L’apprentissage des langues et le principe de récurrence

Posté par nofim le 22 août 2013

Nous avons lors de présentes études préconisé une forme d’autodidactique fondée sur la récurrence. L’élève doit découvrir par lui-même le sens des mots qu’il entend autour de lui ou  plutôt, de préférence, qu’on lui présente au cours d’un enseignement soigneusement gradué. En effet, si un mot revient en diverses circonstances, il doit être possible de percevoir le dénominateur commun qu’il constitue.  Ce mot aura beau prendre des formes diverses, avec des changements de préfixes ou/et de suffixes et autres dérivés, il devra être identifié de par sa récurrence. L’élevé pourra  et  devra deviner de quoi il retourne.
Il semble d’ailleurs que l’intelligence humaine soit experte  à capter toutes formes de récurrences au point que l’on pourrait parler d’une intelligence de la cyclicité.
On sait par ailleurs que certaines langues se prêtent moins aisément à un tel exercice dès lors qu’elles sont hybrides et ne comportent  qu’une partie de la chaine morphosémantique. On pense notamment au cas de l’anglais dont l’hétérogénéité des mots (signifiants) ne saurait être compensée par le recours intensif au signifié. Dans ce cas, l’éveil de l’intelligence récurrente  est  inhibé, découragé.
A partir du moment où l’apprentissage d’une langue par voie de récurrence est empêché ou freiné, l’on peut s’attendre à ce que la faculté de percevoir des récurrences dans le monde s’en trouvera affaiblie, compromise.
Nous avons pu observer ce type de pathologie cognitive chez les personnes se livrant à la pratique de l’astrologie.  Ces « astrophiles » semblent incapables de capter des récurrences par elles-mêmes. Elles ont besoin qu’on les prenne par la main et que le « signifié » les mette sur la voie pour relier des choses qu’elles n’auraient pas perçues comme récurrentes si cela ne leur avait pas été indiqué. Mais en même temps, ces personnes  seront à la merci de ce qu’on leur dira, devront croire « sur parole ».  Les données astrologiques sont censées permettre de capter des convergences, au vu de la comparaison des « thèmes », constitués de divers facteurs récurrents d’un thème à l’autre, (signes, planètes etc.). .
Nous observons donc  différents niveaux de récurrence.
- Le niveau des signifiants, des phénomènes que le sujet est censé relier entre eux par sa seule observation.
- Le niveau des signifiés, des significations  qui sont proposées, dictées au sujet par autrui, de l’extérieur.
Le premier groupe correspondrait à ce que nous appelons dans notre jargon cyclologique, l’ensemble A  et le second groupe à l’ensemble B, moins autonome, moins créatif, moins observateur et qui n’observe que ce qu’on l’induit à observer.
Il est essentiel dans les écoles, dès le premier âge, de repérer par des tests les enfants de type A par rapport à ceux de type B. Ceux qui sont de type A devront suivre une formation adéquate de type signifiant  qui ne perturbera pas leur forme d’intelligence. Ils apprendront le français.  Ceux qui sont de type B suivront une formation « classique » passant par un certain endoctrinement de type « signifié ». Ils apprendront l’anglais.
Nous nous proposerons donc d’établir des tests d’observation – on parle de « sens de l’observation » –  permettant un tel classement A et B.
En ce qui concerne les groupes A,  on devra les suivre dans le cadre d’une formation appropriée qui encouragera l’autonomie de l’intelligence et ne sera pas dissuasive.  Il est probable que l’on préférera un encadrement masculin pour A et féminin pour B.
Les astrologues reconnaissent eux-mêmes  avoir du mal à décoder le monde à l’état brut  et qu’il leur faut des indices, des compléments pour lire le monde. Ils déclarent  même qu’ils préfèrent percevoir le monde au travers d’une grille qui leur est donnée de surcroit et qui, comme on  l’a vu plus haut, facilite les connexions. Dans certains cas, ces connexions sont pertinentes dès lors qu’elles font consensus dans tel ou tel  groupe, c’est notamment tout le processus des synonymes. Dans d’autres, elles sont artificielles si ce n’est dans des milieux qui les entérinent, comme le milieu astrologique. En tout état de cause, cela ne fonctionne que dans des milieux spécifiques qui acceptent les suggestions proposées comme lorsqu’il est dit que deux personnes vont s’entendre du fait de la compatibilité des thèmes de naissance respectifs.
JHB
08.08.13

Publié dans LINGUISTIQUE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

L’astrologie en quéte de récurrences

Posté par nofim le 22 août 2013

Dans nos précédents articles, nous avons insisté sur la nécessité pour la recherche  astrologique de s’appuyer sur l’observation de phénoménes sociaux  récurrents mais en fait il convient qu’il y ait une double récurrence, celle de A et celle de B  car pour qu’il y ait récurence, il importe qu’il  y ait alternance. On ne peut pas revenir si l’on  n’est pas d’abord parti.
Cela   fait des années que nous nous sommes atelés à un tel repérage de récurrences et répétons-le cela doit se faire dans un premier temps sans rapport avec l’astrologie ne serait-ce que pour ne point laisser influencer et surtout pour ne pas dépendre d’une certaine astrologie qui exclurait telle ou telle donnée astronomique, comme les étoiles fixes par exemple. Il faut en effet laisser ouvertes toutes les options astronomiques, sans exception.
Une de nos premières piste aura été marquée par l’alternance unicité/multiplicité que subissent les empires (Clefs pour l’Astrologie, Ed Seghers, 1976). Nous nous servions alors d’une astrologie tronquée, dépourvue des étoiles fixes et donc faute de mieux nous avions privilégié les axes équinoxiaux et solsticiaux. Voilà bien qui montre à quel point on doit aborder ces questions de corrélation sans aucun a priori si ce n’est évidemment la recherche de configurations célestes  récurrentes faisant pendant aux observations effectuées sur Terre et qui doivent primer car chacun sait que même les astrologues comprennent  mieux ce qui se passe sur terre qu’au ciel. C’est du moins à souhaiter, à moins qu’ils ne souffrent de cécité psychique et soient  devenus étrangers à ce qui se passe dans le monde..
Cette première modélisation de la réalité socio-historique demandait certes  à être perfectionnée dans sa formulation même.  La notion d’unité et de multiplicité allait laisser la place progressivement à celle de concentration d’énergie et de dispersion d’énergie et se rapprocher de l’image biblique  de la Tour de Babel.
Et au niveau céleste, les quatre étoiles fixes royales allaient entrer en scène et remplacer les axes saisonniers. On se dirigeait vers le rejet de toute référence céleste ne correspondant pas à une certaine corporéité, avec donc l’abandon des aspects et  des axes sus mentionnés. Seule la conjonction trouverait grâce à nos yeux.  Au début, nous n’avions songé en effet qu’à une seule étoile fixe (Aldébaran), à l’instar des astrologues sidéralistes (qui eux ont une autre façon de procéder sur laquelle on ne reviendra pas ici)  mais, selon ce principe de visibilité, nous allions adopter la série des 4 fixes royales, composant un carré naturel et visible en permanence..
Mais revenons sur l’idée de phase d’unité alternant avec celle de multiplicité.  Au départ, nous avions privilégié les semi-carrés pour marquer le passage d’une phase à l’autre. On notera que nous n’envisagions aucunement de nous intéresser au zodiaque  ne serait-ce que parce que pour nous le principe de récurrence comptait bien plus que celui de différence. Nous n’entendions pas, de ce fait, distinguer les effets des quatre étoiles fixes royales. Par la suite, nous décidâmes de n’accorder qu’une valeur très relative au passage d’une phase à l’autre. Ce passage s’effectuait certes, à la longue, mais il était vain, à nos yeux, de marque celui-ci trop nettement puisque cela ne correspondait à aucune configuration visible se trouvant au mi-point (invisible) des fixes royales.On  voit que l’évolution de notre recherche passait en grande partie par l’amélioration de nos formulations tant en haut qu’en bas.
.Ceux qui nous lisent savent que nous  avons conclu qu’il valait mieux nous servir des lettres A  et B  car elles sont très parlantes, notamment quand on parle de « plan B », ce qui implique un « second choix », moins performant, moins ambitieux, ce qui correspond bien à une perte d’énergie au fur et à mesure que Saturne s’éloigne de la  dernière conjonction stellaire..
Si l’on étoffe ces notions de A  et de B, on parvient à une description tout à fait intelligible. La phase A est celle du « premier choix », celui qui correspond à une certaine opulence. En phase A, on a l’énergie qui permet de rassembler, de réunir, donc d’ordonner autour d’un seul et même modèle alors qu’en phase B, on  y parvient de moins en moins, avec le temps qui passe comme celui d’un sablier. Maintenir ou renforcer un empire exige une énergie qui n’est pas la même que celle consistant à le démanteler, à le disloquer. Tout est dit !
On peut développer un tel modèle sur des situations extrémement variées en apparence, en surface. Il est clair notamment que l’on ne passe pas brusquement de A à B ni de B à A et qu’il faut des temps intermédiaires, ce qui nous renvoie à une diviison en 4, sans des lignes trop nettes de démarcation qui peuvent varier d’une situation à l’autre, d’un pays à l’autre, en fonction du personnel local sur le plan politique, intellectuel,  artistique et autre car selon nous,  en phase A, c’est une élite qui est sur la bréche tandis qu’en phase B, c’est  le vulgum pecus qui prend le relais, la quantité étant censée suppléer  à la qualité, le poids des tecniques et des systémes devenant alors plus pesant. Il est clair que des tensions peuvent venir du passage d’une phase à l’autre quand la phase B prend le relais de la phase A et vice versa. Sur le plan psychologique, le passage par A et par B  modifie les comportements, ce qui relativise singulièrement les « constantes » du thème natal que nous ne saurions de toute façon valider pour toutes sortes de raisons déjà exposées. En phase B, les personnes mues par l’énergie A  sont « à plat », et sont donc obligées de passer le relais mais arrive ce que nous appelons le « signal » A (en référence à Pavlov et à ses réflexes conditionnés qui ne sont pas sans faire songer à de l’hypnose) et les gens A commencent à ruer dans les brancards et à ne plus se satisfaire du « plan B ». On peut donc suivre la vie des gens et des sociétés au moyen d’un tel modèle..
JHB
06.08.13

Publié dans ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

L’astrologie et l’Inconscient Collectif

Posté par nofim le 22 août 2013

Un des gros problèmes qui se pose à l’acceptation intellectuelle de l’astrologie est l’affirmation par celle-ci que les astres agissent sur nous même quand nous n’en connaissons quasiment rien. Il est clair que si nos sociétés étaient plus averties des choses célestes, dans la vie quotidienne et citoyenne, l’idée astrologique pourrait mieux passer. Autrement dit, cette idée présuppose que nous connaissions instinctivement le ciel et qu’il ne s’agit pas là d’un simple acquis culturel et existentiel. D’aucuns, parmi les astrologues, ont cru trouver la « solution » à ce casse-tête en partant du principe que les  hommes et les astres participent d’un même ensemble depuis la nuit des temps.  Cela les conduit à appréhender le système solaire comme une totalité indivisible puisqu’il n’y a aucune raison pour que la  Nature opère des tris si  ce n’est par élimination radicale. Entendons par là que l’on admet  le tri diachronique, à savoir que certaines choses se perpétuent, survivent et d’autres non, mais on a du mal à imaginer un tri synchronique, à savoir que telle planéte existante  soit agissante et pas les autres. C’est pourquoi l’on entend tel ou tel nous dire qu’il n’y a pas de raison que telle planéte agisse et pas telle autre. Mais un tel argument  ne prend pas en compte le facteur humain qui sous-tend certains choix au sein d’un ensemble plus vaste.
Les astrologues doivent se placer tour à tour du point de vue des cieux et du point de vue des hommes et  apprendre à les distinguer. Il faut aussi  garder à l’esprit le fait que la naissance de l’astrologie en tant qu’instauration d’une sorte de symbiose et la restauration du savoir astrologique qui est censé rendre compte de celle-ci, de son timing, en est une autre.
Si effectivement,  certaines structures terrestres coïncident avec certaines structures célestes, on est conduit à supposer l’existence d’un certain Inconscient Collectif, c’est-à-dire du passage du conscient au subconscient, à l’Inconscient.  Le mot Collectif est ici déterminant car pour nous la conscience astrologique est collective ou elle n’est pas. Astrologie et individualité ne font pas bon ménage.
L’hypothèse la plus probable serait que nous soyons programmés à réagir à certains signaux cosmiques au sens pavlovien du terme, c’est-à-dire des signaux qui se forment progressivement jusqu’à atteindre leur forme « parfaite » puis se dénouent petit à petit. Pour nous, l’Inconscient Collectif porte sur des modèles hypersimples, de préférence binaires, il doit communiquer comme le font les ordinateurs. Donc une astrologie trop alambiquée, aux signaux trop nombreux sera par le fait irrecevable…
Une astrologie inscrite dans notre Inconscient Collectif  est née d’un stade où les comportements étaient beaucoup plus conscients. Il y a eu une dégradation progressive avec le temps et un glissement d’un savoir conscient et partagé à un savoir inconscient et revécu individuellement et dans l’intersubjectivité. On ne peut donc dire que telle configuration faisant sens dans notre Inconscient Collectif n’était pas perceptible par les yeux de nos aïeux.
Quand nous parlons de configuration, il faut prendre garde : l’astrologie n’est pas une affaire liée à un facteur isolé, elle est configurationnelle. C’est le choix de la configuration qui constitue le signal. Les astrologues modernes ne semblent pas avoir compris cette vérité. Ils nous parlent de la signification de telle ou telle planéte alors qu’il faudrait parler en termes de configurations, de binôme comme dans le cas de Saturne avec les 4 étoiles fixes royales.
On ne confondra pas la configuration structurelle qui fixe parmi toutes les autres combinatoires possibles  les deux astres, ainsi mis en rapport pour faire signal et qui se rejoindront ou se sépareront selon les cas, à l’instar d’un couple humain  et la configuration conjoncturelle qui est l’étude des relations entre les deux astres concernés, ce qui nous donnera une idée de la puissance du signal tout au long du cycle considéré. Il faudrait que les astrologues finissent par comprendre que le nombre de configurations célestes, même en se limitant chaque fois  à deux facteurs (de préférence une planéte et une étoile) est assez colossal. Quelle est la ‘bonne » configuration,  non pas celle qui a des effets bénéfiques mais celle qui « marche »  parmi toutes les autres combinatoires ? Il n’est évidemment pas question, en effet, d’adopter toutes les configurations éventuelles comme semblent tendre à le faire tant d’astrologues notamment autour de la notion de thème qui introduit une forte promiscuité entre tous les astres. Or, un signal formé d’autant  de possibilités ne sera pas un « bon » signal, pour le récepteur et portera à une multitude d’interprétations, qui ne feront pas l’unanimité.
Nous recevons ce mail de Franck Nguyen :
« Encore un effort Mr Halbronn et nous allons être presque d’accord.
En lieu et place des mots « généalogique » génétique », je propose « inconscient collectif ». Nos ancêtres nous ont légué, une subjectivation inconsciente de portions de temps. C’est pourquoi je suis partisan d’utiliser le terme de « chronomancie ». Cette imprégnation du psychisme de l’homme moderne par nos ancêtres prend  la forme de périodes de temps subjectivées »
. Certes, à condition, toutefois, d’articuler sur l’Inconscient Collectif une idée  de  signal  constitué de deux facteurs, l’un fixe, l’autre mobile, le mobile rejoignant périodiquement le mobile, s’unissant à lui en quelque sorte en vue d’une fécondation. L’Inconscient est fortement structuré et il n’est pas limité à la seule Astrologie. Selon nous,  le rapport 4×7 est- c’est le cas de le dire, crucial dans le psychisme de l’Humanité, d’où nos 4 semaines soli-lunaires et  nos 4 « semaines » saturno-stellaires qui en sont dérivées. Le 4×7 est plus important que le 4×3. Mais en tout cas, tout semble devoir passer par le 4, comme le tétragramme. Un cycle doit impérativement se diviser en 4 temps, ce qui confère au carré et au semi-carré (sesqui-carré) un rôle majeur. On rappellera que de 4 on passe à 8 puis à 16 et non à 12.
L’objection habituelle adressé à ce qui est simple en Astrologie, c’est que c’est « réducteur ». On pourrait dire à l’inverse que passer du général au particulier,  de la puissance à l’acte est « réducteur » en ce que cela limite le nombre des possibles. On nous dit que l’astrologie ne saurait se limiter à une seule configuration. D’où vient une telle certitude ? De quel postulat reçu ?
Est-ce que ce postulat c’est que l’astrologie doit tout expliquer dans ses moindres détails ? Une telle approche est improbable car elle manque de visibilité. L’astrologie ne se reconstruira, comme l’avaient compris Gauquelin et André Barbault, chacun à sa façon, qu’à partir de regroupements professionnels, événementiels ou autres. Or, si l’on aborde le cosmos sans disposer de certaines clefs, on se perd dans le labyrinthe. Dans le débat sur théorie et pratique, il faut savoir que dans une recherche, la théorie commence par structurer le terrain, autrement dit la pratique précédé la théorie et la conditionne. Ceux qui soutiennent  qu’une théorie doit être validée par une pratique avouent ainsi que leur théorie n’est pas née de l’observation mais est une pure spéculation qu’il faudra « vérifier » par la pratique. Or,  celui qui ne part pas de l’observation de l’humain pour décrypter le ciel se condamne à l’impuissance ou à la folie. Malheureusement, nous avons pu remarquer à quel point la plupart des astrologues étaient réticents face à toute généralisation concernant les humains, à toute hiérarchisation. Or, c’est là la voie royale pour décrypter le cosmos astrologique.  Si l’on refuse cette voie, il y a celle de gauche qui conduit à partir du cosmos pour descendre vers l’humain et ce cosmos là est chaotique et ne nous renvoie qu’une image chaotique de l’humain, à commencer par l’éparpillement en cas particuliers qui n’est pas digne de l’astrologie et qu’il faut laisser aux « psy » ordinaires qui ont les outils et les méthodes pour ce faire . Ne mélangeons pas les torchons et les serviettes.
Nous ne croyons pas une seconde que le lien entre les hommes et les astres se situe au moment de la naissance ni d’ailleurs à aucun moment. Nous pensons que les hommes sont sensibles en permanence à l’évolution de certaines configurations, au demeurant fort peu nombreuses mais passant par des stades fortement contrastés. Ce qui est constant chez eux n’est pas de l’ordre de l’astrologie mais l’astrologie interfère avec ce qu’ils sont, ce qui conduit d’ailleurs à unifier et  à  réguler le comportement collectif.
.
JHB
06.08.13

Publié dans ASTROLOGIE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

La thèse de l’instrumentalisation du ciel en Astrologie

Posté par nofim le 22 août 2013

Une des principales thèses que nous ayons développées voilà un quart de siècle (L’étrange histoire de l’Astrologie, avec Serge Hutin, Ed. Artefact, 1986) est celle de l’instrumentalisation du ciel par les sociétés humaines qui est à l’origine de ce qu’on appelle l’Astrologie. Cela signifie que les hommes ont pris dans le Ciel ce qui leur convenait et en ont fait l’usage qu’ils entendaient en faire. Toute la question est de savoir de quelle façon les hommes se sont servis et c’est certainement un des défis majeurs de la recherche historique actuelle et cela pose des problèmes de méthodologie qui concernant divers domaines et notamment celui des sciences religieuses.
On ne saurait en effet  aborder cette question avec de gros sabots en affirmant que c’est la totalité du Ciel que nous connaissons qui constitue les fondements de la science astrologique. Nous avons déjà dénoncé vertement ce dérapage épistémologique commis par bien des astrologues modernes de Jean-Pierre Nicola à Claude Thébault et tutti quanti qui affirment que l’astrologie est une tentative de décryptage du cosmos et singulièrement du système solaire. Cela dit, il est vrai que pour les chercheurs actuels, il s’agit bien de restituer le ciel astrologique des Anciens en observant le monde tel qu’il fonctionne, ici-bas, dans la mesure où l’astrologie d’hier a pu laisser des traces dans notre modus vivendi présent. en s’ incrustant dans l’Inconscient Collectif de l’Humanité.
Un de nos derniers textes a été ainsi commenté par Guy Taillade :
JHB
« Il faut avoir l’humilité de reconnaitre que nous comprenons mieux le monde d’en bas que le monde d’en haut et qu’il vaut donc mieux partir du monde d’en bas. »
Taillade :
« Je me demande si cette humilité n’est pas plutôt une prétention de l’homme moderne. Les anciens au contraire ne comprenaient pas le monde d’ici-bas et cherchaient son sens dans le monde d’en-haut (mais on va voir ensuite de quel monde il s’agit, quand on dit d’en-haut). Si nous comprenons mieux le monde d’en-cas, pourquoi aller chercher celui d’en-haut, c’est justement à quoi le monde moderne a renoncé. C’est pourquoi le monde d’en haut est devenu pour lui un labyrinthe »
Pourtant, il est assez clair que le monde d’en bas nous interpelle davantage que celui d’en haut. Cela ne signifie pas que nous ne cherchions dans les astres les lois qui le régissent et que les hommes ont eux-mêmes instaurées, ce dont ils ne se souviennent pas ou mal. Mais  ce monde d’en haut, nous ne pouvons le décrypter que si nous avons déjà commencé à structurer le monde d’en bas. Il ne faut pas se voiler la face, le ciel n’a pas grand-chose à nous dire, il n’est qu’un matériau assez neutre que les hommes ont su accommoder et « cuisiner ».
On ne pourra donc faire l’économie d’une description préalable du monde d’en bas, ce qui est assez logique puisque s’il y a des lois, elles doivent être peu ou prou manifestes. Seules des représentations simples de ce qui se passe sur terre sont en mesure de permettre de remonter vers les configurations célestes opérationnelles.  Autrement dit, si nous percevons des lois générales, l’accès au ciel nous est interdit. C’est le monde d’en bas qui est la clef du monde d’en haut et  ce n’est qu’ensuite, par un processus de feed back, que le monde d’en haut peut nous aider à mieux comprendre ce qui anime, motive le monde d’en bas. C’est ce va et vient qui conditionne la recherche astrologique.
Il est donc évident que la recherche astrologique ne peut pas se consacrer à des cas uniques car ce qui est unique ou du moins semble l’être est étranger à la problématique astrologique laquelle fonctionne essentiellement sur la base de répétitions, de scénarios récurrents. L’astrologie est ainsi indissociable de la statistique. Le critère de visibilité du monde d’en haut est le corollaire de la visibilité et de la lisibilité du monde d’en bas.  Et cette lisibilité du monde d’en bas exige une récurrence marquée de ce qui s’y passe, laquelle  récurrence relève de la visibilité des choses qui nous entourent, sur cette Terre. C’est l’éternel retour.  On aura compris que ce faisant, l’Astrologie laisse le champ libre aux approches plus spécifiques, plus contingentes et  est invitée à s’en retirer, quitte à fournir aux siennes de l’Homme un cadre général qui leur fait douloureusement défaut. Echange de bons procédés.
Abordons à présent  la détermination du « ciel utile », c’est-à-dire celui qui a été instrumentalisé, c’est-à-dire sans s’intéresser à la vertu intrinsèque de l’astre, mais sur ce qu’on a projeté ou si l’on préféré ce qu’on lui a ajouté.
Laissons la parole une fois de plus à Guy Taillade :
« Par ailleurs, loin d’être établi semble aussi que le facteur principal de cette instrumentalisation serait ce cycle du rapport entre Saturne et les 4 étoiles, car il paraît plus évident si instrumentalisation il y a eu et si celle-ci est à l’origine de l’existence réelle d’une relative corrélation astrologique entre le cours des astres et la vie de l’humanité, que d’autres cycles aient été plus primordiaux, comme le cycle soli-lunaire, ou même les cycles des levers héliaques des principales étoiles. Ce qui d’ailleurs n’empêcherait pas qu’il y ait eu instrumentalisation du cycle qui vous tient à cœur, comme d’autres d’ailleurs celui de Jupiter et Saturne par exemple ».
Nous lui répondrons que le cycle soli-lunaire est à la base des 12 mois de l’année et des diverses divisions en 12 de l’astrologie (signes, maisons). Il est connu bien avant que l’on ne découvre que les planètes se distinguaient des étoiles fixes et  c’est justement la prise de conscience de cette dualité du mobile (le mot planéte a cette signification)  et du fixe qui fonde l’astrologie.  Mais ce cycle a une valeur symbolique, il illustre un processus évolutif mais il n’est pas à prendre tel quel au niveau astronomique. Bien plus, si l’astrologie s’est constituée, ce n’est pas par rapport  à un cycle aussi court mais au contraire pour  donner aux sociétés un rythme de plus grande ampleur, ce que  permettent seulement les planétes « extérieures » et surtout les deux plus distantes, Jupiter et Saturne mais Saturne a un avantage numérologique de par son analogie avec le cycle lunaire..
 Vous nous parlez du lever des étoiles. Il a certainement été important avant même encore une fois que l’on distingue planètes et étoiles. On est là dans une proto-astrologie.
Reste la question des planètes ayant un circuit supérieur à l’année à savoir Mars, Jupiter et Saturne. Vous ne mentionnez pas étrangement les couples étoiles planètes qui sont autrement plus importants que le couple soleil-étoiles. On peut aussi éliminer les configurations ne concernant que des planètes comme les conjonctions  Jupiter-Saturne si populaires entre le Xe et les XVIIe siècles. En effet, le critère planéte-étoile nous apparait comme majeur. Quelles planètes, quelles étoiles, demandera-t-on. That is the question !
Comme on l’a dit plus haut, la méthodologie à suivre consiste à partir de récurrences observées dans notre monde sublunaire et de voir à quelles configurations planétaro-stellaires cela correspond. Mars-étoile, Jupiter-étoile ou Saturne-étoile. Mais comme il y a  beaucoup d’étoiles, cela ne suffit pas. Si l’on admet que ces récurrences ont lieu tous les 7 ans, alors on va vers  une planéte qui rencontre 4 étoiles au cours d’un cycle de 28 ans. Et l’on peut faire l’hypothèse qu’il s’agit bien de ce que l’on désigne dans la Tradition comme les  4 étoiles fixes « royales ». qui forment un « carré » naturel qui n’est pas le fait d’une projection du cycle des saisons mais qui a une certaine réalité objective.
Mais pour mener ce type de recherche, encore faut-il s’entendre sur les récurrences terrestres et c’est là que la recherche astrologique est  mal partie.  Nous avons proposé le modèle A/B qui nous semble pouvoir faire l’objet d’un certain consensus. Nous renvoyons à nos multiples textes sur ce sujet.  On a bien compris qu’avant de relier ce modèle à une quelconque configuration céleste, il importe de le cerner au niveau socio-historique. Ce modèle peut être tout à fait  accepté par des gens qui n’ont que faire de l’astrologie et rassembler des chercheurs au niveau interdisciplinaire ou transdisciplinaire.
En conclusion, nous dirons que tant que l’on ne s’entendra pas sur un modèle « visible », repérable, ici-bas, hors Astrologie, la recherche astrologique n’avancera pas.  On ne met pas la charrue avant les bœufs.
JHB
06.08. 13

Publié dans ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

Astrologie et visibilité subconsciente

Posté par nofim le 22 août 2013

Quand nous parlons de visibilité, nous n’entendons pas que de nos jours les hommes regardent le ciel et y décryptent certaines configurations. Cela était vrai pour nos ancêtres, cela ne l’est plus de nos jours. Le débat que nous avons initié autour de la visibilité se situe sur un autre plan/
 Nous raisonnons selon une démarche généalogique, génétique. Nous entendons reconstituer notre héritage astrologique à partir de ce dont nos ancêtres connaissaient et disposaient. On ne peut hériter de ce que nos aïeux ne possédaient pas. C’est élémentaire !
On sait très bien que si de nos jours, certaines configurations astrales font écho en nous, cela ne tient pas au fait que nous les « voyons » mais au fait que nos ancêtres les voyaient. Autrement dit, notre « vision » serait subconsciente. Mais cela n’autorise pas pour autant la thèse selon laquelle nous serions sensibles à la présence d’astres « invisibles », à l’instar des transsaturniennes ou en tout cas inconnus des Anciens (dans le cas d’Uranus qui peut se voir)
En fait, il faut comprendre que le phénomène astrologique doit être sous tendu par une théorie de la transmission subconsciente. Notre corps « verrait » à notre insu.
Revenons sur Pavlov. Certains se demandent, comme Claude Thébault, pourquoi nous nous intéressons à ce chercheur russe. On rappellera que Jean-Pierre Nicola lui avait accordé une certaine importance, d’où d’ailleurs le mot « condition » accolé à son école conditionaliste. La notion de réflexe conditionné nous parait en effet tout à fait appropriée pour rendre l’approche astrologique plus intelligible. Nous avons retenu le fait que le « chien de Pavlov » commençait à s’exciter quand le « signal » auquel il avait été accoutumé était en train de reprendre forme visuellement. Bien entendu,  le seuil de reconnaissance est assez complexe à cerner, il introduit une certaine forme d’anticipation qui relativise, comme on l’a dit, le moment où le signal accède à sa forme « idéale », « parfaite ». On a là un continuum et c’est ce qui explique que nous ne prenons pas très au sérieux les leçons de Thébault relative au moment exact où telle configuration a lieu. Mais il est vrai que nous ne nous trouvons pas dans les mêmes conditions de surpopulation astrale que lui. Quand on doit « caser » une multitude d’astres, de configurations, il faut rationner l’espace de chacun et donc on en arrive à des calculs d’apothicaire où un sou est un sou. A contrario, quand on travaille sur un seul cycle, on est beaucoup plus détendu.
On ne doit pas, en effet, oublier que nos astrologues, même s’ils ne l’avouent pas d’emblée, sont victimes d’une crise du logement. Il faut se débrouiller pour trouver une place pour tout le monde, leur attribuer une fonction, un espace propre et il arrive toujours des nouveaux venus qui demandent asile. Il y a là un non-dit chez nos astrologues qui permet de mieux comprendre leur mentalité un peu tatillonne dont nous donnerons un énième exemple en citant la dernière diatribe du dit Thébault :.
« On aura compris que selon ce principe de visibilité, de lisibilité et donc d’intelligibilité,  on ne peut retenir que des facteurs visibles l’un comme l’autre
JHB ne se démonte jamais face aux objections, quelles qu’elles soient, déployant un talent consommé à justifier l’injustifiable, tout et son contraire, il a réponse à tout.
Ainsi il professe un « principe » de visibilité à l’œil nu. Sans préciser QUOI voir, ni comment, ni OU. Ni dans quelle direction d’ailleurs. On s’en fout. Est-ce vraiment encore utile au XXIe siècle du Nouvel Age? Regardez où vous voulez. Avec ou sans verres correcteurs ?
Tout ce qui se faisait avant relève de la ringardise, et les demandes de précision sont avec lui dépassées. Autrement dit, « avec tes chiffres tu dates coco, fais pas chier ».
Ainsi il assaisonne à sa sauce ses arguments : pavlovien , que vient faire ici le savant russe de la théorie du conditionnement ?
Astrocyclogie ? Certainement à pédales sans dérailleur pour Shadocks, puisqu’il n’existe que des périodes, et des périodicités et aucun cycle, même à deux roues pour les planètes. Peu importe JHB décrète l’astrocyclogie du Soleil repensée de fond en comble, par ses soins. Sans oublier celle sa planète fétiche Saturne. Faudra s’inscrire avec cette nouvelle petite reine « astrocyclogie » au départ du Tour de France 2014. Sans pot belge bien entendu.
C’est le chantre de l’approximatif, à double visibilité panoramique, sans rétroviseur, ni marche arrière.
le fait de regarder le ciel de temps en temps, c’est bien suffisant dit-il.
DE TEMPS EN TEMPS, mais JHB est-ce bien nécessaire ? avec votre principe d’approximation datant d’il y a 5000 ans. Remontez aux cavernes serait bien plus indiqué, vous ne croyez pas ? »
Comme on l’a dit plus haut, la plupart d’entre nous, y compris chez les astrologues, connaissent très mal le ciel et seraient bien en peine de nous situer une conjonction approchante ou séparante de Saturne avec l’une des 4 étoiles fixes royales, ce qui se produit environ tous les 7 ans.  Mais il ne faut pas non plus trop en demander à notre perception subconsciente des signaux « pavloviens » qui ont été mis en place par et   pour nos ancêtres. On devra donc s’en tenir à des notions extrêmement simples et n’exigeant évidemment aucun calcul, sinon cela serait au-delà de nos dites facultés subconscientes héréditaires. Ajoutons que l’intervalle de 7 ans qui sépare deux conjonctions consécutives peut jusqu’à un certain point suppléer la nécessité de visibilité et l’on peut se demander si nous n’avons pas en nous une certaine forme d’horloge biologique qui se serait instituée avec le temps.
JHB
05. 08. 13

Publié dans ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

La recherche astrologique : le plan A et le plan B.

Posté par nofim le 22 août 2013

Nous recevons un mail qui évoque l’idée d’une astrologie disparue que nous tenterions de réactiver.
« Guy Taillade :
« On ne doit pas  (.)  Confondre « restaurer » et « conserver ». Soit on conserve quelque chose qui est entier ou du moins qui peut encore servir, soit on ne conserve que des vestiges. On peut conserver l’astrologie de l’Inde. Elle s’est conservée jusqu’à aujourd’hui. On ne peut conserver l’astrologie occidentale, on peut la restaurer, la rénover, mais vous vous prétendez la restaurer à partir d’un pan qui a disparu, en en faisant le seul élément opératif ».
Est-ce que l’astrologie que nous préconisons avait « disparu » ? Nous répondrons pour commencer que le modèle que nous proposons  fonctionne et qu’il n’a vraisemblablement jamais cessé de le faire. Notre recherche aurait une toute autre dimension si nous ne pouvions l’appuyer sur des observations et des corrélations. Rappelons que notre méthodologie implique  de rechercher une explication astronomique pour des phénomènes  dont on a pu remarquer la récurrence.  Par l’absurde, on aurait du mal à imaginer une recherche qui s’appuierait sur des données qui ne présenteraient entre elles aucun rapport pour l’excellente raison que l’on ne voit pas ce qui pourrait nous conduire à nous y intéresser au départ. La réglé du jeu est donc bien de rechercher un point commun astronomique à des choses qui se ressemblent et qui se présentent au  fil du temps. L’astrologue qui ne perçoit pas les ressemblances se met d’emblée hors-jeu. Et il est clair qu’il faut une certaine culture historique, sociologique pour se lancer dans une telle opération.
Evidemment, il y a le plan B : cela consiste à partir des astres pour voir si les mêmes astralités donnent des effets comparables. Ce plan B est conseillé à ceux qui ne connaissent pas grand-chose en dehors de l’astrologie mais comme tout plan B il a ses limites et ne peut donner que des  résultats de second ordre, assez spécieux. Il est vrai que la mise en œuvre du  plan A  comporte bien des pièges. Il ne suffit pas qu’il y ait des guerres pour que cela implique que toutes les guerres soient marquées par le même processus cosmique. On connait aussi les travaux de Gauquelin sur les catégories professionnelles qu’il met en rapport avec une dominante planétaire
L’application du plan A doit se brancher sur des phénomènes  cycliques et donc s’appuyer sur une théorie intelligente du cycle que tout le monde puisse accepter, que l’on soit ou non astrologue puisque comme on l’a dit c’est ce qui distingue le plan A du plan B, le plan B étant réservé aux seuls astrologues qui partiraient de quelque point commun planétaire ou zodiacal alors que pour le plan B,  l’astrologie ne se situe pas au début  mais à la fin de l’entreprise. Et c’est là qu’éventuellement, on en arrive à exhumer une astrologie « disparue » ou « inconnue ». On pense à l’astrologie « uranienne », « transneptunienne », de Hambourg, il y a un siècle, celle d’un Witte (cf notre entretien avec Gabriel Ruis sur teleprovidence). A l’inverse, dans le plan B, on part de l’astrologie que l’on connait.
Le cas des étoiles fixes est emblématique. Seul  le plan A est en mesure de s’intéresser aux étoiles puisque c’est un plan ouvert à toutes les éventualités astronomiques. En revanche, les  astrologues du plan B ne risquent guère de leur accorder de l’importance, vu qu’elles ne font pas partie de leur modèle de départ.
Une variante du plan B consiste à partir du système solaire et de dresser des thèmes se limitant à celui-ci. Là encore, on ne risque pas de faire des découvertes relatives aux étoiles fixes. En revanche, si  l’on suit le plan A, c’est tout à fait possible puisque l’on commence par découper le monde autour de nous sans aucun a priori astronomique quel qu’il soit et ce n’est que dans un deuxième temps que l’on commence à établir des corrélations. C’est d’ailleurs ainsi que nous avons procédé et que cela nous a amené aux étoiles fixes.
Il faut avoir l’humilité de reconnaitre que nous comprenons mieux le monde d’en bas que le monde d’en haut et qu’il vaut donc mieux partir du monde d’en bas. C’est là l’orientation de la recherche astrologique de type A. A contrario, que peut signifier une recherche qui partirait de constats astronomiques ????? On peut certes rapprocher entre eux des événements d’ordre astronomique mais c’est terriblement abstrait au regard du monde d’en bas, celui des sociétés humaines. On peut rassembler des données astronomiques pour un instant T mais est-ce que cela constitue un événement astronomique ? Le cosmos est un labyrinthe. C’est ce qui condamne en pratique le plan B si ce n’est que certains sont plus à leur aise dans les chiffres que dans l’observation du monde et que l’on fait volontiers  de nécessité vertu ;
Taillade,  à l’évidence, se fait l’avocat d’une recherche astrologique B, qui parte du corpus astrologique connu et reconnu pour voir si des astralités semblables donnent des comportements ou des événements semblables, analogues. Mais le hic, c’est quand on se sert comme outil du thème astral et que l’on prétend étudier par l’astrologie une certaine complexité. Les similitudes ainsi dégagées par la voie B  n’apparaissent aucunement si l’on suit la voie A. Elles sont, dirons-nous, trop subtiles. Et c’est bien là que le bât blesse : l’astrologue B est trop subtil, introduit des distinctions trop fines, et qui passent par-dessus la tête de ses clients. A contrario, la voie A  met en avant des observations beaucoup moins subtiles que tout le monde peut saisir.  C’ est pourquoi les astrologues B nous reprochent une démarche « réductrice ». Et comment ne le serait-elle pas face à cette astrologie XL  du plan B ?
On nous reproche étrangement de ne pas nous intéresser à la pratique de l’astrologie mais c’est là jouer sur les mots. La vraie « pratique «  de l’astrologie, dans le plan A, elle se situe au début du processus alors que dans le plan B, elle se situe à la fin du processus.
D’ailleurs, chacun voit à quel point ces distinctions entre A et B sont commodes et de fait quand on part d’une astrologie B, on ne risque pas de découvrir la dialectique A et B. En effet, d’entrée de jeu, le chercheur B  se condamne à percevoir la complexité du monde et passera donc  à coté de A et de B pour conclure que  le monde est terriblement compliqué. Il cherchera un monde conforme à son modèle astrologique alambiqué.  Mais là encore, il sera perdu dans un labyrinthe. Comme dans les sables mouvants, il faut impérativement avoir un appui/levier extérieur pour décrypter les méandres de l’astronomie contemporaine et de l’astrologie traditionnelle. Et de fait, avec la méthode A, l’on peut aboutir  à la restauration d’une astrologie « disparue » et c’est tant mieux :!
JHB
05.08.13

Publié dans ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

La fin de l’astrologie ponctuelle

Posté par nofim le 15 août 2013

La culture, la mentalité, les valeurs des astrologues, en ce début de XXIe siècle, restent fortement marquées par l’idée d’un temps ponctuel, celle du cliché pris en un instant T.

Des générations d’astrologues ont été formées autour d’une certaine idée de la précision. Quelques minutes d’approximation  compromettraient tout le travail de l’astrologue, qu’il s’agisse des planètes maisons ou de la fixation d’une date. On en est resté au temps de Placidus de Titis, à la fin du XVIIe siècle (réédité par la FDAF, il y a quelques années) qui proposait son nouveau système de domification comme étant plus « précis » sans parler bien entendu de la fixation de l’ascendant qui peut dépendre de si peu de choses pour que l’on passe d’un signe à un autre. Des astrologues ont consacré leur carrière à la collection de données de naissances aussi fiables que possible. Il fallait donc s’attendre à ce que certains astrologues s’interrogent sur la précision apportée par les mesures astronomiques. C’est le cas d’un Claude Thébault qui a tout misé sur une amélioration de la qualité des « observations ». Nous recevons de lui ce mail qui est très révélateur de cette astrologie un peu vieillotte mais l’on a scrupule à s’en prendre à des entreprises qui ont absorbé, probablement assez en vain, autant d’énergie ! Cela dit, force est de constater que tout groupe social doit partager certains valeurs. Mais il est grand temps d’en changer.

Claude Thébault (directeur d’Astroemail) :

LA VISIBILITE DANS LA SATURNOLOGIE DE JHB

(saturnologie expression de Guy Taillade)

Dans un de ses billets début août JHB évoquait de doubler la visibilité, sans doute aussi simplement parce que tout individu possède un appareil visuel constitué de deux globes oculaires.

On notera le caractère SOMMAIRE de sa contribution dans la mesure où il ne précise nulle part Où cette double visibilité doit s’effectuer. Est-ce sur Terre, géocentrisme, ou dans l’espace Héliocentrisme ?

Dans ses textes, visibilité est non seulement un mot vague, mais aussi on ne peut plus flou.

Cela provient certainement du fait qu’il y a un malentendu fondamental sur cette notion dans son esprit, comme dans celui des lecteurs de son billet.

En effet, visibilité possède un sens précis, très précis même, puisque ce terme émane de l’astronomie. Ce qui étonne de le voir repris tel quel à son compte par JHB.

Un événement n’est complet que lorsque sa LUMIERE est parvenue à l’observateur. Pour cette raison on évoque la mesure de la visibilité. En effet, le fait de savoir qu’une conjonction se forme quelque part dans l’espace constitue une donnée insuffisante. Encore faut-il que la lumière émise, à cette occasion parcourt l’espace et atteigne l’observateur, afin que la mesure soit faite de sa date, de sa puissance, ainsi que du temps écoulé.

La visibilité comporte donc un volet mesurable, non par l’œil, mais à l’unité de lumière : la candela. Ou intensité lumineuse dans une direction donnée d’une source qui émet un rayonnement monochromatique de fréquence 540×10 puissance 12 hertz et dont l’intensité énergétique dans cette direction est de 1/683 watt par stéradian.

« L’année lumière est une unité auxiliaire, trajet parcouru par la lumière pendant une année julienne dans un espace-temps vide de matière. La vitesse de la lumière est 299 792 458 m/s soit presque 300 000 kms/s. Grossièrement il faut une peu plus d’une seconde à la lumière reflétée par la Lune pour parvenir sur la Terre.

Ces quelques données pour dire que la visibilité d’un événement de Saturne, avec l’une des 4 étoiles préférées de JHB, ne pourrait avoir de consistance que dans la mesure où JHB est en état d’en apporter la PREUVE à un moment donné. Celle-ci ne peut résulter d’une simple mention d’éphémérides, car la mesure de la lumière émise, prouve la matérialité de la conjonction.

Ce qui revient à dire que la saturnologie nécessite la mise en œuvre de moyens sur lesquels JHB est particulièrement taiseux, puisqu’il est incapable de prouver la matérialité.

« Pour terminer, il existe une autre réalité sous-estimée par JHB, à propos de la visibilité, celle de la diffraction, résultant des interférences des 7 anneaux de saturne et de ses 18 satellites.

Que saturne passe sur un fond de ciel où se trouve 4 étoiles cela se calcule. Uniquement dans un rapport d’exactitude à 0°. Que l’on puisse en déduire quoi que ce soit nécessite une mesure de visibilité, pour attester que l’événement bien réel s’est produit, à la réserve près de l’absence de toute interférence dans le trajet de la lumière.

JHB a encore beaucoup de travail à fournir pour établir la consistance de sa théorie ».

Notre commentaire ;

Face à la multiplication et la démultiplication des facteurs,  les astrologues nous expliquent que pour les départager il faut  faire jouer la précision mathématique la plus draconienne (cf. l’ACB de Roger Héquet). A contrario,  quand on ne dispose que d’un modèle extrêmement dépouillé, ce critère de précision ne fait plus beaucoup sens et on est, en quelque sorte, sur une autre « planéte ». Alors que penser de ces donneurs de leçons qui récitent un discours totalement décalé par rapport à notre méthodologie ?

En effet, la précision, en astrocyclologie est une notion extrêmement relative et un enjeu à repenser de fond en comble. On est bien entré dans l’astrologie du XXIe siècle qui ringardise les pratiques d’un autre âge. Cette révolution épistémologique n’est pas due à quelque apport de l’astronomie contemporaine et elle aurait pu avoir lieu il y a de nombreux siècles mais encore eut-il valu que l’astrologie parvint à se dégager du carcan du « thème »/ et renouât avec la problématique qui est fondamentalement la sienne, à savoir le cycle et sa double visibilité.

On  nous excusera d’employer ce terme à notre façon, mais il nous semble que tous les gens de bonne foi auront compris de quoi il retourne et c’est bien là l’essentiel.  Quand il s’agit de combiner deux facteurs distincts, la moindre des choses n’est-elle pas que l’on puisse les « voir » dans le ciel. ? Mais, attention, pour nous, une configuration – et là encore on nous pardonnera d’user de ce terme comme nous l’entendons-  est un processus évolutif, qui n’est donc pas à la merci d’une approximation ponctuelle. On n’est pas, ici, faut-il le rappeler, une fois de plus, dans le cadre d’un « thème » et pour nous configuration ne renvoie pas à la structure du « thème », cette espèce de rendez-vous du ciel pour un instant T qui nous est toujours apparu comme totalement factice quand bien même serait-il mesurable, ce qui ne veut pas dire grand-chose quand on bâtit sur du sable.

Pour nous, l’astrologie est « pavlovienne », c’est-à-dire qu’elle fonctionne à partir d’un signal qui est plus ou moins « lisible » ou « flou ». Quand il est lisible assez nettement, on est en phase A et quand il est de plus en plus flou on est en phase B. Plus simple, tu meurs ! Le grand public doit pouvoir suivre et ce d’autant que s’il regarde le ciel de temps à autre et non à un instant T- puisque tel n’est pas le problème ici-il peut voir que les deux facteurs concernés sont plus ou moins proches l’un de l’autre.

On aura compris que selon ce principe de visibilité, de lisibilité et donc d’intelligibilité,  on ne peut retenir que des facteurs visibles l’un comme l’autre.  D’ailleurs, les travaux sur les cycles entrepris par certains astrologues (André Barbault, Lenoble) s’articulent sur deux astres visibles, si ce n’est que nous ne considérons comme visibles que ce qui l’est à l’œil nu puisque ce qui nous intéresse c’est le regard du public, un regard partagé qui n’a pas à être simultané, à la seconde près mais qui peut s’étaler sur plusieurs jours, plusieurs semaines voire plusieurs mois. On voit qu’il n’y a pas vraiment urgence, ce qui peut faire enrager ceux qui ont tout misé sur cette sacro-sainte précision qui intéresse peut être les astronomes mais beaucoup moins l’astrologie du XXIe siècle. Il importe que l’astrologie déclare son indépendance par rapport à l’emprise de l’astronomie et limite au minimum son interface.

Dans notre nouvelle « vision » de l’astrologie,  on a le temps de se retourner car de toute façon il faut donner du temps au temps. Si le ciel a été choisi comme référentiel, c’est uniquement parce qu’il permettait de s’y retrouver sur des bases simples : des corps célestes  visibles et se mouvant de sorte de former des messages obéissant à une cyclicité.  Il est donc hors de question de considérer comme une « configuration », ici,  une planéte en rapport avec autre chose qu’un autre corps céleste, planéte, astéroïde, étoile fixe. Exit, le point vernal (équinoxes, solstices), le passage d’un signe à un autre, les nœuds lunaires et tutti quanti.  C’est ce  que nous appelons le principe de « double visibilité » par opposition  à celui de « visibilité » d’un seul facteur ou de plus de deux. En astrologie du XXIe siècle, l’étalon est la double visibilité et on ne transige pas là-dessus.

Alors quand  Thébault nous ressert son antienne sur la précision astronomique, on peut dire qu’il se trompe de cible. Ce n’est pas de sa faute, il a été formé selon des valeurs qui ont fait leur temps et long feu. Ce qui n’est jamais très agréable à reconnaitre. On ne brade pas de bon cœur un savoir-faire laborieusement acquis. Mais c’est la rançon du progrès. Encore ne faut-il pas se tromper de « progrès » et ne pas miser sur le mauvais cheval.

Donc nous répétons une fois de plus que la précision qui nous intéresse ici est très relative, qu’elle correspond aux possibilités de l’Humanité d’il y a 5000 ans qui ne disposait ni de télescopes ni de mesures rigoureuses du temps. Ne soyons donc pas anachroniques et ne vilipendons pas nos prédécesseurs avec condescendance au sujet de leurs lacunes et de leurs erreurs ! Ne mettons pas la barre trop haute ! Comme on dit en anglais,  le fait de regarder le ciel de temps en temps, c’est bien suffisant : good enough. N’en rajoutons pas ! Surtout quand des exigences exorbitantes dissimulent-mal- une certaine inconsistance du modèle, à savoir le « thème »- qui est une sorte de fourre-tout innommable.

Même l’astrologie mondiale s’est récemment laissé envahir par ces fausses valeurs. On célébré le passage de telle planéte dans tel signe. Or, un signe est une abstraction, une convention invisible, même si l’astrologie a pu emprunter certaines images ici et là. On nous  présente complaisamment les thèmes de naissance de tel ou tel pays ! C’est dire !  Or, rien n’est figé, tout est cyclique, ce qui relativise énormément la minutie à laquelle un Thibault voudrait nous astreindre et nous stresser. Nous avons rencontré de ces astrologues qui passent du temps à « corriger », à vérifier l’heure de naissance, parfois avec les procédés les plus loufoques comme les degrés monomères tant ils sont angoissés à l’idée qu’une approximation pourrait hypothéquer la qualité de leur diagnostic et/ou de leur pronostic.  Mais cette précision initiale va se trouver très vite noyée dans un ensemble hétérogène de facteurs, dans un écheveau que l’astrologue praticien devra démêler et on sera alors à des lieux de la dite précision.  Mais comme dit Franck Nguyen, on est dans une « chronomancie », c’est-à-dire que l’on doit respecter la « recette » du « plat » astrologique que l’on sert au client et cela passe par  le respect d’une extréme précision parce que c’est la régle, le rituel, pour que la mancie fonctionne et que l’astrologue se sente légitime. No comment !.

JHB

05.08.13

Publié dans ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

Pour une astrologie des configurations

Posté par nofim le 15 août 2013

La plupart des astrologues depuis quelques décennies semblent avoir opté pour une thèse suicidaire, celle d’une influence ou d’une correspondance  astrales s’effectuant à l’insu des hommes. Cela résout certes quelques problèmes mais cela en pose de bien plus graves, le remède étant pire que le mal.
L’avantage évident de cette posture est que cela permet d’intégrer les nouvelles planètes, ce qui montre les fâcheux effets  de cette addition/addiction sur la représentation que les astrologues donnent de l’Histoire de leur science. Ils ne craignent pas ainsi de désavouer des millénaires d’une astrologie ignorant ces précieuses informations dont ils ne peuvent plus se passer au point de se demander comment indiquer le changement sans se servir d’Uranus, découvert en 1781. L’autre avantage, prétendu, c’est que cela évite de dire que l’astrologie est une invention des hommes ou un simple produit culturel qui n’existe que du fait d’une transmission séculaire. Or, sociologiquement, il ressort que beaucoup de ceux qui « croient » en l’astrologie ne croient pas en l’Homme, en tant que créateur et réservent ce privilège à Dieu, aux dieux, voire aux extra-terrestres ou à quelque civilisation disparue. Autrement dit, si on va voir l’astrologue ou si l’on fait confiance à l’astrologie, c’est parce qu’elle vient d’ailleurs, d’un ailleurs décalé tant dans le temps que dans l’espace.
Les astrologues  sont en fait fascinés par les astronomes justement parce qu’ils incarnent cette faculté de dépasser l’espace-temps ordinaire.D’où un culte des oracles astronomiques. Sans l’astronomie moderne, l’Humanité serait à la  dérive. ; Elle est l’interface  entre les hommes et les dieux. Ce serait plutôt un cadeau empoisonné.
Pour des gens qui n’ont pas un rapport très évident avec la recherche  historique, l’astronomie supplée à tout puisqu’elle est intemporelle tant son, temps est long, quelques millénaires, en plus ou en moins importent peu. S’ajoute à cela l’argument selon lequel une science doit évoluer, se perfectionner, combler ses « lacunes. ». Cela nous fait penser à certains historiens du corpus Nostradamus qui déclarent que telle édition des centuries ne comporte pas tel ou tel quatrain en affirmant que ceux-ci devaient exister dès l’origine mais ont disparu alors que visiblement ils relèvent d’un apport tardif. Les nouvelles planètes ne viennent pas, selon nous, compléter une connaissance lacunaire de l’astrologie mais sont une excroissance dont l’astrologie peut fort bien se passer.
En fait, ces astrologues coupent la branche sur laquelle l’astrologie est perchée ; C’est précisément la durée d’un savoir qui peut conduire à penser que celui-ci a pu s’ancrer dans une sorte de mémoire collective de l’Humanité voire dans son ADN. En s’appuyant sur une astrologie non attestée ni atte stable dans l’Antiquité, nos modernes astrologues se fourvoient épistémologiquement.
Bien pis, croire que l’astrologie a quoi que ce soit à attendre des sciences « dures » est chimérique. Elle doit bien plutôt rechercher son salut du côté des sciences sociales, politiques, voire juridiques en tant que création du génie organisationnel de certaines sociétés.
En 1986, il y a donc  plus d’un quart de siècle, nous avons proposé à la communauté astrologique de ne plus affirmer que les astres agissent sur nous de par leur vertu propre intrinsèque mais parce que nous les avons instrumentalisés, avons conféré arbitrairement  à certaines configurations un certain statut de signal. Ce à quoi les sciences dures n’ont rien à redire, sont disqualifiées. Si telle religion accorde de l’importance à telle étoile, est-ce que ce sont les astronomes qui vont trancher ? La seule chose qu’ils puissent faire est de vérifier dans la mesure du possible si la dite étoile était visible et en tel endroit à telle époque. C’est ainsi que nous savons que les transsaturniennes étaient hors champ, off limits de l’Humanité ancienne et de sa conscience des cieux.
Mais qu’est-ce qui fait croire aux astrologues que l’astrologie a besoin d’un apport supplémentaire pour fonctionner ? Peut-être une certaine conscience qu’il manque quelque chose mais ne s’agirait-il pas plutôt des étoiles fixes avec lesquelles ces planètes lentes ne sont pas sans offrit certains points communs du fait précisément de leur fixité relative ? Mais il reste que l’accent a été mis excessivement sur la question des planètes et insuffisamment sur celle des configurations.  C’est la combinatoire qui importe plus que tout car un astre isolé ne fait pas sens au regard de l’encodage astrologique. Au Xe siècle, on proposa comme configuration Jupiter-Saturne (20 ans). André  Barrault s’est beaucoup polarisé sur le «cycle »  Saturne-Neptune (36 ans) et nous même sur celui de Saturne avec les 4 étoiles fixes royales (7 ans).
Revenons un instant sur le cycle, donc la configuration Jupîter-Saturne. Elle se reproduit tous les 20 ans mais les astrologues proposèrent de les englober dans une série d’une dizaine ou d’une douzaine   de rencontres successives, pour constituer une période de 200 ans  puis de tout regrouper sur une période de 800 ans, c’est dire qu’ils n’avaient pas besoin des transsaturniennes pour couvrir de longues durées. En fait, ils se servaient des Quatre Eléments, ce qui n’est pas sans faire songer aux 4 Etoiles fixes Royales, d’autant que ces Eléments étaient articulés sur les 12 signes du Zodiaque.
Parler d’Uranus isolément ne fait donc pas sens. Ce n’est pas la planéte qui est porteuse de sens, mais la configuration qu’elle forme à un instant T avec son « double »  planétaire ou stellaire. Les stades par lesquels elle passera correspondront peu ou prou avec ceux représentés par les significations planétaires dans leur diversité. Autrement dit, une seule configuration suffit à l’Astrologie car elle épuise toutes les significations possibles tout comme au cours d’une vie nous passons par toutes sortes de stades que l’on peut qualifier au moyen des dieux planètes. C’est dire que le débat sur les trannsaturniennes n’est intéressant que du fait des significations qui leur sont associées et qui viennent en quelque sorte compléter la palette de la cyclicité de la configuration centrale. Mais on n’a que faire du cycle formé avec Uranus, Neptune ou Pluton au niveau astronomique. La priorité pour l’astrologie est la détermination de LA  configuration et celle de stades successifs qui balisent le cycle complet d’une conjonction à l’autre, de A à B. On nous dit qu’Uranus marque le changement. On peut tout au plus qualifier tel stade d’un cycle d’uranien  mais sans impliquer le mouvement réel de la planéte portant ce nom.  La mythologie peut servir à l’astrologie sans passer par l’astronomie et si effectivement telle planéte porte le nom de tel dieu, cela ne peut nous servir que pour nous rapppeler que l’astrologie traite du changement, non pas qu’elle a besoin d’une planéte restée inconnue des millénaires durant.  Le fait que Pluton ait été déclassé ne nous empêche pas de rechercher des valeurs plutoniennes mais sans nous  référer à cet astre.
La compréhension des fondements de l’astrologie exigera bien des progrès au niveau des sciences de l’Homme et fort peu du côté de l’astronomie. Nous n’avons aucune obligation de nous servir des mouvements de chaque astre du systéme solaire. Quant à la question de regarder le ciel non pas du point de vue de la Terre mais du point de vue du système solaire-en héliocentrique, ce qui affecte surtout Mercure et Vénus, c’est là l’aboutissement d’une logique  qui refuse de s’en tenir à ce que nos ancêtres ont perçu et qu’il ne nous revient pas de corriger tant que nous ne sommes pas en mesure de trafiquer notre ADN, ce qui  n’est probablement pas souhaitable en tout état de cause et qui ferait de nous des apprentis sorciers. Jusque là, nous naissons semblables aux hommes d’il y a des millénaires. L’astrologie est liée à cette humanité.  Si jamais une autre humanité est mise en place, cette astrologie là aura vécu.
JHB
03.08.13

Publié dans ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

Le malentendu des emprunts de l’astrologie

Posté par nofim le 15 août 2013

L’astrologie a beaucoup emprunté mais ces emprunts n’ont pas été bien compris. On les considéré à tort au premier degré alors qu’il s’agit de transpositions.  Certains astrologues prennent ces emprunts à la lettre, ce qui est particulièrement flagrant dans le cas du Zodiaque.
Sous prétexte que l’astrologie a emprunté à l’imagerie zodiacale liée aux saisons, nos astrologues se sont imaginés que l’astrologie devait nécessairement  s’articuler sur le cycle  des saisons, ce qui, comme on sait, aura conduit à placer le zodiaque saisonnier au centre du savoir astrologique et par voie de conséquence le soleil et le système solaire, le soleil jouant un rôle clef dans le processus saisonnier.
.Or, selon nous,  l’Astrologie n’a rien à voir avec la réalité du cycle saisonnier, elle n’aura fait que récupérer son  contenu symbolique décrivant un processus évolutif dont elle avait besoin pour sous-tendre sa démarche cyclique. Elle aurait pu tout aussi bien adopter un autre référentiel comme elle l’a fait d’ailleurs  pour les maisons astrologiques ou pour quelque théorie évolutive  des Ages balisée par une symbolique mythologique des dieux.
C’est un piégé dans lequel tombent bien des historiens que  de prendre à la lettre certains emprunts, croyant bien  faire, persuadés d’avoir trouvé la clef de l’énigme.  Or, confondre le réel et le symbolique conduit à des contresens dans la compréhension des documents. Au lieu de se dire qu’il ne s’agissait là que de représentations d’un principe évolutif assez général, on a pris celles –ci comme constitutives même de l’édifice astrologique, alors qu’elles en étaient des données amovibles et interchangeables, remplaçables par d’autres illustrations renouvelables.
Il est clair, notamment que lorsque l’on dit que telle planéte est dans tel signe de printemps ou d’hiver, ce n’est là qu’une image sauf dans le cas du soleil.
Cette simple prise de conscience devrait anéantir l’idée même de zodiaque tropical. Celui-ci a certes fait l’objet d’un emprunt majeur de l’astrologie mais cela n’impliquait nullement que l’astrologie eut à s’encombrer concrètement du cycle saisonnier en temps réel.
On pourrait aborder la question des dieux-planètes selon la même méthodologie. L’on peut en effet penser que l’astrologie se soit intéressée, à un certain stade,  aux noms des planètes du système solaire qui n’était pas encore défini ainsi, dans un contexte géocentrique. Elle aura voulu intégrer les noms des planètes, ce qui aura abouti au dispositif des domiciles et des exaltations, qui d’ailleurs associe signes zodiacaux et « planètes » virtuelles. Et ce n’est que par la suite que des astrologues croyant bien faire se sont dit que l’on pouvait et devait  tenir compte de la position réelle des dites planètes, à tel instant dans le ciel tout comme l’on pouvait le faire pour le Zodiaque.
Naissait ainsi une nouvelle astrologie dont nous sommes actuellement les héritiers et qui à la fois perpétue une astrologie antérieure, avec  les domiciles et les exaltations, les signes zodiacaux sur un plan symbolique et à la fois  s’ancre réellement sur le cycle saisonnier et sur le mouvement réel des planètes. Le passage est tangible quand on compare l’Astronomicon de Manilius et la Tétrabible de Ptolémée (tous deux édités dans les années 70 dans la Bibliotheca Hermetica de René Alleau), censés être écrits à un siècle environ d’intervalle.
Que conclure ?  De la nécessité d’abandonner une approche « réaliste » des signes zodiacaux et des planètes et d’en revenir à une approche « nominaliste » et purement symbolique.  Cela signifie que l’on doit se délester  des « vraies » planètes en dehors de Saturne, les autres ne faisant que de la figuration  et des « vrais » signes  issus d’un découpage en 12 du cycle saisonnier pour ne garder en lieu de point vernal que la conjonction de Saturne avec les 4 étoiles fixes royales. ;
Cet endettement de l’astrologie par rapport aux mois du calendrier soli-lunaire ( le 12 vient des 12 lunaisons)  et par rapport aux sept planétes (Septénaire) qui ont servi à nommer les 7 jours de la semaine, doit connnaitre un  coup  d’arrêt au niveau d’un lien matériel. La meilleure façon est encore  de changer de langage, de remplacer les noms des dieux et des mois par d’autres formulations, comme l’alternance A/ B que nous avons proposée tant sur le plan cyclique que typologique.
Nous avons beaucoup travaillé sur la question des emprunts et des sources hors du champ astrologique. Il ne faut jamais oublier que ces données récupérées à un certain stade  ne doivent jamais être prises au premier degré tout comme une sculpture n’est  pas réductible au bloc de marbre dont elle est issue. 
 
JHB
02.08.13

Publié dans ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

Les astrologues et l’idée de changement

Posté par nofim le 15 août 2013

Quand on pense que les astrologues ne cessent de se plaindre des préjugés existant contre l’Astrologie, l’on a du mal à admettre que les dits astrologues se permettent de rejeter certaines formulations de l’astrologie au nom de tel ou tel principe. Or, c’est bien à un tel spectacle que nous assistons depuis quelque temps. Ce qui fait que les astrologues n’ont plus de leçons de tolérance à donner.
Certes, il leur est loisible de parler de légitime défense face à des propos réformateurs et contestataires mais une chose est de répondre à des attaques, une autre de rejeter de nouvelles propositions au nom de quelque postulat que l’on voudrait indéracinable. Il est vrai que la position des réformateurs fait problème aux tenants d’un certain consensus de la communauté astrologique, attachée à certaines pratiques. En effet, on ne saurait reprocher aux réformateurs de l’astrologie d’ignorer l’astrologie ou d’être « contre » l’Astrologie qu’ils entendent  restaurer. Force est donc de constater que nos astrologues ne défendent pas tant l’Astrologie que « leur » astrologie, qu’une certaine astrologie  dont ils affirment qu’elle correspond à la demande du public, de la clientèle tant des « patients » que des élèves, ces deux catégories se confondant à plus d’un titre. Il s’agirait donc d’un fonds de commerce bien codifié et auquel il ne faudrait surtout pas toucher. Ne crachons pas dans la soupe !
En fait, la tactique la plus courante consiste à ne pas se faire l’écho des travaux susceptibles de déstabiliser l’Astrologie avec un grand A. Il n’y a pas de place dans les réunions astrologiques pour une « opposition », pour une alternative, pour une alternance. On a affaire à une société que l’on pourrait qualifier de totalitaire, refusant un certain degré de pluralisme. Cela aboutit à une crise de la qualité  du recrutement. On n’y  supporte que les perroquets.
On ne peut donc s’empêcher de songer à  la façon dont les réformes sont plus ou moins bien accueillies dans différents milieux « scientifiques » et cela interpelle tout particulièrement  quand on pense que la notion de cyclicité  induit celle de réforme, de révolution, tout nouveau cycle pouvant être assimilé à une « révolution » dans tous les sens du terme. Comment donc l’Astrologie ne pourrait-elle se permettre de confisquer l’idée de réforme ? Mais on sait que les cordonniers sont les plus mal chaussés. Très franchement, on voit mal comment un astrologue ne devrait pas montrer l’exemple et s’il ne faudrait pas exercer un certain contrôle de la profession comme cela se pratique dans les milieux psy à commencer par la psychanalyse. Un astrologue qui vit mal la notion de changement, tant individuellement que collectivement,  à assumer et même à préparer peut-il prétendre être un bon conseiller en matière cyclique ? Nous ne le  pensons pas !
Mais là où cela dérape c’est quand on lit un texte comme celui de Christian Moysan sur le changement, que son propos lui soit propre ou l’émanation de l’approche de tout un  groupe :
« Si la Lune,  de par ses incessants  changements de forme, est par analogie logiquement susceptible d’en  déterminer  sur le monde terrestre, ce n’est certainement pas le cas de Saturne, dont la lenteur de marche évoque celle de la pesanteur, et de l’inertie, contraires au mouvement du changement. Saturne peut éventuellement intervenir dans un changement, associé à une planète y inclinant comme la Lune ou Uranus,  pour le freiner ou s’y opposer, certainement pas pour le provoquer ». 
On aura compris que, selon ces dires, il y a des planètes qui sont plus faites pour signifier le changement que d’autres. Or, il est clair que tout cycle, articulé sur n’importe quelle planéte, est porteur de changement.  Le changement ne saurait être attaché à un astre en particulier mais bien à une dynamique interne à tout cycle. Et le pire, c’est que lorsque de tels propos sont proférés, ils ne soient pas dénoncés.  
Comment peut-on sérieusement associer une planéte au changement ? Cela vient bien confirmer à quel point les astrologues ont un problème avec cette notion  de changement et cela vient hypothéquer tout leur travail, leur crédibilité.
Mais cela montre aussi à quel point les tentatives de conférer  à telle planéte telle signification débouche sur une impasse car le cycle d’une planéte généré par lui-même des tonalités, des   états mentaux successifs que l’on peut certes associer à tel  ou tel dieu de la mythologie mais non pas à une planéte qui est elle-même vecteur d’un cycle. .On ne va pas attendre un aspect d’Uranus pour annoncer un changement.  Une telle façon de faire anéantit  les travaux de l’école française d’astrologie visant à ponctuer un cycle formé par deux planètes en recourant à la succession des aspects.  Comment en est-on arrivé à attribuer aux planètes ce qui est le propre des aspects, qui, à l’instar des planètes sont classées en « harmoniques » et « dissonants », ce qui fait pendant aux planètes « fortunées » et « infortunées » ?  Bien pis, voilà que nos astrologues tendent à attribuer le changement à des planètes inconnues des Anciens, au-delà de Saturne, ce qui fait désordre ! Comme si les anciens astrologues n’avaient pas les outils pour annoncer des changements, notamment avec Jupiter et Saturne et les « grandes conjonctions » (depuis le Xe siècle), c’est bien là un aveu de méconnaissance de la tradition astrologique dans le domaine du « mondial ». La tradition astrologique ptoléméenne est ainsi frelatée par l’astrologie anglo-saxonne qui a introduit au XIXe siècle les transsaturniennes au sein des dispositifs astrologiques.
.Ainsi, selon un tel raisonnement,  le cycle de Jupiter et de Saturne aurait besoin, d’une intervention d’Uranus  pour marquer le changement ! Et celle-ci dépendra forcément  du mouvement de cet astre lequel interférera avec le cycle des autres planètes.  Autrement dit, au lieu de disposer d’une dynamique interne régulière propre au cycle, l’on fait appel à une dynamique externe qui va bousculer le déroulement normal du cycle.
Ainsi, ceux qui sont partie en campagne contre une astrologie centrée sur Saturne sont prêts à utiliser impunément des arguments qui ne respectent pas une logique cyclique du changement.  Quel astrologue du XIXe siècle a eu l’idée géniale d’associer  la nouvelle planète Uranus au changement ?  Probablement  -cf. La Vie astrologique il y a cent ans, Ed. Trédaniel-La Grande Conjonction, 1992- en raison des événements se déroulant à l’époque en  France, ce qui nous conduit à une aute aberration consistant à associer chaque planéte  nouvellement découverte avec un changement pour l’Humanité/ Cette fois, l’astrologie n’est plus seulement tributaire des nouveaux cycles planétaires mais même de la date de leur découverte !
Ce que nous avons voulu apporter à l’astrologie du  nouveau siècle- deux cents ans après les dérives précessionneles et trannssaturniennes- c’est une nouvelle théorie du cycle, articulée sur la planéte la plus lente du septénaire, avec une succession de périodes de sept ans, qui ne serait pas susceptible de se combiner avec un quelconque autre critère que la conjonction de Saturne avec les 4 étoiles fixes royales. Le cycle de Saturne se suffit à lui-même, il comporte sur 7 ans quatre temps, à l’instar des solstices et des équinoxes.  On dira que le solstice d’hiver- ce n’est là qu’une analogie- correspond à la conjonction A,  l’équinoxe de printemps au passage de  A à B, le solstice d’Eté à B et l’équinoxe d’automne au passage de B vers A. Chaque fois il y a un changement au sein d’une phase de 7 ans mais bien entendu il y a changement quand une nouvelle conjonction se forme entre Saturne et une des quatre fixes.
Mais voilà nos astrologues  pinaillant sur le pourquoi du choix de telle planéte ou de telle étoile et pourquoi pas celle –ci plutôt que  celle-là et tout à l’avenant, en oubliant que l’on pourrait tout à fait leur demander pourquoi telle planéte, tel signe signifient  ceci et pas cela. Ces astrologues ont des préjugés, des principes qui n’ont rien à envier avec ceux des adversaires de l’astrologie car en fait  ils défendent une certaine routine supposée avoir été définitivement validée alors qu’elle n’est même pas dépositaire d’une théorie cohérente du changement.
JHB
02. 08. 13

Publié dans ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

1234567
 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs