifie oiseau et que le mot ordinateur vient du  mot « ordre ». Il n’y a donc aucune raison que le langage astrologique ait besoin de nouvelles planètes pour  expliquer ce qui se passe.

Certes un avion ressemble – et pour cause! – à un oiseau, mais il s’agit là d’une ressemblance purement formelle. Sans l’assistance de son moteur uranien alimenté par une source d’énergie externe, l’avion, en dépit de ses ailes, devenu icarien,  ne peut que chuter et s’écraser. 
Entre l’oiseau et l’avion, il y a une différence de nature. L’avion ne vole pas par ses propres ailes, mais principalement grâce à son moteur. Par contre, un planeur peut être assimilé à un oiseau, plus précisément aux rapaces qui comme lui utilisent les courants  ascensionnels pour se maintenir en l’air.

En tout état de cause,  vous ne faites que répéter des propos qui trainent un peu partout , et qui sont devenus des poncifs, des clichés,  ce qui vous dispense,  croyez-vous, de vous en  expliquer.

Lesquels?

Si la révolution industrielle est un phénomène avéré et linéaire, il n’en a rien été sur le plan politique auquel vous ne cessez de vous référer, ne serait-ce que pour la seule France. Vous oubliez le Premier Empire, la Restauration, le Second Empire etc.

Comme rappelé  précédemment, il a fallu près d’un siècle pour que les principes politiques de 1789 et 1792 soient effectivement mis en application sous la IIIème République. Cependant le suffrage universel instauré dès 1792 a été définitivement adopté en 1848.
Contrairement aux Thermidoriens, Napoléon n’est pas revenu sur le principe du suffrage universel,  même s’il l’a dénaturé par le recours au plébiscite  et l’usage des « listes de notabilités ». Et si la Monarchie censitaire -  comme son nom l’indique -  a restreint le droit de vote, elle a constitué durant 15 ans le premier véritable régime parlementaire français. Quand au second Empire, après une phase autoritaire et plébiscitaire, il a évolué vers un régime parlementaire. Erigée en nouveau paradigme politique dès 1789 (8 ans après la découverte d’Uranus), la démocratie politique a donc fini par s’imposer inexorablement en France.

Il n’y a en politique rien d’irréversible et d’ailleurs ce serait contraire à l’esprit de l’astrologie qu’il en  fût autrement.

Depuis l’échec de l’utopie communiste ayant dégénéré en dictature totalitaire, à la notable exception de la Chine, la démocratie s’impose désormais à toutes les nations comme l’unique et incontournable paradigme politique. C’est pourquoi,  à plus ou moins long terme,  son instauration effective dans tous les états semble inéluctable. Il s’agit là d’une évolution  allant dans le sens de l’Histoire et qui présente bien plus un caractère d’irréversibilité que de précarité.

En fait, vous êtes victimes d’une sorte de cercle vicieux que nous avons souvent dénoncé : puisque il y a un aspect  Uranus-Pluton,  actuellement, c’est donc que ce qui se passe est important car c’est un aspect qui obéit à un cycle long. Vous vous sentez donc obligé d’exagérer l’importance des événements actuels pour valider votre astrologie.  Mais ce faisant, vous risquez fort de perdre à ce jeu car  sous peu les événements vous donneront tort et votre montagne n’accouchera que d’une souris.

Comme l’illustrent nombre de faits historiques se déployant dans le temps, chaque aspect majeur du cycle de deux planètes lentes est susceptible  de déterminer des faits relevant de la combinaison des significations des planètes qu’il relie. Des faits qui se produiront principalement dans l’intervalle de temps entre le premier et le dernier aspect exact, entre juin 2012 et mars 2015, s’agissant du Printemps arabe, mais qui peuvent également survenir à l’approche du premier aspect exact, ce qui a été le cas de ce mouvement ( début : décembre 2010) dont l’actuel coup de force militaire en Egypte est le prolongement.
 Il convient donc d’attendre prudemment 2015 avant de pouvoir rétrospectivement apprécier l’importance réelle de ce mouvement de contestation. On peut néanmoins remarquer qu’il relève de l’apprentissage de la démocratie, exercice difficile,  souvent ponctué d’affrontements violents, avec des rapports de force fluctuants entre les antagonistes, des contradictions et une confusion apparentes, et d’éventuels retours en arrière, comme cela semble être le cas en Egypte, puisque sur le plan formel un coup de force militaire a mis fin aux fonctions du premier président démocratiquement élu.
Uranus signant la contestation démocratique et Pluton un pouvoir autoritaire, on peut donc présumer que sous le carré des planètes,  tout pouvoir considéré comme excessivement autoritaire pourra être contesté, voire déposé. Il n’est donc pas interdit de penser que par exemple en Egypte, après un dictateur et un  président  autoritaire, le peuple égyptien puisse également se débarrasser d’un dirigeant aux ordres des militaires.

Mais,  bien évidemment,  le carré Uranus Pluton pourra déterminer des faits notable d’un autre ordre et dans  d’autres domaines, en particulier dans ceux mis en exergue sous la conjonction de 1965. Sur le plan scientifique, technique et industriel,  on pense notamment à l’informatique, au nucléaire civil, et à l’espace. Mais on peut aussi s’attendre à des faits importants concernant la pollution de l’environnement. Et sans vouloir faire de catastrophisme, il faut rappeler le séisme au Japon et l’accident nucléaire qu’il a provoqué à Fukushima.

Mais d’une manière générale, Uranus jouant de façon privilégiée sur le progrès  technique et  ses conséquences, son carré à Pluton va continuer à générer des mouvements de contestation via les techniques modernes de communication, dirigés contre tous les pouvoirs perçus comme autoritaires, oppressifs ou corrompus. Cela peut bien sûr se décliner de multiples façons.

 
Ce que vous semblez oublier, c’est l’influence de l’Histoire sur les mentalités.  Les peuples ne cessent de se référer au passé pour marquer les esprits et  il revient aux astrologues de ne pas se laisser influencer par une telle rhétorique. C’est d’ailleurs l’erreur de bien des astrologues en mondiale que d’avoir pris pour argent comptant la terminologie utilisée à telle époque par les peuples et leurs leaders.

Soyez plus explicite, je vous prie.

Vous  évacuez un peu vite la question cruciale de l’usage des étoiles fixes en astrologie que vous remplacez par le rapport entre deux planètes.

J’ai pour règle de m’abstenir de discuter de sujets sur lesquels je ne me suis pas penché.

Or, deux planètes n’ont aucune vocation à former un cycle entre elles, c’est contraire à toutes les lois de l’astronomie.

C’est pourtant vous qui citez à l’appui de vos dires  La République de Jean Bodin évoquant les conjonctions JupiterSsaturne.

Revenons  aux rapports entre astronomie et astrologie. La première traite des objets célestes en tant que corps physiques soumis à des lois scientifiques. La seconde les appréhende en tant que symboles et facteurs dynamiques d’une influence sur le monde sublunaire. Si les objets traités sont communs, les approches sont radicalement différentes ; il n’y a donc aucune raison logique pour que de semblables lois les régissent.
L’astronomie considère la matérialité des objets célestes considérés en eux-mêmes, avec le recul imaginaire  d’un point de vue objectif, tandis que  l’astrologie les considére de la terre comme des signes.
Ce qui fait sens pour l’astrologue – comme pour le commun des mortels – ce n’est pas qu’en réalité, de ce  point de vue imaginaire objectif, la terre tourne autour du Soleil, mais que ce dernier parcourt la voûte céleste de son lever à son coucher en passant par le zénith. Il s’agit certes d’une simple illusion, d’une apparence comme celle qui nous fait voir plus petit que sa taille réelle un objet situé au loin. Irréalité, apparence, illusion, mais qui imprègne depuis l’origine la psyché humaine  aussi bien individuelle que collective. C’est ce Soleil qui paraît se déplacer qui a structuré le temps humain, l’a découpé en jours, saisons et années. Et alors qu’en réalité Lune et Soleil sont distants de plusieurs millions de km, ilsparaissent se joindre au début de chaque lunaison. Là encore, apparence, illusion, mais c’est de cette  illusion que sont nés le mois lunaire, la semaine, et le découpage du zodiaque en 12 secteurs.
L’astronome n’a que faire des aspects apparents que forment, vus de la terre, les planètes. Mais pour l’astrologue ils prennent un sens, celui de figures géométriques régulières s’inscrivant dans le cercle idéal parfait de la voûte céleste ramenée à l’écliptique :  le triangle pour le trigone, le carré pour l’aspect du même nom, l’hexagone pour le sextile. De l’impression esthétique qu’elle produit sur lui, l’astrologue tire une signification ; le triangle et l’hexagone, harmonieux, signent un accord entre les planètes qu’ils relient, le carré les fait se contrecarrer.

Si l’astronome se moque de l’astrologue (n’est pas Kepler qui veut), l’astrologue, lui,  ne se désintéresse pas totalement de ce que l’astronome peut lui apprendre sur la structure du système solaire, mais il l’intègrera dans sa vision originale, celle du ciel considéré de la terre. Et dans l’organisation du système solaire, ce qui lui importe c’est la signification symbolique qu’il en tire. Il constate l’analogie entre ce système  avec ses planètes orbitant autour du Soleil et la structure de l’atome avec le brouillard d’électrons gravitant autour du noyau ; l’analogie entre le macrocosme et le microcosme. Avec ses dix doigts, l’homme « invente » le système décimal, empruntant sans le savoir les 9 chiffres aux 9 planètes et le zéro (ou le 10) au Soleil. 

Les lois de l’astronomie n’ont aucune vocation à s’appliquer à l’astrologie. Astronome et astrologue, Kepler n’a pas jugé nécessaire de modifier le modèle astrologique légué par la Tradition. Pour lui le modèle astronomique héliocentrique rendant compte de la réalité, n’était nullement incompatible avec le modèle astrologique géocentrique. Et autant sinon plus qu’aux lois mathématiques et physiques de l’astronomie, il s’intéressait à celles plus secrètes régissant l’harmonie des sphères célestes. Et il n’aurait sans doute pas été étonné d’apprendre que les durées de révolution des planètes du système solaire sont réglées suivant la suite de Fibonacci dérivée du nombre d’or.

 Par ailleurs, une planéte n’est pas figée dans ses significations.  Elle n’agit pas de la même façon en conjonction et  en tout autre aspect impliquant un écart entre les deux facteurs concernés.  C’est cette dialectique conjonction-aspect séparant ou appliquant qui importe et non le  caractère prétendument figé de la planéte et d’ailleurs vous êtes le premier à reconnaitre qu’une planéte change de nature selon le signe où elle se trouve,

Je n’ai jamais prétendu cela. C’est fondamentalement contraire à l’essence même de l’astrologie ; une planète est un symbole, un archétype, un principe, qui certes se décline de multiples façons et peut prendre des acceptions différentes, mais sa signification est intangible et invariable. Que Saturne soit en Lion ou en Vierge, il influencera toujours selon sa nature froide, lente, pesante, rigoureuse, etc. En Lion la rigueur de Saturne sera servie par la clarté, en Vierge elle s’attachera aux détails, mais dans les deux cas elle sera toujours pleine et entière.

ce qui montre bien à quel point on n’a nul besoin de nouvelles planètes, puisque comme vous le dites vous –même  Pluton est lié au Scorpion et ainsi de suite.

S’il y a parenté entre signe, maison et planète, il n’y a pas entre eux identité. La planète figure un principe actif, la maison le domaine de son action, le signe le mode de celle-ci. Les faits sont donc déterminés par les planètes et non par les maisons ou les signes qu’elles transitent, lesquels   sont des territoires, par nature passifs.
Par ailleurs les transsaturniennes de par leur lenteur jouent sur la durée, le moyen et long terme. Elles signent donc les processus se développant dans cette dimension temporelle. S’agissant du moyen terme par le transit d’un signe, ainsi celui précité de Pluton en Sagittaire de 1502 à 1516 correspondant au cycle « Grandes Découvertes- épopée des conquistadors » Ou,  s’agissant du long ou  très long terme,  par un cycle associant deux d’entre elles, voire l’une d’elles et  Jupiter/ Saturne. Du plus court Jupiter-Neptune (12-13 ans) au plus long Neptune-Pluton ( 5 siècles)
Si maintenant on fait abstraction des transsaturniennes,  le plus long cycle est naturellement celui de Jupiter et Saturne : 20 ans. On voit par là que les cycles des planètes du Septénaire ne peuvent rendre compte des processus,   des évolutions ou des durées de régime excédant cet intervalle de 20 ans. Les transsaturniennes par leurs cycles constituent donc le  seul outil dimensionné pour prendre la mesure des moyennes et longues périodes significatives

Il est grand temps de fermer la parenthèse des planétes transsaturniennes qui font double emploi avec les autres données astrologiques et introduisent des périodicités qui conduisent les astrologues à surévaluer l’incidence du présent.

Cf. supra.

Le cycle Saturne-étoiles fixes de 7 ans constitue, on le voit bien, un excellent garde-fou contre de tels dérapages qui nuisent à l’image de l’Astrologie quand  celle-ci se contente de partager les illusions ambiantes.

Cet immuable et rigide découpage en tranches de 7 ans présente un caractère artificiel. Et,  en tout état de cause,  il est impropre à rendre compte des très nombreux cycles historiques s’inscrivant  dans des durées bien supérieures. Il suffit de se pencher sur un manuel d’histoire pour s’en convaincre. On rappellera pour conclure sur les outils pertinents en Mondiale les faits suivants : Guerre de Cent ans 1347-1453 : cycle Uranus-Pluton. URSS-Russie,  de la révolution bolchevik (1917) à la chute du mur de Berlin (1989) : deux cycles successifs Saturne-Neptune ; IV ème République (1945-1958) : cycle Jupiter-Neptune.

 
JHB
03. 07. 13

De : MOYSAN Christian <moysanchristian@orange.fr>
À : Jacques Halbronn <teleprovidence@yahoo.fr>
Envoyé le : Mardi 2 juillet 2013 18h01
Objet : Re: le temps de la désunion

Le 02/07/2013 09:26, Jacques Halbronn a écrit :
 
Le temps des dissensions et l’Astrocyclologie
Par  Jacques Halbronn
 
La désunion est un thème  récurrent de ce qui se passe de nos jours. Mais, contrairement à ce que soutiennent nombre d’astrologue, il s’agit d’un phénomène cyclique très banal et qu’il ne s’agit aucunement d’appréhender avec des outils surdimensionnés (planètes transsaturniennes)  car le démenti à moyen terme risque d’être dévastateur pour l’astrologie mondiale.
Toujours est-il que les événements actuels vont bien dans le sens que nous avions annoncé avec des moyens délibérément modestes, à savoir le seul cycle de Saturne « transitant »  quatre étoiles fixes royales. Nous employons ici le terme « transit » à dessein pour montrer qu’il ne saurait être réservé au seul « passage » – si tant est que l’on accepte une telle fiction- d’une planéte en un instant T sur le thème natal, celui-ci servant, en quelque sorte, de repéré « fixe » en lieu et place des étoiles négligées par le discours astrologique contemporain.
    Ce qui se présente en Egypte est emblématique de ce processus de désunion qui s’observe tant au ciel que sur terre. Ce n’est pas une planéte qui symbolise la désunion mais bien un aspect  voire l’absence d’aspect, puisque pour nous la conjonction n’est pas un aspect et l’aspect ne fait que baliser une absence, un manque.  La perte de la conjonction par l’éloignement de Saturne par rapport aux étoiles fixes royales – ce que l’on pourrait appeler une « descente » par opposition  à une « montée » vers la conjonction- se répercute au niveau de la cohésion sociale. C’est ainsi que l’Egypte nous apparait en ce moment comme un pays terriblement  divisé, qui ne dispose pas d’un  ciment suffisamment solide, d’où  la révolte massive contre le président élu Mohamed Morsi (parti des Frères Musulmans), l’armée tentant d’apporter une solution mais de ce fait générant aussi des clivages.
Ce qui se passe entre les USA et l’Union Européenne, suite aux révélations sur  le système de surveillance mis en place par la NSA, va dans le même sens, celui de la désunion. Il y a là une impuissance des « autorités » à trouver un commun dénominateur, à faire apparaitre suffisamment de convergences entre les différents acteurs  alors qu’en d’autres temps, on avait pu y parvenir. C’est là que l’on perçoit l’apport de l’astrologie pour expliquer pourquoi à certains moments les choses se font ou ne se font pas ou plus. La question de l’extradition du responsable des fuites devient une pomme de discorde au niveau international, notamment entre les USA et la Russie, entre autres.

Si le cycle de Saturne,  rapporté aux quatre étoiles fixes royales,  peut éclairer certaines des crises actuelles, le carré Uranus-Pluton apparaît également pertinent à cet égard, pour peu que l’on garde à l’esprit la signification de ces  deux planètes et le mode spécifique d’influence des transsaturniennes d’une façon générale.
Si l’on embrasse l’histoire de l’Humanité,  on relève qu’elle a connu à la fin du XVIIIème siècle une césure fondamentale.  En quelques dizaines d’années on est en effet passé en Europe d’une société et d’institutions figées dans un ordre hiérarchisé et inégalitaire,  l’Ancien Régime, symboliquement régi par Saturne, à une société radicalement différente,  basée sur les principes novateurs de liberté,  d’égalité et d’individualité. Passage qui a notamment pris en France la forme  d’une  contestation politique révolutionnaire de la monarchie absolue et des trois ordres de l’Ancien Régime, suivie d’une révolte populaire  qui les a mis à bas.
Contestation violente,  menée au nom de principes prométhéens,  visant à un affranchissement, à une libération d’un ordre inégalitaire asservissant.
Et cette révolution politique et sociale s’est dans le même temps doublée  d’une révolution scientifique et technique, plus importante encore que celle du Néolithique. Jusque là,  la seule force mécanique connue et utilisée était celle des éléments,  de l’animal et de l’homme : le moulin à eau ou à vent, la charrue tirée par le boeuf ou le cheval, la faux du paysan. En quelques décennies, grâce à une énergie nouvelle , la vapeur issue de la combustion du charbon, la Révolution industrielle a radicalement changé une civilisation jusque là essentiellement agraire. De l’antique conquête de cet animal jusqu’à la découverte d’Uranus, la plus grande vitesse de déplacement de l’homme a été  celle du galop du cheval. Ensuite tout est allé en s’accélérant de façon vertigineuse, conformément à la nature de cette nouvelle planète dont le propre est d’abolir les distances par la vitesse. Aujourd’hui Uranus, c’est l’entrée d’internet dans des centaines de millions de foyers, et en particulier les communications interactives instantanées des réseaux sociaux.

Si l’on admet une influence astrale sur le monde sublunaire et notamment sur l’évolution de l’Humanité, il paraît difficile d’imaginer que la césure fondamentale qui a inauguré une ère nouvelle de celle-ci  puisse résulter de l’influence des seules planètes connues jusque là. Aucune conjonction Jupiter-Saturne en particulier ne peut en expliquer le caractère inédit. Par ailleurs le caractère essentiellement conservateur de Saturne,  antinomique de  celui progressiste d’Uranus, ne peut être à l’origine  du changement de civilisation qui s’est produit à la fin du XVIIIème siècle. L’exacte concomitance de cette césure avec  la découverte d’Uranus rend donc entièrement fondée l’hypothèse  d’un rapport de cause à effet entre les deux faits. Faire d’Uranus la cause de l’avènement d’une ère nouvelle de l’humanité et le symbole des principes qui la régisse,  est donc totalement légitime. Sur un plan historique, il convient donc de distinguer l’ère d’Uranus de  celles qui l’on précédée, toutes sans exception régies par Saturne.

Sur le plan politique Uranus détermine donc d’une manière générale la  contestation et la libération d’ordres vécus comme asservissants. Aujourd’hui violemment contrecarré par Uranus, Pluton symbolise cet ordre contesté un peu partout dans le monde.

Si l’on  s’en tient à la signification de Pluton en tant que révélateur et symbole des faits majeurs contemporains de sa découverte, on retiendra la découverte de l’énergie nucléaire tapie au coeur de la matière, les excès spéculatifs de la finance internationale à l’origine de la crise de 1929,  et l’avènement de dictatures totalitaires manipulant l’opinion publique.
Le carré Uranus-Pluton rend donc compte de façon pertinente et éclairante aussi bien du Printemps arabe – avec ses prolongements actuels en Egypte – et du mouvement des Indignés que de l’actuelle contestation politique et sociale  en Turquie comme  au Brésil.
Contestation qui s’exprime formellement dans tous ces mouvements par le canal des réseaux sociaux,  regroupant et mobilisant  des individus en une communauté partageant les mêmes idéaux de justice sociale et de liberté, et rejetant les pouvoirs autoritaires et corrompus. Uranus symbolise donc parfaitement cette forme inédite  de contestation.

En tant que maître du huitième signe, Pluton détermine des changements radicaux et irréversibles dans les domaines symbolisés par le signe qu’il transite. En Capricorne Pluton est donc susceptible de bouleverser les structures politiques existantes, l’ordre mondial actuel. Ordre mondial effectivement en pleine mutation, du fait principalement de l’émergence au niveau économique de nouvelles puissances, qui modifie de fait l’équilibre géopolitique et contient en germe une remise en cause des institutions y présidant. Après avoir déterminé la mondialisation de l’économie par son transit en Sagittaire, Pluton va donc fort logiquement en déterminer les conséquences au plan politique, en instaurant une nouvelle donne.
Par ailleurs Pluton,  qui régit la corruption de la matière comme des êtres et de leurs organisations,  indique en Capricorne des institutions sclérosées, vermoulues, devant nécessairement être rénovées en profondeur.
On ajoutera que la lutte des états actuellement menée contre l’évasion et la fraude fiscale relève de la quadrature Uranus-Pluton. Il s’agit là d’un fait assez anecdotique car,  sur un autre plan,  Pluton signant le véritable pouvoir, celui occulte et immense des dirigeants des grands groupes industriels et financiers, le carré qu’il reçoit d’Uranus indique que le nouvel ordre mondial souhaité par ces dirigeants et leurs alliés politiques, sera violemment contesté. Contestation qui s’exprimera principalement par les réseaux sociaux,  au travers de mouvements  spontanés regroupant des individus révoltés contre l’injustice et la corruption, mouvements apolitiques  ne se reconnaissant aucun leader,  qu’Uranus symbolise parfaitement.

Christian MOYSAN, le 2 juillet 2013

On pourrait multiplier – c’est ce qu’il faut faire en astrologie impérativement- les exemples : le cas du Brésil (avec une présidence féminine) est actuellement assez frappant mais aussi celui de la Turquie (sans parler de la guerre civile en Syrie) et que dire de la France avec ses déchirements à propos du « mariage pour tous » ? Dans bien des cas, le pouvoir officiel, institutionnel, se trouve débordé. Il apparait donc que l’astrocyclologie ait vocation à être un outil incontournable pour les  sciences politiques et sociales..
On est bien ici en « fin de cycle », à savoir  que la diversité  du feuillage  cache l’unicité du tronc de l’arbre. Or, pour que l’on aperçoive le tronc, il faut que les feuilles tombent à l’automne. Nous sommes actuellement en Eté, au niveau analogique (cf. notre récent article à ce sujet), c’est-à-dire vers une multiplication des différences par manque de puissance gravitationnelle. Même ceux qui ont fait leurs preuves par le passé ne sont pas actuellement en position de faire contrepoids à ces forces centrifuges liées à la destruction de la Tour de Babel.
L’idée que les forces cosmiques aient des effets spécifiques sur telle ou telle région du monde, comme l’a soutenu André Barbault à propos, notamment, du cycle Saturne-N eptune, est toxique pour l’Astrologie. Aucune configuration n’est réservée à un pays donné, au vu par exemple de « son »  thème, comme on l’entend encore trop souvent. Il y aurait ainsi un cycle qui toucherait spécialement la France ! Balivernes !
Ce qui  compte, au contraire, pour l’astrologie, c’est son caractère universel. Cela ne signifie aucunement que tout se produit partout en même temps mais qu’il y a des potentialités qui se concrétisent avec plus ou moins de force ici qu’ailleurs, selon des contingences qui ne relèvent pas de l’astrologie stricto sensu de la même façon que tout le monde n’est pas touché par une épidémie. Mais si  l’on prend une période historique plus longue, par exemple un siècle,  l’on s’aperçoit que personne n’est épargné. C’est dire que tout travail astrologique qui ne serait pas comparatif n’aurait qu’une valeur très relative, ce qui exige évidemment de percevoir les similitudes derrière les différences au lieu de se complaire dans les spécificités, ce qui est la maladie infantile de l’astrologie actuelle.
D’où l’intérêt pour l’astrologie d’une collaboration avec d’autres domaines/ Mais cela ne sera possible que si l’outil astrologique est intégré par diverses disciplines et leur sert même de point commun, ce qui exige une extrême simplicité du modèle, comme le propose l’astrocyclologie que nous avons fondée au lieu et place d’une usine à gaz. Le temps n’est plus où l’astrologue pouvait prétendre, par la magie du thème, pouvoir parler de tout et de n’importe quoi. Ce n’était là qu’un pis-aller lié à l’isolement de l’astrologie. Il importe qu’à l’avenir l’on fasse tout pour faire accepter notre nouveau modèle astrologique par les personnes disposant d’un bagage adéquat.  En effet, l’astrologie exige des auditoires très spécialisés car l’on ne saurait s’en tenir à la culture populaire. On ne peut parler de telle période historique dans tel pays que devant des spécialistes qui sachent de quoi l’on parle. Ce n’est pas le public astrologique de base qui peut faire l’affaire et qui ne sait que ce qu’on veut bien lui dire d’un sujet. D’ailleurs, on aura noté que bien des conférenciers font étalage de leur culture non astrologique mais ils le font devant des gens qui n’y connaissent pas grand-chose, ce qui est assez vain. On est dans un cercle vicieux vu que la possession de l’outil astrologique devient prioritaire sur la connaissance du terrain et qu’elle exige une formation particulière.  Situation pathogène d’un astrologue qui ne peut communiquer son savoir mais qui ne peut l’appliquer en connaissance de cause à des domaines qu’il ne connait que superficiellement ou d’un spécialiste qui maitrise son domaine mais est étranger à l’outil astrologique ! On voit bien que la seule solution réside dans la transformation du dit outil. C’est un problème structurel qui exige de repenser radicalement  le modèle astrologique qui ne saurait ni se réduire aux 12 signes ni s’enfermer dans un quelconque « thème » astral. C’est bien du côté de la cyclicité la  plus lisible tant au niveau des astres que des sociétés que se trouve le salut.
L’astrologie a une vocation matricielle à unifier le champ des sciences sociales dont elle est exclue mais pour ce faire elle doit faire sa révolution.
JHB
02/07.13
 

 

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La légitimité démocratique en question au prisme de l’astrocyclologie

Posté par nofim le 12 juillet 2013

Selon nous, le  système électoral  est un palliatif à l’absence de consensus. Au lieu que le pouvoir soit mis en place par la caste dirigeante, il est  fait appel au peuple. La crise de la monarchie en France aura  singulièrement contribué à la fortune du vote populaire. Mais ce n’est là qu’un pis-aller. C’est comme si l’on demandait au public de désigner un Prix Nobel !
La période actuelle du cycle de sept ans de Saturne fait suite à une certaine euphorie « démocratique ». On demande aux gens de voter et il en sort un « chef » légitime dans le secret des urnes.  En fait, il existe deux légitimités, celle des urnes et celle de l’évidence  des « faits », des rapports de force. En ce moment, ces deux légitimités s’opposent, s’entrechoquent.
Selon l’astrocyclologie,  chaque légitimité correspond à une phase du cycle : la légitimité consistant à choisir celui qui se situe au centre du système- ce qui  implique que l’élu ait déjà fait ses preuves  et la légitimité du scrutin qui peut favoriser un nouveau venu. La première s’articule sur la conjonction de saturne avec l’une des 4 étoiles fixes royales. La seconde se présente quand l’effet du signal conjonction el s’estompe, perd de sa lisibilité, comme pour le chien de Pavlov.
Il apparait donc que le droit constitutionnel devrait tenir compte de cette « loi » cyclique, ce qui n’est évidemment pas le cas. C’est pourquoi l’on entend actuellement des gens qui protestent contre le non-respect de la décision collective.  Le Printemps arabe peut  être décrit comme s’opposant à un système de phase 1, avec le culte du chef, du raïs. Or, le vote populaire ne peut être qu’une solution d’attente, temporaire, avec tout ce que le procédé peut avoir  d’artificiel. 
En 1965, un de nos tous premiers articles fut écrit autour de ces différents types de leaders. (Pas de rapport avec l’astrologie à l’époque ! A savoir ceux qui s’imposent de facto et ceux qui sont désignés de jure. Le personnage de De Gaulle était assez fascinant lors de la première élection au suffrage universel sous la Ve République, en cette année 1965. Saturne était  conjoint à Fomalhaut. En 1958 on  avait rassemblé les suffrages, 7 ans plus tôt, avec une configuration comparable mas cette fois avec Saturne allié à Antarès. Quel contraste avec ce qui allait se passer trois ans plus tard, en 68. Les gens sont incommodés par cette figure providentielle et cela débouche l’année suivante sur un référendum négatif qui conduit à la démission de De Gaulle de la présidence. En 1940,  28 ans plus tôt,  De Gaulle  n’avait pu rassembler la France autour de lui, et l’on avait eu une France doublement coupée en deux : zone libre, zone occupée et  De Gaulle face à Pétain, ces deux clivages ne se recoupant pas, d’ailleurs, faut-il le préciser. La conjonction Saturne ; étoile fixe royale  évite la guerre civile,  l’effacement de la conjonction (écart important entre Saturne et les étoiles fixes  royales) en rallume les braises. Entre ces deux cas de figure, on trouve à mi-chemin  la « solution » démocratique  qui correspond à un pseudo-consensus. Et c’est la fin de cette phase intermédiaire dont nous serions les témoins en ce moment.
La dernière phase du cycle de 7 ans   correspond à la recherche de celui qui mettra tout le monde d’accord  et vers lequel toutes les tendances pourront converger, tant le positionnement est habile.  Le gaullisme correspond à une telle espérance de rassemblement.
On insistera, pour conclure, sur le fait que l’intelligence humaine dépend de ce cycle de 7 ans. Le même personnage n’est pas figé.  Il peut retrouver des facultés perdues tout comme il peut ne plus en disposer.   On n’est pas toujours au « top ».  Même si Nicolas Sarkozy avait été réélu, il n’aurait pas forcément toujours  été à la hauteur de la situation et d’ailleurs, cela n’aurait pas été souhaitable en ce que périodiquement il faut changer de démarche et laisser le peuple à lui-même, aller jusqu’au bout pour pouvoir passer à autre chose. Boire le vin jusqu’à la lie.
Que l’on comprenne bien que ce n’est pas par l’étude du thème que l’on saura quel personnage est  voué à telle ou telle mission. Les critères qui prédisposent quelqu’un à tel ou tel rôle ne relèvent pas de l’astrologie. Il est probable qu’il y ait certaines pistes à suivre que nous avons évoquées, de façon à effectuer une pré-sélection (le sexe, la race, l’âge, etc.) mais comme on  l’a dit en phase conjonctionnelle, il faut surtout ouvrir les yeux et ne pas nier l’évidence. On peut observer un processus de gravitation sociale qui se produit sous nos yeux tout comme il est une  conjonction qui se forme dans le ciel, en évitant de se laisser tromper par  des faux semblants, ceux d’une fausse astrologie et ceux d’une fausse centralité. Mais il est un temps où les yeux se décillent.
 
 
JHB
05/07/13

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Les astrologues et l’Eté égyptien

Posté par nofim le 12 juillet 2013

L’actuelle génération d’astrologues francophones semble tout juste capable de fonctionner au cas par cas. Ils font le thème du « printemps arabe » puis le –thème de l’Eté égyptien et bien évidemment  les astres « parlent » car on trouve tout  ce qu’on veut dans un  thème, une chose et son contraire.  On est décidément dans l’astrologie de l’après coup qui cache une vraie capacité à prévoir.  Il est vrai que les outils cycliques de nos astrologues sont totalement  décalés et qu’ils utilisent un marteau piqueur pour tuer une mouche. Cela finit par devenir délirant car de fil en aiguille on en arrive à rapprocher des événements qui n’ont absolument pas la même portée si ce n’est que subjectivement  il y a un fort ressenti immédiat à ce dont on est témoin qui fausse le jugement. Ce qui prouve bien que l’astrologue est terriblement marqué par l’impact du moment, ce qui n’est pas vraiment conseillé professionnellement du moins en astrologie mondiale laquelle ne devrait jamais recourir au thème astral, qui est un concept  carrément opposé à la notion de cycle.
Saturne se trouve actuellement au début du scorpion, soit à peu près à 30° de sa prochaine rencontre avec Antarès. Mais nous savons qu’il faut tenir compte du processus d’approche, d’anticipation et ce n’est pas lors de la conjonction que les choses  basculent !
Il serait bon que les astrologues comprennent que l’astrologie n’est pas faite pour annoncer autre chose que des probabilités et des risques et surtout que toute configuration astrologique probante se produit tous les sept ans. Ce serait de mauvaise méthode de rapprocher au sein d’un même corpus des événements de même intensité. Il est plus prudent de se contenter d’événements beaucoup plus nombreux et de même profil, ce qui permet une statistique autrement intéressante que lorsque l’on se contente d’une série de quelques cas quand ce n’est pas  deux cas uniquement !
Donc nouvel échec prévisible pour les astrologues de la vieille école qui ne jurent que par les nouvelles planètes et le zodiaque à 12 signes dont on sait à quel point il s’agit d’un algorithme  fiable. Cet Eté égyptien, l’ont-ils vu venir  comme contrepoint au printemps arabe ? Non.  Ils étaient bien trop  convaincus que l’on était entré dans une nouvelle ère – excusez du peu- et de vivre des moments « historiques » plus marquants encore que la chute du Mur de Berlin, à les entendre. (1989). C’est toute une méthodologie qui est ici sur la sellette, qui n’a pas pour principe d’indiquer au bout de combien de temps, il faut s’attendre à un retournement de tendance. Avec leurs gros sabots, nos astrologues sont comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Il est peut-être temps qu’on en revienne à des périodicités régulières, égales et à intervalles de quelques années seulement, ce qui multiplie les possibilités de récurrence et donc d’analyse statistique. Ce qui est important, en effet, c’est de montrer que la cyclicité astrologique apparait même au sein d’une période brève, dans un même contexte global.  Or, travailler sur des périodes éloignées les unes des autres ne permet pas une  telle prise de conscience puisque cet éloignement dans le temps et dans l’espace suffit à expliquer  les différences. L’effet astrologique ne fait sens que dans un espace-temps rapproché, comme dans le cas du monde arabe sur une seule et même décennie. Oublions donc le carré  du cycle Uranus-Pluton qui  est un des plus lents qui soit parmi tous les cycles possibles et revenons-en au cycle Saturne-étoile fixe  royale qui correspond à une « semaine » d’années. Il faut avoir le courage de reconnaitre que l’on a fait fausse route et que c’est là une carence structurelle de l’outil astrologique et pas seulement conjoncturelle.
Analysons brièvement  cet « Eté Egyptien » (selon la formule du Parisien du jeudi 4 juillet 2013, en première page). La démocratie est en crise puisqu’elle n’a pas fait le bon  choix. Or, la démocratie c’est l’inverse d’un pouvoir politique responsable. C’est le mythe des masses qui ont raison contre l’élite. Or, dans le cycle saturnien,  tel est bien l’enjeu permanent à savoir que l’on ne cesse d’osciller entre deux conceptions du pouvoir et de la société.
Dans le cas du monde arabe, l’on sait que le printemps a amené aux affaires les  partis musulmans, rompant ainsi un certain statu quo laïc. On reproche aux  nouveaux dirigeants égyptiens de ne pas avoir su rassembler par-delà les clivages confessionnels. Or, la crise cyclique de Saturne se manifeste par l’incapacité à « unifier » les tendances, à les faire converger.  L’affaire Dephine Batho  va dans le même sens. Le gouvernement arrive de moins en moins à  rassembler, à faire cohabiter notamment les différents partis qui en sont partie prenante et dont d’ailleurs il peut numériquement se passer. Nous avons dit que ce n’était la faute de personne et qu’en phase de « disjonction » (écart croissant entre Saturne et une des quatre étoiles fixes royales) il ne fallait pas trop attendre de miracles en matière de rassemblement tous azimuts.  
LE printemps arabe, c’est l’espoir  mis dans le peuple et dans un premier temps le peuple gagne une bataille contre le pouvoir autoritaire et cela se manifeste  par le jeu des élections qui produisent un exécutif issu de la volonté populaire mais qui  se révélé incapable de rassembler en dehors d’une campagne électorale.  L’Eté égyptien, deux ans plus tard, c’est un constat d’échec mais c’est aussi  la fin d’une expérience et le retour en force de l’armée dont le nouvel homme fort est  le général  Al-Sissi qui a conduit au départ de Mohammed Morsi. On peut donc bien parler d’un revirement qui ne pouvait être prévu  avec  le cycle  Uranus-Pluton. Or, si ce qui se passe actuellement ne dépend pas de ce cycle, on peut en inférer que le Printemps arabe n’en dépendait pas davantage car  la moindre des choses, c’est que le même outil puisse rendre compte des stades d’un tel processus.  Pas le moindre changement de signe non plus, vu que ces planètes ne reste longtemps dans le même signe, pas plus qu’un nouvel aspect qui se serait formé entre temps.
Echec donc de la communauté astrologique qui plébiscitait des méthodes  défaillantes.  Le « consensus » des astrologues ne veut plus dire grand-chose.  Comme nous le disions, que nos astrologues se contentent donc  de faire le thème du départ de Morsi et renoncent à prévoir en recourant à des outils cycliques défectueux car ils se sont déconsidérés durablement.  Ce qui ouvre un espace pour une autre conception de la cyclicité astrologique, mieux armée pour capter les pulsations des sociétés. 
 
 
JHB
05.07.2013

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Astrologie privée et astrologie publique

Posté par nofim le 12 juillet 2013

Il n’est nullement dans nos intentions dans ce texte de distinguer entre astrologie individuelle et astrologie mondiale mais de  préciser  ce qui est du ressort de l’activité privée de l’astrologue de l’activité publique de l’astrologie. Il semble en effet que nombre d’astrologues aient bien du mal à maitriser la dialectique de l’individuel et du collectif.
Cette distinction nous semble bonne à établir et s’apparente à l’idée de laïcité qui préside au bon fonctionnement de la société française, notamment. Il y a une astrologie publique qui s’impose à tous les astrologues et virtuellement à tout le monde, si l’on admet qu’à terme l’astrologie doit redevenir un bien commun à tous les citoyens,  et une astrologie « privée » qui est du ressort de chaque praticien. Toute la question est de déterminer où passe la frontière qui délimite, qui «  démarque » ces deux espaces, ces deux territoires et c’est là que se situe un débat qui mériterait de  réunir des Etats Généraux de l’Astrologie. Il est clair que ce qui est privé ne saurait s’imposer au public, comme faisant partie de l’Astrologie « officielle ». Le problème, c’est qu’au cours des siècles, il y a eu bien des empiétements de la sphère privée sur la sphère publique et que l’on a fini par considérer certaines pratiques comme publiques alors qu’elles ne valaient que comme privées.
La laïcisation de la société astrologique devrait donc conduire à faire le tri entre ce qui relève de l’un ou l’autre de ces champs. Chacun a le droit, à titre privé,  de perpétuer telle ou telle culture mais cela ne saurait envahir le plan public et ne concerne que la responsabilité individuelle de l’astrologue. Cela ne devrait, en principe, pas faire problème tant l’expérience de l’astrologue reste une affaire personnelle et difficilement communicable et démontrable à grande échelle. Nous pensons que ce principe sera donc le bienvenu et mettra fin à certaines tensions dans la tête de pas mal d’astrologues qui n’ont pas une conscience claire des frontières existant entre le privé et le public.
Il ne s’agit donc pas d’interdire quelque pratique que ce soit, du  moment qu’elle reste privée et que tel astrologue ne prétend pas parler au nom de l’Astrologie. Qu’il se contente de présenter ‘ »son «  astrologie !  Mais que l’on nous comprenne bien : il ne s’agit absolument pas de dire qu’il n’y a pas d’astrologie publique, dominante, s’imposant à tous, comme certains astrologues anarchistes n’hésitent pas à le clamer.  L’astrologie publique et nous l’avons rencontrée et exposée depuis déjà pas mal de temps et c’est cette astrologie publique qui doit seule être mise en avant collectivement et servir de vitrine, c’est la seule qui soit défendable à grande échelle et qui puisse s’articuler au sein du champ scientifique global sans détoner.
Evitons donc la cacophonie et le ridicule qu’il y a pour chaque astrologue à se croire le meilleur avocat de l’astrologie. Nous invitons les astrologues à plus de modestie, d’humilité et à ne pas aller au-delà de leur seuil d’incompétence (principe de Peter)  comme c’est malheureusement le cas bien trop souvent.
S’il y a des astrologues attachés à maintenir le symbolisme zodiacal et les 12 subdivisions, grand bien leur fasse mais cela ne relèvera plus désormais que de l’astrologie privée, « personnelle ».  En revanche, quand on leur demandera  de décrire ce qu’est l’astrologie publique qu’ils aient la décence de ne pas essayer de fourguer  le Zodiaque comme un bien inaliénable de l’Astrologie, c’est tout ce que nous leur demandons car ils n’auront même pas à se justifier dans leurs choix. C’est leur affaire !
Il y  a là une gymnastique peut être un peu trop complexe mais la vie sociale exige des aménagements entre le public et le privé et nul n’est censé ignorer la loi.
Le rôle de l’Etat  astrologique est de veiller aux intérêts supérieurs de l’Astrologie et de réformer ce qui est à réformer et de restituer ce qui est à restituer et qui a été perdu en cours de route.  On sait que notre « politique » se développe sur trois  grands axes : d’une part, évacuer les planètes transsaturniennes de la sphère publique, ce qui n’empêche aucunement aux astrologues qui le désirent d’en faire usage à titre privé et d’autre part, de rétablir en leurs droits les étoiles fixes royales qui ont été  évacuées, de façon fort préjudiciable,  de la place qui était la leur, ces étoiles étant connues de l’Humanité depuis des millénaires, ce qui n’a rien à voir avec une planéte Pluton, encore inconnue il y a un siècle..
De même, nous dirons que le thème natal  ne saurait se maintenir dans la sphère publique.  Le cas du thème natal est emblématique dans la mesure où il incarne de façon caricaturale l’empiétement du privé sur le public dans la mesure où il prétend nous parler de ce qui est « individuel » donc privé. C’est donc une émanation typique de la sphère privée et on ne saurait le tolérer plus longtemps dans la sphère publique qui correspond davantage à ce qu’on appelle l’Astrologie Mondiale._
D’aucuns objecteront que si l’on procédé ainsi, l’astrologie « publique » se rend incapable de conseiller les personnes.  Ceux qui font ce genre de remarque  montrent qu’elles ont un problème dans leur rapport avec le collectif comme s’il leur était insupportable de partager une même structure astrologique avec autrui ! C’est même en quelque sorte leur obsession, leur phobie d’être mis sur le même plan que les autres, d’où ce repli sur la sphère privée au point de vouloir saboter la sphère publique pour se sentir mieux !
Est-ce que les femmes font problème de savoir que lorsqu’elles attendent un enfant, cela obéit à des lois qui ne sont pas faites que pour elles ? Est-ce que l’on ne peut pas admettre que l’astrologue puisse vouloir décrire l’être humain au regard de l’astrologie sans entrer pour autant dans sa sphère personnelle et privée ? Il y a là une sorte d’étrange glissement : l’astrologie publique étudie l’Homme et l’astrologie privée aborde l’individu. Il est donc tout à fait abusif de dire que l’astrologie publique étudie l’individu, c’est là un raccourci de mauvais aloi.
Il est impératif de rétablir une astrologie publique digne de ce nom et qui soit respectée par tous,  en tant qu’architecture de l’ensemble. Maintenant la façon dont chacun aménage les choses dans son coin est son affaire privée.
 
 
JHB
 04.07.13

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La double crise du pouvoir en milieu astrologique

Posté par nofim le 12 juillet 2013

On ne peut parler du pouvoir que si on l’a observé de près  et nous reconnaissons bien volontiers que notre expérience de l’exercice du pouvoir, notamment dans le milieu astrologique, depuis une quarantaine d’années,  aura été source d’enseignement.  On ne peut en effet survoler ces questions sans disposer d’informations de première main et ce, d’une année sur l’autre, tant il faut craindre toute schématisation prématurée car s’il faut certes théoriser, évitons de le faire sur des bases fausses ou biaisées par la désinformation ou les lacunes de l’information, ce qui revient à peu près au même.
Si l’on peut et l’on doit parler d’une crise du pouvoir en milieu astrologique,  il ne faudrait pas confondre cause et effet.  On peut certes vouloir rassembler les astrologues dans des espaces partagés. On l’a vu ainsi avec le Salon de l’Astrologue (organisé  par Auréas et quelques autres)  qui s’est tenu annuellement tout au long des années 90 du siècle dernier mais qui ne fut guère l’occasion de débats et d’avancées dans la réflexion commune, en dépit des colloques qui l’accompagnèrent, en parallèle.  On peut certes souhaiter que les astrologues se mettent d’accord et  excommunient les dissidents, en leur interdisant de prendre la parole dans  les grandes « messes » de l’astrologie mais ce n’est probablement pas la bonne solution.
La crise du pouvoir, c’est, selon nous, celle du modèle central, de la philosophie sous-jacente qui brille par leur absence. Il suffit d’interroger les astrologues sur  le message principal de l’Astrologie pour rencontrer de la perplexité. On veut bien exposer inlassablement le b a-ba de l’Astrologie mais on est incapable de nous dire quelle est la Weltanschauung, la représentation du monde propre à l’Astrologie à telle enseigne que certains de nos lecteurs  vont se demander de quoi  nous parlons, ce qui est extrêmement révélateur. Mais déjà en 2004, dans le grand congrès que la communauté astrologique nous avait demandé d’organiser (cf. les vidéos sur tel providence « L’astrologie et le monde »), nous avions prévu une commission sur ce thème qui avait tourné en rond. Est-il pourtant si difficile de dire que l’astrologie traite de la cyclicité des sociétés et que cette cyclicité implique bien évidemment une certaine dialectique (évolution/involution) ?  Est-il si impensable que le milieu astrologique s’accorde sur un discours « général », central, fondamental,  qui serait accepté par tous et ne se contente pas de considérations déontologiques qui contournent le problème (code de la FDAF, du RAO etc.) et ne se mouillent pas sur le contenu  théorique comme si l’on n’attendait plus rien de ce côté ?
En fait, la question est trop grave pour être laissée aux praticiens ou aux enseignants de l’astrologie qui ont leurs propres pesanteurs et contraintes dont ils ont bien du mal à se libérer et qui sont notamment celles de leurs clients, de leur public. En réalité, les astrologues sont des gens assez boulimiques, qui ont peur de manquer de provisions. Ils veulent un corpus qui soit bien lourd et qui prenne du temps à être dispensé. Car que ce soit en consultation ou en cours, il faut tenir la distance !  Et un bagage trop léger, cela ne le fait pas. On risque d’être pris de court, de n’avoir plus rien à dire s’il faut compléter de sa propre initiative. On pense à ces populations qui ont pris l’habitude de grosses potées et sont frustrées, quand elles émigrent,  par un régime plus sain mais qui ne « remplit » pas. Il ne faut pas oublier en effet que les gens viennent souvent  à l’astrologie pour se doter d’un savoir, d’un discours sur le monde, sur autrui, sur eux-mêmes.
Or, quoi qu’il en soit,  le milieu astrologique doit être capable de répondre dans les grandes lignes à un tel questionnement  et il ne saurait être question de se contenter d’une accumulation de techniques,  de dispositifs ou d’une « démonstration » par l’étude d’un thème.  L’important en effet c’est de s’entendre sur une méthodologie commune par-delà les ajustements spécifiques des uns et des autres. D’où l’intérêt des colloques qui rassemblent des avis divergents en ce qu’ils contraignent à rechercher un dénominateur commun en faisant abstraction de certains particularismes.  Malheureusement, cette philosophie des colloques n’a guère été respecté et l’on préféré  réunir des gens qui n’ont pas de divergences entre eux ou qui en tout cas ne les affichent pas. Il est vrai que l’étalage des divergences perturbe un public d’élevés.  C’est d’ailleurs pourquoi le public des élèves n’est pas le bon public pour les colloques qui sont condamnés  à ne plus être  que des cours magistraux.
Il revient aux théoriciens de l’astrologie de  travailler à l’élaboration d’une base commune, ce qui ne saurait se réduire à un catalogue de pratiques mais bien à un  énoncé des grands principes de l’Astrologie, notamment en ce qui concerne  une astrologie générale  qui doit précéder une astrologie particulière, une astrologie cyclique qui doit prédominer sur une astrologie ponctuelle.
Il serait également tout à fait souhaitable que les praticiens renoncent à intervenir dans le débat théorique en affirmant que telle notion astrologique est « validée », « marche » et qu’il n’y a donc pas à la revoir, à la réformer, à la repenser.  Ce serait là un abus de pouvoir de la part de la base qui est très préjudiciable à l’avenir de l’Astrologie et dans nos colloques, nous avons toujours demandé à ce que dans les débats, les interlocuteurs ne sortent pas le « joker » de leur pratique, d’autant que celle-ci est très largement invérifiable, non seulement parce que l’on n’a pas le témoignage des clients mais parce que celui-ci est sujet à caution pour toutes sortes de raisons, à commencer par la suggestibilité, par  l’influençabilité et par le rôle de facteurs non astrologiques dans la consultation.  Les médecins auxquels on signale, en  haut lieu, que tel médicament n’est plus recommandé cessent de le prescrire, quels que soient les « résultats » prétendument obtenus. Or, les praticiens actuels ne respectent aucune directive de cet ordre et n’en font qu’à leur tête. On assiste ainsi, tant de la part des praticiens que des enseignants à un véritable verrouillage des débats, qui explique d’ailleurs la crise du recrutement et la médiocrité croissante  des profils des nouveaux venus, qui  ne perçoivent pas l’astrologie comme un champ de recherche  ou qui comprennent le mot « recherche » comme un processus de validation de ce qu’ils ont appris, de ce qu’ils « savent »,  ce qui un glissement de sens des plus fâcheux.
Ce qui caractérise le pouvoir, c’est qu’il est par essence minoritaire, restreint. Même s’il est élu,  il  n’en est pas moins très limité quantitativement par rapport au nombre d’électeurs.  La notion de pouvoir se situe également dans le rapport de force entre théorie et pratique, la théorie étant plus structurée, plus transparente, plus sujette au débat que la pratique, plus empirique, plus chargée, plus diffuse.  Face à la pluralité des notions astrologiques, il importe, on l’aura compris, de faire émerger une théorie générale intelligible entérinée par une « académie » et qui s’impose à tous, sans pour autant clore le débat ni la recherche, cela va de soi.
 
JHB
04.07.13

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La Supercherie dans la relation de l’astrologue à son client

Posté par nofim le 12 juillet 2013

A entendre les astrologues,   la dimension dynamique de l’astrologie tiendrait à ce que les individus diffèrent entre eux puisque le ciel  change en un rien de temps, de sorte que même deux jumeaux diffèreront cosmiquement.  Ce qu’un tel discours semble oublier, c’est qu’un même individu n’est pas censé être statique  tout au long de sa vie, et pas seulement parce qu’il  vieillira, facteur extra-astrologique. Le changement n’est pas limité au changement de personne mais  au changement dans la personne.
Bien plus, nous ne pensons pas que l’astrologie ait même vocation à nous dire ce qui change d’une personne à une autre mais bien plutôt, justement, ce qui change chez une personne d’un temps  à un autre.
C’est pourquoi, pour notre part, nous trouvons assez vaine l’idée même de portrait astrologique, qu’il s’agisse d’une approche plus ou moins pointue  selon le signe, l’ascendant ou le thème natal et tutti quanti.
Le rôle de l’astrologue devrait s’en tenir à étudier les incidences d’un cycle astrologique  universel dans la vie de telle ou telle personne et d’ailleurs chaque personne devrait accomplir un tel travail dès lors qu’elle a pris connaissance du maniement du dit modèle, du  dit algorithme, ce qui, contrairement à ce que soutiennent tant d’astrologues, devrait pouvoir se faire en très peu de temps, étant entendu que l’expérience de l’outil  permet d’acquérir plus ou moins d’aisance dans son maniement, comme en toute chose. Cela implique évidemment une simplification considérable d’un tel outil. (cf. nos études à ce sujet)
Allons plus loin. L’astrologue est censé être porteur d’une certaine philosophie qui doit  être intégrée par son client et c’est ce qui fait défaut, à notre connaissance. C’est le client qui doit s’initier à la sagesse astrologique et non l’astrologue qui doit entrer dans le monde de son client si ce n’est pour le refaçonner, le reformater, bref en faire un citoyen astrologique digne de ce nom…
Ce que demande le client, en réalité, c’est d’être raccordé au système général. Mais encore faut-il que l’astrologue ait connaissance d’un tel système. En fait,  l’astrologue compense ce manque en inversant la situation. Il n’est pas en position d’émettre mais de recevoir, d’où  le besoin qu’il a de se remplir du vécu de son client. Ce qui est une révolution copernicienne.  C’est le client qui vient au secours de l’astrologue, qui donne un contenu à un cadre vide au lieu que ce soit l’astrologue qui soit en position d’initier son client à la bonne marche du monde.
Les astrologues nous disent « mais c’est le client qui veut qu’il en soit ainsi ! » Voire ! On finit par ne plus savoir ce que veut vraiment le client et ce que l’astrologue lui a mis en tête d’attendre de lui. On peut simplement dire que la croyance populaire en l’astrologie est bien fondée sur la possibilité de réduire l’Humanité à 12 signes. C’est cela le deal astrologique !  Maintenant : que l’astrologue en arrive à dire : « mais pas du tout ! C’est moi astrologue qui vais nourrit mon  propos de ce que vous avez à me raconter sur vous ! », C’est un comble ! Il y a renversement des rôles et donc supercherie.  Il y a confusion des rôles. Les valeurs d’émission sont bafouées au profit de valeurs de réception. L’astrologue n’a plus à émettre  mais à se soumettre, ce qui correspond peu ou prou à la dialectique du masculin et du féminin.
Force est de constater en effet que l’astrologue ne dispose plus de nos jours d’un discours  général qu’il puisse proposer à son client. Il ne dispose même pas d’une théorie cyclique convenable. Il n’a qu’un bric à brac et il attend de son client qu’il l’aide à s’y retrouver par ses confidences et ses confessions, pour y mettre un peu d’ordre.  Mais on ne saurait être dupe.  C’est l’astrologue qui attend de l’aide de son client pour ne pas perdre la face.
Ce que nous proposons donc, c’est un recyclage  à l’intention des astrologues pour les aider à sortir de ce cercle vicieux. Nous leur fournissons un modèle universel tout à fait ergonomique qui leur permettra de rétablir une relation saine avec leurs clients, qui ne soit pas biaisée par  la vacuité philosophique qui plombe l’astrologie actuelle.
 
JHB
03.07.13

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Une autre ère pour l’astrologie mondiale

Posté par nofim le 12 juillet 2013

Nous voyons cohabiter une astrologie hyperprécise, d’une exigence maniaque de détails minutieux  et une astrologie  qui traverse allégrement les siècles voire les millénaires.  On pourrait parler d’une astrologie bipolaire  oscillant entre deux excès contradictoires et visiblement incapable de se situer dans un juste milieu. Ces deux astrologies ne laissent pas de créer un certain malaise et sont l’expression certainement d’un mal être.
Il y  a néanmoins un point commun entre ces deux versants, ces deux  facettes de l’astrologie contemporaine : dans les deux cas,  on cherche à faire coller l’astrologie avec certaines représentations que l’on pourrait qualifier de populaires.
D’une part, l’espoir de la part de l’astrologue de recouper au plus près ce que les gens pensent d’eux-mêmes, ce dont ils se souviennent de leur passé. Car pour beaucoup d’astrologues, soit on est dans le vague, dans le flou, soit l’on touche juste, « dans le mille » et le client n’a plus qu’à applaudir estomaqué par une telle précision. Pour ces astrologues, il n’y a pas de demi-mesure. Cela passe ou cela casse. C’est quitte ou double.  On ne peut que trouver dérisoire une telle  exigence de précision dans les données de naissance dont le corollaire serait la plus grande précision dans le propos comme si un propos pouvait dépendre de quelques minutes de plus ou de moins. Cela nous semble bien déraisonnable. C’est comme quelqu’un qui demanderait l’heure exacte alors qu’il n’a pas de montre. Très vite, une telle information n’aura plus aucun intérêt car on aura les yeux plus gros que le ventre.  Il faut être psychorigide pour croire que les subdivisions astrologiques peuvent  générer des différences au millimétré près alors que l’on sait que tout est progressif, dans la continuité. On ne passe pas brusquement d’un état à un autre. Il est vrai que l’astropsychologie, quand elle est fermée à la prévision et à la cyclicité,  est aisément victime de tels excès sémantiques et tend à figer les choses.
D’autre part, nous avons des astrologues qui jonglent avec les siècles et qui, eux, se situent donc, à une autre extrémité tout aussi dommageable et regrettable. Dans ce cas,  ces astrologues cherchent à faire en sorte que l’astrologie fasse le grand écart entre les  souvenirs scolaires et le journal télévisé de la veille.  Or, la culture de la plupart des gens se réduit à ces quelques dates qui surnagent  d’une part et à  des données toutes fraiches concernant ce qui s’est passé depuis peu.  Tout le reste demeure dans la grisaille. On se souvient de Napoléon mais on ne sait plus quand a gouverné Madame Thatcher ou Giscard d’Estaing,  au niveau des dates. C’est le grand écart.
Donc les astrologues mondialistes ont tendance à vouloir faire un savant mélange entre  des dates éloignées et un vécu immédiat, ce qui  tend à conférer au présent une importance le plus souvent  terriblement exagérée. C’est ainsi que l’on peut lire que ces dernières années sont comparables à la Révolution Française et autres âneries du même acabit. D’autant que cela est étayé à coup de planètes transsaturniennes qui ont un effet pervers sur notre appréhension des événements.  Puisque tel aspect entre deux planètes lentes se produit en ce moment, n’est-ce pas la preuve que nous vivons des moments rares et graves ? Qui ne voit que l’astrologue est ici prisonnier de ses outils. ? C’est pourquoi nous demandons que l’on interdise l’utilisation des transsaturniennes en astrologie. Cela relève de l’hygiène publique !  Qui ne voit d’ailleurs que ce faisant l’astrologie mondiale va dans le mur avec un tel amateurisme, un tel bricolage ?
Au lieu d’envisager de repenser les notions astrologiques traditionnelles, on voudrait que l’on n’ait d’yeux que pour les nouvelles planètes dont on connait l’année de la découverte et qui confèrent à l’astrologie un cachet de modernité, voire de scientificité, à bon compte. On est dans la  fuite en avant.   Vive l’astrologie nouvelle, née à la fin du XVIIIe siècle et articulé sur les nouvelles planètes pour rendre compte de la nouvelle ère – (du Verseau, signe d’Uranus)  dans laquelle nous nous trouvons : voilà ce qu’il nous faut entendre jusqu’à la nausée !
Malheureusement pour elle,  cette astrologie  surdimensionnée et qui annonce des temps nouveaux  est confrontée à une réalité qui elle ne change guère depuis des millénaires.  L’Humanité n’a pas attendu la Révolution pour  être agitée périodiquement  par des secousses considérables sur le plan géopolitique et c’est précisément de ce fait que l’on attend autant de l’astrologie et cela ne date pas d’hier ! Or, les jugements qui sont portés sur ce qui se passe actuellement  montrent que l’on n’a pas assimilé  un processus millénaire et qui n’a vraiment rien d’extraordinaire ni d’exceptionnel.  D’ailleurs, aucune prévision, déontologiquement, ne devrait être admise sans une « contre-prévision ». Entendons par là que  l’on ne peut annoncer l’Hiver sans préciser qu’ensuite vient l’Eté et ainsi de suite. La prévision à un seul coup n’est pas de mise. Il y a un nécessaire va et vient, un flux et un reflux. Or, en nous annonçant que l’Humanité a franchi un cap irréversible il y a tant de temps, on se met en porte à faux avec le principe essentiel de réversibilité cyclique. C’est dire que tout discours sur la fin d’un monde, des temps, d’une ère est étranger à la pensée astrologique et ne peut que la parasiter et la polluer.
 
JHB
03/ 07.13

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