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Débat sur l’astrologie mondiale‏

Posté par nofim le 11 juillet 2013

Débat sur les outils de l’astrologie mondiale
Par Jacques Halbronn et Christian Moysan
 
Texte de Christian Moysan :
 
Si le cycle de Saturne,  rapporté aux quatre étoiles fixes royales,  peut éclairer certaines des crises actuelles, le carré Uranus-Pluton apparaît également pertinent à cet égard, pour peu que l’on garde à l’esprit la signification de ces  deux planètes et le mode spécifique d’influence des transsaturniennes d’une façon générale.
Si l’on embrasse l’histoire de l’Humanité,  on relève qu’elle a connu à la fin du XVIIIème siècle une césure fondamentale.  En quelques dizaines d’années on est en effet passé en Europe d’une société et d’institutions figées dans un ordre hiérarchisé et inégalitaire,  l’Ancien Régime, symboliquement régi par Saturne, à une société radicalement différente,  basée sur les principes novateurs de liberté,  d’égalité et d’individualité. Passage qui a notamment pris en France la forme  d’une  contestation politique révolutionnaire de la monarchie absolue et des trois ordres de l’Ancien Régime, suivie d’une révolte populaire  qui les a mis à bas.
Contestation violente,  menée au nom de principes prométhéens,  visant à un affranchissement, à une libération d’un ordre inégalitaire asservissant.
Et cette révolution politique et sociale s’est dans le même temps doublée  d’une révolution scientifique et technique, plus importante encore que celle du Néolithique. Jusque-là,  la seule force mécanique connue et utilisée était celle des éléments,  de l’animal et de l’homme : le moulin à eau ou à vent, la charrue tirée par le bœuf ou le cheval, la faux du paysan. En quelques décennies, grâce à une énergie nouvelle, la vapeur issue de la combustion du charbon, la Révolution industrielle a radicalement changé une civilisation jusque-là essentiellement agraire. De l’antique conquête de cet animal jusqu’à la découverte d’Uranus, la plus grande vitesse de déplacement de l’homme a été  celle du galop du cheval. Ensuite tout est allé en s’accélérant de façon vertigineuse, conformément à la nature de cette nouvelle planète dont le propre est d’abolir les distances par la vitesse. Aujourd’hui Uranus, c’est l’entrée d’internet dans des centaines de millions de foyers, et en particulier les communications interactives instantanées des réseaux sociaux.

Si l’on admet une influence astrale sur le monde sublunaire et notamment sur l’évolution de l’Humanité, il paraît difficile d’imaginer que la césure fondamentale qui a inauguré une ère nouvelle de celle-ci  puisse résulter de l’influence des seules planètes connues jusque-là. Aucune conjonction Jupiter-Saturne en particulier ne peut en expliquer le caractère inédit. Par ailleurs le caractère essentiellement conservateur de Saturne,  antinomique de  celui progressiste d’Uranus, ne peut être à l’origine  du changement de civilisation qui s’est produit à la fin du XVIIIème siècle. L’exacte concomitance de cette césure avec  la découverte d’Uranus rend donc entièrement fondée l’hypothèse  d’un rapport de cause à effet entre les deux faits. Faire d’Uranus la cause de l’avènement d’une ère nouvelle de l’humanité et le symbole des principes qui la régisse,  est donc totalement légitime. Sur un plan historique, il convient donc de distinguer l’ère d’Uranus de  celles qui l’on précédée, toutes sans exception régies par Saturne.

Sur le plan politique Uranus détermine donc d’une manière générale la  contestation et la libération d’ordres vécus comme asservissants. Aujourd’hui violemment contrecarré par Uranus, Pluton symbolise cet ordre contesté un peu partout dans le monde.

Si l’on  s’en tient à la signification de Pluton en tant que révélateur et symbole des faits majeurs contemporains de sa découverte, on retiendra la découverte de l’énergie nucléaire tapie au cœur de la matière, les excès spéculatifs de la finance internationale à l’origine de la crise de 1929,  et l’avènement de dictatures totalitaires manipulant l’opinion publique.
Le carré Uranus-Pluton rend donc compte de façon pertinente et éclairante aussi bien du Printemps arabe – avec ses prolongements actuels en Egypte – et du mouvement des Indignés que de l’actuelle contestation politique et sociale  en Turquie comme  au Brésil.
Contestation qui s’exprime formellement dans tous ces mouvements par le canal des réseaux sociaux,  regroupant et mobilisant  des individus en une communauté partageant les mêmes idéaux de justice sociale et de liberté, et rejetant les pouvoirs autoritaires et corrompus. Uranus symbolise donc parfaitement cette forme inédite  de contestation.

En tant que maître du huitième signe, Pluton détermine des changements radicaux et irréversibles dans les domaines symbolisés par le signe qu’il transite. En Capricorne Pluton est donc susceptible de bouleverser les structures politiques existantes, l’ordre mondial actuel. Ordre mondial effectivement en pleine mutation, du fait principalement de l’émergence au niveau économique de nouvelles puissances, qui modifie de fait l’équilibre géopolitique et contient en germe une remise en cause des institutions y présidant. Après avoir déterminé la mondialisation de l’économie par son transit en Sagittaire, Pluton va donc fort logiquement en déterminer les conséquences au plan politique, en instaurant une nouvelle donne.
Par ailleurs Pluton,  qui régit la corruption de la matière comme des êtres et de leurs organisations,  indique en Capricorne des institutions sclérosées, vermoulues, devant nécessairement être rénovées en profondeur.
On ajoutera que la lutte des états actuellement menée contre l’évasion et la fraude fiscale relève de la quadrature Uranus-Pluton. Il s’agit là d’un fait assez anecdotique car,  sur un autre plan,  Pluton signant le véritable pouvoir, celui occulte et immense des dirigeants des grands groupes industriels et financiers, le carré qu’il reçoit d’Uranus indique que le nouvel ordre mondial,  souhaité par ces dirigeants et leurs alliés politiques, sera violemment contesté. Contestation qui s’exprimera principalement par les réseaux sociaux,  au travers de mouvements  spontanés regroupant des individus révoltés contre l’injustice et la corruption, mouvements apolitiques  ne se reconnaissant aucun leader qu’Uranus symbolise parfaitement.

 
Réponse de JHB :
Votre texte qui réagit à  l’un de mes articles mérite d’être analysé de près. Vous nous parlez de la quadrature Uranus-Pluton (Bélier-Capricorne) comme rendant compte de ce qui se joue actuellement et vous nous dites que notre modèle fondé sur le cycle Saturne-étoiles fixes royales ne vous suffit pas. On s’arrêtera donc sur les arguments que vous mettez en avant.
Ce qui nous frappe, dès l’abord, est le manque de recul que nous avons pour déterminer l’importance historique que vous  conférez aux événements de ces dernières années  et par ailleurs l’importance que vous accordez à une configuration concernant deux planètes invisibles à l’œil nu et inconnues de ce fait de l’Antiquité  jusqu’au XXe siècle, pour Pluton, dont on sait par ailleurs le statut astronomiquement problématique. Vous comparez carrément ce qui se passe actuellement avec la fin du XVIIIe siècle. Pour nous l’astrologie n’a aucunement vocation à  s’intéresser aux dates majeures de l’Humanité comme devant être indiquées par l’astrologie. Tout au plus dirons-nous que certains évènements ne peuvent avoir lieu que sous certaines configurations mais de telles potentialités sont en elles-mêmes très fréquentes puisqu’elles se représentent en  gros tous les sept ans. Votre propos se limite finalement à comparer la fin du XVIIIe siècle au début du XXIe siècle, comme si rien de déterminant ne s’était produit entre temps !   Les changements qui vous semblent si importants actuellement sont d’une part très précaires et de l’autre  sont aussi banals que le passage du jour à la nuit ou de l’Eté à l’Hiver :
Vous écrivez : « 
« Si l’on admet une influence astrale sur le monde sublunaire et notamment sur l’évolution de l’Humanité, il paraît difficile d’imaginer que la césure fondamentale qui a inauguré une ère nouvelle de celle-ci  puisse résulter de l’influence des seules planètes connues jusque-là. Aucune conjonction Jupiter-Saturne en particulier ne peut en expliquer le caractère inédit. Par ailleurs le caractère essentiellement conservateur de Saturne,  antinomique de  celui progressiste d’Uranus, ne peut être à l’origine  du changement de civilisation qui s’est produit à la fin du XVIIIème siècle « 
Il vous faut donc impérativement des planètes nouvelles pour expliquer des événements que vous jugez radicalement nouveaux. Vous en concluez que Jupiter et Saturne en tant qu’astres anciennement connus ne sont pas qualifiés pour rendre compte de ce qui s’est joué depuis la fin du XVIIIe siècle et vous décrétez que Saturne a un caractère  « conservateur » que vous opposez au caractère « progressiste » d’Uranus. CQFD. Or, dans notre système (astrocyclologie),  Saturne en tant que planéte centrale ne saurait être limité de la sorte.  Par ailleurs, il serait bon que vous développiez une théorie du cycle, ce qui est  totalement absent de votre propos. Qu’est ce qui se passe en début de cycle et comment les choses évoluent-elles avec le temps ?   
On rappellera que dès la fin du XVIE siècle, Jean Bodin consacrait un chapitre de sa République aux conjonctions Jupiter-Saturne en rapport avec la  « mutations » des Etats. L’astrologie n’a aucunement besoin d’une planéte du changement puisque le changement est inhérent à toute cyclicité. D’ ailleurs, il y a plusieurs types de changement : celui de début de cycle et celui de milieu de cycle, celui qui rassemble et celui qui sépare et divise. Vous semblez ne pas distinguer ces deux stades.
Comme nous l’avons écrit récemment dans nos  Etudes Linguistiques, on n’a pas besoin de nouveaux « signifiants » pour rendre compte de « nouvelles » réalités et l’on doit faire l’effort d’intégrer de nouveaux signifiés au sein des signifiants « anciens ».  Or, là, vous nous dites que de « nouveaux » événements doivent relever de nouveaux « termes », de nouveaux « facteurs ». On rappellera que le mot avion vient du latin « avis » qui signifie oiseau et que le mot ordinateur vient du  mot « ordre ». Il n’y a donc aucune raison que le langage astrologique ait besoin de nouvelles planètes pour  expliquer ce qui se passe.
En tout état de cause,  vous ne faites que répéter des propos qui trainent un peu partout , et qui sont devenus des poncifs, des clichés,  ce qui vous dispense,  croyez-vous, de vous en  expliquer.
Si la révolution industrielle est un phénomène avéré et linéaire, il n’en a rien été sur le plan politique auquel vous ne cessez de vous référer, ne serait-ce que pour la seule France. Vous oubliez le Premier Empire, la Restauration, le Second Empire etc. Il n’y a en politique rien d’irréversible et d’ailleurs ce serait contraire à l’esprit de l’astrologie qu’il en  fût autrement.
En fait, vous êtes victimes d’une sorte de cercle vicieux que nous avons souvent dénoncé : puisque il y a un aspect  Uranus-Pluton,  actuellement, c’est donc que ce qui se passe est important car c’est un aspect qui obéit à un cycle long. Vous vous sentez donc obligé d’exagérer l’importance des événements actuels pour valider votre astrologie.  Mais ce faisant, vous risquez fort de perdre à ce jeu car  sous peu les événements vous donneront tort et votre montagne n’accouchera que d’une souris.  
Ce que vous semblez oublier, c’est l’influence de l’Histoire sur les mentalités.  Les peuples ne cessent de se référer au passé pour marquer les esprits et  il revient aux astrologues de ne pas se laisser influencer par une telle rhétorique. C’est d’ailleurs l’erreur de bien des astrologues en mondiale que d’avoir pris pour argent comptant la terminologie utilisée à telle époque par les peuples et leurs leaders.
Vous  évacuez un peu vite la question cruciale de l’usage des étoiles fixes en astrologie que vous remplacez par le rapport entre deux planètes. Or, deux planètes n’ont aucune vocation à former un cycle entre elles, c’est contraire à toutes les lois de l’astronomie.  Par ailleurs, une planéte n’est pas figée dans ses significations.  Elle n’agit pas de la même façon en conjonction et  en tout autre aspect impliquant un écart entre les deux facteurs concernés.  C’est cette dialectique conjonction-aspect séparant ou appliquant qui importe et non le  caractère prétendument figé de la planéte et d’ailleurs vous êtes le premier à reconnaitre qu’une planéte change de nature selon le signe où elle se trouve, ce qui montre bien à quel point on n’a nul besoin de nouvelles planètes, puisque comme vous le dites vous –même  Pluton est lié au Scorpion et ainsi de suite. Il est grand temps de fermer la parenthèse des planétes transsaturniennes qui font double emploi avec les autres données astrologiques et introduisent des périodicités qui conduisent les astrologues à surévaluer l’incidence du présent. Le cycle Saturne-étoiles fixes de 7 ans constitue, on le voit bien, un excellent garde-fou contre de tels dérapages qui nuisent à l’image de l’Astrologie quand  celle-ci se contente de partager les illusions ambiantes.
 
 
JHB
03. 07. 13

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polysémie et exigence de précision: la contradiction

Posté par nofim le 11 juillet 2013

Polysémie et exigence de précision : la contradiction
Par Jacques Halbronn
 
Ce qui est à la source, ce qui est matriciel est  nécessairement polysémique, c’est-à-dire se prête  à une diversité de lectures, d’interprétations qui, en revanche, seront de moins en moins polysémiques et donc  considérées comme plus « précises ».  Cette pente du polysémique vers  une perte d’universalité est propre à –toute forme de cyclicité et donc de temporalité. Le temps généré une perte polysémique qui est aussi celle du passage du signifiant au signifié.  Un mot se prête aux acceptions les plus diverses tant qu’il ne s’inscrit dans aucun contexte spécifique. C’est en fait le contexte- et l’ajustement qu’il exige-  qui fait perdre au mot de sa polysémie
Etrangement, on passe ainsi d’une unité à l’autre, de l’unité du polysémique et donc du signifiant (le participe présent indiquant, marquant  une idée de virtualité)  à l’unicité  du sens spécifique, c’est-à-dire du signifié. Mais cette unicité en aval  cohabite avec une infinité d’unicités, tout comme chaque individu cohabite avec une myriade d’autres individus. Il y a donc de quoi créer de la confusion sémantique  autour de représentations opposées du Un.
Est-ce que nous sommes capables de distinguer entre  ce qui est polysémique et ce qui est « spécifique » ?  En fait, cela n’apparait qu’à l’usage.  Si cet usage est limité, c’est qu’il est spécifique et si cet usage est pluriel, c’est qu’il est polysémique. Il est clair que le nom d’un objet est plus spécifique que ne l’est un verbe ou un adjectif qui se prêtent aux traitements les plus divers.
Nous distinguerons au sein d’une langue, les signifiants  à commencer par les racines, les préfixes qui  permettent une très grande fluidité du discours et les « mots »  qui désignent des objets bien « précis », comme crayon,  table,  chemise etc.  Il est regrettable, au regard de la didactique des langues, de confondre ces deux catégories comme on le fait trop souvent au nom d’une conception « globale » de la langue, que l’on retrouve dans la « phonologie » et dans le phonème qui passent outre un tel distinguo, mettant un nom de lieu ou de personnes sur le même pied qu’un verbe auxiliaire ou qu’un facteur grammatical de base. Pour la personne qui apprend une langue, une telle confusion est fâcheuse et correspond à une pédagogie par « immersion » qui correspond à un degré zéro, minimal,  de la linguistique alors qu’une langue doit être hiérarchisée  entre un centre et sa périphérie…
Pour nous résumer,  plus les applications d’un mot sont nombreuses et plus sa polysémie va de soi et cela vaut d’autant plus si le mot peut se combiner avec divers préfixes, ne serait-ce que du fait de la conjugaison et de la déclinaison, sans parler des diverses dérivations et flexions. Mais il est vrai que recourir à des expressions fortement polysémiques exige de la part de l’interlocuteur un certain effort  pour « compléter » et « préciser ».  La polysémie appelle donc, paradoxalement,  à un travail en  aval de précision exigé de la part du « récepteur ». A contrario, le mot faiblement polysémique e dispensera en grande partie d’une telle recherche, ce qui fera fonctionner le cerveau  moins intensément .Or, il semble que la polysémie fasse de plus en plus problème et que les gens attendent toujours plus de « précision »  et donc sont de moins en moins disposés à se « fatiguer » pour « comprendre ». L’apport du récepteur tend ainsi  à se réduire. On se situe donc dans une optique qui recourt aux neurosciences, au fonctionnement, à l’effort demandé au cerveau.  On sait que certaines langues exigent plus d’activité cérébrale que d’autres. La formule « un chat est un chat » plaide en faveur d’une langue qui serait faiblement polysémique.
Si l’on en revient à la dialectique du signifiant et du signifié, nous dirons  que le signifiant ne saurait prévoir tous les signifiés qui pourraient lui correspondre, tous les contextes dans lesquels il pourrait être employé. Mais l’on peut aussi penser à une « usure » du signifiant qui lui ferait peu à peu perdre de sa polysémie en le reliant trop systématiquement à tel ou tel signifié.  Cela se produit souvent dans le cas d’emprunts d’une langue vers une autre où  tel mot qui recouvre un champ très large d’applications dans une langue donnée  ne comporte plus dans une autre langue qu’un usage beaucoup plus limité. C’est souvent le sort des emprunts que de contribuer à l’appauvrissement du signifiant, lié à une précision  qui limite d’autant sa liberté de manœuvre et d’emploi Une langue qui a beaucoup emprunté comporte un lot considérables de signifiants ‘’appauvris » tandis qu’une langue qui a peu importé  dispose d’un ensemble plus vaste de signifiants  ayant préservé leur polysémie, c’est-à-dire non enclos, non circonscrits ou  du moins fort peu, relativement..
Si l’on prend le cas d’une musique,  on dira que telle musique est d’autant plus  universelle qu’elle sera faiblement connotée, qu’elle ne sera pas liée à quelque situation précise, quelque circonstance particulière. En astrologie, le thème natal  est un signifiant censé ne convenir qu’à un nombre très restreint de cas voire, si l’on s’en tient à la seconde (HMS), à un seul.  Dès lors, l’astrologue tiendra des propos en rapport avec le thème qui seront censés ne convenir qu’à très peu de gens, par opposition aux 12 signes qui sont des signifiants plus « ouverts » où un grand nombre de personnes peuvent se reconnaitre, se retrouver.
Le miracle du langage reste probablement sa polysémie : comment avec peu de mots peut-on décrire des réalités aussi diverses ? A partir du moment où les mots sont trop « chargés », le miracle n’aura plus lieu.
En pratique, les choses sont plus complexes car  on peut assez aisément croire que tel propos est spécifique alors qu’il est polysémique et vaut pour un grand nombre. Car, au bout du compte, c’est le récepteur du message qui se l’applique à lui-même. S’il a tendance à faire effort pour appréhender un message, il se pourra que le dit message soit en soi fortement polysémique. Si, en revanche, il  est partisan du moindre effort, il s’attendra à ce que le mot veuille dire ce qu’il veut dire, alors même que ce n’est pas vraiment le cas. Autrement dit,  la personne se persuadera que les mots employés sont exactement ceux qui convenaient au lieu de reconnaitre que cela supposait une marge d’interprétation de la part du récepteur. Pour en rester à l’astrologie,  on  pense  à cette personne qui s’extasiait sur la précision du texte fourni par un ordinateur (Astrosflash) au lieu d’admettre que c’est elle qui avait apporté la précision en question.
Le problème, ici, c’est que pour certains locuteurs, on est dans le déni de l’apport personnel et l’on veut se persuader que l’émetteur est celui qui a tout « précisé ». Pourquoi donc un tel refus d’admettre un apport personnel ? C’est dire que la précision  associée à l’émission et non à la réception relève largement du mythe.
D’où la fascination chez  certains « récepteurs » pour des textes très faiblement polysémiques ou du moins supposés « pauvres » au niveau des signifiés.
Pour en revenir à la dialectique saussurienne du signifiant et du signifié, nous dirons  que le signifiant est forcément plus polysémique que le signifié, qui désigne un signifiant  dont les significations ont été  circonscrites et réduites. La pluralité des signifiés   dissimule le fait que dans la pratique d’une situation spécifique  tel signifiant est associé  à un signifié bien précis du moins dans l’entendement du récepteur.  Quant à l’émetteur du signifiant, il peut être conscient ou non de la polysémie de son propos. S’il entend couvrir un grand nombre de cas au moyen d’un seul signifiant, il respecte sa polysémie. Si en revanche, il entend décrire avec précision un cas spécifique, au moyen de tel signifiant,  il s’illusionne sur la vocation du langage qui est avant tout synthétique et englobant.
Les langues qui empruntent de nouveaux signifiants sont des langues qui ont perdu conscience de la polysémie des signifiants. Ce qu’une langue doit emprunter, ce sont de nouveaux signifiés. Certaines langues ont opté pour l’augmentation du nombre de leurs  signifiants et d’autres pour celle du nombre de leurs  signifiés.  Plus une langue évite d’augmenter ses signifiants et plus elle préserve leur polysémie, chacun de ses mots se trouvant au centre de tout un réseau de signifiés et donc doté d’une forte potentialité. Le génie d’une langue est dans la préservation de la polysémie de ses mots, ce qui implique des locuteurs  disposés à se comporter en récepteurs actifs et intelligents.  Plus une langue est pauvre sur le plan polysémique et plus elle correspond à une population  faite de récepteurs passifs… .
 
JHB
02. 07. 13

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Le rôle de l’historien

Posté par nofim le 11 juillet 2013

Le rôle de  garde-fou de l’historien
Par  Jacques  Halbronn
 
Quel est la principale fonction dévolue à l’historien ? On répondra probablement : celle de relater le passé. On dit volontiers que connaitre le passé, c’est se  préparer à l’avenir. Dans le présent texte, on essaiera d’apporter quelques précisions quant à ce cahier des charges, notamment autour de la notion de postérité. Nous verrons aussi que son rôle est de prendre de la distance par rapport au présent immédiat en le resituant  dans une juste perspective. Selon nous, l’historien  se doit de dénoncer certaines illusions d’optique mais aussi il ne doit pas oublier que la carte n’est pas le territoire, que ce que le passé nous légué doit être complété, retraité.
Dans un précédent texte, nous avons montré que le dossier des femmes  dépendait largement de la démarche historienne et en cela on peut dire que les femmes qui prônent une égalité des capacités ne doivent pas porter les historiens dans leur cœur. Il suffit d’ouvrir une histoire de la peinture, de la musique ou de la philosophie pour constater que la place des femmes dans ces domaines comme dans bien d’autres est des plus modestes et ce d’autant plus si l’on se concentre sur les personnages les plus influents, ceux qui ont le plus marqué leur temps. On ne parle pas ici des bons artisans mais des personnages qui ont fait école, des maîtres à penser. Or, on ne peut observer le phénomène qu’avec du recul. Il n’est pas si aisé, par exemple, de déterminer quels sont ceux, parmi nos contemporains, qui laisseront les traces les plus durables, les plus marquantes. En l’absence de certaines données, l’on peut toujours, en effet,  faire fausse route. Sans l’historien, que saurions-nous des êtres les plus importants pour notre Humanité ? Inversement, l’historien peut démystifier tel personnage surfait voire contrefait. C’est dire que l’historien est le gardien et le garant d’une certaine vérité en remettant les pendules  à l’heure.
 
Nous pensons donc que la formation de l’historien doit privilégier le débusquage des contrefaçons, des faux semblants et que toute thèse d’Histoire doit  présenter une attitude critique par rapport aux représentations  en cours.  Il ne lui est cependant  pas interdit d’extrapoler, de spéculer, de  suspecter au nom d’une certaine vraisemblance, d’un minimum de bon sens. Certes, il y a une dimension contingente dans l’histoire qui confère  au hasard un poids appréciable mais par-delà la contingence, il y a des lois qui perdurent d’un  siècle à l’autre, d’un millénaire à l’autre. L’Historien ne croit guère que les temps « changent », que « demain l’on rasera gratis », les engouements du moment ne sont pas pour lui.
Voilà pourquoi il est fort  peu probable que le XXIe siècle soit fort différent et décalé par rapport aux précédents. Nous ne croyons pas que les femmes soient plus nombreuses au XXIe siècle parmi les « humains » qui apprennent au monde à penser autrement qu’hier. Même le féminisme nous apparait largement comme une idéologie forgée par des hommes jouant à des Pygmalions, jouant aux apprentis-sorciers en prenant les femmes comme cobayes, quitte à les déboussoler durablement.
L’historien balaiera assez vite certaines illusions quand on parviendra à mettre un peu d’ordre dans la masse de productions. Précisons que les œuvres pionnières ne sont pas forcément les meilleures et que ce sont souvent leurs calques, leurs avatars qui retiennent l’attention d’un public  qui  n’a guère les moyens de resituer les choses et qui ne s’en donne pas non plus les moyens, se fiant à son ressenti immédiat, ce qui est une prime aux ajouts, des emprunts, qui viennent fausser le jeu.
On ne peut isoler l’Histoire des apports de l’anthropologie, de l’ethnologie, de la sociologie et tout ce qu’elles nous apprennent sur le rôle des femmes, des Juifs- pour prendre deux exemples opposés – dans l’avancement de la civilisation.  On ne peut tricher avec la chronologie des choses et confondre indéfiniment  l’œuf et la poule, le génie et ses clones. Dans tous les domaines, le rôle des historiens est déterminant pour répondre aux questions actuelles. C’est sur lui que repose le débat autour du véritable  rôle des femmes dans le monde, par exemple. Chaque faille dans le travail de l’historien peut servir à  tenir des thèses aberrantes ; chaque lacune de sa documentation peut être exploitée par des idéologies subversives.
Reconstituer le passé est un défi. D’aucuns veulent profiter du fait que le passé nous échapperait pour élaborer on ne sait quel mythe des origines. Il revient donc aux historiens de nous fournir un miroir aussi fidèle que possible de l’Humanité.  Les historiens portent, on l’aura compris, une très lourde responsabilité pour nous empêcher d’être victimes de certaines sirènes, de certaines tentations de falsifier les choses. En  ce sens, la science historique a une mission surmoïque.
 
 
JHB
02. 07.13

Publié dans HISTOIRE, SOCIETE | 1 Commentaire »

Le temps de la désunion

Posté par nofim le 11 juillet 2013

Le temps des dissensions et l’Astrocyclologie
Par  Jacques Halbronn
 
La désunion est un thème  récurrent de ce qui se passe de nos jours. Mais, contrairement à ce que soutiennent nombre d’astrologue, il s’agit d’un phénomène cyclique très banal et qu’il ne s’agit aucunement d’appréhender avec des outils surdimensionnés (planètes transsaturniennes)  car le démenti à moyen terme risque d’être dévastateur pour l’astrologie mondiale.
Toujours est-il que les événements actuels vont bien dans le sens que nous avions annoncé avec des moyens délibérément modestes, à savoir le seul cycle de Saturne « transitant »  quatre étoiles fixes royales. Nous employons ici le terme « transit » à dessein pour montrer qu’il ne saurait être réservé au seul « passage » – si tant est que l’on accepte une telle fiction- d’une planéte en un instant T sur le thème natal, celui-ci servant, en quelque sorte, de repéré « fixe » en lieu et place des étoiles négligées par le discours astrologique contemporain.
    Ce qui se présente en Egypte est emblématique de ce processus de désunion qui s’observe tant au ciel que sur terre. Ce n’est pas une planéte qui symbolise la désunion mais bien un aspect  voire l’absence d’aspect, puisque pour nous la conjonction n’est pas un aspect et l’aspect ne fait que baliser une absence, un manque.  La perte de la conjonction par l’éloignement de Saturne par rapport aux étoiles fixes royales – ce que l’on pourrait appeler une « descente » par opposition  à une « montée » vers la conjonction- se répercute au niveau de la cohésion sociale. C’est ainsi que l’Egypte nous apparait en ce moment comme un pays terriblement  divisé, qui ne dispose pas d’un  ciment suffisamment solide, d’où  la révolte massive contre le président élu Mohamed Morsi (parti des Frères Musulmans), l’armée tentant d’apporter une solution mais de ce fait générant aussi des clivages.
Ce qui se passe entre les USA et l’Union Européenne, suite aux révélations sur  le système de surveillance mis en place par la NSA, va dans le même sens, celui de la désunion. Il y a là une impuissance des « autorités » à trouver un commun dénominateur, à faire apparaitre suffisamment de convergences entre les différents acteurs  alors qu’en d’autres temps, on avait pu y parvenir. C’est là que l’on perçoit l’apport de l’astrologie pour expliquer pourquoi à certains moments les choses se font ou ne se font pas ou plus. La question de l’extradition du responsable des fuites devient une pomme de discorde au niveau international, notamment entre les USA et la Russie, entre autres.
On pourrait multiplier – c’est ce qu’il faut faire en astrologie impérativement- les exemples : le cas du Brésil (avec une présidence féminine) est actuellement assez frappant mais aussi celui de la Turquie (sans parler de la guerre civile en Syrie) et que dire de la France avec ses déchirements à propos du « mariage pour tous » ? Dans bien des cas, le pouvoir officiel, institutionnel, se trouve débordé. Il apparait donc que l’astrocyclologie ait vocation à être un outil incontournable pour les  sciences politiques et sociales..
On est bien ici en « fin de cycle », à savoir  que la diversité  du feuillage  cache l’unicité du tronc de l’arbre. Or, pour que l’on aperçoive le tronc, il faut que les feuilles tombent à l’automne. Nous sommes actuellement en Eté, au niveau analogique (cf. notre récent article à ce sujet), c’est-à-dire vers une multiplication des différences par manque de puissance gravitationnelle. Même ceux qui ont fait leurs preuves par le passé ne sont pas actuellement en position de faire contrepoids à ces forces centrifuges liées à la destruction de la Tour de Babel.
L’idée que les forces cosmiques aient des effets spécifiques sur telle ou telle région du monde, comme l’a soutenu André Barbault à propos, notamment, du cycle Saturne-N eptune, est toxique pour l’Astrologie. Aucune configuration n’est réservée à un pays donné, au vu par exemple de « son »  thème, comme on l’entend encore trop souvent. Il y aurait ainsi un cycle qui toucherait spécialement la France ! Balivernes !
Ce qui  compte, au contraire, pour l’astrologie, c’est son caractère universel. Cela ne signifie aucunement que tout se produit partout en même temps mais qu’il y a des potentialités qui se concrétisent avec plus ou moins de force ici qu’ailleurs, selon des contingences qui ne relèvent pas de l’astrologie stricto sensu de la même façon que tout le monde n’est pas touché par une épidémie. Mais si  l’on prend une période historique plus longue, par exemple un siècle,  l’on s’aperçoit que personne n’est épargné. C’est dire que tout travail astrologique qui ne serait pas comparatif n’aurait qu’une valeur très relative, ce qui exige évidemment de percevoir les similitudes derrière les différences au lieu de se complaire dans les spécificités, ce qui est la maladie infantile de l’astrologie actuelle.
D’où l’intérêt pour l’astrologie d’une collaboration avec d’autres domaines/ Mais cela ne sera possible que si l’outil astrologique est intégré par diverses disciplines et leur sert même de point commun, ce qui exige une extrême simplicité du modèle, comme le propose l’astrocyclologie que nous avons fondée au lieu et place d’une usine à gaz. Le temps n’est plus où l’astrologue pouvait prétendre, par la magie du thème, pouvoir parler de tout et de n’importe quoi. Ce n’était là qu’un pis-aller lié à l’isolement de l’astrologie. Il importe qu’à l’avenir l’on fasse tout pour faire accepter notre nouveau modèle astrologique par les personnes disposant d’un bagage adéquat.  En effet, l’astrologie exige des auditoires très spécialisés car l’on ne saurait s’en tenir à la culture populaire. On ne peut parler de telle période historique dans tel pays que devant des spécialistes qui sachent de quoi l’on parle. Ce n’est pas le public astrologique de base qui peut faire l’affaire et qui ne sait que ce qu’on veut bien lui dire d’un sujet. D’ailleurs, on aura noté que bien des conférenciers font étalage de leur culture non astrologique mais ils le font devant des gens qui n’y connaissent pas grand-chose, ce qui est assez vain. On est dans un cercle vicieux vu que la possession de l’outil astrologique devient prioritaire sur la connaissance du terrain et qu’elle exige une formation particulière.  Situation pathogène d’un astrologue qui ne peut communiquer son savoir mais qui ne peut l’appliquer en connaissance de cause à des domaines qu’il ne connait que superficiellement ou d’un spécialiste qui maitrise son domaine mais est étranger à l’outil astrologique ! On voit bien que la seule solution réside dans la transformation du dit outil. C’est un problème structurel qui exige de repenser radicalement  le modèle astrologique qui ne saurait ni se réduire aux 12 signes ni s’enfermer dans un quelconque « thème » astral. C’est bien du côté de la cyclicité la  plus lisible tant au niveau des astres que des sociétés que se trouve le salut.
L’astrologie a une vocation matricielle à unifier le champ des sciences sociales dont elle est exclue mais pour ce faire elle doit faire sa révolution.
JHB
02/07.13

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Le zodiaque et l’axe solsticial‏

Posté par nofim le 11 juillet 2013

Le début du cycle saturnien  et le solstice d’hiver
Par  Jacques Halbronn
 
La tradition astrologique, depuis Ptolémée (Tétrabible)  a raison d’associer Saturne au solstice d’hiver (capricorne-verseau) qui correspond  grosso modo à Noël, à la naissance de Jésus. C’est en fait le début du cycle de Saturne, lorsque la Nature se dénude et  fait apparaitre le vrai relief des choses, une foi tombées  les  feuilles (mortes) qui faisaient illusion. L’automne correspond à la chute du feuillage et au retour à l’essentiel. C’est alors que s’opéré le processus de recyclage, de transformation
Dès lors, le printemps ne nous apparait plus comme le début du cycle mais comme le deuxième temps du cycle, lorsque les frondaisons cachent progressivement le tronc ou du moins en réduisent l’importance relative.
Si l’automne est la fin du cycle,  l’hiver, en revanche, est le début d’un nouveau cycle d’où le début de l’année civile au Ier janvier.
Avec l’avènement du printemps,  les choses se compliquent, se décentrent, et le nombre d’acteurs  croit alors qu’ils étaient peu nombreux en  hiver, on passe du soliste au quatuor pour parvenir en Eté à la symphonie et à l’orchestre.
C’est cette structure là que met en place le dispositif  des domiciles, autour de l’axe solsticial. Mais c’est bien l’Hiver et non l’Eté qui peut jouer le rôle de point de départ, puisque c’est en Hiver que l’on retrouve l’unité. Saturne  dominant le solstice d’Hiver a  ainsi  un droit de préséance.
En Eté, Saturne  est faible car  la centralité  hivernale du tronc, du phallus, est  bien oubliée. Dans les dessins d’enfants, on voit à quel point l’arbre est d’abord représenté par son  feuillage, le tronc ne servant plus que de socle
On aura compris cependant qu’il n’est pas question de légitimer la division en 12 du cycle des saisons, division tout à fait factice et qui ne tient qu’au fait du calendrier soli-lunaire auquel il convient de ne pas accorder d’importance dans l’origine de l’astrologie laquelle n’a rien à voir avec le 12.
 Quel intérêt y aurait-il d’ailleurs à  placer le zodiaque pour des processus aussi rapides que ceux de l’ascendant et de la Lune  lesquels  se contentent tout à fait d’un découpage en 4 (4 temps de la journée, 4 semaines) ?   Ce passage du 4 au 12 nous fait penser à celui du printemps vers l’Eté avec  la démultiplication des branchages et des feuilles.  Autrement dit,  au fur et à mesure que le cycle se déploie,  on passe de l’unité à la dualité et de la dualité au douze puis cela repart en sens inverse avec le solstice d’Eté.
 On voit ce qu’il y a de fâcheux  à privilégier le printemps qui n’est aucunement un point de départ mais  un temps de subdivision, de ramification au cours duquel la conscience du cycle tend à se dissoudre, à s’atténuer, au prix d’une certaine perte de lisibilité, de visibilité tout comme la conjonction  de deux astres est plus flagrante qu’un intervalle entre eux.
Par ailleurs, les Quatre Eléments doivent correspondre aux 4 saisons et leur répartition entre les 12 signes ne fait guère sens, puisqu’aucune saison divisée en trois ne les comporte.
Quant au dispositif des domiciles, il est certes ajusté sur les 12 signes mais il pourrait tout à fait se limiter au cycle de Saturne passant d’une saison à une autre, chaque saison pouvant être associée à un dieu : Mars, Jupiter,  Mercure et Vénus.
L’algorithme de l’astrologie n’est certainement pas le 12 mais bien le 4 en ce sens que le cycle de Saturne  doit être divisé en 4. Puis, au sein de chaque quarte en 2, ce qui donne une division en 8, soit 3ans et demi.
Le symbolisme zodiacal est un boulet dont l’astrologie du XXIe siècle devra se débarrasser une fois pour toutes,  si ce n’est que l’astronomie y recourt pour situer les astres  sur l’écliptique, ce qui a fait croire  à certains que l’on ne peut situer une planéte ou une étoile sans passer par le Zodiaque, ce qui n’est vrai que de façon tout à fait contingente et conventionnelle. Le quadrilatère constitué des 4 étoiles fixes royales est parfaitement repérable sans se référer au Zodiaque. C’est bien  là une argutie d’arrière-garde !
JHB
01.07. 13

Publié dans ASTROLOGIE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Métamorphose de Nostradamus

Posté par nofim le 11 juillet 2013

Les centuries comme métamorphose du discours nostradamien
Par  Jacques  Halbronn
 
Nous avons montré dans de précédentes études que les quatrains étaient issus de textes en prose et ne reprenaient jamais des quatrains  déjà composés. Cela signifie que l’on peut dater un quatrain, ou du moins déterminer un « terminus » en deça duquel il ne saurait être situé, dès lors que l’on a identifié le texte en prose d’où il est issu.
Un cas remarquable est le texte en prose datant de 1561, ayant figuré au sein de l’Almanach Nouveau pour l’An 1562 (cf  Benazra, RCN, pp.  52 et seq). On y trouve une forme très particulière, à savoir le nom de Marcelin par lequel Nostradamus entend nommer un personnage qui naitrait  en 1567. (cf Reproduction très fidèle  d’un manuscrit de M. de Nostradamus dédié à S. S. le Pape  Pie IV. (1906).  Il  signale, au prix d’un jeu de mots,  que le caractère de ce Marcelin (un des saints du mois d’avril) ressortirait mieux si  l’on supprimait la lettre « R », ce qui donne « macelin », (en Italien, boucher) 
« Et ne vous veulx rien mettre de l’an 1567 que dans le mois d’Avril naistra un de quelque grand Roy et monarque qui fera sa fin cruelle et sanguinolente mais la ruine de son regne oncques ne fut pire ne plus sanguinaire. On le nommera MARCELLINUS mais on lui ostera de son nom l’R » (Ed 1906, et manuscrit  p. 31)
C’est ce texte qui sous tend l’occurrence de « Macelin » dans la centurie VIII.
VIII, 76
« Plus Macelin  que roy en Angleterre »  alors que VIII 77 commence par
« L’Antéchrist ».
Ces deux quatrains dériveraient selon nous des prédictions de Nostradamus pour 1567 qui figuraient dans l’almanach pour 1562.
On a un autre quatrain   VIII 54  avec « macelin », donc également  dans la première centurie du second volet. Il semble d’ailleurs que la forme « marcelin » ait été rétablie dans les éditions troyennes (1605, à en croire  leDictionnaire Nostradamus de  Michel Dufresne)
Ces observations nous conduisent à conclure que ces quatrains ne peuvent avoir  été composés avant 1561, ce  qui exclut toute parution datant de 1558  sur la base de la date de l’epitre à Henri II de cette même année. La dite épitre ne peut donc en 1558 introduire  le mot « macelin » dans un quatrain  de la VIIIe Centurie.
On notera le cas des éditions parisiennes  ligueuses des « Prophéties » qui traitent de l’an 1561 en leur sous-titre à propos d’une  « addition » de 39 articles (sic). Il est possible que l’on ait eu là  l’embryon du second volet des Centuries. Dans ce cas le second volet de  centuries serait extrait  du développement prophétique de 1561 mais à une période  bien plus tardive. Rappelons que nous tentons de rétablir la chronologie des faux et non celle d’éditions authentiques parues du vivant de Nostradamus..
Selon nous,  la septième centurie aurait été le premier  mouvement en direction de ce que l’on connait comme «second volet » ( VIII-X), la date de 1561 correspondant à la parution de  l’Almanach Nouveau pour 1562. Cette année 1561 est importante. Nous l’avions déjà rencontrée il y a 20 ans, avec la parution du Cantique  Spirituel et consolatif  (RHR, 1991). Il est probable que dans l’entreprise centurique, 1561 ait été initialement  le moment d’un nouveau développement, ce qui correspond au contenu du manuscrit de l’almanach pour 1562 largement rendu par des imprimés faisant connaitre  Nostradamus  en langue italienne. Pour nous  l’épitre à Pie IV (conservée dans l’imprimé français) et son appendice  correspond à un aboutissement de la démarche astroprophétique  de Nostradamus qui sera largement occulté et édulcoré par sa transposition en quatrains dans la VIIIe Centurie qui ouvre le second volet. Mais ce second volet est introduit par une épitre datée de 1558 qui vient en quelque sorte se substituer à l’épitre à Pie IV . Or, sous la Ligue, l’année qui est associée à une addition est celle de 1561 :
Les Prophéties de M. Michel Nostradamus (…) revues & additionnées par l’autheur pour l’an mil cinq cens soixante & un  de trente neuf articles à la dernière centurie .  (Paris, 1588/1589)
Cette fixation de Nostradamus sur l’an 1567 –à partir du début des années 1560 – aura  fait probléme à la fois parce qu’elle affole les esprits – ce qui trouble l’ordre public (cf. les ordonnances d’Orléans, 1560) et parce qu’elle échoue, au lendemain même de la mort de Nostradamus, au point que l’on peut se demander si les Centuries ne servent pas à  brouiller le discours nostradamien  et de ce fait à le désenclaver de cette année 1567 que Nostradamus avait imprudemment  désignée comme fatale  et à laquelle il se tiendra jusqu’à la fin de sa vie. On est avec ce texte dans un prophétisme à très court terme qui se limite aux années 1560 mais qui sera recyclé pour d’autres échéances par les interprètes  qui se succéderont. On voit les inconvénients d’un texte par trop précis et définitif  qui ne respecte pas le principe de cyclicité et d’éternel retour  qui est au cœur de la pensée astrologique. Nostradamus en s’engageant dans  cette prédiction pour 1567 se diminue. A contrario, les Centuries lui confèreront, bien malgré lui, une autre stature en éclipsant  ce délire antéchristique par trop  daté.
.On nous objectera que le projet additionnel après la Vie et « dernière » centurie (d’où l’avertissement latin  qui clôturé ce cycle de six centuries) se réduisit dans l’immédiat à une centurie VII de quelques dizaines de quatrains. Il faudra en effet attendre quelques années de plus – ce  qui est attesté par le Janus Gallicus  de 1594 qui comporte des quatrains issus des centuries VIII-X- pour  que le second volet se mette en place avec l’épitre à Henri II de 155 et la référence à l’an 1561 sera très largement  négligée et remplacée par une date antérieure celle de  1558, Henri II étant mort l’année suivante. C’est donc le choix même du dédicataire qui déterminait le terminus de la date de l’épître, le remplacement du roi de France par le pape.
Ce sur quoi nous avons voulu insister, par delà telle ou telle application parmi d’autres possibles, c’est la nécessité pour l’historien de respecter une certaine vraisemblance dans le déroulement des choses.  Le quatrain ne devient matriciel que dans un second temps,  il est d’abord issu d’un texte en prose. Par ailleurs,  le processus centurique de ce fait même correspond à un état tardif de la production nostradamique qu’il convient de qualifier de posthume. Le centurisme est une métamorphose post mortem que subit  ainsi Nostradamus sans laquelle  le dit Nostradamus serait tombé dans les oubliettes de l’Histoire..
 
 
 
JHB
01 07 13

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