Le principe de double visibilité en astrologie

Posté par nofim le 15 août 2013

La visibilité est un garde-fou pour l’astrologie, un « étalon » comme on parlait de l’étalon or.  Il est vrai que l’application de ce principe met en  question une grande part du savoir astrologique actuel. On passe ici du subjectif à l’objectif. Il ne s’agit plus de projeter sur le monde ce que l’on sait ici et maintenant mais d’instrumentaliser le monde tel qu’il se présente à nous, donc dans sa visibilité objective s’imposant à tous, par-delà la subjectivité intérieure de chacun. Traduction : on ne peut  prendre comme base commune à tous que ce qui se voit, c’est-à-dire le « signifiant », ce qui est susceptible de signifier de par son caractère visible.  Ce que l’on associe avec ce signifiant est déjà une autre affaire qui est de l’ordre du signifié, de ce qu’on lui fait signifier mais il y a cette condition nécessaire à remplir, la visibilité.
Laissons la parole à  Taillade sur le plan astrologique :
« Pour moi le critère de visibilité est bien pertinent, mais il suffit de le prendre au sens simple de pouvoir être vu à un moment ou à un autre à l’œil nu et avec une régularité précise, pas de ne faire sens, pour un astre quelconque que lorsqu’il est visible.
Si on le prenait dans ce sens, on sait que dans la journée on ne voit vraiment que le soleil et mal la Lune de jour (mais cela même fait sens astrologiquement, c’est-à-dire symboliquement, car le Soleil est le luminaire conditionnel de jour et la Lune de nuit). Quant aux autres planètes, on sait en gros à quelle distance de l’horizon elles sont visibles avant que le Soleil ne se lève et après qu’il est couché (tout cela est significatif aussi dans la pratique astrologique).
Mais par ailleurs si cette visibilité est première dans la sélection des facteurs utilisés en astrologie quand on la pratique proche de l’esprit des anciens, elle n’est pas le seul critère sur lequel le choix se fait, car il y a en particulier aussi le rapport à certains facteurs célestes de référence, comme l’horizon, l’écliptique ou l’équateur et le fait même de se lever ou ne jamais se lever, c’est-à-dire passer l’horizon »
 Notre commentaire : Taillade veut « sauver » « certains facteurs célestes de référence » mais pour nous  ce qui est signifiant est de l’ordre de la rencontre entre deux facteurs visibles, un facteur isolé n’étant pas à nos yeux signifiant. Une planéte faisant cycle avec une étoile, c’est un phénomène doublement visible qui fait « symbole », au sens étymologique du terme, c’est-à-dire conjonction. Une étoile qui se lève à l’horizon, une planéte qui passe sur le point vernal, est-ce que cela entre dans nos définitions ? On a bien un facteur visible mais l’autre ne l’est pas. Une conjonction Saturne-point vernal, qu’est-ce que cela vaut ? Personne ne la voit, cela se « sait » mais notre œil ne la perçoit pas et l’on ne peut faire abstraction du corps qui reste le signifiant principal de l’Humanité, faute de quoi on a affaire à des fantômes…
Et cela vaut pour les signes du zodiaque.
En revanche, on distinguera entre le temps et l’espace.  On peut définir A et B spatialement et visuellement. Mais comment on ira de A à B relève du temps et cela échappe au visuel. On peut s’organiser comme on voudra pour joindre A et B/ L’espace,   ce sont les fins et le temps ce sont les moyens. Le Zodiaque est une structure qui n’est pertinente que comme mesure du temps et elle peut être remplacée par tout autre algorithme. En revanche, le cadre spatial de l’astrologie, celui qui est le théâtre de la relation  entre  deux astres doit être impérativement doublement visible.
Guy Taillade : Ier Aout 2013
« Vous dîtes encore : « les deux astrologues que nous mentionnons semblent tous deux convaincus que l’astrologie doit refléter la complexité du monde ».
En ce qui me concerne je fais seulement la différence entre simplicité et simplisme. Si j’appelle « signologie » l’habitude de l’astrologie populaire de la presse de discourir sur les signes, je ne peux réduire l’astrologie à ce seul rapport de Saturne à 4 étoiles, ce qui devient alors une « saturnologie ». Il n’y a là aucune tendance à vouloir rendre compte avec abus de la complexité du monde où alors cet abus est très très ancien. ».
Notre commentaire :
 Vous êtes sceptique sur la possibilité de ‘réduire » l’astrologie à une « saturnologie ». Vous parlez aussi de « simplisme ». quand il s’agit d’élaguer, de désencrasser la tradition astrologique si chère à M. Mosan qui se tient à mi-chemin entre astrologie première et astrologie contemporaine dont l’héliocentrisme est le dernier avatar, ce qui a l’inconvénient de véhiculer des notions dont on ignore l’origine et la raison d’être….
Le recentrage que nous proposons autour de Saturne ne doit pas être vécu comme un appauvrissement. Il faut se méfier de la « richesse » qui cache souvent un manque à la façon de ces viandes en sauce qui, à l’état « nature » sont insipides. La diversité est babélienne, elle est souvent synonyme  et symptôme de confusion, cause et effet de trouble et de manque. Nous dirons que l’astrologie n’a aucune obligation à donner du sens  à tout ce qui constitue le système solaire, contrairement aux affirmations d’un Moysan, reprenant la posture de Jean-Pierre Nicola (La condition solaire, parue  il y a une cinquantaine d’années). On peut certes admettre que l’astrologie doit y recourir en ce qui concerne la grande aiguille de l’horloge mais pas pour la petite aiguille qui correspond aux étoiles fixes. On a bien là deux aiguilles et donc deux astres. Ni plus ni moins si ce n’est que les étoiles sont au nombre de quatre mais qu’elles ne sont jamais conjointes entre elles. Le nombre de 4 n’est nullement arbitraire. Il vise à découper le cycle en 4 parts de  7 années et  dans ce cas la tradition des 4 Fixes Royales formant un quadrilatère naturel,  qui date d’il y a 3000 ans avant JC trouve tout son sens. Cela s’est imposé comme une évidence aux esprits de l’époque. Nous avons déjà dénoncé ce syndrome du retour aux sources qui conduit étrangement  Jacob, père des 12  tribus d’Israël,  à devoir épouser non seulement Rachel mais aussi Leah. Les gens ne comprennent pas que ce n’est pas parce que l’on choisit un élément d’un ensemble que l’on doive prendre la totalité du dit ensemble. Bref, il ne s’agit pas de réduire l’astrologie à Saturne mais de la limiter, de la circonscrire à Saturne en évitant toute dérive, toute extrapolation. Nous avons dit qu’une partie des maux dont souffre l’astrologie tient à son rapport ambivalent avec l’astronomie et cela ne date pas d’hier. Un autre problème qui est soulevé est bien évidemment l’usage que l’on entend ou que l’on croit devoir faire de l’astrologie. Là aussi, évitons les extrapolations, ce n’est pas parce que l’astrologie permet de prévoir certaines choses qu’elle doit être traitée comme une forme de mancie pouvant nous renseigner sur à peu près n’importe quoi. Il y a des changements qui dépendent de l’astrologie et d’autres qui n’en dépendent pas.  Il y a des  astres qui intéressent l’astrologie et d’autres qui ne l’intéressent pas. Il n’y a pas si longtemps, nous avions parlé de thématologie pour désigner une forme d’astrologie axée sur le « thème » par opposition à une astrocyclologie. On n’oubliera pas enfin qu’un cycle passe par des états successifs et donc produit une certaine variété de situation quand bien même serait-il  axé sur une seule planéte et une série de 4 étoiles fixes placées aux 4 coins de l’espace. Le thème ne fait que constituer cette variété non plus dans le temps mais dans l’espace. Le thème est certes pluriel et ouvert à tous les astres mais il ne les aborde que très ponctuellement. On n’y gagne donc rien au change et le thème pluriplanétaire  est tout aussi réducteur que le cycle monoplanétaire. C’est la disparition de la dimension cyclique de l’astrologie qui aura mis sur la touche les étoiles qui en étaient un élément constitutif.
JHB
02. 08 13

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L’astrologie et les débuts/fins de mois

Posté par nofim le 15 août 2013

Dans notre monde moderne, il ne viendrait à l’esprit de personne de penser que les choses doivent  se passer différemment d’une semaine à l’autre, d’un mois à l’autre voire d’une année sur l’autre. Chaque semaine, chaque mois, chaque année débute un nouveau cycle censé être en tout point conforme aux cycles précédents et aux cycles suivants. Un début de mois est un début de mois, une fin de mois est une fin de mois. Et ce en toute saison.  Une telle structure ne tient même pas compte du temps qu’il fait mais ne considéré que le temps qu’il est. (cf. l’anglais qui distingue entre Weather et  Time). Dans la Bible, un des dix Commandements concerne le respect du « Sabbat » et ne distingue pas un « Sabbat » d’un autre. Le calendrier se déroule imperturbablement qu’il fasse beau ou qu’il fasse mauvais. C’est une telle philosophie qui anime l’astrologie des origines. Les jours de la semaine portent les mêmes noms tout au long de l’année.
Cela dit, l’on peut découper ces « unités » de temps qui sont autant de cycles en un certain nombre de strates. Mais une fois le cycle achevé, on repart à zéro. Il semble que nos astrologues aient bien du mal à comprendre ce que tout cela signifie et implique car ils confondent deux plans ; celui du cadre récurrent et qui reprend un nouveau processus périodiquement et  celui du découpage « interne » de chaque cycle.
Revenons sur l’année qui est découpée en mois, le mois en semaines et la semaine en jours. Il n’est pas dit que les années diffèrent entre elles et ainsi de suite. Le problème, c’est que ces structures s’emboitent les unes dans les autres. Si la semaine se termine au bout de 7 jours, elle se retrouve au sein d’un mois  et le mois au sein d’une année et éventuellement l’année au sein d’un cycle de 7 ans.
Qu’est ce qui aura conduit les astrologues à  conférer à chaque mois une personnalité différente ?   Certes, l’on savait fort bien que les saisons différaient entre elles,  mais cela ne signifiait pas astrologiquement que les mois  ne reprenaient pas chacun un nouveau cycle, à nouveaux frais même si dans le cas de l’année, l’on pouvait en effet déterminer une progression entre le commencement et la fin, d’un solstice d’hiver à l’autre. Le mois lunaire constitue une unité de temps pouvant être subdivisée tout comme l’année en constitue une autre.
Donc si le mois lunaire reprenait à chaque Fn de mois, en revanche, en tant que partie de l’année solaire, il n’était plus qu’une subdivision susceptible de marquer un certain stade. Il y avait là une source d’erreur. Ce serait donc cette superposition des unités de temps qui aurait contribué à confondre la notion de cycle et celle de phase. Pour nous, le cycle mensuel se divise en 4 semaines tout comme le cycle annuel en 4 temps de  3 mois environ  et le cycle saturnien en 4 temps de 7 ans.
Il n’y a donc aucune raison de chercher à distinguer entre les 4 temps d’un même cycle, les modes de subdivision étant secondaires et ne devant pas conduire à des extrapolations. Un mois est un mois qu’il soit de printemps ou d’hiver et  tout autour de nous recommence au bout d’un mois ou d’une année, sans qu’il faille chercher en quoi tel mois diffère de tel mois, tel an de tel autre etc. De même nous pensons que chaque série de 7 ans est fondamentalement identique aux autres et se subdivise à l’instar des autres. Nous dirons donc que chaque cycle astrologique se divise en 4 périodes égales dotées des mêmes significations, structurées à l’identique.  Ce principe de régularité et d’égalité (approximative) des secteurs  ne peut  en réalité s’appliquer que dans le cadre du monoplanétarisme stellaire de l’astrocyclologie.
On ne saurait imposer aux divers cycles un seul et même zodiaque dont le point de départ ne correspondrait à aucun d’entre eux. Il est donc absurde de parler d’une conjonction de deux planètes qui se ferait une fois dans un signe, une autre fois dans un autre, puisque la conjonction doit être le début d’un nouveau cycle et si ce cycle se sert du symbolisme zodiacal pour se structurer, il devra commencer chaque fois de la même façon. Si par exemple l’on pense que le zodiaque commence en bélier, la conjonction devra commencer par le bélier  mais pas tantôt en gémeaux, tantôt en scorpion !
Selon nous, il fut un temps où le symbolisme saisonnier a pu servir d’algorithme pour découper un cycle, lui-même défini par la conjonction de deux astres. Et par la suite, tout se passe comme si  le Zodiaque avait changé de  statut et  qu’un certain cycle s’était imposé aux autres. On pense évidemment au cycle solaire puisque de nos jours les astrologues construisent le zodiaque  sur cette base, ce qui constitue un contresens dès lors que l’on s’intéresse à d’autres astres. Tout se passe donc comme si le cycle des planètes, quelle que soit la planéte,  devait se soumettre au cycle solaire.  On aura fini par remplacer le découpage zodiacal d’un cycle planétaire par un découpage par aspects. Cela se conçoit mais dans ce cas il faudrait renoncer  à tout découpage lié au zodiaque solaire, en s’en tenant aux aspects ou bien en articulant le symbolisme zodiacal sur la conjonction concernée.. Ce que nous condamnons actuellement c’est que l’on nous parle de telle planéte da ns tel signe sans se référer au cycle dont il s’agit, en la dissociant de son partenaire, ce qui est indispensable pour un cycle et en se servant du cycle zodiacal solaire qui n’est pertinent que dans un système soli-lunaire, lequel a préexisté  à la prise en compte des planètes proprement dites par l’astrologie.  Il est vrai que la pratique du thème natal a sensiblement perturbé la perception   cyclique et faute de mieux, l’on aura privilégié le critère solaire zodiacal ce qui montre à quel point l’astrologie actuelle est restée ou redevenue solaire alors que probablement,  le symbolisme saisonnier pouvait se transposer sur n’importe quel cycle…..il est absurde de faire commencer  le cycle de deux planètes par exemple en lion puis une autre fois en capricorne et ainsi de suite.  Dans le système de Saturne- quatre étoiles, on peut tout à fait subdiviser chaque période de  7 ans  en 12, mais à condition de démarrer toujours par le même signe et nous avons dit que nous préférons de très loin le solstice d’hiver à l’équinoxe de printemps et cela vaut aussi pour le cycle solaire que nous conseillons de démarrer au capricorne (point hivernal) et non pas au bélier (point vernal).
JHB
01.08. 13

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Le critère de visibilité en Astrocyclologie

Posté par nofim le 15 août 2013

On partira d’une déclaration pleine d’animosité  de Franck Nguyen :
« Halbronn considère que la « visibilité » est un élément déterminant pour la justification de la pertinence du système Saturne- 4 étoiles. Le cycle Soli-lunaire est évidemment prépondérant quant à la luminosité.  Du coup on « voit » mal pourquoi Saturne et les étoiles de magnitude plus faibles, seraient plus légitimes
que les luminaires ou même Vénus , Jupiter, Mars, etc.
Les arguments présentés par Moysan  mettent à bas l’argument « visibilité » pour justifier de Saturne-4 étoiles. « 

Notre commentaire : on passe étrangement de la visibilité à la luminosité. A aucun moment,nous n’avons considéré que l’importance d’un astre était en quelque sorte proportionnelle à sa luminosité/ C’est déjà mal parti ! Nous avons seulement signalé que la visibilité était une condition nécessaire mais certainement pas suffisante. 
Mais revenons-en au texte spécieux de Moysan qui semble avoir ravi le sieur Nguyen. Moysan  se construit ainsi  une astrologie  imaginaire à sa fantaisie qui n’a strictement rien à voir avec notre démarche: Saturne étant l’astre le moins visible parmi les visibles, il n’aurait aucun droit, à l’entendre, à occuper une place centrale. Or, la question n’est pas là. Si les hommes ont considéré que Saturne avait un profil plus intéressant du fait de ses analogies avec la Lune, on ne fait que reconstituer leur raisonnement. Ils avaient besoin d’une planéte et pas de plus. Il fallait bien qu’ils fassent un choix selon des critères qui n’avaient rien à voir avec la visibilité car comment auraient-ils pu éliminer des planétes dont ils ne connaissaient même pas l’existence.  On nage en plein anachronisme !!!!
Ecoutons-donc le réquisitoire de Maître Moysan :
« Si l’on ramène l’influence des facteurs célestes à leur visibilité, si la première est fonction de la seconde,  on devrait,  en bonne logique (sic), constater une certaine proportionnalité entre les deux, une grande visibilité devrait (sic)  peu ou prou déterminer une influence du même ordre. Pour les astronomes la visibilité des astres de la terre s’exprime par la magnitude. Si l’on s’y réfère, on relève que les Luminaires sont les plus visibles des astres, viennent ensuite les planètes et enfin les étoiles, seule la plus brillante, Sirius, l’emportant sur Saturne, la plus faiblement lumineuse des planètes. La magnitude confirme donc, grosso modo, la hiérarchie astrologique, la primauté des Luminaires, l’importance moyenne des planètes et celle,  secondaire sinon négligeable, des étoiles.
La balise Saturne cheminant autour des 4 étoiles royales vient donc clairement en queue de ce peloton, ce qui ne semble pas illustrer de façon convaincante la thèse d’une influence des corps célestes  fonction de  leur visibilité.

« Si maintenant on classe les planètes de la plus visible à la moins visible, on obtient l’ordre suivant : Vénus, Jupiter ou Mars, Mercure, Saturne. Même si une hiérarchie des forces, des influences  intrinsèques des planètes n’est guère pertinente,  considérée indépendamment de leurs positions célestes et terrestres, la logique astrologique a du mal à concevoir que la luminosité très supérieure de Vénus  aux autres planètes puisse légitimement lui conférer une influence exorbitante, ou  le faible éclat de Saturne le ravaler au rang d’une étoile de seconde grandeur. Il faut cependant noter que les astrologues babyloniens ont,  du fait de son  exceptionnel éclat, adjoint  Vénus  aux Luminaires pour former une Triade du divin et de la vie. Statut privilégié que l’étoile du berger a perdu lorsque a été établie sa nature commune aux autres planètes.

« Réduire l’influence d’un corps céleste à sa visibilité relève donc de la simple perception et non de la raison. Le terme même de visibilité renvoie à un concept sans épaisseur, sans consistance, sans nuances, en dehors d’une gradation quantitative au demeurant sans pertinence pour ce qui concerne les planètes proprement dit. Si l’on veut circonscrire, définir une influence astrale susceptible de se décliner dans une riche diversité, à l’image de celle du cosmos, il faut alors prendre en compte d’autres critères que la seule visibilité. La  grosseur, la couleur, la vitesse, la marche apparente des planètes, leur position par rapport au Soleil, sont des facteurs de différenciation susceptibles de rendre compte de la spécificité de leur influence au travers d’une symbolique ».

JHB
C’est vrai que ce critère de visibilité empoisonne l’’existence des astrologues qui pratiquent les planétes transsaturniennes. Il importait  donc de le neutraliser par tous les moyens ! Nous avons toujours dit que le choix de Saturne n’était pas lié à sa visibilité puisque d’autres planétes sont également visibles et même plus visibles que le dit Saturne. Encore une fois c’est une condition nécessaire mais nullement satisfaisante tout comme il faut un certain nombre de signatures pour être éligible à la présidence de la République Française. Les absents ont toujours tort donc à l’évidence on ne pouvait choisir des astres invisibles ce que reconnaissent d’ailleurs implicitement Nguyen et Moysan, entrainés probablement plus loin qu’ils ne voudraient. Nous voilà donc tous  d’accord pour éliminer les transsaturniennes. C’est déjà un progrès.  C’ est exactement sur ce terrain que nous voulions les engager. A savoir que l’astrologie dépend du choix de nos lointains prédécesseurs et  que son sort s’est joué il  y a bien longtemps.
Il ne reste donc plus qu’à comprendre pourquoi Saturne l’a emporté sur les autres «planétes » pour constituer le partenaire idéal des 4 étoiles fixes royales,  en tant qu’octave supérieur de la Lune du fait de l’importance du 7 dans les deux cas.
Pour ce qui est  de Mercure et de Vénus, il n’y a pas photo, leur révolution ne dépasse pas celle du soleil, soit un an. Restent donc Mars et Jupiter qui apportent une temporalité supérieure à celle du soleil.. En réalité, seul Jupiter semble avoir eu quelques chances face à Saturne mais sur le plan numérique, Saturne était insurpassable comme partenaire de la Lune, comme lui faisant pendant comme on peut le voir dans les dispositifs des domiciles et des exaltations. D’ailleurs Rudhyar ne s’y est pas trompé.
Mais Moysan apporte un argument qu’il croit décisif et sans appel  contre Saturne :
« Si la Lune,  de par ses incessants  changements de forme, est par analogie logiquement susceptible d’en  déterminer  sur le monde terrestre, ce n’est certainement pas le cas de Saturne, dont la lenteur de marche évoque celle de la pesanteur, et de l’inertie, contraires au mouvement du changement. Saturne peut éventuellement intervenir dans un changement, associé à une planète y inclinant comme la Lune ou Uranus,  pour le freiner ou s’y opposer, certainement pas pour le provoquer ». 

Notre commentaire :Saturne, à entendre  notre interlocuteur ne saurait incarner le changement. C’est se tromper de débat. Ce type de « raisonnement » ne vaut que si l’on cherche à différencier un astre d’un autre. Toute planéte qui se meut est bien évidemment  en mesure d’incarner le changement, du fait qu’elle permet de constituer un cycle  et notamment avec une étoile fixe! . Le monoplanétarisme exige  des repéres autres que planétaires : soit les équinoxes et les sosltices qui sont invisibles,-et donc exclus-  soit les étoiles fixes qui sont visibles  à l’œil nu.
Ecoutons à présent la façon très cavalière  dont Moysan parle des étoiles fixes, l’autre volet du débat :
« Si l’on se réfère au corpus théorique le plus complet de l’astrologie hellénistique, le Tetrabiblos (structure quaternaire totalisatrice convenant à un traité), on relève que Ptolémée n’évoque les étoiles fixes que dans le premier des quatre livres de son traité,  au chapitre 8 : « Il faut ensuite  que nous disions succinctement (sic) quelque chose des propres effets des étoiles fixes… »
« C’est dire si dans le corpus théorique de l’astrologie occidentale, la place des étoiles fixes est marginale. On remarque par ailleurs que,  fort logiquement,  Ptolémée s’efforce de rattacher les étoiles fixes à la symbolique zodiacale et planétaire, mais d’une façon pour le moins peu convaincante, ce qui démontre indirectement qu’elles ne peuvent s’intégrer de façon cohérente et logique à un système qui leur reste fondamentalement étranger. Les étoiles fixes appartiennent au zodiaque sidéral dont la logique « visuelle » est profondément différente de celle « spirituelle » du zodiaque tropical. On ne voit pas de quelle logique, de quel fondement cohérent procède la symbolique des étoiles fixes. Cela semble une raison suffisante pour ne les considérer que comme un élément périphérique et hétérogène du corpus astrologique classique ».

Notre commentaire :

Moysan énonce une doctrine qui refuse d’accorder aux fixes une place centrale. Elles ne seraient qu’un « élément périphèrique et hétérogéne du corpus astrologique classique » Ben  voyons ! Il assimile en outre abusivement  les étoiles fixes au zodiaque sidéral.  On nous parle d’un probléme de symbolique. Mais nous n’avons que faire d’une quelconque symbolique des fixes. Ce sont des points célestes visibles  qui permettent de découper le cycle de Saturne en 4 temps  de valeur identique, ni plus ni moins. .Dans un récent texte, nous avons comparé le rapport cyclique de Saturne aux 4 fixes à la notion de « symbole ». Le fait que 4 étoiles aient été priviligiées montre bien d’ailleurs que l’astrologie est une constructioin humaine et qu’elle ne saurait se déterminer- comme l’a cru un Jean-Pierre Nicola- au nom d’une logique interne au systéme solaire.
Laissons enfin la parole à Claude Thébault, tout aussi virulent :
« Bien entendu, les astrologues ne lèvent jamais les yeux au ciel, et sont sous équipés, intellectuellement, ainsi qu’en outils sur ce thème. Ils se contentent donc de recopier ce qui est dans les livres pour s’en servir comme argument. Imaginant que cela se passe ainsi. (…) La visibilité des planètes, des luminaires, et des étoiles se mesure avec d’autres outils que les indications de mémo des livres.
D’abord parce qu’il y a des paramètres, et que la visibilité change tous les jours, et que cela dépend encore du lieu d’observation. (…)
Tout cela pour dire que la visibilité change, et que les plus visibles se retrouvent en cours d’année les moins visibles. Il y a même des planètes visible qui deviennent invisibles »
 Notre commentaire :
Il est un fait qu’à force de travailler sur des supports, les astrologues finissent par mettre dans le même sac les planétes visibles et celles qui ne le sont pas. C’est le danger de l’abstraction. De même que dans un thème, en un instant T, on ne distingue même  pas les planétes quant à leur rapidité. Mais le probléme de Thébault, c’est son anachronisme. Il se moque totalement de  ce que les Anciens percevaient du ciel, il veut fabriquer une astrologie « moderne » en tenant compte de notre perception actuelle du Ciel.. Inversement,  Moysan, lui, se référe à la Tétrabible comme si c’était la Bible de l’Astrologie alors que c’est une compilation tardive, l’astrologie ayant déjà alors une longue histoire derrière elle. Ce qui le conduit à contester les conjonctions de Saturne avec les fixes au prétexte que Saturne n’est pas en orbite autour d’elles, ce qui le conduit aussi à refuser les  aspects entre planétes..  La modernité de l’astrologie, elle se joue dans l’utilisation d’une théorie intelligible du cycle définitivement débarrassée de toute la symbolique éculée du Zodiaque.
JHB
01 08. 13

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La divination et l’acte de deviner : la différence

Posté par nofim le 15 août 2013

On parle d’arts divinatoires mais est-ce que tous autant que nous sommes nous ne passons pas notre vie à deviner et peut-on vivre sans une telle faculté ? Parfois l’on sépare devinette, divination mais ne s’agit-il pas au bout du compte d’une seule et même fonction consistant à  se faire une idée de ce que l’on ne connait pas ou dont on sait très peu de choses ?
 
Allons plus loin et demandons-nous si les arts divinatoires ne viennent pas combler une carence de notre aptitude à deviner ce qui nous attend, ce qui se présente à nous ?
Depuis longtemps, nous soutenons la thèse selon laquelle  l’astrologie, la numérologie ou tout autre « tarot » s’adressaient à des personnes qui ne savent pas « deviner », traiter, interpréter les signes qui sont à observer si l’on sait les comprendre.
On  connait des gens qui font preuve d’une certaine cécité mentale, qui ne « voient » pas, que ce soit en bien ou mal, ce qui se passe sous leurs yeux, qui jaugent mal les situations, les personnes ou du moins qui prennent trop de temps pour y parvenir peu ou prou. Il leur manque des antennes et elles tirent souvent à côté de la plaque alors que d’autres atteignent  le mille, presque infailliblement. Ce sont ces « mal voyants » de la vie qui attendent le plus de l’astrologie et d’autres techniques permettant de « deviner » qui est qui, qui fait quoi, qui ont besoin de s’appareiller pour  compenser leur handicap réel ou supposé.
Dans les rapports à autrui, le temps est important. On doit trancher, choisir très vite et l’on ne nous  pardonne pas tellement les erreurs de jugement. Il peut donc y avoir une souffrance à ne pas savoir « deviner »  à temps, à ne pas savoir instinctivement à qui l’on a affaire. En fait dans la vie, on est constamment sollicité de deviner car on ne peut pas tout nous expliquer. Deviner est un gage d’autonomie. Celui qui ne sait pas deviner est dépendant d’autrui et c’est pourquoi il espéré, il veut croire  que grâce à l’apprentissage de telle ou telle technique divinatoire,  il augmentera sa maîtrise des choses.
Même l’apprentissage d’une langue exige de lire entre les lignes, de  deviner, c’est-à-dire de suivre une  certaine logique, une certaine probabilité.  Cela vaut aussi pour se servir d’un nouvel appareil.  On ne peut pas tout nous expliquer.   Quand on entend quelqu’un parler dans une langue étrangère que l’on connait médiocrement, il va bien falloir deviner.  Les enfants qui jouent aux devinettes sont entrainés à cet exercice  consistant à passer du connu vers l’inconnu.
 Quelque part, il faut savoir généraliser et rapprocher un cas d’un ensemble de cas. Si l’on ne parvient pas à relier un cas à d’autres, on ne peut pas deviner ce qu’il adviendra du dit cas.
Dans notre recherche sur la psychologie des hommes et des femmes, il nous est apparu que les femmes étaient moins douées pour deviner –et ce en dépit du fait qu’on leur attribue volontiers, dans la sagesse populaire, une certaine faculté d’intuition- et qu’elles agissaient ou parlaient « dans le vide »  sans prendre la mesure exacte de la situation, comme si cette information était de peu d’importance, d’incidence. Deviner, c’est en effet se connecter sur autrui et trouver très vite le ton juste, l’attitude appropriée, à partir d’un minimum de données et en un minimum de temps.
Ceux qui s’initient, s’appliquent studieusement et sérieusement aux arts divinatoires seraient donc ceux qui veulent être en mesure de mieux, de plus deviner. Le gain de temps est d’ailleurs souvent mis en avant par les praticiens et les pratiquants de la divination.  Mais pourront-ils jamais égaler  les gens « normaux » qui devinent  les choses et les gens –on parle de perspicacité, de tact-  sans aucune aide extérieure et sans avoir étudié dans les livres la divination tout comme il y a  ceux qui savent faire de la musique sans avoir appris à l’école. ?
 
 29. 07. 13
lien vers téléprovidence : http://www.teleprovidence.com/

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La fin des traductions astrologiques

Posté par nofim le 15 août 2013

On mettra en garde le monde des astrologues contre le cercle vicieux dans lequel il tend désormais à s’enfermer. Et il serait bon que l’on commençât à  en prendre conscience à commencer par les responsables de la communauté astrologique qui auraient tendance à pratique la politique suicidaire de l’autruche. Nous avons déjà tiré la sonnette d’alarme mais il nous faut revenir sur cet inquiétant engrenage qui ne touche  pas uniquement-loin de là- la seule astrologie mais qui se manifeste dans ce domaine de façon plus criante qu’ailleurs. On pourrait parler de « mal du siècle ».
Quel est donc ce « mal » dont est atteinte l’Astrologie ? Il se caractérise par un certain déni. Au lieu de soigner les causes du mal, on se contente de donner le change en pratiquant le « système D ». (D  comme débrouille). Au lieu d’intervenir en amont, on se contentera de gérer en aval et donc dans le désordre.
Quel est le  rêve d’un garagiste, quel est celui d’un dentiste ? C’est que tout le monde ait des pannes ou  des maux de dents. Il y a là un pari sur la mauvaise qualité du produit. Un produit trop bon, trop performant mettrait tout ce petit monde des dépanneurs de tout acabit au chômage. Une autre hantise serait que les gens  deviennent autonomes et n’aient besoin de personne pour tirer le meilleur parti d’un savoir, d’un appareil, d’un engin.
Quel intérêt auraient donc ces gens à l’amélioration d’un outil qui les mettrait en chômage technique ? Même les langues ont fini par devenir de véritables labyrinthes qui exigent que l’on fasse appel à autrui pour s’en sortir. (Voir nos textes linguistiques autour de la « surmotisation »). On met là le doigt sur l’existence d’intérêts divergents avec d’un côté une caste restreinte de concepteurs et de designers en contact de plus en plus direct avec le public et de l’autre une classe « moyenne », plus large, qui espéré bien tirer son épingle du jeu en freinant l’amélioration des produits et leur ergonomie, de sorte qu’elle conserve une certaine clientèle persuadée qu’elle ne peut s’en passer. C’est là une forme de parasitisme fondée sur une certaine paresse de la part du public persuadé qu’elle aura besoin d’aide. Cela explique des enseignements dont on se demande s’ils ne sont pas délibérément abscons.
Pour ceux qui connaissent nos travaux, on aura compris la rivalité entre le monde A et le monde B laquelle traverse et parcourt le milieu astrologique. Les Anciens parlaient du passage de la monarchie à l’oligarchie. Les astrologues actuels constituent une oligarchie, qui n’est ni la monarchie ni le peuple et qui entend maintenir son pouvoir intermédiaire. Mais quand on passe du pouvoir d’un seul au pouvoir de quelques-uns,  on bloque peu ou prou le processus cyclique, au milieu du gué.
L’histoire de l’astrologie moderne témoigne d’un tel basculement, d’un tel glissement des concepteurs vers les praticiens, ce qui constitue une élite plus nombreuse mais moins éclairée. Dans les années soixante, on était encore sous le régné de quelques « concepteurs » qui transmettaient le fruit de leurs propres travaux. Trente ans plus tard, on passait au règne des « praticiens » et de leurs troupes d’élèves. Nous avons déjà signalé le changement dans l’esprit des rencontres astrologiques. Les nouveaux concepteurs se trouvaient muselés car ils apparaissaient comme un danger du fait qu’ils étaient en mesure de disqualifier les enseignements en vigueur et pis encore de fournir des outils plus simples à comprendre et à utiliser par le grand public.
Mais il y aurait beaucoup à dire sur la communication avec le public. Au lieu de lui fournir des modèles plus accessibles, l’on se contenta de procéder à des traductions de modèles anciens si bien que le public ne connaitra de l’astrologie que des textes qu’il comprend mais dont le mode de conception lui échappe, que ce soit les interprétations par ordinateur (Astroflash, 1968)  ou, depuis les années trente,  des horoscopes des journaux voire des consultations où le praticien s’exprime à l’imitation du psychologue. L’astrologue devient un traducteur qui n’explique pas ce qu’il fait mais qui fournit un travail que l’on peut lire  dans la langue courante. Aucun transfert de technologie ne s’opéré en direction du  grand public ni d’ailleurs du public éclairé (Université)
La « solution » pour l’astrologie de masquer sa confusion structurelle par des traductions séduisantes et bien léchées est une impasse qui conduit directement l’astrologie vers l’oraculaire et le divinatoire. D’ailleurs Franck Nguyen ne propose-t-il pas le terme de « chronomancie » pour l’astrologie ?.
Au lieu de réformer l’astrologie, de rendre son modèle plus accessible, plus intelligible, l’on se contente de plaquer dessus des propos certes immédiatement compréhensibles mais qui  n’en font pas un outil à part entière que l’on pourrait mettre dans toutes les mains. L’astrologue se trouve piégé dans son rôle de parler de ce qu’il ne connait pas au lieu de mettre l’outil dans les mains des intéressés. Ce procédé  visant à se substituer à l’utilisateur légitime ne mène à rien. On nous reproche de vouloir  mettre les astrologues au chômage mais ils ne peuvent continuer dans cette voie. Le modèle doit être communiqué sous une forme présentable et non  « traduit » par l’astrologue. Ce rôle de traducteur est dépassé. Comme dans le cas de la réforme protestante, le temps est venu pour le public d’être en contact direct avec l’astrologie mais une astrologie épurée, nettoyée, débarrassée de ses fioritures.
Sortir donc d’une spirale infernale, c’est-à-dire d’un savoir compliqué à plaisir pour conférer toute sa place à l’interpréte, au traducteur. En effet, le rôle de la nouvelle génération d’astrologues est de transmettre un mode d’emploi au public faute de quoi l’astrologie sera de plus en plus assimilée à de la voyance (c’est son statut dans les pages jaunes et sur les plateformes) n’étant jamais qu’une astromancie pratiquée aux côtés du tarot et de la numérologie et faisant appel le cas échéant à des talents de devin ou de médium.   Désormais quand un astrologue fait une prévision, on ne cherche même plus à savoir comment il s’y est pris et ses explications ne sont guère audibles. On s’en tient à la ‘traduction » qu’il en a donnée et l’on sait que tradutore traditore, le traducteur est un traître.
Par le biais des traductions, l’on a cru pouvoir sauver l’astrologie ‘’ et faire l’économie de sa refondation. On a aura ainsi repeint le zodiaque dans des couleurs plus fraiches au lieu de le ressourcer. On aura plaqué des commentaires plus ou moins ingénieux plutôt que de tenter d’en extraire la substantifique moelle. 
JHB
31.07.13

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Astrologie mondiale : le grand écart.

Posté par nofim le 15 août 2013

On assiste en ce moment à l’émergence d’une nouvelle astrologie mondiale qui a pour nom Astrocyclologie et à la fin de régne d’une ancienne astrologie mondiale qui  continue à sévir mais qui semble bien avoir fait son temps et ne poursuit sa route que par la force de l’habitude.
En témoigne ce texte que nous recevons :
29 juillet 04:22
La Triade d’Or
(Le Triomphe du Bien)

« L’astrologie nous permet d’échapper à de mauvais moments, de bouger mentalement et de commencer à profiter d’un bel avenir qui, dans ce cas est justifié par la prochaine CU (Configuration Universelle) formée par les 3 planètes lentes, Uranus sextile Neptune et trigone à Pluton, ces deux derniers en sextile mutuel, les aspects (distances) étant exacts avec un orbe compris entre 7 ‘et 26′ d’arc (moins d’un degré).

« Pour donner à cette configuration l’importance qu’elle revêt véritablement, il faut savoir qu’une configuration similaire ayant impliqué ces 3 planètes, avec des orbes légèrement plus larges, est survenue il ya 3136 ans (en 1124 avant JC). Si nous donnons du poids à la théorie selon laquelle plus  la planète est éloignée dans le système solaire, plus grande est sa puissance, nous vivons actuellement des changements qui seront extrêmement forts pour l’humanité. »

Voilà où nous conduit cette astrologie des planètes transsaturniennes et toute personne de bon sens  se rend bien compte  que quelque chose « cloche »/ On cite : « une configuration similaire ayant impliqué ces trois planètes (…) est survenue il y a 3136 ans ». Passons sur cette affirmation  « plus la planéte est éloignée dans le système solaire, plus grande est sa puissance ». Voilà bien l’astrologie transsaturnienne dans toute sa gloire ! No comment !
Changeons, voulez-vous d’échelle avec une astrologie qui s’arrête à Saturne et qui est même avant tout saturnienne et articulée sur le nombre 7. Une astrologie qui n’a que faire des trois planètes au-delà de Saturne découvertes successivement sur un siècle et demi entre 1781 et 1930.
Nous partirons de deux textes d’une amie astrologue qui s’intéresse d’assez près à nos travaux :
Isabelle Le Berre (Béziers)
« Ta distinction entre » humanité »   »A » et « B », cette dernière étant celle du mimétisme  est, me semble-t-il, pertinente.
Cela fait plus de trente ans que René Girard a pointé cette différence, qui ramène à nos limites, comme d’ailleurs Pascal Brukner dans ses essais sociétaux. 
MAIS: Nous sommes tous, plus ou moins longtemps, dans cette escarpolette entre « A »‘ et « B ».
 Je ne pense pas, personnellement,  qu’il existe dans l’humanité des types culturels, intellectuels, géographiques,  ou d’inconscients collectifs « purs ». Il s’agit probablement du choix (là, je pense à Blaise Pascal, à son pari, et à « qui veut faire l’ange fait la bête »).
Vis-à-vis de cette escarpolette, le cycle de sept ans -de trois ans et demi- de quatorze ans, est pourtant  bien présent. Nous devrions le retrouver pratiquement  dans toutes  les séquences biologiques si, en tant qu’astrologues et même que simples humains, nous nous penchions sur le structures de répétition et celles des fractales.
La question de l’entropie arrive, dont les astrologues ne parlent pas en général. Mais l’entropie  pourrait être convocatoire (cycle fini dans une durée précise) à une transformation/ transmutation/ translocation  d’un autre ordre, que le symbolisme (ou l’analogie astrologique) a du mal à objectiver : un moteur repéré, mais pas de conducteur, pas de « GPS », et une limite arbitraire entre « moi » et « l’autre » qui ne serait nullement le fait de l’altérité, mais celle de la courte vue ou d’un instinct vital purement animal.
Il y a toutefois beaucoup d’éléments repérables, qui tiennent à la mutabilité, à la fixité ou à la « cardinalité » de nos projections astrologiques.
C’est indubitable à l’observation et à l’expérience. C’est comme la loi de la gravité ou la thermodynamique.
 Je souhaite qu’en astrologie nous arrivions  un  jour à être aussi précis et efficaces que des chirurgiens cardiologues… pour nous et les autres. »
Autre message de la même
« J’ai essayé de placer des planètes conjointes aux (étoiles) fixes dans des thèmes travaillés cette année, quand elles  se superposaient plus ou moins aux angles par progression ou en natal. C’est ardu, et je trouve aussi un peu plus évident le rôle des semi-carrés (45°) et sesqui-carrés (135°) de Saturne, mais uniquement par rapport à une « génération », et encore!!
Quant à l’astrologie « mondiale » relativement à celle des thèmes individuels, je n’y vois jusqu’à présent que la prédominance du collectif sur l’individu, à moins que l’individu en question ait une domification (oui je sais, aïe aïe aïe!) superposable au collectif ou fortement aspecté (angles, et pas seulement saturniens). »
Notre commentaire :
Nous n’avons jamais préconisé d’appliquer notre modèle dans le cadre d’un thème natal mais chacun peut, en aval, faire ce qu’il veut et le temps qu’il veut, du moment que l’on reconnait la prééminence et la centralité du cycle Saturne- Quatre Etoiles. Par ailleurs, nous avons abandonné déjà depuis un certain temps un découpage numérique du cycle de Saturne. La seule date qui nous intéresse est celle de la conjonction avec la prise en compte d’un orbe assez important, à l’approche de la formation de celle-ci, sans qu’il faille absolument fournir d’extrêmes précisions. Notre amie annonce souhaiter que l’astrologie parvienne bientôt à une précision sur le modèle des chirurgiens-cardiologues. Nous préférons le terme « fiabilité » à celui de « précision » et nous avons récemment traité du syndrome de la précision chez les astrologues.
Ce n’est pas parce que l’on se sert de cycles relativement courts qu’il faut « parier » sur la précision en astrologie.  Il importe, certes, d’être explicites dans nos formulations mais les choses se font et se défont progressivement et il nous revient d’en suivre le cours, les allées et venues et pas seulement en astrologie. La précision ne saurait venir de surcroit au niveau des praticiens et des outils propres à chacun, astrologiques ou non. Mais ceux qui outrepassent les limites que nous avons imparties à l’astrologie le font sous leur seule responsabilité…
Les astrologues parlent volontiers d’analogie mais ils devraient commencer par rechercher des analogies sur le terrain par-delà certaines différences superficielles voire artificielles.
 Est-ce, en effet, avoir l’esprit analogique que de ne pas saisir les similitudes entre des événements et des situations en se laissant obnubiler par telle ou telle différence secondaire ? Le cycle de Saturne par sa brièveté (7 ans) nous fournit un très grand nombre de cas du même type. Mais pour cela, il faut avoir le « coup d’œil » et  c’est probablement cette faculté qu’il faut développer en priorité chez les étudiants en astrologie.  Qu’ils évitent en particulier de s’enfermer dans la « tour d’ivoire » du thème natal personnel qui est  une chimère.
Pour baliser l’Histoire de l’Humanité, il n’est nullement nécessaire de se servir des planètes transsaturniennes et d’ailleurs un Albumasar, au Xe siècle (suivi par beaucoup d’autres)  a montré que l’on pouvait couvrir  les siècles en s’en tenant aux seules  conjonctions Jupiter-Saturne. Le piégé dans lequel il ne faut pas tomber, c’est de croire que telle configuration est rare et correspond  à un moment exceptionnel.  Le caractère extraordinaire ne relève pas de l’astrologie mais des hommes et il est clair que lorsque l’Humanité aura conscientisé le cycle de Saturne, elle saura en tirer le meilleur, ce qui conduira à une accélération de l’Histoire. Pour l’heure, nous dirons que tout dépend des interactions entre les hommes et les astres. II faut le right man at the right place and at the right time, ce qui nous renvoie à l’importance pour les sociétés de repérer et recenser en leur sein les « hommes » de type A, qui seront la ressource principale et la plus convoitée  du millénaire qui s’ouvre. Et cela ne dépend aucunement du thème natal !  Il ne s’agit pas de mutants mais d’une humanité qui existe depuis fort longtemps et sans laquelle nous n’en serions pas là où nous en sommes. ‘(cf. la série télévisée Stargate)
JHB
29.07.13

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Les femmes et la dialectique des équinoxes et des solstices

Posté par nofim le 15 août 2013

Nous dirons que les femmes sont en affinité avec les équinoxes et les hommes avec les solstices. Nous ajouterons que les choses commencent au solstice d’hiver et culmine à l’équinoxe de printemps. Et ainsi de suite.  Mais l’on sait qu’il y a débat autour du commencement de l’année et nous pensons que cela correspond à une certaine lutte de pouvoir.
Dans le monde idéal des femmes,  il convient que chaque action puisse être comparée à un modèle. Si une pianiste joue un morceau, il importera de vérifier sur la partition que toutes les notes s’y trouvent et tout à l’avenant.
Dès lors, rien n’est plus énervant et déroutant pour les femmes que de se trouver en face d’un OVNI dont personne n’aurait entendu parler et qui ne « rime »  à rien, une rime ayant toujours besoin d’un précédent.
C’est ce qui nous conduit à classer les femmes, dans leur ensemble, dans la catégorie B, celle qui n’existe que par référence à la catégorie A.
C’est le syndrome du double.
Face à quelqu’un de la catégorie A,  les femmes deviennent agressives. Qu’est-ce que c’est que celui-là qui  écrit, qui fait des choses qui n’ont pas été dument répertoriées ou bien qui n’est pas passé par un moule, qui n’a pas été formaté. Cela fait désordre.
Il est des femmes qui semblent mieux comprendre les hommes que d’autres. On pourrait donc  les classer en deux catégories, celles qui rêvent d’un monde où il n’y ait plus qu’à vérifier que  tout est fait selon le plan avec plus ou moins de talent et celles qui ont compris que l’humanité avait besoin de quelques génies d’aujourd’hui et pas seulement d’hier pour ne pas se scléroser .
Le génie masculin apparait comme le point aveugle du débat actuel sur la parité et l’égalité des sexes.  Au fond, le seul progrès qui intéresse les femmes est celui qui leur permet  d’espérer égaler les hommes mais elles prennent la formule dans un esprit mimétique. Egaler signifie faire comme eux, c’est-à-dire dupliquer sinon plagier alors que la véritable égalité  se situe dans l’innovation et non dans la répétition. On n’innove pas en refaisant ce qui a déjà été fait. On ne fait pas du Mozart en 2013 mais on peut espérer qu’il y aura un nouveau Mozart, ce qui n’est pas tout à fait la même chose, ou un nouvel Einstein. Et  alors revient le problème, comment savoir que c’est un nouveau génie s’il ne fait pas ce que les génies du passé ont réalisé. On n’en sort pas !…C’est un vrai casse-tête.
Les femmes sont merveilleusement adaptées pour  gérer la période B, qui part du principe qu’il ne faut plus compter sur A.  Et elles voient avec effroi une résurgence A qui viendrait disqualifier  la routine B. Mais c’est précisément cette résurgence qui confirme la domination masculine.  Les hommes à fort coefficient A sont la terreur des femmes et que ne feraient-elles pas pour les éliminer ou les castrer physiquement ou psychiquement, pour nier leur rôle moteur ?
Selon nous, comme il a été montré dans plusieurs de nos études, les hommes ne sont en pleine possession de leurs moyens que de façon cyclique, ce qui fait en quelque sorte pendant à la menstruation si ce n’est que chez les femmes on a un cycle de 28 jours (4×7 – Lune) et chez l’homme de 28 ans (4×7-Saturne), environ. En dehors de ces pics qui reviennent en moyenne tous les sept ans, les hommes perdent, durant une partie du temps, leur capacité de synthèse, de rassemblement et donc sont plus facilement imitables.
En fait, le seul domaine où certaines  femmes reconnaissent une certaine différence avec les hommes concernerait le sexe, ce qui fait du rapport sexuel un point d’entente providentiel avec un certain potentiel régulateur.
Il reste que les femmes ont un regard quelque peu différent sur le monde comme on peut le voir dans le domaine du symbolisme. Le judaïsme débute l’année sur l’axe équinoxial (Pessah, Pâques/ Rosh Hashana, Kippour) alors que le christianisme est plus axé sur les solstices (Noël, janvier, Assomption du 15 août). En ce sens, le judaïsme semblerait privilégier des valeurs féminines, l’équinoxe étant  non pas un point de départ mais un point de floraison à la différence du solstice qui correspond à une idée de commencement ou de recommencement, au lendemain d’une forme de fin de cycle.  C’est d’ailleurs cette vision féminine de l’année qui prévaut dans le zodiaque qui commence au bélier (point vernal).
Selon nous, le christianisme à ses débuts est  à considérer initialement comme un mouvement réformateur interne au judaïsme et s’efforçant de corriger certaines dérives. Cette tension entre équinoxes et solstices se poursuivra jusque dans la seconde moitié du XVIe siècle avec l’abandon du « style de Pâques » au profit d’une année débutant au premier janvier.  Analogiquement,  la conjonction (qui débute chaque mois du calendrier lunaire) est solsticiale (nouvelle lune et son opposé la pleine lune) alors que les demi-lunes sont équinoxiales. Dans le  tarot, le premier arcane majeur-le  Bateleur- correspond  à l’iconographie du mois de janvier. La structure du mois hébraïque est donc en contradiction avec celle de l’année juive et Jésus et ceux qui le suivirent  auront  voulu  rectifier cette erreur en plaçant la naissance le 25 décembre, à Bethléem. Nous pensons que Jésus incarne la volonté de rétablir  ce que nous appelons le monde premier (« A ») bloqué par le monde second (« B »), enfermé dans le carcan de ses habitudes et de ses pratiques.  Pour nous, Jésus est un réformateur du judaïsme, éventuellement un prophète mais nous ne lui reconnaissons ici aucune dimension divine. Mais le fait est que le monde construit par le christianisme, autour de l’Eglise, est d’abord un monde masculin (le pape, les cardinaux etc.), et qu’il entend amorcer un nouveau  cycle en ne gardant que l’essentiel alors que le judaïsme traditionnel considéré la religion comme un tout indivisible et donc refuse, ipso facto,  la notion de cyclicité.
Le commencement des choses est à la fois potentiellement très riche mais en même temps il n’apparait pas clairement, tout comme l’hiver ne révèle pas immédiatement ce qui se trame en lui. Pour le profane, le commencement apparait,  à tort, comme une tabula rasa et on a souvent l’impression que pour les femmes,  tout est à faire, à formater, que rien n’est prédéterminé, d’où l’importance exorbitante attribuée à l’environnement, à l’éducation comme si tout en dépendait. Mais ce faisant, comme nous le disions plus haut, on n’aurait donc rien à attendre de ce qui est en nous et tout à prendre et à apprendre de ce qui est déjà en place.  Le mystère de la création semble impénétrable au psychisme féminin, toujours enclin à rechercher à l’extérieur ce qui est à l’intérieur.
La nuit, dit-on, tous les chats sont gris. Cela signifie que la nuit, nous avons une vision plus abstraite mais aussi plus unitaire que le jour où notre attention se disperse et risque de se perdre dans les détails. On notera nos journées commencent en pleine nuit à minuit soit Oh et dans le monde juif, c’est également la nuit que commence la « journée » (comme dans le cas du Shabbat, le vendredi soir).
L’astrologie actuelle semble donc accorder beaucoup trop d’importance au « point vernal », au signe du bélier. L’importance accordée au point vernal dans la théorie des ères précessionnelles (ce qui conduit à l’Ere du Verseau, notamment) nous parait assez contestable. Pour les astronomes, de tels questionnements n’ont évidemment pas la moindre importance pas plus que de savoir quel nom on a attribué  à tel rue de tel quartier. Il en est tout autrement pour les astrologues dont les intérêts et les enjeux sont fort différents.
JHB
29. 07.13

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Le régime démocratique au prisme de l’astrocyclicité

Posté par nofim le 15 août 2013

On ne peut suivre intelligemment la vie politique si l’on ne comprend pas que le régime démocratique n’est pas la panacée universelle mais n’est acceptable que sous certaines conditions. Or, force est de constater qu’il est présenté comme une solution alors qu’il peut fort bien devenir un problème. Est-ce là un idéal ou bien au contraire un pis-aller, une solution temporaire, de transition ? Ce qui est certain que c’est bien là un enjeu majeur pour que l’astrologie puisse montrer toute son importance au sein des sciences sociales, politiques et autres, sans qu’elle doive, en aucune façon, tirer toute la couverture à elle, en se croyant au-dessus des autres disciplines ou susceptible de s’y substituer.
La période actuelle est intéressante, notamment avec ce qui se passe en Egypte, avec le rejet par l’armée et d’autres forces du pays du président élu  il y a un an, Morsi.
Selon notre propre terminologie, le régime démocratique, le suffrage universel ne font sens qu’en cas de crise de la phase  A et par voie de conséquence de ceux qui sont liés à la dite phase de par les facultés qui leur sont propres.
Actuellement, on assiste à une crise de la phase B.  Si l’on prend le cas de Mai 68, on est au contraire face  à une crise de la phase A. La crise de B que nous vivons présentement se caractérise par une perte de légitimité du suffrage populaire. Le miracle n’a pas eu lieu. Il n’est pas sorti des urnes un personnage providentiel, qui aurait été fabriqué en quelque sorte par la machine électorale. L’Occident a offert au monde bien des mécaniques performantes mais la « démocratie »  est bien surfaite et n’a qu’une valeur très relative. On sait d’ailleurs fort bien que le mode de fonctionnement d’un tel système est primitif et ne garantit guère un résultat probant  même si le vainqueur des élections en sort auréolé d’un certain prestige. Mais cela ne tient pas forcément longtemps surtout si les problèmes à résoudre exigent des talents remarquables et ne se limitent pas aux affaires courantes ou à des cérémonies protocolaires.
Nous l’avons déjà dit ailleurs,  en phase B, on recourt à toutes sortes d’expédients pour remplacer une absence, une carence de l’énergie  A. C’est ainsi que par le « miracle «  des urnes, l’on entendra remplacer tel « géant », tel « titan » par  un personnage construit de toutes pièces par le système. Certes, cela peut faire l’affaire ou  illusion pendant quelque temps du fait de la foi dans le système mais cette foi a ses limites assez vite atteintes.
Inversement, sous De Gaulle, en Mai 68, on était en crise de phase A car le régime était largement fondé sur  le charisme du général, bien plus que sur le suffrage universel et on sait qu’un an plus tard, De Gaulle devra partir en dépit de sa légitimité A tout comme Morsi a dû partir en dépit de sa légitimité B. Aucune légitimité n’échappe à la cyclicité et il y a forcément, comme pour tout, deux légitimités contraires, ce que ne semblent pas vouloir comprendre les Egyptiens révoltés contre ce qui s’est passé au début de ce mois de  juillet 2013.  Mais cela vaut aussi à terme pour François Hollande qui  ne devrait pas faire trop confiance aux « institutions » de la Ve République qui ont été taillées sur le modèle du général De Gaulle, contrairement aux apparences liées à la Constitution qui fait la part un peu trop belle au seul scrutin, condition nécessaire mais pas forcément suffisante. D’où un probable changement de premier ministre lorsque la dynamique B sera épuisée jusqu’à la corde.   Ce qui est détestable dans le régime démocratique, c’est son côté pochette surprise, loterie.  Pourquoi interdire les sondages pendant le vote par exemple, n’est-il pas  normal que les électeurs sachent ce qui est en jeu et n’agissent pas à l’aveuglette avec des œillères ?  Normalement, et c’est a priori le principe de la phase A,  le choix doit se porter sur des gens qui ont fait leurs preuves et non sur quelqu’un qui a été désigné par le Président élu tout en étant un parfait inconnu. Du moins, cela ne marche qu’un temps jusqu’à ce que le  jour A se lève et que la nuit B se dissipe. La force de la Ve République, c’est en fait le choix d’un nouveau premier ministre et la dissolution de l’Assemblée Nationale voire un référendum. Cela permet de remettre les pendules à l’heure. Tôt ou tard, l’un de ces trois leviers sera incontournable en France et ailleurs pour corriger le tir de phase B. Affirmer qu’il faut s’en tenir au choix de 2012 est une aberration au regard, en tout cas, de l’astrocyclicité. Cela montre bien à quel point l’astrologie fait défaut ou plus exactement une astrologie restaurée et considérablement  réformée, on l’aura compris car l’astrologie actuelle ne fait certainement pas l’affaire. Pour notre part, nous pensons que l’on devrait en revenir au septennat mais avec des élections législatives à mi-parcours (« mid term » aux USA pour la chambre des Représentants). La formule du quinquennat est une cote bien mal taillée.
Rappelons que ce n’est pas en dressant le thème natal des candidats que l’on déterminera le candidat de phase A, comme le font tant d’astrologues. Mieux vaut se fier aux sondages qui actuellement désignent   Manuel  Vals ou  qui s’intéressent à la « rentrée » de  Sarkozy.  Or, le président de la  République peut tout à fait recruter les personnes qui lui paraissent les plus valables. Ses prédécesseurs ne s’en sont d’ailleurs jamais privés.
L’ancienne formule du septennat  avait permis de faire procéder à des élections qui auront permis, à plusieurs reprises, du fait que l’assemblée n’était élue que pour cinq ans, une cohabitation. En refusant les changements en question, au nom de la légitimité conférée par les élections pour 5 ans, l’on court le risque d’une crise des institutions de la Ve République et l’on a vu ce qu’il est advenu pour le  Conseil Constitutionnel qui en fait partie.
Il est temps que l’astrologie se décide à renoncer à son « totalitarisme » épistémologique, alimenté par la pléthore des données dont elle se sert et se contente d’occuper la place qui est la sienne et qui lui revient plutôt que de poursuivre des chimères de science englobant toutes les autres..
JHB
28. 07. 13

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Le marché envahissant du « mode B »

Posté par nofim le 15 août 2013

Nous ne cachons pas le fait qu’à la base nous menons nos réflexions à partir d’une investigation astrologique. Plutôt que d’emprunter à d’autres disciplines leurs propres modèles ou de recycler des dispositifs traditionnels  corrompus et devenus illisibles, nous avons jugé bon de constituer de nouveaux algorithmes qui bien évidemment ne sont aucunement limités  à  un usage astrologique. C’est vrai pour notre analyse  diachronique comme pour l’analyse synchronique, tout en contribuant directement à la recherche astrocyclologique en apportant à l’astrologie une certaine rigueur dans la fixation des périodes et des récurrences célestes.
Il est essentiel que ce que disent les astrologues intéresse le public et soit intelligible par l’homme de la rue ou en tout cas par l’honnête homme.  Le rôle des astrologues praticiens relève selon non du « mode B », il est supplétif, secondaire.
Rappelons que par « mode B », nous entendons tout ce que l’Humanité a pu inventer pour combler ses manques, ses échecs, ses déficiences, ses pénuries et ce, dans tous les domaines. C’est ainsi que lorsque l’on se promène dans les supermarchés alimentaires, l’on observe que plus des trois quarts des produits mis en vente relèvent du mode B. Ce sont des produis de substitution, des succédanés souvent très ingénieux qui permettent de nourrir des populations qui n’ont pas ou plus accès au mode A…Il ne s’agit pas de « restaurants du cœur » mais bien des grandes surfaces « normales ». Comment expliquer une telle invasion qui nous semble prendre une place exorbitante du moins dans nos sociétés occidentales d’abondance.
Certes, en hiver, on peut s’attendre à ce que certains produits agricoles manquent. Mais les étalages des supermarchés ne varient guère d’une saison à l’autre. Les rayons de produits frais sont devenus l’exception et laissent une place croissante à des produits que nous appelons de remplacement, comme si une logique industrielle était  toujours à l’œuvre en toute saison. On ne sait pas si ces produits de substitution ont été inventés par ceux qui les consomment ou par ceux qui cherchent des solutions pour calmer la faim des pauvres et des démunis. Mais ce qui est assez évident, c’est que ces procédés de remplacement auront fini par constituer une culture et même être classés au patrimoine de l’Humanité comme la « cuisine française ». Tout auréolés d’un passé vénérables, ces « plats », ces ‘recettes » sont au cœur de la carte des restaurants lesquels ne semblent avoir  pour raison d’être que de satisfaire les besoins des « pauvres ». alors qu’au contraire, ils sont fréquentés par des gens qui ne sont nullement dans le besoin.
On pourrait multiplier les exemples dans les domaines les plus divers. Cela vaut notamment pour les formations professionnelles qui sont de plus en plus sur le mode B, avec des qualifications médiocres sauvées par des procédés pouvant donner le change. Et qui relèvent de la taylorisation. La lecture est devenue la clef des activités B. Celui qui a appris à lire (une partition, un mode d’emploi, un texte) fera l’affaire et cela permettra de se passer des véritables créateurs, ceux qui ne font pas dans le réchauffé mais dans le vivant, dans l’ici et maintenant. Les gens désormais se content de peu.
Si un homme du début du XXe siècle voyageait dans le temps et parvenait jusqu’à nos jours, il serait probablement choqué par cette invasion du mode « B » qui était en  vigueur sous l’Occupation allemande, comme si on avait fini par y prendre goût, comme si d’aucuns y trouvaient leur compte.
A contrario, force est de constater  l’insuffisance de l’investissement dans le mode A. comme si l’on préférait assurer en B et ne plus trop attendre de A. Nivellement par le bas.
Selon l’astrocyclogie, il est essentiel que nos sociétés apprennent en tout cas à distinguer entre mode A  et mode B car le cycle astrologique doit être défini comme une alternance de ces deux modes et donc de ceux qui leur correspondent. Il est donc regrettable que les astrologues en soient encore à regarder le monde au travers de grilles inopérantes à caractère zodiacal ou mythologique au lieu d’adopter de nouvelles formulations et structurations. Que l’on nous comprenne bien, il ne s’agit pas de tout remplacer en Astrologie mais de changer ce qu’il y a  à changer en aval, tout en consolidant ce qui est en amont.
L’Occident ne maintiendra ou ne reconquerra son leadership mondial que s’il investit dans le A et non plus dans le B. En fait, nous pensons que le B doit être réservé à l’exportation vers les pays pauvres et le A réservé  à la consommation intérieure. Ce que l’Occident doit absolument éviter c’est de basculer dans une sorte de mimétisme décadent  par rapport à son propre passé. Comme nous l’écrivions plus haut, méfions-nous des sirènes « culturelles » qui envahissent notre présent ! La pratique du passé doit être réservée aux créateurs qui y trouveront une stimulation, un éveil mais  les consommateurs, quant à eux, doivent se voir proposer des produits frais, des idées neuves, des créations inédites. Le passé doit être réservé à une élite de chercheurs qui saura le transcender, le transmuter. Nous espérons qu’à l’avenir, le public renouera avec  le sang neuf,  l’improvisation si sélective et qui ne garde que les  meilleurs, qu’il fuira comme la peste tout ce qui est trafiqué, qui sonne faux alors que de nos jours il se gave de produits vils, qui lui sont servis avec des additions, des ajouts qui font illusion. A l’Occident de montrer qu’il se ressaisit et montre l’exemple d’une exigence de qualité qui ne laisse plus la place aux seconds rôles, et aux perroquets.
JHB
27.07.13

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Les postulats discutables des astrologues

Posté par nofim le 15 août 2013

Nous recevons,  à la suite de la mise en ligne d’un texte sur les limites de l’astrologie, un message auquel nous avons envie de répondre car il nous permet de  revenir sur le rapport  Astrologie/astronomie que l’on nous présente comme un postulat dont on tire certaines conclusions exorbitantes, c’est le cas de le dire. Il évoque un astrologue brésilien que nous avions rencontré au Brésil, il y a une vingtaine d’années.
Guy Taillade nous écrit le
26 juillet 23:09
Le philosophe brésilien Olavo de Carvalho a présenté l’astrologie comme une science de caractére comparatif, car elle est phénoménologiquement la science de la relation entre les phénomènes célestes et les phénomènes terrestres.
Ceux-ci étant selon leur nature l’objet d’une science spécifique, il faut alors comparer les résultats des investigations de chacune de ses sciences avec ce que peuvent proposer les facteurs astrologiques.
Cela, potentiellement représente en effet plutôt un champ très vaste mais toutefois limité, car il s’agit de voir parmi les méthodes scientifiques qui permettent de cerner un objet quelconque lesquelles pourrait réellement montrer une équivalence avec les méthodes et les concepts astrologiques.
Cela suppose un réel approfondissement épistémologique à la fois de chaque science avec laquelle on voudra comparer les résultats de l’astrologie et bien sûr de l’astrologie elle-même, ce que ne font pas dans leur très grandes généralité les astrologues, puisqu’ils se contentent la plupart du temps de dire que l’astrologie marche, d’ailleurs quelle que soit la théorie qu’ils défendent ,s’ils en défendent une consciemment ce qui n’est pas si souvent le cas.
Olavo de Carvalho a fait cette démarche dans le domaine psychologique, parce que c’était le domaine du moment où l’astrologie était le plus sollicitée, en parvenant à affirmer que le sous domaine psychologique qui avait vraiment à voir avec les possibilités que présentent le thème astrologique était la caractérologie et il a cherché parmi toutes les caractérologies, celle qui s’approchaient le mieux des possibilités de l’astrologie et il est arrivé à la conclusion que c’était la caractérologie de Ludwig Klages.
Tout cela peut évidemment se discuter, mais on voit par là que l’astrologie est loin, dans cette démarche, d’être sans limite, du moins si on l’aborde avec un esprit réellement scientifique, ce qui n’est pas le cas, loin s’en faut de beaucoup qui prétendent cependant l’insérer parmi les sciences naturelles ou les sciences humaines, sans vraiment avoir cet esprit scientifique, mais cela n’empêche non plus que son champs demeure très vaste, vu le vaste champ de la science en elle-même.
Mais si on déclare comme le fait Denis Labouré que la comparaison entre l’astrologie et la science moderne officielle est un leurre et qu’il n’y a jamais eu véritablement d’astrologie laïque, l’astrologie a toujours un champ très vaste, elle paraît encore plus illimitée comme l’est le champ de la tradition et de la pensée analogique, mais elle rencontre alors forcément les limites même de chaque astrologue.
Notre commentaire
Il ne s’agit pas de rapprocher l’astrologie de tel ou tel domaine mais de cerner sa spécificité. L’astrologie doit avant tout être elle-même et n’a pas à prendre modèle sur  telle ou telle discipline si ce n’est en partageant certaines notions et cela vaut aussi pour son rapport à l’astronomie. Le problème de beaucoup de gens c’est qu’ils ne sont capables que d’imiter autrui tant ils se sentent incapables de déterminer ce qu’ils sont intrinsèquement et spécifiquement.  Même le rapport de l’astrologie à l’astronomie doit être envisagé avec la plus grande prudence. Nous avons souligné récemment tout ce qui les séparait dans leur approche : c’est ainsi que l’astronome a besoin d’une grande précision, de localiser un astre en un lieu bien défini du ciel alors que l’astrologie, selon nous, peut tout à fait se contenter de données approximatives  et s’appuie sur l’astronomie pour la dépasser et non pour se calquer sur elle.
Définir l’astrologie comme le  savoir qui relie le monde terrestre et le monde céleste aurait pour résultat d’isoler l’astrologie des autres domaines « terrestres ». En fait,  ce que l’astrologie utilise de l’astronomie est extrêmement limité. Puisque selon nous, cela se réduit  à une planéte, Saturne et à quatre étoiles (dites royales).  A la limite – et le nom qu’elle porte n’a qu’une valeur d’information toute relative-  les sociétés humaines auraient pu totalement se désintéresser de l’astronomie pour se structurer.  En fait, l’astrologie étudie la façon dont les hommes instrumentalisent leur environnement pour s’organiser collectivement et le ciel fait partie de cet environnement et encore de façon marginale vu que c’est un environnement – en dehors du soleil- qui n’interagit pas avec eux tant qu’ils ne l’ont  pas décidé à un certain moment de leur Histoire, ce qui exclut l’usage de planètes inconnues dans l’Antiquité. Comme nous le disions plus haut, le mot même d’astrologie peut induire en erreur et il vaudrait mieux parler d’une branche particulière de la mycologie, qui relève de l’écologie.
On n’a donc aucunement à parler du « champ illimité «  de l’astrologie comme le fait Taillade.  Cette perspective d’illimité est contre-productive. Certes, dans l’absolu, on est dans l’illimité comme quelqu’un qui écrit, qui peint,  qui compose et qui a un choix illimité de formules. Mais très vite, le  choix s’opéré et se fixe. C’est donc un illimité très virtuel, hypothétique. L’erreur, c’est d’en rester à ce stade virtuel et de ne pas se sevrer. Or ; ce qui nous frappe en astrologie, c’est justement que l’on en revient, avec chaque thème, à un état encore indifférencié du ciel comme si l’on refusait d’opérer une sélection une fois pour toutes. Il faut couper le cordon ombilical entre astrologie et astronomie. Etrangement, le thème natal, la carte du ciel- font ressortir ce syndrome d’un illimité qui ne parvient jamais à se décanter, à se circonscrire, à se définir.
Mais, n’oublions pas que l’astrologie n’est pas, non plus, un tout indissociable et indivisible. Elle doit être  débarrassée de certaines interpolations qui la plombent. L’astrologue, quant à lui,  doit avoir un rapport distancié par rapport à l’astrologie tout comme l’astrologie par rapport à l’astronomie. Il ne doit pas s’enivrer, se saturer d’astrologie, basculer dans le contre-transfert –(cf. notre récent entretien au Novotel de Nice sur teleprovidence). Cela nous met mal à l’aise quand on parle de l’Astrologie, au singulier comme d’un ensemble d’un seul tenant.
JHB
28. 07.13

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