Le Zodiaque et les saisons

Posté par nofim le 10 août 2013

Nous commencerons notre étude à partir d’un message qui nous a été envoyé par  Christian Moysan en réaction à notre texte consacré à la dialectique équinoxe-solstice dans lequel nous montrions que le point de départ solsticial nous paraissait plus approprié que le point de départ équinoxial :
« Il faut sans doute rappeler ici, nous écrit Moysan, que l’une des bases fondamentales de l’astrologie est la correspondance-équivalence entre la rotation de la terre sur  elle-même et sa révolution autour du soleil. La première déterminant le cycle jour-nuit, la seconde le cycle annuel. Le jour naît au lever du soleil, et non à son zénith. Il paraît donc pour le moins logique d’associer le Levant, l’Est, l’Ascendant au début de toute chose. Et il est tout aussi logique d’associer le début de l’année solaire au moment précis où la lumière l’emporte sur l’obscurité, c’est à dire à l’équinoxe de printemps, donc au début du Bélier.  Le Soleil est alors exalté, tendu dans l’ascension vers sa culmination solsticiale.  Le terme Ascendant n’est pas du ni au hasard ni à la lubie de quelque astrologue mettant la charrue avant les boeufs ou marchant sur la tête. »
Et Moysan de poursuivre :
« L’astrologie est avant tout le couplage des deux dimensions dans lesquelles se meut l’Homme, le temps et l’espace. Mais le temps est fugace, insaisissable comme le figure le sable s’écoulant inexorablement dans le sablier, ou l’eau suivant la pente. Pour fixer, découper ce temps, et s’y insérer métaphysiquement et socialement, l’homme a besoin de repères, de repères  visuels. Ils lui sont donnés,  depuis la nuit des temps,  par l’horloge cosmique  que matérialisent les  Luminaires. 
La structure du temps est avant tout linéaire, mais tout objet qui
 s’y insère, que ce soit un phénomène, un homme, ou une institution, destiné par essence à l’impermanence,  nait, vit , meurt où se régénère. Le temps vécu, le temps humain, le temps social,  est donc essentiellement régi par ce rythme ternaire immuable. Naissance -vie – mort,  début-milieu-fin, Levant-Zénith-Couchant,  Ascendant-Milieu du Ciel-Descendant, ne sont que des déclinaisons d’un principe fondamental ».

« Mais,  en contrepoint de ce cycle ternaire fondamental,  dans lequel est circonscrit toute entité vivante inscrite dans le temps, un autre cycle structure le temps humain, le cycle quaternaire des saisons,  déterminé par  les variations de la lumière solaire, vues de la terre. C’est dans la succession des saisons, dans leur éternel retour, que s’imprime en l’homme la sensation du temps dans sa cyclicité. C’est donc dans la combinaison du 3 et du 4 que l’homme vit le temps. Sa vie n’est pas réductible au temps linéaire uniforme s’écoulant entre la naissance et la mort. Elle est rythmée par l’année solaire, les mois et les semaines soli-lunaires, le jour et les heures solaires. Equinoxes et solstices découpent exactement l’espace-temps zodiacal en 4 parties égales, déterminant 4 saisons que l’on peut donc fort logiquement diviser en 3 parties égales suivant la structure ternaire du temps :  4 x 3=12.
La division duodécimale de l’année solaire procède donc naturellement de la combinaison du rythme imprimé par  l’horloge cosmique figurée par les luminaires et  de la structure ternaire du temps. Les 12 lunaisons,  qui segmentent naturellement et visiblement,   l’année solaire en sont la manifestation la plus éloquente.
La division duodécimale de l’espace-temps zodiacal  obéit donc à une profonde logique cosmique.  Cela lui confère quelque légitimité. »

Nous répondrons en ces termes :
On voit bien que Moysan  s’efforce, comme il peut, de masquer certains problémes structurels : l’importance du 12 n’a aucune légitimité, selon nous, au niveau des saisons. La division de la symbolique saisonnière en 12 n’est qu’un artifice en vue d’intégrer les 12 lunaisons, c’est-à-dire le calendrier soli-lunaire à la base notamment des almanachs de Nostradamus. On « peut » (comme dit Moysan) diviser en 12 mais on peut aussi ne pas le faire.
Quant à la question des équinoxes et des solstices, certes, l’on peut diviser un cycle planétaire en 4 selon ces axes –et c’est ce que nous avions proposé il y a 40 ans dans Clefs pour l’Astrologie- mais ces axes n’ont aucune visibilité céleste et parler de conjonction d’une planéte avec un axe est une vue de l’esprit, une fiction à laquelle nous avons renoncé depuis au profit des  4 étoiles fixes royales..
Mais revenons au début du propos de Christian Moysan :
« Le jour naît au lever du soleil, et non à son zénith. Il paraît donc pour le moins logique d’associer le Levant, l’Est, l’Ascendant au début de toute chose. Et il est tout aussi logique d’associer le début de l’année solaire au moment précis où la lumière l’emporte sur l’obscurité, c’est à dire à l’équinoxe de printemps, donc au début du Bélier ». 
Etrangement, pourtant, de nos jours, nous faisons, de par le monde, commencer la journée à minuit et non à six heures du matin tout comme l’année commence à Noël et non à Pâques. Notre monde est solsticialiste bien plus qu’équinoxialiste. Il semble que ce qui se passe au printemps soit  préparé en hiver tout comme la naissance est préparée par la gestation. Il semble que Moysan –ce qui renvoie à notre texte sur le rapport des astrologues avec le passé-  veuille s’en tenir à une approche pour le moins superficielle des choses bien éloignée d’une représentation appropriée de la cyclicité. En fait, pour comprendre la démarche de Moysan, elle se réduit  à une seule et unique préoccupation à savoir justifier après coup sa propre pratique, avec son zodiaque à 12 signes commençant par le bélier. C’est une approche apologétique, sur la défensive qui s’oppose à notre approche critique et réformatrice.
JHB
23.07.13

Laisser un commentaire

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs