Le malentendu des emprunts de l’astrologie

Posté par nofim le 15 août 2013

L’astrologie a beaucoup emprunté mais ces emprunts n’ont pas été bien compris. On les considéré à tort au premier degré alors qu’il s’agit de transpositions.  Certains astrologues prennent ces emprunts à la lettre, ce qui est particulièrement flagrant dans le cas du Zodiaque.
Sous prétexte que l’astrologie a emprunté à l’imagerie zodiacale liée aux saisons, nos astrologues se sont imaginés que l’astrologie devait nécessairement  s’articuler sur le cycle  des saisons, ce qui, comme on sait, aura conduit à placer le zodiaque saisonnier au centre du savoir astrologique et par voie de conséquence le soleil et le système solaire, le soleil jouant un rôle clef dans le processus saisonnier.
.Or, selon nous,  l’Astrologie n’a rien à voir avec la réalité du cycle saisonnier, elle n’aura fait que récupérer son  contenu symbolique décrivant un processus évolutif dont elle avait besoin pour sous-tendre sa démarche cyclique. Elle aurait pu tout aussi bien adopter un autre référentiel comme elle l’a fait d’ailleurs  pour les maisons astrologiques ou pour quelque théorie évolutive  des Ages balisée par une symbolique mythologique des dieux.
C’est un piégé dans lequel tombent bien des historiens que  de prendre à la lettre certains emprunts, croyant bien  faire, persuadés d’avoir trouvé la clef de l’énigme.  Or, confondre le réel et le symbolique conduit à des contresens dans la compréhension des documents. Au lieu de se dire qu’il ne s’agissait là que de représentations d’un principe évolutif assez général, on a pris celles –ci comme constitutives même de l’édifice astrologique, alors qu’elles en étaient des données amovibles et interchangeables, remplaçables par d’autres illustrations renouvelables.
Il est clair, notamment que lorsque l’on dit que telle planéte est dans tel signe de printemps ou d’hiver, ce n’est là qu’une image sauf dans le cas du soleil.
Cette simple prise de conscience devrait anéantir l’idée même de zodiaque tropical. Celui-ci a certes fait l’objet d’un emprunt majeur de l’astrologie mais cela n’impliquait nullement que l’astrologie eut à s’encombrer concrètement du cycle saisonnier en temps réel.
On pourrait aborder la question des dieux-planètes selon la même méthodologie. L’on peut en effet penser que l’astrologie se soit intéressée, à un certain stade,  aux noms des planètes du système solaire qui n’était pas encore défini ainsi, dans un contexte géocentrique. Elle aura voulu intégrer les noms des planètes, ce qui aura abouti au dispositif des domiciles et des exaltations, qui d’ailleurs associe signes zodiacaux et « planètes » virtuelles. Et ce n’est que par la suite que des astrologues croyant bien faire se sont dit que l’on pouvait et devait  tenir compte de la position réelle des dites planètes, à tel instant dans le ciel tout comme l’on pouvait le faire pour le Zodiaque.
Naissait ainsi une nouvelle astrologie dont nous sommes actuellement les héritiers et qui à la fois perpétue une astrologie antérieure, avec  les domiciles et les exaltations, les signes zodiacaux sur un plan symbolique et à la fois  s’ancre réellement sur le cycle saisonnier et sur le mouvement réel des planètes. Le passage est tangible quand on compare l’Astronomicon de Manilius et la Tétrabible de Ptolémée (tous deux édités dans les années 70 dans la Bibliotheca Hermetica de René Alleau), censés être écrits à un siècle environ d’intervalle.
Que conclure ?  De la nécessité d’abandonner une approche « réaliste » des signes zodiacaux et des planètes et d’en revenir à une approche « nominaliste » et purement symbolique.  Cela signifie que l’on doit se délester  des « vraies » planètes en dehors de Saturne, les autres ne faisant que de la figuration  et des « vrais » signes  issus d’un découpage en 12 du cycle saisonnier pour ne garder en lieu de point vernal que la conjonction de Saturne avec les 4 étoiles fixes royales. ;
Cet endettement de l’astrologie par rapport aux mois du calendrier soli-lunaire ( le 12 vient des 12 lunaisons)  et par rapport aux sept planétes (Septénaire) qui ont servi à nommer les 7 jours de la semaine, doit connnaitre un  coup  d’arrêt au niveau d’un lien matériel. La meilleure façon est encore  de changer de langage, de remplacer les noms des dieux et des mois par d’autres formulations, comme l’alternance A/ B que nous avons proposée tant sur le plan cyclique que typologique.
Nous avons beaucoup travaillé sur la question des emprunts et des sources hors du champ astrologique. Il ne faut jamais oublier que ces données récupérées à un certain stade  ne doivent jamais être prises au premier degré tout comme une sculpture n’est  pas réductible au bloc de marbre dont elle est issue. 
 
JHB
02.08.13

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