Le profil des acteurs de la phase A en Astrocyclologie Par Jacques Halbronn
Posté par nofim le 15 septembre 2013
Nous avons dressé un portrait de ceux qui sont susceptibles d’émerger en phase A, à l’approche de la conjonction de Saturne avec la prochaine étoile fixe qui se présente sur son parcours (-en l’occurrence, actuellement, il s’agit d’Antarès, à 9° sagittaire tropique) alors que nous sommes encore pleinement en phase B mais disons-le en sortie de phase B comme à d’autres moment on est en sortie de phase A. On ne soulignera jamais assez à quel point tout cela reste indicatif et peut varier du fait même de la présence ou de l’absence de certains « profils » de personnes, ce qui peut varier d’un pays à l’autre, notamment. L’astrocyclogie doit considérer les connexions entre le facteur céleste et le facteur humain. Si le facteur céleste est en principe clairement circonscrit par notre modèle, en revanche, la façon dont il impacte la vie des hommes dépend en grande partie de ceux-ci, de la façon dont ils s’organisent par rapport aux échéances qui se succèdent et qui exigent des changements, des revirements dans le mode de gouvernance
Certains ont cru comprendre que la phase A favorisait un pouvoir fort par comparaison avec la phase B. C’est là commettre un contresens. Il n’y a qu’à prendre le cas de la Corée du Nord pour observer qu’un pays isolé et enclavé n’est nullement incompatible avec une dictature ! En fait, la « force » dont nous parlons n’est pas de cette nature. Est-ce que la construction de l’Europe s’est faite depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale par la « force » au sens primaire du terme ? Est-ce que les grandes théories scientifiques qui ont une visée unificatrice se constituent par la « force » ? De grâce, que l’on cesse d’associer, comme le fait un Moysan, phase A et « force » brutale !
On pourrait presque dire l’inverse d’ailleurs et considérer que la dynamique unitaire de la phase A implique d’abaisser les clivages et donc de réduire les conflits. Nous avons montré dans de récents articles que les guerres civiles survenaient fréquemment en phase B et que nombre de conférences, de traités de paix bénéficiaient d’une phase A ! Les empires, du fait même de la diversité de leurs composantes sont souvent moins fanatiques que les nations d’un seul tenant mais qui se heurtent les unes aux autres, ce qui ne saurait correspondre à une dynamique unitaire.
S’il fallait conserver le mot « force », il vaudrait mieux parler d’une force qui fait converger les points de vue et dépasser les différences. Le profil d’une personne correspondant à la phase A et portée par celle-ci est celui de quelqu’un qui est capable de créer des espaces aussi larges que possible, avec peu d’entraves, peu de cloisonnements. Soudain, ce qui semblait incompatible, inconciliable est perçu autrement, sous un autre angle auquel on n’avait pas songé et qui permet de rallier des positions qui semblaient radicalement et traditionnellement antagonistes, une fois pour toutes. Il faut être de type B pour arguer de la diversité irréductible des choses dans le monde au point de détester toute tentative d’abolir les frontières entre pays, religions, partis politiques. Or, du point de vue A, toutes ces différences sont relatives et ne sauraient être définitives. Et c’’est justement de là que peut venir la surprise quand les choses se font de façon inattendue, par des voies qui semblaient exclues d’office. Le temps A réserve des surprises chez ceux qui croyaient que les lignes ne bougeraient plus. Si l’on prend le cas du Front National en France, on a là un exemple typique d’une France qui vit à l’heure « B » et non à l’heure « A » quand on bâtit un mur entre ce parti et les autres partis de Droite, quel que soit le prétexte avancé. De tels arguments ont toutes les chances d’être balayés en phase A….
Le profil A se reconnaitra, donc, à sa façon de rapprocher ce que l’on aurait cru radicalement distinct, il ne cesse de remettre en question les clivages, les enclavements, de rapprocher des points de vue apparemment opposés, de percevoir des passerelles, des similitudes, des analogies là où d’autres ne voient pas de « rapport » (cela n’a rien à voir, disent les gens « B »)
Nous dirons que le type A voit des liens là où d’autres n’en voient pas et qu’une fois qu’il a signalé ces liens, on ne peut plus ne pas les voir. Mais comme on dit il fallait y penser. C’est le contraire d’un esprit « borné ». En ce sens, le type A est plus intelligent que le type B mais son intelligence est atteinte quand Saturne ne donne plus le « signal » de l’éveil. Quand Saturne se tait, si l’on peut dire, n’émet plus, alors le type A bascule dans une certaine léthargie. Un type A sans phase A n’est pas opérationnel pas plus qu’une phase A sans type A.
En ce sens, nous dirons que le type A sera nécessairement doté d’un certain pouvoir d’abstraction, de décantation qui lui permet de saisir des récurrences un peu partout autour de lui sous l’apparente différence des choses. Le type B (type moysan) ne cesse de déclarer que le monde est complexe, qu’il exige des outils très variés alors que le type A est viscéralement persuadé que rien n’est nouveau sous le Soleil (Livre de l’Ecclésiaste). Pour le type A, les seules diffférences se situent non pas dans l’espace mais dans le temps. Il y a un temps pour chaque chose (l’Ecclésiaste encore). Il admet la dualité alors que B est attiré par la diversité. A c’est la construction de la Tour de Babel et B, sa destruction d’où résulte, nous dit la Bible, l’extrême diversité des langues de sorte que les hommes ne pourront plus se comprendre entre eux, ce qui les affaiblira et les condamnera à l’impuissance, nous y dit-on.
En bref, en phase A, tout est plus centralisé, centripète. Le type a un sens aigu du recentrage et soulignons-le, ce n’est pas en faisant un thème natal que l’on pourra savoir si telle personne est A ou B, ce qui montre l’inanité même dudit thème.
L’astrocyclogue doit impérativement à ouvrir les yeux sur le monde, sans être dépendant de ses éphémérides. Il doit s’exercer à identifier en permanence, dans ses lectures, des situations A et B, des gens A et des gens B. Et dans un deuxième temps, en deuxième année, en quelque sorte, il se lancera dans la spéculation. C’est-à-dire qu’il abordera un terrain et vérifiera de quelle façon les valeurs A et B se retrouvent. En ce qui concerne la prévision du futur, une réglé d’or est la suivante : si une phase A est en vue, c’est-à-dire à l’approche, bien avant la conjonction proprement dite et de toute façon très approximative sur le plan céleste, il faut trouver les gens A car ce sont ceux-là qui seront portés par le flux. C’est notamment, comme nous l’avons écrit récemment, l’échec de Barbault en 1958 qui n’a pas « vu » arriver au pouvoir le général De Gaulle parce qu’il s’était fié aux thèmes natals des uns et des autres au lieu de s’en tenir à cette réglé d’or. Tout cela n’est pas si compliqué que cela ; en effet les gens de type A tendent à se faire remarquer. A l’inverse, c’est quand on s’approche d’une phase B, qui n’est pas liée à un signal mais découle de son absence, qu’il y a –comme disait De Gaulle un « trop plein » avec l’émergence de parfaits inconnus, mis en avant par des élections, des primaires. Autrement dit, prévoir le déroulement d’une phase A est plus aisé que pour celui d’une phase B si ce n’est que le passage en phase B peut être fatal pour quelqu’un de phase A. En phase B,on sait qui va tomber, on ne sait pas qui va monter car le type B est plus commun .
JHB
03. 09.13
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