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Les dérives des comportements défensifs chez les femmes et les Juifs Par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 15 septembre 2013

Quand quelqu’un appartient à un groupe à problèmes, au  regard de l’appartenance, il y a de fortes chances qu’il développe certains stigmates qui tiennent notamment à une volonté de se démarquer, de se dissocier, de se désolidariser. Cela conduit souvent  à une certaine méfiance à l’encontre de toute forme de généralisation, dont le caractère défensif est assez évident. Il y a là comme une volonté constante de brouiller les pistes qui peut prendre une dimension pathologique. Le remède devient alors pire que le mal tout comme le mode de défense- comme la politique de la terre brulée- peut devenir le problème et non la solution.
On assiste ainsi à des  gesticulations linguistiques, sémantiques assez pathétiques. Car le langage échappe difficilement aux généralités. Un mot est censé signifier pour l’ensemble des locuteurs d’une langue donnée, donc sous-tend une possibilité de généraliser. Parler irait donc à l’encontre de tout refus de généraliser, de norme.
On prendra un cas assez  édifiant.  Face à un texte qu’elle désapprouve, une personne va dire que le propos en est  « irréfléchi » alors même qu’elle conteste toute idée de norme voire de repéré. Mais comme décider que quelque chose est « irréfléchi » si l’on n’a pas précisé ce qui était justement « réfléchi » ? Inévitablement, son propos sous –entend une idée de norme à laquelle le dit propos ne correspondrait pas.
On ne peut même pas dire  à une telle personne  qu’elle est « atypique » car elle refuse l’idée de « typique ». Elle ne veut pas simplement se démarquer, elle nie, en effet, que l’on ait à se démarquer puisque l’ensemble auquel elle ne souhaite pas appartenir finit, à ses yeux, par ne pas ou plus exister. Ce serait encore trop qu’un  tel  ensemble existât quand  bien même n’en ferait-elle pas ou plus partie.
Il nous semble qu’une telle obsession d’éviter toute étiquette, y compris, notamment celle de femme, peut  hypothéquer toute forme de travail scientifique. Il n’y aurait que DS cas particuliers/ Ce genre de personne rêve d’une science qui ne se soucierait que du cas d’espèce, du cas isolé, inclassable et d’ailleurs l’idée même de classement devient ici insupportable. C’est ainsi le cas pour une certaine idée de l’astrologie du thème natal. En revanche, le fait d’appartenir à un certain signe zodiacal  ne provoquera pas une telle résistance. On peut même dire qu’il s’agit d’une appartenance de substitution, de rechange qui n’éveille pas les mêmes formes de défense, bien que certains signes aient plus ou moins bonne réputation » (scorpion,  par exemple).
Ainsi, être « femme », « juif », etc. risquerait de conduire à une forme de dénégation, voire ferait l’apologie du mensonge mais aussi  pourrait générer une forme de schizoïdie en ce que l’on nierait la possibilité de généraliser  tout en y recourant inévitablement. On en arrive ainsi à nier que l’on fait ce que l’on fait, dit ce que l’on dit et à ôter toute valeur aux tentatives de généralisation, à vocation peu ou prou scientifique qui seront perçues comme des menaces potentielles. Ce faisant, l’on tend à aggraver l’image du groupe auquel on apparie qui se voit dès los qualifié de « menteur «, de falsificateur.
Ainsi la condition de Juif  ou de femme, de nouvel arrivant dans un pays donc d’étranger, perturberait sensiblement le rapport à autrui et accentuerait une certaine affirmation d’individualisme assez exacerbé, refusant toute espèce de schématisation tant pour soi- même que pour ses semblables. Cela pourrait aller jusqu’à  vouloir vider les mots de toute substance. On serait « Juif » ou « femme », certes, mais cela ne voudrait rien dire de précis, ne serait porteur d’aucune information pertinente.
Inversement, la personne à l’aise avec ses modes d’identification ne souffrirait pas de tels stigmates et ne serait pas allergique à des tentatives de définition suffisamment consistante voire contraignante.
.Le thème astral  apparait comme un tel outil attractif pour les personnes en rupture de ban, refusant d’être assimilées  à qui que ce soit ou à quoi que ce soit. Il serait un modèle mais un modèle à usage unique, ce qui permettrait en quelque sorte de  concilier les tensions d’une certaine forme de névrose dans le rapport de l’individu au collectif.
On aura compris que le terrain le plus problématique reste celui du langage puisque l’’on ne peut affirmer sa différence irréductible qu’en recourant   à un outil sous-tendu par l’idée  de communication supposée possible avec autrui.
Si les antisémites et les misogynes et autres xénophobes font probléme, le simple fait de traiter quelqu’un d’antisémite, de misogyne ou de xénophobe  implique que l’on puisse généraliser. Autrement dit, on fait à autrui ce que l’on ne veut pas que l’on vous fasse, ce qui à la limite pourrait relever d’une certaine forme de perversion, de sado-masochisme, liée  à une certaine haine de son identité…
JHB
12.09.13

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