les mirages de l’astrologie mondiale

Posté par nofim le 28 septembre 2013

 

Des guerres mondiales à la décolonisation : itinéraires d’astrologues

Par  Jacques Halbronn

 

Notre adolescence aura été marquée par la décolonisation et les débuts de la Ve République  tout comme celle d’André Barbault le fut par la Guerre d’Espagne et  les prémisses de la Seconde Guerre Mondiale.

En  1976, nous écrivions dans Clefs pour l’Astrologie (Ed. Seghers, p ; 159) : « En  1944,  un grand nombre  de nouveaux Etats apparaissent  dans la communauté internationale : l’Inde, la Chine, Israël, les deux Allemagnes, l’Indonésie etc. Puis en  1951 et jusqu’en 1959 on replonge  dans les guerres coloniales ‘(Indochine, Algérie, Corée). A partir de 1959, nouvelle période de  cristallisation, on voit des dizaines de nouveaux Etats apparaître en l’espace de quelques années, en particulier en Afrique

Enfant, dès l’école primaire, nous étions fascinés par l’apprentissage des capitales des Eats et donc nous avons été sensibilisés par l’émergence de nouvelles capitales de nouveaux Etats, ce qui compliquait singulièrement notre tâche. C’est probablement  l’observation d’un tel phénomène ; bien antérieure à l’apprentissage de l’Astrologie qui nous aura marqués. Par la suite, nous avons pensé qu’un tel phénomène devrait s’expliquer par l’astrologie si l’astrologie avait une quelconque valeur mais nous étions également  conscients qu’il resterait à définir de quelle astrologie il s’agirait.

En 1980, nous revenions sur ces travaux ; «  Quelques constations, écrivions-nous (in revue Nouvelle Acropole  « L’astrologie mondiale et les années 80, p. 26, n°58  Juin 1980) guidèrent nos premières réflexions qu’il fut possible de systématiser  dans un deuxième temps.  Ainsi le passage de Saturne en  Bélier au début de la Seconde  Guerre Mondiale tout comme lors de la Guerre des Six Jours qui allait permettre  d’ «étendre  considérablement  son territoire (…) A l’inverse, le passage de Saturne en Capricorne en 59 allait sonner le glas de l’Empire colonial français etc. »

Bien entendu, c’était il  y  a 33 ans et nous avons  avancé dans notre réflexion structurelle tant sur le plan astronomique qu’historique. Mais l’essentiel de la problématique était déjà bien en place à savoir la dialectique expansion des empires et au contraire leur démantèlement, ce qui préfigurait ce qui allait se passer en 89 à l’Est de l’Europe, environ trente ans après la décolonisation africaine du début des années 60..Et déjà Saturne était le vecteur principal ainsi qu’un cycle de 7 ans (le quart de la révolution de Saturne).

Mais à l’époque, nous n’avions cure des étoiles fixes et nous arrangions du passage d’une planéte sur les axes équinoxiaux et solsticiaux qui relèvent d’une pure  projection aucunement visible à l’œil nu.  De même nous posions une période d 7 ans contre la précédente et la suivante alors qu’à présent, la  dualité se situe au sein même de la période de 7 ans.

Dans le cas de la Guerre des Six  Jours – qui nous aura marqué existentiellement-  nous allions être conduits à inverser l’analyse : ce n’est pas tant Israël qui s’était étendu que le monde arabe qui avait été mis à mal. Il est vrai que nous avions découvert qu’un événement n’est pas nécessairement lié à une présence mais pouvait l’être à une absence et les aspects ont vocation à traiter de cette absence, l’opposition étant l’aspect d’absence par excellence, c’est-à-dire le point d’écart maximum entre les deux planètes (ou planéte  face à étoile)  formant cycle… Le passage de saturne en signe cardinal  était à l’évidence génératrice de bouleversement et cela sera confirmé en 89.

Il est d’ailleurs étonnant que Barbault n’ait pas été davantage marqué intellectuellement par la question de la décolonisation et du maintien des empires et autres unions ou communautés. Il était par trop obnubilé par le modèle des Deux Guerres Mondiales au lieu de resituer celles-ci dans une problématique plus large, celle des rapprochements et des séparations. Cela lui eut permis d’étoffer un peu plus pertinemment son cycle Saturne-Neptune. Encore en 67, dans Les Astres et l’Histoire, il en restait à des formulations vagues comme « grave » ou « pas grave » qui appartiennent plus à l’astrologie individuelle qu’à l’astrologie mondiale. Si une personne  peut se contenter de telles expressions,  cela ne fait pas vraiment le poids au niveau géopolitique. Et par ailleurs, nous ne pensons pas que l’astrologie puisse nous dire que le contexte  fera que tel processus se terminera bien ou mal,  ce qui est de l’ordre du « terminal » étant radicalement étranger à l’astrologie et ne pouvant être atteint qu’en recourant à d’autres informations liées au contexte immédiat. C’est pourquoi il est inconcevable qu’une prévision faite à 36 ans d’intervalles ne soit pas « précisée » au fil du temps par des compléments contextuels qui ne se manifestent que par la suite.

De fait, dès 1976, nous avions mis l’accent sur le passage de Saturne en signe cardinal (cf. supra), ce qui correspond au « bas » de la courbe cyclique, en quelque sorte à l’opposition, ce qui donne 45° si l’on divise par 4 dans le cadre d’une division quaternaire du cycle de Saturne. Ajoutons qu’en décembre 89,  Saturne était  au milieu du signe du capricorne. Rappelons notre passage concernant la même position en 59.  Visiblement, Barbault n’avait pas situé son cycle Saturne-Neptune dans le cadre des empires qui se défaisaient, où que ce soit dans le monde mais dans celui des Guerres Mondiales. :

Mais surtout comme nous l’avions dit un tel démantèlement n’est absolument pas lié à une conjonction mais à une disjonction ! C’est donc totalement par hasard que 89 aura correspondu à une disjonction de Saturne au même e moment que le même saturne se trouvait conjoint à la transsaturnienne invisible Neptune, jouant en quelque sorte, chez Barbault, le rôle d’un étoile fixe. Faut-il aussi rappeler que dans l’astrologie mondiale selon Barbault, le signe où se produisent les configurations est totalement indifférent puisque les conjonctions sont mouvantes,  à l’instar de la fête du Ramadan alors que dans notre système elles  restent fixes d’une fois sur l’autre. A trente ans d’intervalle, Saturne se retrouvera en conjonction ou en disjonction exactement  dans les mêmes lieux,, du fait d’un mouvement précessionnel insensible à l’échelle d’un siècle….Rappelons que  dans la théorie des grandes conjonctions Jupiter-Saturne, il y a un intervalle d’un trigone, environ, d’une conjonction à l’autre et que même pour  les conjonctions soleil-Lune, il y a un intervalle d’un semi-sextile d’une fois sur l’autre, ce qui fait que toutes ces conjonctions  se baladent dans tout le zodiaque d’autant que par leur nombre, elles se manifestent  un peu partout en même temps../

On aura compris que la notion d’empire est parfaitement compatible avec celle d’union, de fédération tout comme celle de dislocation l’est avec celle de guerre civile, sans qu’il y ait quelque fatalité astrologique à ce que les choses se terminent comme ceci plutôt que comme cela. C’est pourquoi l’astrologie est un outil qui exige d’être manié par des non astrologues. La prévision globale incluant l’astrologie mais l’incluant seulement est une affaire trop^ sérieuse pour être laissée aux mains des seuls astrologues.

On  a déjà dit aussi- mais on ne le répétera jamais assez- que ce processus dialectique ne fait guère sens au niveau individuel, ce qui fait que l’astrologie individuelle  débouche sur une impasse théorique, puisqu’elle fait abstraction du seul facteur auquel l’astrologie puisse s’accrocher à savoir le tissu social.

Nous avons souligné à quel point- paradoxalement- la crise du processus unitaire était souvent plus manifeste que  le moment où ce processus agit sans trop d’encombres contextuels (extra-astrologiques).  Ce sont donc les disjonctions de 180° ramenées à 45° par une réduction par 4 qui correspondent au passage de Saturne dans les signes cardinaux. On comprend mieux, dès lors, pourquoi nous avions été  attirés par les équinoxes et les solstices qui correspondent aux dits signes cardinaux si ce n’est que ces passages sur les axes saisonniers étaient tout à fait aléatoires, ceux-ci correspondant à un mi- point entre deux étoiles fixes royales et donc à une absence et non point à une présence. Une telle coïncidence aurait pu nous figer indéfiniment dans l’erreur tout comme  ce fut le cas pour les tenants du cycle Saturne- Neptune tombant en signe cardinal en 89 tout comme d’ailleurs en 53, lors de la précédente conjonction Saturne-Neptune.36 ans, c’est très proche de 5 cycles de 7 ans ! En revanche en 1917, la conjonction Saturne-Neptune  est approximative et rappelons qu’il y eut deux révolutions à quelques mois d’intervalle en cette même année. Fin signe cardinal (en cancer) en début d’année et début signe fixe en fin d’année. Si l’on  considère le signe, l’on note que la conjonction est séparante en octobre/

Novembre 17 et appliquante en février 17, Neptune se trouvant dans les deux cas au début du Lion…

Mais les victimes collatérales de ces  coïncidences sont ceux qui vont partir sur une fausse piste du fait d’une fausse interprétation des facteurs qui rendent compte des « faits ». En fait, dans tous les cas où Saturne-Neptune se forme, cela correspond à une « disjonction «  du cycle de 7 ans ! Et  l’on pourrait prouver que  les échéances ne sont pas sur 36 ans mais bien sur 7 ans, avec des fortunes diverses d’ordre contextuel extra-astrologique. Ainsi en 68, le printemps de Prague eut lieu avec saturne en disjonction bélier, trois cycles de 7 ans avant  1989…

Certains horoscopistes nous diront que quand il y a un événement, il faut regarder la totalité du ciel et que « tout » joue. Nous pensons au contraire que le thème est un artefact sans aucune valeur intrinsèque et que si l’on veut  travailler sur les cycles, on doit faire abstraction de ce qui n’en fait pas partie, même sur le plan astronomique.

 

JHB

28. 09  13

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