Type planétaire et cyclicité : le débat

Posté par nofim le 29 août 2013

En janvier 1977 (en fait décembre 76), nous avons publié dans la revue féminine Cosmopolitan un gros dossier sur l’astrologie, intitulée « L’Astrologie Sensorielle ».C’était le numéro des fêtes de fin d’année. Nous venions d’avoir 30 ans. Joëlle Rabette (alias Joëlle de Gravelaine étant alors l’astrologue de la dite revue). C’était  donc il y a plus de  36 ans .
L’astrologie que nous préconisions à l’époque était sensiblement différente, on s’en doute, de celle que nous exposons aujourd’hui. Mais on pouvait néanmoins  déceler les prémices de ce qu’elle alllait devenir. C’est dire en tout cas que nous n’avons pas passé notre vie à défendre, becs et ongles, sans crainte de perséverer dans l’erreur, comme la plupart, l’astrologie qui nous avait été présentée au départ, en la ressassant inlassablement et en la plaquant sur une réalité qui de toute façon nous échappait et dont nous aurions été tout heureux de pouvoir découvrir sinon inventer grâce aux lunettes astrologiques providentielles.
Si nous avons repensé à ce texte paru fin 76, c’est à la lecture d’un message d’Annie Lachèroy-Buch nous déclarant que le cycle de 7 ans était important pour les saturniens et que chaque planéte avait un cycle qui la caractérisait et la signait. Elle oubliait simplement de préciser que 7 ans était le quart de la révolution de Saturne. Fallait-il alors que le jupitérien ait un cycle de 3 ans (soit 12/4) ou de 12 ans ? C’est dire que ce cycle de 7 ans marque l’esprit de nombre d’astrologues sans qu’ils puissent s’en expliquer d’un point de vue structurel, le principe de division par 4 d’un cycle « complet » n’étant pas formulé dans les traités d’astrologie, du moins pas comme un facteur absolument central. En outre, ce cycle de 7 ans, pour Saturne, comment le calculait-on ? S’agissait-il des aspects de Saturne à sa position natale, en carré mais aussi en opposition ? Que de zones d’ombre !
Dans le chapitre intitulé « La philosophie des rythmes planétaires » (pp. 82-83) nous décrivions les états successifs que nous faisait vivre tout cycle.  Nous déterminions 4 types (Mars, Jupiter, Saturne et Uranus)  et pour chaque type deux courbes
« Le  grand cycle correspond à la vitesse de révolution de la planéte (‘…) Le petit cycle, lui, est annuel »  Comment distinguions nous ces deux cycles ? « La grande courbe est liée davantage au travail, à toute activité qui permet à l’homme  de se cultiver, de se former  professionnellement, de manifester sa compétence au sein du groupe. (..) La petite courbe,  elle,  renvoie à un plan beaucoup plus fragile et mouvant. C’est la courbe de l’amour, de l’affectivité, de l’attachement, du besoin ou non d’une présence  à ses côtés »
On aura compris qu’à l’époque le cycle d’une planéte devait couvrir la totalité de la révolution astronomique. Saturne était donc voué à une cyclicité de 28 ans et non de 7 ans. Les 8 phases qui étaient ainsi découpées  correspondaient aux équinoxes et aux solstices et aux mi- points intermédiaires. (cf. Clefs pour l’astrologie, Ed. Seghers,  qui étaient parus en début d’année 1976 et qu’André Barbault avait d’abord été pressenti pour écrire)
L’image qui revenait dans notre texte de « Cosmo » était celle de la montagne dont on fait l’ascension et qu’ensuite l’on doit redescendre. En 30 ans pour Saturne, en 84 ans, pour Uranus !!!! Nous avions à l’époque intégré cette transsaturnienne (parfois visible à l’œil nu) au sein d’un quatuor de façon à correspondre aux 4 Eléments. Que de chemin parcouru depuis ! Nous avions joint une batterie de tests pour déterminer à quelle planéte une personne appartenait. C’est dire que nous ne nous référions déjà plus au thème natal en aucune façon et pas davantage, d’ailleurs, au symbolisme zodiacal.
Il convient de préciser, en revanche, que les observations sur le terrain, c’est-à-dire la cyclicité que nous observions autour de nous  sans le concours de l’astrologie n’étaient pas si différentes  de celles sur lesquelles nous nous appuyons aujourd’hui. Ce qui  était autre, c’était la lecture astrologique de ces observations. C’est pourquoi nous pensons que le décalage théorique n’est pas du même ordre que le décalage pratique. On peut noter les mêmes choses et les expliquer autrement/
A l’époque, nous n’avions pas, cependant, mené très loin nos observations sur les hommes et les femmes. Cela explique probablement pourquoi nous en restions alors à une typologie à 4 entrées. Par la suite, l’intégration du paramétré sexuel devait rendre une telle typologie planétaire superfétatoire. Il semble aussi que nous n’avions pas bien intégré le fait que la cyclicité conduisait à des changements de comportement, de mentalité, que certaines différences étaient plus diachroniques que synchroniques, que chacun d’entre nous était susceptible de passer par  les divers états. Il devenait donc inutile de se servir de l’astrologie pour établir des constantes psychologiques plus ou moins immuables. Peu à peu l’idée que les différentes planètes étaient inutiles et qu’il suffisait de s’en tenir aux états successifs d’un seul et même cycle. De même quel intérêt pouvait-il y avoir à disposer de deux courbes, l’une annuelle et l’autre fonction de la durée de révolution ? Est-ce que les états successifs du cycle ne suffisaient pas à établir des variables ? En fait, nous avions quelque scrupule à accéder à un modèle unique et d’un seul tenant.  C’est le syndrome classique de l’astrologue qui se croit obligé de trouver des applications pratiques aux diverses données astronomiques au lieu de ne conserver des dites données que celles faisant sens astrologiquement. Bien entendu, à l’époque, nous ne nous intéressions pas aux étoiles fixes en général ni aux fixes royales en particulier du moins sur le plan cyclique.
Il nous fallut attendre la fin du siècle dernier pour commencer à nous intéresser aux fixes. C’est alors que le critère de visibilité et plus encore de double visibilité, allait faire son chemin, Nous nous mettions à la place des observateurs du ciel et prenions conscience que seules les « rencontres » visuelles pouvaient être prises en compte, même si ce que nous percevions était illusoire en termes de distance, de connexion. Le ciel n’était pas autre chose qu’un tableau de bord et la réalité astronomique n’intéressait l’astrologue que du fait de sa corporéité et de la dynamique existant entre tel et tel facteur céleste. Les axes équinoxiaux et solsticiaux ne nous apparaissaient plus que comme des fictions purement culturelles (de l’ordre du signifié)  au regard de l’observation « naturelle » du ciel (de l’ordre du signifiant). De même pour les aspects, quels qu’ils soient- n’en déplaise à Kepler- hormis le cas des conjonctions. Les étoiles fixes en fait apparaissaient comme étant la vraie raison pour laquelle les astrologues situaient les planètes par rapport au zodiaque. La dualité planéte-signe avait pris la place de la dualité planéte-étoile fixe.
Nous parvenions ainsi, progressivement,  à un modelé astrologique remarquablement dépouillé,  particulièrement économique.  LE divorce entre astrologie et astronomie était prononcé ou du moins la séparation de corps. L’astrologie s’émancipait ainsi du joug de l’astronomie et notamment de l’astronomie moderne. Très tôt, en réalité, l’astrologie avait-elle du prendre ses distances par rapport à l’astronomie, contrairement à ce que d’aucuns continuent à affirmer, ce n’est que plus tard que ces deux disciplines tenteront de converger, l’astronomie en maintenant une tradition mythologique dans la dénomination des nouvelles planètes, l’astrologie en intégrant ces astres nouvellement venus, et en se croyant obligée de conférer à chaque planéte, ancienne comme nouvelle, une place, une fonction au sein des activités humaines..
Restait la question délicate de l’interprétation des phases successives d’un cycle. Car c’était bien beau d’élaborer un modèle mais si on ne le « lisait » pas correctement, il serait condamné à ne pas se suffire à lui-même et l’on retomberait dans le bricolage et la cuisine ordinaires  d’une astrologie  compensant la qualité par la quantité. Inversement, une bonne description cyclique pourrait-elle faire passer un modèle  embrouillé ?
Notre raisonnement aura été finalement le suivant :
Le signal conjonctionnel correspond à un afflux d’énergie tout comme les sept vaches grasses précédentes les sept vaches maigres. Ce qui montre bien que le cycle est voué  à un certain épuisement des ressources, si l’on en croit l’enseignement biblique et non à un « aboutissement » (comme le proposait récemment Guy Taillade). Cette théorie de l’épuisement recoupe un très grand nombre de données : épuisement d’un cheval,  d’une machine à court d’essence, usure d’une peinture, d’un visage etc. etc. Le temps est passé par là ! Il faut alors réparer, dépanner souvent au prix d’expédients qui donnent le change. La fin d’un cycle est la fin d’un régne.
JHB
20.08.13

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