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Les étranges coïncidences astronomiques et la formation de l’astrologie

Posté par nofim le 29 août 2013

Il importe de  faire la différence entre certaines coïncidences fortuites et d’autres qui relèvent d’un processus de projection mais parfois les deux questions se recoupent, ce qui induit certains astrologues à ne pas faire de distinguo.
Nous avons déjà signalé dans un récent texte, la « coïncidence » entre le nombre de jours de la semaine et le nombre des planètes connues des Anciens, soit une similitude fortuite mais qui n’est pas sans risquer de nous entrainer  à des conclusions hâtives, d’autant que les luminaires peuvent difficilement  être assimilés à des planètes et sont connues depuis plus longtemps que n’elles nous sont connues, comme le montre le  récit de la Création dans le Livre de la Genèse.
Une autre coïncidence tient au fait que le nombre de jours de la révolution de la Lune équivaut au nombre d’années de la révolution de Saturne. Ces coïncidences n’ont pu  que frapper les esprits et marquer la formation de l’astrologie.
On pourrait dire aussi que le nombre de saisons correspond au nombre de phases de la Lune, à savoir quatre, ce qui est là encore le fruit d’une pure coïncidence.  Quant au nombre des étoiles fixes royales, il est évident que cet ensemble  n’aurait pas été mis en évidence si le 4 n’avait pas été jugé si important, en tant que diviseur cyclique.
Un autre exemple de coïncidence est le  fait que le cycle de Jupiter soit de douze ans à l’instar des douze lunaisons. Là encore, au départ une comparaison tout à fait fortuite mais qui a pu jouer dans les représentations des Anciens. En revanche, le nombre de constellations zodiacales  aura été déterminé par les douze mois et cela n’est pas alors une coïncidence. Croire comme certains que les douze signent du zodiaque auraient pu exister  s’il n’y avait pas eu en moyenne douze lunaisons (conjonctions soleil-lune) par an est tout à fait chimérique et les explications purement numériques ou numérologiques ne suffisent pas.
L’Historien ne saurait négliger de telles coïncidences et il nous semble raisonnable que l’on puisse  conclue qu’elles aient pu marquer les esprits, ce qui permet de se faire une certaine idée de la façon dont le Ciel pouvait  être perçu il y a plusieurs millénaires.
Nous avons ainsi deux tendances qui se dessinent, comme il a déjà été esquissé dans de précédents textes, à savoir un axe Lune-Saturne (28/4=7) et un axe  Soleil-Jupiter  (12/4=3). D’un côté une coïncidence entre le cycle lunaire et celui de Saturne mais aussi entre le nombre de jours ou d’années quand on les divise par 4  et le  Septénaire planétaire. De l’autre, une coïncidence entre la révolution jupitérienne et le nombre de rencontres conjonctionelles entre les deux luminaires, ce qui est le fondement des douze signes zodiacaux.
On a dit aussi, récemment, que le dispositif des Dignités planétaires était une tentative pour relier les deux systèmes, Lune-Saturne et Soleil-Jupiter, Saturne et Jupiter étant les octaves supérieurs des luminaires et leur découverte ultérieure étant fondatrice de notre Astrologie, bien plus que ne le sont Lune et Soleil, qui ne sont que des matrices comme des chenilles devancent papillons..
On ne peut donc dire que les hommes n’aient pas déjà structuré le cosmos avant de le projeter sur le monde terrestre dès lors que celui-ci offrait un certain nombre de coïncidences qui n’ont en elles-mêmes aucune réalité scientifique. Mais de nos jours, si l’on veut reconstituer l’astrologie des Anciens, la meilleure solution n’est-elle pas de regarder dans le monde d’en bas  si certains cycles existent. Autrement dit, l’on peut certes trouver le sept dans le cosmos- à condition bien sûr d’oublier les transsaturniennes qui viennent brouiller notre perception du Ciel des Anciens et le retrouver au niveau de la vie des humains.  Mais comme on a dit, deux systèmes astrologiques sont en présence, celui de Saturne et celui de Jupiter. Si nous voulons les départager – plutôt que les combiner comme ont tenté de le faire les tenants de la théorie des « grandes conjonctions », au Moyen Age- il nous faut  rechercher l’arbitrage de ce que l’on peut observer sur Terre. Or, les tenants de l’astrologie Solaro-jupitérienne ont beau jeu d’évoquer les douze types zodiacaux auxquels souvent on  n’hésite pas à identifier carrément l’astrologie dans le public. .
Cette astrologie jupitérienne est liée à la divison  de  quadruplicité (cardinaux, fixes mutables) si l’on divise le cycle de douze ans en « quartes » de trois. On connait son impact sur l’astrologie « chinoise » dont le cycle est de douze ans et voit se succéder douze « signes » sensiblement différents de ceux que l’on connait en Occident. Il conviendrait donc de « vérifier » s’il existe des phases de trois ans comme il en existe de septs ans et donc des « sous-phases » d’un an et demi comme il en existe de trois ans et demi, comme il est attesté dans la Bible, encore que   celle-ci, on l’a dit ailleurs,  n’ignore pas l’importance du douze.
Nous aurions donc une confrontation entre deux réprésentations du cosmos et de l’ordre du monde, l’une lunaire et l’autre solaire, cette dernière associée au cycle des saisons, ce qui n’est pas le cas du cycle lunaire. Rien d’étonnant donc à ce que les douze signes du zodiaque soient marqués peu ou prou par le cycle saisonnier solaire comme nous l’avons montré à maintes reprises..
Nous compléterons le présent article en mettant en annexe un texte envoyé par Guy Taillade :
18 août 16:08
Je vois bien que vous voulez être en somme le Descartes de l’astrologie en tentant de lui appliquer sa méthode de la mise entre parenthèses de tout ce qui n’a pas été démontré et donc définissant l’astrologie comme la conception cyclique de toute temporalité vous cherchez le cycle universel premier et vous faites l’hypothèse qu’il doit s’agir d’une période récurrente de 7 années au cours de laquelle un signal qui est à son commencement s´épuise progressivement jusqu’à ce qu’un autre lui succède et ensuite cherchant dans les phénomènes célestes quel cycle pourrait correspondre à cette durée, vous ne voyez que le rapport entre la durée de la révolution sidérale de Saturne avec ses conjonctions à 4 étoiles royales, chacune d’entre elles représentants un de ces signaux allant à l’épuisement. Mais ce faisant, vous ne pourrez aboutir pour l’astrologie, si toutefois l’entreprise pourrait aboutir à un résultat, qu’à ce qu’a abouti la méthode cartésienne, c’est-à-dire à l’insertion de l’astrologie dans cette conception du monde plate, sans profondeur et dépourvue de sens transcendant qui est celle de la science moderne. Pour reprendre ce qu’a écrit Gilbert Durand, “un signal prévient simplement de la présence de l’objet qu’il représente” (Gilbert Durand, L’imagination symbolique, PUF, 1964). On n’a donc là ni signifiant ni signifié. 
On se demande quel objet de la vie des sociétés humaines ou quel phénomène naturel terrestre sans cesse répété on pourrait rapporter à ce signal dont les anciens auraient pris conscience puisque vous affirmez, dans l’optique de la thèse qui vous est si chère de l’instrumentalisation des phénomènes célestes aux fins des buts humains sociaux et en rapport avec les phénomènes naturels terrestres que vous dites plus facilement lisible par l’homme que les célestes. Je vous cite : “Ce qui est clair, c’est que les humains sont aptes à analyser le monde d’en bas infiniment mieux que le monde d’en haut qui ne saurait être un point de départ.” Je comprends bien d’ailleurs que vous inversiez le précepte d’Hermès car c’est dans la logique de votre théorie de l’instrumentalisation. D’ailleurs vous ne faites pas que l’inverser, vous la tronquez car dans “Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut; et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d’une seule chose ”, il est évident que le point le plus important est l’unité c’est-à-dire le “pour faire les miracles d’une seule chose”. Et cela veut dire que ni le terrestre ni le céleste au sens des cieux visibles ne sont premiers dans ce qui fait le principe des sciences hermétiques, donc de l’astrologie. 
Il est évident que rien de naturel, ni terrestre ni céleste au sens indiqué à l’instant, d’une durée de 7 ans ne pourra être décelé. La seule chose qui m’est venu à l’esprit en vous lisant c’est l’alternance des vaches grasses et des vaches maigres, mais cette thématique n’est le résultat d’aucune observation d’une récurrence constante (qui contredirait d’ailleurs votre thèse de répétition sans aucune distinction de différences entre les successives phases comme il n’y a aucune différence selon vous entre un jour et un autre, une semaine et les suivantes, entre chaque mois), sinon l’information par autre chose de la réalité de la vie sociale de l’homme mise en rapport avec les phénomènes naturels terrestres. 
Quelle autre chose, j’y viens bientôt. Mais avant je dirai qu’en fait dans les cycles de la nature observables de tout temps par l’homme il n’y a que le jour et la nuit (donc le 2), les quatre principales phases de la lune (donc à la fois le 4 et le 7), un certain accomplissement des possibilités des changement de la lune ou un certain retour du soleil à une position initiale qui devient ce qui peut être appelé année au cours de laquelle on observe des changements cycliques dans la nature qui conduit grosso modo à une division par 12, mais au-delà de la journée, de la semaine, des mois et de l’année, rien d’autre n’a trouvé de nom pouvant être inspiré par l’observation des phénomènes terrestres. Pour m’en tenir qu’à la période de 7 ans, elle n’a aucun nom sinon dans des applications politiques extrêmement pointues (septennat). Donc en toute rigueur, on ne pourrait l’appeler que semaine d’années par analogie. Si bien que si l’on voulait absolument suivre la voie que vous indiquez, les seuls phénomènes de départ desquels on devrait partir ne se rapportent qu’au soleil et à la lune e à leur rapport cyclique, comme tout l’indique de fait. On retrouve en effet les mesures lunaires et solaires dans toutes les périodisations existant dans les pratiques astrologiques qui sont parvenues jusqu’à nous, comme les demeures et maisons lunaires, les fridaires, les profections, les directions, les progressions, les révolutions. Il s’agit bien du cycle céleste universel et qui se confond avec les cycles universels terrestres du jour et de l’année, en passant par les mois et les saisons, réalisant une vision cyclique unique englobant unitairement ciel et terre et se démultipliant dans tous les autres cycles qui ne font que se modeler sur lui à différentes échelle de temps.
J’en viens maintenant à ce qui en vérité informe tout cela, aussi bien les cycles terrestres que les célestes, des plus petits au plus grands, qui informe aussi bien la représentation de l’espace comme celle du temps, c’est évidemment les nombres, dans leur forme de nombres entiers c’est-à-dire l’expression de la quantité discontinue, qui est au-delà du temps et de l’espace et de l’humain (“Car Dieu a tout créé avec mesure, nombre et poids” : Sg 11, 20. ). Et il s’agit en quelque sorte encore de cycles car c’est au-delà de la temporalité ce qui lui donne forme et multiplicité, a partir des quatre premiers nombres, le un, le deux, le trois et le quatre, d’où tout est sorti, à commencer par les autres nombres et donc le 7 et le 12 qui sont à la base de l’astrologie, quoi que vous ne cessiez de répéter que ce n’est pas à son origine (vous venez encore de le dire dans une autre publication que je n’ai pas encore vraiment lue) ».
Notre commentaire :
Ce texte ne tient pas compte du passage de relais des luminaires vers un autre couple, celui de Jupiter et de Saturne et c’est bien entre ces deux séries qu’il importe de dialectiser l’astrologie sans chercher à tout prix à l’unifier, ce qui serait de l’ordre du syncrétisme le plis fâcheux.  Cela montre aussi que les seuls astres qui nous intéressent véritablement sont ces deux planètes les plus lentes du système planétaire des Anciens. L’on peut donc éliminer non seulement les luminaires qui servent de matrice mais dont l’astrologie doit à un certain stade se délester ainsi que Mercure, Vénus et Mars dont il est assez évident pour les deux premiers qu’ils sont redondants par rapport au soleil, d’un point de vue géocentrique, du fait de leur élongation réduite à 28 et 48° . Quant à Mars, son cycle est trop court pour qu’une division par 4 fasse sens.  En fait,  ce qui unit le système Jupiter et le système Saturne serait le 4. Là encore coïncidence : 4 saisons et 4 semaines et dans les deux cas division du cycle en 4, ce qui ne veut  rien dire au regard de l’astronomie mais  ce  qui est « crucial » au regard de l’astrologie. Nous pensons avoir montré précisément dans ce texte à quel point l’approche astrologique du Ciel différait de  l’approche astronomique. En recentrant l’astrologie sur Jupiter et saturne, nous espérons avoir mis fin à une certaine fascination décalée pour les transsaturniennes et c’est le tort de Jean-Pierre Nicola d’avoir accordé à ces trois planètes un de ses trois groupes (le T du RET). On  aura compris que notre approche est aux antipodes de la démarche de ce maitre à penser du dernier tiers du XXe siècle
JHB
19  08 13

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