La recherche astrologique : le plan A et le plan B.

Posté par nofim le 22 août 2013

Nous recevons un mail qui évoque l’idée d’une astrologie disparue que nous tenterions de réactiver.
« Guy Taillade :
« On ne doit pas  (.)  Confondre « restaurer » et « conserver ». Soit on conserve quelque chose qui est entier ou du moins qui peut encore servir, soit on ne conserve que des vestiges. On peut conserver l’astrologie de l’Inde. Elle s’est conservée jusqu’à aujourd’hui. On ne peut conserver l’astrologie occidentale, on peut la restaurer, la rénover, mais vous vous prétendez la restaurer à partir d’un pan qui a disparu, en en faisant le seul élément opératif ».
Est-ce que l’astrologie que nous préconisons avait « disparu » ? Nous répondrons pour commencer que le modèle que nous proposons  fonctionne et qu’il n’a vraisemblablement jamais cessé de le faire. Notre recherche aurait une toute autre dimension si nous ne pouvions l’appuyer sur des observations et des corrélations. Rappelons que notre méthodologie implique  de rechercher une explication astronomique pour des phénomènes  dont on a pu remarquer la récurrence.  Par l’absurde, on aurait du mal à imaginer une recherche qui s’appuierait sur des données qui ne présenteraient entre elles aucun rapport pour l’excellente raison que l’on ne voit pas ce qui pourrait nous conduire à nous y intéresser au départ. La réglé du jeu est donc bien de rechercher un point commun astronomique à des choses qui se ressemblent et qui se présentent au  fil du temps. L’astrologue qui ne perçoit pas les ressemblances se met d’emblée hors-jeu. Et il est clair qu’il faut une certaine culture historique, sociologique pour se lancer dans une telle opération.
Evidemment, il y a le plan B : cela consiste à partir des astres pour voir si les mêmes astralités donnent des effets comparables. Ce plan B est conseillé à ceux qui ne connaissent pas grand-chose en dehors de l’astrologie mais comme tout plan B il a ses limites et ne peut donner que des  résultats de second ordre, assez spécieux. Il est vrai que la mise en œuvre du  plan A  comporte bien des pièges. Il ne suffit pas qu’il y ait des guerres pour que cela implique que toutes les guerres soient marquées par le même processus cosmique. On connait aussi les travaux de Gauquelin sur les catégories professionnelles qu’il met en rapport avec une dominante planétaire
L’application du plan A doit se brancher sur des phénomènes  cycliques et donc s’appuyer sur une théorie intelligente du cycle que tout le monde puisse accepter, que l’on soit ou non astrologue puisque comme on l’a dit c’est ce qui distingue le plan A du plan B, le plan B étant réservé aux seuls astrologues qui partiraient de quelque point commun planétaire ou zodiacal alors que pour le plan B,  l’astrologie ne se situe pas au début  mais à la fin de l’entreprise. Et c’est là qu’éventuellement, on en arrive à exhumer une astrologie « disparue » ou « inconnue ». On pense à l’astrologie « uranienne », « transneptunienne », de Hambourg, il y a un siècle, celle d’un Witte (cf notre entretien avec Gabriel Ruis sur teleprovidence). A l’inverse, dans le plan B, on part de l’astrologie que l’on connait.
Le cas des étoiles fixes est emblématique. Seul  le plan A est en mesure de s’intéresser aux étoiles puisque c’est un plan ouvert à toutes les éventualités astronomiques. En revanche, les  astrologues du plan B ne risquent guère de leur accorder de l’importance, vu qu’elles ne font pas partie de leur modèle de départ.
Une variante du plan B consiste à partir du système solaire et de dresser des thèmes se limitant à celui-ci. Là encore, on ne risque pas de faire des découvertes relatives aux étoiles fixes. En revanche, si  l’on suit le plan A, c’est tout à fait possible puisque l’on commence par découper le monde autour de nous sans aucun a priori astronomique quel qu’il soit et ce n’est que dans un deuxième temps que l’on commence à établir des corrélations. C’est d’ailleurs ainsi que nous avons procédé et que cela nous a amené aux étoiles fixes.
Il faut avoir l’humilité de reconnaitre que nous comprenons mieux le monde d’en bas que le monde d’en haut et qu’il vaut donc mieux partir du monde d’en bas. C’est là l’orientation de la recherche astrologique de type A. A contrario, que peut signifier une recherche qui partirait de constats astronomiques ????? On peut certes rapprocher entre eux des événements d’ordre astronomique mais c’est terriblement abstrait au regard du monde d’en bas, celui des sociétés humaines. On peut rassembler des données astronomiques pour un instant T mais est-ce que cela constitue un événement astronomique ? Le cosmos est un labyrinthe. C’est ce qui condamne en pratique le plan B si ce n’est que certains sont plus à leur aise dans les chiffres que dans l’observation du monde et que l’on fait volontiers  de nécessité vertu ;
Taillade,  à l’évidence, se fait l’avocat d’une recherche astrologique B, qui parte du corpus astrologique connu et reconnu pour voir si des astralités semblables donnent des comportements ou des événements semblables, analogues. Mais le hic, c’est quand on se sert comme outil du thème astral et que l’on prétend étudier par l’astrologie une certaine complexité. Les similitudes ainsi dégagées par la voie B  n’apparaissent aucunement si l’on suit la voie A. Elles sont, dirons-nous, trop subtiles. Et c’est bien là que le bât blesse : l’astrologue B est trop subtil, introduit des distinctions trop fines, et qui passent par-dessus la tête de ses clients. A contrario, la voie A  met en avant des observations beaucoup moins subtiles que tout le monde peut saisir.  C’ est pourquoi les astrologues B nous reprochent une démarche « réductrice ». Et comment ne le serait-elle pas face à cette astrologie XL  du plan B ?
On nous reproche étrangement de ne pas nous intéresser à la pratique de l’astrologie mais c’est là jouer sur les mots. La vraie « pratique «  de l’astrologie, dans le plan A, elle se situe au début du processus alors que dans le plan B, elle se situe à la fin du processus.
D’ailleurs, chacun voit à quel point ces distinctions entre A et B sont commodes et de fait quand on part d’une astrologie B, on ne risque pas de découvrir la dialectique A et B. En effet, d’entrée de jeu, le chercheur B  se condamne à percevoir la complexité du monde et passera donc  à coté de A et de B pour conclure que  le monde est terriblement compliqué. Il cherchera un monde conforme à son modèle astrologique alambiqué.  Mais là encore, il sera perdu dans un labyrinthe. Comme dans les sables mouvants, il faut impérativement avoir un appui/levier extérieur pour décrypter les méandres de l’astronomie contemporaine et de l’astrologie traditionnelle. Et de fait, avec la méthode A, l’on peut aboutir  à la restauration d’une astrologie « disparue » et c’est tant mieux :!
JHB
05.08.13

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