Les astrologues adeptes de l’uchronie

Posté par nofim le 22 août 2013

L’Eté est le temps des exercices d’uchronie (cf. la série que publie le quotidien Libération). Au vrai, on ne comprend pas les développements de l’astrologie contemporaine sans se prêter à ce jeu de la réécriture de l’Histoire. Et si les astrologues de l’Antiquité avaient connu Neptune, quelle astrologie auraient-ils fabriquée ?  La littérature astrologique est saturée de ce type de cogitation. Cela aura conduit à une surenchère et à l’ouverture de la Boite à Pandore.  C’est ainsi que Claude Thébault aura poussé l’uchronie à son comble, ce qui a l’avantage de la déconsidérer totalement.
Citons :
« Halbronn : « nous répétons une fois de plus que la précision qui nous intéresse ici est très relative, qu’elle correspond aux possibilités de l’Humanité d’il y a 5000 ans qui ne disposait ni de télescopes ni de mesures rigoureuses du temps ».
Thébault : Le concept des possibilités d’il y a 5000 ans. Quelles étaient-elles ? Un très grand confrère d’Halbronn, d’une autorité bien supérieure à la sienne, les détaille, il s’agit de Bérose, ayant tenu une Académie d’astrologie sur l’île de Cos en -285. Il écrivait ceci à propos de cette période bénie dans ses Babyloniakas « quantité d’hommes y menaient une existence inculte, pareils à des bêtes ». La caution d’Halbronn se résume donc au retour aux conditions d’existence d’avant la civilisation. »
La ficelle est un peu grosse.  On voit les boulevards qui s’ouvrent à l’uchronie astrologique en tant que réécriture de l’Histoire de l’Astrologie. On peut se rendre très intéressant à ce petit jeu-là en notant que Saturne ne « passe » pas vraiment sur telle ou telle étoile fixe.  On se demande pourquoi Thébault s’en prend à nous alors que son uchronie vise 99% des astrologues  qui auraient donc bien tort de se sentir en sécurité face aux exigences uchroniques de ce Monsieur qui se demande d’où peuvent bien sortir ces fameuses Etoiles fixes royales dont l’astronomie moderne ne saurait légitimer le choix, uchronie oblige.. Il en va presque jusqu’à se demander si nous ne les avons pas inventées de toutes pièces mais qu’il se rassure un Morin de Villefranche ne les ignorait pas ! De toute façon, peu lui importe puisque, uchroniquement et donc anachroniquement, les étoiles fixes n’ont aucune raison de figurer dans le ciel des anciens astrologues donc pourquoi  devrait-on s’en soucier aujourd’hui ?  Il est vrai que Thébault formule tout haut ce que beaucoup d’astrologues pensent et ils ont bien raison de ne pas le dire trop haut car c’est une position indéfendable pour quelqu’un qui n’est pas « hyperscientiste ».
On peut se gausser des lacunes des hommes d’autrefois. Mais les historiens ont parfaitement le droit de décrire leurs croyances sans qu’on aille leur reprocher leur ‘ignorance » au regard des connaissances actuelles. M. Thébault, en  fait, s’en prend carrément aux historiens au nom de son uchronie inquisitoire qui avance comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, l’injure antisémite à la gueule par-dessus le marché.
On pourrait ainsi réécrire uchroniquement l’histoire des Grandes Découvertes du XVe siècle en ironisant sur les erreurs de l’époque et imaginer un Christophe Colomb sachant exactement ce que nous savons aujourd’hui.   Et d’ailleurs, pour un uchroniste qui se respecte, l’erreur ne peut avoir existé, donc le récit est faux mais aussi un « faux ». Réécrivons l’Histoire pour que l’Humanité n’ait pas à en rougir.
Si on demande à M Thébault ce que fut l’astrologie durant des millénaires,  il nous répondra qu’elle pataugeait dans l’erreur, que rien de valable n’a pu en sortir. Mais on pourrait penser que cela n’a pas empêché aux hommes de construire des langues, des villes, des cultures, des lois, des religions.  Mais nous répondrait Thébault vous ne  voudriez quand même pas réduite l’astrologie à une « culture », à un « art » !.
Mais voilà comment notre uchroniste aborde la question des étoiles fixes dans l’Antiquité en se référant à la technologie actuelle, ce qui est apparemment la seule façon de remonter le temps, à ses yeux :
« La première des choses aurait été, puisqu’il engage son titre universitaire, de vérifier les qualités de ses étoiles. Parce que la légitimité dynastique leur manque pour accéder au trône dans l’espace. Le seul et unique classement officiel existant se résume à celui de leurs raies spectrales afin de mesurer la chaleur qu’elles dégagent ». Thébault, chantre d’une nouvelle façon d’écrire l’Histoire avec  la caution de la science actuelle !   Il faut le remercier car désormais il n’y aura plus beaucoup d’astrologues qui oseront encore parler d’Uranus ou de Neptune ou d’oublier les étoiles fixes de peur de faire leur « Thébault ». Ces astrologues qui croyaient trouver en Thébault un allié doivent s’en mordre les doigts surtout quand il va leur interdire de considérer les aspects entre planètes.  Et puis, reconnaissons, qu’ à côté d’un Thébault, nous apparaissons comme nettement plus fréquentables. Encore merci !
On peut se gausser des 4 fixes royales mais force est de constater qu’elles ont bel et bien servi de repères pour découper en 4 foix sept ans le cycle de Saturne. Il est  possible que les textes ne nous aient été transmis que de façon très défectueuse mais ce que nous savons, c’est que tous les sept ans (cf. les vaches de Pharaon et les années de l’Hébreu Joseph), il y avait une sorte de marqueur qui semble toujours fonctionner de nos jours, sans que l’on sache exactement comment mais l’historien n’est pas limité par le savoir de son temps et n’a pas à réduire son objet d’étude à des connaissances actuelles qui peuvent encore fort bien évoluer au cours  des prochaines décennies. C’est bien là le défaut de la cuirasse de l’uchronie, c’est que chaque génération a celle qu’il mérite.
Certes, on s’est tous demandé pourquoi  Fomalhaut est une étoile du poisson austral et non du verseau – ces deux constellations étant au demeurant fort proches l’une de l’autre. Comme on l’a dit, le système en question n’est pas censé être d’une hyper-précision. C’est quand on se sert d’un grand nombre de cycles que la précision est nécessaire pour les distinguer entre eux mais quand on n’utilise qu’un seul cycle, il en est tout autrement et on a un orbe considérable. Donc Thébault est à côté de la plaque.  Ce n’est pas nous qui avons inventé le fait que les quatre « signes fixes » sont centraux sur le plan symbolique. Or, Aldébaran est une étoile de la constellation du taureau, Regulus du Lion et Antarès du Scorpion mais là aussi pourquoi  on parle de l’Aigle qui est une autre constellation (cf. le livre de Volguine sur ce sujet). ?  On ajoutera que ces 4 étoiles ne sont pas censées former miraculeusement un quadrilatère parfait copmme le serait la projection des axes saisonniers. On essaie de se mettre dans la peau des Anciens et de voir comment ils ont pu baliser le ciel, en insistant bien entendu – point insupportable pour tant d’astrologues- que ce sont les hommes qui ont instauré un tel système (à la différence du système solaire qui n’est pas le fait des hommes) avec les moyens du bord.  Or, Thébault est dans l’idée que l’astrologie existe en soi et qu’elle obéit à des lois correspondant nécessairement aux dires de la Science actuelle, ce qui donc autorise le dit Thébault à la corriger, à l’améliorer, ce qui le condamne au délire uchronique. Jean-Pierre Nicola avait ouvert la voie à  ce type de scientisme mal placé censé se substituer à la vraie recherche historique, laquelle ne se réduit pas à récolter des données mais se donne le droit de les compléter, en dénonçant les anachronismes. Il est vrai que beaucoup d’astrologues  traditionalistes se persuadent, quant  à eux, que l’astrologie telle qu’ils la connaissent n’a pas évolué dans le passé, que  toutes ses branches ont  forcément leur raison d’être  et que son évolution n’a commencé qu’avec les nouvelles planétes, c’est-à-dire à une période qui nous est proche mais c’est un leurre..
JHB
14. 08. 13

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Le barrage astrologique contre la Nature

Posté par nofim le 22 août 2013

Un des pires contresens que commet la doctrine astrologique actuelle consiste à croire que l’Astrologie est du côté de la Nature alors qu’elle constitue un barrage à son encontre. C’est d’ailleurs tout le processus de l’instrumentalisation qui peut être qualifié d’antinaturel au même titre qu’une sculpture extraite, en quelque sorte,  d’un bloc de marbre.
Ainsi, l’Astrologie n’a aucunement à se plier aux « lois » ou aux « données » de la Nature, du moins au-delà d’un certain minimum irréductible. Avec l’astrologie, la Nature se voit réduite à la portion congrue. On est donc bien loin du maximalisme, voire de l’exhaustivité voulue par certains astrologues qui ont jugé bon de tenter d’aligner l’astrologie sur le système solaire, notamment, pris en tant que totalité dont il importerait d’épuiser toutes les potentialités.
Citons ce texte qui nous semble assez éclairant :
« L’Homo sapiens qui a émergé de la grande loterie  évolutive sait s’adapter à des milieux écologiques très différents, en développant des techniques et des coutumes permettant de surmonter les contraintes de la nature. En créant, autrement dit, des cultures » (H. Kempf. « Fin de l’Occident, naissance du monde », Ed Seuil 2013, pp. 10-11)
C’est parce que l’Astrologie n’a pas su, depuis bien des siècles, se situer qu’elle aura été en butte à toutes sortes d’attaques au nom de la Science. Mais quels comptes a-t-elle à rendre à cette dernière ? Le principe d’instrumentalisation consiste à ne considérer que l’apparence des choses pourvu qu’il y ait une certaine visibilité qui permette de les reconnaitre, de les identifier. Ni plus ni moins.
Nous emploierons le terme de « barrage » pour indiquer qu’à un certain stade, l’Humanité s’est  plus protégée contre la Nature qu’elle ne l’a pris pour modèle ou si elle s’est servi d’elles, c’est de façon très spécifique et restrictive, juste le strict nécessaire, en fait le moins possible..
Les astrologues actuels prônent une cyclicité astrologique excessivement brouillonne, entremêlée, intriquée au nom d’une Nature que l’on nous dit foisonnante. Mais ce faisant, ils trahissent  l’esprit  de l’astrologie.
L’astrologie, selon nous, est une architecture qui  n’emprunte à la Nature que sa  lumière à l’instar de ce qui se passe dans les cathédrales.
Selon nous, cette ‘lumière » empruntée à la Nature est celle de Saturne, octave supérieur de la Lune (4×7). Mais il ne s’agit pas ici, à proprement parler,  de lumière mais de rythme puisque les astres « errants » nous fournissent une rythmicité à condition toutefois qu’ils s’articulent sur ces points  fixes que sont les étoiles.
La consigne est donc, pour l’astrologie de prendre à l’astronomie, sans se laisser surprendre, d’user mais de ne pas se laisser abuser. Le mieux est l’ennemi du bien.
L’astrologie en effet n’a nullement besoin d’une ribambelle de planètes pour se constituer et fonctionner, comme le croient naïvement tant de nos astrologues actuels qui pensent « bien faire » en  commettant des excès de zèle, en étant plus royaliste que le roi.
Il suffit de disposer d’un minimum de bon sens pour s’apercevoir qu’un surcroit de données astronomiques serait contre-productif.
Il importe notamment de prendre conscience de l’importance de la dualité en tant que matrice L’alternance de jour et de nuit, celle des saisons,  aura laissé son empreinte sur l’astrologie et cette dualité ne peut se manifester que si l’on ne se sert qu’un nombre très limité de facteurs. Au-delà d’un certain seuil, cette dualité se voit singulièrement compromise.
Mettons donc fin à cette puérile surenchère astronomique à laquelle s’évertuent tant d’astrologues de nos jours. Ramenons l’astronomie à la mesure de l’Homme, à des cycles récurrents (de 7 ans)  au cours d’une vie d’homme et non à des cycles distendus, invisibles à l’œil  nu (des hommes)  et surdimensionnés qui écrasent l’échelle humaine. On voit à quel point l’Humanité a besoin d’égalité, de parité, de symétrie et de régularité. C’est ce que l’astronomie peut lui fourni au travers du prisme astrologique. Les astres sont nombreux mais s’il y a beaucoup d’appelés, il y a peu d’élus.
JHB
13.08.13

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Quarante ans de carrière (1973-2013) de dirigeant alternatif en milieu astrologique.

Posté par nofim le 22 août 2013

Depuis 40 ans, nous incarnons l’alternance en milieu astrologique.

Nous célébrons, en effet,  en 2013  l’anniversaire de notre première promotion en tant que dirigeant, au sein du monde associatif  astrologique. En effet, en   1973, à  25 ans, nous devenions vice-président du CIA (Centre International d’Astrologie) du fait d’une crise interne à cette association qui était au centre de la vie astrologique des années cinquante-soixante, notamment autour d’André Barbault, son « vice-président jusqu’en 68 et l’Affaire Astroflash. Au cours de l’année 1973-1974,  nous siégeâmes aux côtés du président Paul Colombet sur l’estrade des réunions de la dite association, lesquelles se tenanaient au rez de chaussée du Musée Social, rue Las Cases, dans le septième arrondissement de Paris. Dans la foulée, nous allions prendre la direction de la revue du CIA, Trigone. L’année suivante, un congrès astrologique  international se tenait à la Porte Maillot, à l’Hôtel Méridien, en partenariat avec l’ISAR (International Society for Astrologisa Research), à  notre instigation. Nous n’entrerons pas  ici dans le détail des péripéties  et des tribulations (cf le Guide de la Vie Astrologique. Paris, Ed. Trédaniel-La Grande Conjonction, 1984). Précisons cependant qu’en  1974,  nous étions devenu secrétaire général de l’ISAR, présidée par  Julienne Sturm (Mullette). L’année suivante 1975, nous fondions le MAU (Mouvement Astrologique Universitaire) et la Faculté Libre d’Astrologie de Paris (FLAP). En  1976, A. Volguine nous proposait , à Nice, la direction des Cahiers Astrologiques.  En cette même année 1976,  nous avions fait renaitre la Société Astrologique de France (SAF, comme la Société Astronomique de France), initialement fondée en 1909. Exemple d’une assez  belle ascension au sein de l’establishment français/francophone  et international,  en l’espace de trois ans. Feu de paille que ces trois années ? Pas vraiment ! Au contraire le début d’une carrière de dirigeant qui n’allait guère être démentie au cours de 40 ans d’activité, même s’il faut faire la part d’une certaine cyclicité  (et qui n’est vraisemblablement pas terminée).

On peut dire qu’une nouvelle ère s’amorçait pour la Vie Astrologique française et européenne/méditerranéenne. Avec le recul, on voit mieux quels étaient  les véritables enjeux à long terme. La priorité fut très tôt accordée aux  « congrès » dont on pouvait se demander à quoi ils servaient De fait, entre 1953  et 1974 aucun congrès n’avait eu lieu à Paris et dans les deux cas, cela avait été un partenariat du CIA et d’une structure étrangère. Les choses allaient à partir de 1975 suivre un tout autre rythme et la France astrologique rattraper son retard en la matière voire dépasser ses homologues européens, devenant pour quelques années une plaque tournante d’un « empire » s’étendant sur les pays limitrophes et jusqu’en Grèce et en Israël. On ne reviendra pas sur cette épopée d’une vingtaine d’années ininterrompues qui a fait l’objet d’une vidéo d’archives que l’on retrouvera sur Teleprovidence.. Mais revenons à la question de l’utilité de telles rencontres se répartissant en un grand nombre de lieux tant en « province » qu’à l’étranger et notamment dans les pays comportant une aire  francophone  (Suisse et Belgique).

Nous pensons que ces rencontres contribuaient à faire avancer collectivement la pensée astrologique, à lui éviter de se cristalliser, de se figer. Ceux qui les suivirent échappèrent ainsi à une certaine sclérose. On y mettait notamment en avant  les différentes options possibles derrière une façade qui se serait voulue unitaire. La présence d’as trogues étrangers conduisait à s’interroger sur le socle commun à tous les  astrologues. De nombreux enregistrements de l’époque en témoignent dont certains n’ont pas encore été mis en ligne.

 Malheureusement, nos congrès furent imités et on n’en retint souvent que l’apparat qui conférait à l’Astrologie un statut comparable à celui d’autres disciplines : programme des communications, présentation des intervenants,  tables rondes etc.  Parallèlement aux colloques au label « MAU’ existèrent en effet d’autres rencontres qui se contentaient de faire défiler voire parader les intervenants sans véritable interaction ou interpellation entre les uns et les autres. Par ailleurs, nous prenions gare de laisse r amplement la parole aux astrologues de qualité ne figurant pas sur le programme officiel et nous avions ainsi la surprise de ralliements de dernière heure comme ceux de Jean Carteret.  Nos colloques tenaient plus de la compétition sportive que du spectacle bien rodé, où les communications étaient préétablies à la virgule près, PowerPoint oblige. On est consterné, de nos jours, de voir le public complétement inerte comme s’il était devant sa télévision ! Il est vrai que nous distinguions très nettement la branche colloque de la branche enseignement (FLAP), dont les membres participèrent notamment à la série des volumes zodiacaux aux Ed. Solar au début des années 80 (rééd/ France-Loisirs) que nous dirigeâmes.

Or, à partir des années 90, il y eut fusion entre ces deux plans enseignement et recherche dans l’organisation des rencontres de nos concurrents, et il fallut alors plutôt parler de cours magistraux avec un public qui ne voulait  pas payer des sommes élevées pour voir des astrologues se « disputer ». La fausse monnaie chassait la bonne et es conférenciers étaient payés, ce qui constituait une clientèle, au sens romain du terme. Le conférencier devenait un produit dont il fallait amortir la dépense

Nos relations avec les autres structures astrologiques étaient assez complexes et les colloques pouvaient paraitre comme l’expression d’un processus d’expansion. Au cours des années quatre-vingt, il y eut face à face deux « fédérations », bien avant l’apparition en 1995 -96 de la FDAF (Fédération des Astrologues Francophones, issue d’une scission au sein du RA0 (Rassemblement des Astrologues Occidentaux). Mais dès la fin des années soixante-dix nous avions suscité la création de fédérations internationales dont une fédération francophone dont le siège était à Luxembourg et une Fédération Méditerranéenne d’Astrologie (FIMA), avec l’Italienne Fernanda Nosenzo bien avant la FAES (Fédération des astrologues de l’Europe du Sud).

En 1986, nous devînmes vice-président du GERAS (Groupe d’étude et de recherche en astrologie scientifique) puis son président à la suite de la démission du président, du fait d’une crise interne. A la suite de cela, fut créé le CEDRA, à Lyon par d’anciens membres du GERAS. On ne reviendra pas sur la succession de nos activités relatées et inventoriées dans nos Guides et nos vidéos.

Le congrès de décembre 1995  se déroula à  Paris et jusqu’en 2000, nous n’organisâmes plus de congrès. En revanche, nous publiâmes de nouvelles éditions du Guida de la Vie Astrologique. La première édition en était parue à la fin de 1984, dans le cadre d’accords avec les Editions Guy Trédaniel et nos éditions « La Grande Conjonction ».  Les éditions qui en paraitraient entre 1994 et 1997 (Ed. Laurens) étaient un travail collectif, chaque notice étant corrigée ou complétée par l’intéressé. Entre 1992 et 1995, nous publiâmes divers ouvrages, comme la réédition de Clefs pour l’Astrologie (Ed Seghers), l’article Astrologie de l’Encyclopédie Universalis, divers ouvrages d’Histoire de l’Astrologie, couvrant une période allant du XVIIe au XXe siècle, chez Trédaniel. Par ailleurs, nous préparions notre thèse d’Etat qui sera soutenue au tout début de l’an 1999, Le texte prophétique en France /  Formation et fortune. (Université Paris X Nanterre-. Ed Septentrion). Rappelons qu’en  1985 était parue  notre thèse de 3e cycle (EPHE), sous le titre du « Monde Juif et l’Astrologie. Histoire d’un vieux couple », Ed. Arché, Milan)

La dernière année du vingtième siècle  correspondit à un nouvel élan avec deux congrès à la Maison des Associations du XIIIe arrondissement de Paris dont notamment celui organisé avec le site web  CURA « Frontières de ‘l’astrologie », le RAO réalisant à cette occasion des CD des communications. En 2002, nous nous présentâmes comme candidat à la   chaire des Etudes Esotériques de l’EPHE (-Ecole Pratique des Hautes Etudes, Ve section) sans succès. En cette même année, les Ed. Ramkat publièrent à Lyon deux ouvrages extraits de notre thèse d’Etat de 1999/ En 2007, ce fut la soutenance d’un post-doctorat sur Nostradamus, à l’EPHE. L’année 2004 allait être marquée par un coup de théâtre du fait des difficultés croissantes entre Yves Lenoble et ses partenaires du « Salon de l’Astrologue ». Nous apparûmes alors comme un recours, une alternance du fait probablement de notre carrière et ce fut l’occasion d’un grand  rassemblement de l’élite astrologique toujours à la Maison des Association du  XIIIe, célébrant les 30 ans du congrès de Paris de  1974, en présence de Julienne Mullette (Sturm).  Il y eut ensuite l’entreprise « TV Urania » de Roger Héquet à laquelle nous participâmes avant de prendre le relais avec Téléprovidence à partir de 2008, qui nous vit voyage dans plus de cent localités à la rencontre des astrologues.

Depuis 3 ans, nous avons engagé une autre campagne, plus que jamais marquée par une volonté d’alternance,  d’une autre voie, en faveur d’une réforme en profondeur de ‘l’Astrologie du XXIe siècle, avec l’Astrologie « Saturne-Quatre Etoiles », qui nous apparait comme l’aboutissement de tous ces colloques et de ces rencontres que nous avons animés depuis 40 ans. On notera une omission majeure : notre Carrère n’a fait aucune part à la consultation astrologique même si, paradoxalement, nous avons formé à celle-ci, en démystifiant l’exercice de la profession (cf. L’astrologue face à son client. Les ficelles du métier, 1994-1995)…  Notre propos associatif n’est aucunement corporatiste comme le veulent être le RAO et la FDAF qui défendent avant tout les intérêts d’une certaine profession-métier. L’astrologie, pour nous, passe avant l’astrologue et nos colloques n’ont jamais consisté à renforcer une quelconque routine, un paradigme  figé. Le citoyen nous intéresse plus que le client et le client plus que le patient. L’astrologue ne saurait se substituer à la personne et  dès lors son modèle doit être aussi « light «  que possible. On apprend une même langue mais chacun en fait ce qu’il en veut.  .Toute astrologie « lourde », comme celle défendue par un Fabrice Pascaud (cf vidéo sur Baglis TV) s’inscrit dans une démarche divinatoire. Seule une astrologie allégée peut y échapper.  Si l’astrologue se persuade qu’il faut des années pour devenir astrologue, on va dans le mur. Le XXIe sièce est le siècle de l’ergonomie, de l’usager inteligent et autonome, du personal computer (PC)  et non de la voiture avec chauffeur et de la sténo-dactylo. Que veut-on ? une astrologie pour tous comme on intitulait les manuels il y a un sièce ou une caste d’astrologues gardiens d’un savoir obscur ? Ouvrons la cage et laissons l’astrologie prendre son envol !

JHB
13.08.13

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La revanche de l’astrologie de bas étage. Jusqu’à quand ?

Posté par nofim le 22 août 2013

On appelle « bas étage », le premier étage par opposition au « bel étage », doté d’un grand balcon, qui est le second. En réalité, ce que l’on appelle de nos jours le « premier » était l’entresol et le premier-plus bas de plafond- était ce qu’on appelle à présent le deuxième. On peut aussi penser aux restaurants d’autrefois où l’on resservait les reliques des repas aux clients du « bas étage ».  Mais, c’est tout un art que d’accommoder les restes.
Le cinéma  doit ainsi beaucoup aux quartiers populaires (cf. Pascal Varejka,  Paris. Une histoire en images,  Ed. Parigramme, 2007,  p 141). En 1922, il y a 21 salles dans le XVIIIe arrondissement, 8 au Quartier Latin  et une seule aux Champs Elysées. On ne saurait être surpris au regard même de l’objet cinématographique qui est prometteur d’une culture à bon marché, sinon au rabais quand on compare le cinéma au théâtre et d’ailleurs le mot « théâtre » sera adopté aux USA pour désigner les « cinémas »/
Les dégâts provoqués par cette invention sont incommensurables. Ils sont le vecteur d’une culture de masse, de la démultiplication dans le temps et dans l’espace d’un seul  et même produit (et donc reproduit à l’infini), ce qui était déjà, dans une moindre mesure le cas du livre. Mais le livre ne saurait imiter la vie comme sait le faire le « cinoche ».
On nous objectera certes que  le cinéma aura connu ses chefs d’œuvre et qu’il a fini par s’imposer dans toutes les couches sociales  comme constitutive de la « Culture », de l’Art. (Le « septième »). Rappelons aussi son avatar télévisuel. Nous avons,  à maintes reprises, souligné à quel point la culture populaire – du peuple mais surtout pour le peuple- aura envahi l’espace social tout entier. On pense notamment à la cuisine dont une grande partie n’est jamais qu’un art de tromper ingénieusement  sur la marchandise, en faisant de nécessité vertu.  Mais cette grille vaut aussi, on va le voir, pour mieux comprendre l’histoire de l’Astrologie et comment elle en est arrivée là 

Tout indique en effet que l’astrologie telle que nous la  connaissons correspond à une variété de bas étage qui s’est substituée à une astrologie qui exigeait des connaissances trop pointues. Une histoire banale si on la replace dans un faisceau d’autres histoires qui ont jalonné les siècles à force de résilience. Car l’on ne peut qu’admirer quelque part les trésors d’ingéniosité qui ont été dépensés pour donner le change dans tant de domaines dont l’astrologie n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. . Il suffit de penser au temps passé à préparer certains plats alors même que le produit de qualité n’aurait exigé que quelques minutes de cuisson. Un ragout prend plus de temps à cuisiner qu’une entrecôte premier choix. C’est là un paradoxe qu’il conviendrait de garder à l’esprit.

Déjà du temps de Ptolémée, (cf. le Prologue) l’on se méfiait des produits se présentant abusivement sous le nom d’astrologie. Mais parfois, c’est l’ersatz qui se se substitue carrément à l’original. Il faut bien saisir la notion et la logique de pénurie. (Ce que dans le jargon de l’astrocyclologie, nous appelons  le « plan B »).

Le thème astral est l’exemple même de cette astrologie au  rabais en raison même  d’une certaine apparence d’abondance et de condiments qui est l’indice  qui généré un certain sentiment de suspicion chez les esprits avertis. Comme dit Jacky Alaïz dans un récent texte, l’astrologue est un cuisinier plus ou moins inspiré et qui applique des « recettes » qui ont fait leurs preuves. Comme dit une certaine marque de fast food, l’important c’est le goût ! Et celui qui sait donner du goût aux choses, par tous les moyens,  mérite le détour !  En sport, on parle de dopage. Et l’on sait que de nos jours, cela n’a plus très bonne presse. Qu’est-ce qu’une bonne école d’astrologie sinon une formation qui permet de servir une « cuisine » qui plait ?
On ne sera donc pas trop surpris quand nos cuisiniers dument formés à apprendre à présenter les produits avec art  font la fine bouche quand on leur dit qu’une bonne viande n’a pas besoin de tant d’artifices pas plus qu’un bon fruit. Transposez astrologiquement : un modèle simple, autour d’un seul cycle constitué de  facteurs bien visibles l’un comme l’autre, est préférable à une astrologie type salade niçoise, où tout est mélangé. On pense à ces gens qui avant même d’avoir gouté un mets se hâtent d’ajouter  une ribambelle d’ingrédients qui feront oublier sa spécificité initiale, aussi médiocre serait-elle.
Comment expliquer qu’une carte du ciel comportant toutes les positions astrales du moment considéré n’est qu’une astrologie de second ordre ? En effet, bien avant d’avoir compris comment  déterminer les cycles des planètes, l’on fut en mesure de situer les astres en un instant T, notamment pour ériger un thème horaire ou le thème d’un enfant venant au monde. C’est ainsi que Morin de Villefranche dit-il partie des astrologues à qui l’on demanda d’assister en 1638 à la naissance du futur Roi Soleil. Il suffisait alors de fixer le ciel et d’en dresser la carte. Mais déjà du temps de Morin, cette pratique n’aurait plus du faire sens, vu les progrès de l’astronomie qui permettait d’établir des thèmes pour des périodes antérieures au moment de la consultation, au moyen de « tables ».  Morin lui-même avait édité des Tables Rudolphines en reprenant le travail de Kepler. (En l’honneur de l’empereur Rodolphe II, à Prague).  Le fait est que du fait du poids des traditions, l’astrologie en resta au stade d’une astronomie de position qui servait une astrologie du pauvre, par défaut.
Il faut donc remonter bien plus haut pour  retrouver la trace d’une astrologie de premier choix, laquelle aura quasiment disparu au point que nos astrologues actuels en arrivent à se demander si elle n’a jamais existé !
Tout l’arsenal de directions avait pour but de substituer à des données astronomiques réelles des  extrapolations fictives tout simplement parce que l’accès aux données astronomiques réelles était inaccessible à une certaine catégorie de praticiens peu qualifiés à cet endroit. Et il est étonnant que ces techniques aient perduré jusqu’à nos jours (cf. les ouvrages de Roger Héquet parus chez Dervy, ces dernières années, cf aussi de telles pratiques chez Dane Rudhyar sur la base d’un jour pour un an), grâce à l’informatique, ce qui peut sembler là encore paradoxal mais pas tant que cela car  le progrès technique peut tout à fait aider au maintien de pratiques archaïques par ailleurs.
On nous objectera que cette thèse va à l’encontre de l’idée que nous avons mise en avant d’une astrologie première accessible à tous de par l’observation du passage de Saturne sur quatre lieux de l’espace stellaire situé en bordure de l’écliptique. Comment en serait-on donc passé d’une astrologie simple, transparente, basée sur un cycle de sept ans à cette astrologie du thème incapable d’analyser une évolution cyclique réelle sur plusieurs années mais ajoutant les astres les uns aux autres ? Il y a là comme un hiatus. Passage d’une astrologie de la diversité des phases à une astrologie de la diversité des forces en présence, comme dans la Guerre de Troie, où chaque camp est patronné par telle ou telle divinité.
Tout se passe comme si à une certaine époque, il y avait eu une solution de continuité et que certaines clefs auraient disparu. Serait alors apparu une nouvelle forme d’astrologie un peu comme ce que nous avons décrit plus haut pour le XIXe siècle. On avait vaguement le souvenir d’une astromancie, consistant à interroger les cieux pour connaitre l’avenir mais le niveau de connaissance astronomique avait probablement sensiblement décliné  du moins dans les milieux populaires intéressés par de telles réminiscences et l’on se débrouilla avec les moyens du bord tels que nous les avons décrits plus haut. 
Dans les faits, les humains continuèrent évidemment à suivre le cours de Saturne et ses stations stellaires mais  sans que le dit modèle ait été reconscientisé.  A la place du dit modèle, régnerait une usine à  gaz. Cette formule qui n’était au départ qu’un pis-aller deviendrait ainsi le nec plus ultra, le cœur même de la raison d’être et de la compétence de l’astrologie.
Mais on avait là un produit terriblement différent du produit initial  et ne la caste capable de manager le dit produit.  Autre paradoxe : plus un produit est douteux en amont et plus il faut de talent pour en tirer quelque chose de potable, en aval.  Revenir à un produit accessile à tous, simple à comprendre et que chacun doit apprendre à appliquer à sa façon, c’est saper le crédit d’une profession qui s’est construite sur la difficulté de traitement du dit produit, si  tant est que l’on puisse parler d’un même produit, d’ailleurs. Comparativement, il est clair que l’amélioration d’un produit  n’est pas une bonne nouvelle pour ceux qui profitent de ses défaillances. Si toutes les automobiles étaient parfaites, les garagistes feraient faillite. Si tous les hommes étaient en bonne santé,  à quoi serviraient les médecins et ainsi de suite ? Une grande part du « progrès » n’est-elle pas fonction de  handicaps à compenser  mais ces progrès ne finissent-ils pas par s’étendre même à ceux qui n’en ont pas besoin. ? C’est le nivellement par le bas.
On nous objectera que cette astrologie de remplacement va plus loin que celle dont nous disons  qu’elle est le premier choix. Il est vrai que la « valeur ajoutée » par le « praticien, l’homme de l’art, peut impressionner.  A force de vouloir compenser un handicap, ne se met-on pas en mesure d’être au-dessus de la moyenne comme on a pu le dire de certains athlètes appareillés et dont les performances peuvent être supérieures à celles des champions « normaux » ? Est-ce que la cuisine ne permet –elle pas, parfois,  à un plat d’être plus « goûteux » que le produit de référence ? Nous avons déjà répondu, ailleurs, que le corps, lui, ne s’y trompe pas et ne confondra pas un steak avec la meilleure soupe du monde, serait-elle merveilleusement  préparée. On sait très bien que le plus doué des astrologues ne pourra se substituer à l’intelligence que chaque personne a de sa propre existence et que ce jeu de devinettes n’a aucun sens. Rien ne remplacera la vraie astrologie celle qui s’inscrit depuis des millénaires dans l’ADN de l’Humanité. On veut nous faire croire à on ne sait quelle psychologie dont l’astrologie serait le véhicule et qui permettrait aux gens de mieux « se » connaitre, grâce au thème natal. Cette psychologie-là est faite pour les gens pressés qui n’ont pas le temps ni l’argent de suivre une longue série de séances. On retombe dans cette culture de la pénurie.  Il y a un moment où à force d’imiter, on ne sait plus ce que l’on imite et l’on se trompe de cible.  Il  y a ainsi des astrologues qui ont fini par se persuader que l’astrologie servait à mieux se connaitre en tant que personne (cf. Rudhyar et sa « person centered astrology ») alors qu’elle permet d’abord à l’Humanité de se connaitre. Excusez du peu. L’astrologie ne joue pas dans la même cour que la psychothérapie. Elle n’est pas là pour  s’occuper des éclopés de la vie mais pour aider l’Humanité à ne pas trébucher en chemin en balisant de loin en loin sa route. Les solutions de pénurie, de dépannage sont condamnées à n’être que marginales et ponctuelles et l’on sait que l’astrologie actuelle ne peut  fonctionner qu’au coup par coup , au cas par cas.   Elles n’apportent pas de réponse à grande échelle. Cette astrologie actuelle qui galvaude le qualificatif d’universel –cher à M. Moysan- ne voit plus le monde que par le petit bout de la lorgnette.
JHB
13.08.13

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Le principe du continuum en astrocyclologie

Posté par nofim le 22 août 2013

Selon nous,  il n’est possible d’appréhender un événement, une situation qu’avec une certaine perspective. Faute de quoi l’on risque de confondre le printemps et l’automne, l’aube et le crépuscule, la montée et la descente. Est-ce que les astrologues prennent de telles précautions ? On peut sérieusement en  douter ! Or, ce que l’on attend d’eux, c’est précisément qu’ils nous disent non pas tant le sens des choses mais quel sens elles prennent, elles suivent.  Il est vrai qu’en français, on dit des choses différentes avec le même mot, comme pour le temps qu’il fait et le temps qui passe. En fait, quand on y réfléchit,  ces différentes acceptions se recoupent peu ou prou comme pour le mot « direction » qui  signifie à la fois un « sens » (comme dans le métro. Direction « Nation» etc) mais aussi une instance qui « dirige », qui conduit, qui est censée guider.

Le principal apport de l’astrocyclologie est de permettre de répondre  à un tel questionnement sur l’évolution en cours.  Bien entendu, pour  vérifier si notre modèle cyclique est valable, il importe donc d’avoir bien analysé et décrit la succession des événements et certainement pas un événement isolé, déconnecté de son contexte diachronique et pas seulement relié à un contexte synchronique comme on se contente de le faire trop souvent, faute de moyens. Car il est toujours plus facile d’étudier ce qui se passe en un instant T  que de ratisser une période de quelques mois voire de quelques années et cela vaut aussi pour les astronomes qui  ont plus d’aisance à nous dire à quoi ressemble une carte du ciel saisie ponctuellement que de nous situer le ciel en temps réel sur un certain laps de temps.  Ceci expliquerait pourquoi l’astrologie, faisant de nécessité vertu, en est arrivée à préférer une astronomie au rabais, se contentant de fourni un cliché de données hétéroclites mais qui trouve leur unité factice  du fait même de la carte. Mais ces temps sont révolus et les astrologues n’ont plus d’excuses pour recourir à de tels expédients de fortune. Malheureusement, les mauvaises habitudes perdurent, s’incrustent et il est difficile de séparer le bon grain de l’ivraie. Cela vaut pour toutes sortes de projections fictives comme les directions, progressions et autres protections qui constituent, encore de nos jours,  une part non négligeable de l’arsenal prévisionnel de l’Astrologie, alors même que les configurations bien réelles et visibles (même si c’est un effet d’optique)  planètes-étoiles sont négligées, dédaignées, ignorées. L’on préféré de nos jours le point vernal que personne ne peut voir, Neptune inconnu de l’Antiquité que l’union de Saturne avec Aldébaran.

Précisément, ce qui intéressera l’astrocyclologie en premier lieu, c’est la formation graduelle du signal conjonctionnel (planéte/étoile) ou son « dénouement » (le nœud se défait)  qui ne manquera  jamais de se produire avec le temps. Rappelons pour mémoire, a contrario, ces « nœuds » invisibles qui sont ceux de la Lune. (En Inde, Rahou et Kétou, venant s’ajoutant au septénaire, dans les dasas)

On insistera donc sur ce point : ce qui est excitant en astrocyclologie, c’est de suivre une évolution du signal  en parallèle avec l’évolution du récepteur – (au sens pavlovien du terme), évolution qui peut être « approchante » ou « séparante » comme l’on dit pour les aspects. Ce qui nous intéresse, c’est ce qui est en train de changer, c’est le work in progress dans un sens et/ou dans un autre, autrement dit où l’on en est dans le processus cyclique. On comprendra que l’on ne va pas, de surcroit- le mieux est l’ennemi du bien-  s’amuser à multiplier, comme le voudrait Moysan et ses pareils, le nombre de cycles et surtout les plus longs qui cassent toute régularité  à l’échelle d’une vie humaine, à la différence du cycle de sept ans qui constitue à lui tout seul une « vie ». Rien  à voir avec des hypercyles de 84, 165 ou 248 ans -et bien plus si on les combine – dont nos astrologues modernes semblent, bien à tort, si fiers…
Les astrologues qui se piquent d’Histoire s’imaginent que l’astrologie a quoi que ce soit à gagner à tenter de couvrir de longues « durées », ce qui viendrait justifier son utilisation des « planètes lourdes », terme qui renvoie probablement à la durée de leurs cycles respectifs. Masi qu’est-ce à dire que le « cycle » d’une planéte seule ? En fait ce « cycle » se calcule notamment  par rapport à un point sidéral, c’est-à-dire une étoile fixe. L’article de Wikipédia expose plusieurs méthodes de calcul :
« La période de révolution, est le temps mis par un astre pour accomplir sa trajectoire, ou révolution, autour d’un autre astre. Comme une planète autour du Soleil, ou un satellite autour d’une planète. Le temps nécessaire pour accomplir ce déplacement peut être estimé par le retour à une même position par rapport à une étoile fixe, ou à la même position par rapport au point équinoxial. Dans ce cas, il est appelé période de révolution sidérale ». On voit donc, contrairement à ce qu’affirmait Claude Thébault, que les astronomes peuvent fort bien, en pratique, calculer un cycle planétaire en le raccordant à une étoile fixe, en dépit du fait que la planéte ne tourne pas réellement autour de la dite étoile. Ce type de « conjonction » peut être largement observé par tous les membres d’une communauté. Tout comme, en pratique, ils peuvent se référer au « point équinoxial » (ou vernal, d’un mot qui signifie printemps comme dans primevère). Mais ce ne sont là que des conventions commodes et cela n’a rien à voir avec le statut scientifique de l’astronomie, la preuve étant que ces dispositifs de mesure perdurent alors que l’astronomie, elle, a énormément évolué.
On aura compris que l’astrologie, dès lors qu’elle devient un outil comportant un usage précis ne peut plus se permettre une certaine bohéme. Les temps sont révolus. On ne peut plus, au gré de sa  fantaisie, ajouter en cours de route un cycle supplémentaire. Evidemment, on nous explique que ce cycle rajouté en cours de route – à commencer par le cycle d’Uranus dont tant d’astrologues semblent entichés-  représenterait,  justement, un élément nouveau qui viendrait perturber l’élan initial. Nous répondrons que le découpage du cycle en deux temps et si l’on veut en quatre rend tout à fait compte de telles « perturbations » sans faire intervenir une planéte supplémentaire. En revanche, personne n’interdit  de qualifier d’uranienne la phase 2 ou 3 d’un cycle mais cela n’impliquera aucunement de se servir de la planéte Uranus, qui n’a été  baptisée ainsi qu’à la fin du XVIIIe siècle. D’ailleurs,  le signe du verseau associé à Uranus existe depuis bien plus longtemps dans la tradition astrologique.
La question qui se pose à l’historien de l’astrologie moderne est la suivante : comment en est-on arrivé à ce point  que les astrologues des derniers siècles aient besoin d’une planéte pour marquer le changement (sur le Seizième siècle, cf. Marie-Dominique Couzinet  « Hasard, providence et politique  chez Jean Bodin », sur Internet). Il faut savoir que le XIXe siècle correspond à une « renaissance » de l’astrologie, qu’elle est traversée par différents courants, les uns plus « occultistes », les autres plus « scientifiques », chaque camp tendant à se radicaliser. (cf. notre travail autour d’Etteilla, Ed. Trédaniel –La Grande Conjonction, 1993). Quel contraste entre le Petit Homme Rouge des Tuileries et les manuels qui paraissent Outre-Manche, comme celui de Pearce, au milieu du siècle ! L’astrologie se reconstruit en intégrant les nouvelles planètes, dont Neptune en 1846, donc dans un contexte où l’astronomie fait rêver et a le vent en poupe. Bientôt on prophétise qu’une nouvelle planéte sera découverte, elle porte le nom de code Pluton (cf. La vie astrologique il  y a cent ans, Ed. Trédaniel-La Grande Conjonction, 1992). Tout le monde connait le passage du manuel (1897) de  l’astrologue surnommé Fomalhaut-(nom d’une étoile fixe royale, comme il y aura plus tard l’astrologue belge Georges Antarès) à propos de Pluton qui ne sera découvert qu’en 1930. On ne chôme pas et bientôt les nouvelles planètes se verront attribuer un « domicile » aux dépens des « anciennes » planètes. Saturne doit ainsi céder le verseau à Uranus, Jupiter les poissons à Neptune et ainsi de suite.
Quand il s’est agi de préciser les significations de ces nouveaux venus, l’on procéda comme s’il s’agissait de comètes annonçant un événement majeur (cf. notre travail bibliographique  sur les comètes, Colloque de Bayeux, 1986). De fait,  Uranus aura gardé un statut de comète jusqu’à nos jours. Or, l’astrologie a toujours considéré les comètes comme une branche à part. Voilà que le changement au lieu d’être le fait de savants calculs, était manifesté par un corps céleste. On notera d’ailleurs que lorsqu’Uranus fut découvert en 1781, Herschell l’a pris d’abord pour une comète ! La comète, c’est un peu comme l’éclipse, c’est en marge de l’astrologie et c’est à tort que l’on a voulu intégrer Uranus dans le système astrologique au lieu de préserver son statut particulier. Certes Uranus fait-il partie, astronomiquement, du système solaire mais  au  regard de l’astrologie, elle est « hors système ». Uranus, c’est un peu Bonaparte l’imposteur succédant aux Bourbons et c’est d’ailleurs ainsi que les astrologues anglais le percevaient justement ! On a  là une solution de continuité et c’est dire que cette « tradition » astrologique dont on nous rebat les oreilles est bien récente ! A la même époque, en France, jusque dans les années 1890,  à de  très rares exceptions près,  les nouvelles planètes n’avaient pas droit de cité au sein d’une astrologie qui se voulait cabalistique et qui n’entretenait avec l’astronomie que des rapports réduits à la portion congrue. C’est  à l’approche du XXe siècle que l’astrologie anglo-saxonne envahit  la France (on pense aux petits manuels d’Alan Léo et de ses collaborateurs) sans compter l’astrologie « scientifique » prônée par le Polytechnicien  Choisnard qui publie sous le nom de Flambart. On croit alors que la reconnaissance de l’astrologie est pour demain et l’on envoie des signes de ralliement en accordant les faveurs aux nouvelles planètes. Un siècle plus tard, toute cette belle exaltation est retombée et l’on s’aperçoit que cela n’aura pas  suffi car l’astrologie doit être repensée de fond en comble et non pas se maintenir telle quelle au prix de quelques gages/gadgets modernes. (Sur ce point, cf. le  récent film » Landes » où l’on montre qu’une modernité de surface (l’installation de l’électricité) dissimule mal les vrais problèmes structurels.
La question du continuum que nous abordions se formule en « plus » et en « moins ». On ne peut donc l’appliquer qu’à des domaines où cette notion de croissance et de décroissance fait sens.  On voit immédiatement que l’astropsychologie doit s’inscrire dans une dynamique évolutive qui soit datée et datable et non point intemporelle. A l’astrologue de développer ce sens du continuum, ce qui exige un coup d’œil particulier à exercer non plus sur une carte du ciel mais sur l’humanité  qui nous entoure. On recherche des astrologues ayant une bonne vue et capables de voir par eux-mêmes et non au moyen de quelque prothèse de substitution. La perception du continuum exige de voir les choses de loin et non pas seulement quand on a le nez dessus.

JHB

11.08.13

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Les femmes et la culture générale

Posté par nofim le 22 août 2013

Selon nous, un des points qui distinguent hommes et femmes dans leur mode de pensée concerne la faculté de comparaison. Les femmes semblent plus capables d’exprimer leur avis sur ce qui est nouveau pour elles alors que les hommes auraient plus le besoin de situer et de resituer au sein d’un ensemble de données, comme si l’objet observé ne pouvait être appréhendé isolément.
Cela conduit à penser que la culture chez les hommes a une raison d’être qui n’existe pas avec la même intensité chez les femmes comme si les femmes se cultivaient sans trop savoir pourquoi et à quelles fins, ce qui est un trait caractéristique du mimétisme.
Se mettre en peine de resituer un objet au sein d’un continuum n’est pas entreprise aisée, du moins si on entend la mener à bien.
Mais, instinctivement, nombreuses sont les femmes qui ne s’échinent pas à se « cultiver » pressentant que ce serait peine perdue, que ce n’est pas « pour elles ». Elles se rendent compte que leur approche est différente, plus ponctuelle, plus synchronique que diachronique. En ce sens, le structuralisme comporte une dimension féminine du fait qu’il dispense peu ou prou d’une recherche diachronique. On pourrait dire que la démarche féminine est fractale, en ce sens que la partie est censée contenir le tout, qu’un élément vaut pour tout un ensemble. Le structuralisme a d’ailleurs correspondu à une certaine apogée d’un certain féminisme. C’est le culte du « corpus » qui est une notion bien commode. On fait avec les moyens du bord  sans souci d’exhaustivité. On ne traite que de ce que l’on a sous la main et l’on fait comme si le reste était sans importance, sans incidence. Tout structuralisme est plus apologétique que critique en ce qu’il vient légitimer un état de fait, un « fait accompli », à assumer tel quel, sans état d’âme.
Cela conduit certains  à ne pas se soucier de ce qui n’appartient pas à « leur » corpus et à privilégier ce qui y est « contenu » et qui ne  constitue un tout que de façon contingente et artificielle.
On s’intéressera ainsi à l’approche qu’ont les femmes d’un objet quel qu’il soit. Elles le prennent « tel quel » ou plutôt tel qu’il se présente, sans procéder à une quelconque enquête en amont pour mieux le situer. Elles s’épargnent volontiers une telle peine et même quand elles disposent de certains données autres, elles ne tentent pas de les relier, de les exploiter. Prenons le cas d’un film qu’elles viennent de voir, elles s’attarderont sur tel ou tel détail mais ne  connecteront pas ce film à d’autres films, ce qui ferait appel à la culture que nous évoquions plus haut. On peut parler d’une certaine paresse, voire d’une certaine incurie compensée, il est vrai, pour une concentration remarquable sur l’objet concerné « en soi ». Les œuvres de fiction posent moins de problèmes aux femmes car elles constituent des microcosmes qui sont singulièrement plus aisés à explorer du fait même de leur finitude. Pour entrer dans un roman, la culture générale est plus faible que pour lire le journal. Le romancier est d’ailleurs censé fournir  toutes informations utiles, sans avoir à (pré) supposer des connaissances autres sinon très basiques, à commencer par le langage courant…Les femmes se débrouillent avec les « moyens du bord » et en ce sens sont plus à leur aise que les hommes dans la pénurie car elles se contentent de ce dont elles en disposent pour en tirer le meilleur parti. (Ce qui correspond pas au « plan B »), faute de mieux. Souvent, de la sorte, les femmes donnent le change avec brio tant elles réussissent à faire quelque chose avec presque rien, pourvu qu’elles aient confiance en elles et qu’elles n’aient pas affaire à trop forte partie. Ce qu’elles redoutent plus que tout, ce sont justement les gens trop cultivés, trop bien informés qui risquent de réduire à néant leur belle prestation.
Pour en revenir à la question du mimétisme, il est fréquent, en effet, que  l’on cherche à calquer, à emprunter telle pratique, telle habitude propres à un « modèle » à imiter sans en comprendre la véritable « motivation », la bonne  articulation. Là encore, on est face au syndrome du corpus à prendre ou à laisser mais indivisible, censé être d’un seul tenant, où chaque donnée fait sens à part entière. Un corpus qui tend donc  inexorablement à se cristalliser, à se verrouiller, à se replier sur lui-même. On privilégiera alors les rapports au sein du corpus que ceux qui renvoient à l’extérieur de celui-ci et qui sont perçus comme de l’ordre du virtuel du fait même de leur absence, laquelle doit faire sens. D’où des formules comme « je n’en ai jamais entendu parler » ou « si c’était important, ça se saurait », ou « je n’y étais pas ». La femme est dans le fini, alors que l’homme, quelque part, est dans l’infini, ce qui vaut aussi pour le doute masculin qui est lié à la conscience qu’aucune connaissance n’est à l’abri de certaines lacunes pouvant tôt ou tard être mises en évidence… On appliquera nos observations aux domaines les plus divers mais il est assez facile d’identifier nos « caractères » (au sens de La Bruyère) autour de soi, dans son entourage, certains milieux étant visiblement  plus « féminisés » comme les « lettres » et d’autres plus « masculinisés » comme les « sciences » .
JHB
09.08.13

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Le primat de l’Astrologie Mondiale

Posté par nofim le 22 août 2013

Il est souhaitable de sortir l’Astrologie Mondiale d’une certaine marginalisation que lui font subir les astrologues actuels, comme si les informations en mondiale étaient annexes et nullement indispensables à l’instar des étoiles fixes (dixit Christian Moysan). Nous avons rencontré maints astrologues qui nous disaient que la Mondiale n’était pas leur « tasse de thé ».  Les deux problèmes sont liés car les étoiles fixes  royales sont une pièce essentielle de l’Astrologie Mondiale laquelle doit prévaloir sur l’astrologie individuelle qui ne fait qu’en dériver et la prolonger
Donnons la parole à Michel de Socoa dont Guy Taillade nous fournit un passage significatif :
9 août 19:38
« Je suivrai plutôt Michel de Socoa (pas forcément dans la totalité de ce qu’il a écrit, mais dans les principes, quand il écrivait dans son ouvrage Typologie et Caractère :
“L’astrologie est essentiellement la science des cycles. Elle étudie d’abord les grands cycles de révolution liés à la précession des équinoxes. Puis les révolutions des planètes autour du Soleil et les différentes combinaisons de ces révolutions entre elles. C’est une science purement traditionnelle. C’est-à-dire que les diverses significations symboliques des révolutions planétaires nous ont été transmises par générations successives, depuis une origine qui remonte bien au-delà de la période dite historique.
(…) Il est facile de constater, par l’ampleur du temps que les planètes lourdes exigent pour accomplir leurs cycles de révolutions, que l’astrologie est d’abord mondiale d’application. C’est par une diminution excessive de son champ que l’on voit surtout dans cette science sa seule incidence psychologique, que l’on appelle généthliaque. Il n’y a pas là une erreur, mais un point de vue plus réduit, bien qu’il soit tout aussi vrai, puisque l’homme a toujours été considéré traditionnellement comme un petit monde.
Il est facile de comprendre pourquoi la branche individuelle de la science astrale a été particulièrement en faveur. Si l’astrologie est la science des cycles, elle peut prévoir dans un avenir plus ou moins lointain les places des planètes entre elles et par conséquent l’application que l’on peut faire de leur symbolisme aux vies humaines. Or l’avenir est l’objet principal et la matière même sur laquelle s’applique par nature la volonté de l’homme. Il est fait pour l’action et l’action vise à créer l’avenir.
L’application généthliaque est donc légitime, mais à condition de ne pas oublier qu’elle dépend de l’astrologie mondiale. Un thème bénéfique, une période heureuse sont toutes relatives à la grande phase cosmique où se placent cette naissance et cette période de bonheur.”
Taillade commente :
« Après ça on peut discuter sur les meilleurs moyens de définir ces phases cosmiques qui encadrent le plan individuel et le surdétermine, et je ne suis pas forcément les dires de Socoa à ce propos, ni ne rejette votre cycle de Saturne divisé en 4 périodes de 7 ans sur la base des conjonction avec les 4 étoiles majeures du ciel visible, mais je dis en citant un adage portugais “nem tanto ao mar nem tanto à terra”, c’est-à-dire en traduisant littéralement “Ni tout pour la mer, ni tout pour la terre” et en substance : il faut choisir le juste milieu.
Je rajoute que j’ai été particulièrement sensible à l’argument guénonien (que d’ailleurs Socoa reprend dans un autre ouvrage qu’il a écrit) comme quoi l’astrologie de l’époque hellénistique constituait une dégénérescence de l’astrologie traditionnelle parce que les ouvrages qui la constituaient n’étaient que des compilations qui ne présentaient aucun principe alors que en tant que traditionnelle l’astrologie est fondamentalement une science traditionnelle qui ne s’explique que par ses principes »
Notre point de vue.
A partir d’un modèle global et simple, centré sur un cycle comportant des périodes égales et de durée moyenne (7 ans), ce que seules permettent les conjonctions planéte/étoile et la division quaternaire du cycle, on peut en effet laisser à chaque praticien le loisir de compléter à sa guise pour accéder à une plus grande « précision », mais il faudrait appeler cela de la para-astrologie comme on parle de para-médecine, de para- pharmacie, ce qui dispense l’astrologie « officielle » que nous proposons d’avoir à justifier les « solutions » des uns ou des autres. Il sera simplement demandé à chaque praticien de signe une charte reconnaissante la valeur d’un modèle commun du type de celui que nous préconisons. D’autres modéles peuvent bien entendu être examinés offrant un profil comparable.
Mais l’argument avancé par Socoa concernant les transsaturniennes ne fait guère sens, du moins à nos yeux. Car l’astrologie mondiale n’a nullement besoin de celles-ci pour exister et surtout elle n’a pas eu à attendre qu’on les découvrit pour tenter de  baliser l’Histoire de l’Humanité. On pense notamment à Abraham Bar Hiya et son « Meguilat Hamegalé » (à ne pas confondre avec Abraham Ibn Ezra (cf  le travail des astrologues du Moyen Age  espagnol in Le Monde Juif et l’Astrologie,  histoire d’un vieux couple, Ed. Arché, Milan, 1985). 
Si l’on veut en effet réconcilier astrologie mondiale et astrologie individuelle, il importe de restituer une astrologie à taille humaine et le cycle de 7 ans est à la portée de notre démarche existentielle tout comme le principe de visibilité : l’homme étant la mesure de toute chose, comme on dit. Le cycle de 7 ans vaut autant à l’échelle collective, historique que personnelle. D’ailleurs, les 12 signes, dans les média, ne sont-ils pas, sous leur forme « horoscopique » la preuve que l’on peut se reconnaitre dans des descriptions qui ne sont pas faites « sur mesure » ?. Les astrologues tirent un peu vite sur une astrologie « générale », partant du faux postulat selon lequel l’astrologie aurait vocation prioritairement de traiter de l’individu, de la personne (selon le vœu d’un Dane Rudhyar), ce qui est une contre-vérité. On peut certes admettre que l’on puisse de proche en proche, en ajoutant des informations de toutes sortes (cf l’astrologie conditionaliste) parvenir à cerner l’individu en tant que tel mais il s’agit là d’une démarche pluridisciplinnaire, plurifactorielle qui déborde le cadre de la seule astrologie et exige notamment un feed back de la part du client pour accéder à une « individuation », laquelle n’est perceptible que par rapport à un point de départ commun.  On ne peut comprendre quelqu’un qu’en le replaçant dans son contexte non pas conjoncturel mais structurel, non pas contingent mais fondamental. Le contexte structurel est fourni par le modèle astrologique, le contexte conjoncturel par le praticien de l’astrologie.
Redonnons la parole à Guy Taillade ;
«  Mais après plusieurs étapes de mon parcours j’ai découvert principalement dans l’enseignement de Denis Labouré, et d’autres auteurs de langue espagnole ou anglaise à quel point si les principes qui fondent toute l’astrologie occidentale depuis l’époque hellénistique jusqu’aux astrologues de la fin de la période classique, en passant par tous les auteurs arabo-persiques et par les médiévaux chrétiens n’étaient pas explicites, ils étaient en fait implicites et trouvaient l’origine dans les écoles philosophiques grecques et principalement dans les pensées de Platon et d’Aristote, les deux grands maîtres de la philosophie occidentale. À la lumière de leurs théories métaphysiques et de celles de quelques autre courants (stoïciens, néo-platoniciens, néo-pythagoriciens, hermétistes), le sens véritable de cette astrologie malgré la réduction effective de son champs à travers l’astrologie généthliaque s’éclaire d’une toute autre façon »
Nos  conclusions :
Nous sommes d’accord sur un certain dépérissement de l’intelligibilité du savoir astrologique tel qu’il est parvenu jusqu’à nous par le biais d’une littérature qui n’est pas le territoire mais seulement la carte et une carte bien défectueuse et incompléte. Faire l’apologie du statu quo serait en effet une tâche assez vaine et suspecte car il est clair que tout n’est pas à conserver et que tout ce qui est à conserver ne l’a pas forcément été.  On ne peut en effet exclure que certains clefs de l’astrologie aient été véhiculées ou recueillies  en dehors du corpus astrologique et devraient y être réintégrées. On pense à certains passages de la Bible pouvant témoigner d’une astrologie plus « pure », à base du cycle de 7 ans (cf notre entretien sur teleprovidence avec Charles Novak, juillet-aout 2013). On pense aussi à la division en 4 qui est récurrente dans diverses traditions et que l’on retrouve dans le symbolisme des cathédrales et qui est déjà sous-jacente à l’idée même de semaine car la semaine ne se conçoit qu’en tant que « quartier », que « quarte » à l’instar des saisons.  La division en 4 et en 7 (ce qui donne 28)  doit l’emporter définitivement sur la division en 12 qui engage l’astrologie sur une voie de garage.  On pourrait même dire que c’est là une ligne de clivage majeure entre les astrologues du XXIe siècle. Il y a les astrologues du 4×3  et les astrologues du 4x 7. Il faut faire un sort une fois pour toutes à l’astrologie du 12 qui est en quelque sorte « diabolique » et doit être « diabolisée » Aucun compromis n’est possible avec la structure en 12 qui n’a plus rien à faire en astrologie et doit en être chassée, « excommuniée » comme étant l’hérésie des hérésies.. L’intelligence humaine rejette viscéralement  un tel carcan qui ne correspond à aucune expérience cognitive authentique. Spontanément aucun être humain « normal » ne saurait accepter que le monde se divise en 12 tant dans le temps que dans l’espace.  Dans le meilleur des cas, le 12 doit impérativement se diviser en 4 et on a déjà récemment rappelé que la division en signes cardinaux, fixes et mutables était un arrêt de mort de la division en 12.  A la limite on pourrait admettre la division en 12 secteurs « neutres », tout comme chaque mois ressemble administrativement et juridiquement à tout autre mois. Mais quand  on commence à nous expliquer ce qui distigue un « signe » d’un autre, on bascule  en plein délire  et on glisse dans  l’obscurantisme! Notre cerveau ne capte que des structures à base 4 et on ne peut diviser un cycle en 12 du moins astrologiquement. Au bout de 4, on recommence à zéro. Il n’y a pas de 5 ! De même, il n’y a que 4 Eléments. Vouloir le 5, c’est niier en fait la cyclicité, c’est de la procrastination. Au lieu de se renouveler après le 4, on renvoie au 12 et entre temps, on essaie de gagner du temps de façon dilatoire, comme un mauvais payeur qui reporte le paiement de  son « terme » et qui se croit quitte à bon compte. Méfions-nous des gens qui nous parlent de penser par le 12, ce sont des esprits faux auxquels on ne saurait faire confiance et qui trompent leur monde et dont le degré de moralité laisse beaucoup à désirer !..
L’astrologie mondiale est en effet, comme le dit Socoa,  le « phare » de l’astrologie. Ceux qui la dédaignent veulent nous égarer, refusent les repéres partagés par tous. L’astrologie de type saucisson est contraire à l’esprit de l’astrologie et s’appuie sur une méta-astronomie qui poursuit d’autres fins que l’astrologie, ce qui conduit à l’aliénation.  Cette astrologie hypercloisonnée par le thème natal  est carrément pathologique. Que le thème puisse être un outil thérapeutique est une chose, qu’il instrumentalise l’astrologie à des fins qui lui sont étrangères, tout comme  l’astrologie instrumentalise l’astronomie. Toute instrumentalisation  est une dénégation de la fonction première, ce qui crée des tensions. Etrangement, les astrologues actuels croient devoir se calquer sur l’astronomie. Il est grand temps qu’ils comprennent que le rapport astrologie-astronomie peut se révéler pernicieux quand il n’est pas strictement maîtrisé. Si cela arrange les astronomes de situer les planètes dans les 12 signes –voire dans les 12 maisons- à des fins d’observation et de localisation,- mais cela reste pour eux un mode de mesure comme un autre- s’il est clair que pour un astronome, il n’est pas indifférent que telle planéte soit dans tel signe et pas dans tel autre et  si une certaine qualité de précision est requise, l’approche astrologique répond à d’autres considérations.  Mais l’on sait que les astrologues actuels prennent modèle sur les psychologues, sur les astronomes parce qu’ils sont déboussolés et quand on leur propose une voie propre à l’astrologie, ils s’en tiennent à leurs mauvais plis et basculent dans le reniement de leurs  racines. Et même si l’astrologie instrumentalise l’astronomie,  elle s’en sert à sa façon, non seulement au niveau du signifié mais aussi du signifiant, non seulement au niveau des interprétations mais des combinatoires et au regard des combinatoires, l’astronomie moderne n’est d’aucune aide à l’astrologie qui n’a que faire des nouvelles planètes pour fonctionner et qui doit d’urgence renouer avec les étoiles fixes et faire son deuil de ce substitut désincarné qu’est le Zodiaque tropique , qui n’est qu’un piètre succédané sans aucune consistance. Certes, l’on ne saurait nier que l’astrologie ait également instrumentalisé  le cycle des saisons, qu’elle ait pu s’en  inspirer pour se structurer en 4. Or, ce n’est pas cette structure en 4 qui aura prévalu mais une resucée en 12  qui est un compromis bancal entre les saisons terrestres  et les lunaisons célestes. Il ne faut pas oublier en effet que le refus des étoiles aura conduit à l’astrologie à se désincarner, c’est-à-dire à se référer à  des facteurs invisibles. Et cette dérive n’a pas débuté avec les transsaturniennes mais est déjà à l’œuvre avec le « point vernal » qui est une totale abstraction au regard de l’astronomie si ce n’est que l’astronomie a instrumentalisé  elle aussi le zodiaque saisonnier  pour ses besoins propres en se moquant totalement de son caractère solaire. On rappellera que toute instrumentalisation est un détournement. Cela peut être très créatif à condition de ne pas nier le détournement en culpabilisant au point de vouloir remonter aux sources comme si le français devait remonter au latin et renier sa propre production !!!!.. Croire que l’astrologie se ressourcera en s’alignant sur l’astronomie actuelle et sur le zodiaque saisonnier est un leurre dont il faut détacher l’astrologie du XXIe siècle.
La réforme de l’Astrologie passe en effet par un « ressourcement » sur l’astrologie mondiale. On notera en particulier qu’André Barbault aura bâti tout son travail en mondiale CONTRE le Zodiaque –absent de sa théorie des cycles- tout comme la théorie des grandes conjonctions Jupiter-Saturne ne s’intéressait qu’à l’Elément auquel appartenait un signe et non au signe en tant que tel. Il y avait simplement des conjonctions en feu, en terre, en air et en eau, ce qui permettait de retrouver le 4.  Or, de nos jours, si l’on écoute nos astrologues, quand il s’agit de mondiale, ils s’arrétent sur la symbolique bélier ou capricorne, sur la théorie des domiciles qui distribue les planétes entre les 12 signes. On est en pleine régression !.
JHB
10. 08. 13

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L’astrologie et l’approche géocentrique et anthropocentrique

Posté par nofim le 22 août 2013

Tout le débat actuel autour de l’Astrologie tourne autour de deux exclusions mutuelles : celle des transsaturniennes et celle des étoiles fixes  et de l’issue de ce débat dépend largement le sort de l’astrologie au cours du présent siècle voire du présent IIIe millénaire. Nous reprendrons à cette occasion quelques extraits de la correspondance sur internet de Christian Moysan avec  Claude Thébault (Astroemail) tenant d’une astrologie héliocentrique, laquelle se référé volontiers aux problématiques que nous avons développées.
En ce qui concerne les transsaturniennes,  elles n’appartiennent pas au champ anthropocentrique puisque non visibles, sans recours à un instrument par l’œil  humain ou en tout cas non répertoriées comme planéte au-delà de Saturne. Notre vision de l’anthropocentrisme s’étend à ce qui fait partie ou  non de la conscience et de l’Histoire des Hommes.
Moysan :
« L’invisibilité des transsaturniennes n’a de sens que vue de la terre, d’un exclusif point de vue géocentrique qui implique d’assigner à ces planètes une influence spécifique. Par ailleurs le Soleil étant l’unique diffuseur d’énergie du système dont il est le centre, les planètes ne sont que les réceptacles et les vecteurs de la lumière solaire qu’elles réfléchissent vers la terre. A ce titre le point de vue géocentrique, confère donc au centre rayonnant du système solaire astrologique une importance plus grande que celle que lui assigne le système solaire astronomique. Les étoiles fixes, qui émettent une lumière directe et qui n’orbitent pas autour du Soleil, se situent donc très clairement en dehors de ce système, ce qui semble une raison suffisante pour ne leur accorder qu’une influence secondaire voire négligeable sur le monde sublunaire. »
Notre commentaire :
Certes,  le système solaire peut représenter l’humain  mais la sphère des fixes  représente le divin, ce qui devrait à Moysan qui n’hésite pas à situer l’astrologie sur plusieurs plans, spirituel, matériel. L’astrologie est le lien entre ces deux plans. Il est d’ailleurs dit dans la Genèse (ch. /  I  et II) que Dieu  créa le Ciel (les cieux) et la Terre.
I,  14 « Dieu dit « Que des corps lumineux apparaissent dans l’espace des cieux pour distinguer  entre le jour et la nuit (…) ils serviront de luminaires dans l’espace céleste pour éclairer la terre »
On notera que le texte n’aborde à aucun moment la question des planètes. Il n’est question en fait que des étoiles, du soleil et de la lune, ce qui accentue la dialectique entre le « firmament » stellaire et le système solaire ici réduit aux seuls luminaires. Cela tendrait  à nous faire penser que le texte biblique est ici antérieur à la détermination des planètes comme distinctes des étoiles. Pour nous les planètes viennent compléter les luminaires face aux étoiles fixes…Exclure, comme le propose Christian Mosan les étoiles fixes du champ de l’astrologie nous semble le fait d’une résistance au changement liée à une forte implication personnelle dans une pratique. C’est toute une profession qui tente de se  justifier dans sa routine actuelle et tous les moyens sont bons. C’est de bonne guerre !  Il faut bien comprendre que la réintroduction des étoiles fixes au cœur du dispositif astrologique si elle est un apport majeur du point de vue de l’histoire de l’Astrologie serait catastrophique pour la profession astrologique en ce début du XXIe siècle et il est évidemment hors de question de relire l’Histoire de l’Astrologue au prisme de ces enjeux commerciaux. Il est en fait quasiment impossible pour un astrologue engagé dans une pratique plus ou moins figée de penser sereinement la question des origines de l’astrologie à moins de s’en sortir par une pirouette en affirmant que le passé de l’astrologie ne saurait interpeller son présent !Mais passons ! On peut aussi jouer sur les mots et soutenir que l’astrologie moderne a montré qu’elle était capable de changer alors que le « retour » des étoiles fixes était tout le contraire d’un changement. Mais le changement, c’est bien souvent revenir sur un passé bafoué qui a été dévoyé et la réforme implique souvent d’évacuer des ajouts et des dérives et pas nécessairement de récupérer des notions inconnues des hommes d’antan mais qui certes n’en existaient pas moins.
Pour en revenir à la Bible, il semble qu’il faille placer la problématique des planètes dans un second temps, qui pourrait être celui de la Révélation de Moïse au Mont Sinaï avec les Dix Commandements. L’Hébreu est le nouvel Adam. Si l’on dit que Dieu se reposa au Septième Jour, dans le récit de la Création, un des commandements stipule le respect du septième jour, semaine après semaine, un des fondements du « monothéisme » mais l’on pourrait aussi évoquer le cycle de sept ans qui est sous-jacent au songe de Pharaon (les Sept vaches) tel, du moins, qu’il est interprété par l’Hébreu Joseph, ce qui indique, pour le moins que cette périodicité de sept ans était partie prenante de sa culture.
En fait la question des étoiles fixes est directement liée à celle des 7 années. On sait l’importance du 4 dans la religion « juive » : le nom de Dieu à quatre lettres (tétragramme),  la vision d’Ezéchiel est marquée par le tétramorphe (lion, Aigle, Homme, Taureau, que l’on retrouve dans le sphinx, dans le « Monde » du Tarot, avec les 4 Evangélistes etc.). Si l’on multiplie 7 par 4, on obtient 28 qui sont le chiffre de la Lune et de Saturne. On notera d’ailleurs chez nos astrologues actuels une tentative de présenter Saturne comme une planéte comme les autres et d’appeler « planéte » les luminaires, pas plus importants que Pluton ! Or, force est de constater que la connaissance des luminaires est très antérieure à celle des planètes proprement dites et que la première dialectique a été celle des luminaires par rapport aux étoiles fixes. Selon nous, la seconde dialectique  est celle de Saturne avec les 4 étoiles fixes royales, ce qui permettait de faire ressortir le 7. (Le quart de 28). Pour cela, il aura fallu découvrir que Saturne n’était pas une étoile et ce fut une prise de conscience capitale. On notera que le mot « étoile » continue à désigner aussi bien les planétes que les fixes.  Vénus est ainsi connue comme l’étoile du berger et par ailleurs l’on parle d’étoile filante. Que signifie une « bonne étoile » ?  Tout cela est nié ou minimisé par les astrologues actuels car ils savent que cela remettrait en question leurs « certitudes » et  craignent pour leur image auprès du public.
En résumé, dès qu’il s’agit de mettre un avant un axe central, il y a une levée de boucliers non pas quant à l’axe en soi mais quant à l’idée même d’axe. Le Soleil ?  mais ce n’est qu’un facteur parmi d’autres !!!!!  Saturne, mais pourquoi Saturne ?????  Le ciel étoilé ? Mais pour quoi faire ? et tout à l’avenant. Le thème est le régné de l’anarchie. Il n’y  a pas de hiérarchie préalable, tout se « joue »  à un détail près et au gré de l’interpréte.
Moysan se fait le champion du « système solaire » et au nom du dit système, il élimine les étoiles fixes et intègre toutes les planètes présentes et à venir relevant du dit système. CQFD/ Avec un tel argument, on peut espérer fournir un socle à la pratique astrologique actuelle, ce qui est bien commode. L’astrologie serait, selon Patrice Guignard (Le Manifeste, sur le site du CURA) devenue ce qu’elle devait devenir. Les astrologues et les astronomes seraient mus par une inspiration providentielle qui sacraliseraient le moindre de leurs gestes à commencer par la saga fascinante  de la découverte des nouvelles planètes, annonçant ipso facto un Nouvel Age, les temps nouveaux.
Indiscutablement, le passé est en nous et ce qu’il est devenu est ce qui compte mais cela vaut pour les sciences physiques et les sciences du vivant. Mais pour les sciences  traditionnelles qui ont leur propre épistémologie. ..
Nous nous trouvons actuellement face à un savoir  astrologique qui est décalé par rapport à la réalité astrologique. Dans les faits, les humains sont porteurs de la « vraie » astrologie mais ce que nous présentent les astrologues est une fausse astrologie, qui sonne faux.  Ils auront beau ajouter telle ou telle information qui vient de sortir, le fossé sera toujours bien là et même il ne fera que se creuser. L’horrible vérité, c’est que l’astrologie en vigueur dans les textes véhiculés  ne correspond pas à l’astrologie « vivante ». On  a connu ce problème pendant des siècles avec la médecine qui décrivait un être humain décalé par rapport à la  réalité. On nous objectera que les gens se reconnaissent dans ce que l’astrologie actuelle raconte sur eux, ce qui est évidemment très rassurant et réconfortant pour nos astrologues. Mais on  sait quelle valeur accorder à un tel argument qui ne peut que faire sourire les augures qui se croisent. Tout le crédit de  l’astrologie reposerait donc sur le talent de ces interprètes du thème. Mais il y  a là un jeu de dupes car le crédit qui leur est accordé est fonction de l’image que le public se fait des fondements du savoir astrologique ! Et c’est d’ailleurs pourquoi nos astrologues ne prennent pas trop à la légère les objections qui peuvent leur être adressées quant à la pertinence et à la cohérence de  leur science.
Mais revenons à l’objet du scandale, à savoir le rejet des étoiles fixes par nos modernes astrologues qui déclarent s’en passer très bien. Ce qui signifie qu’ils n’ont pas été vérifié ce que cela donnerait  faisant exactement ce qu’ils reprochent à leurs adversaires non astrologues. Par principe, déclare Moysan, les étoiles fixes n’ont rien à voir avec l’astrologie. On est là devant un dogme.
Ce qui est vrai, c’est que ces étoiles n’appartiennent pas au système solaire, que leur lumière ne dépend pas de celle du Soleil à la différence des planètes et de la Lune, comme le rappelle obligeamment Moysan. Voilà un critère que l’on nous sort comme un lapin d’un chapeau pour la bonne cause ! Selon nous, ce n’est pas le bon angle :
Nous avons affaire à un binôme système solaire/ciel étoilé, l’un doté d’un mouvement, d’une cyclicité, l’autre, du moins à une certaine échelle, « fixe », ce qui frappa aussitôt les esprits à propos de la Lune qui en un mois revenait, du moins en apparence, sur le même  point (sidéral) du ciel. Le Mahabarata compare la Lune à un homme aux 28 épouses. Cela rappelle que les luminaires et les planètes sont le pôle masculin et les étoiles le pôle féminin (comme en électricité, prise mâle, prise femelle). Telle est en tout cas la représentation géocentrique et anthropocentrique et c’est cet équilibre que ne respecte pas l’astrologie actuelle ce qui est non seulement fâcheux sur le plan psychologique mais aussi sur le plan cyclique car tout est dualité, même si de la dualité, l’on peut passer à d’autres subdivisions.  Il faut toujours en revenir au Deux. Selon nous, le couple Lune-Saturne  faisait pendant aux étoiles fixes (royales) et ce sont les interactions entre ces deux plans qui sont le fondement même de l’astrologie et de sa dynamique. Or, l’on sait que les tenants d’une astrologie du système solaire (cf La condition solaire de Jean-Pierre Nicola) font se croiser les planétes entre elles, comme dans les prisons unisexe. Au lieu d’opposer un facteur mobile et un facteur fixe, ils tentent de combiner acrobatiquement deux facteurs mobiles. (Le soleil étant mobile en astrologie géocentrique) et l’on en est arrivé à distinguer entre planètes masculines et féminines en recourant aux noms des divinités mythologiques. On notera la confusion concernant la Lune que l’on nous dit tantôt féminine, tantôt masculine.
Mais il y a un hic  à une telle opération qui apparait déjà dans le rapport soleil-lune et qui est instrumentalisé dans le rapport Jupiter-Saturne. On sait que la lune  rejoint le soleil en douze lieux différents au cours d’une année. Si le soleil ne bougeait pas, il n’y aurait qu’un seul et unique lieu comme c’est le cas par exemple pour le passage de la Lune sur l’étoile fixe Regulus située sur la bande zodiacale. (Dans la constellation du Lion). Ce serait tellement plus simple pour tout le monde si le soleil se tenait coi. Idem pour le « couple » Jupiter-Saturne. Cette fois, les rencontres (apparentes, pour faire plaisir à M. Thébault) ont lieu tous les 20 ans et à 120° d’écart d’une fois sur l’autre. Si Saturne ne bougeait pas, elles se formeraient toujours au même endroit et ainsi de suite. Selon nous,  cette gymnastique n’était pas de mise aux origines de l’astrologie car  il ne serait alors venu à l’esprit de personne de combiner deux planètes entre elles, l’idée étant de combiner une planéte avec une étoile (fixe). .Avec le système des deux planètes jointes, on perd jusqu’à la notion même de cycle propre à une planéte donnée puisque pour l’astrologie actuelle, un cycle implique deux planètes, ce qui donne une durée intermédiaire qui ne concerne ni l’une ni l’autre comme c’est le cas du  « cycle » Saturne- Neptune (36 ans !). On nous objectera que l’on peut suivre une planéte seule en se référant au zodiaque. On dira que telle planéte est dans tel signe, puis dans tel autre. Mais le Zodiaque n’est-il pas précisément l’expression du monde des étoiles fixes ?  On chasse la dualité planètes/étoiles et elle revient au galop ! Si ce n’est qu’elle le fait sous une forme abâtardie. Au lieu d’avoir un rapport net entre deux points de l’espace, une planéte et une étoile, on a un succédané avec une projection du cycle saisonnier qui  ne peut qu’être qualifiée que d’abstraction. Tous ces discours astrologiques sur les axes équinoxiaux et solsticiaux, sur le « point vernal » ne sont qu’un substitut de rechange au référentiel stellaire.  Et on ne contestera pas que ce cycle saisonnier relève d’une approche géocentrique.  Le  Zodiaque nous apparait ainsi dans toute son étrange  ambivalence. Est-il  stellaire, est-il saisonnier ? C’est une sorte de chauve-souris, qui est oiseau et rat à tour de rôle, au gré des circonstances. Le Zodiaque est stellaire en ce qu’il comporte en son sein toute une série d’étoiles fixes mais  l’astrologie moderne renie  ce « zodiaque sidéral » – ce n’est jamais qu’un déni de plus et elle insiste pour démarquer les « signes » des « constellations »(dont le nom même renvoie aux étoiles (Stella). .Mais elle est bien obligée, tout de même, de faire passer les planètes par ce zodiaque tropique  qui normalement ne vaudrait –comme l’a noté Guinard- que pour le seul Soleil. C’est une cote mal taillée.
A  chacun de juger en son âme et conscience !
JHB
09.08.13

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L’astrocyclologie et l’homme réunifié

Posté par nofim le 22 août 2013

Un des paradoxes du rapport de l’astrologie à l’astronomie tient au fait qu’elle soit parvenue à faire du cosmos le reflet voire la justification du désordre le plus extrême, avec cette idée  saugrenue des interactions entre tous les astres du système solaire.  Certes, du point de vue de la gravitation newtonienne, l’on sait que le système solaire est un tout interdépendant mais cela peut-il suffire à justifier la dimension babélique de l’astrologie actuelle  qui bascule, à l’évidence, dans un certain polythéisme  contre lequel s’est dressé le monde judéo-chrétien tout comme la science et la philosophie  grecques en quête d’unité?
Le thème astral comme censé représenter la personne nous apparait comme décadent, au sens où le temps B l’est par rapport au temps A (cf. nos textes sur ce sujet sur le groupe Face Book ALDEBARAN). Il incarne une société plurielle qui s’oppose au chef doté de toutes les vertus en sa seule personne, le quantitatif face au qualitatif, l’orchestre face au soliste, le taylorisme face à l’artisan.
Affirmer l’importance du thème face au cycle, c’est faire passer un message subliminal selon lequel l’humanité n’aurait plus besoin d’avancer et de dépendre de ses chefs mais pourrait se débrouiller avec les acquis existants, sans risquer de retomber sous le joug de quelque surhomme, annonçant des temps nouveaux dont il serait le seul à avoir la clef.  C’est dire que le débat sur la dialectique thème/cycle n’est pas sans importance ni sans enjeu.
Force en effet est de reconnaitre que l’astrologie contemporaine a perdu le sens de la cyclicité en dépit des apparences et des dénégations. Trop de cycles ont tué la cyclicité. Qui trop embrasse mal  étreint. L’arrivée de nouvelles planètes n’a aucunement résolu le problème et en fait la solution est devenue le problème.
On dit que qui peut le plus peut le moins. Allez donc demander à l’un de nos astrologues actuels de présente le cycle « central » de l’astrologie. Il vous fera un cours sur les cycles en général mais il sera bien en peine de satisfaire à votre demande et les prétextes ne manqueront pas à commencer par cet argument tordu, du type de ceux qu’utilisent  volontiers Christian Moysan et ses pareils  selon lequel à un monde   complexe il faut une astrologie complexe, ce que l’on peut traduire par l’idée inavouable  selon laquelle le cycle serait une notion dépassée à remplacer par le thème. Autrement dit, l’astrologie aurait « thématisé » un cosmos cyclique, qu’elle aurait donc dénaturé et défiguré, passant d’une logique de temps et de succession à une logique d’espace et d’interaction. Argument tordu, en effet, quand on réalise que le rôle de l’astrologie est précisément de ramener les choses à une certaine simplicité.  D’ailleurs l’astrologie, qu’on le veuille ou non, offre deux visages d’elle-même, visiblement contradictoires. Tantôt, elle est perçue comme voulant ramener l’Humanité à 12 types, tantôt  elle se veut proposer un portrait individuel et en quelque sorte unique de chaque personne.  On ne comprend cette contradiction que par le biais de la cyclicité, de l’alternance du jour et de la nuit, ce qui est au cœur même de la pensée cyclique.
Notre diagnostic est  clair : l’astrologie ne maitrise plus la notion de cyclicité. Plus elle parle de cycle et plus en fait elle en trahit constamment l’esprit, effrontément et les astrologues antiques doivent se retourner dans leurs tombes !  L’astrologie est devenue luciférienne. Elle est tombée bien bas ! C’est un ange déchu !
Certes, cette astrologie de bas étage a-t-elle ses partisans. Qui en douterait ? Une certaine lie qui trouve dans l’astrologie la justification de ses turpitudes et de ses errements. C’est ainsi qu’elle (se) survit, en marge de nos sociétés soutenue par des marginaux… .
D’où ce refus de changer qui exprime bien le  conflit entre thème et cycle. Voici Franck Nguyen qui nous réplique qu’il n’y a aucune raison pour qu’un groupe social, celui des astrologues, change de « paradigme ». On ne peut pas dire mieux que la notion de cyclicité ne soit plus à l’ordre du jour, qu’elle est enterrée. Répétons-le, le principe de cyclicité est unitaire. La diversité se situe cycliquement dans la succession diachronique des phases et non dans une quelconque conflictualité synchronique. On nous a inventé une cyclicité plurielle qui est une monstruosité hybride, une sorte de « concert » cacophonique à la sauce zodiacale. Les astrologues trouvent ainsi tout à fait normal que telle planéte soit en un instant T dans tel  signe et telle autre dans tel autre signe tant et si bien qu’il n’est pas rare que cinq , six signes voire plus soient mis dans l’arène horoscopique. C’est du grand n’importe quoi !
Et bien évidemment, le mot clef en astrologie du thème astral est la précision de l’heure, chèrement défendue par un Didier Geslain et dont un Claude Thébaut ne manque pas de pourfendre au nom des exigences de l’astronomie actuelle concernant le positionnement des astres. Or, en astrologie cyclique, l’heure ne présente plus qu’un intérêt très relatif, au grand dam du dit Thébault qui pensait occuper un détroit stratégique et incontournable avec  son astrologie héliocentrique. Mais notre ami est en retard d’un métro et ses arguments tombent à plat face  à l’astrologie cyclique.  En effet, que nous importe que la «conjonction » de Saturne avec une étoile fixe royale soit une fiction de l’esprit ou qu’elle ne puisse  être déterminée par les éphémérides ordinaires ? On n’en est plus là ! Ce n’est plus le bon ordre de grandeur ! Qu’est-ce qu’un retard de 5 minutes pour un avion faisant du 800 km à l’heure ? Ce qui compte ici, c’est comment l’Humanité depuis des millénaires capte le ciel, et peu importent les effets de perspective si le signal est bel et bien visible et lisible. 
On ne peut pas jouer impunément avec  la crédibilité de l’astrologie des origines et certains arguments transpirent une anti-astrologie radicale et son discours pro-astrologique n’est qu’une façade. A l’entendre, tout ce que les astrologues ont élaboré depuis des millénaires serait à  jeter à la poubelle, ils seraient victimes d’un péché originel et rédhibitoire. Or, même si l’on admet des déviances, force est de constater que si l’astrologie existe de nos jours, au sein de notre « ‘Inconscient Collectif », c’est qu’il a bien fallu qu’elle ait eu un point de départ viable, fonctionnel. Certes, l’on peut toujours arguer du fait que l’astrologie existe malgré les astrologues et en quelque sorte à leur insu, c’est probablement la  thèse de tous ceux qui veulent introduire en astrologie des données anachoniques type transsaturniennes ou nouveaux modes de mesure des positions astrales. Certains, comme Jacky Alaïz semblent avoir préféré la thèse « aquarienne ».  Une nouvelle astrologie pour un nouvel âge (du Verseau) (cf . Astrologie universelle de la Mutation, AUM, voir ses vidéos sur le site de la faculte libre d’astrologie de Paris).  Ne voilà-t-il donc pas le retour d’une certaine cyclicité, nous dira-t-on. Selon nous, une cyclicité trop longue tue la cyclicité. Et là on est servi avec des ères de plus de 2000 ans chacune sur un  cycle global de près de 26000 ans ! Que peut-on faire avec une telle information ? Est-ce que cela réintroduit la cyclicité à hauteur d’une génération ? Non pas. Voilà une hypercyclicité parfaitement compatible avec l’astrologie du thème et qui se trouve en fait émasculée, voire castrée ! CE n’est pas une telle cyclicité démesurée avec ses retours reportés aux calendes grecques qui empêchera les sectateurs du thème natal et autre révolution solaire de dormir !
Il faut donc ouvrir un concours doté d’un prix  conféré à l’astrologue qui sera capable de nous proposer un cycle planétaire viable, comportant une planéte et une série d’étoiles fixes servant à baliser le cours de la dite planéte, connue des Anciens et donc pouvant prétendre à avoir existé, en toute vraisemblance, dans les pratiques astrologiques d’autrefois- qu’elles soient ou non attestées aujourd’hui. Ce cycle devra bien entendu comporter une série de stades, de préférence pas plus de quatre car au-delà on s’embrouille les méninges et tant qu’à faire couvrant des périodes de  7 ans, quatre fois renouvelées au cours d’une révolution sidérale compléte de 28 ans environ.  Ce n’est là, on s’en doute, qu’un portrait robot  et  l’on est ouvert à toute alternative approchante. Faute de quoi, on sera bien obligé de constater que l’astrologie actuelle n’est plus en possession de  l’outil cyclique et tente de donner le change en jetant de la poudre aux yeux.
  
JHB
08.08.13

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Etudes linguistiques – Le sourire : tromperie sur la marchandise

Posté par nofim le 22 août 2013

Nous vivons dans un monde de faux semblant, de parures, de fards. Les gens  se font passer pour ce qu’ils ne sont pas,  tout n’étant qu’une question d’argent ou tout simplement d’emprunt car qu’est-ce que l’acte  d’acheter sinon le droit d’emprunter, de s’approprier ce qui ne nous appartient pas. Proudhon écrivait, au XIXe siècle,  « la propriété, c’est le vol ! ».  En effet, acheter n’est pas incompatible avec l’acte d’emprunter. Bien au contraire. 
Nombreux ceux  qui, non sans un certain cynisme, considèrent que tout le monde emprunte,  s’endette d’une façon ou d’une autre. Ce n’est pas l’argent qui corrompt mais ce qu’on en fait et ce que cela  nous permet d’emprunter et  donc de nous déguiser, de nous travestir. L’habit ne fait pas le moine.
Mais nous pouvons aussi imiter autrui sans passer par un objet extérieur, sans recourir à quelque maquillage. C’est le cas du sourire qui nous apparait comme un « masque »  qui nous « transfigure » littéralement. Apprendre à sourire, c’est  se doter d’un  masque ; ce sourire qui « anime » tout le visage, de la bouche aux yeux. Cela permet ainsi à des personnes qui ne sont pas « belles » de séduire par le biais de leur sourire, de leur regard, un peu comme un plat que l’on pimente de quelque ingrédient. En effet, quelque part, tous les sourires se ressemblent, se décalquent.  Deux visages qui sourient offrent inévitablement des points communs, tout comme deux têtes barbues ou moustachues.  D’ailleurs, il est plus facile de dessiner un visage souriant ou barbu qu’un visage imberbe et qui ne sourit pas. Ce qui est outré est plus  facilement imitable, duplicable. Le sourire tend d’ailleurs à distordre le visage et s’apparente d’ailleurs à la grimace.  On dira que le sourire relève du langage, de quelque mode d’expression dont on use et parfois abuse mais qui nous est quelque part étranger, que l’on se plaque (comme le « plaqué or »).
Le sourire pose toute l’ambiguité du langage. Ce que nous disons nous appartient-il. Toute parole est le fruit d’un emprunt. Tout dépend si on sait la faire fructifier, lui conférer une nouvelle vitalité ou si on la garde telle quelle (voir la parabole des talents dans l’Evangile).. CE que nous exprimons par le langage est-il authentique, nous représente-t-il vraiment ? Cela n’est évidemment pas le cas quand nous nous contentons de lire un texte. Le texte, normalement, est ce qui nous permet de dépasser la langue mais quand il est lui-même répété, il ne peut jouer ce rôle de transcendance, il ne nous émancipe pas du langage appris et emprunté, d’où le scandale du plagiat qui est un détournement de la fonction du texte.
Selon nous,  l’authenticité ne passera donc pas par le sourire ni même par le visage. Il faut laisser le corps parler et l’on peut penser que l’acte sexuel est plus « vrai » que le sourire qui en est souvent un préliminaire voire un adjuvant et non une fin en soi.
Dans notre modèle A/B, le sourire appartient au monde du B. Il donne le change, il compense un manque énergétique, il est un pis aller dont on fait de nécessité vertu. En ce sens,  le sourire nous apparait comme une valeur « surfaite » et d’ailleurs, les animaux ne sourient pas. On ne dira pas d’un cheval qu’il est beau parce qu’il sourit.  Le plus souvent, les mannequins ne sont pas pris en train de sourire. Le sourire est réservé à une certaine médiocrité des traits. Il est comparable à toutes ces épices que l’on ajoute à un plat autrement insipide. Tout comme l’apprentissage de la lecture,  celui du sourire appartient à l’éducation d’un certain mensonge. Lecture et sourire sont les deux piliers d’une certaine intégration sociale minimale.

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