Le Zodiaque et la prétendue primauté du signe du Bélier

Posté par nofim le 29 août 2013

On sait que le Zodiaque place le Bélier au début. Du moins est-ce ce que l’on entend dire à tort ou à raison. Cela n’est pas sans conséquence sur une certaine représentation de l’astrologie et sur la façon dont les astrologues sont  conduits à appréhender le cycle des saisons en conférant à Pâques une place prépondérante qui est corroborée par la Sortie d’Egypte, célébrée  à Pâques par les Juifs.
Or, si l’on considéré le dispositif des domiciles, force est de constater que le bélier n’y occupe qu’une position intermédiaire, à mi-parcours entre le cancer et le capricorne qui en constituent l’axe central, autour des luminaires et de Saturne (éventuellement de Jupiter selon certains de nos travaux)
Le statut de la planéte Mars est assez moyen, ce n’est ni une planéte rapide comme la Lune, le soleil, Mercure et Vénus, ni une planéte lente comme Jupiter et Saturne. Ce statut nous semble d’ailleurs correspondre à celui du printemps, à mi-chemin entre l’Hiver et l’Eté.
On est là au stade de l’équinoxe, qui est marqué par l’idée d’équilibre, représenté en face par la balance et ses deux plateaux, signe associé à Vénus.
On aura compris qu’il n’est peut-être pas si heureux que cela de se polariser sur le bélier et Mars ou sur le point  vernal. Pour nous, en tout cas, le bélier ne correspond pas  à l’idée que nous nous faisons du début des choses et et nous plaignons sincèrement les astrologues qui se croient obligés d’aligner leur enseignement sur cette contre-vérité. Il semble bien que l’axe solsticial soit plus approprié pour marquer l’idée d’un commencement  notamment en soulignant le caractère agressif de ce qui n’est au demeurant qu’un mouton, voire un agneau (pascal)/
Il semble que le judaïsme ait été marqué par le Zodiaque  équinoxial, ce qui expliquerait l’importance du douze notamment en ce qui concerne les 12 tribus d’Israël. Ce qui expliquerait que ses fêtes majeures soient situées sur l’axe équinoxial (cf. nos études sur ce sujet), notamment le début de l’année (suivi du Jour du Grand Pardon)  à l’automne. A contrario, le christianisme aura imposé au monde le solstice d’hiver pour commencer l’année (Noël  et  naissance de Jésus) De nos jours, l’année commence avec l’Hiver et non avec le Printemps. Juste retour des choses.
L’idée même de prévision n’implique-t-elle pas que l’on soit en avance sur le cours des choses, que l’on voie les choses venir ? Pour ce faire, on en conviendra, mieux vaut se situer en amont, c’est-à-dire au solstice. Plutôt qu’en aval, à l’équinoxe.
Celui qui prévoit doit se situer au commencement des choses. Trop d’astrologues se contentent de commenter ce qui se passe et semblent bel et bien ne pas avoir les moyens de prévoir. En fait, ils prennent le train en marche, ils ne montent pas au solstice mais à  l’équinoxe quand tout est déjà bien lancé, engagé. Ils font semblant de prévoir et leur art se limite désormais à être dans le post eventum, dans l’après coup. Cette astrologie équinoxiale est décadente ! D’ailleurs, le point vernal sous-tend la théorie des ères précessionnelles.
On nous objectera que l’équinoxe est en analogie avec le lever. On rappellera à ce propos cette étrange façon de numéroter les maisons à l’inverse de leur progression dans le ciel. Le lever n’existe que par le biais du nadir et d’ailleurs les Hébreux font commencer la journée à la tombée de la nuit. Le Shabbat, c’est d’abord le vendredi soir. Il est donc étrange que leur année débute sur l’axe équinoxial. Cela nous semble être une incongruité. A l’équinoxe, on peut dire que tout est joué, que  l’on peut déjà dresser un bilan, la balance est celle du jugement (Dernier), elle  n’est pas le temps de la virginité des commencements pas plus que ne l’est d’ailleurs le bélier. On notera en passant que l’on ne tond pas les moutons en mars mais en juin quand il fait assez chaud pour que l’animal n’attrape pas de froid sans sa toison (cf. les Très Riches Heures du Duc de Berry, pendant la Guerre de Cent Ans, Musée Condé, à Chantilly -60). En fait, le symbole du bélier serait plutôt solsticial, à l’approche de l’Eté. On ajoutera qu’il y a une certaine similitude entre le bélier et le capricorne, c’est-à-dire le  bouc et que ce dernier correspond justement au solstice d’hiver.  Est-ce que par erreur l’on n’aurait pas confondu, à un certain stade, les deux animaux. ? On parle de « bouc émissaire » mais dans le sacrifice d’Isaac (ou d’Ismaël, chez les Musulmans), c’est bien un bélier qui est immolé à sa place. Quid de l’agneau pascal ?
On peut se demander s’il n’y a pas eu une erreur de lecture commise à un certain stade que le christianisme aura voulu corriger car pour nous Jésus est d’abord un réformateur du Judaïsme.
On a noté il y  a quelque temps l’étrange absence dans le zodiaque du porc alors que l’iconographie des mois d’automne place cet animal au centre (notamment dans les almanachs de la Renaissance). La mise à mort du cochon était un acte majeur de la vie rurale. Le Zodiaque qui nous est parvenu est tronqué. Quant à Mars, il correspond beaucoup mieux à l’automne et à la mise à mort du porc qu’au printemps qui est selon nous vénusien. L’iconographie atteste que le printemps était le temps des amours,  On « faisait l’amour », c’est-à-dire à l’époque la cour, l’expression ayant pris tardivement une connotation sexuelle. (idem en anglais pour « make love »)  Le signe des gémeaux est en fait vénusien et non pas mercurien. Il est souvent d’ailleurs représenté sous la forme d’un couple hétérosexuel enlacé. Là encore, les astrologues sont  induits en erreur. Mais qui a dit que le dispositif des domiciles avait à voir avec la symbolique zodiacal ? Que dire d’ailleurs des 4 Eléments qui collent si mal avec la dite symbolique à l’instar de ce Verseau, Aquarius qui serait un signe d’air ? Là encore que de gesticulations exégétiques ! Il est temps de ne pas chercher à tout concilier et de faire le tri C’est comme pour les quatrains de Nostradamus, ils ne sont pas nécessairement des entités d’un seul tenant. (cf. nos études sur « Halbronn’s researches », site propheties.it)
Gardons –nous donc des affres de l’apologétique ! Une chose est d’expliciter certaines options prises, une autre de vouloir désespérément légitimer un statu quo syncrétique indéfendable. L’approche critique, en revanche, permet de séparer ce que l’on nous montre comme indissociable. Elle permet notamment de faire apparaitre des solutions de continuité, des stades successifs que l’on ne saurait faire se  télescoper indéfiniment. D’où l’importance de déterminer des fondements solides pour l’astrologie et d’éviter de s’appuyer sur des savoirs branlants.
JHB
20.08/13

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