les classement zodiacaux et la précession des équinoxes

Posté par nofim le 29 septembre 2013

 

La
quadruplicité (les trois modes) et la précession des équinoxes

Par  Jacques
Halbronn

 

 

Les
astrologues d’aujourd’hui  pratiquent la
politique de l’autruche par rapport à la précession des équinoxes. Certes, ils
s’intéressent  à l’ère du verseau par une
sorte de vanité à traiter de la « grande » Histoire  (cf. Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau,
Ed Albatros, 1979) mais cela n’est pas censé affecter leur pratique de
l’astrologie ordinaire et notamment individuelle. Quelle erreur !

Dane
Rudhyar avait bien compris que l’entrée de Regulus, étoile du Lion, dans le
signe (tropique) de la Vierge était importante mais cela vaut pour l’ensemble
du Zodiaque et notamment pour les trois autres étoiles fixes royales  Aldébaran, Antarès et Fomalhaut qui sont
toutes passées dans un autre signe tropique, à savoir, respectivement les Gémeaux,
le Sagittaire et les Poissons…

Il
convient en effet d’admettre que ces étoiles fixes  imprègnent la partie du zodiaque
tropique  qu’elles atteignent.  En réalité, il vaudrait mieux dire  que le passage d’une planéte  est affecté par les étoiles fies qu’elle
rencontre – en laissant de côté pour l’instant la question du choix des planètes
et en admettant pour l’heure que cela concerne toutes les planètes y compris
les transsaturniennes.

On
admettra donc que toute conjonction d’une planéte du système solaire avec une
étoile fixe royale détermine la structure de son cycle. Certes, on peut vouloir
s’en tenir aux combinaisons de deux planètes mais dans ce cas l’on manque la
dualité planéte/zodiaque et l’on a des cycles qui ne correspondent pas à la
disposition des dites planètes dans le système solaire – (Loi de Bode). Il est
pour le moins étrange de parler du cycle de 84 ans d’Uranus et de ne
s’intéresser qu’à la combinaison d’Uranus avec une autre planéte, ce qui ne
restitue ni le cycle de l’une ni de l’autre mais une sorte de temps
intermédiaire. (C’est le « cycle planétaire » défini par les frères
Barbault).

On nous
objectera qu’il est tout à fait loisible à l’astrologue de suivre une planéte à
travers le Zodiaque mais dans ce cas l’on en revient à l’objection
initiale  à savoir la place des étoiles
fixes royales sur le parcours de la planéte considérée à moins de se contenter
de prendre pour repère le point vernal (0° Bélier), mais peut-on alors parler
d’une conjonction et donc d’un cycle car sans conjonction il n’y a pas de
cycle ?

Nous
avons montré en astrocyclologie que les trois modes avaient changé de
positionnement.  C’est ainsi que les
signes fixes sont devenus mutables,  les signes
mutables sont devenus cardinaux et les signes cardinaux sont devenus fixes. Il
y a eu « shift », glissement précessionnel.

Du fait
donc de la précession,  les signes
cardinaux ne sont plus cardinaux, les signes fixes ne sont plus fixes et les
signes mutables ne sont plus mutables, si tant est que ces trois
« modes » (on dit aussi en Inde « gunnas ») soient
clairement définis. On pourrait d’ailleurs en dire autant des classements des
signes selon les 4 Eléments mais cela ne nous intéresses pas au même degré, vu
que nous ne leur accordons pas une place déterminante dans l’interprétation, ne
serait-ce que la question problématique de l’ordre des Eléments (feu-terre-air-eau).
En revanche, les trois modes nous parlent : ils correspondent à la
division du cycle de 7 ans en trois secteurs de 28 mois. Les signes cardinaux,
initialement, correspondent au temps qui précède la conjonction. Les signes
fixes sont  le lieu où se défait    progressivement  la conjonction et les signes mutables sont le
temps de la « disruption », d’un état intermédiaire assez trouble
(que nous appelons phase B).

Or,
cette disposition est décalée du fait de la précession des équinoxes : les
signes cardinaux sont « mutables », les signes mutables sont
« fixes » et les signes fixes sont « cardinaux » ! Ils
ne balisent plus de la même façon le parcours des planètes dans le Zodiaque, si
l’on admet que le cycle d’une planéte est lié aux conjonctions successives
qu’elle connaitra avec les dits étoiles fixes royales.

On peut
certes continuer à nier l’importance de telles conjonctions comme alternative à
celles entre deux planètes dont nous avons vi quels problèmes cela posait. Mais
dans ce cas, l’on se retrouve avec de pseudo-conjonctions des planètes avec le
début des  12 Signes et qui n’a aucune
réalité céleste et est une simple projection
sans aucun intérêt astronomique si ce n’est en tant que commodité
aléatoire et dont on peut fort bien se passer (expendable- c’est-à-dire non
indispensable), ce qui n’est pas très glorieux de la part d’astrologues
désireux de se mettre en conformité avec la réalité astronomique. Ce n’est pas
parce que les éphémérides utilisent tel ou tel langage, telle ou telle
représentation, que cela fait de ces conventions des vérités
astronomiques ! Ne jouons pas sur les mots : c’est le cas de le
dire ! A contrario, si les astrologues disent qu’ils tiennent compte des
conjonctions (certes totalement  dues à
un effet de perspective), entre planètes et étoiles, les astronomes seront en
mesure de « visualiser » la chose et même d’en faire des clichés.

Cela
signifie qu’actuellement, le signe du Bélier, par exemple, ne correspond pas à
un signe cardinal mais à un signe mutable, ce qui change considérablement, son
interprétation. En effet, le signe mutable est un temps de « disruption »,
le plus grand écart avec les étoiles fixes royales. C’est d’ailleurs dans les
signes cardinaux qu’ont eu lieu au XXe siècle tous les démembrements de blocs
de celui de l’empire colonial français à celui du bloc communiste en Europe,
sans parler de Mai 68. Mais ces signes cardinaux doivent en réalité être
appréhendés comme des signes mutables. Cela vaut actuellement pour Uranus en
Bélier ou Pluton en capricorne, entre autres. Il faut tenir de la réalité
cyclique sur le terrain et non d’un simple discours symbolique déconnecté de la
réalité astronomique. D’ailleurs Barbault se méfiait comme de la peste de la
prise  en compte des signes zodiacaux en
astrologie mondiale encore que ce faisant il jetait le bébé avec l’eau du bain.
Il ne s’agit pas en effet d’ignorer le Zodiaque mais bien de le décaler du fait
de la précession des équinoxes. En effet, le Zodiaque ne fait sens qu’en fonction
des étoiles fixes qui sont en son sein. Si l’on s’en tient aux 4 étoiles fixes
royales qui  permettent – mieux que le carrés
qui sont des fictions qui là encore ne correspondent à rien d’intéressant au
regard de l’astronomie- de découper en 4 toute révolution planétaire, un
principe qu’Yves Lenoble reconnait comme récurent (cf. son traité des cycles)-
la nouvelle théorie cyclique exige de tout relier aux conjonctions des planètes
avec ces 4 points sidéraux.  Que par
ailleurs, l’astrocyclologie privilégie Saturne ne doit pas être une excuse pour
ne pas aborder le problème plus largement, même dans le cadre d’’une multicyclicité…

Alors,
on nous répondra que le zodiaque tropique actuel donne entière satisfaction,
que l’entrée d’une planéte dans un signe est déterminante et que le  début d’un signe cardinal est puissamment  significatif d’une nouvelle énergie. Or, avec
le décalage précessionnel, on est passé d’une série de signes qui
correspondaient à la phase post-conjonctionnelle à des signes  qui  désormais
sont  disjonctionnels,
c’est-à-dire tout en bas de la courbe d’intensité (en analogie avec le fonds du
ciel, le nadir, à 45° environ des deux étoiles fixes royales, celle qui précède
et celle qui suit). Quant à l’argument des observations sur le terrain, nous
avons montré qu’il ne tient pas et l’exemple de 1989 devrait faire école. On
peut certes soutenir que cela aura correspondu à la renaissance de toutes
sortes d’Etats (comme d’ailleurs 28 ans plus tôt en Afrique) Mais ce serait là
commettre une grave erreur géopolitique. N’oublions pas que pour nous
Européens, l’Union Européenne est une victoire qui l’emporte singulièrement sur
la dislocatiin des empires aussi problématiques seraient-ils. Or, cette Union
ne correspond évidemment nullement  à la
« dynamique » de 89 qui va en sens inverse. (En dépit de la
conjonction Saturne-Neptune mais c’est là une autre histoire liée à la valeur
des « cycles planétaires » -(à deux planètes). Rappelons aussi le
contresens historique  commis par
Barbault (en 1967. Les Astres et l’Histoire) quand il associe le processus
conjonctionnel au bas de son diagramme et le haut à l’opposition (donc à la
disruption). Non, il serait bon que les astrologues comprissent que la conjonction
est liée à un phénomène de rassemblement, d’union, de fédération. La guerre
n’est pas une union mais une rupture et croire qu’une Guerre Mondiale est un phénomène
unitaire parce qu’elle englobe tout le monde est une plaisanterie, car un tel affrontement
ne relève évidemment pas d’une dynamique conjonctionnelle pas plus d’ailleurs
que toute guerre civile ! On ne confondra pas l’acte de se battre avec
celui de s’unir, même si parfois la guerre débouche sur la paix, lorsque la
nouvelle conjonction se profile à l’horizon. En définissant mal les processus,
on ne sera pas surpris de faire des prévisions qui échouent. Quant à jouer à
pile ou face avec les prévisions en annonçant que cela se passera « bien »
ou « mal », ce n’est pas de l’astrologie sérieuse. L’astrologie n’a
pas vocation à se servir d’un tel langage, elle doit décrire des comportements et
non des conséquences ultimes tellement aléatoires et contingente. Pour faire
image, je peux annoncer qu’il pleuvra mais non les dégâts que cela produira
sauf à prendre connaissance du contexte, peu de temps avant l’évènement
annoncé. Ce qui disqualifié toute prévision précise 36 ans à l’avance, comme
prétend l’avoir fait Barbault. L’astrologie n’a pas à  jouer aux dés !

 

 

 

 

 

JHB

29. 09.
13

 

 

 

 

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